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fan-fic de magnetik : "le parcours du fou"
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magnetik
Invité





 Message Posté le: Sam 12 Nov 2005 - 22:03    Sujet du message: fan-fic de magnetik : "le parcours du fou"
Répondre en citant

ET voilà, je commence à publier ma fan-fic dés aujourd'hui Dancing

N'ayant pas encore vu la saison 4 et n'ayant aucune info sur la 5, il se peut qu'elle ne soit pas forcément en accord avec les scénaristes attitrés de 24, je m'en excuse et j'espere que ce sera néamoins une bonne fan-fic. Wink

Je sais aussi que rares sont les gens qui vont trouver le courage de la lire. Je l'ai volontairement écrite de façon à quelle soit assez longue à lire, de maniére assez narrative également. Donc, pour les 3 ou 4 malades qui arriveront à lire ma fan-fic, j'espere que toutes les critiques faisables seront faites, et ce, afin que je puisse m'améliorer. Désolé pour la longueur, j'accepterai le manque de succés. J'ai simplement tenu à que le temps réel soit bien retranscrit, du moins au mieux pour le lecteur. Merci de votre compréhension. Wink

les événements se déroulent aprés la saison 4, Michelle est revenu dirigé la cellule. Je tiens à dire aussi, mea culpa, que je n'ai pas lu toutes les fan-fics du site, donc je suis désolé si je reprends des idées déjà faites avant. Embarassed

Ces événements se déroulent entre 16 heures et 17 heures
Ils sont rapportés en temps réel


1

« Je pensais pas qu’une telle chose pouvait encore se produire en plein coeur de Los Angeles de nos jours ; j’ai eu du mal à vous croire au début.

- Oui, mais c’est pourtant bien le cas, et c’est aussi à ça qu’on sert: à résoudre ce genre de situation...merde, je m’en serais vraiment passé.

- On y sera dans combien de temps?

- Nous y sommes bientôt...à l’angle de la 46ème et de la 58ème. »

En répondant, l’inspecteur Rawls appuya sur l’accélérateur du fourgon noir aux vitres métallisées de manière conséquente, comme si cette dernère question lui avait rappeler soudainement que le temps était compté et que des vies étaient en jeu. Rawls était un bon inspecteur, bien qu’ayant un caractère très peu commode et franchement apathique, il était reconnu par ses collègues...mais à l’approche de ses 60 ans, son mental commençait à flancher, et la fatigue de la routine, de la violence quotidienne semblait avoir pris le dessus sur son moral de vieux briscard expérimenté et respecté de tous. Alors, pour sa dernière journée de travail avant la « sainte » retraite, on ne peut pas dire qu’une prise d’otage en plein coeur de Los Angeles soit le cadeau rêvé...
« Putin...et l’autre qui me dit ce matin: « on vous a préparé une super cérémonie pour fêter votre départ! » tu parles d’une cérémonie toi! Il a fallut que ça tombe aujourd’hui, dans mon district. »
A la place du mort, un grand blond, qui n’avait pas encore la trentaine: Erwin Dyer, acquisait sans rien dire. Il avait été mis au courant de la situation au dernier moment par l’inspecteur Rawls, qui avait besoin de lui. En effet, il était le meilleur négociateur que la ville avait en sa possession. Ils avaient déjà travailler ensemble sur plusieurs opération du même type, mais jamais de cette envergure: là, il ne s’agissait pas d’une personne seule, desespéré, ruiné, voulant seulement se suicider; cette fois-ci, on avait plusieurs hommes, sans scrupules, prêts à abattre des innocents si on accédait pas à leur demande. On pouvait sentir de la perplexité dans le regard d’Erwin, ce qui était plutôt rare chez lui. Même si il avait réussi à se faire un nom en un rien de temps dans le métier grâce à son talent dans la négociation, son manque d’états de service était patent et constituait son dernier et unique défaut. Le trac. Cette fois-ci il aura encore moins le droit à l’erreur que dans n’importe laquelle de ces précédentes interventions. Il n’y aura pas de deuxième chance, il le savait:

« Dites moi tout ce que vous savez sur la situation. Mieux vaut que je sois au courant le plus rapidement possible.demanda Erwin Dyer calmement.

- La division a envoyé les agents de la cellule anti-terroriste. Ils y sont déjà, et c’est eux qui dirigent toute l’opération. Mais ils ont besoin de plus d’hommes, alors, comme nous sommes le comissariat le plus proche, c’est sur nous que ça tombe. 6 disctricts diffèrents sont sur le pied de guerre. Ce sont les fédéraux qui donnent les ordres, et nous, on obéit. Un vrai plaisir.
[16:04:46]

2
Dans un fast-food au même moment, l’ex-agent Jack Bauer prenait une glace avec sa fille Kim. Il portait une veste noire sur une chemise blanche déboutonnée au niveau du col; aujourd’hui était une journée de décontraction et ces moments là, passés avec sa fille, rendaient Jack heureux. Aucune autre femme ne pouvait plus compter que sa fille Kim:

-Alors tu retournes travailler à quelle heure?

-Papa, tu sais très bien que je n’aime pas qu’on parle du travail. Ca n’a aucun intêret et tu te fais du mal en repensant à la cellule. Essaie d’arrêter d’y penser...s’il-te-plaît...

Jack baissa la tête, puis reprit calmement en regardant sa fille:

-Je voulais juste savoir...combien de temps je passerai encore avec ma fille aujourd’hui.

Kim esquissa un sourrire à son père, et le fixa, comme pour lui faire ressentir qu’elle avait tout autant que lui envie de passer un maximum de temps en sa compagnie...mais ce n’était plus la petite fille qu’il devait protéger. Ses cheveux coupés courts, noirs, lui donnaient un air endurci, et dans sa veste grise, elle ressemblait à une vieille jeune fille:

-Je doit être aux commandes de la cellule à partir de 22heures. On a encore le temps, ne t’inquiète pas papa.

Jack sourit à son tour, puis leva les yeux aux ciel. Alors son sourire s’éteignit peu à peu devant le spectacle auquel il assistait:

- Hé vous! Mettez le son à votre télé, on entend rien! cria-t-il à la jeune fille qui était postée à la caisse.

Kim et le reste des gens de la salle regardèrent alors tous le petit écran noir ou une présentatrice de journal télévisée semblait avoir du mal à coordonner son souffle devant les informations qu’elle devait faire parvenir:

« Cela fait une heure maintenant que le siège général de la Central Bank de Los Angeles, situés entre la 46ème et ...la 58ème rues, est le lieu d’une prise d’otage. Il n’y a eu...euh... pour l’instant aucun décés à déplorer. Nous ne savons rien des terroristes, ni leur identité, ni leur revendications. Les agents de la cellule anti-terroriste et les policiers du 8ème district sont postés de part et d’autre du site en attendant... un soi-disant coup de fil. Les forces de l’ordre ont quadrillés la zone sur un périmètre de 1000 mètres et recommandent à toutes les personnes résidants à proximité de la Central Bank de rester chez eux et de ne pas paniquer...euh, le sergent Brown a accepté de répondre à nos quest... »

C’est alors le bipper de Kim qui se mit en route.
[16:07:50]

3

- A quelle moment tout a commencé? demanda Erwin

- Il y a une heure à peu près. 4 hommes sont rentrés encagoulés dans la Central Bank et voilà: ils ont tout bouclé et nous n’avons aucun contact visuel avec l’intèrieur d’après ce qu’on m’as dit. C’est tout ce que je sais.répondit Rawls.

- Vous auriez du être en premier sur les lieux non? Dyer semblait accuser l’inspecteur.

- Quoi? Tu crois m’apprendre mon travail toi? J’étais à l’autre bout de la ville à ce moment là, et je nous imaginais pas vous attendre tranquillement le temps que vous arriviez en bus. Il fallait bien que quelqu’un passe vous cherchez! »

Erwin avait irrité l’inspecteur qui semblait maintenant ne pas le porter dans son coeur, c’était compréhensible. Le jeune homme s’en voulait et se tut jusqu’à la fin du trajet.
[16:09:34]

4
- C’est le moment de les rappeler Adrian. Cela fait trop longtemps maintenant qu’on reste là sans rien faire.

- Oui, il a raison. Il va falloir forcément qu’on se décide pour établir la liste de nos exigences, plus on attend et plus ces putins de flics font dans leur froc, et tu sais ce qui arrivent quand les flics se chient dessus!

La personne à qui étaient destinées ses douces paroles se retourna et dévisagea ses deux interlocuteurs: le premier s’appelait Jonathan et le second qui n’était autre que son frère, et avait la carrure d’un footballeur, portait le nom de Owen, c’était aussi lui le plus vulgaire. Adrian, quant à lui, était assis dans le fauteuil d’un guichetier,tatonnant le téléphone de quelques doigts; on pouvait lire le doute sur son visage et l’indécision: c’était lui le chef; il avait la trentaine brun, avec une courte barbe noire. Il ne fallut pas longtemps pour que le gros reprenne la parole, et ce, de manière plus virile et plus menaçante:

- Bon écoute Adrian, tu sais tout le respect que j’ai pour toi! non c’est vrai, grâce à toi on s’est tous fait un max de blé dans le passé grâce à tes renseignements; et je t’en suis reconnaissant...mais aujourd’hui, ton plan nous a tous foutu vraiment dans la merde! N’oublie pas! c’était ton plan, tu nous avait dis que tout se passerait à merveille,et maintenant...maintenant,on sait même pas si on sera encore vivant dans une heure. Alors répare tes erreurs et dis-leur ce qu’on exige, on a des otages, je ne veux plus attendre!

Owen semblait perdre son sang-froid, et c’est ce qui justement commençait à inquiéter Adrian, il savait maitriser beaucoup de situations, mais ce genre de comportement le dépassait et lui ôtait tout contrôle:

- Ce n’était pas prévu que les fédéraux soient aussi rapides, et je vous rappelle que je suis autant dans la merde que vous les gars...bon...d’accord. Je vais les rappeler...mais c’est moi qui dicte les instructions, alors...pas de panique,ok?

Sur ce, Adrian décrocha le téléphone.
[16:11:44]

5

Le bulding qui abritait la Central Bank à son rez-de-chaussée sur la facade de la 46ème voyait les unités d’intervention envahir le premier étage. Elles avaient pénétrer l’immeuble par le sommet au moyens d’hélicoptères de la cellule anti-terroriste. Jeremiah Jost devait s’assurer le bon déroulement des opérations, c’était lui l’homme de terrain de la cellule. Il avait remplacé Jack Bauer peu de temps après que celui-ci retourne à la vie civile. Jost travaillait à la CIA avant qu’il ne soit rétrogradé et envoyé pour ce poste à Los Angeles:

« Becker, vous êtes sur les lieux?

- Oui monsieur, nous sommes dans la cage d’escalier. On a la porte devant nous.

- Ok parfait, attendez les instructions maintenant.

Le mobile de Jost retentit:

- Jost à l’appareil...

- Bonjour Jeremiah, il est temps qu’on discute nous deux.

La voix était calme, beaucoup trop pour que cela ne paraisse pas suspect.

-Qui êtes-vous? Comment savez vous mon nom?

- Je suis la personne responsable de tout ce remue-ménage aujourd’hui...

Jost ne pensait pas être contacté de cette façon par les terroristes, ce qui le rendit nerveux:

-Comment avez-vous eu mon numéro?

Dans sa tête il se dit qu’il devait tout faire pour le retenir le plus longtemps au téléphone, mais il n’était pas préparé pour ce genre de situation, et le négociateur qu’il avait demandé n’était toujours pas arrivé.

- De nos jours,avoir le numéro d’un agent fédéral n’est pas très compliqué Jeremiah. Mais...ne nous éternisons pas, je n’ai aucune envie de négocier avec vous: vous ne m’êtes d’aucun intêret...alors, soyez prêt à répondre à ma première exigence. Je négocierai qu’avec une seule personne: je veux Jack Bauer, ici, dans une demi-heure. Si le temps est dépassé ne serait-ce que d’une minute, vous aurez une première exécution, alors, faites ce que je vous dit!

-...mais...pourquoi...pourqoi Jack Bauer?

Jost ne comprenait pas ce qui été en train de se passer, les exigences d’un psychopathe et ses raisons d’agir, ça le dépassait, c’était un homme de terrain et de combat avant tout. L’interlocuteur devant sa question, ne put étouffer un rire:

-Les raisons pour lesquelles je vous demande de m’amener Jack Bauer ne vous regarde en aucun cas...la discussion est maintenant terminée Jeremiah. Au plaisir de vous revoir.

L’homme raccrocha. Et l’agent Jost resta figé,quelques secondes, semblant perdu dans ses pensées. Il n’avait pas toutes les cartes en mains, et il detestait ça: être dans le flou. Il devait maintenant avertir tout le monde de son premier contact avec le preneur d’otage.
A ce moment là arriva l’inspecteur Rawls accompagné de Erwin Dyer à bord de la fourgonette noire.
[16:14: 32]


6

Kim conduisait la Ford berline grise métallisée fonçant sur la 4ème avenue. Jack était assis à la place du mort

« Je te connais papa, il y a quelque chose que t’as envie de me dire et que tu me dis pas.

Jack sourit et regarda à travers la fenêtre avant de répondre sollenellement:

- C’est juste que...te voir aujourd’hui, à cette place qui est la tienne...enfin, je suis vraiment fier de toi. Je ne pensais pas que tu gravierais les échellons aussi vite. Maintenant que tu dirige la cellule, j’ai l’impression d’être tout petit comparé à ma fille...

- papa, je ne suis pas directrice, j’assure seulement la veille de la cellule la nuit, c’est pas grand chose tu sais.
- ...je suis fier quand même...

Le portable de sa fille rententit:

« Bauer à l’appareil.

- Kim, c’est Michelle! Je voulais te joindre plus tôt mais on est debordé ici, on a vraiment besoin de toi. Jeremiah est parti il y a plus d’une heure à la Central Bank avec les forces d’intervention de la cellule: il ya une prise d’otage là-bas. Vient le plus vite possible!

- Je suis en route, mais... Malone n’est pas à la cellule aujourd’hui?

- Si, mais on a pas assez d’effectifs ici, tous les agents sont réquisitionnés...

La voix de Michelle devint plus hésitante.

-...euh...écoute Kim, si je t’appelle maintenant, c’est parceque les preneurs d’otages viennent de nous donner leur première exigence...et en fait, enfin...apparament ils veulent que ton père arrive le plus rapidement possible sur les lieux. C’est la seule personne avec la quelle ils seraient prêts à négocier d’après ce que Jeremiah vient de me dire.

Kim se tourna vers son père, avec un air supris. C’était clair, c’était pas une bonne nouvelle, en tout cas, ce n’était sûrement pas ce qu’elle voulait entendre:

- Tu es sûre? Il doit y avoir une erreur.

Mais avant que Michelle ait le temps de répondre, Jack avait déjà arracher le téléphone des mains de sa fille. Il avait compris qu’elles parlaient toutes deux de lui, et paraissait presque heureux que ce soit le cas:

-Michelle c’est Jack! Que se passe-t-il?

Kim n’aimait pas du tout comment les choses étaient en train de tourner, et préférait récupérer son portable des mains de son père:

- Rend moi mon téléphone papa, ce ne sont plus tes affaires maintenant!

Mais Michelle expliquait déjà pourquoi elle avait besoin de lui:

-Tout ce que nous savons, c’est que les preneurs d’otages ne veulent négocier qu’avec vous; pourquoi? ça on n’en sait rien encore. Je veux que vous rejoigniez le plus vite possible Jeremiah Jost à la Central Bank, c’est lui qui dirige les opérations là-bas: c’est notre agent de terrain à la cellule. Il vous briefera une fois arrivé.

Jack repassa le téléphone à sa fille, qui était pour le moins en colère:

-Michelle! Pourquoi mon père est mêlé à ça? Je ne veux pas qu’il soit impliqué dans ce genre d’affaires, il ne travaille plus pour la cellule!!

- Ecoute Kim, je sais que c’est pas facile, mais c’est comme ça, et c’est moi qui commande. Si Jack ne rapplique pas sur les lieux d’ici une demi-heure, il se pourrait bien qu’un innocent en paye le prix fort, alors améne ton père sur les lieux, et ne discute pas!

Michelle raccrocha, elle n’aimait pas elevé la loi, mais la situation était trop grave pour qu’elle puisse tolérer la moindre vélleité de l’un de ses agents.
Dans la voiture, Kim était contrariée, alors que Jack cherchait des explications justifiant l’appel que lui avait lancé le terroriste. Même si il ne savait pas dans quoi il s’embarquait, une certaine satisfaction pouvait se lire son visage; sûrement devait-il se dire dans sa tête « ils ont encore besoin de Jack Bauer ». Kim ne parlait plus et fonçait maintenant vers la 46ème.
[16:20:57]

7


Jost venait d’expliquer le déroulement des opérations à Rawls et à Erwin Dyer:

-Vous êtes en train de me dire que vous m’avez fait venir ici parceque vous aviez besoin d’un négociateur et que maintenant, quelqu’un va négocier à ma place?

Dyer n’appréciait pas qu’on le mette sur la touche de cette façon, son ego venait d’en prendre un coup.

- Le malade mental qui est dans cette banque a exigé de ne parler qu’à Jack Bauer en personne! Tant que nous n’avons pas de plan d’interventions solides, on fera ce que ce gars nous dira de faire!

Rawls prit alors soudainement la parole:

- Jack Bauer? Ce n’est pas le nom de l’agent qui avait empêcher que la bombe nucléaire explose en plein coeur de Los Angeles?

- c’est bien lui, à ceci prêt qu’il ne travaille plus pour nous maintenant.

En répondant, Jost avait du mal à cacher un certain dédain pour son prédécesseur. La jalousie en était peut-être la cause, mais il ne preférait pas s’étendre sur le « sujet jack bauer ». Rawls voulait savoir comment les terroristes s’y étaient pris pour entrer dans la banque:

- Vous avez les vidéos qui montrent l’entrée des preneurs d’otages dans la banque?

-Oui, je vous montre ça tout de suite. En fait, 3 hommes cagoulés sont rentrés avec des armes par la porte centrale, c’es tout ce qu’on peut voir. C’est pour ça qu’on pense qu’il y avait au moins un autre complice à l’intèrieur, sans doute chargé d’immobliser les gardiens.

- Et on a une idée précise du nombre d’otages?

- Non pas vraiment, seulement une approximation. Entre 15 et 20 otages seraient à l’intèrieur. On a aucune idée de la façon dont laquelles ils sont disposés...

Jost marqua un temps d’arrêt, il n’avait pourtant pas le droit au doute et à la peur aujourd’hui, toutes erreurs pouvaient être fatale.

-...cette banque, c’est une vraie saloperie. Tant que nous ne savons pas ou sont placés les otages, toute tentative d’intervention pourrait finir dans un bain de sang. La configuration du bâtiment joue en leur faveur...Sans compter qu’une fois Bauer arrivé, il voudra diriger toutes les opérations lui-même.

L’agent de la cellule mit sa tête entre ses mains, comme un geste entre dépis et désespoir. Rawls ne connaissait pas Jack Bauer en personne, mais il avait déjà entendu parler de lui, par ses états de services...

-Mais Jack Bauer n’est plus agent fédéral, il ne peut pas prendre la direction des opérations ici. Ce sera seulement un messager entre nous, et les terroristes...n’est-ce-pas?

Jost ne put laisser échapper un bref rire nerveux.

-Une fois ici, il ne laissera le choix à personne, même pas a moi. De plus, les gars de la cellule se souviennent bien de lui. Ils lui seront d’une loyauté sans égale, j’en suis sur.

Alors que les événements se prétaient à une tension extrême au sein des forces de l’ordre, Rawls ne put ressentir un brin d’excitation à l’idée de voir l’ex-agent Jack Bauer intervenir en personne.
[16:26:10]

8

Le plan de la Central Bank était simple: au rez-de-chaussée,ses façades donnaient sur la 58ème, vers l’est, et sur la 46ème, vers le sud. De l’autre côté, le building voyaient sa superficie occupée par 2 grandes agences immobillières ainsi que des bureaux d’entreprises diverses dont les sièges se trouvaient aux étages supèrieurs. Aucun accès interne n’était possible entre la banque et les autres entreprises. Ainsi, il n’existait que 3 façon d’entrer dans la banque: soit par l’entrée est, soit par l’entrée sud, et dernière possibilité, par le premier étage, en pénétrant dans la cage d’escalier du bâtiment. Tous les acsenseurs avaient été condamnés par les terroristes préalablement.
C’est ici que Becker et ses hommes s’étaient postés en attendant l’ordre d’intervention. Il n’y avait aucun moyen de savoir ce qui se trouvait directement derrière la porte et c’est pour cette raison que tout mouvement avait été proscrit. Si le commando venait à passer par cet accés, ils tomberaient sur un couloir de 15 mètres, donnant sur chaque côté trois pièces, des locaux ou des bureaux. Ainsi, il fallait franchir 15 mètres à découvert avant de déboucher dans le hall central. Mais les terroristes pouvaient aussi bien s’être planqués au sous-sol, dans la salle des coffres; et dans ce cas là, une intervention deviendrait un vrai cauchemar pour libérer les otages.
Becker savait qu’une tentative serait vouer à l’échec sans contact visuel de l’intèrieur: il fallait absolument savoir à quoi s’en tenir une fois entré dans la banque. Le fait que Jack Bauer arrive le rassurait...un peu, mais le fait que ce soit les terroristes qui l’ait appelé, ça, c’était plus difficile à appréhender.
[16:28:24]


9
Une dizaine d’otages se trouvaient dans le hall avec Adrian; il s’agissait des employés de la banque et des agents de la sécurité, tous ligotés. Les clients, eux, avaient été séquestrés dans la salle des coffres, gardés par Patricia, qui n’était autre que la petite amie d’Adrian. Ce dernier avait visé l’une des banques les plus réputées de Los Angeles et ne s’y était pas trompé: le magot qu’ils pouvaient se faire était conséquent.
Les deux frères, Owen et Johnathan, avaient déjà rempli une dizaine de sacs noirs de liasses de billets; ils ne pensaient plus qu’à sortir de là. Mais Adrian savait le premier que ce serait pratiquement impossible maintenant; les Américains n’ont pas l’habitude de traiter avec des terroristes, et il ne voit pas pourquoi ça changerait aujourd’hui. Heureusement, la configuration des lieux et les otages lui permettaient de gagner pas mal de temps, il savait qu’une fois Jack Bauer arrivé, la donne serait diffèrente...ça faisait tellement longtemps qu’il attendait ce moment, le jour ou il pourrait avoir Jack en face de lui; le meilleur agent fédéral que le FBI n’a jamais eu, l’homme qui a perdu sa femme et qui s’est relevé pour continuer a voué sa vie à la lutte anti-terroriste, l’homme qui a lui seul a sauvé des millions de vies... il se retrouverait enfin devant son héros de toujours, il ne pouvait y avoir meilleure occasion! Mais Adrian devait surtout calmer les esprits de ses compagnons et leur faire mirroiter une possible sortie, le temps que Jack fasse ce dont il a l’intention de lui faire faire.

« Dans un quart d’heure, les négociations pourront commencer. Ce Jack Bauer nous offrira la liberté.

- J’espere que tu sais ce que tu fais Adrian, tu es le seul ici à connaître ce mec, alors ne nous enfonce pas plus qu’on ne l’est maintenant ou tu pourrais le regretter.

Le gros Owen paraissait méfiant, et cela se justifiait compte tenu du double jeu qu’effectuer Adrian: ce qu’il mijotait, lui seul le savait. Mais tout à coup, il fixa l’un des sacs se trouvant par terre, rempli de billets. Ses yeux étaient devenus livides, ce qui fit réagir de suite Johnathan qui se trouvait à proximité:

-Putin Owen, le sac! Vite, remet-le avec les autres sacs avant qu’il ait une crise!

Soudain, le gros réagit et se jeta sur le sac pour le balancer avec les autres. Les gouttes de sueur perlaient sur le front d’Adrian qui semblait avoir été déconnecté de la réalité l’espace d’un moment, un moment ou sa colère aurait pu exploser. Ces yeiux clignaien encore a une vitesse anormalement élevée.

- tu sais qu’il est malade Owen, il faut à tout prix qu’on évite qu’il fasse une crise. Quand les choses ne sont pas ordonnées, il pète un cable. Verifie que les otages soient bien alignés aussi...je vais chercher Patricia, peut-être qu’elle à penser à amener ses médicaments...

-...Ca ira Johnny, ça va aller...contenter vous de ne pas m’enerver, d’être ordonnés, et je garderais le contrôle...

Adrian reprennait ses esprits peu à peu. La deconnexion fut brève mais elle lui rappelait que sa maladie mentale était loin d’être guérrie. Il avait passé 4 ans dans un « hôpital » psychiatrique, et ça n’avait pas changé grand chose à son comportement, et à ses moments de démence.
[16:33:02]



LA suite demain si vous le voulez bien Wink


Dernière édition par magnetik le Sam 12 Nov 2005 - 22:51; édité 1 fois
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tony almeida$
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 Message Posté le: Sam 12 Nov 2005 - 22:09    Sujet du message:
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je viens de lire mais je relirais ce soir et te donnerai mon avis demain
mais ca a l'air pas mal
met plus en avant les discours
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Sam 12 Nov 2005 - 23:04    Sujet du message:
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Dès que j'ai 30mn je la lis et je te laisse un comm !!! Smile
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tony almeida$
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 Message Posté le: Dim 13 Nov 2005 - 20:21    Sujet du message:
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Désolé pour ce retard j'ai bien aimé mais c'est très dur à lire il faudrait faire plus apparaître les dialogues
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magnetik
Invité





 Message Posté le: Jeu 17 Nov 2005 - 16:16    Sujet du message:
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Comme je peux le voir, ma fan-fic connait un franc succés à travers les frontières Applause mais ça ne m'empêche pas de poster la suite, la voici la voilà! Arrow En esperant que ce soit mieux[-o< Laughing

10

- Agent Jost, nous avons vérifiés les aérations, et il existe peut-être une possibilité.

- Très bien, dîtes moi ce que vous proposez.

-Hé bien, on pourrait accéder aux bouches d’aérations du plafond du hall, ainsi, on pourrait avoir un visu sur tout ce qui s’y passe à l’intèrieur. Mais il y a un problème: le systèmes d’aérations de cette banque sont extremement étroit...et il y a de grandes chances pour que, dans le cas d’une infiltration dans les conduits, les terroristes se rendent compte de notre présence.

Jost était perplexe; cette solution était vraiment dangereuse, mais un visu restait indispensable si on voulait conserver les chances de succès d’une intervention musclée.

-J’appelle la cellule, ils auront sans doute une solution.

Jost prit son portable pour chercher à joindre Michelle:

- Michelle, c’est Jeremiah! Du nouveau sur l’identité des terroristes?

- Non, pas vraiment. J’ai mis Chloé sur l’enregistrement vidéo de la 46ème: la plaque d’immatriculation de la voiture qui a déposés les 3 hommes à l’entrée de la banque n’a rien donné, l’indicatif n’existe pas. La plaque a du être trafiqué auparavant...et pour ce qui est des recherches sur les employés, on a rien trouvé de très exhaustifs, aucune piste ne se dégage. Le directeur de la banque est ici, mais je crois qu’il nous sera d’aucune aide non plus.

Ce dernier siégeait au premier étage, dans son bureau au moment des faits. Il avait pu être évacué pa l’autre côté du bâtiment, au moyen de l’escalier nord.

- Ok. Bon écoutez, il faut que vous me procuriez des détecteurs thermiques de toutes urgences, on a pas le choix!

- Je vais demander à la division, mais je ne sais pas si cette technologie nous viendra rapidement, il faudra faire le dos rond aux militaires pour espérer y avoir accés.

- Ils ont pas le choix! Il y a des innocents ici, qui peuvent mourrir maintenant, et je ne veux pas avoir leur mort sur ma conscience, vous entendez? Alors faites ce qu’il faut!

Jost raccrocha, les nerfs à fleur de peau. Il n’était pas particulièrement fatigué, mais il avait peur, pour lui, et pour les autres, que ces décisions ne soient pas les bonnes. Il avait toujours commandé des hommes, des soldats, mais une prise d’otage était une situation vraiment inconnue pour lui. Il ferait son nécessaire pour garder le contrôle et ne rien laisser pâraitre.
[16:37:09]

11

- Chloé! Quand Jack va arriver? il lui reste moins de 10 minutes avant la fin du premier ultimatum, alors contacte-le et renseigne-toi, le temps presse.

Le téléphone du bureau de Michelle retentit à nouveau, ce qui commençait à l’enervé quelque peu.

-Dessler.

-Michelle, c’est Brad Hammonds de la division.

-Brad...qui a-t-il?

Elle se souvenait que c’était lui, qui était en grande partie responsable de l’emprisonnement de son ex-mari Tony Almeida, et avait beaucoup de mal à cacher son dédain pour lui.

- Je viens vous prêter mains fortes, avec quelques hommes de la division; je suis sûr que des renforts seront les bienvenus...

- Ecoutez Brad, tout est sous contrôle ici, vous n’avez pas à vous inquiétez.

- Vous êtes une bonne directrice Michelle, mais je ne veux prendre aucun rique....et c’est aussi pour cette raison que je ne veux pas que vous demandiez à Kim Bauer de rejoindre la cellule aujourd’hui, ce ne serait pas prudent. Nous savons tout deux quelle attache elle a pour son père, et cela peut perturber son travail; on ne peut pas se le permettre. La dernière fois que la sécurité intèrieure de Los Angeles a été autant perturbée, c’était au moment ou le virus Cordilla a été laché dans la ville.

- Je ne suis pas d’accord avec vous Brad! J’ai déjà appelé Kim, et elle sera d’autant plus motivé dans son travail sachant que son père y est mêlé...et...n’oubliez pas que... sans Kim et Jack, le virus Cordilla aurait pu avoir des dégâts bien plus importants...

Michelle ne pouvait pas s’empêcher de repenser à Tony. Ce fut l’un des épisodes le plus noirs de sa vie personelle, mais elle s’efforçait de ne pas se laisser dépasser par ses ressentiments. Au moins, ça dernière réflexion avait rendue Brad Hammonds hésitant:

-...Bon, très bien...mais au moindre faux-pas, je n’hésiterais pas à la renvoyer chez elle. A vous de la mettre en condition, compris?

Elle raccrocha et eut, l’espace d’un instant, l’impression qu’elle avait toujours travaillé pour les autres, et que personne ne travaillait pour elle; elle était agacée. Mais Chloé la sorta de sa torpeur:

- Michelle! Jack arrive à la Central Bank.
[16:41:21]

12


Jack ouvrit la porte du véhicule et avant de la refermer, lança un regard à sa fille:

- ...bon, va à la cellule, t’en fais pas...

- D’accord...sois prudent papa; ne fais pas plus qu’on te demande s’il-te-plait...

Ils se regardèrent quelques secondes, jusqu’à que Jack referme la porte. Kim reprit la direction de la cellule anti-terroriste, et Jack se dirigeait maintenant vers Jeremiah Jost, qui se tenait debout près du QG mobile des fédéraux.

- Bonjour, je suis Jack Bauer, on m’a envoyé ici...

-Oui , je vous ai reconnu! Je suis Jeremiah Jost, directeur de la cellule anti-terroriste, suivez moi à l’intèrieur du fourgon, on a pas de temps à perdre.

- Je n’ai eu le droit à aucun briefing depuis qu’on m’a appelé, que se passe-t-il exactement ici?

- Vous arrivez à temps. Je ne peux pas vous dire grand chose, à part que nous attendons des détecteurs thermiques en provenance de l’armée. Pour l’instant, toutes interventions serait prématurée. Il y aurait 4 hommes armés, ainsi qu’une vingtaine d’otages à l’intèrieur; aucune revendication pour le moment, et pas la moindre idée sur l’identité des assaillants.

Le téléphone portable de Jost sonna.

- C’est lui. Il faut que je décroche, vous êtes prêt?

Jack était dans le flou depuis le début de l’opération, il n’avait pas plus idée de ce qui se passait que les autres agents sur les lieux, et ça le rendait nerveux. Cela faisait longtemps maintenant qu’il n’avait pas oeuvré pour la cellule, et il n’était pas sûr de s’y prendre de la bonne façon. Jack aussi éprouvait le stress: un sentiment rare qu’il avait oublié depuis ses dernières missions. L’espace d’un instant, il repensait à sa fille, à ses anciens collègues de la cellule, à Nina...Il avait tant de souvenirs, de son ancien travail...il devait reprendre ses esprits.

-Bien passez-le moi.

Jost lui tenda le téléphone et Jack décrocha.

- Ici Jack Bauer.

- Bonjour Jack, je t’ai vu arriver...je savais que tu viendrais. D’abord, je tenais à te remercier pour t’être déplacé, j’imagine que ça n’a pas du être facile pour ta fille Kim, elle est devenue très protectrice avec toi ces derniers temps tu ne trouves pas?

- Vous voulez qu’on sympathise? Et si vous me disiez déjà qui vous êtes?

-...j’ai une meilleure idée: commence à me dire qui je suis, et je te dirais qui tu es!

Jack gardait son calme du mieux qu’il pouvait:

-Vous voulez quoi? Quelles sont vos exigences?

- Tu sais Jack, je t’ai observé longtemps. Aujourd’hui j’en suis sûr, tu es vraiment la personne idéale pour faire ce que je veux que tu fasses....mais...trêve de bavardage, tu as raison, ne nous attardons pas. Je vais d’abord te donner un conseil, à toi et aux fédéraux: Il y a trois façons de rentrer dans cette banque pour les forces d’intervention, par l’escalier, et par les entrées de la 46ème et de la 58ème. Hé bien sache que j’ai posé des explosifs très sophistiqués de ma composition à ces endroits, l’acsenceur en a déjà pati ,alors ne jouez pas avec moi. Toi et moi, on va jouer à un jeu. C’est très simple: tu va suivre mes instructions, à la lettre, et si tu n’échoues pas, je libérerai les otages, un par un. C’est d’accord?

Jack comprit qu’il entrait dans le jeu d’un psychopathe, et ce n’était pas souhaitable, qui sait comment tout ça finirait par la suite?

-Pourquoi moi?

-Voyons Jack, tu n’as pas encore compris? Simplement parceque c’est toi le meilleur! Personne ne te vient à la cheville, alors il fallait que je me mesure à toi à un moment ou a un autre.

Cette réponse faisait froid dans le dos à l’ex-agent: il savait négocier avec des terroristes, mais négocier avec un malade mental dépassait le cadre de ses anciennes compétences. Mais c’était logique, il fallait vraiment être dingue pour risquer une prise d’otage dans l’une des banques les plus réputées du coeur de Los Angeles.

- Et si je refuse ?

-...Tu ne peux plus reculer maintenant! Je veux que tu te rendes à Beverly Hills; il y a une petite villa au 18 sur Foxon avenue. Un ami à moi y vit, rejoins-le. N’oublies pas que tu n’es pas obligé de te précipiter, nous avons tout notre temps, tout vient à point à qui sait attendre. Mais après 18heures, si tu n’as pas fait ce que je t’ai demandé, je serais contraint d’abattre un otage! J’espere que tu as tout mémorisé Jack, je ne me répeterais pas.

Il raccrocha. D’un premier coup d’oeil, il était vrai que Jack n’avait pas vraiment le choix, mais ce serait trop facile. Toutes négociations avec des terroristes étaient condamnés fermement, même si des innocents devaient en payer le prix, ce serait encore plus de la folie que de rentrer dans le jeu d’un fou:

- Jost! Appelez la cellule, demandez-leur qui habite au 18 Foxon avenue à Beverly Hills! Dites aussi à votre groupe d’intervention que les issues sont sûrement sécurisés de l’intèrieur à l’aide d’explosifs, il ne faut rien tenter pour l’instant.

- Que vous-a-t-il demandé? Pourquoi il voulez vous parler? Vous le connaissez?

- Non! je ne vois pas qui ça peut être, appelez Michelle et faites ce que je vous dit!

Mais Jost restait immobile, il voulait absolument savoir ce qu’il se passait:

- Vous allez faire ce qu’il vous a demandé?

-...non...je ne peux pas rentrer dans son jeux, c’est trop risqué...Ecoutez Jeremiah, il faut que vous demandiez aussi à Chloé d’éplucher mon dossier pour voir si j’ai déjà été liés avec des personnes ayant des connaissances particulières en explosif, et ayant aussi des problèmes psychiatriques, je n’écarte aucune piste. Ce mec semble bien connaître ma vie.

L’ex-agent de la CIA dévisagea Jack du regard quelques secondes, puis se tourna pour contacter la cellule.
[16:50:03]


13



Adrian se trouvait dèrrière la vitre et observait Jack entre les interlignes du store: ce dernier était en train de s’avancer de quelques mètres au millieu de la rue, vidée, devant la dizaine de voitures de polices qui assiégeait la banque. Il s’arrêta, et leva sa main droite, avec son portable à l’intèrieur.

« Pourquoi tu lui as donner ces instructions bidons Adrian? Il refuse de négocier maintenant! Ils vont nous rentrer dedans! Je ne veux pas retourner en taule Adrian! C’était ton plan!

Le gros Owen commençait vraiment à s’agiter, tandis que Jack agitait son portable pour signifier qu’il voulait joindre le preneur d’otage. C’était un moment critique pour Adrian qui devait tout gérer en même temps: un refus était inacceptable. Il devait réagir, en vitesse. Ces idées s’embrouillaient dans sa tête, il sentait perdre peu à peu la maîtrise de ses membres...il ne devait pas, il ne pouvait pas...il fallait qu’il se reprenne. Tout à coup, il se tourna et se jeta sur le télephone d’un guichetier. Le mobile que tenait Jack retentit et celui-ci décrocha pour prendre directement la parole:

- Ma réponse est non salopard! On ne négocie pas avec les terroristes ici. Fais ce que tu veux avec les otages, ça n’y changera rien. Nos commandos vont te rentrer dedans si vite que tu n’auras pas le temps de souffler.

Jack raccrocha avant que son interlocuteur n’ait eut le temps de sortir un mot. Il se dirigea vers Jost:

- Je garde votre téléphone Jeremiah. Dès qu’on aura les détecteurs thermiques, vos hommes devront se tenir prêts à intervenir selon la disposition des otages à l’intèrieur, compris? On a plus à esperer qu’ils se rendent, c’est le mieux qui puisse arriver...

Jack avait pris la seule décision à prendre, mais son intuition le faisait douter; il ne savait même pas pourquoi il était là...mais il ne devait pas se laisser emporter par sa curiosité. Il avait déjà fait cette erreur dans le passé et ça lui avait coûté cher.
[16:52:49]

14


Adrian avait du mal à contenir sa colère et faisait crisser ses ongles inlassablement sur un bureau. Johnathan, le petit frère d’Owen se morfondait dans un coin. Lui non plus, ne voulait pas attendre gentiment le moment ou les commandos s’infiltreraient et les canarderaient.

- Rappelle-les Adrian! Demande une négociation plus souple, libère des otages! Sinon nous aurons aucune chance.

Mais ce dernier ne voulait pas faire de concessions. Il activa le pas vers l’escalier qui pouvait le mener au sous-sol, puis haussa le ton:

- Ce n’est pas mon plan, et je ne vais pas le changer!

Adrian descendait les marches pour rejoindre sa compagne:

- Patricia! Amène-la moi!
[16:54:06]


15


- Michelle, j’ai fait la recherche que vous m’avez demandé. Jack a connu 13 Américains experts en explosifs et qui ont des problèmes psychiatriques. 4 d’entres eux sont morts, 2 sont en prison, et les 7 autres sont des agents du gouvernement encore en activité, dont 5 dans des pays étrangers.

- Bien, il faut que tous les agents de la cellule fixent leur recherche sur cette liste. Verifiez ou se trouvent chacune de ces personnes, mêmes les morts, je veux confirmation! Je vais convoquer Dolling, on aura peut-être besoin d’un expert psychiatrique, je veux être prudente...

- Ha j’oubliais, j’ai eu le Colonel Summers en ligne, il est prêt pour nous livrer deux détecteurs thermiques d’ici deux heures, il s’est montré très compréhensif.

- Ok...bon boulot Chloé...Kim va bientôt arriver, je vais prévenir Malone qu’il devra partager le travail avec elle...autre chose?

-...hé bien, puisque vous en parlez...je voulais vous demander si je devais obéir à Kim ou à Malone en priorité...?

Chloé semblait gêner, elle avait du mal à cacher une certaine jalousie pour la jeune fille, qui était monté en grade très rapidement au sein de la cellule anti-terroriste.

- Chloé, dîtes-moi ce qui vous embêtes avec Kim, je sens que quelque chose ne va pas.

La programmatrice fit une grimace d’incompréhension, comme pour signifier qu’elle ne voyait pas de quoi Michelle voulait parler:
- non! tout va bien!

Un silence de quelques secondes voyaient les deux femmes se dévisager, jusqu’à que la directrice décide de reprendre:

-...d’accord...Malone est votre supèrieur direct, c’est à lui qu’il faut obéir en priorité.

Chloé acquiesa sans rien dire et retourna à son bureau.
[16:56:57]



16


Patricia était une blonde platine qui avait pour unique défaut une cicatrice allant du coin de l’oeil jusqu’à l’oreille droite. Elle sortait avec Adrian depuis 6 mois maintenant, et pour la première fois, elle exprimait des doutes à son égard. Ce dernier venait de taper le numéro qui lui permettrait de joindre Jack, qui décrocha:

- Jack! Tu sais...j’avais peur que tu refuses mes instructions, mais je devais être paré à toutes les éventualités, alors, ne m’en veux pas s’il-te-plait. Je vais te faire un cadeau en guise de ma bonne volonté: je vais libérer un otage, il t’amènera un message. Après ça, tu comprendra que tu n’as pas le choix.

Jack ne savait pas à quoi s’attendre, il l’avait écouté attentivement, et il angoissait intèrieurement à l’idée de découvrir ce « message ». La porte sud de la banque s’entrouvra tout à coup, et une personne, assez menue, s’y engouffra pour sortir de la banque. Sa tête était revêtue d’une cagoule, et portait entre ses mains un chifon blanc. Elle se dirigeait maintenant vers les voitures de police, et Jack avança pour la ramener à bon port. Jost était relié grâce à une oreillette à la cellule:

- Michelle! Ils libérent une femme! Jack est avec elle. Elle est là!

Jost ôta sa cagoule; c’était une femme sexagénaire brune, encore choquée des événements qui venait de se produire. Jack était de son côté en train de délier le chiffon. C’était la stupéfaction à la découverte du « message »: dans le morceau de tissu se tenait un doigt, de femme, encore ensanglanté, avec un petite feuille de papier. L’ex-agent ne comprenait pas en quoi « il n’avait plus le choix » et ne prévoyait pas plus de faire ce que les preneurs d’otages voulaient qu’il fasse maintenant. Il lut les mots écrits sur la feuille adjacente: « fais attention à que l’histoire de ne se répete pas ». Mais la logique de la chose échappait encore à Jack.
[16:58:05]


17

Cela faisait 6 ans que Kate Warner n’avait pas revu Jack, son ancien amant. Mais maintenant, c’est à lui qu’elle repensait. Elle était attachée, assise sur un siège de bureau, un ruban de scotch sur la bouche, au milieu d’une pièce blanche. Ces tortionnaires en avaient apparament beaucoup après elle, qui se débattait gardant l’espoir qu’elle pourrait s’enfuir par quelque miracle. Mais un homme ouvrit la porte pour entrer dans la pièce, et s’adressa à elle:

- Ne t’inquiètes pas ma jolie, Jack va tout arranger...

Cette dernière phrase ne rassurait pas Kate, qui commençait à angoisser vraiment, et la drogue qu’on lui avait administré ne suffisait pas à lui faire oublier la douleur qu’elle ressentait dans ses mains...
[16:58:43]






18

Jack continuait à examiner le doigt du regard, et soudain, comprit le message que le terroriste lui avait envoyé. Son teint devint pâle quand il reconnut la bague, celle qu’il avait offert à Kate Warner il y a plus de 5 ans: il lui fallut quelques secondes pour se rendre compte...il fallait réagir, vite...

- Jost! Passez-moi Michelle!

Jack prit l’oreillette du directeur de la cellule.

-Michelle! Je vais obéir aux terroristes! Je dois libérer les otages par tous les moyens!

- Mais qu’est-ce-qui se passe Jack? A qui est ce doigt?

Jack essaya de se calmer, et reprit d’un air plus sollenel:

-Ils ont Kate Warner, Michelle. Je vais prendre un fourgon de la cellule.

Il raccrocha, pour ensuite frapper la vitre d’un véhicule de police qui vola en éclats. Il voulait faire exploser toute sa colère. Non, il ne fallait pas que « l’histoire se répete »:

-MERDE!...

Ses mains tremblaient pour la première fois depuis des d’année, et il se jeta au volant du fourgon noir le plus proche.
[17:00:00]

et voilà encore un paquet de lecture!! Anxious
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wadam
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 Message Posté le: Jeu 17 Nov 2005 - 19:10    Sujet du message:
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Très bon épisode, écrit avec un style de qualité!
Du suspens et des enigmes à la clé!
La situation dans laquelle se retrouve notre Jack est très étrange, car elle rappelle celle de Phone Game, sauf qu'ici, Kiefer Suntherland n'est pas le psychopathe à l'autre bout du fil, mais se retrouve à la place de Colin Farrel!
Continue!
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magnetik
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 Message Posté le: Ven 18 Nov 2005 - 19:53    Sujet du message:
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wadam a écrit:
Très bon épisode, écrit avec un style de qualité!
Du suspens et des enigmes à la clé!
La situation dans laquelle se retrouve notre Jack est très étrange, car elle rappelle celle de Phone Game, sauf qu'ici, Kiefer Suntherland n'est pas le psychopathe à l'autre bout du fil, mais se retrouve à la place de Colin Farrel!
Continue!


Merci c'est gentil, jécris la suite en ce moment, j'essaie de faire original c'est trés courageux d'avoir lu ma fan-fic à fond merci! Applause
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Carlton
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 Message Posté le: Mer 23 Nov 2005 - 0:55    Sujet du message:
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Je trouve ta fan-fic très recherchée, plutôt bien écrite et je t'engage vivement à continuer car j'ai bien envie de savoir la suite.
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Sam 26 Nov 2005 - 17:01    Sujet du message:
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Super épisode !!! Je te dis un grand bravo pour la progression de l'histoire parce que petit à petit, la tension monte et c'est vraiment bien fait !

Le style est pas mal du tout, et les persos sont bien retranscrit. J'ai hate de lire la suite !!!

Par contre, pourquoi est-ce que ca se passe apres la saison 4 ? Après la saison 3 ce serait plus simple puisque tu n'a pas vu la 4 non ?

Très bon début de saison, qui se doit très réaliste dans le contexte 24 ! Smile
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magnetik
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 Message Posté le: Dim 27 Nov 2005 - 2:29    Sujet du message:
Répondre en citant

Mr. Jack a écrit:
Super épisode !!! Je te dis un grand bravo pour la progression de l'histoire parce que petit à petit, la tension monte et c'est vraiment bien fait !

Le style est pas mal du tout, et les persos sont bien retranscrit. J'ai hate de lire la suite !!!

Par contre, pourquoi est-ce que ca se passe apres la saison 4 ? Après la saison 3 ce serait plus simple puisque tu n'a pas vu la 4 non ?

Très bon début de saison, qui se doit très réaliste dans le contexte 24 ! Smile


merci beaucoup Wink ça me fait trés plaisir, je poste la prochaine demi-heure demain. Wink
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magnetik
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 Message Posté le: Jeu 08 Déc 2005 - 21:27    Sujet du message:
Répondre en citant

Désolé pour ce retard j'ai pâs beaucoup de temps en ce moment. Je remercie waddam et mr.jack qui ont prouvé par le talent de "fan-fiqueurs" que leur jugement était fondé. merci beaucoup vous ne pouviez plus me faire plaisir! Wink Very Happy

pour te répondre mr jack, je voulais absolument que Kim évolue dans sa vie et dans la hierarchie, il fallait donc tailler large, voilà! Wink

VOICI la suite Arrow

Ces événements se déroulent entre 17 et 18 heures
Ils sont rapportés en temps réel




1

« Ils sont 4 et armés...il y a une femme, qui restent au sous-sol...enfin je crois, j’ai la tête qui tourne...

La femme qui venait d’être libérée s’appelait Miho Kukada. Elle travaillait à la banque depuis 14 ans. Après avoir émigrée de Chine, les USA lui avaient ouverts les portes et ses brillantes études en économie lui ont permis rapidement de se faire une place à Los Angeles. Sans doute, dans ses deux heures de captivité, avait-elle due se repasser tout le film de sa vie, jusqu’à même regretter d’être partie de son pays natal...maintenant c’était terminé, elle était sortie de ce cauchemar, et elle savait pertinement qu’il lui faudrait du temps avant de se remettre de cet accident, mais elle devait faire face aux questions de Jost relatifs aux conditions de vie à l’intèrieur de la banque. Elle se faisait en même temps examiner par un infirmier.

-Ok prenez tout votre temps. Est-ce que vous avez entendu des noms, ou des pseudonymes, suceptibles de nous aider dans leur identification?

-euh...la fille s’appelle Patricia et je crois qu’ils appelaient leur chef Adrian! Pour les deux autres je ne me rappele de rien...ha si! Il me semble qu’ils sont frères mais... c’est tout ce que j’ai appris...

- Bien Miho, c’est super! Cela va beaucoup nous aider. Si il vous revient des détails, mêmes les plus infimes sur les preneurs d’otages, n’hésitez pas à venir me déranger. Le sergent Parker qui se trouve là-bas, à côté de l’ambulance va vous débriefer, il va vous poser toutes les questions en rapport avec la configuration des lieux, ce sont des informations capitales pour nous, je compte sur vous Miho...et je vais devoir vous demander de rester ici le maximum de temps possible, nous pouvons avoir besoin de vous à tout moment.

- Très bien, j’essaierai de vous aider aux mieux.

L’agent Jost esquissa un sourire puis se tourna furtivement pour se diriger vers le QG afin de lancer ses recherches immédiatement, mais la petite voix de la chinoise retentit:

-Attendez! je me souviens aussi de quelque chose...leur chef, Adrian...je crois qu’il est malade...enfin, il me semble qu’il avait besoin de médicaments, il n’arrivait pas toujours à se contrôler.

- Vous voulez dire, qu’il devenait violent?

- Non mais il ne tenait pas en place. Des fois il clignait des yeux rapidement puis ça s’arrêtait, et il ne supporte pas le désordre, on avait l’impression qu’il allait s’évanouir pour de simples détails...

Jost remercia Miho puis réfléchit. Oui, Jack avait la bonne piste, un détraqué mental, sans doute avec un lourd passé psychiatrique, c’est là qu’il fallait chercher. Mais qu’allait faire Jack?
[17:05:50]


2


La main gauche d’Adrian recommençait à trembler. Il fallait encore tenir un petit moment, et essayer de contenir au mieux l’affolement progressif de Owen et son frère. Il avait rencontré justement ce Owen à l’hôpital ou il avait été lui-même interné auparavant. C’était un simple d’esprit, qui avait été arrêté pour des viols et des agressions sur des personnes agées. Dés sa rencontre avec lui, Adrian savait qu’il correspondait totalement au genre d’homme qu’il cherchait pour que son plan soit un succés. Son frére est apparu plus tard, et semblait pour Adrian encore moins malins que son aîné. Il avait été facile de les convaincre pour cette opération suicide, et jamais il n’aurait pu découvrir ou ne serait-ce seulement comprendre ses réelles intentions…l’argent ne l’interessait pas. C’est aussi en ça que cette opération était dangereuse pour lui : les deux frères étaient aussi idiot qu’impatient, et son inaction face aux forces de l’ordre devenait gênante. Il fallait innover :

« Si tout se passe comme prévu, ce Jack Bauer nous sortira d’ici avec encore plus d’argent encore que vous n’en avez jamais rêvez…

Johnathan, qui était assez intraverti répondit cette foi-ci le premier :

-Je ne sais pas dans quoi tu nous as embarqué Adrian, mais si on se fait prendre…je n’aurais pas de scrupules à te le faire payer, un jour ou l’autre.

-…T’inquiètes pas. Tout se passera à merveille.

Adrian ressentait des douleurs dans le bras, il avait l’impression que des insectes le grignotait peu à peu, mais il savait aussi que c’était dans sa tête. Le stress ne faisait qu’augmenter. Aucune intervention ne serait tenter tant que Bauer n’en aurait pas donner l’ordre, et c’était pour l’instant la seule chose rassurante à ses yeux. Quant à Patricia, elle n’avait encore montré aucune hostilité pour le moment ; l’amour qu’elle éprouvait pour lui était vraiment fort, de toute évidence. Adrian esquissa un sourrire sournois et pensa fort« ma belle tu vas pouvoir me prouver ton amour aujourd’hui !Ton sacrifice sera des plus solennels… ».
[17:08:00]

3

Jack roulait à fond dans les rues de Los Angeles, la situation était complètement dingue : un type détient Kate Warner en otage et lui donne une adresse à Beverly Hills…un chantage qui semblait pour l’instant totalement dénué de sens. Prendre d’assault une des banques les plus côtées de la ville et avoir pour seul objectif de faire faire un tour à un ex-fédéral dans un quartier chic. Jack n’arrêtait pas de réfléchir, jamais il ne s’était senti aussi manipulable. Il fallait enlever le visage de Kate de son esprit, au moins un petit moment, ça le déconcentrait. Il prit alors son télephone :

-Chloé O’Brian.

-Chloé, c‘est Jack, passe moi Kim s’il-te-plait !

- Pourquoi elle ? c’est pas parce que je ne suis pas de la famille que je ne suis pas compétente pour prendre un message !

Chloé agaçait déjà l’agent, qui éleva la voix :

- Je ne veux pas discuter avec vous Chloé, on n’a pas le temps, alors passez moi ma fille…s’il-vous-plait.

-Ca va, j’y vais…

-Kim tu m’entends ?

-Oui je suis là papa ! Tu vas bien ? C’est la folie ici, personne ne comprend ce qui se passe, et Michelle engueule tout le monde…on n’en vient presque à regretter Driscoll.

-Michelle t’as dit que ces types tenaient Kate ?

-Oui tout le monde est au courant ici, mais ne t’inquiètes pas, pour l’instant aucune intervention n’est envisagée, du moins tant que les détecteurs thermiques ne seront pas arrivés.

-Bien, c’est très bien ! Tu sais ou je vais ?

-Oui, on a trouvé quelque chose…18 Foxon avenue, Dr Anton Fisk. Ce monsieur est un chirurgien, et on le retrouve plusieurs fois dans le fichier central. On l’a cité à comparaitre dans plusieurs affaires ; des juges pensaient qu’ils changeaient le visage de certains criminels pour faciliter leur cavale. Il a toujours été relaxé…

-…je comprends pas, t’as prévenu la police du district ?

-Oui mais il ne feront rien tant que tu ne seras pas sur les lieux…permet moi de rajouter que je pense que c’est une mauvaise idée, obéir à un terroriste, ce n’est jamais bon, tu devrais laisser faire les forces spéciales. Et je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose, tu pourrais faire confiance à Jost.

- Jost ne m’as pas l’air idiot mais je n’ai pas confiance en lui, tu sais très bien qu’il n’a pas l’expérience nécessaire pour ce travail.

- …D’accord. Je ne sais pas ce que te diras ce docteur, mais quoi qu’il arrive, ce jeu du chat à la souris ne plait ni à Michelle, ni à moi, et si ça se passe mal à Beverly Hills, on te mettra sur la touche. On ne prendra aucun risque.

Jack sourit, et reprit :

-Merci Kim. Sois tranquille, je serais prudent. Et dis à Michelle de m’avertir dés qu’il y a du nouveau. »

Ils raccrochèrent tout deux. Et Jack replongeai dans ses pensées. Il arriverait bientôt à l’adresse indiqué et là, il devra se sentir prêt malgré ses années d’inactivité pendant lesquelles la cellule anti-terroriste n’était devenu qu’un souvenir parmis d’autres…. « 4 hommes, pour la Central Bank…c’était voué à l’echec, quelles peuvent être la motivation de tels kamikazes ? … »
[17:12:55]





4

« Tu as vu le boss ce matin ? C’est étrange qu’avec tout ce remue-ménage on ne le trouve pas !

-Tu veux parler de ce qui se passe à la Central Bank ? C’est vrai que c’est dingue. Il est peut-être aller lui-même sur les lieux ; c’est le genre d’info qui doit l’interesser.

-Qu’y-a-t-il Harry ? Tu commences à être fatigué par les reportages, ton travail?

-…Je ne sais pas trop…bon écoute si je t’ai fait venir c’est parce que j’ai trouvé quelque chose de bizarre, je vais te montrer.

-Quoi encore ? C’est pas vrai, tu peux pas t’empêcher de fouiner partout, j’espere que ça en vaut vraiment la peine, j’ai pas que ça a faire moi mon journal commence dans moins de deux heures !
L’homme brun se dirigea vers une armoire blanche de laquelle il sortit un fascicule orangé. Une feuille qui avait visiblement été froissée se distinguait dans le dossier :

-Regarde ce que j’ai trouvé dans une poubelle du bureau du patron, c’est un mail apparament envoyé par le patron à un autre serveur inconnu…

-Ha parce que maintenant tu te met à faire les poubelle du bureau ! Il faut que t’arrêtes Harry, tu vois le mal partout !

-Je plaisante pas Keith c’est très sérieux, lis-le !

Keith lut le mail sans trop montrer de surprises puis reprit en tendant le papier à son alter-ego :

-Et…alors ?

-Bon dieu Keith !Il s’agit d’écoutes téléphoniques, il y a cinq codes en dessous qui corresponde chacun à une personne ! Pourquoi le boss ne nous-en a t-il pas parler ?

-Des écoutes, c’est courant dans ce métier, notre chaîne est basée sur les informations à scandale, alors si tu veux trouver quelque chose de malsain dans notre boulot t’as qu’à zapper sur mon journal ou tes reportages !

-D’accord, c’est vrai, mais j’ai fait décrypter ces codes Keith !Et l’un d’eux correspond à moi…

Keith fixa alors son ami dans les yeux. Un patron qui met sur écoute ses employés n’étaient pas vraiment souhaitable, c’est le moins qu’on puisse dire.

-Tu ne sais pas à qui était destiné ce mail ?

-Non, aucune idée, l’ordinateur n’a gardé aucune trace de cet envoi. La seule chose que je peux te dire, c’est que les autres codes correspondent à des matricules de flics et à des patrons…je sais ce que tu penses, mais tout ça m’as vraiment l’air très sérieux et je ne t’en aurais pas parler si ça n’en valait pas la peine. Je sens que je suis sur un gros coup, un vrai scandale !J’en ai marre Keith de filmer des gamins morts, mutilés dans les pays du tiers monde seulement pour que les téléspectateurs se rincent l’œil !

-…Aujourd’hui, il y a une prise d’otage en plein cœur de la ville, et toi…et toi…bon laisse tomber, tu espere quoi de moi ?

-Essaie de retrouver dans tous les reportages que j’ai fait depuis le début de l’année celle ou je parle de gros sous. Et trouve moi le lien avec le patron, avec Mr Van de Kliegen. Moi je m’en vais , j’ai un informateur à voir !

-Attends mais tu plaisantes j’ai pas que ça à faire !

Mais Harry Berger claquait déjà la porte de son bureau laissant en plan son ami, seul, avec une mission toute particulière qui ne lui disait rien qui vaille.
[17:17:25]



5



Marrius Malone travaillait pour les fédéraux depuis 1 an seulement ; du haut de ses cinquantes ans, il était le membre le plus âgé de la cellule anti-terroriste. Assez petit, chauve avec des lunettes, et d’un naturel discret, on peut le définir comme l’antagonisme par excellence de Chloé O’Brian. Son long passé à la CIA a fait de lui le second de Jeremiah Jost tout naturellement, et lorsque ce dernier n’était pas à la cellule, il la co-dirigeait avec Michelle Dessler ou Erin Driscoll. Il ne parlait jamais de lui, et pour ses collègues, il restait simplement le plus grand professionnel de l’identification de la Californie. Il revisionnait, analysait, sans cesse les mêmes images ; celles des vidéos de surveillance de la Central Bank lors de l’arrivée des preneurs d’otages.

« Vous avez quelque chose Marrius ?

-Oui Michelle. J’ai observé longuement tout ça, et c’est vrai qu’on ne peut pas en tirer grand chose, néanmoins…en s’attardant sur le comportement et la gestuelle, je pense avoir des indices.

-Très bien, je vous écoute…

-Bon, à t1 :le véhicule s’arrête devant la banque, à t2 un homme sort du véhicule par la place du mort et se dirige vers l’entrée, tandis qu’un homme ouvre la portière arrière gauche. A t3, là il y a un blanc de 2 secondes, et l’homme à l’arrière sort enfin. Mais il ne se précipite pas vers son camarade, il attend deux autres secondes en se tournant vers le véhicule et à t4 un autre acolyte sort. Vous voyez, j’ai bien lissé les images et fais les grossissements, ces deux types qui étaient à l’arrière, ils sont habillé à l’identique. Les mêmes chaussures, la même blouse, et aussi la même cagoule. Le premier homme n’avait pas tout à fait le même habillement ; et ces deux blancs, le fait que l’un attende l’autre au lieu de se dépêcher de rentrer dans la banque, me fait dire que nous avons les deux frères ici. Notez aussi leur démarche familière si ce n’est pas grossière, comme si…comme si, ils avaient un problème génétique ou neurologique. Et pour finir t5, le conducteur de la voiture prend la fuite.
Michelle était dubitative face à cette théorie. Elle ne savait pas si elle devait le féliciter ou l’engueuler, et elle ne manquait pas de lui faire savoir :

-Marrius, c’est votre hypothèse à vous. Je ne sais pas si ce genre de détail mérite que je perde mon temps, surtout aujourd’hui.Et je vais vous dire : qu’ils soient frère, mariés, ou issus d’une longue lignée de débile mentaux, je m’en fiche, je veux du concret Marrius, du concret !

-…je pense que nous avons à faire à des gens pas très malins, du moins pour ces deux là ; mais cela peut constituer une piste.

La directrice qui s’éloignait du bureau de son collègue s’arrêta net et se retourna vers lui en le fixant :

-Une piste ? Expliquez-moi comment ?

-Et bien, on fait une recherche de tous les binomes arrêtés simultanément dans l’état, en privilégiant les sujets avec déficiences mentales, et on demande à l’otage liberée d’identifier tous nos suspects. Michelle, la chinoise nous a dit que les deux frères étaient grossiers et ne faisait que suivre les ordres du leader, qui lui-même semble pas très clair mentalement.

Michelle ne regardait plus Malone d’un air sceptique. Elle se remettait en cause : peut-être avait-il déjà tout compris à la situation ? Il n’a peut-être pas tort :

-Bien. Je vais voir ça avec Chloé. Merci Marrius, bon travail.

Sur ce, l’homme mur se tourna vers son plan de travail et replongea dans une longue phase silencieuse, sans rien répondre. Même si Michelle admirait quelque part l’expérience, le talent de cet homme, elle n’arrivait pas à le cerner, et ça l’agaçait. Elle montait maintenant à l’étage pour rejoindre la meilleure analyste de la cellule :

-Chloé, je veux que vous coupliez vos recherches. Alors, vous avez des candidats qui ont déjà été interné en hôpital et qui s’y connaisse en explosif ?

-Non, je n’ai rien dans notre Etat. J’essaie d’élargir mais c’est difficile.

-Ok, parallèlement, je veux que vous me trouviez tous les binomes qui sont sortis de prison depuis le début de l’année, ayant en même temps des problèmes psychiatriques. Merci.

-Que fait Kim ? J’ai déjà beaucoup de travail, elle pourrait s’en occuper non ?

-…Chloé, Kim supervise les opérations de Jack, alors faites ça pour moi d’accord ? »

Michelle rentrait dans son bureau et s’enfonça dans son fauteuil en soupirant de fatigue. Jack allait arriver à l’adresse indiqué par le preneur d’otage, il fallait qu’elle se remette à 100% avant ce moment, mettre de coté l’enervement et l’impatience.
[17:22:13]

6

Le ciel commençait à s’assombrir et des faisceaux orangés envahissait les avenues de Beverly Hills. Bientôt la nuit tomberait. Jack venait de recevoir les portraits robots dans sa voiture des preneurs d’otages, et malheureusement aucun visage ne lui était familier… Foxon avenue. Il touchait au but. Qu’allait-il se passer ? L’agent fixa les deux voitures de polices qui se tenaient au loin, devant le 18 surement. Il ralentit son allure, jusqu’à stationner à côté des 4 représentants de la loi qui étaient sortis de leurs véhicules. Bauer descendit du fourgon, avec une oreillette gauche pour communiquer à tout moment avec la cellule, et se dirigea vers l’un deux :

« Bonjour, je suis Jack Bauer…

-C’est bon, nous savons qui vous êtes. On vous attendait.On a sonné, mais personne ne répond. Comment on opére ?

-Deux d’entre vous vont venir avec moi. Je rentrerai avec l’un tandis que l’autre restera à la porte. Les deux autres, faites le tour de la villa, inspectez les lieux.

L’un des policiers, le plus jeune, prit la parole :

-Excusez moi monsieur Bauer, mais…on cherche quoi exactement ?

-…On cherche… le dr Anton Fisk pour l’instant, alors pas de panique messieurs, tout le monde garde son calme et tout se passera à merveille. Allez on y va !

Jack portait encore sa chemise blanche, dessous sa veste noire,et avançait maintenant vers la porte d’entrée l’arme au poing. Un des policiers défonça la porte et ils rentrèrent tout deux à l’intérieur de la villa :

-Monsieur Fisk ! C’est le FBI !Vous êtes là ?
Mais le calme restait d’aplomb et aucun murmure, chuintements n’était audible, ce qui faisait penser que la maison était vide. Le policier et Jack inspectèrent toutes les pièces sans rien trouver. Il ne restait plus que la cave à aller voir.

-Bon je vais descendre, couvre-moi petit.

-D’accord…

Jack s’engagea dans l’escalier qui menait au sous-sol. En bas, on n’y voyait quasiment rien, la lumière était tamise à l’excés, de sorte que seulement quelques raies oranges traversaient la pièce.

-Tu vois un interrupteur de ton côté ? On y voit rien en bas !

Il fallut attendre quelques secondes pour voir tout à coup une vive lumière blanche inonder entiérement le sous-sol. Jack venait de comprendre dans quel endroit il était tombé : un bloc chirurgical, non déclaré. Mais ce n’était pas un bloc comme les autres, on aurait plutôt dit une salle de torture dernier cri, avec tout ce qui a de plus moderne. Le jeune policier qui descendait fut frapper de torpeur devant ce qu’il vit : au milieu de la pièce était allongé un homme sur la table d’opérations, enchainé de façon à qu’il ne puisse pas sortir d’ici. Jack se précipita sur lui pour le détacher, il vit alors une petite pancarte en carton sur laquelle était gravée « LE DOCTEUR ». L’homme allongé devait être Anton Fisk. Il était inconscient et il sortait encore du sang de sa bouche.

-Putin, on lui a coupé la langue…bon, viens m’aider à le sortir de là.
Mais le policier avait déjà pris ses jambes à son coup et avait disparu du sous-sol. Le portable de Jack sonna, et il décrocha tout en essayant de trouver un moyen de libérer le chirurgien :

-Bauer !

-Salut, c’est encore moi !

Jack s’arrêta net, c’était la voix d’Adrian. Comment savait-il qu’il était arriver à l’adresse ?Il se retourna d’un coup, et vit la caméra de surveillance par laquelle le terroriste l’observait via son ordinateur portable :

-…c’est bien Jack tu es rapide !Félicitations tu viens d’entrer dans la partie ! Tu as gagné la première épreuve !Je t’ai donné une piste, à toi de la suivre.

-Mais qui es-tu ? Tu veux quoi de moi ?

-Déjà tout petit, je passais mon temps à faire exploser des pétards…Je te laisse trente secondes pour sortir de cette maison.

Adrian raccrocha. Le message était clair, mais il fallait sortir le docteur de là. Jack faisait le tour de la table, dans l’espoir de trouver une faille dans la succession de chaines énormes qui etreignaient la victime, mais cela semblé voué à l’échec. Kim qui écoutait tout le déroulement des opérations grâce à l’oreillette de son père ne put s’empêcher d’intervenir :

-Papa !Il faut que tu sortes !Je sais pas ce que tu essaie de faire, mais sors tout de suite de là !

Jack tira deux coups de feu sur un maillon mais rien n’y faisait. Le temps passait. Oui, il fallait vite déguerpir de cet endroit. Pendant une seconde, l’ex-agent regarda l’homme allongé, puis se précipita dans l’escalier. Il monta a toute vitesse les marches qui le menèrent au rez de chaussée, continua sa course à travers chaque pièce ; le salon…la cuisine, maintenant le hall, il voyait l’entrée enfin, il passa le pas de la porte en éclair en criant :

-Eloignez-vous de là!!Couchez-vous !!

Mais à peine avait-il finit sa phrase qu’un souffle tonitruant déchirait l’air, suivie d’un flot de boules de feu qui sortait par tous les orifices possibles de la villa. La belle maison était en train de litéralement exploser, et ce dans le dos de Jack Bauer, qui, projeté par le souffle, se retrouvait maintenant complètement immobilisé, allongé face au sol.
[17:29:37]



7


Adrian referma son ordinateur, puis revint dans le hall principal ou l’attendaient Owen et son frère :

« Qu’est-ce que tu foutais encore Adrian ? Il faut qu’ils nous amènent un hélico et qu’on embarque des otages !C’est bien ce qu’ils font dans les films non ?

Owen était en train de perdre son sang-froid et n’arrivait plus à se calmer. La situation empirait.

- T’es un imbécile. T’as déjà vu un film ou des preneurs d’otages parvenaient à s’enfuir ? Notre seule chance est cet homme Jack Bauer, je peux vous l’assurer. Faites lui confiance.

-Mais comment il peut nous sortir de là ?comment ? J’en ai marre Adrian, j’en ai marre !Ca m’enerve !Je comprend rien !

Le gros s’agitait dangereusement et le leader du groupe savait qu’il
Pouvait faire foirer le plan à tout moment. Il fallait prendre une décision. Adrian dégaina alors son arme et la pointa vers le frère ainé, sous les yeux rouge de colère du cadet :

-Rassieds-toi Owen !Tu es un ami pour moi, et je n’ai aucune envie de te descendre ; mais c’est moi qui dirige cette mission de A à Z, et ce jusqu’à la fin.

Il tenait le pistolet d’une main tremblante le bras tendu vers sa cible, qui du coup, s’était arrêter net. Les gouttes de sueur perlaient sur le front des deux hommes. Aucun des deux ne savaient exactement ce qu’il faisait, la scène était totalement surréaliste. Johnathan ne bougeait plus non plus, assis dans un fauteuil de l’entrée, il assistait à tous ces événements en cherchant une porte de sortie…en vain.

-D’accord Adrian, tu as raison, j’ai pété un cable. Tu me connais…J’ai des phases…ça n’arrivera plus, promis…

Evidemment, Adrian savait à quoi s’en tenir : ce n’était que le début, et
Les velleités de ces congénéres seraient à partir de maintenant de plus en plus fréquente. Mais les vertiges le reprenaient, des images envahissaient sa tête peu à peu. Il fronçait les yeux tout en se essayant de garder son équilibre :

-Johnny !Passe moi mes médocks ! »

Le jeune frére resta immobile quelques secondes, puis finalement alla chercher les capsules dans sa sacoche pour les donner à Adrian.
[17:32:33]
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Jeu 08 Déc 2005 - 23:26    Sujet du message:
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Demain à la première heure je lirais l'épisode !!! Very Happy

Merci à toi aussi de penser que je suis un bon auteur Wink
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Sam 10 Déc 2005 - 0:30    Sujet du message:
Répondre en citant

Excellent début d'épisode et je dois te féliciter, car encore une fois, tu fais preuve d'un réalisme étonnant.

- L'histoire de la chinoise est bien disposée. Que ce soit avec elle, où les autres persos, on peut nettement les définir, et plus important encore, les imaginer sans presque la moindre description physique.
Tu suis la ligne directrice de chaque persos (Adrian et sa maladie bien amené ).

- Je ne sais pas si c'est fais expres mais la place du doute est capitale au cours de cette épisode. " Sans doute ". Doute chez Adrian et Cie, doute et appréhension chez Kim, également chez Michelle ( c'est ce qu'on ressent, et ce qui provoque sa récente attitude ), doute chez Jack etc...
La question de la perçeption à également un rôle majeur.
Je vois également que tu instaure progressivement un facteur d'espoir autour de Jack, afin de bien le mettre en situation quand il sera à la Bank.

- Aucune incohérence à signaler, au contraire, tu essaie d'innover ( le caractère de Marrius et sa facon de parler ), ce qui est important pour éviter le statut ( qui est figé ) de la banalité.

- L'intrigue avec Fisk est génial. Sur tous les points. Déja on s'imagine très bien ce décor( le sous-sol ), qui m'a paru encore inexploité dans l'univers de 24. C'est une chose très importante justement de changer et de varier les décors. Tout se qui se passe chez Fisk, dialogues, actions, etc...est d'une grande cohérence.

- Une nouvelle mini-intrigue parfaitement introduite.

Etc, il y a une multitude d'autres choses à dire...On ne s'ennuie pas une seconde. J'attends la suite avec impatience !!!
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magnetik
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 Message Posté le: Sam 17 Déc 2005 - 20:40    Sujet du message:
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Mr Jack tu es trop bon.
je ne pensais pas que quelqu'un aurait pu dire autant de bien de mon récit. Ca me fait excessivement plaisir comme tu peu limaginer.(en plus ça vient de toi!)
Ce que tu as perçu dans le texte me fait trés plaisir dans le sens ou cela correspond bien à ce que j'ai voulu retranscrire.

Comme cette idée me semble géniale , je pense aussi communiquer un casting fictif dans mon prochain post avec la suite de l'épisode.

MERCI beaucoup à toi mr jack et pardon pour toutes les fautes d'orthographe!
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magnetik
Invité





 Message Posté le: Mar 20 Déc 2005 - 18:45    Sujet du message:
Répondre en citant

Et voici la fin de la deuxieme heure Dancing bon je l'ai faite un peu dans la précipitation donc jai pas tout fait comme je l'aurais esperer donc voila mais jespere que ça plaira tout de meme.

8


Jack s’était relevé péniblement. Les policiers s’en été sortis sans trop d’accrocs ; un miracle compte tenu de la force de l’explosion :

« On ne voit pas quel peut être le rapport entre ce chirurgien et la prise d’otage. Jack, des policiers auraient pu y perdre la vie. Ce n’est pas du gout de la division et je me retrouve dans l’obligation de vous donner l’ordre…de laisser le soin à Jost de finir le travail…vous comprenez ?

-Michelle, je ne travaille plus pour la cellule, ni pour la division et je n’abandonnerai pas Kate, c’est hors de question. Le type qui a posé cette bombe a parler d’une piste, vous devez la trouver !Vous m’entendez ?

-Jack…si je dis ça, c’est aussi pour votre fille. Si vous persistez, je ne pourrais plus la protéger et Hammonds lui donnera l’ordre tôt ou tard de rentrer chez elle.

-Non, non michelle !Ma fille a très bien travailler aujourd’hui et elle va continuer, débrouillez-vous !

-…je ferai ce que je peux mais n’esperez pas trop ; Hammonds veut que vous arrêtiez là, alors si il voit que je vous aide, ça pourrait avoir des répecussions…

-Je sais Michelle…je vous en demande beaucoup…alors, mettez Kim en ligne permanente avec moi et ça ira, je ne veux rien de plus !
-D’accord Jack…je vous laisse à votre fille.

-Merci Michelle, j’apprécie ce que vous faites pour nous.

Il fallut attendre quelques secondes pour que Kim se remette en relation avec son père :

-Ok, tu m’entends là ?

-Oui très bien. Alors ? T’as trouvé quelque chose de ton côté ?

-Le docteur Fisk n’a jamais été impliqué officiellement dans des actes de torture, aucune plainte ; mais si tu as bien vu ce que tu dis avoir vu, ce bon docteur, ne devait pas être vraiment tout blanc. Michelle a mis Chloé sur le coup, elle remonte les filières bancaires ; et on a aussi l’adresse de son cabinet à Los Angeles : au 139 Billing Street, dans le centre…

-Bon de toute façon c’est la seule piste qu’on a. Envoi moi un négociateur à cette adresse, j’en aurai peut-être besoin. Même si je doute que Kate s’y trouve, il faut se parer à toutes éventualités. Préviens moi dés que tu as du nouveau.

-Papa…tu sais…ici, les gens à la cellule, on fera tout pour que tu retrouves Kate… »

Jack sourit, puis remercia sa fille avant de se mettre au volant de sa fourgonette noire. Le temps était compté, et il ne savait toujours pas en quoi consistait le mobile des preneurs d’otages.
[17:35:13]

9

Des hommes cagoulés sont venus tôt dans la journée à son domicile pour la kidnapper. Il devait être 7 heure quand c’est arrivé, au moment ou elle sortait de chez elle pour rejoindre sa voiture. Kate Warner vivait un cauchemar éveillé, dans cette petite pièce nauséabonde, attachée par ses tortionnaires. Elle n’esperait plus qu’une chose : que Jack défonce la lourde porte en fer de la salle, et qu’il se jette sur elle pour la détacher en l’embrassant langoureusement. Mais elle avait beau attendre, ce moment ne venait pas, et l’espoir commençait à disparaître peu à peu…

« Mon dieu, faites qu’il vienne…j’ai tellement mal…s’il-vous-plait, faites qu’il vienne… »
[17:36:04]


10

La RBC-LA était une des chaines des plus connues de l’Etat. Ses programmes, basés sur le sensationnel, ne reflétait pas vraiment un haut travail journalisitique. Harry Berger y avait été recruté en tant que reporter de terrain, et depuis, il avait sillonné des dizaines de pays, caméra à l’épaule. Son boulot était simple : filmer la guerre, la famine, les épidémies… « du sensationnel !Les gens veulent voir la mort en direct Harry !Vas-y ! et rapporte nous la mort !»c’est ce que disait chaque fois son patron, Ernest Van de Kliegen. Ce dernier ne se doutait surement pas que son meilleur journaliste commençait à en avoir marre du boulot et projetait de tirer un trait sur cette carriére, froide, malsaine et matérialiste. Non le boss ne devait pas s’en douter…peut-être…

« Vous avez trouvé quelquechose Léon ?

-Vous savez que je n’aime pas les lieux publics, ça ne me plait pas.

Mais Harry restait muet devant son informateur. Celui-ci était noir, portait une casquette bleue et un imper grisâtre.Un café dans un centre commercial était bien un lieu public mais il devait songer lui-même à se protéger. Il lui fallait des informations sur son patron, et il savait qu’il allait rentrer dans un jeu dangereux.

-Bon. Mr Van de Kliegen est un touche à tout, pas facile de faire le tri…mais il y a peut-être quelquechose d’interessant, lors d’une de vos derniéres mission en Afrique.

-Allez-y !

-Hé bien, il y a 6 mois, il vous a demandé de rentrer en trombe à Los Angeles juste après avoir fait un reportage sur des médecins d’une ONG…

-…et alors ?

-Apparament, il y aurait des échanges financiers entre votre chaine et des ONG.

-Vous voulez dire…sous forme de dons ?Mon patron fait des dons ?Ce serait pas son genre.

-C’est aussi ce que je me suis dit. Ecoutez, ces dons sont colossaux, de l’ordre de plusieurs millions de dollars, et officiellement cet argent n’a jamais exister pour ces ONG…et pour finir votre patron envoi de l’argent à d’autres entreprises en tout genre, des sommes importantes. Il y a un truc louche là dessus, ça sent pas bon !Si on vous a mis sous écoute, c’est que à mon avis, vous étiez prêt à ouvrir une boite de Pandore. »

Harry n’arrivait pas à rassembler ses idées. Il ne comprenait pas et ne voyait pas de corrélations entre tous ces événements, mais cette piste était surement la bonne. Il se souvenait bien de la mission. Les hôpitaux de fortune étaient bondés, et le taux de mortalité avoisinait les 85% . Il n’avait jamais eu affaire à des chiffres pareil, et ce voyage l’avait ebranlé encore un peu plus…comme à chaque mission. Il fallait réfléchir. Essayer de se souvenir. Qu’y a-t-il bien se passer là-bas ?
Harry glissa discrétement une liasse de billet dans la poche de son informateur lorsque celui-ci quitta la table. Il resta encore quelques secondes à regarder dans le vide, puis décida de sortir du café. Il fallait consulter les archives, à la recherche d’indices.
[17:39:01]




11

Cela faisait dix minutes que les différents profils défilaient sous les yeux de Miho Kukada, seule otage liberée. Jeremiah Jost se tenait juste dérrière et s’impatientait. Et pour cause, il n’y avait plus aucune activité, les preneurs d’otages ne donnaient plus signe de vie, la cellule couvrait Jack Bauer. Tout ceci exaspérait l’agent fédéral…jusqu’à que :

« Ce sont eux !Je les reconnais !Les deux là !

Sortis de sa torpeur, Jost se jeta sur la chinoise :

-Vous en êtes sure ? Absolument sure ?

-Oui, oui ce sont bien eux ! les frères !

Le co-directeur de la cellule n’attendit pas une seconde de plus pour prendre son téléphone et appeler l’agence :

-Dessler.

-C’est bon Michelle, on a deux visages, ceux de Owen et Johnathan Crowsby, l’un a été interné en hopital psychiatrique pendant 5 ans, l’autre en centre d’aide psychologique pendant 1 an. Ils habitent à la même adresse, celle de leur parent, au 44 Watson Street dans Behaviour domain.

-C’est à l’autre bout de la ville !Je vais y envoyer une équipe, bon travail Jeremiah ! Chloé va recouper ça avec le prénom Adrian, on sait jamais, ce n’est peut-être pas un pseudonyme finalement.

-Bon d’accord, rappelez moi dés que vous avez du nouveau…

-Attendez Jeremiah !Un véhicule de l’armée va venir vous rejoindre, tenez vous prêt à les recevoir. Ils ramènent deux détecteurs thermiques.

-Bien, ils ont fait vite…je serai prêt Michelle.

-Et dites au négociateur sur place de se rendre au 139 sur Billing street ce n’est pas très loin de là ou vous êtes. Qu’il y attende Jack Bauer.

-Je vous l’envoi immédiatement… »

Les choses avançaient enfin. Et l’agent Jost semblait croire que la fin de cette histoire approchait à grand pas.
[17:41:11]

12

La tension dans la salle devenait insoutenable. Adrian n’arrêtait pas de compter le nombre d’otage alignés devant lui, tandis que Owen guettait fixement le téléphone du guichet central. Mais son adversaire était de taille, et il savait évidemment qu’il ne le laisserait pas faire. Peut-être que le meilleur moyen serait finalement de le liquider… mais, il ne savait pas comment s’y prendre :

« Adrian, c’est bon, j’ai réfléchi. Cette attente m’insupporte. Je suis sur qu’en ce moment même, les flics étudient quel est le moyen le plus facile pour nous rentrer dedans. On doit réagir !

-…bien sur qu’ils vont chercher à entrer par tous les moyens, qu’est-ce que tu croyais ?

Le ton de la voix d’Adrian avait changé et Johnathan le remarqua : la tension était encore montée d’un cran. Et le doute prenait encore plus de place dans la tête du gros Owen…qui avait déjà pris son courage à deux mains pour défier leur chef.

-…alors adrian ? Qu’est-ce qu’on attend ?…REPONDS MOI PUTIN!

-…tu n’as pas idée de quel homme est Jack Bauer…

-C’est bon Adrian, tu m’enerves ! Je vais prendre ce téléphone et les appeler pour formuler mes exigences !

L’homme, enervé ce dirigea rapidement vers le guichet d’un pied ferme, couvert par son frère prêt à dégainer. Mais c’est Adrian qui dégaina le plus vite. Il pointa le canon vers le fauteuil ou était assis Johnathan, puis tira deux coup de feux dans la poitrine du jeune frère qui n’eut le temps de riposter. Owen, stupéfait ; ne bougeait plus, paralysé par la peur et l’incompréhension. Adrian le visa alors :

-Qu’est-ce qui se passe Adrian ?Dis-moi ce qui se passe ?

-Tu ne peux pas savoir à quel point tu me facilite la tache.

Mais avant que la proie ne puisse répondre, deux nouveaux coups de feu retentirent. Deux cadavres se tenaient dans la piéce. Les otages, choqués, émettait des bruits de panique, certains pleuraient. Adrian en tremblait encore, mais il était heureux d’avoir passer cette épreuve sans encombre. Il fallait maintenant s’occuper de Patricia, et la convaincre que les deux frères voulaient le tuer. [17:44:30]


13

Les coups de feu avaient instauré la panique générale de l’autre côté de la rue. Les policiers se camouflaient dérrière leurs voitures, et Jost essayait de joindre le guichet à l’intérieur de la banque mais personne ne répondait. C’est aussi à ce moment là que Erwin Dyer perçu les deux hummers de l’armée qui venait de débouler dans l’avenue en sa direction. Les detecteurs arrivaient, ce qui voulait aussi dire qu’une intervention des forces spéciales seraient désormais imminente. Le négociateur n’aimait pas ce scénario : on l’avait écarté dés le début, dés la venue de jack bauer précisément, et Jost était tout sauf un fan des pour-parlers. Les tirs suscitaient l’émoi dans le QG mobile du FBI d’ou en sortit le directeur de la cellule :

« Hé Dyer !J’ai du travail pour vous !

Le grand blond rejoint son supérieur à couvert, dérrière le QG. Jost était en sueur et semblait quelque peu paniqué.

-Bon vous allez vous rendre immédiatement…au 139…Billing Street, c’est pas loin d’ici à ce qu’il paraît…Bauer vous y attendra.

-C’était quoi ces coups de feu ?Des otages ont été abattus ?

-Euh…je sais pas, on n’en sait rien, on n’arrive pas à les joindre d’ici, personne ne répond. C’est une aubaine que les detecteurs arrivent , on va pouvoir enfin intervenir.

-Intervenir ?Bauer pourra peut-être résoudre le problème avant ça…on pourrait attendre, non ?

-Je ne veux pas discuter avec vous Dyer. Bauer se trouve je ne sais ou dans la ville à jouer au jeu du chat et de la souris, et ici des vies sont en jeu. Quand vous verrez Bauer transmettez lui mes amitiés ! »

L’agent se retourna et se dirigea vers l’inspecteur Rawls qui allait acceuillir les soldats de l’armée américaine. Quant à Dyer, il s’asseya à bord d’une voiture de police qui allait le guider jusqu’au 139 Billing street.
[17:46:08]


14


« Je n’avais pas le choix Patricia. Ils me menaçaient !Je te promet que nous allons sortir de là.

- Je ne te crois pas Adrian, tu me caches quelquechose…tu sais que je te suivrais n’importe ou, mais dis-moi au moins la verité.

- …tu sais à quel point j’ai souffert. C’est l’occasion de rétablir un juste équilibre.

Sur ces paroles, l’homme remonta d’un coup sec la manche droite de son pull noir pour laisser à nu son avant-bras droit. Celui-ci était couvert de cicatrices, allant jusqu’au coude dans le sens de la longueur. Patricia détourna les yeux devant ce spectacle auquel elle avait déjà plusieurs fois assisté.

- L’équilibre ?Quel équilibre ? De quoi veux-tu parler exactement ? Tu voulais cette banque pour trouver un max de fric non ?

-Il y a de ça, oui…

Patricia ne comprenait pas mais elle ressentait trop de compassion pour son compagnon si bien qu’elle ne put lui répondre une nouvelle fois.

-…amène les otages en bas s’il-te-plait… »

Sur l’ordre d’Adrian, elle resta quelques secondes figée devant lui, avant de s’éxecuter.
[17:48:11]

15


Le fourgon noir de Jack Bauer avait frené brusquement dans Billing Street. Il y avait une dizaine d’immeuble dans la courte rue et l’agent repéra rapidement celui-qui abritait les locataires du numéro 58 à 160. Le cabinet du docteur Fisk se situait au 5ème étage du bâtiment.

« Kim !Tu me reçois ?Je suis arrivé à Billing street. Ou est le négociateur ?

- Il est en route papa, il ne va pas tarder.

-On a pa le temps Kim, qu’est-ce qu’il fout ?

-Je te donne un ordre papa ! Celui de ne pas intervenir sans mon aval, ne fais rien tant qu’il n’est pas arrivé.

La fille de Jack avait prit un air autoritaire des plus sérieux avec son père, et il ne prit pas le risque de lui répondre.

-…D’accord… j’attends.

-Ecoute, on a rien trouvé encore pour Adrian. C’est sans doute un pseudonyme, on est à court de piste. On avance pas non plus sur Fisk. On est bloqué dans les fillières bancaires. Malone avance avec Chloé mais rien de concret pour l’instant. Le chirurgien devait faire des heures sup’ chez lui en plus de son cabinet. Pour l’instant on a aucune idée de ce sur quoi tu va tomber.

-Je vois une voiture de flic Kim, je crois que c’est le négociateur.

Le jeune blond aux allures scandinaves descendit du véhicule. Il avait de suite reperé Jack Bauer et s’approcha de lui pour le saluer.

-Erwin Dyer. Je suis le négociateur que vous avez demandé…

Jack lui serra la main et ils se dirigèrent dans la foulée à l’intérieur de l’immeuble.

-Bien, si tout va bien je n’aurais pas besoin de vous. C’est juste au cas ou. Les terroristes n’ont toujours pas l’intention de libérer des otages ?

-Hé bien, on a pas de contact pour l’instant. Des coups de feu ont été entendu tout à l’heure, et votre directeur a essayé d’appeler mais en vain. De plus…l’armée vient de fournir les detecteurs thermiques…

-Jost va intervenir ? demanda Jack non sans inquiétude.

-C’est ce qu’il projette depuis le début à mon avis.

-C’est une mauvaise idée. On ne sait toujours pas quelles sont leurs motivations, c’est du suicide…Jost n’a pa l’experience nécessaire…

Au même moment, Dyer se précipitait vers l’ascenseur mais d’un geste de la main, Jack lui fit comprendre de se diriger dans la cage d’escalier.

-Je ne veux pas qu’on nous remarque. Ces types, dans la banque, c’est moi qu’ils visent, seulement moi…comme toujours…

- …on m’a déjà parler de vous. Vous êtes un héros pour beaucoup de monde. David Palmer peut vous remercier…comme tous les habitants de cette ville d’ailleurs…je suis content d’être à vos côtés.

L’ex-agent se retourna vers le jeune blond, puis baissa la tête. Il ne savait pas quoi répondre.

-…continuons, Erwin. On y est presque. »
[17:51:03]





16


« Donc, les deux detecteurs sont placés. Un avec le groupe d’intervention numéro 2 vers l’est, et l’autre côté nord avec le groupe de Becker. Les images devraient être directement retransmises ici.

Rawls avaient rapidement supervisé l’installation des detecteurs de part et d’autre de la banque. Jost n’attendait plus que les images maintenant au sein du QG de fortune. Et c’est alors que les deux commutateurs se mirent en route ; l’écran devint gris puis bleu, entiérement bleu.

-…on ne voit rien…demandez leur de couvrir toute la superficie !

L’inspecteur prit alors son talkie-walkie et donna l’ordre. L’ancien agent de la CIA fixait les écrans, sans rien voir. Il n’y avait aucun signe de vie, au rez-de-chaussée.

-Ils ne sont plus au rez-de-chaussée…ils doivent être au sous-sol, dans la salle des coffres…avec…les otages…

Le directeur de la cellule restait perplexe. Une intervention pourrait devenir catastrophique sans avoir la moindre idée de l’emplacement des terroristes et des otages. Rawls décida de guider l’agent fédéral :

-Je pense qu’il serait judicieux d’attendre encore un peu. Au moins qu’on sache ce que donne la recherche de Jack Bauer…

Il bondit et reprit la parole face à l’inspecteur :

-Non ! Je vais préparer l’infiltration maintenant !

-Et que faites vous des explosifs ?C’est du suicide…

-Nous interviendrons !répondit séchement Jost. »
[17:52:31]

17

Jack et Erwin se trouvaient maintenant au 5ème étage, plaqués dérrière la porte de communication avec la cage d’escalier. La voix de Kim retentit dans l’oreillette de son père :

« On a un problème :les scans thermiques n’indiquent rien. On pense que les otages se situent au sous-sol, à proximité des salles des coffres et Hammonds a donné son aval pour une infiltration dans le hall de la banque.

-D’accord. Je suis juste à côté du cabinet de Fisk, je vais y rentrer, reste en ligne.

Le négociateur poussa la porte pour déboucher sur un couloir d’une vingtaine de mètres de long. Le lieu de travail du docteur occupait la totalité de la superficie du 5ème étage, et ils avançaient maintenant vers la porte d’entrée. Jack la défonça immédiatement d’un coup de pied, puis se mit à couvert pour laisser Erwin Dyer entrer l’arme au poing.
A première vue, il n’y avait personne mais l’ex-agent fédéral redoutait de tomber une nouvelle fois sur une mauvaise surprise.
[17:53:40]

18


L’image vidéo qui défilait sur son ordinateur lui prouvait que Jack avait bien suivi sa piste. Il referma la machine et prit son téléphone en pianotant le numéro de portable de Jost, qui au même moment donnait ses instructions pour une possible intervention immédiate :

« Jost à l’appareil !

-Jack est à la hauteur de mes esperances. A force de découvrir des inconnues, il comprendra l’équation. Et c’est pour ça que j’ai décidé de libérer un autre otage. Tenez vous prêt !

Adrian raccrocha, et laissa une fois de plus l’ancien militaire désorienté. Il était néanmoins conscient de l’enjeu, et c’était pour lui l’occasion ou jamais pour faire une tentative :

-Rawls !Venez ici !Dites à Becker et autres groupes de se tenir prêt à intervenir dans les minutes qui viennent. Ils vont libérer un otage, et dés qu’il sera en notre possession nous interviendrons. Si tout se passe bien,à ce moment là, les terroristes seront dans le hall et les otages au sous-sol, ce qui nous assure le succés en cas d’attaque !

De l’autre côté de la rue, Patricia avait entendu la conversation de son ami :

-Pourquoi tu veux libérer un otage Adrian ? Dis-moi comment on va sortir de là !

Sur ces mots, l’homme referma la salle des coffres du sous-sol et se retourna vers sa compagne en la fixant des yeux :

-C’est moi l’otage, Patricia... Et toi…tu restes ici. »

Un nouveau coup de feu retentit.
[17:55:28]

19


Jack sillonnait les différentes endroits de l’appartement mais aucune trace de qui que ce soit. Tous les volets étaient fermés et les deux hommes braquaient leurs torches dans les coins de chaque pièces. Après une première inspection générale des alentours, Erwin s’autorisa à parler :

« Ce type aimait les vieux meubles louis XIV. A part ça il n’y a rien d’interessant. J’ai peur que cette incursion n’ait servie à rien.

-…C’est pas vrai !Il y a forcément quelquechose ! KATE !KATE !

-A mon avis on ne trouvera pas votre amie ici. Elle est sûrement entre les mains des terroristes dans la banque.

-Non !On l’aurait vu sur les vidéos de surveillance. Ce type veut jouer avec moi, c’est comme un défi pour lui, et Kate en est le trophée.

-Vous voulez rire… ?

Le négociateur ne recherchait plus rien et se dirigeait vers les fenetres pôur illuminer la pièce principale. Il tira un store qui remonta brutalement, et laissa apparaître un message collé à la vitre :

-Jack ! Il y a quelquechose ici !

-…Qu’y-a-t-il d’écrit ?

C’est de l’autre côté que ça se passe » et juste en dessous « nous serons bientôt côte à côte »

Les deux agents regardèrent à travers la vitre l’autre côté de la rue. A ce moment là, un boitier noir fixé au plafond prés du store émit un son strident. Un spot lumineux rouge se mit au vert. Jack se retourna alors vivement vers l’autre homme :

-Couchez vous Dyer !Couchez vous ! »

Le bruit strident fit alors place à une bourrasque assourdissante balayant tout sur son passage. Le souffle venait de l’immeuble d’en face. Les flammes de l’explosion envahirent un bref instant le moindre centimètres de la façade du batiment. Toutes les vitres à proximité volèrent en éclat. Jack et Erwin en étaient maintenant recouvert. Une bombe sautait, une fois de plus, en plein cœur de Los Angeles.
[17:57:00]

20

« Regardez sur la thermocaméra !Les terroristes ne montent pas !Ils restent au sous-sol. Seul l’otage est dans le hall. Il avance vers la sortie.

Rien ne s’était passé comme Jost l’avait prévu depuis le début de la journée, et ça continuait. L’inspecteur Rawls préférait éviter toutes interventions et essayait de dissuader l’agent fédéral :

-Il approche de la porte…ça y est, il l’ouvre, il est encagoulé comme l’otage précédent !

Tous les visages dans la 48ème se tournèrent pour voir le spectacle. Une personne sortait lentement du lieu de la prise d’otage. Il n’avait plus qu’à avancer jusqu’aux forces de l’ordre. Rawls quitta alors le QG :

-Je me charge de le receptionner ! »

La silhouette qui se déplaçait lentement semblait tremblante et peu assurée. Le temps s’était arrêté pendant les quelques secondes qu’il avait fallu à l’ex-otage pour parcourir la quinzaine de mètres qui séparait la banque des forces de police. Rawls prit la main de l’homme qui paraissait pétrifié de peur, et lui ôta sa cagoule.
[17:58:20]

21


Erwin se releva difficilement et se demandait quels étaient les dégâts dans l’immeuble dans face. Quel avait été la cible cette fois ?Jack quant à lui s’était rapidement mis en relation avec Kim après l’explosion :

« Kim !Ce type est malin. Il dit qu’il va venir me rejoindre et je crois qu’il a tout prévu pour y arriver. Il ne se passe rien d’anormal à la banque ?

-non, tout se passe bien. Un otage est en train d’être…libéré…

Le silence se fit durant un bref moment entre les deux personnes. Un préssentiment les envahirent, celui que l’otage en question pourrait bien être justement le terroriste en chef.

-Kim, appelle de suite Jost. Il faut qu’il vérifie l’identité de cet otage, en vitesse !

-Je l’appelle tout de suite… »

[17:59:02]


22


Toutes les caméras de télévision sur place filmaient la scène. L’inspecteur Rawls guidait le faux otage qui tremblait encore, en retrait du périmétre de sécurité. Mais Miho Kukada était, elle, restée dans les parages durant toute l’opération et ce, depuis sa libération. L’ancienne chinoise avait reconnu immédiatement son tortionnaire, et elle se précipitait maintenant vers Jost qui était au téléphone, pour l’avertir :

« Monsieur !Monsieur !

-Attendez Becker, ne raccrochez pas. Qu’y-a-t-il Miho ?

-Je connais l’homme que vous avez…

Le portable de Jost se mit à sonner à ce moment là :

-Excusez-moi. Je dois répondre.

-Jeremiah, c’est Kim. Mon père pense que l’otage que vous venez de libérer pourrait être un des terroristes !Vous l’avez identifié ?Il est avec vous ?

Le directeur de la cellule resta immobile un instant, puis réalisa ce que venez de lui dire la fille de Jack.

-…oh non, c’est pas possible…

Il laissa tomber son telephone sous le choc et se précipita en dehors du QG pour trouver des yeux l’inspecteur Rawls, mais ce dernier s’était déjà eloigné d’une cinquantaine de mètres avec l’otage entre ses mains. Jost dégaina alors son arme et la pointa vers les deux hommes.
Mais pendant une demi-secondes, un silence assourdissant se fit entendre. Un vacarme surgit alors suivie d’une déflagration qui fracassa l’air sur la totalité du périmètre. Encore une explosion. Mais pas n’importe laquelle, une véritable lame destructrice, qui deferlait sur tous les objets, et toutes les personnes qui avait le malheur de se trouver dans les alentour à ce moment là. La banque était entrain de se transformer, ou plutôt de se réduire, en une boule de feu géante, traversant la rue, accompagnée d’un souffle qui fit voler toutes les voitures de police en éclat et projeta chaque individu violemment contre le bitume. Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour que les immenses jets de flammes disparaissèrent . L’air se figea pour laisser place à un spectacle de désolation total. Jost était encastré dans une voiture banalisée noire d’un agent fédéral elle-même réduite en charpie. Il ne bougeait plus, et Miho, ainsi que toutes les autres personnes présentes à ce moment là, tapissait maintenant le sol avec les débris de l’explosion. Nul ne pouvait prédire qui s’en était sortis et estimer le nombre de blessé de de victimes qu’avait causé l’attentat, mais l’inspecteur Rawls et le faux otage n’en faisait pas partis. Ils fonçait à bord d’une berline marron sur la 58ème en direction de l’est de la ville. Adrian, assis à la place du mort porta quelques cachets de sa main droite tremblante à sa bouche.

-Franchement Adrian, je n’aurais jamais cru que vous y seriez arrivé. Je continue de penser que tout ceci n’était pas nécessaire.

-Ne vous en faites pas James…Je vous avez dit que tout se passerai bien. Maintenant, on a plus qu’à laisser faire Bauer…"

[18:00:00]
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