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Fan-Fiction de Wadam: A cruel day (Spoiler Saison 4)
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wadam
Analyste du MI-6
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 Message Posté le: Lun 22 Aoû 2005 - 15:11    Sujet du message: Fan-Fiction de Wadam: A cruel day (Spoiler Saison 4)
Répondre en citant

Voici, pour patienter un peu avant la sortie du premier épisode de la saison 5 en janvier sur Fox TV, une saison 5 fictive que j'ai commencé afin de vous captiver et de vous garder en haleine jusqu'au dernier épisode.
J'espère que cette fan-fic vous plaira, en tout cas j'y ai mis de la sueur et j'ai versé quantité d'encres pour la débuter en trombe.
S'il-vous-plaît, faites-moi part de vos impressions qu'elles soient bonnes ou mauvaises, car j'ai besoin de vos avis.



Episode 1 (15h-16h)

Les événements suivants se déroulent entre 15h et 16h.
L’action se déroule en temps réel.


[15:00:06]

Base de lancement de fusée, Cap Canaveral

Une fusée est en position de décollage, et se tient encore sur sa rampe de lancement.
Les techniciens et les mécaniciens sont en train d’effectuer des réglages matériels, et s’empressent de terminer des détails techniques.
Diverses chaînes de télé sont présentes sur les lieux.
Une journaliste parle au micro de CNN.

JOURNALISTE
« Nous sommes en direct, ici, à Cap Canaveral, pour une soirée qui s’avère être un événement pour la planète entière. La NASA s’apprête à envoyer dans le ciel un satellite de télécommunication ultrasophistiqué, baptisé Millenium.
Comme vous pouvez le constater derrière moi, la fusée sur laquelle est annexée sur Millenium est en phase terminale au niveau des ajustements.
Le satellite vers qui tous les yeux de la planète sont braqués est l’engin de la modernité. Ses antennes émettent des ondes radio très puissantes, gérées par une nouvelle amorce informatique que la NASA a conçu et réalisé après des années de recherches et de persévérance pour arriver à mettre en place ce programme synonyme d’intelligence artificielle, et qui restera cependant dirigé et contrôlé par les informaticiens depuis ici, à Cap Canaveral.
Millenium a été conçu dans le but de pouvoir prendre le relais de tous les autres satellites gravitant actuellement autour de la Terre en cas de panne satellite quelconque, par le biais de son unité centrale et de ses antennes capables de relayer à une vitesse vertigineuse toute forme de communication quelle qu’elle soit.
Le lancement de la fusée est prévu pour 15h30 à l’heure locale, 14h30 à l’heure de Dallas, 11h30 à l’heure californienne, soit dans exactement 35 minutes.
Nous serons en direct pour le décollage.
Dans l’actualité du jour, également, nous évoquerons les dépenses militaires qui ne cessent d’augmenter depuis l’arrivée de Hodges au titre de président des Etats-Unis après la démission de Logan, et la réunion du Conseil de Sécurité qui va se tenir à l’ONU ce soir dans le cadre de l’affaire du consulat de Chine. Nous nous souvenons tous que l’ambassade chinoise de Los Angeles a été l’objet d’une attaque faite par des agents du gouvernement américain il y a 4 mois de cela, et que David Palmer et Charles Logan sont considérés comme responsables de cette opération qui a entraîné la mort du consul chinois…»

[15 :02 :04]

Kennedy Space Center, Cap Canaveral

Dans les bureaux de la NASA, tout le monde est en état de sur-excitation. Les employés se bousculent, toute la concentration est basée sur l’écran télé montrant la fusée en position de lancement. Les informaticiens tapotent nerveusement sur leurs claviers, vérifiant que rien n’a été laissé au hasard. Un écran affichant le compte à rebours rajoute à la tension ; les téléphones sonnent dans tous les coins, le café est bu à flots. Quelques militaires sont postés ça et là, gardant un œil sur le personnel.

Quelque part en Floride

Dans un bureau luxueux, avec une fenêtre donnant sur des immeubles d’un centre-ville, un individu d’une quarantaine d’années, costard cravate, chemisé, cheveux courts et gris et visage inquiétant, regarde son écran, soucieux.
Sur son ordinateur sont affichées des fenêtres faisant apparaître les vidéos de caméra surveillance des bureaux de la NASA. Il regarde sa montre et se dit à lui-même :
« Maintenant ! »
Il envoie alors un message électronique par Internet.
Pendant ce temps, à la NASA, un employé appelé Denis, s’occupant de l’unité centrale de l’ordinateur du satellite reçoit un e-mail avec marqué Important. Il l’ouvre, et il est marqué dessus : « Vérifiez tout de suite les mises à jour de l’unité centrale ».
L’employé vérifie alors ses mises à jour, et remarquent qu’elles datent d’il y a 10 minutes.
En tapant un code d’entrée, il tente de remettre l’ajournement des informations mais n’y arrive pas. Il tente à nouveau le coup mais toujours rien.
Le type qui surveille la NASA depuis son bureau se dit : « Parfait ».
Puis il prend son portable et envoie un texto.
A la NASA, un autre employé reçoit le texto et, faisant attention de ne pas se faire remarquer, lit sur son petit écran de portable : « Maintenant ! »
Pris soudain d’une bouffée d’angoisse, il retient son souffle, puis éteint son portable et le range soigneusement.
Le fixe de son bureau se met à sonner, il répond : « Allo ? »
« Allo, Brendon ?»
« Oui ? »
« Excuse-moi de te déranger, c’est Denis. J’ai un problème avec mon ordi, je n’arrive pas à mettre à jour les données de l’unité centrale du satellite. »
« As-tu essayer de réactiver avec la commande Diazel ? »
« J’ai essayé mais rien ne marche. »
« D’accord, ne t’inquiète pas, j’arrive ! »
« Ok, je t’attends. »
Brendon raccroche, puis se lève et traverse les rangées de bureau à coté desquels sont assis des informaticiens. Puis il se dirige vers le bureau de son collègue, sous l’œil des caméras de surveillance.
Brendon arrive à l’ordinateur de Denis et lui demande : « Alors ça ne marche toujours pas ? »
« Non, toujours rien. »
« Laisse-moi la place, s’il-te-plait. Je m’en occupe. »
Denis lui laisse la place et Brendon tapote des codes sur le clavier.
« Okay, je vois, tu as du faire une erreur dans ton système, les réglages ne s’effectuent plus automatiquement. Va vérifier au bureau d’Elsa pour voir si elle n’a pas le même problème. »
« J’y vais » répond Denis.
Denis tourne le dos à Brendon et va un peu plus loin.
Brendon suit du regard son collègue puis ouvre une fenêtre à une vitesse folle, entrant des données, et modifiant le code d’accès à l’ordinateur du satellite.
L’individu inquiétant regarde de son ordinateur Brendon effectuant ses manœuvres, et fume une cigarette tout en disant : « Plus vite, mon petit, plus vite. »
Brendon tape maintenant sur le clavier de façon frénétique, lançant des regards à droite et à gauche pour voir si personne ne l’observe. Un encadré sur l’écran annonce : « Etes-vous sur de vouloir remplacer le code ? » puis finalement Brendon clique sur Entrée et ferme la fenêtre.
A ce moment, Denis se tient devant l’ordinateur de Brendon en demandant : « Alors ? »
« C’est bon, j’ai réajourné ton système et l’ait remit en automatique. Elsa n’a pas le même problème ? »
« Bizarrement, non. »
« Alors fais attention à ce que tu fais, s’il-te-plait, tache à ne pas reproduire ce genre d’erreur. »
« Je ferais gaffe, promis. »
« Je dois retourner à mon bureau. On se retrouve tout à l’heure pour l’envoi de la fusée. Je vais aller me chercher un café, tu en veux un ?»
« Volontiers. »
Brendon se lève et part précipitamment. Il retourne à son bureau, allume de nouveau son portable, et envoie à son tour un texto : « C’est okay. »
L’individu mystérieux qui manipule Brendon depuis son bureau consulte son portable et reçoit le message. Puis il compose un numéro et attend que l’on réponde.
Quelqu’un décrocha et lui dit : « Allo ? »
« Ca y est, les codes ont été modifiés. »
« Ok, passe à la suite. »
L’individu raccroche et tape à nouveau quelque chose sur son clavier.

[15 :05 :42]

CTU, New York

A la CTU de New York, la structure et les bureaux ressemblent en tout point à ceux de Los Angeles. Dans son bureau, Michelle Dessler, nouvelle directrice de la CTU de New York, reçoit un appel.
Elle décroche :
« CTU, Dessler. »
« Madame Dessler, ici Reynolds. La CIA organise son briefing dans quelques minutes, rassemblez vos responsables dans la salle de téléconférence. L’opération va bientôt être effective. »
« Bien, je fais vite. »
Dessler raccroche et sort de son bureau, descend les escaliers et s’adresse à tout le monde :
« Bien, les responsables techniques et les agents de terrain doivent se rendre disponibles sur-le-champ. Je vous retrouve dans la salle de téléconférence immédiatement et je vous donnerai par la suite de nouvelles instructions. »
Dessler se dirige vers la salle de réunion, et quelqu’un l’interpelle :
« Madame Dessler ? »
Celle-ci se retourne et voit une jeune femme arriver vers elle.
« Qu’y a t il Diana ? »
« Je croyais que j’étais chargée d’être en contact permanent avec la NASA au cas où il y aurait un éventuel problème d’ordre sécuritaire. »
« Je vous demande juste de venir 2 minutes pour le briefing, Thomas se chargera de votre directive, puis vous retournerez à votre poste. »
Diana regarde sa directrice d’un drôle d’air, puis retourne à son bureau, sauvegarde ses précédentes données, et dit à son voisin : « Thomas, garde contact avec la NASA, je reviens dans 2 minutes. »
Sans même attendre la réponse, Diana prend le chemin de la salle de téléconférence.
Elle entre dans la grande pièce, où tous les supérieurs ont prit place autour d’une très longue table. Michelle Dessler est en bout de table, et regarde sévèrement Diana qui s’assoie discrètement.
Dessler demande à un de ses agents : « Peut-on commencer ? »
L’agent lui répond : « On attend un signal du président. »
Tout d’un coup, un homme apparaît sur un écran géant situé au milieu du mur de la salle.
« Ici Reynolds, directeur de la CIA. Nous sommes tous réunis, avec le président, le chef d’état-major Interarmes, et le ministre de la défense, pour prendre décision de cette opération qui dès la fin de la réunion, sera activée ou non. »
« Ici Dessler, nous sommes tous présents et nous sommes prêts à recevoir vos instructions. »
Sur deux écrans apparaissent à leur tour McRan, le chef d’Etat-major Interarmes, et le président Hodges.
«Le président et McRan sont en ligne », dit une voix standard.
« Bonjour, Mr Le Président » fait Dessler, sans se soucier de McRan.
« Bonjour à tous », fait Hodges.
« Comme vous savez tous, nous avons synchronisé le lancement du satellite Millénium avec la mise à feu de l’opération Riposta, afin de détourner les regards du monde sur ce qu’il va se passer, et pour étouffer toute éventuelle fuite d’une de nos instituions », commença Reynolds.
« Inutile de vous rappeler que ce qui va être dit ne doit pas sortir du siège de la CTU. Cette affaire est top secret, et nul ne doit prendre de risque. »
« Venez en au fait », s’impatiente Dessler.
« Voilà. Il y a 10 ans de ça, la Colombie a subi un coup d’état organisé par des nationalistes colombiens, désireux de réorganiser tout le système du pays, et notamment sur l’exportation de cocaïne qui, jugeaient-ils, n’était pas assez appuyée, et trop décousue.
Ils ont mis au pouvoir, un ancien chef de cartel très redouté en Colombie, José Nartinez, qui depuis sa venue au pouvoir sévit de plus en plus. »
En même temps que le directeur de la CIA explique les faits, des photos circulent sur l’un des écrans, nous montrant des photos prises lors du coup d’Etat, des massacres, des fusillades, des exécutions, et des portraits de Nartinez.
« Nous savons maintenant que Nartinez présente un danger pour la sécurité des Etats-Unis, car en plus des activités basées sur la cocaïne qui ont été renforcées, Nartinez pourrait racheter des ogives nucléaires à la Corée du Nord et constituer une nouvelle menace.
Son armée de guerillos est de plus en plus fournie en armes et en matériel, nous ne savons pas à qui il a acheté ces armes.
Le bras droit de Nartinez est le général Dos Santos, coupable d’avoir tué des milliers de civils durant le coup d’Etat, et d’avoir torturé de nombreux prisonniers politiques et des agents américains placés en Colombie qu’il a réussi à retrouver grâce à ses hommes très qualifiés. »
« Je crois que nous sommes au courant de tout ça, Monsieur » dit Dessler.

[15 :11 :16]

Cap Canaveral, Floride


Denis semble affalé sur son siège, observant attentivement son écran d’ordinateur. Tout d’un coup, quelqu’un s’approcha de lui.
« Denis ? »
Celui-ci se retourne et aperçoit Brendon, l’air visiblement soucieux.
Il lui tend un café. Denis le prend en le remerciant et dit alors :
« Qu’as-tu fait aux codes d’accès du satellite ? Tu les as modifié de mon ordinateur ? »
Brendon reste calme et posé, et ouvre la bouche pour dire :
« Je ne sais pas de quoi tu parles. »
« Pourquoi tu as fait cela ? Il m’est maintenant impossible d’accéder à l’ordinateur central de Millenium. »
Denis boit une gorgée de son café, et reprend :
« Tu as dû faire une bourde en réajournant mon ordinateur, alors. »
Brusquement, Denis s’immobilise sur son siège. Il est pris par d’étranges nausées.
Son visage vire au blanc, on aurait dit qu’il va vomir.
« Denis, tu te sens bien ? » s’inquiète Brendon.
Denis se lève aussitôt de son bureau, bouscule Brendon, et fonce vers les toilettes.
Brendon reste immobilisé devant le bureau de son collègue, le suivant du regard.
Denis entre dans les toilettes, ouvre la porte d’un cabinet, s’approche de la cuvette et vomit tout le contenu de son estomac. Puis il reprend son souffle, et revomit, crachant son propre sang, répandant ses tripes partout. Finalement, au bout de quelques instants, il s’effondre sur le sol couvert de gerbe, et ferme les yeux, inerte.
Brendon entre alors dans les toilettes, se dirige vers le cabinet d’où dépasse les pieds de Denis, et y jette un œil en demandant : « Denis ? »
Il voit alors son collègue affalé, gisant par terre, sans signe de vie.
Brendon le fixe, et dit à lui-même : « Ce poison est horrible, j’ai du forcer un peu trop sur la dose dans son café. »
L’employé de la NASA, visiblement écoeuré, se ressaisit, sort des gants de sa poche, les enfile, et attrape les pieds de Denis, pour les pousser à l’intérieur du cabinet.
Il fouille la poche du cadavre, en ressort les mains vides, puis fouille l’autre poche, et y attrape une carte d’accès.
« Désolé, mais tu n’as plus besoin de ça maintenant » lance-t-il à son ex-collègue.
Brendon sort du cabinet, et referme la porte sur le corps de Denis.
Puis il sort des toilettes, claque la porte d’entrée, introduit dans la serrure une clé, la fait tourner pour fermer le verrou, et fait casser la clé dans la serrure, discrètement, sans attirer l’attention.
Brendon se dirige ensuite vers une porte close, verrouillée par une borne d’accès magnétique. Il fait passer dans la borne la carte qu’il a prit sur le corps de Denis et la lumière rouge sur le panneau d’entrée passe au vert. Brendon ouvre la porte et entre dans la salle. La porte présente un écriteau : « Salle des générateurs de la NASA ».
Brendon passe devant des compteurs d’électricité, et au bout d’un moment, il stoppe devant l’un d’eux. Il fait jaillir de sa poche un récepteur relié à un fil conducteur, que Brendon prend soin de brancher sur le compteur. Il allume le récepteur, puis s’empresse de quitter l’endroit.
Brendon, d’un air tranquille, retourne à son poste, puis entre des données dans son ordinateur.
Sur son écran s’affiche alors : « Vous avez un nouveau message. »
Brendon l’ouvre et voit la phrase : « Ci-joint un document de dernière minute. »
La taupe télécharge alors le document sur son ordinateur. Le temps de durée de téléchargement est indiqué sur l’écran. Brendon regarde sa montre et affiche le chronomètre.
« Il me reste 15 minutes. »
Ses yeux se lèvent vers le compte à rebours de la fusée qui indique que le décollage aura lieu dans 14 minutes.

Brendon est rivé son écran affichant l’avancement du téléchargement.
Les ingénieurs sortent de la fusée et évacuent les environs.
Le boss de Brendon est à son portable.
Michelle Dessler écoute le compte-rendu de Hodges.

[15 :15 :39]

CTU, New York

Dans la salle de téléconférence, le briefing continue.
« Nous sommes là car aujourd’hui, nous allons organiser l’arrestation de Nartinez et de Dos Santos, par le biais d’une mission d’enlèvement en Colombie, faite par des commandos d’élite de Marines» dit Hodges « l’objectif étant de capturer ces 2 hommes et de les amener aux Etats-Unis.
Dos Santos est aux yeux de tous un criminel de guerre, et un assassin. Nartinez et lui seront traduits en justice devant les tribunaux internationaux. »
« Nous avons établi 3 sites d’intervention », reprit McRan, alors des plans de carte prennent place sur l’écran, « l’un à Bogota où se situe le quartier général de Nartinez, l’un dans une base militaire qui sert de repère premier au général Dos Santos, et l’une dans une prison politique situé en pleine forêt vierge où nombre d’agents américains ont été capturés et qui seront rapatriés aux Etats-Unis également.
Nos protocoles d’attaque et nos cibles sont très précis, mes hommes ont passé le moindre recoin de nos plans au peigne fin, de manière à ce que l’opération soit extrêmement rapide. »
« Nous ne devons pas échouer en aucun cas » précise Reynolds d’un ton très méprisant, visant le chef d’Etat-major, « car si nous n’atteignons pas ces 3 objectifs ensemble, notre pays pourrait le payer très cher. Vous comprenez, McRan ? »
McRan semble très anxieux, et dit face à l’écran : « Je ne risquerai pas inutilement, pour rien au monde, la vie de mes hommes. »
Dessler demande alors au président : « En quoi cette opération nous concerne-t-elle d’emblée ? »
« Vous allez jouer un rôle primordial dans cette affaire, Mme Dessler. » répond le président d’un air grave.

[15 :20 :28]

Cap Canaveral, Floride

Brendon patiente devant son ordinateur qui indique qu’il reste 7 minutes avant la fin du téléchargement.
L’étrange individu qui observe les bureaux de la NASA depuis son écran, quelque part en Floride, regarde Brendon et se dit : « Allez, plus que quelques minutes. »
A ce moment, une femme appelle Brendon qui lève les yeux :
« Oui, Elsa ? »
Celle-ci lui demande : « N’as-tu pas vu Denis ? »
« Non, je crois qu’il est allé fumer une clope. » répond Brendon, avec une voix un peu tremblante.
« Il fait ça alors qu’il reste à peine 7 minutes avant le lancement. J’ai besoin de lui maintenant ! »
Elsa court alors dans les rangées de bureaux, et ne le distingue pas.
Un haut-parleur annonce : « Le lancement a lieu dans 6 minutes. Veuillez rester à votre poste. »
Les employés observent l’écran géant qui montre la fusée sur le point de partir.
Elsa cherche Denis partout. Il n’est pas au salon fumeurs, ni à la buvette.
Ses yeux se portent vers les toilettes, et la femme se précipite vers les WC des hommes. Elle tourne la poignée, mais celle-ci est fermée. Elle donne des coups dans la porte qui ne cède pas.
Elle va voir un agent de sécurité et lui dit : « Les WC des hommes sont bloqués. J’ai le sentiment qu’il se passe quelque chose de louche. »
L’agent de sécurité suit alors la jeune femme, appelant ses collègues par radio : « Attention, restez vigilant, nous avons peut-être un problème. »
Il se présente alors devant la porte des toilettes pour hommes, essaye à son tour de l’ouvrir, puis force à coups de pied. La porte finit par céder.
L’individu mystérieux, qui aperçoit cette scène depuis son écran, prend son portable et appelle Brendon.
Celui-ci décroche et dit : « Allo ? »
« Dégage, tu vas être démasqué. »
Brendon comprend alors, et réplique : « Le téléchargement prend fin dans moins de 6 minutes. » Puis il raccroche, se lève, et se dirige vers la sortie.
Elsa s’engouffre dans les toilettes en appelant : « Denis ! Denis ! » Une odeur nauséabonde se dégage des toilettes. Elsa se pince le nez. L’agent de sécurité prend son arme, sentant l’odeur, puis ouvre les portes des cabinets un à un. Il ouvre le cabinet où gît Denis, se précipite sur le corps, et vérifie le pouls. Elsa voit le cadavre et se met à hurler. L’agent la saisit pour l’empêcher de regarder, la fait sortir des toilettes, et appelle à sa radio : « Alerte, alerte. Un homicide dans les WC ! »

[15 :24 :01]

CTU, New York

« Voyez sur l’écran le portrait de cet individu » relaye Reynolds, « il s’agit de Paul Cavara, un trafiquant de drogues tristement célèbre dans toute la Colombie.
Aujourd’hui, ses réseaux sont nombreux à travers toute l’Amérique latine jusqu’en Californie. Il a fait affaire avec de nombreux dealers, et notamment avec les Salazar.
Il a des liens très étroits avec Nartinez et avec Dos Santos, car c’est par lui principalement que la cocaïne peut s’exporter et ramener en retour de colossales sommes d’argent.
Cet homme a été localisé à Panama où il est actuellement en affaire avec d’autres trafiquants qui veulent faire rentrer sur notre territoire d’importantes quantités de cocaïne. »
« Pourquoi ne pas l’arrêter dès maintenant ? » demande Dessler.
« Nous voulons que la CTU surveille de près cet homme car nous le suspectons de faire affaire avec des membres de mafias chinoises et nord-coréenes, qui exercent une grande influence politique dans leurs pays et qui sont désireuses de lancer une guerre contre les Etats-Unis. Nous ne voulons prendre aucun risque. Cavara connaît la torture et il nous sera difficile de le faire parler. Le mieux est de l’approcher et de connaître ses activités. Il faut retrouver par le biais de cet homme la filière du complot anti-américain.»
« Ce qui me paraît difficile », réplique Dessler, « c’est d’approcher Cavara en moins de quelques heures. »
« Nous avons réussi à infiltrer l’un de vos agents dans le cartel avec qui Cavara fait le deal. » dit Reynolds. « Vous savez de qui nous voulons parler. »
« Pourquoi vous ne nous avez pas informé de ça plutôt ? » s’énerve Dessler.
« Pour éviter toute fuite », répond Reynolds. « Nous vous avons passé le relais. Au cas où il suspecte quelque chose de louche, il se débrouillera pour vous en avertir par un signal. Vous devez alors nous prévenir immédiatement. Au cas où il n’est plus repérable par nos satellites, prévenez-nous également, et nous prendrons des initiatives.
Est-ce bien clair, Mme Dessler ? »
« Oui, Monsieur, c’est clair. Comment nous contactera-t-il ? »
« Il ne vous contactera pas immédiatement. Il est en terrain dangereux. Nous l’avons isolé de tout ce qui pouvait le ramener à nous, pour sa propre sécurité. Nous avons juste placé sur la puce de son portable un traceur microscopique qui a été conçu pour n’être repéré par aucun détecteur. Ainsi, vous pourrez avoir sa position exacte de minute en minute. »
« Quant à la Colombie, nous profiterons que la Nation soit sous le choc de cette opération qui sera rendue publique dès demain pour instaurer une assemblée provisoire en attendant des élections libres dans le pays. Cette assemblée sera protégée par nos Marines. » conclut le président Hodges. « Mesdames et Messieurs, je dois assister au lancement du satellite, je vous pris donc de m’excuser. Madame Dessler, Messieurs McRan et Reynolds, je veux que vous me teniez au courant de vos mouvements et de l’avancement de l’opération. »
« Monsieur, êtes-vous sûr de vouloir activer cette opération ? Il est encore temps pour dire à mes commandos de se replier » demande McRan.
Le président a les yeux fixés sur son écran et déclare :
« J’exige que cette opération soit enclenchée dès maintenant. Je vous laisse à votre tache. »
L’écran sur lequel figurait le président s’éteint.
« McRan, où sont vos hommes en ce moment même ? »
« Le commando Raptor 44 qui s’occupe de Nartinez longe en ce moment le fleuve Meta qui prend source aux confins de Bogota, ils seront aux abords de la ville dans 1 heure et demi. Ceux qui s’occupent de Dos Santos, le commando Nocturna, ont été parachutés en Equateur il y a 2 heures. Ils sont presque arrivés à la frontière colombienne. Quand au commando Solitaire 2 qui organisera le rapatriement des prisonniers politiques de la Forteresse Santa Riviera, ils ont fait silence radio. Ils sont à quelques kilomètres du lieu en pleine forêt vierge, et ils ne rétabliront de contact avec nous qu’après avoir libéré nos agents. »
« Bon, Mme Dessler, établissez au plus vite votre liaison avec votre agent infiltré, et ayez en permanence la position de votre homme sur image satellite » finit Reynolds. « Maintenant, faisons preuve d’efficacité pour que dans 12 heures, la Colombie soit un pays neuf. »
«Au revoir, Mr le directeur », dit Dessler. Mais Reynolds coupa la liaison, ainsi que McRan.
Dessler prit alors tout de suite des initiatives :
« Curtis, établissez-moi ce contact avec le traceur de notre agent. »
« Tout de suite » fait l’agent avec sa voix caverneuse.
« Diana, retournez à votre poste et suivez la situation à Cap Canaveral. Clara, tachez d’avoir les positions minute par minute des 3 commandos, mettez-vous en contact avec le Pentagone pour obtenir les images satellite et les capteurs. Je veux tout le monde à sa tache. Nous sommes dans une situation délicate qui peut à tout moment déboucher sur une crise. »

[15 :28 :32]

NASA, Floride

Brendon sort du bâtiment où il travaille, se retournant de temps à autre pour voir si personne ne le suit. Il se dirige vers le parking où est garée sa voiture.
Il sort les clés quand 2 gardiens l’interpellent. Brendon se retourne et demande :
« Que se passe-t-il ? »
« Une alerte générale s’est produite à l’instant. Par sécurité, nous ne devons laisser entrer ou sortir personne. Veuillez nous suivre, s’il vous plaît. »
« Mais j’ai des documents importants dans la voiture ! »
« Les ordres sont les ordres. Retournez à l’intérieur du bâtiment. »
Brendon fait alors mine de les suivre, mais au bout de quelques pas, il bondit sur le premier gardien, et l’assomme d’un coup de coude sur le crâne. Le deuxième tente de sortir sa matraque, mais Brendon est plus rapide et lui envoie un coup de pied dans le ventre. Le gardien tombe à terre, essaye de se relever, tout en brandissant sa matraque qu’il abat sur la jambe du fugitif. Mais ce dernier esquive le coup, attrape le bras du gardien, et le renverse à terre, prenant du même coup sa matraque et lui fracassant le nez avec.
Puis Brendon regarde autour de lui, puis se précipite vers sa voiture.

Le compte à rebours du décollage est presque achevé.
L’agent de sécurité voit arriver 3 partenaires, et demande à la jeune femme: « Qui est dans les toilettes ? » Elsa, sous le choc, répond : « Denis, un collègue à moi. »
« Quelle était sa fonction ? »
« Il a programmé l’unité centrale du satellite. »
« Okay, les gars, déclenchez l’alerte à la rampe de lancement. La fusée ne doit pas décoller. »
Les autres agents font signe de la tête et tentent de joindre leur supérieur.
Mais il est presque trop tard.
Elsa, prit d’une intuition, court vers le bureau de Brendon, pour lui dire que Denis est mort, mais celui-ci a disparu. Elle ouvre sa fenêtre et aperçoit la fin de téléchargement. Elle dit alors : « Qu’est-ce que c’est que ça ? ». Le haut-parleur annonce : « 1 minute avant le décollage. » Elsa essaye d’analyser le document téléchargé, mais son accès est refusé. Elsa essaye encore, sans obtenir quoi que ce soit.
Elle appelle l’agent de sécurité qui arrive au bureau. Elsa lui explique la situation.
L’agent tente de contacter par radio ses partenaires, mais le compte à rebours annonce 30 secondes. L’agent court alors vers la sonnette d’alarme, la plus proche.
« 20 secondes, 19, 18, 17, 16, 15, 14, 13, 12, 11, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1….
Décollage immédiat. »
Sur l’écran géant on voit les réacteurs de la fusée s’activer, émettant une nappe de fumée.
Les propulseurs font décoller la fusée qui prend son envol.
L’agent de sécurité tire sur la sonnette d’alarme. Tout le monde est prit alors de stupeur, mais trop tard, la fusée est déjà élancée dans le ciel.
Elsa voit alors sur l’ordinateur de Brendon : « Téléchargement achevé avec succès. »
Sur l’écran apparaît une icône sur laquelle est marquée : « Risque maximal de contact avec un virus ».
Le récepteur que Brendon avait fixé sur le compteur dans la salle des générateurs reçoit un bip, et une petite explosion détruit le générateur.
Le document téléchargé s’ouvre alors automatiquement. L’écran se déforme, ainsi que les écrans voisins.
Bientôt, tous les systèmes informatiques sont brouillés dans la salle principale de la NASA.
Le brouillage est de plus en plus intensif, des employés hurlent : « Qu’est-ce qu’il se passe, bordel ? »
Puis finalement le brouillage provoque le grésillement du système informatique, et tous les ordinateurs se trouvent alors en black-out général.

[15 :34 :56]

Dans un restaurant à Panama

Le soleil tape très fort, et dégage une lumière vive sur la ville de Panama. Les bateaux naviguent tranquillement sur le canal, passant plusieurs écluses.
Dans un café vide, seuls quelques individus sont réunis autour d’une table, mangeant et buvant tout en ayant une conversation sérieuse.
« La livraison se fait dans 1 heures. La cargaison sera dans un bateau nommé Le Sa Bata. J’ai un homme qui est marin dessus. Il nous laissera entrer dans la soute. Nous aurons 10 caisses de cocaïne à décharger. Il faudra faire vite pour ne pas se faire repérer. Je le répète encore et toujours », explique un homme.
Son visage est reconnaissable. Il s’agit de Cavara, le trafiquant lié à Nartinez.
« Pourquoi ne pas assurer le transport de la marchandise par voie maritime jusqu’aux USA ? » demande alors un autre homme.
« Les bateaux ne sont que trop surveillés en ce moment. Nous transporterons la coke jusqu’à la sortie de la ville en camion. Une fois sortis de la ville, le cartel Montdragon s’occupera de la marchandise, et nous aurons notre paye à ce moment-là. »
« Peut-on leur faire vraiment confiance ? »
« Oui, on peut. Il n’y a pas de risques. Ce ne sont pas des balances. »
« Que fera-t-on pour passer inaperçus d’ici ? »
« J’ai un ami pour ça », réplique Cavara avec un sourire. « Benny, amène mon gars. »
Benny, le barman, va dans l’arrière restaurant.
« Ce gars, qui est-ce ? » interroge l’un des hommes.
« C’est un américain. Il a été un dealer important au sein de son pays. Il connaît bien les agences du gouvernement américain. Il aura pour rôle d’assurer le transport grâce à une couverture de ses contacts au sein des services américains. Il a prouvé qu’il était de bonne foi avec moi. Il est clean. »
A cet instant précis, Benny revient, accompagné d’un type que l’on ne distingue pas tout de suite.
Celui-ci s’approche de la table. Cavara se lève, lui pose la main sur l’épaule, et s’adresse à ses hommes.
« Je vous présente Armand Travis. »
Le visage de Travis est maintenant visible à tous les hommes autour de la table.
Il s’agit de… Chase Edmunds !

[15 :37 :14]

Maison Blanche, Washington

Le président, qui vient d’assister au lancement de la fusée dans sa salle de téléconférence, se dirige vers sa voiture pour aller à l’aéroport de Washington, serrant des poignets de main, recevant des congratulations pour ce grand pas vers le futur, quand un de ses gardes du corps reçoit un signal par son oreillette.
Il écoute, inquiet, et se tourne vers Hodges :
« Monsieur, il semble qu’il y est un problème à la NASA. »
Hodges fixe son garde du corps et demande :
« De quoi s’agit-il ? »
« Une panne informatique aurait déstabilisé tout leur système peu après le décollage.
Nous nous devons de renforcer votre sécurité. »
Le président s’approche de l’oreille de son protecteur et lui chuchote :
« Faites ce que vous avez à faire, et tenez-moi au courant en cas de nouvelles informations. »
« Bien, Monsieur. »
Le président lui tapote l’épaule amicalement, et pénètre dans sa voiture, suivi de 2 autres agents du service secret, de son conseiller et de son chef de cabinet.
Une fois les portes fermées, le président lance à son chauffeur :
« Nous pouvons y aller, Harrison ? »
La voiture démarra, et sort du parking. Devant la Maison-Blanche, alors qu’une foule salue le chef de l’Etat par les vitres, Hodges n’y prête qu’une légère intention, puis regarde Narfield, son chef de cabinet, anxieux :
« Il se passe quelque chose d’anormal à la NASA. »
« Je viens d’être mis au courant, Monsieur le président. J’attends un coup de fil pour en savoir plus. Nous ne savons rien pour l’instant. Mais nous nous devons d’être vigilant. »
Le portable de Narfield sonne, celui-ci décrocha et dit :
« Allo ? »
Une brève conversation s’en suit, puis le chef du cabinet raccroche en disant :
« J’en informe le président sur le champ, prévenez-moi quand vous aurez détecté la source de ce virus. »
Narfield informe alors Hodges :
« La NASA a été victime d’un virus de type Proton-4 +. C’est un mouchard qui s’infiltre dans tout serveur par courrier électronique, et qui s’adapte à la structure de l’unité centrale, déréglant toutes les données une à une, à une vitesse exponentielle, et provoquant après avoir recodé les banques de données un court-circuit généralisé sur tout le système auquel est relié l’ordinateur contaminé. Il peut même créer une panne électrique si un récepteur est placé sur l’un des compteurs reliant les ordinateurs. Apparemment, il y avait 1 taupe à la NASA, à qui on a envoyé ce ver informatique, et qui a pu le télécharger. La NASA essaye de reconfigurer son système, mais nous ne pourrons sûrement pas le reprendre en main. Mais il y a plus grave : les codes d’accès au satellite ont été perdus avec le black-out.»
Le président dévisage Narfield.
« Pourquoi ne pas essayer de réaccéder à l’unité centrale du satellite par un autre système, dans d’autres bases de la NASA ? »
« Nous y travaillons, Monsieur le Président » tente d’assurer le chef de cabinet, visiblement craintif, « mais nous ne pouvons pas pour le moment établir de contact électronique avec Millénium. »
Le président a le visage tout d’un coup troublé, son premier conseiller Peterson prend alors la parole :
« Nous devons immédiatement restaurer un signal avec ce satellite. Nous sommes en situation de vulnérabilité face à des personnes qui pourraient tirer bénéfice de cette panne pour s’emparer du contrôle du satellite. »
Peterson et Narfield se regardent les yeux dans les yeux, la panique les saisissant peu à peu.
« Monsieur le Président, je sais que ce n’est pas tellement le moment pour en parler, mais nous devons revoir également notre position de défense vis-à-vis de cette réunion qui va se tenir à l’ONU dans quelques heures sur le scandale du consulat chinois » dit Narfield.
« Bien, voyons cela » dit Hodges, visiblement éreinté par ce qui se passe.

Hodges regarde par la vitre, troublé.
Brendon est dans sa voiture.
Curtis et Sara suivent les ordres de Dessler.
Les bureaux de la NASA sont dans l’obscurité totale, éclairés par quelques lampes de torches.


[15 :42 :02]

Quelque part en Floride

L’individu à l’origine du black-out de la NASA est en train d’éteindre son ordinateur portable, et son portable à l’oreille, il fait état de la situation à un interlocuteur :
« Jusque là, tout fonctionne impeccablement. Tous les ordinateurs du quartier général de la NASA sont hors-jeu. Brendon a fait son travail correctement. Personne ne pourra déceler la source de l’e-mail contenant le virus. »
L’interlocuteur demanda :
« Ton homme n’a pas été repéré à la NASA ? »
« Non, il s’est sauvé à temps. De toute façon, même s’il se fait choper, il ne peut pas rapporter quoi que ce soit aux autorités. Il ne sait rien de nous. Rien ne pourra remonter jusqu’à notre organisation. »
« Sera-t-il au lieu du rendez-vous ? »
« Oui. »
« Okay, Rowland. Quand tu y seras, assures-toi qu’il ne dira jamais rien. »
« Ne t’en fais pas, Pen-So. »
Rowland raccroche, prend son ordinateur portable, et sort de son bureau.
De son côté, Pen-So coupe son portable. Il se retourne vers ses hommes, qui sont au nombre d’une dizaine, dont la plupart sont d’origine asiatique. L’un d’eux lui demande :
« Alors ? »
« Alors nous passons à la suite. Je compte sur toi pour procéder comme prévu. N’oublies pas, nous n’avons pas le droit à une seule erreur de parcours, ou nous sommes tous morts. »
Le bras droit de Pen-So ne répond pas, et sort du hangar dans lequel ils se tiennent, suivi de 5 autres hommes.


[15 :45 :33]

Dans le restaurant à Panama

Chase Edmunds est inspecté par les narcotrafiquants, qui sont en train de le scanner avec un détecteur métallique. Celui-ci se met à sonner lorsque l’un des hommes l’approche de la poche de la veste de Chase.
« Qu’est-ce que tu caches, sous ta poche ? » demande de façon agressive le type.
Chase lui répond : « Relax, c’est mon portable. Rien que mon portable. »
« Sors-le ! » lui lance le type, visiblement irrité.
Chase sort doucement son portable et le type lui arrache des mains.
« Qu’as-tu l’intention de faire avec ça ? Envoyer du renfort ? T’es un sale mouchard ? »
Cavara agrippe son homme de main par le bras et lui dit : « Calme-toi, je l’ai autorisé à avoir avec lui son portable. Je l’ai déjà vérifié, il n’y a pas de parasite dedans. Rends-lui s’il-te-plaît, il en a besoin pour passer des coups de fils en cas d’urgence. »
Le type fusille Cavara du regard, puis Edmunds, et déclare :
« Paul, je ne travaille pas pour toi, je travaille pour Diaz. Il fera ce qu’il juge de ce portable. Nous ne tolérons pas sur le terrain tout objet suspect. J’amène ce téléphone à Diaz. On l’examinera de près. A mon avis, tu aurais dû vérifier 2 fois avant de lui laisser. »
Le type pousse Chase et quitte la petite pièce, suivi d’un autre homme.

[15 :47 :50]

CTU, New York

Michelle Dessler est en train de surveiller les préparatifs pour l’opération Riposta.
Elle s’approche du bureau de Curtis, lequel est au téléphone :
« Je vous rappelle dans 5 minutes dès que j’ai reçu quelque chose. »
Il raccroche.
Michelle lui demande : « Où en êtes-vous avec le portable d’Edmunds ? »
« Nous n’avons aucun réseau direct. La CIA nous a passé la liaison, mais la fréquence du téléphone de Chase n’est pas compatible avec nos programmes. Nous essayons de chercher une fréquence adaptable à celle de la puce. »
Dessler lui lance : « Faites vite, chaque minute perdue met en danger nos commandos. »
« Je sais, Madame » se défend Manning.
Diana arrive en courant, visiblement paniquée :
« Madame Dessler ! »
Michelle pivota sur son employée : « Qu’y a t il, Diana ? »
« La NASA vient d’être victime d’un virus informatique très sophistiqué. Leurs serveurs informatiques sont out. »
« Et la fusée ? »
« Elle a décollé avant que cela ne se produise. »
« En a-t-on néanmoins un signal ? »
« Non, Madame. Le satellite est pour l’instant sous silence radio. »
Dessler est pris d’affolement.
« Mon dieu, alors quelqu’un va peut-être approprié si ce n’est pas déjà fait. »
Manning et Dessler se regardent avec stupeur. Le téléphone de Manning sonne.
« Manning, CTU… Oui… On vient de l’apprendre… D’accord… On arrive…»
Manning raccroche et dit à Dessler :
« Michelle, le chef de cabinet du président veut nous parler. Il faut aller dans la salle de téléconférence. »
« Okay, Diana, restez en ligne avec votre contact à la NASA. Manning, dites à Clara de prendre votre place, et qu’elle trouve la bonne fréquence pour localiser Edmunds. »
Curtis exécute les ordres et rejoint sa supérieure dans la salle.
Narfield est sur l’écran et est en train de dire à Dessler :
« La NASA fait ce qu’elle peut pour avoir une communication avec Millénium. Mais ils n’ont pas de réponse. Je vous demande de chercher de votre coté ce qui pourrait être à l’origine de ce virus. »
« Nous sommes déjà surchargés, Monsieur » dit Dessler.
« Tant pis, vous ferez avec. Le président ne veut en aucun cas annuler l’opération Riposta. Nous reprendrons contrôle du Millénium.»
« Quel danger présente la perte de ce satellite ? » interroge Curtis.
Un long silence se fait alors entendre dans la pièce. Puis Narfield annonce d’un ton grave :
« Ce que nous savons, c’est qu’en plus d’obtenir le statut le plus important dans la télécommunication mondiale, les personnes qui seraient susceptibles de s’en emparer pourraient s’en servir contre tous les autres satellites gravitant autour de la Terre. »
« Comment ça ? » s’inquiète Dessler.
« Disons que les antennes du satellite émettent des ondes radio très puissantes, tellement puissantes qu’elles seraient capables de ravager les antennes des autres satellites, par l’intermédiaire des paraboles sur le sol terrestre, en créant une saturation dans les fréquences, paralysant de cette manière tous les réseaux satellitaires. »
« Donc en gros, Millénium désintégrerait toute la télécommunication mondiale. »
« C’est cela. Et on en reviendrait à l’âge de pierre. »
Dessler est pris d’un malaise.
« Oh mon dieu » chuchote-t-elle.
« Cela n’est qu’une hypothèse, Michelle. Retrouvez qui est à l’origine de ce virus, et nous trouverons qui a voulu s’emparer du satellite. Nous continuons de notre côté à rétablir une liaison avec Millénium.»
« Nous devons annuler l’opération Riposta » remarque Curtis.
« Il en est hors de question » s’énerve Narfield. « Le président, s’il s’agit d’un chantage, ne se pliera pas. »
« Mais Monsieur, imaginez ce qui pourrait se passer si Millenium anéantissait par ses ondes toute la technologie, l’informatique, et Internet. Le monde serait plongé dans le chaos et dans l’anarchie la plus totale ! » s’indigne Michelle.
« Et si les commandos étaient à découvert ? » demande Curtis.
« McRan a préparé ses hommes à toutes les situations possibles. Il s’agit de l’élite des élites des Marines. Nos hommes sont en mesure de s’adapter à ce changement. »
« Bien, Monsieur » dit Dessler.
L’écran s’éteint. Dessler reste silencieuse. Curtis lui dit : « Nous n’avons pas le choix. Faisons ce que nous avons à faire.»
Dessler répond : « Vous avez raison. »
Et tous deux retournent à leur poste.

[15 :51 :09]

Fleuve Meta, Colombie

Dans environ 4 embarcations contenant chacune 6 soldats, les Raptors 44 attendent d’arriver aux abords de Bogota. Il pleut, et le vent souffle assez violemment.
Chaque soldat a son fusil mitrailleur à portée de main. Certains chargent leurs armes, trient leurs grenades, vérifient la quantité de munitions qu’ils possèdent, et restent silencieux.
Chacun sait qu’il risque sa vie.
Le commandant Share, qui dirige le commando, annonce à ses hommes :
« Nous devrions avoir un visuel du débouché sur la vallée de Bogota dans un peu moins d’une heure. Alors il sera temps de débarquer. Nous devrons faire preuve de prudence, de discrétion, et notre opération doit être rapide. Nous sommes déjà dans le vif de notre mission. Si l’un de vous veut se retirer, il est trop tard. Aucun de nous ne doit être prit, pour protéger l’opération et notre pays. Si l’un de vous est choppé, je serai par conséquent obligé de le tuer.
Rien ne doit être laissé filtrer. Les Etats-Unis ne doivent pas être portés responsables de cette mission, ou le monde entier se retournera contre eux. Vous avez compris ? »
Un soldat s’approche et dit :
« Commandant, un appel du Pentagone »
« Je le prends » dit Share.
Il s’empare du combiné et dit : « Allo ? »
« Ici McRan, mon commandant, comment ça se passe ? »
« Plutôt bien. Nous sommes encore sur le fleuve et nous devrions débarquer dans un peu moins d’une heure. »
« Ecoutez, il se passe des choses louches à Cap Canaveral. La fusée a été lancée, mais la NASA est en black-out. Son système a été neutralisé. »
« Comment est-ce possible ? »
« Tout ce que je sais, c’est que vous devez redoubler de vigilance. Peut-être que cet incident a un rapport avec votre opération, peut-être que vous êtes démasqués »
« Nous ne pouvons donc pas courir le risque d’être repérés »
« Le président refuse tout retrait militaire tant qu’on en est pas sûr à 100%. Je voulais vous prévenir, et je vous souhaite bonne chance. »
« Merci, Monsieur » répond Share.

[15 :53 :45]

Orlando, Floride

Brendon est en voiture avec des lunettes de soleil masquant ses yeux. Il y a sur le siège avant passager une valise. Il roule à tout allure, vérifiant dans son rétroviseur qu’il n’est pas suivi.
Il sort son portable, y branche une oreillette, et compose un numéro.
Rowland décroche.
« Monsieur, c’est moi. »
« Où es-tu ? »
« J’arrive au point de rendez-vous dans 20 minutes. »
« As-tu les codes d’accès à la navette ? »
« Oui, ils sont avec moi » répond Brendon en touchant la valise pour se rassurer.
« Couvre bien tes traces, surtout ! »
« Et vous, avez-vous ce que j’ai demandé ? »
« Oui, j’ai ce que tu veux ! Alors ne sois pas en retard ! »
« Bien ! »
Brendon enlève son oreillette, prend le volant à 2 mains, puis jetant un coup d’œil derrière lui, effectue un virage à 180° en pleine avenue, puis tourne sur un angle droit dans une ruelle, puis tourne à nouveau pour déboucher sur un boulevard, semant ainsi tout poursuivant.
« Parfait » se dit-il, regardant sa montre.
Puis sa voiture se fond dans la circulation.

[15 :55 :31]

Dans le restaurant de Panama

Chase a pris place parmi les autres gangsters, et joue son rôle.
« Travis, nous t’avons conçu une carte d’agent de la CIA, ainsi, si nous aurons un souci, si la livraison venait à mal tourner, tu pourras nous couvrir » détaille Cavara. « De plus, nous t’avons mis des antécédents sur un fichier d’identité placé sur les dossiers de la CIA. »
« Comment est-ce possible ? » demande Chase.
« Armand, mon ami, pirater la banque centrale des fichiers de la CIA n’est qu’un jeu d’enfant pour mes hackers. J’obtiens ce que je veux quand je veux. » Et Cavara se met à rire en tapant dans le dos de Chase.
« Cela me rassure de savoir que tu es derrière moi » se risque Chase.
« Mais si tu n’es pas la hauteur de ce qu’on attend de toi, je te préviens tout de suite, nous ne te ferons pas de cadeaux. Tu sais ce que le général Dos Santos fait avec les incompétents et avec les traîtres …? »
Chase fixe le colombien, mal à l’aise.
Paul reprend : « ...Il leur fait mordre un enfer comme ils n’en n’ont jamais connu. Crois-moi sur parole. »
Chase déclare : « Je ne me défilerais pas, je te jure. »
Un homme lui dit : « Il ne suffit pas de jurer. Il faut montrer sa fidélité. »
Edmunds regarde l’homme, énervé, et lui dit :
« Tu me mets au défi ? »
« Oui, je te mets au défi. »
Cavara calme Edmunds et lui chuchote :
« Calme-toi, fais ce que Diaz te dit, et tout se passera bien. »
Diaz se lève alors, et, suivi de Chase et des autres, l’emmènent dans l’arrière restaurant, puis ils pénètrent dans un escalier menant à une cave, dans laquelle se tient une porte.
Diaz prend la poignée, fixe Chase puis Paul Cavara, ouvre la porte, et pénètre à l’intérieur d’une pièce assez grande mais bas de plafond.
Une petite lampe éclaire l’endroit d’une lumière blafarde.
Au fond d’un coin, deux individus sont ligotés, mains, pieds noués.
Diaz attrapa Chase par le bras, et l’amène devant les 2 prisonniers.
Chase s’approche, puis constate avec horreur qu’il s’agit de 2 bambins. Ceux-ci se mettent à hurler. Les yeux de Diaz se portent sur les 2 enfants, qui sont des garçons de 12-14 ans, sur Paul, puis sur Chase.
« Ces 2 mioches refourguent ma came de Colombie, ici à Panama, en prenant des caissons dans les bateaux, ou en distribuant la coke. Mais ils ont commis une erreur en livrant le produit. Ils risquaient de me faire tomber s’ils se faisaient prendre par la police.
Il faut impérativement qu’ils ne parlent pas. »
Diaz sort alors un flingue de sa poche, et le charge, retirant la sécurité.
« Tu vois, une seule faute peut coûter très cher. Je te montre comment on la paye. »
Diaz pointe son gun sur l’un des enfants qui hurle et pleure, puis il appuie sur la gâchette, tuant d’une balle dans la tête le jeune garçon. L’autre hurle alors encore plus, tandis que Chase a les larmes aux yeux, étant sur le point de craquer. Paul regarde la scène d’un air un peu écoeuré. 3 des hommes de Cavara braquent Chase avec leurs flingues. Diaz tend le sien à l’agent de la CTU : « Montre-moi ce dont tu es capable. Vous les américains, ça ne devrait pas trop vous dégoûter, vu ce que vous faites subir aux autres. »
Chase sent ses larmes couler, et lève les yeux au plafond.
Paul lui prend l’épaule et lui lance : « Je sais que c’est dur, mais ni toi, ni moi n’avons le choix. Il le faut. »
Chase, d’une main tremblante, prend le flingue de Diaz. Il a des frissons. Il n’ose pas croire ce qu’il va devoir faire. Il reste immobile.
« Dépêche-toi » lui hurle Diaz, sceptique vis-à-vis de la fidélité de Chase, « sinon nous serons obligés de te descendre. »
Chase pleure à chaudes larmes, tend le flingue, ne regarde pas l’enfant, terrorisé, et attend plusieurs secondes.
« Maintenant !» crie Diaz. Alors Chase prend son inspiration, et fait feu. L’enfant est projeté en arrière, et s’écroule au sol. Un des hommes de main de Diaz va vérifier que le garçon est bien mort. Effectivement, il ne donne aucun signe de vie, touché au cœur.
Chase lâche l’arme, et s’effondre alors au sol, se couvrant le visage, honteux du geste qu’il a réalisé. Diaz récupère son gun, visiblement rassuré, puis lance à Chase :
« C’est bien. Tu as ma reconnaissance. De toute façon, il était déjà condamné. »
Chase lui aboie : « Comment oses-tu pareille chose ? »
« Tu crois quoi ? Nous devons nous assurer de ta fiabilité » réplique Diaz
Paul se baisse sur Edmunds et lui dit : « Viens, tu as fait le bon choix. Sinon tu serais mort. Je suis désolé, mais c’est comme ça que ça marche. Allez ! »
Cavara relève Chase et le soutient, l’emmenant hors de vue des cadavres. Diaz les suit, ordonnant à ses hommes de se débarrasser des 2 corps.

Curtis tente toujours de retrouver le signal du portable de Chase
Chase est effondré, victime d’un malaise
Le président est sur son siège de sa voiture, inquiet
Brendon est au volant la sienne, conduisant à toute allure

[15:58:18]

Forteresse de Santa Riviera, Colombie

Un hélicoptère atterrit sur une plate-forme aménagée sur le toit d’une vieille forteresse en pleine jungle amazonienne. Des militaires forment un cordon de sécurité autour de l’hélicoptère. Un officier va ouvrir la portière. En sort un officier très haut gradé, que l’on reconnaît comme étant le général Dos Santos. Celui-ci est salué par l’officier, qui lui dit en espagnol :
« Bienvenue mon général »
Dos Santos lui rend le salut, et rentre à l’intérieur de la forteresse avec, lui demandant :
« Comment se portent les choses ? »
« La sécurité établie au sein de la forteresse est maximale, tout comme pour les camps de surveillance tout autour. Nul ne peut tenter quoi que ce soit contre nos troupes. »
« Bien, gardez une vigilance maximale… Comment vont les prisonniers ? »
« Ils sont solidement surveillés un à un. »
« Et notre homme ? »
« Oh lui ?... Après ses multiples évasions, nous l’avons fait enfermer de manière plus sûre.
4 de mes soldats l’observent en permanence. Il est mis constamment sous sédatifs et ne peut qu’à peine bouger. Il n’y a plus de risques qu’il tente de s’échapper à nouveau. »
« Je veux lui parler maintenant ! »
« Absolument, mon général. »
Les 2 militaires descendent des escaliers jusqu’à un niveau souterrain. Puis ils arrivent dans un couloir obscur, orné ça et là de portes aux fenêtres avec des barreaux et enfin devant une lourde porte gardée par 2 militaires armés jusqu’aux dents. L’officier leur demande à entrer. L’un des 2 tape sur la porte par 5 fois. Une petite fenêtre s’ouvre, laissant voir un visage qui scrute les 2 officiers, puis se referme.
Le soldat armé ouvre la porte avec une clé. Un bruit de verrou se fait entendre, puis la porte s’ouvre. Le général Dos Santos y entre. La porte se referme sur lui.
A l’intérieur du cachot, très mal éclairé, humide, froid, 4 soldats se tiennent en position.
Un homme enchaîné gît au fond, bandé par une cagoule. Un des soldats lui retire la cagoule. L’homme est évanoui. Le général s’en approche, lui donne une gifle.
Un des soldats s’amène avec un sceau d’eau et le renverse sur le visage du prisonnier.
Celui-ci, crâne rasé, visage lacéré, bleus et cicatrices partout sur le corps, se réveille.
Ses yeux clignent, et 2 soldats le mettent debout, le tenant par ses chaînes.
Le général lui dit alors en anglais : « Est-il possible qu’un coup d’état organisé par les américains contre mon pays soit appliqué aujourd’hui ? »
Le prisonnier ouvre alors les yeux, ses yeux si familiers…
Dos Santos répète : « Est-ce donc possible que votre gouvernement organise un coup d’état contre mes compatriotes, Monsieur Bauer ? »
Jack semble alors complètement dans le gaz, et ne répond pas.

[15:59:57]
[15:59:58]
[15:59:59]
[16:00:00]

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Aclensa
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 Message Posté le: Lun 22 Aoû 2005 - 15:37    Sujet du message:
Répondre en citant

haaaa je souffre Arrow spoiler s4 . zut de zut !
moi qui n'ai pas encore vu la saison 4 (je suis la 3 avec TF1) je n'ai pas osé lire ta fic...
je vais attendre tranquillement ( Mad ) d'avoir tout vu et je m'y mettrai !
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Mar 23 Aoû 2005 - 12:08    Sujet du message:
Répondre en citant

Très interessant !!!

L'histoire est bien raconté, avec de bons mots, et on a envie de lire.
Tu as l'air de vouloir donner une certaine cohérence à ton récit et je trouve ca tres bien.

J'aime bien l'histoire en Colombie, avec un bon cliffhanger !

Par contre ce qui est dommage, c'est qu'on ne sait pas pourquoi Michelle, Curtis, et Chase en sont arrivés là: Michelle avait dit qu'elle arrêtait. Et pourquoi Curtis a changé de CAT ? Et Chase ?
Mais je te fais confiance, je suis sur que tu expliquera tout ca.

Pour la menace terroriste, je dois t'avouer que j'avais penser a ça à un moment ( pas pour les telecommunication mais le satellite ) et je trouve que tu exploite bien l'idée, et que tu peux en faire une super bonne menace.

Continue dans cette voie, c'est super je suis impatient de lire la suite !!!
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Gauthier111
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 Message Posté le: Mar 23 Aoû 2005 - 12:44    Sujet du message:
Répondre en citant

J'ai bien aimé cet episode, et puis c'est qu'on retrouve des membres de la CTU de L.A Smile
Combiner La colombie la Nasa est une bonne idée, surtout que ca renforce l'intrigue!

Comme le dit Mr Jack, j'espere que tu va expliquer comment Michelle est Chase en particuliers en sont arrivés ici Wink

Pressé de savoir comment va se dérouler la suite des evenements je suis !
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wadam
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 Message Posté le: Jeu 25 Aoû 2005 - 14:20    Sujet du message:
Répondre en citant

Snif, je constate que seulement 2 personnes m'ont laissé une petite critique pour ce premier épisode, ce n'est pas très motivant pour continuer cette fan-fic que je prends très à coeur!!!
Pour ce qui est de la situation des personnages de Michelle, de Curtis, ou de Chase, je dis patience, les réponses vont venir, rien ne sera laissé au hasard, ne vous inquiètez pas! Il y aura une explication dans les épisodes à venir!
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 Message Posté le: Jeu 25 Aoû 2005 - 14:29    Sujet du message:
Répondre en citant

non je les lu aussi ton 1er episode et c'est vraiment trés bon.
je trouve interessant que tu fasses une fan fic qui se déroule aprés le day 4
faut que tu te dises aussi que les personnes qui vont lire ta fic sont ceux qui ont vu la saison 4 donc

ça reduit déjà le nombre et surtout ton episode est trés long et beaucoup peuvent perdre courage, en ce qui me concerne, j'ai bien accroché et j'ai hate de connaitre la suite

j'espere qu'une chose c'est que tu continue ta fan fic sinon je serais déçu de ne pas connaitre la suite
en plus j'adore ta facon d'ecrire et tu as l'air d'avoir beaucoup d'imagination

so wait & see I hope
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 Message Posté le: Dim 28 Aoû 2005 - 23:24    Sujet du message:
Répondre en citant

J'ai adoré cette episode surtout que sa trouve beaucoup de porte pour la suite Very Happy

Et de savoir comment va s'en sortir Jack Miam Shocked

Je vais suivre ta fan fic de pres Wink
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 Message Posté le: Lun 29 Aoû 2005 - 8:48    Sujet du message:
Répondre en citant

Super Episode !! Beaucoup d'intrigues, j'attends le retour d'anciens personnages ...

J'ai hate de connaitre la suite, vivement l'épisode 2 !
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 Message Posté le: Mar 30 Aoû 2005 - 13:19    Sujet du message:
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Bon, je tenais à dire que l'épisode 2 est déja fini depuis longtemps, mais j'aimerai le relire avant de le poster, et je suis actuellement en train de boucler également l'épisode 3. J'aime avoir toujours 2 épisodes d'avance au cas où...
Je pense envoyer l'épisode 2 dans les prochains jours.
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wadam
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 Message Posté le: Jeu 01 Sep 2005 - 17:19    Sujet du message:
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Après ce premier épisode, afin que vous mémorisiez plus facilement les différents personnages, j'ai crée une galerie de photos. Les acteurs que j'ai sélectionné correspondent selon moi au rôle que je leur ai donné, à cause de leur charisme ou de leurs rôles précédents qui les illustrent dans un certain genre de personnages.

Voici la liste des nouveaux personnages:

Jill Hennessy (Clara Jesser, analyste de la CTU de New York)
http://img329.imageshack.us/my.php?image=jillhennessyclara4et .jpg

Kelly Hu (Diana Tô, programmeuse de la CTU de New York)
http://img329.imageshack.us/my.php?image=kellyhudiana4bf.jpg< /a>

Delroy Lindo (Général McRan, Chef d'Etat-Major au Pentagone)
http://img291.imageshack.us/my.php?image=delroylindognralmcra n0um.jpg

Isaiah Washington (Commandant Share des Forces Spéciales Américaines)
http://img329.imageshack.us/my.php?image=isaiahwashingtoncomm andantshar.jpg

Michael Douglas (Reynolds, directeur de la CIA)
http://img110.imageshack.us/my.php?image=michaeldouglasreynol ds3bk.jpg

Ruben Baldes (Paul Cavara, traficant de drogues)
http://img139.imageshack.us/my.php?image=rubenbladespaulcavar a3vw.jpg

Emilio Guapo (Manu Diaz, chef d'un cartel de Panama)
http://img139.imageshack.us/my.php?image=emilioguapodiaz2dg.j pg

Danny Trejo (Général Dos Santos, chef des armées colombiennes)
http://img291.imageshack.us/my.php?image=dannytrejognraldossa ntos9zw.jpg

Geno Silva (Président José Nartinez de l'Etat colombien)
http://img329.imageshack.us/my.php?image=genosilvaprsidentnar tinez0co.jpg

Bruce McGill (Narfield, chef du cabinet de la Maison Blanche)
http://img291.imageshack.us/my.php?image=brucemcgillnarfield7 yg.jpg

David Morse (Peterson, conseiller politique du Président des Etats-Unis)
http://img291.imageshack.us/my.php?image=davidmorsepeterson1q a.jpg

Rugter Hauer (Martin Hodges, Président des Etats-Unis)
http://img110.imageshack.us/my.php?image=rugterhauerprsidenth odges6pv.jpg

Russell Wong (Pen-So)
http://img183.imageshack.us/my.php?image=russellwongpenso4xr. jpg

James Bolin (Rowland)
http://img357.imageshack.us/my.php?image=jamesbolinrowland4hz .jpg

Ben Chaplin (Brendon Devalence, informaticien au Kennedy Space Center de la NASA)
http://img227.imageshack.us/my.php?image=benchaplinbrendondev alence7kq.jpg

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Mr. Jack
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 Message Posté le: Jeu 01 Sep 2005 - 17:34    Sujet du message:
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Et ben franchement Wadam, félicitations pour ton casting, il est très bien et correspond bien au personnage.

Meme Micheal Douglas ca le fait.

Ce qui est important aussi, c'est de ne pas prendre des persos avec une " gueule" trop fictionnele.
A part Danny Trejo et David Morse ( et encore, eux ca passe ), aucun d'eux ne le sont !!!

Je sais pas par exemple Jennifer Garner, ou Ben Affleck, ou le acteurs comme ca ca le ferait pas trop dans 24, mais là c'est ok !!!!
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wadam
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 Message Posté le: Ven 02 Sep 2005 - 2:19    Sujet du message:
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Et voilà l'épisode 2 de Cruel Day, pour votre plus grand plaisir, et qui donne quelques éléments de réponses aux questions de certains d'entre vous. Et si celui-ci vous déçoit, sachez que l'épisode 3, que je viens de finir de rédiger, devrait être très spectatulaire et riche en action.
J'espère que vous aimerez néanmoins cet épisode pour lequel j'ai passé quand même pas mal de temps.
Bonne lecture et faites-moi part de vos impressions!

Précédemment dans 24 heures chrono

La NASA envoie dans le ciel une fusée sur laquelle est annexé un satellite de télécommunication appelé Millenium.
Une taupe à la NASA modifie les codes d’accès à Millenium et, grâce à une aide extérieure, déclenche une panne électrique dans la base de lancement.
La fusée est donc isolée de tout contact avec la NASA.
Pendant ce temps, le président Hodges, qui doit répondre au scandale du consulat chinois dans quelques heures à l’ONU, lance l’opération Riposta qui vise à enlever le Président colombien Nartinez et son bras droit, le général Dos Santos, tous deux considérés comme dangereux pour la sécurité du peuple américain.
La CTU de New York est chargée d’aider le Pentagone à surveiller l’évolution de cette opération.
Chase Edmunds est en mission d’infiltration à Panama, et doit surveiller les activités d’un cartel dans lequel il s’est impliqué. Le cartel l’oblige à tuer un enfant pour vérifier sa crédibilité.
En Colombie, le général Dos Santos se rend dans une prison politique pour interroger un détenu qui n’est autre que Jack Bauer.



Episode 2 (16h-17h)

Les événements suivants se déroulent entre 16h et 17h.


[16 :01 :13]

CTU, Los Angeles

Michelle Dessler, dans son bureau, est en contact avec Reynolds, et lui donne son avis sur la nécessité de l’opération Riposta.
Elle ne peut que se soumettre à la décision du directeur de la CIA de vouloir poursuivre les plans habituels. Elle appelle alors Curtis.
« Allo, Curtis ? »
« Oui, Michelle ? »
« Où en est-t-on avec le signal d’Edmunds ? »
« Toujours aucune trace, Michelle, on continue à pister la fréquence par appui satellitaire. »
« Dépêchez-vous, car tout ceci ne me dit rien qui vaille. »
« Je sais, Michelle. »
« Qui avez-vous mis sur la piste du virus qui a piraté les bureaux du Kennedy Space Center ? »
« J’y ai placé Clara. Elle est actuellement en contact avec un informaticien de la NASA. »
« Diana est la meilleure dans sa branche, elle a réussi à déstabiliser plusieurs effractions électroniques qui visaient la CTU. Je veux que vous la mettiez sur le coup ? »
« Je le fais de suite. Et si nous n’arrivons pas à retrouver le signal d’Edmunds ? »
« Alors je crains qu’il ne soit en grand danger. »
Curtis, depuis son bureau, regarde vers la vitre derrière laquelle se tient Dessler, tous les deux inquiets et angoissés.

[16 :03 :05]

Dans le restaurant à Panama

Chase est toujours sous le choc, et semble complètement perdu dans ses pensées. Il est assis, ou plutôt effondré sur une chaise devant une table dans l’arrière-restaurant. Ses yeux sont un gouffre dénudé de vie. Cavara lui sert un alcool fort pour lui remonter le moral.
« Ecoute, je te fais confiance, Armand, mais nous ne pouvons rien laisser au hasard. Ce coup est très risqué tu sais. Plus risqué que tu ne l’imagines. Il fallait voir si t’avais les couilles pour ce job. Manu est peut-être une ordure intégrale, mais je ne peux pas me passer de lui. Tiens, prends ce verre, ça va te réveiller. »
Chase ne semble pas faire attention à ce que Paul lui dit. Paul l’appelle :
« Hé, mon pote, prends ce verre. » »
Chase tourne la tête, fixe le verre que lui tend Paul, et le prend d’une main tremblante.
Puis il l’avale d’un coup, et réclame :
« File-moi en un autre. »
Paul rigole et répond :
« Pour sûr. Mais reste lucide sur ce qui va se passer, car on a du taf aujourd’hui. »
Chase le regarde dans les yeux, puis fuit son regard, dégoûté de Cavara et du fait d’avoir accepté cette mission. Paul lui remplit à nouveau son verre, que Chase vide d’un seul trait.
L’agent de la CTU palpe ses poches, et s’aperçoit avec stupeur que quelque chose manque.
Chase refouille à nouveau dans ses poches et commence à paniquer.
Cavara demande alors : « Tu cherches quelque chose ? »
« Et mon téléphone portable ? »
« Quoi, ton téléphone portable?. »
« Mais quand est-ce que vous allez me le rendre ? »
« Manu avait peur que tu n’es introduit de puce sur ton mobile. J’ai été obligé de m’en débarrasser pour le rassurer, et je l’ai détérioré. »
« Mais j’en ai besoin ! »
« Ne t’inquiète pas, on va t’en filer un autre, sécurisé, par lequel tu pourras passer des appels si tu as nécessairement besoin de contacter une de tes connaissances à la CIA. »
Chase doit masquer toute forme de stupeur qui pourrait apparaître sur son visage.
« Etait-il si précieux que cela ? »
« Non, non » tente d’affirmer Chase avec un sourire forcé.
« Bien ! Maintenant, nous devons y aller. »
Les 2 hommes se lèvent et quittent la salle.

[16 :05 :21]

Forteresse de Santa Riviera, Colombie

Jack Bauer est encore dans les vapes. Deux soldats sont en train de lui préparer une injection par intraveineuse. L’un des 2 prend le bras de l’ancien agent américain et l’autre lui plante la seringue dans la veine de son avant-bras. Puis les 2 soldats se relèvent, et observent le détenu qui commence à tousser et à trembler, puis ses yeux s’ouvrent à nouveau, scrutant à droite et à gauche, ses paupières clignotent à toute vitesse.
Le général Dos Santos s’approche de Bauer et se place devant lui.
Jack gesticule, puis finalement se calme, désormais totalement lucide et éveillé.
Dos Santos prend une chaise et s’assoie devant son prisonnier.
« Mr Bauer, maintenant que vous êtes réveillé, vous allez pouvoir répondre à mes questions. »
Jack regarde dans les yeux le militaire et lui demande d’une voix écorchée :
« De quoi s’agit-il ? »
« Ecoutez attentivement. Nous avons appris, par une source sûre, qu’il est probable que votre gouvernement soit sur le point de lancer une attaque militaire sur le sol colombien.
Cela ne nous étonne d’ailleurs guère, vu la politique que mène l’administration Hodges.
Ses tentatives de coups de force dans le monde sont d’ailleurs complètement vaines.
Vous savez comme moi que vos interventions militaires de par le monde sont inutiles, car comment voulez-vous instaurer la liberté telle que vous l’entendez quand votre système capitaliste est lui-même engouffré dans une dictature économique. »
« Où voulez-vous en venir ? » demande Jack, qui fait un effort surhumain pour articuler.
« Je sais que vous avez été vous-même dans les Forces Spéciales américaines. J’ai consulté votre dossier. On ne peut pas dire qu’il ne soit pas impressionnant… Vous avez passé votre vie à défendre votre pays contre tous types de menaces extérieures, Mr Bauer.
Je ne doute pas en aucun cas que vous sacrifieriez votre vie pour protéger les intérêts nationaux des Etats-Unis.
Néanmoins, j’aimerai que vous m’expliquiez comment votre gouvernement compte procéder pour organiser un coup d’état militaire sur notre territoire. »
« Comment ça ? » questionne Bauer.
« Quel est le plan d’attaque possible qu’utiliserons les Forces Spéciales ou les Marines pour renverser l’état colombien ? »
« Je…je ne saurai pas vous dire » répond Jack.
« Allons, Monsieur Bauer, je sais que vous pouvez supposer ou deviner. Je ne sous-estime pas votre intelligence. Vous être capable d’anticiper correctement la stratégie des Américains pour envahir notre territoire. »
Jack ne répond pas, et reste de marbre.
« Ecoutez, Mr Bauer. Je sais qu’il ne sera pas aisé de vous faire parler. Depuis que vous avez été capturé au Mexique, et que vous avez été expatrié pour venir jusqu’ici, vous n’avez absolument rien dit, dévoilé aucune information qui mettrai en danger la sécurité de votre nation, malgré la torture et la pression que nous vous avons fait subir. Mais je n’ai pas encore utilisé tous les moyens pour vous faire parler, et je peux les mettre en œuvre immédiatement. »
Jack reste silencieux, et ne laisse passer aucune émotion sur son visage.
« Je vous prie de bien vouloir me donner des éventuels plans d’assaut. Je vous le demande une dernière fois. »
Le prisonnier lève la tête et regarde le général, ouvrant la bouche pour prononcer ces mots :
« Jamais ! Vous comprenez ? Jamais. »
« Sachez que si votre gouvernement entreprend de venir vous libérer, nous n’hésiterons pas à vous prendre comme bouclier et à vous tuer si nécessaire. »
« Je préfère mourir que rester ici une minute de plus, dans cet endroit, dans cette saleté, mon Général » dit Bauer sur un ton plein de provocation.
« Soit » dit alors Dos Santos en se levant de sa chaise. Il s’adresse alors à ses soldats et leur ordonne : « Occupez-vous en, le temps qu’il réfléchisse un peu. »
Les 4 soldats se mettent autour de Jack et commencent à le tabasser.

[16 :08 :14]

Orlando, Floride

Brendon circule maintenant dans la périphérie de la ville, roulant au pas, et jetant en permanence un œil dans le rétroviseur.
Il quitte le périphérique à une sortie, et se dirige vers une zone où se situent des immeubles de logements et des buildings du centre d’affaire d’Orlando.
Brendon traverse des ruelles en voiture, et finalement, pénètre dans un parking souterrain.
Il descend plusieurs niveaux avant d’arriver au plus bas sous-sol, où il n’y aucune voiture garée. Il va tout au fond, et arrive devant les 2 uniques véhicules stationnés là.
Brendon se gare à coté d’eux, et coupe le contact. Il ouvre sa vitre, et à ce moment, la vitre coté passager de la première voiture se baisse également, laissant apparaître la tête d’un homme balaise, bâtit comme un garde du corps, dont il en a vraisemblablement l’apparence.
Brendon hoche de la tête, sort de sa voiture avec son ordinateur portable à la main, et entre dans l’autre par la portière de derrière. Il y a dans la voiture un chauffeur, le garde du corps sur les sièges avant.
A coté de Brendon se trouve Rowland, à qui il serre la main.
« Avez-vous tout ce que l’on vous a demandé ? » questionne Brendon.
« J’ai tout ce dont vous avez besoin, Monsieur » répond son employeur.
Il donne l’ordinateur portable à Rowland qui ouvre celui-ci, et l’allume, après avoir pris soin de le brancher sur une prise, elle-même reliée à l’allume-cigare.
« Les codes d’accès sont dessus, dans le fichier de format Microsoft, sous le nom de Millénium. Vous avez également, inclus dans l’ordinateur, la commande Diazel qui vous permet d’être relié directement au satellite, et d’en établir le contrôle de sa position et de sa direction orbitale. »
« Parfait, mais quel est le code qui permet d’accéder au fichier Millénium ? »
« Je vous le donnerai quand j’aurai mon argent »
Rowland regarde alors Brendon, puis avec un sourire au coin des lèvres, il dit, posément :
« Evidemment. Gary, donne-lui ce qu’il demande. »
Gary, la garde du corps de Rowland, prend une mallette en dessous de son siège et la confie à Brendon. Ce dernier ouvre la mallette, et vérifie les billets, pour voir s’ils sont authentiques.
Il inspecte le contenu de la mallette, et puis la referme, satisfait.
« Le code pour accéder au fichier est 6589ZKI337. » dit-il.
Rowland tape le code et pénètre sur le fichier.
« Ok, j’ai toutes les données nécessaires et les codes d’accès. »
« Alors, l’affaire est conclue, Monsieur. Il me reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance et à vous dire Adieu. »
Brendon va sortir quand Gary braque son arme sur lui, et lui fait signe de rester en place
« Ce n’est pas tout à fait le moment de se dire Adieu. » explique Rowland, « vous savez que nous prenons énormément de risques à vous laisser vous tirer avec 5 millions de dollars vite gagnés, sachant que ce que nous entreprenons de faire aujourd’hui est d’une envergure mondiale. »
« Pour rien au monde je ne me permettrai de vous balancer à la police ou à qui que ce soit. » réplique l’employé de la NASA.
« Je pense que vous ne seriez pas assez idiot pour oser le faire, mais l’ampleur de la situation dans laquelle nous nous trouvons m’obligent à ne rien laisser au hasard. » rajoute Rowland.
Avant que Brendon n’ait le temps d’ouvrir la portière, le chauffeur, dont le visage n’est pas visible, appuie sur un bouton pour verrouiller la voiture.
Brendon tente de sortir, mais se rend compte qu’il est pris au piège.
« Que voulez-vous ? Je vous ai donné tout ce que vous souhaitiez. »
Gary se retourne et braque Brendon avec un gun.
L’employé de la NASA est alors effaré, et reste cloué sur la banquette arrière.
Rowland, qui a une corpulence imposante, envoie un crochet qui assomme Brendon, puis il sort un canif de la poche, et fait jaillir la lame.
Il prend le visage de Brendon, et en approche la lame.
« Désolé, dit-il, mais nous n’avons pas le choix. »
Gary se saisit de la bouche de Brendon et en écarte la mâchoire, alors que Rowland attrape la langue de l’homme évanoui, et la coupe avec sa lame.
Brendon se réveille immédiatement et hurle à la mort. Mais son cri est étouffé du fait de l’amputation de son muscle buccal.
Rowland met dans la poche du pantalon de Brendon une boite de comprimés, et explique :
« C’est bon, c’est bon…Calme-toi. Je te laisse des comprimés anti-douleur, et je ne touche pas à ta thune.
Tu as de la chance que je te laisse en vie. Estime-toi heureux de t’en sortir avec 5 millions de dollars. Je te conseille de te trouver vite une planque. Et n’essaye pas d’aller à l’hosto pour te faire soigner, ou d’aller à la police pour nous dénoncer. Nous saurons te retrouver tout de suite. Allez maintenant tire-toi avec l’autre voiture et laisse la tienne ici. »
Rowland fouille la poche externe de la veste de Brendon pour en sortir les clés de sa voiture et y introduit les clés de l’autre voiture.
Rowland ouvre la porte arrière du côté de Brendon et le pousse dehors.
Il referme la porte sur lui et attend que le mutilé se décide à partir.
Brendon, prit par sa douleur, ne se relève pas tout de suite. Puis finalement, il se remet debout, titube jusqu’à la voiture désignée, et après avoir posé sa mallette dans le coffre, y pénètre, allume le moteur, et sort du sous-sol.
Rowland observe la voiture s’en aller puis dit à ses gardes : « C’est une chose de faite. Gary, incendie-moi cette bagnole. » Gary fait oui de la tête, et se dirige vers la voiture que Brendon a laissé là. Il ouvre le réservoir avec les clés de Brendon, et y jette une grenade après l’avoir dégoupillé. Il revient à la caisse de Rowland, et en s’y asseyant dit au chauffeur :
« Tirons-nous !»
Le chauffeur démarre la voiture, et cette dernière quitte l’endroit. Au moment où la caisse de Rowland va sortir du sous-sol, la voiture de Brendon explose sous l’effet de la grenade, laissant échapper un vrai brasier qui consume rapidement le véhicule pour qu’on ne puisse plus l’identifier.

La voiture est réduite en cendres.
Chase est en train de se remettre de ses émotions.
Jack se fait rosser de coups par les soldats colombiens.
Michelle est dans son bureau à la CTU de New York.

[16 :12 :42]


CTU, New York


Clara toque à la porte du bureau de Michelle. Celle-ci lui fait signe d’entrer. Clara entre et informe Michelle de la situation :
« Le signal d’Edmunds n’a pu être établi. Nous avons tenté toutes les fréquences. Il faut s’attendre à ce que le portable a été détruit, ou que Cavara ait découvert le traceur.
Dans les deux cas, Edmunds est en danger. »
Michelle comprend tout de suite la gravité de la chose.
« Okay, Clara. Nous devons à tout prix retrouver sa trace par une liaison satellite. Si nous n’avons aucune piste d’où il peut être, nous devrons en avertir la CIA. »
« Je vais faire mon possible, Michelle. »
Clara sort du bureau. Michelle reçoit aussitôt un coup de fil. Elle décroche le combiné.
« C’est Curtis. Je voulais t’informer que l’on a retrouvé les images satellite de l’un des 3 commandos. Il s’agit de Raptor 44, qui s’approche en ce moment même de Bogota, par voie fluviale. On cherche toujours pour Nocturna et Solitaire 2. Le Pentagone devrait normalement nous laisser entrer dans leurs données qui concernent cette opération d’ici quelques minutes. »
« Bien, dit Dessler, poursuivez les recherches. Et où en est-on avec le virus informatique qui a détruit le système de la NASA à Cap Cavaneral ? »
« Diana est toujours en train de faire son analyse du virus, pour tenter de bien cerner ce dont il s’agit. Elle est en contact avec les techniciens de la NASA. Ils ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un virus de type Proton-4 +. Diana est donc sur le point de commencer des regroupements de données pour voir quels hackers seraient susceptibles d’avoir pu créer ce virus, et quels seraient les potentiels acheteurs. »
« Il faut réduire l’espace de recherche, autrement il y en aurait pour des heures. »
« Nous savons aussi qu’un employé s’est enfui après avoir téléchargé un document suspect qui est susceptible d’avoir contenu le virus, explique Curtis. Cet employé a pour nom Brendon Devalence. »
« Ok, occupez-vous de retrouver des antécédents sur lui, Curtis. Demandez à la NASA de vous envoyer son dossier. Il faut trouver une piste concrète»
« Bien, Michelle. »
Dessler raccroche, et contemple du haut de son bureau les bureaux de ses collègues, avec un regard apparemment tourmenté. Elle semble préoccupée par quelque chose.

[16 :15 :01]


Voiture du président, Washington


Le président Hooges, Narfield, et Peterson sont en train de passer en revue leur discours que dans quelques heures, ils devront adresser à l’ONU.
« Les faits sont là, Monsieur le Président », récapitule Peterson. « Il y a 4 mois, le consulat de Chine a été attaqué par des agents de la CTU de Los Angeles; Lee Jong, citoyen chinois, a été kidnappé par ces agents; le consul Koo a été tué par mégarde par les gardes de sécurité du consulat, et la faute en est revenue à ce qui ont formaté cette opération. Cheng Zhi, chef de sécurité du consulat chinois, a mené une enquête et a découvert grâce à l’une des caméras de surveillance que l’un des ravisseurs de Jong était en fait un agent de la CTU de Los Angeles, Howard Bern.
Ce même Howard Bern a été interrogé par Zhi, et a délivré le nom de Jack Bauer comme ayant été celui qui a dirigé cette opération.
Palmer, Logan et Novick, accusés d’avoir été les commanditaires de ce raid, ont accepté de livrer Jack Bauer aux Chinois.
Jack Bauer a été tué par l’un de nos agents du Service Secret qui devait l’amener, au Consulat de Chine, alors qu’il tentait de s’enfuir.
Mais le rapport d’autopsie n’a pas suffi à Zhi, qui a voulu vérifier le corps de Mr Bauer.
Devant le refus de la part des agents de la CTU, Zhi a immédiatement conclu que Bauer n’était pas mort et que le gouvernement l’avait aidé à s’échapper. Zhi, furieux, a immédiatement menacé l’administration Logan de la traîner devant le siège des Nations Unies et d’ameuter l’opinion mondiale sur cette affaire. Pour éviter que les 2 nations n’entrent dans un conflit diplomatique trop abrupte, pouvant déboucher sur une guerre nucléaire, le président Logan a démissionné un mois plus tard après les événements, tout comme Mike Novick.
La CTU de Los Angeles a été soumise à un important remue-ménage, tout comme la Division.
Michelle Dessler, membre de la Division et directrice temporaire de l’agence antiterroriste, a été mutée dans une autre cellule, tout comme Curtis Manning qui est soupçonné d’avoir été aux cotés de Jack Bauer durant l’attaque du Consulat.
Quant à Palmer, présumé responsable premier, il doit répondre aujourd’hui à l’ONU de ces graves accusations. »
« Monsieur le Président, maintenant que l’administration Logan est passée à la trappe, je vous suggère d’affirmer et d’assurer au monde entier votre transparence totale par rapport à ce scandale, devant les Nations Unies ce soir » explique le conseiller Narfield. « Vous avez été élu à la majorité parlementaire par les deux chambres du Congrès, jusqu’aux prochaines élections présidentielles. Vous devez assurer aux Américains que le conflit nucléaire ne peut maintenant plus aboutir, mais que les conséquences politiques et commerciales peuvent être lourdes pour notre territoire, si nous n’obtenons pas de la part du Conseil de Sécurité de l’ONU l’immunité.
« Il faut savoir que ce raid a été décidé alors que la situation était sérieuse » renchérit Peterson. « Sans cette opération, Lee Jong n’aurait pas parlé à temps aux agents de la CTU et la bombe nucléaire utilisée par Marwan n’aurait peut-être pas été détruite. Nous serions alors en train de faire le deuil d’un million d’Américains, et Los Angeles ne serait plus qu’un champ de ruines. Assumons la responsabilité du gouvernement Logan dans cette affaire et déclarons que nous avions des circonstances atténuantes. C’est le seul moyen de tenir tête au gouvernement chinois face à l’ONU. »
« Pour ma part, Monsieur, je pense qu’il faut que nous fassions courir en justice devant les tribunaux internationaux l’administration Logan. Pour le Conseil de Sécurité de l’ONU, il n’y a pas de circonstances atténuantes qui tiennent ! » dit Narfield, s’opposant ouvertement à la théorie de Peterson.
« Et abandonner Palmer, Logan, et Novick à leur sort ? Vous plaisantez, j’espère ? » demande Peterson sur un ton plus agressif.
« Nous ne plaisantons pas quand il s’agit d’un conflit avec cette superpuissance » réplique Narfield. « Nous devons contenter le siège de l’ONU et l’Etat chinois. »
Narfield et Peterson se dévisagent, le regard empli de haine, prêts à s’aboyer dessus.
Hooges calme le jeu en disant : « Nous avons encore le temps de discuter de cela à bord d’Air Force One. Nous arrivons d’ailleurs à l’aéroport ! »
En effet, à travers les vitres, on peut distinguer nettement des pistes de décollage et d’atterrissage de l’aéroport de Washington DC.

[16 :19 :16]

Forteresse de Santa Riviera, Colombie

Jack est bloqué au sol, la respiration haletante, et secoué de hoquets.
Les soldats ne se sont pas ménagés, et Bauer crache son sang sur le sol. Les militaires l’attrapent par les bras, le relèvent, et le font s’asseoir contre le mur.
Le général Dos Santos revient dans la cellule, cette fois avec un autre militaire.
« Monsieur Bauer, je vous serai reconnaissant de bien vouloir maintenant m’expliquer selon vos connaissances en la matière comment les troupes militaires américaines vont s’y prendre pour tenter un coup de force. Je vous en supplie, je ne veux pas devoir aller plus loin. »
Jack, le souffle encore court, relève la tête en direction du général et dit :
« Je ne sais… pas quoi… vous dire… »
« Très bien. Vous me forcez à employer la méthode forte. Je ne voulais pas y remédier, mais je n’ai plus le choix. »
Il s’adresse au militaire qui se tient à ses cotés : « Faites-moi venir le câble électrique et le matériel nécessaire. »
Le militaire se précipite aussitôt dans le couloir.
Jack dit alors au général : « C’est inutile, Général. Dans quelques heures, si ce que vous dites est vrai, je serai mort, tué par vos balles. A quoi bon essayer de me faire cracher quoi que ce soit, puisque je vous dis que je ne sais pas comment ils comptent s’y prendre. »
Le général Dos Santos se retourne alors vers son détenu et pose la question suivante :
« Seriez-vous prêt, si vous ne savez rien, à envoyer un message au gouvernement américain pour le dissuader de procéder à leur opération militaire ? »
Jack répond alors après quelques secondes :
« Ce sera inutile, Général. Mon gouvernement refusera d’entendre ce message. Ils ne céderont à aucune forme de menace quelle qu’elle puisse être. »
A ce moment, l’officier qui était parti arrive avec deux autres soldats, dont l’un tient dans sa main un câble électrique, relié depuis le couloir, et l’autre une valise.
Jack Bauer sourit en voyant ce matériel et dit :
« Je crois que m’électrocuter ne servira pas à grand-chose, sinon peut-être à m’offrir une mort inespérée. »
Dos Santos réplique alors : « Nous n’allons pas vous électrocuter Monsieur Bauer, nous avons besoin de vous pour l’instant. Mais vous risquez d’avoir en revanche de mauvaises surprises. Ce que nous allons devoir vous faire subir est bien pire qu’une simple électrocution.»
Le visage de Jack prend d’un seul coup une mine paniquée.
« Que comptez-vous me faire ? »
Le général Dos Santos approche de son bras droit et lui dit :
« La liaison est-elle prête ? »
Son homme de main lui répond : « Dans quelques instants, mon Général. »
Le soldat qui avait une valise à la main l’ouvrit, et en sortit un ordinateur portable qu’il posa sur une table, après avoir amené cette dernière au milieu de la pièce.
Les autres soldats colombiens forcent Jack à s’asseoir sur une chaise devant la table.
Le bras droit de Dos Santos branche le câble électrique sur la prise de l’ordinateur portable.
Un soldat prend Jack par un bras, et un autre coéquipier fait de même avec l’autre bras du prisonnier pour l’empêcher d’avoir des mouvements violents. Ses chaînes le retiennent en plus très fermement, aux pieds et aux bras.
Le général Dos Santos se met à expliquer un certain nombre de faits:
« Mr Bauer, j’ignore si vous savez qu’après vous être enfui des mains du gouvernement américain, les Chinois ont très mal pris cette escapade de votre part. Ils ont très vite su que vous n’étiez pas mort. Les agents du gouvernement chinois ont dès lors remué le ciel et la terre pour vous retrouver. Votre gouvernement a eu beau affirmé qu’ils ne savaient absolument pas que vous aviez pris la poudre d’escampette, les services secrets chinois se sont lancés à vos trousses. Quand vous avez débarqué au Mexique, vous vous êtes très vite fait repéré par un cartel dont l’un des membres était auparavant un des hommes d’Hector Salazar.
Sachant que selon eux vous étiez toujours un agent américain, ils vous ont pourchassé à travers le Mexique, et quand vous vous êtes réfugié en Colombie, ils nous ont contacté pour que l’on vous arrête pour le simple motif que vous êtes venu sans papiers.
Mais si vous êtes ici, dans cette prison politique, c’est parce que par votre faute, les Salazar sont morts, et que du coup le commerce de cocaïne a nettement diminué pendant un long laps de temps. Il a fallu que nous ressoudions les réseaux d’Amérique Centrale pour passer au dessus de cette crise. Les Salazar étaient nos partenaires commerciaux les plus prolifiques.
Pour notre Etat, Monsieur Bauer, vous être l’homme le plus détesté, et le plus haï. Nartinez aimerait pouvoir vous condamner à la peine capitale, mais nous avions besoin de vous. Votre dossier prouve bien que vous êtes une bible de renseignements qui pourraient nous être très utiles pour contourner le système fédéral américain, et pour le contrer. »
« Où voulez-vous en venir ? » demande Bauer.
« Malheureusement, j’ai bien peur que votre captivité ne prenne fin d’ici quelques heures, alors autant nous aider à faire barrage à ce coup d’Etat si vous tenez vraiment à la dignité de votre pays, et à la sauvegarde de son image de marque de par le monde. »
« Vous voulez tendre un piège aux Américains, mais je ne serai pas votre bouclier ! »
Dos Santos allume l’ordinateur portable et ouvre un logiciel.
« Très bien Monsieur Bauer. Sachez que pendant que vous étiez en train de fuir vers la Colombie, des agents des services de renseignements chinois ont essayé de retrouver votre piste. Or, il se trouve que vous êtes endeuillé de votre femme, et que votre fille est tout ce qui vous resté. »
Les yeux de Jack expriment une stupeur et une terreur qui ne cessent de s’agrandir.
« Les Chinois ont donc voulu utiliser votre fille comme moyen de pression. Ils ont enlevé votre fille clandestinement pour l’interroger et obtenir une piste sur vous. Devant le silence de Kimberley, ils l’ont donc emmené en Chine, dans une prison fédérale tenue par les services secrets chinois. »
Jack veut hurler, mais ses forces ne sont pas suffisantes.
« Il y a quelques jours, les services secrets chinois, pour faire pression sur le gouvernement américain et pour tenter de vous faire émerger de l’endroit où vous vous cachiez, ont torturé et exécuté votre fille. »
Jack, paralysé par ce qu’il vient d’entendre, reste figé, immobile, bloqué par le désespoir qui le gagne à toute à allure.
« Vous mentez, je le sais. Vous mentez pour me faire craquer » dit-il.
« Vous croyez que je mentirai, Monsieur Bauer ? Vous me connaissez mal. J’ai sur cet ordinateur une preuve. Quand les services chinois ont exécuté votre fille, ils ont filmé la scène et ont envoyé les images à la CIA. Nous avons réussi à pirater ces images et à les filtrer sur cet ordinateur. Voyez par vous-même. »
Dos Santos envoie alors une vidéo qui s’affiche sur l’écran de l’ordinateur.
Jack est terrifié par ce qu’il voit : sur la vidéo, Kim est dans une cellule, toute amaigrie, avec une mine affreuse, et des bleus ont scarifié son visage, un bandeau a été posé sur sa bouche.
Des cernes sont gravées autour de ses yeux rouges et humides, qui se sont gonflés à force de pleurer. Des individus se mettent tout autour de Kim, qui est recoquillée sur soi-même, apeurée, et seule face à eux. Un des agents lève son arme, le braque sur la fille de Jack, et fait feu, la descendant de deux balles dans la poitrine. L’éclat des tirs éblouit l’écran, enfonçant ainsi par 2 fois Jack dans un enfer encore plus effarant que ce qu’il n’avait jamais connu, et ce en une seconde.
Sur la vidéo, les individus traînent le corps de la défunte hors du cadre de la caméra, effondrant Jack sur sa chaise. Ce dernier se met à crier, déchiré par la tristesse et par la rage.
Dos Santos reste insensible face à ce que subit Jack, et, au bout de quelques instants, lui dit :
« Voyez, Monsieur Bauer, votre gouvernement vous a abandonné, comme il a abandonné votre fille Kimberley à son propre sort. Votre pays n’a rien fait pour négocier sa vie, bien qu’ils en avaient les moyens et que le dialogue était possible entre les 2 Etats. »
Jack ne semble pas prêter attention aux propos de Dos Santos, accablé de chagrin.
« Pensez-vous vraiment que votre gouvernement est aussi droit et aussi juste que ce que vous espérez ? »
Bauer pleure, et ses larmes ne semblent pas raisonner Dos Santos.
« Je suis vraiment navré de ça, Monsieur Bauer, mais je n’ai pas le temps de vous laisser vous remettre de vos émotions. Tout ceci est de la faute de vos compatriotes. Ils en sont responsables. C’est pourquoi vous ne vengerez la mort de Kim qu’en coopérant avec nous. »
Jack a soudain des mouvements brusques, et essaye de se libérer de l’emprise des 2 soldats qui le tiennent fermement. Il hurle à Dos Santos : « Vous n’êtes qu’un monstre ! »
C’était la parole de trop. L’un des soldats assomme le pauvre Jack avec son fusil mitrailleur, et le détenu tombe dans l’état d’évanouissement.

[16 :24 :56]

Panama, Panama

Chase, Diaz, Cavara et les autres hommes de main sont dans la rue. Ils sont en train de marcher et discutent en même temps. Plusieurs sont à leur portable.
L’un raccroche et dit à Diaz : « La livraison est bien confirmée, elle devrait arriver d’ici une demi-heure ». Diaz fait un signe de tête pour approuver ce qui a été dit, et s’adresse à Cavara :
« As-tu ce qu’il faut pour que la livraison ne soit pas à découvert ? »
Cavara répond : « Tout est prêt. Le van est à 2 rues d’ici. »
Chase marche à coté de Cavara, la tête baissée, et le regard perdu dans ses pensées.
« Armand ? » appelle Cavara. « Il faut que tu sois lucide sur ce coup-là. Ne pense plus à ce qui est arrivé. C’est fait. On ne peut plus revenir en arrière. On a besoin impérativement de toi. Okay ? »
Chase relève légèrement la tête et dit : « Okay, j’ai bien compris. »
Diaz demande à l’un de ses hommes de main : « Avons-nous bien tout l’équipement nécessaire ? »
Ce dernier répond qu’il n’y a pas de problème.
Ils arrivent alors devant un grand van garé dans une ruelle étroite, coincé en file indienne par deux petits vans plus modestes.
L’un des narcotrafiquants, après avoir vérifié que personne ne les observait, ouvre la porte du grand van, et monte dedans. La lumière du soleil éclaire l’intérieur du véhicule, qui s’avère être remplit d’armes à feu rangées et accrochées sur des étagères. Plusieurs hommes dont Chase et Cavara montent à l’arrière du grand van, deux autres à l’avant sur les sièges du conducteur et du passager, et le reste des hommes entre dans les 2 petits vans.
Les 3 véhicules démarrent et sortent de la ruelle.
A l’intérieur du grand van, les passagers commencent à sélectionner certaines armes, mitrailleuses, fusils de sniper, lance-grenades, C-4, et les chargent.
Chase regarde tous ces engins avec une inquiétude qui peut se lire dans ses yeux.
Cavara s’en aperçoit et tente de le rassurer :
« C’est juste au cas où. »
Chase s’efforce de sourire, et se voit proposer un AK-47 qu’il accepte et place sous sa ceinture.
Un des hommes prend un paquet au-dessus des étagères, le pose au sol, et l’ouvre avec un cutter. Il en sort des blousons bleus et les distribue. Cavara en prend un et le tend à Chase.
« Tiens mets ça. »
Chase enfile alors le blouson au dos duquel sont marqués en lettres jaunes les initiales D.E.A.

[16 :28 :37]

Aéroport de Washington D.C.

Le président est sur le point d’embarquer dans Air Force One, et doit passer entre les mailles d’une foule de journalistes qui l’harcèlent de questions qui fusent dans tous les sens. Les gardes du corps ont formé un cordon de sécurité autour d’Hodges, qui, tête baissée, s’avance vers les escaliers pour monter dans l’avion. Au moment où il grave les marches, suivi par ses 2 conseillers personnels que sont Narfield et Peterson, une journaliste réussit à se faire entendre du président en hurlant : « Que pensez-vous de l’attitude du gouvernement chinois à l’égard de l’affaire du Consulat ? »
Le président s’arrête, se retourne vers la foule de journalistes, les regarde, et prend une expression faciale assez théâtrale :
« Je n’ai qu’une seule déclaration à faire pour le moment. Le gouvernement chinois est dans la plus totale liberté de s’exprimer par rapport à ce drame, et il est légitime qu’il ait droit à des réponses et des explications fondées de notre part. J’assumerai mon devoir présidentiel et je suis un obligé face à notre nation. Sachez que quelque soit la décision judiciaire que je prendrai pour réparer ces actes que mon prédécesseur et ses conseillers ont commandité, je le ferai pour le bien de notre pays et pour assurer sa sécurité. Maintenant, Mesdames et Messieurs, je vous prie de bien vouloir excuser mon empressement, mais nous nous retrouverons au siège de l’ONU ce soir. Au revoir. »
Hodges entre alors dans l’avion, entouré des agents du Service Secret, de ses conseillers, et des membres de son administration.
Les journalistes se dépêchent de prendre en note ce qu’a dit le président, les caméramans s’assurent que sa déclaration a été bien filmée.
A l’intérieur d’Air Force One, Narfield chuchote à Hodges :
« Monsieur le Président, c’était une bonne déclaration, cela nous laisse une marge d’action assez importante pour prendre notre rang définitif à l’ONU. »
« Quand décollons-nous ? » demande le président à l’un de ses gardes du corps.
« Dès que la piste de décollage sera libérée, Monsieur » répond Aaron.
Le président et son personnel prennent place sur les sièges.

[16 :31 :41]


CTU, New York

Diana est au téléphone et tape en même temps sur son ordinateur.
« Ok… Bien…Oui…Je le vois sur l’écran…D’accord…Je vous rappelle dès que j’en ai des résultats…Merci, au revoir ! »
Elle raccroche et regarde l’écran où une liste de noms apparaît. Elle regarde de plus près et s’arrête devant un nom. Elle appuie dessus et c’est alors que l’on voit en mode plein écran la photo d’identité de Brendon Devalence.
Elle dit à elle-même : « Oh mon dieu ! »
Précipitamment, Diana se lève de son siège et va au bureau de Curtis.
« J’ai retrouvé la trace de Brendon Devalence en consultant la liste des hackers potentiellement capables d’avoir conçu le virus informatique qui a provoqué la panne électrique de la NASA » dit-elle, avec un regard inquiet. « Il s’agit en fait d’une fausse identité. Son vrai nom est Ray Harrison, c’est un ancien prisonnier qui a purgé une peine de 5 ans pour avoir détourné par piratage informatique d’importants fonds financiers d’une entreprise. »
« Quel type d’entreprise s’agit-il ? » interroge Curtis.
« Une entreprise appelée Oward Industries, qui s’occupe des prototypes de cartes à puce. »
« Ok, examine le dossier de cet homme de plus près, et vois avec qui il a collaboré. »
« Bien » dit Diana.
Curtis appelle alors Clara :
« Il y du nouveau sur les positions de nos commandos ? On sait où ils en sont ? »
« Oui, on a leurs repères géographiques, les images locales sont en ligne grâce à nos satellites, les Raptors 44 sont toujours sur le Fleuve Meta mais ils vont bientôt débarquer. »
« Et le commando Nocturna ? »
« Nous n’avons pas leur position exacte, mais ils sont dans la forêt amazonienne, et restent en contact radio avec le commando Raptor 44. Quant à Solitaire 2, ils n’ont aucune communication, et si tout se passe bien, ils devraient rompre le silence radio dès qu’ils ont récupéré les otages politiques. »
« Je vois, en gros, nous sommes dans l’incertitude. Et pour Chase Edmunds ? »
« On est en train d’essayer de le repérer sur nos satellites sur Panama à partir de sa dernière position. S’il est à découvert, nous le repérerons et nos agents de la CIA devraient pouvoir intervenir rapidement en cas de pépin. »
« Ok, je vais en informer Michelle. Continuez à contacter le Pentagone régulièrement. »

Curtis se rassoit et réfléchit.
Air Force One est en train de décoller.
Chase est dans le van, concentré sur ce qu’il va faire.
Rowland compose un numéro de téléphone depuis sa voiture.

[16 :34 :53]

Orlando, Floride


Rowland est en contact téléphonique avec un associé.
« Nous avons les codes d’accès du satellite. Notre taupe ne parlera pas.»
« Parfait », dit l’interlocuteur, dont la voix nous est inconnue, « maintenant rejoignez votre installation centrale. »
« Et pour le reste ? Comment les manœuvres se déroulent-elles ? » demande Rowland.
« Ne vous inquiétez pas, contentez-vous de faire votre boulot, tandis que je m’occupe de faire le mien. »
« Et s’il y avait un pépin ? »
« Cela est impossible. Rien ne pourra nous arrêter, croyez-moi. »
« D’accord, c’est tout ce que je voulais savoir. »
Rowland raccroche, puis compose un autre numéro.
Pen-So, son collaborateur, décroche :
« Oui ? »
« C’est moi. Quand serez-vous parés ? »
« Nous nous préparons, Monsieur. »
Pen-So est dans le hangar, et devant lui, sur des tables, sont posées tout un arsenal d’armes et de dispositifs en tous genres. Apparemment, ils préparent un énorme coup.
« Surtout, vous ne bougez pas tant que je ne vous ai pas donné l’ordre ! » signale Rowland.
« Nous connaissons nos ordres, Monsieur » répond Pen-So avec assurance. « Nous attendrons votre feu vert. »

[16 :37 : 10]


Orlando, Floride

Brendon, au volant de sa voiture, ne peut contenir l’hémorragie buccale, sa bouche devenue une fontaine de sang qui gicle partout sur sa chemise, sur le volant, sur le siège, et sur le tableau de bord. Brendon commence à entrer en état de choc. Il sait qu’il doit aller à l’hopital, mais il se souvient de ce que lui avait dit Rowland. Il sort de sa poche la boite de comprimés anti-douleur déjà presque vide et en avale un, dans l’effusion sanguine qui l’empêche de respirer normalement. Brendon pleure, laissant ses larmes couler sur ses joues, aveuglé par la douleur qui l’immobilise complètement. Ses membres ne lui obéissent plus, ses mains et ses jambes sont raides et complètement contractés. Brendon se gare dans une rue sur le bord du trottoir et met la main dans sa bouche pour essayer de contenir le flux de sang. Mais sa main devient aussitôt rouge, et il comprend alors qu’il ne peut rien faire pour bloquer l’hémorragie.
Brendon ferme les yeux et sa tête s’écroule sur le volant. Une marre s’est formée à ses pieds.
Le spectacle est insoutenable. Dans une dernière inspiration, Brendon s’évanouit et perd conscience.

[16 :39 :21]


Fleuve Meta, Colombie


Le commando Raptor 44 vient d’accoster la rive, et les soldats américains débarquent les uns après les autres. Le commandant Share et ses hommes inspectent les lieux pour vérifier que personne ne soit dans les parages.
« Okay, dit Share, ne laissez rien traîner dans les parages et surtout n’oubliez pas votre matériel. Gardener, rejetez les embarcations dans le fleuve et faites en sorte qu’elles soient entraînées par le courant. Nous ne les utiliserons pas pour le chemin du retour. Nous aurons un autre itinéraire pour revenir sur les lieux d’évacuation. »
« Tout de suite » répond Gardener.
Share élève la voix et s’adresse à tous ses hommes :
« Ecoutez tous. Nous sommes à quelques kilomètres de Bogota. Nous voilà en territoire hostile. Vous devez tous être concentrés et vigilants. La moindre erreur peut être fatale. Nous allons grimper jusqu’au col, et nous allons avoir devant nous la banlieue de Bogota. Dès le premier village, nous devrons voler des véhicules pour aller jusqu’au quartier général de Nartinez. Par la suite, après avoir mis la main sur lui, nous devrons nous diriger de l’autre coté de la vallée jusqu’au point de repère où des hélicoptères viendront nous chercher. Tout le monde a compris ? Quelqu’un a-t-il des questions ? »
Personne n’ouvre la bouche et Share dit alors : « Bon, en avant. »
Les soldats commencent alors à mettre leurs sacs à dos et suivent un sentier en file indienne.

[16 :41 :59]


Forteresse de Santa Riviera, Colombie


Bauer est toujours dans la cellule, et a reprit conscience. Il pleure à chaudes larmes, et est pris de sanglots incontrôlables.
Le général Dos Santos revient dans la cellule et fixe Bauer dans les yeux :
« Alors, avez-vous changé d’avis ? Acceptez-vous de nous aider ? »
Jack fusille l’officier du regard et crie :
« Vous n’êtes qu’un monstre, Général ! Vous étiez au courant que les services secrets chinois détenaient ma fille, et vous aviez les moyens nécessaires pour négocier un échange entre ma fille et moi. Vous auriez pu demandé tout ce que vous vouliez au gouvernement chinois, une rançon très élevée pour me confier à eux, ou un arrangement politique et militaire entre vos 2 Etats, et ensuite, rendre ma fille aux mains des Américains. Qu’est-ce que vous auriez pu y perdre ? Les Chinois veulent ma tête à tout prix car je suis une preuve vivante que mon gouvernement a autorisé cette attaque contre le Consulat chinois à Los Angeles. Je suis l’homme le plus recherché de toutes leurs agences, et ils n’auraient pas eu le choix face à vous. Si vous demandiez quoi que ce soit, ils vous l’auraient apporté sur un plateau en échange de ma vie. Vous le saviez parfaitement et vous les avez laissé tuer ma fille.
Vous n’êtes vraiment qu’une ordure. »
Dos Santos s’énerve, prenant très mal ce que Jack vient de dire.
Il s’empare du gun de l’un de ses soldats, s’approche du détenu, et le gifle avec le revolver.
Bauer est de nouveau sonné, et se tait.
Il espère que Dos Santos va lui tirer dessus avec son arme, et pour le provoquer, il hurle :
« Tuez-moi, vous ne pouvez rien tirer de moi ! Tuez-moi ! »
Dos Santos reste debout face à Jack et décide alors de réemployer les grands moyens.
Il ordonne à ses hommes : « Faites lui repasser la vidéo de sa fille autant de fois qu’il le faut jusqu’à ce qu’il ne puisse plus résister. Empêchez-le de se mordre la langue pour s’étouffer. »
« Et s’il ne craque pas ? »
Le général se retourne et dit avec assurance : « Il craquera, ne vous en faites pas. »

[16 : 43 : 43]
Salle de réunion des chefs d’Etat-major Interarmes du Pentagone, Washington

McRan est assis devant une table dans une salle de réunion avec d’autres officiers de grade inférieur, ils sont en train de discuter de leur attaque musclée qui va bientôt se produire en Colombie. McRan semble à peine attentif aux exposés et aux suggestions de ses collègues, et boit son café, anxieux et stressé.
Tout d’un coup, un gradé arrive dans la pièce et demande l’attention de tout le monde :
« Il y a un problème » dit-il. « Nous avons perdu les coordonnées GPS du commando Nocturna, qui devait s’infiltrer dans la base militaire du Général Dos Santos.
McRan manque de s’étrangler en buvant son café, et bondit de son fauteuil :
« Comment ça ? » s’élance-t-il.
« Nous n’avons plus leur position par GPS, Monsieur McRan. »
« Il faut que je contacte immédiatement les Raptors 44 pour leur dire de se replier. »
« Il n’en est pas question, mon général. Leur mission doit être poursuivie. »
« Mais vous êtes fou. Et s’ils sont mis en danger, et s’ils tombent en embuscade ? »
« Ils connaissent les risques. Tout comme vous. »
McRan se lève, s’avance, et demande à l’un de ses collègues une liaison radio avec le commandant Share. Mais le gradé l’en empêche : « Je vous demande de retourner vous asseoir, McRan ! »
Ce dernier bouscule le gradé qui, aussitôt, sort son arme et braque McRan, qui crie :
« Avez-vous perdu la tête, mon pauvre ami ? Vous allez vraiment me tirer dessus ? »
« Retournez à votre place ! Le président a donné l’ordre de continuer l’opération, alors nous la continuerons quoi qu’il en coûte à nos hommes. » hurle le gradé.
McRan cède à la menace et finit par se rasseoir, en ne quittant pas des yeux l’arme du gradé.
Celui-ci finit par la ranger et dit : « Je vous prie de vouloir m’excuser, mais les ordres sont les ordres. Je tiens à rappeler à tous que personne ne quittera cette pièce tant que nous n’aurons pas atteint les objectifs, c’est-à-dire capturer Nartinez et Dos Santos vivants, et récupérer nos prisonniers. Est-ce bien clair ? »
Le gradé fait alors signe de la tête aux deux gardes qui surveillent la porte d’entrée de la pièce, et en sortant, il leur chuchote : « Tachez à ce que personne ne sorte sans que je ne l’y ai autorisé. »
L’homme sort ensuite, refermant la porte noire sur lui.

[16 :46 :02]

Panama, Panama


Chase et Cavara sont toujours dans le van. Par la petite fenêtre qui communique avec l’avant du véhicule, ils entendent à la radio une chaîne américaine où l’on entend des informations de dernière minute.
« …car si le décollage de Millénium, le nouveau satellite de télécommunication, s’est bien déroulé, il semblerait que le Kennedy Space Center a été victime d’une panne d’électricité générale juste après le lancement. Nous ne savons toujours pas si cette panne est un simple incident technique ou s’il s’agit d’un acte de malveillance… »
Le conducteur éteint la radio et se retourne vers les passagers arrière en leur disant :
« Préparez-vous, on arrive ! »
Aussitôt, tout le monde charge ses armes et vérifie ses munitions.
Les 3 véhicules amorcent un virage, puis arrivent près des docks du port de Panama, et finalement se garent.
Un des hommes de Diaz ouvre les portes du grand van de l’extérieur et dit à tout le monde de sortir.
Une fois dehors, Cavara et Edmunds se dirigent vers Diaz qui regarde avec ses jumelles l’un des quais. Cavara s’approche et lui demande : « Notre bateau est bien là ? »
Diaz retire ses jumelles et lui répond que oui. Cavara regarde à son tour avec l’objet le bateau vers lequel Diaz pointe le doigt.
« Ok » dit Cavara. « Tout le monde doit se mettre en place immédiatement. Armand ! »
« Oui ? » demande Chase.
« Tu viens avec moi et Diaz, nous allons vérifier le chargement du bateau. Nous le descendrons à quai et le mettrons dans les 3 vans. »
« Très bien ! » répond Chase.
« Diaz, il ne faudra surtout pas oublier le colis spécial. »
Diaz regarde Cavara, qui a un regard très sérieux, et répond avec un peu de crainte dans la voix : « Non, non. Nous ne le négligerons pas. »
« N’oublie pas, nos vies en dépendent » rappelle Cavara.
Chase est surpris de ce qu’il vient d’entendre et comprend qu’il y a quelque chose de louche.
Il demande à Cavara : « Paul, quel colis ? »
« Crois-moi, Armand ! Moins tu en sais là-dessus, mieux ce sera pour toi ! »
Chase est alors pris d’inquiétude et reste figé devant Cavara.

[16 :49 :13]


CTU, New York

Michelle descend les escaliers de son bureau et s’approche de Curtis.
« Où en est-on sur la piste Harrison ? » interroge la directrice.
« Diana est dessus depuis tout à l’heure et ne trouve rien. Il y a quelque chose de bizarre »
A ce moment, Diana arrive en courant et dit à Dessler :
« Madame, je crois que nous avons un problème avec le dossier de Harrison. »
« Qu’y a-t-il ? » demande Michelle.
« Toutes les données et les informations ont été effacées volontairement.»
Un silence traverse la salle. Michelle semble un peu désemparée, puis elle se ressaisit et donne des directives :
« Ok, Diana, trouvez-moi comment on aurait pu effacer les antécédents d’Harrison et pourquoi. Cherchez dans la banque centrale de données des fiches d’identité du FBI. Si ce dossier a été effacé, c’est qu’Harrison connaît quelqu’un ou a collaboré précédemment avec une personne qui a certainement un rapport avec ce qui s’est passé au Kennedy Space Center de la NASA. Retrouvez-moi des traces, Diana, et vite. »
Diana s’exécute immédiatement.
Curtis dit à sa supérieur hiérarchique : « Des agents de la CIA vont se rendre sur les lieux où s’est produite la panne électrique. Ils savent que nous coopérons avec eux pour établir le moindre lien avec l’opération Riposta. Dès qu’ils tiennent des indices, ils nous contacterons. »
Michelle hoche de la tête pour approuver. Curtis et elle regardent l’écran géant à l’autre bout de la salle des bureaux où sont affichées les coordonnées GPS du commando Raptor 44.

[16 :53 :44]


Bâtiment présidentiel, Bogota, Colombie

Dans un vaste bureau du quatrième étage, avec de grandes fenêtres qui donnent sur la ville de Bogota, un homme est debout face à la vue qui s’offre devant lui. Il semble contemplatif. Il n’y a personne d’autre dans la salle. L’individu est de dos. Quelqu’un s’introduit dans la pièce, et appelle l’individu : « Monsieur, un appel pour vous, urgent ! »
L’individu se retourne, il s’agit de Nartinez.
Il s’approche et prend le téléphone en disant : « Merci, André. »
Nartinez prend le combiné et dit : « Allo ? »
Une voix répond : « Monsieur le président ? ». La voix est grave, et correspond en tout point à celle de l’interlocuteur de Rowland.
« Oui ? » répond le président colombien.
« Mes hommes ont récupéré les codes d’accès du satellite. »
« Quand sera-t-il opérationnel ? »
« Quand nous aurons entré dans son unité centrale le nouveau programme. »
« Et vous pensez que vous aurez introduit ses nouveaux codes de mission au bout de combien de temps ? »
« Je pense que le satellite aura programmé ses nouveaux objectifs dans l’heure qui vient. »
« Parfait. Nous sommes donc dans les temps. »
« Monsieur le Président, sachez que vous ne devez prendre aucun risque s’il n’est pas fondé. »
« Je le sais aussi bien que vous. Tenez-moi informé dès que vous pouvez. »
Nartinez raccroche, et redonne le combiné à André. Il lui sourit et lui dit : « Si tout va bien, le monde que nous avons connu jusqu’à présent va basculer irréversiblement. Plus rien ne sera plus jamais comme avant. »
« Je suis content de l’entendre » dit André. « Je vous laisse méditer là-dessus. »
Le garde du corps de Nartinez sort de la pièce.

Nartinez retourne à sa fenêtre et allume un cigare pour se détendre.
Chase Edmunds et Paul Cavara discutent des dernières précisions et commencent à se diriger vers le quai.
McRan est assis sur son siège, impuissant face à la situation.
Hodges, Narfield, et Peterson débattent dans une salle de réunion de l’avion en buvant du champagne.

[16 :58 :02]

Vallée de Bogota, Colombie

Les forces spéciales américaines sont maintenant dans la forêt tropicale de la Colombie et grimpent un sentier très ardu et très escarpé. Ils montent en silence et finalement, après quelques instants, les premiers arrivent au col. Devant eux se tient la vallée de Bogota avec, en plongée, la banlieue de Bogota.
Share observe les effectifs pour voir si personne ne manque et demande à l’un des soldats d’établir un contact radio avec le commando Nocturna.
Le militaire prend sa radio et tente de contacter le commando en question.
Aucune réponse. L’homme essaye de nouveau, mais rien, aucun son, aucun signal.
Il lève les yeux vers Share et dit : « Mon commandant, il n’y a personne à l’autre bout ! »
« Essaye d’autres fréquences ! » suggère Share.
Le soldat tourne le bouton de fréquence, mais le silence radio reste omniprésent. Puis tout d’un coup, un grésillement se fait entendre, arrachant les tympans de tout le monde.
On entend en fond sonore une voix, mais elle reste inaudible. Le soldat essaye d’isoler la voix, et y arrive non sans mal.
La voix est en train de hurler : « S.O.S... nous sommes pris au piège…secours… sommes sous un feu nourri…embuscade… ils…trop nombreux ! »
Puis un boum vient d’achever les tympans, puis un léger craquement continu vient tuer la voix, et au bout de quelques secondes, plus rien.
Tous les militaires sont alors pris de stupeur, leurs yeux s’emplissent de terreur.
L’un d’eux parvient à formuler quelques mots :
« Commandant… je crois que nous ferions mieux…. de nous replier. »
Share regarde tour à tour ses hommes, son visage trahissant la panique qui le gagne.

[16 :59 :57]
[16 :59 :58]
[16 :59 :59]
[17 :00 :00]

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 Message Posté le: Dim 04 Sep 2005 - 14:30    Sujet du message:
Répondre en citant

Bon épisode dans la continuité du précédent.

L'idée de la dispertion des agents n'est pas mal du tout, c'est credible, et ca fait changer de décor ( il faut en profiter car on peut toujours rever pour que ce soit comme ca dans la serie... !!! )

Episode assez sanglant, tu aurais du preciser " Interdit au moins de 16 ans " lol !!!

Sinon globalement tu respecte assez bien les traits des persos de la série, et comme pour le 1er, tu ecris bien, c'est fluide.

Tu laisse plus de place à la narration et tu raconte au présent. C'est un choix ( ca différencie de certaines autre fan fics comme la mienne !!! ).

Jack remonte tout doucement dans l'intrigue. Je sais pas pourquoi mais je pense que tu reserve de bon cliffs avec ca !
Et egalement le fameux colis...

Je me demande si Kim est vraiment morte. C'est un peu risqué de faire ca tout de suite, mais à mon avis, là c'est pareil j'ai le sentiment que tu prépare un truc !!!

Sinon coté politique c'est assez bien reglé, avec le discours du président.
D'emblée ( dès le début de la saison ) c'est bien d'en mettre un.

Par contre, c'est un conseil, mais je pense que le(s) méchant(s) devrait être " catégorifié(s) " dès le début.
Je prend exemple sur ma fic parce que je sais que tu la lis : William et Jones ( Saison 1 ) étaient directement implantés chez les Deltas, et pouvait facilement percevoir les hommes qu'ils étaient, parce qu'on connait leur contexte, leurs repères tu vois ?
On ne sais pas bien qui est Rowland, ni pour qui il bosse. Je pense juste qu'il faudra leur trouver un environnement, quelque chose qu'il les définit au premier abord.

En tout cas je suis toujours pressé de lire le 3eme episode, ca promet de l'action en Colombie ( et avec Jack ??? )... Razz
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 Message Posté le: Dim 04 Sep 2005 - 21:12    Sujet du message:
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Citation:
Episode assez sanglant, tu aurais du preciser " Interdit au moins de 16 ans " lol !!!

Mort de rire, je suis. Ben, tu sais, en fait, j'ai remarqué que les épisodes de 24 que je préférais sont ceux qui sont les plus sanglants et les plus violents. Ils rendent le suspens encore plus insoutenable et laissent transparaître l'idée que tout pourrait arriver par la suite.
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 Message Posté le: Ven 16 Sep 2005 - 19:46    Sujet du message:
Répondre en citant

Bon, pour ceux que ça interesse, ne vous inquiètez pas, ma fan-fic n'est absolument pas au point mort, mais je préfère avoir quelques épisodes en avance avant de les publier.
Je vais voir si je publie l'épisode 3 d'ici quelques jours, pour pas trop vous faire attendre.
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