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Fan-fiction de Mr. Jack S3: Opération Eclipse
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Seriez-vous interessé par le concept de mettre des images s'inspirant du réçit ( forêts, rues, champ de bataille... ) ?
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Auteur Message
Mr. Jack
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 Message Posté le: Lun 19 Fév 2007 - 19:36    Sujet du message:
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valdc3592 a écrit:
C'est tres bien écrit , on se croit vraiment dans l'univer de 24, félicitations !!
ne t'arrete pas !


Merci beaucoup! La suite réserve pas mal de surprise, plus on avance dans la saison, et plus il y aura de révélations cruciales, donc j'espère que tu continueras de lire !!! Very
Happy

J'ai déja écris une bonne partie du 9, la sortie ne devrait plus tarder ! Wink
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Ven 23 Mar 2007 - 21:41    Sujet du message:
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L'épisode 9 est en ligne Wink

Finallement l'épisode m'a pris un peu plus de temps que prévu. Il est plus long que les derniers épisodes ( un peu avec le même nombre de pages que ceux de la saison 2 ), car je me suis un peu laissé aller littérairement, par plaisir on va dire Smile

Quoiqu'il en soit, le suivant ne devrais pas l'être autant.

J'espère que celui ci vous plaira, j'ai essayé de faire en sorte que la tension va crescendo pour vous préparer jusqu'au final de mi-saison Very Happy

Bonne lecture à tous ! Smile
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 Message Posté le: Sam 19 Mai 2007 - 14:06    Sujet du message:
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Episode 10 disponible sous peu, il me reste la fin puis la correction et relecture, donc il devrait être dispo ce week end, si j'ai pas de souci avec mon hébergeur Smile

Donc contrairement à ce qui était prévu, je publie quand même épisode par épisode, ca ferait trop longtemps à attendre de finir le 12 et de publier les 3 d'un coup. Wink
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 Message Posté le: Mar 22 Mai 2007 - 18:18    Sujet du message:
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L'épisode 10 est en ligne, disponible dans le 1er post comme d'habitude Wink

Bonne lecture à tous Smile
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 Message Posté le: Mer 23 Mai 2007 - 15:25    Sujet du message:
Répondre en citant

Je tiens juste à préciser que j'ai apporté quelques précisions à l'épisode ( des incohérences dont je me suis rappelé pendant mon sommeil Laughing ) et l'ajout d'une scène assez important entre Radford et Linda, que j'avais totalement oublié de mettre Smile

Je suis actuellement sur l'épisode 11 Wink

Pour info, l'épisode serait assez long mais il va répondre à beaucoup de questions, notamment pour résoudre l'objectif des nanotechnologies.
C'est un épisode où le complot est au coeur du problème et les mécanismes de l'affaire commencent à apparaitre peu à peu, donc il est fortement conseillé de bien suivre chaque scène concernant Radford/Le Pentagone particulièrement.

J'espère que vous prendrez du plaisir à lire tout ça Smile
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 Message Posté le: Lun 18 Juin 2007 - 23:07    Sujet du message:
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Désolé pour le temps que me prends l'épisode, j'ai été pas mal occupé ces derniers temps, et je tiens vraiment à parfaitement peaufiné ce prémice à la 2eme partie de saison, donc ce n'est pas pour tout de suite...

Je vais essayer de le livrer pour ce week end mais je ne promets rien avec le travail ! Smile

En tout cas, beaucoup de réponses prévu pour cet épisode Very Happy
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 Message Posté le: Sam 30 Juin 2007 - 22:16    Sujet du message:
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Encore désolé pour le retard mais l'épisode avance néanmoins. Il me reste deux bonnes journées pour finir ça, donc pas de date certaine mais si j'arrive à gérer, il sera dispo dans la semaine et j'enchainerais avec le 12 Wink
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 Message Posté le: Jeu 05 Juil 2007 - 20:03    Sujet du message:
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Le topic est animé on dirait Rolling Eyes Laughing

Pour continuer le monologue, je signale juste que l'épisode sera terminé demain et peut-être corrigé dans la journée si j'ai assez de temps.
Mais bon, vu le très très faible nombre de lecteur je ne pense pas que ca en gênera Laughing
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 Message Posté le: Jeu 12 Juil 2007 - 19:25    Sujet du message:
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Comme d'hab, du retard...mais c'est pas faute d'avoir écrit...

Ca fait 2 semaines que je profite de chaque heure de libre pour avancer dans le zode, mais il va être énormément riche et je suis en train d'ajouter de nouvelles scènes et de bien corriger le tout pour que ce soit parfait. Je pense que ce sera un de mes meilleurs épisodes donc j'apprécierais fortement un avis pour une fois Smile

Je vais essayer de le finir ce soir, il me reste la scène finale à écrire et finir la correction, et j'ai vraiment hate d'avoir des commentaires car je me suis pas mal démelé là dessus Razz
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 Message Posté le: Jeu 12 Juil 2007 - 21:50    Sujet du message:
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Episode de 17 pages word, long mais on a vu pire Laughing
Beaucoup de réponses, de nouvelles pistes aussi...je me suis énormément appliqué à l'écrire, au niveau des transitions entre séquences, des métaphores ( la goutte de pluie, le jeu d'échec, la direction à prendre...enfin vous verrez, je ne vais pas spoiler Laughing ) et d'ailleurs, pour les intéressés, ca me plairait bien de faire une sorte d'autoanalyse de l'épisode ( puisque je ne peux pas avoir d'avis et discuter de ma fic avec d'autres Confused ), en vous expliquant certaines démarches, certains choix, certains parti pris dans la mise en scènes et comment les choses se mettent en place symboliquement.

Je ferais pas quelque chose de trop long donc ca sera sûrement pour ce week end, et je commencerais l'épisode 12 dans la foulée. Wink

D'ailleurs, l'épisode 12 est à voir comme la fin de la 1ère partie de saison, découpé en deux moments donc ( le premier concernant les nanotechnologies ), même si bien sur, il y aura encore de multiples mentions à ce qui s'est passé ces 12h.
C'est juste que les décors et l'orientation de l'intrigue va littéralement changer, tout en étant entièrement la suite de ce qu'il vient de se dérouler !

C'est tout pour le petit speech pré-épisode, donc sur ce, bonne lecture Razz


Edit : étant donné que j'ai publié les épisodes 4 à 11 sur cette page et la suivante, j'ai publié l'épisode 11 à la suite des autres, donc au début de la page 4 Wink
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Dernière édition par Mr. Jack le Sam 18 Aoû 2007 - 15:52; édité 1 fois
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 Message Posté le: Mer 01 Aoû 2007 - 15:10    Sujet du message:
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L'épisode 12 est toujours en cours d'écriture, j'en suis quasiment à la moitié ( sachant que je suis en vacances chez de la famille et que je compte quand même écrire ! ). Je pense que vous devriez apprécier la tournure que prennent les évenements, à quel point certaines choses changent d'angles ou de point de vue, et les intrigues passent à l'étape supérieur...

Inutile de vous dire que j'apprécierais bien un commentaire de votre part une fois l'épisode en ligne, ou même sur les précédents Smile
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 Message Posté le: Sam 18 Aoû 2007 - 15:18    Sujet du message:
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Puisque visiblement, je peux à nouveau poster mes épisodes sur le forum, j'en profite pour mettre à disposition les épisodes 4 à 11 ( les précédents étant déja publiés ) pour ceux qui préfèreraient les lire sur le site.




Précédemment dans la fan-fiction " Opération Eclipse " :

Les Deltas furent poursuivis par un groupe de mercenaires biélorusses dirigés parYuri Drakov, voulant s'emparer des plans de Pluie Noire. Ils se cachèrent dans une cimenterie, où le Dr. Avnar expliqua la fonction de Pluie Noire : il s'agissait de puces nanotechnologiques, à intégrer dans le corps humain pour le contrôler. L'explosion du tanker à Monaco n'était donc qu'un écran de fumée pour permettre le convoi du second tanker, transportant ces puces, jusqu'en Biélorussie.

L'OTAN possédait désormais les vidéos de l'opération Eclipse, et contrairement à ce qui avait été dit jusque là, ce sont bien eux organisée la mission en Biélorussie, même s'il n'y avait que un comité réduit était au courant de ce fait.

Lors de la cérémonie sur le clonage, le Dr. Sampton s'apprêta à dénoncer le vol de ses analyses quand il fut subitement tué par un sniper, agissant sous les ordres de Lane, qui révéla à son homme de main qu'il importait peu qu'Eve Thompson dispose des analyses, sous la forme d'une micropuce, puisqu'il avait préparé la trahison de sa conseillère, et qu'il attendait désormais à ce qu'elle dise tout aux médias.

Apprenant que Mack voulait emmener Tony à la CIA, ce dernier lui raconta tous ses déboires il y a 6 mois avec la CIA. Au moment où Mack commença à le croire, un homme se présenta à la CAT : Brian Krauss, de la CIA, l'homme que Tony et Chase croyaient avoir tué.

Avec la nouvelle carte d'accès que lui avait confié son père, Linda Radford fit des recherches sur les AVP Force, où elle conclue qu'il s'agissait d'une organisation secrète qui aidait, puis traquait les terroristes.
Mais en réalité, son père lui envoyait de fausses pistes, pour ne pas qu'elle découvre qu'il l'utilisait lorsqu'elle était là bas.



Episode 4 : ( 5h00 - 6h00 )

Ces événements se déroulent le jour de l'opération Eclipse, entre 5h et 6h, heure biélorusse.



Le silence avant l'élan, prêts à combler momentanément le vide intense les engouffrant dans la forêt dense, les Deltas devaient maintenant se préparer pour la route vers la base militaire où était contenus les plans de Pluie Noire.

Les hélices de l'hélicoptère battaient au rythme effréné, s'accouplant idéalement avec le vent puissant de la plaine. Avnar était à l'arrière de l'avion, blessé, mais Kao-San avait réussie à stabiliser sa plaie, et contemplant la manière dont allaient manoeuvrer les soldats. Jack fut obligé d'hurler pour se faire comprendre dans ses explications :

- " On va prendre la forêt en direction du nord-ouest, en prenant le contresens de la route qui va à l'est, pour éviter les gardes "

Morrow savait qu'il y avait des militaires biélorusses à quelques lieues d'ici, et conscient qu'ils n'allaient pas opter pour une chevauchée radicale faite de luttes armées, il établit le plan d'infiltration :

- " Quasiment toutes les installations militaires des pays de l'Europe de l'est comprennent des grottes creusées sous la roche. Elle doit partir de l'autre côté de la pleine où nous sommes, et la sortie doit se trouver juste en dessous. C'est pour cette raison qu'il y aura sans doute une ligne d'environ cinq soldats éparpillés sur 200m. Une fois que nous aurons sautés en rappel, on se fixera sur le soldat le plus proche, afin qu'on soit éclairés. C'est la meilleure manière de progresser dans la nuit sans être repérés. Il faudra être vigilant aux autres rondes, car d'autres militaires pourraient remarquer nos traces de pas "
- " Une fois qu'on sera à l'angle de la base, on se sépare comme je l'ai dit avant. Par contre Lyle tu intervertira avec Kao-San puisqu'il parle le biélorusse, qui fera équipe avec toi Jason ", éclaircit Jack
- " Je ne maitrise pas excellemment le russe... "
- " Je sais...mais on ne peut pas s'infiltrer à quatre. Reste discret, trouve quelque chose "
- " Bien. Je suppose qu'on doit vous ouvrir la porte d'entrée ? "
- " Oui on a pas le choix. Il y a des spots partout et des alarmes, on ne peut pas passer par le haut "
- " Ca reste risqué... "
- " Mais c'est comme ça ! Il ne faut pas oublier qu'on a le soutien de l'OTAN, enfin, rien n'est sur... "
- " Pourquoi tu dis ça Jack ? ", s'inquiéta Matters
- " Quelque chose ne tourne pas rond. Garber, les militaires armés par l'OTAN, les hommes de Yuri...On doit rester sur nos gardes. Récupérons déjà les plans. Avnar a dit qu'il y avait des descriptions complètes sur la construction de ses puces nanotechnologiques "
- " Tu le crois ? ", poursuit l'ancien de Washington
- " Je pense qu'il dit la vérité. Il a bien précisé que son invention était encore au stade de développement et n'était pas totalement achevée ", en tournant la tête vers l'inventeur, en attente dans l'hélicoptère " On a pas le temps de l'interroger sur place, c'est pour ça qu'on va le faire en dehors du pays, et ça nous laissera le temps de nous rendre à la base "
- " Mais qui te dit que les plans sont toujours là bas, et pourquoi le sont-ils ? "
- " Avnar avait un contrat avec les biélorusses. Il avait une protection militaire et financière, ce qui lui permettait je pense de réserver une part de la production au Biélorusse et une autre part à des pays étrangers "
- " Une aide financière ? "
- " Les biélorusses ont du se servir secrètement de l'argent donné par Anthony Lane après le pacte. Enfin ça reste une théorie, rien ne dit qu'Avnar comptait réellement donné des pièces à son pays "
- " J'espère qu'il en dira plus au pilote... ", confia Matters d'une voix grave

Jack consulta sa montre et observa ses compatriotes :

- " Vous êtes prêts ? "

Ils affirmèrent.

- " Silence radio en bas. Morrow et moi on passera devant. Si on a l'occasion, on liquide les autres soldats ! "

Le silence avait déjà débuté, c'était la confirmation qu'ils pouvaient commencer le grand saut. Ils se retournèrent, pour être de dos au gouffre, puis Jack fit gracieusement un salto en arrière pour se donner un meilleur élan tout en gardant un minimum d'écart avec la roche, et fut suivi par Matters, Morrow, Kao-San, et enfin Davies.


[5:04:31]


L'hélicoptère s'éloigna de la cimenterie détruite il y a quelques minutes afin d'exfiltrer Avnar en zone allié, et quand le bruit fut suffisamment dissipé, les Deltas continuèrent de descendre, s'éloignant de la façade où ils étaient collés pour mieux se fondre dans le décor, au cas où les biélorusses jetaient un coup d'oeil en l'air. De là où ils se situaient, ils parvenaient mieux à estimer la distance du haut de la plaine aux plus haut arbres : environ 100m, peut-être un peu plus. Il y avait un peu moins de neige ici que sur le reste de la vallée, notamment le petit village non loin d'ici. Morrow pénétra le premier dans les entrailles de la forêt, détachant en premier lieu la corde du mousqueton.
Soudain, une torche quelques mètres à droite d'eux éclaira en leur direction, détectant les cordes de Davies et les autres. Ce n'était pas une faute des Deltas, ils ne pouvaient pas savoir qu'un soldat allait subitement l'allumer en l'air. Mais maintenant, ils étaient repérés, et Morrow, ne pouvait dégainer en raison du baudrier qui serrait son arme.

Le biélorusse sortit la sienne sans la moindre hésitation, quand Matters s'occupa de lui loger une balle à l'épaule puis près du poumon droit. Par un vent pareil, même Morrow n'avait pas entendu le bruit du silencieux.
Il s'approcha du soldat, en signala aux autres par des gestes de la main qu'il n'avait pas de radio sur lui. Les Deltas avaient maintenant la voie libre pour descendre et se détacher.


Avant d'avoir donné la moindre information provenant de la micropuce du Dr. Sampton, Eve Thompson s'occupa surtout d'ébruiter l'affaire auprès des gens haut placés, qui avaient bien plus de pouvoir médiatique pour lâcher l'affaire rapidement. Toujours à Washington, elle se rendit dans un parc qui se peuplait de plus en plus par des drogués et des prostituées. En réalité, elle n'éprouvait pas la moindre peur, elle avait toujours été une femme forte.

- " Bonsoir Eve "
- " Edward "
- " J'avais décelé en vous des ambitions perverses, mais de là à corrompre le gouvernement de Lane "
- " Oh non, il s'agit de bien plus que ça. Je me suis détaché de lui, entièrement "
- " Ce que vous possédez, vous l'avez donc volé ? "
- " En effet je ne le cache pas, et il y a fort à parier qu'Anthony Lane le recherche en ce moment même "
- " Etant contre sa prise de pouvoir, je suppose donc que vous m'avez contacté dans le but de le détruire "
- " Ce n'est pas ma priorité. Je veux offrir la vérité "
- " Et la contrepartie ? "
- " De l'argent, 30 000$ par virement, dans l'heure "
- " Au revoir Mme Thompson ", refusant catégoriquement l'offre
- " Attendez ! Réfléchissez bien, publiez ces informations dès demain et vous gagnez dix fois plus en une heure. Vous croyez que je bluffe ? ", sortant la micropuce
- " Vous ne prenez pas beaucoup de précautions, à moins que ce ne soit pas la vrai... "
- " Ca l'est. Je ne dispose pas du matériel nécessaire par la copier, et de vous à moi, je me fiche un peu de ce dont il est question. Tout ce que je veux, c'est que vous divulguez l'information le plus rapidement possible et mon argent "
- " Pourquoi divulguer l'information ? "
- " D'une pierre deux coups... "
- " Je vois...Vous allez demander une rançon à M. Lane ou sinon, vous confierez l'information aux médias... "
- " Sauf que je vais vous donner maintenant la micropuce et que Lane va se faire avoir "
- " Vous êtes conseillère politique et je suis rédacteur en chef. Ne feignez pas d'être sotte "
- " Je sais les répercussions que ça peut avoir, au diable les conventions ! "
- " Vous ne faites donc que ça pour l'argent ? "
- " Disons que j'ai aussi ma raison personnel, mais avoir de l'argent en chemin, c'est toujours mieux n'est-ce pas ? Je sais que vous êtes d'accord avec moi puisque vous acceptez mon offre pour le bénéfice que vous allez gagner "
- " Je n'ai pas dit que j'allais être d'accord... "
- " Vous l'êtes, je le sais ", en tendant sa main droite

L'homme accepta, et dès qu'Eve Thompson sortit la micropuce de sa veste, le rédacteur prit contact avec sa banque pour commencer le versement.

- " 5000$ maintenant, et le reste une fois que j'aurais connaissance des informations. En attendant Eve, vous allez me suivre "

Deux hommes se dégagèrent des buissons avec une arme en main, forçant Eve Thompson à les suivre contre son gré.


[5:08:16]


Depuis près de 10mn, Tony et Chase étaient restés face à Brian Krauss sans dire un mot. Puis profitant de l'absence de Mack, encore au téléphone, Tony s'engagea à parler :

- " Alors vous prétendez être Brian Krauss ? "
- " C'est moi ", d'un ton implaquable
- " Expliquez-moi donc pourquoi l'homme que j'ai tué avait la même identité que vous "
- " On l'a fait passer pour moi "
- " Qui ça on ? "
- " La CIA, mes collègues. Il était aussi un des nôtres. Il était juste un messager ", dit-il avec panache et simplicité à la fois
- " Et pourquoi lui avez-vous donné votre identité ? "
- " Je suis sur que maintenant, personne ne croira votre rapport. Vous dites avoir tué Brian Krauss, et en relevant sa vraie identité, la CAT va croire qu'il était un innocent "
- " Vous vouliez donc m'incriminer d'avantage ? Je le savais que vous étiez derrières tout ça ! "
- " Il n'y a pas que ça... "

Mack entra brusquement dans la pièce :

- " Il y a eu un meurtre à la cérémonie sur le clonage à Washington : le Dr. Sampton "
- " C'est le chercheur de Lane non ? Vous pensez que c'est lié au meurtre de Myian ? "
- " A vous de me le dire Tony "
- " Il faudra vous le dire combien de fois ! ", se tournant vers Chase
- " Pourtant l'agent Edmunds ici présent a été clair, vous avez communiqué avec Palmer plusieurs fois ces dernières semaines "
- " C'est faux pourtant ! "
- " Il n'y aura pas débat. Maintenant que Krauss est là, vous allez être escorté. Et ne dites pas un mot vous ", à Chase " Ou je vous envoie immédiatement face à la cour martiale "

Pour une fois, Chase se tut, et demeurait même indifférent. Une indifférence qui reflétait d'ailleurs des sentiments et des intentions cachées de ce dernier, qui regardait Tony être emmené à la CIA.


Chacun de son côté, les deux frères Palmer passaient des coups de téléphone, cherchant à ne pas ébruiter l'affaire, et à empêcher que la presse ne la grossisse. Dès que le président raccrocha, Wayne s'empressa de lui glisser quelques mots, profitant de l'absence occasionnelle des micros :

- " David, ça va ? "
- " Je n'arrive pas à y croire...Ce soir, ici, tu crois vraiment que c'est une coïncidence Wayne ? "
- " Une coïncidence non, mais ne t'avance pas trop... "
- " Allons donc, Lane a calculé tout ça, j'en suis certain ! D'abord Myian, maintenant le Dr. Sampton, et voila comment rendre publiquement coupable le président des Etas-Unis ! "
- " Je ne rejète pas ta théorie, mais pourquoi tuerais t-il son chercheur ? Il le paie des milliers et d'un coup, en plein milieu d'une cérémonie il l'élimine "
- " Ce qui est clair, c'est qu'on voulait prouver quelque chose. Et ça ne peut qu'être un sympathisant d'Anthony Lane, cela va de soi "
- " Bon, je te l'accorde, c'est louche. Mais pour Lias Myian ne t'avance pas trop, l'affaire est assez ambigue comme ça "
- " J'ai comme l'impression que j'aurais du donner mon désaccord au pacte avec les pays de l'Europe de l'est. Quel imbécile je fais, je n'avais pas vu à quel point ça pouvait me nuir !!! ", se mordant les lèvres, puis en tournant le dos à son frère
- " David...je ne sais pas quoi te dire... "
- " Rien, il n'y a rien à dire. Je me suis fait avoir voila tout, et ce, sur tous les fronts. Maintenant, mon propre gouvernement et les institutions fédérales se retournent contre moi "
- " A ce sujet, la CAT de Los Angeles a demandée à te parler au plus vite, c'est urgent "
- " Sûrement à cause de Myian, ils veulent me poser des questions "
- " Ils ont dit que ça concernait un de leurs agents, Tony Almeida "
- " Almeida ? Je le connais, qu'à t-il a voir là dedans ? "
- " Les enquêteurs ne voulaient rien dire, mais maintenant les preuves sont là, il serait apparemment coupable du meurtre de Myian "
- " C'est absurde voyons ! "
- " Je n'en sais pas plus "
- " Très bien, je vais vite régler ça ", confiant

Sur le balcon situé à l'étage dans le même hall, Lane avait une vue imprenable sur son principal rival qu'il se plaisait à détruire :

- " Monsieur Lane "
- " Qu'y a t-il Doug ? "
- " On vous demande pour les conférences "
- " A t-on trouvé du nouveau sur l'assassin du docteur ? "
- " Non Monsieur, je regrette "
- " Bon sang ! ", en frappant sur la rambarde " Retrouvez-le ! Tout de suite ! ", jouant à la perfection un faux jeu


[5:12:01]


Aussi sereinement qu'un jour d'été en pleine lumière, un garde biélorusse errait dans les forêts à proximité de Tcherven, son arme vers le bas et la lampe dans l'autre main, conscient que s'il voulait sa paie à la fin du mois, il fallait inutilement marcher des heures durant dans les bois à cause d'un danger qui n'existait pas. Mais en réalité, il lui était impossible de savoir si ce danger était présent, et justement, c'était le cas.
Au craquement d'une branche d'arbre, il se retourna, d'un pas un peu nonchalant, puis continua sa route.
Les Deltas avaient promis de ne pas rompre le silence radio, mais Jack fit exempt à sa demande :

- " Il ne nous mène pas vers la base, on doit changer de direction ! "
- " L'autre soldat est suffisamment loin pour ne pas nous voir si on prend la place de ce garde ! ", commenta Davies
- " Lyle, je veux que tu le prenne de front, pendant qu'on va le surprendre par derrière "
- " OK ! "

Davies se courba pour se situer en dessous de la ligne de vision du soldat, et marcha à petit pas pour ne pas faire entendre ses bottes s'enfonçant dans la neige, au contact de la terre.

- " Pssst "

Le garde remarqua le sifflement, qui pouvait tout autant correspondre au bruit du vent qu'à sa paranoïa, ou bien même les deux. Il s'approcha du mince arbre droit devant lui quand Davies se présenta face à lui.
L'homme fut surpris et il leva son arme pour tirer sur le Delta, et la seule réaction de Davies fut de rester immobile sans chercher à se défendre.
Son doigt effleura la détente quand Jack Bauer saisit l'arme et la balança plus loin, mais malgré cela, le soldat sortit son couteau et trancha la joue de Davies, qui s'écroula étrangement contre l'arbre, alors que Matters avait prit son silencieux et s'empressa de tirer sur le biélorusse. Les Deltas retournèrent auprès de Davies, un peu sonné, qui n'avait pourtant qu'un faible écorchure sur le côté gauche.

- " Lyle est-ce que ça va ? " Lyle ? "
- " Euh...oui, je...je suis désolé... "
- " Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi est-ce que tu n'as rien fait ? "
- " C'est... ", en se relevant doucement " Rien... "
- " Tu ne peux pas continuer la mission si c'est comme ça ! ", avoua Bauer
- " Bien sûr que si ! "
- " Alors explique-nous ce qu'il t'es arrivé "
- " Je ne veux pas en parler... "
- " Nous sommes une petite unité, on doit s'épauler et ça ne sortira pas d'ici ", dit Morrow d'un ton attendrissant

Davies connaissait Jack depuis des années, ils avaient déjà fait bon nombres de missions ensemble, et par ailleurs, s'il avait sélectionné ces hommes, c'est qu'ils étaient dignes de confiance. Il se décida courageusement, et un peu timidement à parler :

- " Restore Hope "
- " La mission que tu as fait en Somalie en 1993 c'est ça ? "
- " Oui...Alors qu'on s'apprêtait à livrer un assaut pour capturer le général Aïdid à Mogadiscio. Et on est tombé sur une embuscade des forces du général, ou dix-huit hommes ont été tués sous mes yeux.
Impossible de partir d'ici, on venait d'abattre les deux hélicoptères. Un commandant d'Aïdid est arrivé, il restait moi et deux autres hommes. Il a demandé qui était chargé de diriger la mission. Mais mon supérieur était mort, alors je me suis désisté, quand j'ai vu que les deux autres hommes étaient pris de panique. J'ai pensé me dévouer, mais en réalité, il les a tué. Je voulais les sauver..."

Jack ne concevait pas le rapport avec ce qu'il venait de passer, mais il préférait ne pas le couper dans son élan.

- " Les hommes d'Aïdid m'ont emmené dans une planque. Juste avant que les troupes américaines ne soient retirées, un dernier assaut de sauvetage a été mis en place, et on m'a sorti de là. Mais pendant le combat, je me suis retrouvé face à un somalien, il devait avoir à peine 14 ans, avec son arme dans les mains. J'avais la mienne, mais j'étais incapable de tirer. Un soldat américain lui a alors tiré dessus, et quand il s'est écroulé, avec son couteau à la main, il y avait cette grande détresse et ce regret dans son regard...je n'oublierais jamais cet instant, c'est comme si j'avais reçu un coup de poignard "
- " Sers-toi de cette expérience pour ne pas faire reproduire le passé ", conseilla Lee
- " L'image reste présente "
- " Alors remplace là par une image meilleure ", reprit-il
- " Je sais que ça n'a pas été facile Lyle, mais on doit continuer et tu dois te reprendre. Le passé doit te faire avancer, et tu ne dois pas te focaliser dessus car sinon tu n'auras plus d'avenir ", rajouta Jack " Le soldat se rapproche, il faut qu'on y aille ! "
- " Jack... ", dit Davies avant qu'il ne reprenne le silence radio " Je ne vous causerais plus de problème

Bauer fit un signe de la tête, en espérant que ce soit vrai, car il savait que la blessure de Davies en lui était profonde.


[5:15:58]


Krauss pousse Tony Almeida dans sa voiture.
Davies effaçait les traces de sang sur son visage.
Lane a les yeux rivés sur David Palmer, au téléphone.
Linda Radford demande assistance à un analyste des Deltas.


[5:20:44]



- " Et de cette façon, mes fichiers seront illisibles pour toute personne extérieure ? ", s'intéressa Linda Radford
- " Vous avez tout compris. Et que je sache, personne, sauf l'administrateur, ne peut surveiller les ordinateurs des agents "
- " Merci... ", en retournant à son poste

- " Ah Linda ! "
- " Papa, qu'est-ce qu'il y a ? "
- " Que demandais-tu à Danny ? "
- " Rien de spécial, c'est par rapport aux filtres ", en espérant qu'il ne sache pas la vérité
- " Tu as de nouveau pour les Deltas ? "
- " Ils ont rompus la liaison "
- " Comment ça, nous n'avons aucune nouvelle ? "
- " C'est temporaire, il ne s'agit pas d'un problème important. Aux dernières nouvelles, ils se rapprochent de la base militaire "
- " Des nouvelles de Pluie Noire ? "
- " D'ici 2h, Avnar sera interrogé en Europe, Johnson s'en occupe, il te préviens dès qu'il a du neuf "
- " Et sur l'arme ? "
- " Je t'ai envoyé le rapport "
- " J'ai lu ça vite fait, j'avais le Secretaire à la Défense en ligne. Il s'agirait donc de puce de la taille du nanomètre ? "
- " Oui, encore au stade d'expérimentation, mais très avancé, et quasiment prêt à l'emploi. On ne sait pas si dans l'immédiat, on compte faire des tests sur des humains "
- " Quels sont les critères d'adaptation de ces nanomachines ? "
- " J'ai fais venir un expert, j'ai pensé bien faire, il pourra nous en dire plus. Pour l'instant, ce qu'on sait, c'est que ces nanomachines peuvent être intégrées dans des organes vitales, les muscles, d'un être humain. Pour la médecine il y a déjà eu quelques essais, mais rien à voir avec ce type là de nanomachines "
- " Donc en pratique, il est possible de les intégrer dans le corps d'un homme ? "
- " On dirait oui. Mais les estimations sont encore très incertaines. Nous ne savons pas exactement dans quel but d'ailleurs "
- " On sait pour qui Avnar travaille ? "
- " Personne, si ce n'est le gouvernement biélorusse ", répondit Linda " Le gouvernement doit financer le projet d'Avnar et en échange, il leur livre quelques pièces "
- " Je doute fort qu'un pays comme celui-là vise à un acte terroriste ou totalitaire "
- " Pourquoi voudraient-ils les nanomachines alors ? "
- " Une monnaie d'échange peut-être, je n'en sais rien. Je vais voir ça avec le Conseil, je vais voir si des accords ont été passés récemment entre la Biélorussie et un pays étranger. Dès que tu trouves le moindre détail, tu me tiens au courant ! "

L'analyste qui avait aidé Linda lui jeta un regard suspect et un peu foudroyant, tandis qu'elle continuait de mener son double jeu en feignant d'adhérer aux ordres de son père.



Ne voulant pas être à l'écart des conversations bureaucratiques ou pas, Mack interrompu le dialogue entre Michelle et Chase, parlant probablement du départ de Tony à la CIA :

- " Ne vous inquiétez pas Michelle, Tony n'en aura pas pour longtemps. Quant à vous Chase, vous avez bien fait de nous parler des conversations entre Palmer et Almeida. C'est le meilleur moyen de durer si vous voulez rester agent fédéral "
- " Ouais... "
- " D'ailleurs il faudrait que vous me donnez plus de précisions à ce sujet "
- " Tout est enregistré, il n'y a qu'à écouter "

Chase emmena Mack auprès de Chloé O'Brian, qui stockait toutes les écoutes téléphoniques :

- " Chloé, on aimerait entendre les conversations de Tony Almeida avec le président Palmer "
- " Ah oui, celles que vous m'avez confié... "
- " A ce sujet Chase, où avez-vous eu ces écoutes ? "
- " Tony ne s'est pas servi de son portable personnel, il pensait qu'il était sur écoute, et il s'est dit qu'il serait moins suspicieux d'appeler avec un téléphone de l'agence "
- " Moins suspicieux ? "
- " Ses appels passaient pour des coups de fils bureaucratique "
- " Je vois... ", un peu dans le ton de son mentor, Ryan Chapelle
- " Par conséquent, ses écoutes étaient tous enregistrés. Il en a effacé quelqu'uns mais il n'a pas eu le temps de tout finir "

Chloé enclencha la piste audio et la conversation défila sur fond de graphiques superposés, qui permettait régulièrement de séparer chaque son ambiant d'un appel :

- " Voila le dernier en date ", dit-elle en lançant la piste :


- " Monsieur Palmer, ici Tony Almeida "
- " Agent Almeida, je vous ai dis qu'il fallait espacer nos appels, sinon quelqu'un va finir par remarquer que nous complotons ensemble "
- " Je sais, mais j'avais besoin de vous appeler "
- " De quoi s'agit-il ? "
- " Le niveau d'alerte est au plus bas ces jours-çi. Je pense qu'il est temps de s'occuper de Myian "
- " Attendez demain, juste avant que la cérémonie sur le clonage n'ait lieu "
- " Je comprends, vous voulez vous servir de la cérémonie pour draper le meurtre "
- " C'est un peu ça. Je vais faire comprendre que je ne peux être responsable de ce meurtre et qu'il s'agit d'un coup d'Anthony Lane "
- " Et vous croyez qu'on va y croire ? "
- " On verra bien. Tant que Myian est mort, c'est l'essentiel. Après quelques jours de débats, les gens vont vite conclure que Lane tentait de me rendre coupable et il va se faire lyncher publiquement "
- " Quelqu'un se dirige vers moi, je dois vous laisser "


- " C'est fini ", leur dit Chloé
- " Je ne peux pas croire ça, Palmer est responsable du meurtre de Lias Myian... ", admit Mack
- " C'est un coup monté, Palmer n'aurait jamais pu faire ça ! "
- " Michelle, je sais que vous entreteniez de bonnes affaires avec lui, mais il faut dire ce qui est, nous avons là une preuve audio et elle n'a pas pu être modifiée. Ca tient la route vous ne trouvez pas ? Je sais que Palmer est un bon président, peut-être qu'il a fait ça dans l'intérêt du peuple, je l'espère, disons qu'il avait ses raisons. Mais il n'en demeure pas moins un criminel "
- " Je suis d'accord avec Mack, Palmer est peut-être un homme bien, mais vous savez comment sont les engrenages politiques, si ça se trouve, son propre gouvernement l'a forcé à agir ainsi "
- " Je n'en crois pas un mot ", vexée de ces suppositions


[5:25:21]


Planqués derrière une bosse à 500m de la base, les Deltas se passaient tour à tour la jumelle pour observer l'entrée de la base militaire. Un garde chaudement vêti laissait passer un véhicule militaire blindé et souleva la barrière de sécurité, et la referma ensuite. La procédure habituelle pour une nuit qui paraissait banal.

- " Aucun ennemi d'ici jusqu'au poste de surveillance ", remarqua Morrow avec ses jumelles
- " On ne peut pas éliminer le garde, on est obligé de s'infiltrer ", choisit Jack
- " Après l'entrée, il y une grande piste, sûrement celle pour les chasseurs et tous les avions, et au fond, un grand complexe qui fait quasiment toute la largeur de la base ", en passant les jumelles à son capitaine
- " Apparemment la base est divisée en 3 secteurs, d'après l'expérience, je pense qu'il y a un secteur administratif, un complexe de stockage des avions et chars, puis un complexe de tests et d'entraînement. On doit déjà se rendre au départ de la piste pour ensuite pouvoir accéder aux trois secteurs. Une fois à terre, on entrera dans une station, qui mène à des refuges souterrains "
- " Tu veux qu'on passe en dessous ? "
- " Pas nécessairement James, mais vous pourrez prendre les identités des soldats plus discrètement, et on pourra les cacher. Pour l'infiltration, on verra une fois sur les lieux, cela dépend du niveau d'alerte. Si c'est un jour d'entretien ou d'entraînement, on va avoir du mal à passer par le sous-sol "
- " Comment tu veux entrer ? "
- " On va se rendre sur la route un peu plus à l'est, on va attendre le premier camion qui passe et on se cachera dedans. Visiblement, il n'y a pas de fouille, à cette heure-çi ils ne sont pas très vigilants et vu l'absence de gardes le long de la piste, j'en juge qu'il ne s'agit pas d'un jour particulier pour eux, c'est à peine s'ils savent qu'ils ont les plans de Pluie Noire... "
- " A 2h du matin, les cargaisons par camion doivent généralement rester secrètes, donc ça ne m'étonnerait pas que d'autres arrivent bientôt ", ajouta Matters
- " On va déjà se poster là bas, en espérant qu'il y en ait un rapidement... "

L'équipe composée des cinq Delta Force prenaient le départ, jonglant entre les arbres qui gouttaient et s'abandonnait de la neige fondue, en se fixant près d'un gros buisson tout contre le chemin à peine déblayé qui menait à la base.



Cela faisait déjà quelques minutes que David Palmer était au téléphone, appelant en vain la cellule anti-terroriste qui avait demandé à ce qu'il rappelle :

- " Bon sang, ça fait 15mn que je vous demande votre directeur ! "
- " Je regrette Monsieur Palmer mais il n'était pas disponible... "
- " Passez-moi le plus gradé dans ce cas "
- " Un instant "

- " Michelle Dessler à l'appareil "
- " Mme Dessler, ici David Palmer. Je viens d'être informé que vous cherchiez à me joindre "
- " Euh oui, nous savons que ce n'est pas vraiment le bon moment à cause de ce qui vient d'arriver, mais c'est assez important "
- " Expliquez-vous "
- " Depuis le meurtre de Myian, le niveau est montée et votre sécurité doit être renforcée "
- " Les services secrets se chargent de ça. Je suis à Washington, pourquoi me dites-vous ça ? "
- " Pour vous avertir. Ici les choses sont un peu compliqués, Tony Almeida a été emmené par la CIA ... "
- " Que dites-vous ? Il n'a toujours pas été innocenté ? "
- " La police a trouvé de nouvelles preuves chez lui. Il...il a admis avoir tué un homme sous la contrainte au même moment, et je suis convaincu de ce fait qu'il n'est pas responsable du meurtre de Myian "
- " Il a tué un homme ? "
- " Que ça reste entre nous : c'était un agent de la CIA, peut-être avec une fausse identité, qui mettait la vie de l'agent Almeida ainsi qu'un autre agent de la cellule en danger. Le meurtre n'était pas prémédité, ça c'est mal déroulé voila tout "
- " Pourquoi la CIA serait mêlée à tout ça ? "
- " Je n'en sais rien ", dit-elle pas très honnêtement " Mais...il y a autre chose Monsieur. Nous avons identifié des conversations depuis un téléphone de l'agence, entre Tony Almeida, et...vous même "
- " Moi ? Cela doit remonter à des mois, et quel rapport y a t-il avec Lias Myian ? "
- " En réalité, ces appels sont récents. Il y en a une dizaine au total, et vous parlez de Myian justement "
- " Qu'est-ce que vous dites ? ", en prenant un air ahuri " C'est une blague ? "
- " Je regrette Monsieur, mais c'est bel et bien sérieux "
- " Mais je n'ai jamais passé ces appels !!! "
- " Connaissez-vous quelqu'un qui vous en veuille au point de faire des faux enregistrements ? "
- " Mon principal rival, Anthony Lane, mais je ne vois pas pourquoi et comment il a impliqué l'agent Almeida. Pouvez-vous analyser ces conversations ? "
- " Oui, nous arrivons généralement assez vite à voir si ce sont des faux ou pas "
- " Alors faites vite et rappelez-moi quand ce sera fait ! "


[5:28:30]


Gabriel Radford entrait dans la salle où se tenait régulièrement les réunions entre les grands dirigeants Deltas. Une pièce très sombre avec une immense table ovale d'un bois superbe, et au bout contre le mur, un grand écran pour passer un mode visioconférence, étant donné qu'ils étaient souvent en contact avec la Maison Blanche.
Il alluma l'écran, où apparu alors plusieurs politiciens, principalement des hommes âgés.

- " Gabriel, vous avez demandé à nous voir ? "
- " Oui, merci d'avoir accepté. Comme vous le savez, en ce moment même, une opération de la plus haute importance a été lancée en Biélorussie. Ils veillent à s'emparer des plans d'une arme secrète nommée Pluie Noire "
- " Une arme secrète vous dites ? "
- " En réalité, il s'agit d'un nouveau modèle de puces nanotechnologiques, créées par le Dr. Avnar "
- " Dityr Avnar ? ", se manifesta une autre homme " C'est un vieil ami, et un honnête homme "
- " Visiblement, il a reçu l'aide de son gouvernement pour financer son projet "
- " Pas étonnant, avec les fonds que la Biélorussie a reçu des Etas-Unis, ils ont vite cherchés à utiliser à bien cet argent. D'ailleurs, ça ne m'étonnerait pas que certains hauts dignitaires aient versés des pots-de-vin à la Biélorussie "
- " Des pots-de-vin ? ", demanda Radford, dans l'incompréhension la plus totale
- " Apparemment, le Pentagone tenait beaucoup à ce pacte qu'a fait Anthony Lane, mais ce qui est certain, c'est que Lane a fait ce pacte dans un idéal de paix avec ce pays "
- " De toute évidence, il n'était pas au courant de Pluie Noire. Même le M. Palmer ne le sait pas "
- " C'est certain, Anthony Lane n'était pas au courant. Si des pots-de-vin ont été versés, c'est uniquement dans le but d'avoir la pleine coopération de la Biélorussie sur cette affaire. Des hommes qui travaillent dans l'ombre de Lane, et qui se sont assurés que les USA disposeraient de fonds nécessaires pour engager les recherches sur le clonage "
- " Je comprends mieux, alors il n'y a pas de quoi nous inquiéter, tout est normal, c'est dans notre intérêt et dans le leur. Par contre, ce qui est plus étrange, c'est que le gouvernement biélorusse cherche à obtenir des puces d'Avnar, et je ne saisis pas dans quel intérêt. C'est pour cette raison que je vous ai convoqués. Est-ce que la Biélorussie a récemment passé un contrat avec un pays pour vendre les puces ? "
- " Non, pas que je sache. Et s'il devait y avoir une transaction, ça se passerait par l'intermédiaire d'Avnar non ? Puis ils seraient au premier plan si il y avait des soupçons au sujet de ces puces, donc ça ne tient pas"
- " On peut savoir qui a commandé ces nanotechnologies ? "
- " C'est difficilement envisageable, les biélorusses pourraient penser qu'on les soupçonnent. Si vous voulez le découvrir, il faut que ça vienne de vos hommes "
- " C'est ce que je pensais faire. Je vais demander aux Deltas de découvrir de qui il s'agit dans le gouvernement "

Le directeur des opérations étrangères respira un bon coup et étudia la manière dont il allait désormais agencer la mission en donnant une nouvelle mission aux Deltas. Il disposa des plans tout autour de la table sous l'oeil averti des membres du Conseil.


[5:31:41]


Un camion roulait le long de la route qui menait à la base militaire.
Les Deltas observaient le camion depuis le buisson où ils se cachaient.
Eve Thompson était emmenée dans les bureaux du journaliste qu'elle avait contacté.
Tony cherchait un moyen de détacher ses menottes.


[5:36:27]


A cause du verglas, le camion commença à ralentir, ce qui offrait l'occasion aux Deltas de monter à bord dès qu'il s'engageait dans le virage.
Le camion était de type militaire, verdâtre avec une bâche couvrant toute la partie transport. Au niveau du virage, les Deltas s'empressèrent de monter, alignés sur une même ligne pour ne pas être vu dans le rétroviseur. Jack Bauer fut le premier à mettre le pied sur le rebord à l'arrière, puis il sectionna la bâche avec son couteau pour pénétrer à l'intérieur.

- " C'est un convoi d'arme, je le reconnais une numéro de série ! "
- " Les soldats vont sûrement fouiller l'intérieur ", conclu Davies

Bauer observa tout autour de lui. C'était trop large pour pouvoir s'agriper le long du plafond, et ils étaient trop nombreux pour se cacher derrière la vingtaine de caisses d'armes.

- " J'ai une idée... "


Après quelques mètres, le camion arriva à hauteur du poste de contrôle à l'entrée de la base. Pendant quelques secondes, le garde s'adressa au chauffeur en biélorusse, puis armé de son fusil automatique, il débuta l'inspection.

Il se baissa pour vérifier s'il n'y avait aucune anormalité au niveau du réservoir, puis en se relevant, il constata tout de suite que la toile était déchirée à l'arrière en l'éclairant avec sa torche. Il monta dedans et étudia de bas en haut le camion. Il s'avança vers le fond tout doucement, sans faire de bruit et pointa son arme près du dos d'une caisse, l'endroit idéal pour se planquer, mais il n'y avait personne.
Le garde retourna auprès du chauffeur, et lui demanda s'il avait un pied de biche pour ouvrir les caisses. Le conducteur montra son désaccord d'abord, mais il fouilla ensuite près de la boite à gants et lui donna un pied de biche. L'homme remonta à l'intérieur, et commença à ouvrir quelques caisses, empilés par pile de 2 ou 3 caisses d'un peu moins d'un mètre. Il prit les armes entre ses mains, fouilla dans la paille, puis remit les plaques à leur place, avant de revenir à son poste initial.

Il lui donna l'autorisation de continuer, et leva la barrière.

Tout au fond du camion, dans les caisses les mieux cachées, le haut d'une caisse se souleva, laissant dépasser la tête de Jack Bauer. Il bougea les autres caisses, empilées sur d'autres, où étaient cachés les autres Deltas, le corps couvert de paille.

- " On aurait peut-être du attendre la livraison pour descendre non ? ", s'inquiéta Matters
- " On est trop lourd, ca se serait remarqué ", répondit Morrow
- " Mais les soldats ne savent pas ce qu'il y a dedans. Là ça sera très difficile de sortir, il doit y avoir au moins une quinzaine de gardes sur la piste "

A cet instant, Bauer tapa un grand coup de pied contre une partie métallisée du camion.

- " Cachez-vous ", exigea t-il

Le chauffeur, ayant remarqué le bruit, monta à l'arrière pour vérifier si tout était normal. Il s'approcha des caisses du fond, quand Jack l'attrapa par derrière et lui brisa la nuque. Il le tourna ensuite pour lui soutirer sa veste.

- " Qu'est-ce que tu fais ? ", s'étonna Matters
- " Je mets ses vêtements "


[5:40:11]


Le journaliste présenta ses bureaux à Eve Thompson, un peu contrarié d'avoir été emmené de la sorte, mais il lui expliqua qu'il voulait vérifier qu'elle soit honnête car il ne voulait pas se retrouver au beau milieu d'une trahison politique.

- " Puis-je avoir la micropuce ? ", peu fort pour ne pas être entendu des autres journalistes

La conseillère de Lane lui donna le boîtier qui contenait les données du Dr. Sampton.

- " C'est donc là dedans que se trouve les informations... "
- " Vous pouvez placer la puce dans un périphérique USB et l'ordinateur affichera les données "

Le rédacteur en chef exécuta.

Une quantité impressionnante de dossiers figurèrent sur l'écran d'ordinateur. Des notes, des calculs mathématiques, des documents de recherches...

- " Je vois que vous ne m'avez pas menti, tout est là. Néanmoins, il est probable que ces calculs sont faux "
- " Ils viennent directement de Sampton, vous n'avez qu'à demander à Lane "
- " On verra bien. Je vais m'arranger pour que ces informations soient diffusées dans le prochain journal, dans l'heure prochaine peut-être. La nouvelle va très vite se répandre, surtout compte tenue de la mort du docteur "
- " C'est ce que je veux aussi, alors je compte sur vous pour bien le faire. Maintenant, j'aimerais mon argent "

L'homme l'emmena dans son bureau personnel, seul à seul, et ouvrit son coffre-fort qu'il cachait classiquement derrière un tableau. Il empoigna un paquet de billets américains, les compta un par un et respecta l'accord qu'il avait passé avec elle en lui donnant la somme adéquate. Puis le rédacteur consulta sa montre :

- " Nous sommes encore dans une tranche horaire de grande écoute, notamment sur la côte ouest. Dans l'heure, tout le monde aura quelques précisions sur ces notes de Sampton "
- " Je suis curieuse de voir comment vous allez procéder..."


Krauss regarda passivement dans son rétroviseur, et remarqua que l'attitude de Tony était pour le moins étrange. Il tourna la tête tout en restant concentré sur la route, mais la pluie battait son plein et il était difficile de voir à plus de 3m, même au centre ville de Los Angeles. La circulation était relativement lente ce qui expliquait qu'ils mettaient du temps à arriver à destination.

- " Vous essayez de vous détacher ? N'espérez même pas "
- " Sinon quoi ? Vous allez me tuer hein ? Comme il y a 6 mois ? "
- " Ne croyez pas que je suis du mauvais côté. On ne veut pas vous faire de mal "
- " Je dois vraiment vous croire là ? "
- " Les choses ont changés. On veut être sûr que vous allez coopérer "
- " C'est pour ça que vous me rendez coupable du meurtre de Lias Myian ? "
- " Vous savez tout aussi bien que moi que vous avez tué Myian, les caméras le prouvent. C'est votre ami, l'agent Edmunds qui a assassiné Krauss, et il veut vous couvrir "
- " Si il veut me couvrir, pourquoi est-ce qu'il a raconté que j'ai eu des conversations avec Palmer ? "
- " Pour éviter les soupçons "
- " Mais ça ne tient pas, on va bien finir par se rendre compte que ces enregistrements sont faux et qu'Edmunds a menti "
- " Il cherche peut-être a gagner du temps, je n'en sais rien... "

Tony n'était pas vraiment convaincu de cette réponse, mais il ne parvenait pas à expliquer le comportement de son coéquipier, et l'injustice qu'il décrivait sur son visage commençait sérieusement à l'exaspérer.


[5:43:24]


Jack conduisait le camion jusqu'au fin fond de la base militaire, afin de se positionner dans un endroit peu surveillé et qui leur faciliterait l'accès au reste de la base. Il stoppa le moteur au niveau de l'entrée de l'aile nord-ouest, marquée par des grillages rouges, et un bâtiment qui faisait office de prison.

Il ouvrit la portière et fut dévisagé par un officier supérieur en patrouille qui s'approcha de lui. Le capitaine resta calme, il ne devait présenter aucun signe de panique. Pourtant, il ne pouvait absolument pas se présenter puisqu'il ne connaissait pas un mot de la langue. Jack monta alors à l'arrière du camion et débarrassa les caisses, qu'il déplaçait avec difficulté.

- " Un officier arrive ! ", aux Deltas, qui se cachaient au fond " Je ne le voyais pas dans mon rétro, il est apparu d'un coup. Il faut absolument cacher le corps du chauffeur ! "

Bauer regarda par la coupure sur la bâche : l'officier venait vers eux.

- " Il est juste là ! "

Morrow enleva tout son équipe Delta, la veste, le gilet pare balles, les armes... pour un paraître plus traditionnel.

- " Venez ! "

Il porta une caisse à l'aide de son capitaine. L'officier n'en fut que plus surpris et vint s'adresser aux deux hommes. Morrow communiqua avec lui d'une aisance stupéfiante en lui expliquant qu'il était chargé de vider les caisses à cet emplacement, sans savoir pour quelles raisons. Cela éveilla la curiosité de l'officier à demander à ses supérieurs quelles étaient les raisons de cette fourniture, et il ordonna aux deux Deltas de rompre.


[5:46:39]


David Palmer était en pleine conférence de presse pour tenter de rassurer les esprits.
Les Deltas descendirent du camion et entrèrent en vitesse dans le bâtiment.
Un homme de l'OTAN mit les vidéos sur les Deltas en lieu sur.
Le rédacteur en chef parlait affaire avec une grande chaîne nationale.


[5:51:33]


- " Michelle, étant donné que je vais bientôt devoir m'absenter quelques temps pour régler certaines affaires avec la Division, je vous confierais la direction de la cellule "
- " C'est compris Sullivan. Je maintiens les protocoles en cours ? "
- " Oui, essayez d'avancer sur Palmer, je veux qu'on découvre pourquoi il est impliqué là dedans, et qu'on cherche les liens avec Sampton "
- " Et pour Tony ? "
- " Laissez tomber, ne faites rien sur lui. Et si je vois que vous n'avez pas obéis, je me ferais un plaisir de vous licencier, c'est clair ? "
- " Oui... "

Sullivan Mack prit la direction de la sortie, tandis que Michelle suivait du regard Chase Edmunds, qui partait s'isoler dans les recoins de l'agence.

- " Ici Chase Edmunds ", en décrochant son portable une fois à l'abri des regards indiscrets
- " L'agent Krauss est arrivé à la cellule ? "
- " Oui, ça fait un moment déjà. Il a emmené Almeida avec lui "
- " Parfait. Il a avoué avoir tué celui qui se faisait passer pour Krauss ? "
- " Oui, mais il a clairement nié être à l'origine du meurtre de Myian "
- " Ce n'est pas un problème, la CAT va bien finir par découvrir la...vérité "
- " Que voulez-vous que je fasse maintenant ? "
- " Essayez de surveiller Almeida, et empêchez quiconque de nous barrer la route. Nous devons rester discret "
- " Je suis peut-être agent de terrain mais je sais l'être "
- " Très bien dans ce cas. Personne ne sait que vous travaillez pour nous ? "
- " Non, ils sont bien loin d'avoir des soupçons sur moi, et s'il y en a, je m'occuperais pour rendre quelqu'un d'autre coupable à ma place "
- " Je compte sur vous pour que ça n'arrive pas. Personne ne doit savoir que vous travaillez pour le compte de la CIA "



L'agent Krauss tourna la clé du moteur. Il sortit de son véhicule et saisit Tony Almeida avec lui, qu'il accompagna jusqu'à l'intérieur du bâtiment de la CIA.

- " Ca vous rappelle de bons moments ? "
- " Allez-vous faire voir ", à l'agent de la CIA
- " Le directeur sera bientôt là pour vous accueillir "
- " Le directeur ? "
- " Calmez-vous ", moqueur " Nous ne vous ferons aucun mal ", ce qui ne rendait pas Tony plus confiant " Ah, le voila justement ! "

- " M. Almeida ! ", cria le directeur de la CIA de Los Angeles, en écartant les bras
- " M. King ? "

Tony tomba des nues en comprenant que le directeur auquel il avait à faire était le même que celui qu'il y a 6 mois, cet homme avec qui il avait conclu l'accord d'être libre en échange de ne rien révéler sur les activités secrètes de la CIA.


[5:53:47]


Les Deltas s'étaient installés dans une pièce de rangement d'armes qui longeait la prison, où ils y trouvaient quelques vivres afin de se rationner. Bauer se plaisait à établir un plan pour les deux équipes, afin d'organiser à bien leur infiltration sans être repérés par les biélorusses, ce qui leur porterait préjudice s'ils savaient que le gouvernement américain était impliqué.

- " Le plus dur sera d'éviter les militaires. La sécurité est mieux renforcée que je le pensais. Les plans sont sûrement gardés, et je tiens à parier qu'ils se trouvent dans les bureaux du directeur "
- " Pourquoi tu penses ça Jack ? ", réagit Matters, qui rechargeait son arme
- " Il s'agit d'un dossier de la plus haute importance. Les militaires sont très ordonnés, et jamais ils ne rangeraient de tels plans dans le complexe à avions "

Morrow entra en sursaut dans la pièce :

- " Un biélorusse vient vers nous ! "

Il se plaqua contre la porte en entendant que le soldat en question l'ouvre, et quand ce fut le bon moment, il l'immobilisa contre le mur, tandis que Matters refermait la porte.

- " Demande lui de faire venir un de ses amis ! ", exigea Jack

Le linguiste parla en biélorusse, et aussitôt, sous l'effet de le menace, le militaire obéit.

- " Qu'est-ce qu'il a dit ? ", à Morrow
- " Il a demandé à un autre garde qu'il vienne l'aider pour une inspection "
- " C'est tout ce qu'il a dit ? "
- " Je pense oui "
- " Mais tu n'en est pas sur... ", ajouta Matters

Le silence complet, en attendant que le second soldat vienne jusqu'à leur endroit. Même par l'espace de la serrure, Davies ne voyait rien.

Puis soudainement, une alarme retentit à fréquence très régulière. Les mots d'une femme s'échappaient du haut-parleur en hauteur.
Bauer était stupéfait, bien qu'il était incertain de ce qui était dit par la voix, et il attendait la confirmation de Morrow :

- " L'enfoiré il nous as eu ! ", en le frappant tellement fort qu'il demeura inconscient
- " Comment ça a pu arrivé ? "
- " J'aurais du m'en douter, ces militaires sont formés à glisser des codes dans leurs phrases ! "
- " Mets ses habits, on a plus de temps à perdre ! On va devoir s'échapper d'ici, tu vas devoir être obligé d'opérer seul Jason ! "

- " Delta Com vous me recevez ? ", lança Linda de manière inattendue
- " Affirmatif on vous reçois ! "
- " Quelle est votre situation ? "
- " L'alarme de la base vient de se déclencher ! On va prendre une issue de secours et l'agent Morrow va devoir nous guider en se déguisant en soldat ! ", répondit Bauer
- " Vous êtes certain que les plans sont là ? "
- " Non, c'est étrange. Les rondes ennemis sont anormales, je pense que seule une partie de la base est au courant. Mais maintenant on n’a pas le choix ! "
- " Jack des soldats arrivent ! ", gloussa Davies, voyant l'arrivé des ennemis en nombre par la serrure

Les Deltas cherchaient un moyen de s'échapper discrètement de la pièce, alors que Morrow déplaçait le corps du soldat pour le cacher sous des sacs de pomme de terre.

La porte fut défoncée par un officier en fureur. Ils étaient presque une dizaine, tous armés jusqu'aux dents. Morrow levait les mains.

Jack Bauer et le reste de l'équipe s'étaient échappés par la petite vitre qu'il y avait au fond de la pièce, et se retrouvaient maintenant face à un parking de chars de tout un régiment, de tailles variés, et un long mur tout au bout. Il y avait une porte électronique en fer de 3m de hauteur qui donnait accès au complexe suivant.

- " La fenêtre est ouverte, ils vont savoir que Morrow nous a aidés ! ", comprit Davies

Dans la pièce, les soldats pointaient leur arme sur Morrow, qui s'expliquait tout à fait calmement avec l'officier, niant que des ennemis se trouvait dans la pièce. Il maîtrisait tellement la langue à la perfection que l'officier ne se doutait de rien et exclu le Delta d'une hypothétique trahison.
Il inspecta la pièce, mais fort heureusement, la fenêtre était fermée. L'officier demanda à ses hommes de fouiller les alentours.

Les Deltas courraient le long du grand parking, oscillant entre les chars, quand à mi-chemin, ils remarquèrent que la porte à 30m de leur position se referma en coulissant de droite à gauche.
Bauer tourna la tête à gauche : une autre porte plus loin se fermait. Matters regarda à droite et en vint à la même conclusion :

- " Nom de Dieu...ils nous enferment ! Toutes les sorties de la base sont condamnés "


Chase Edmunds souriait poliment à Michelle. Un sourire traître.
La base militaire était entièrement verrouillée, le moindre accès était restreint.
Les Deltas se cachaient à l'intérieur d'un char ouvert, en attendant de trouver un meilleur endroit.
Radford, toujours avec ses plans sur la table ovale, alluma l'écran pour la visioconférence, sous conseil d'une secrétaire.


[5:58:03]


Un nouveau visage apparaissait sur l'écran de la pièce ou siégeait Gabriel Radford, un homme costumé en militaire, connecté à son ordinateur portable dans un vieux bar perdu au milieu de nulle part.
Radford était plus qu'intrigué par sa présence, et d'ailleurs, cela se transforma vite en inquiétude :

- " Jules ? Tout se passe comme il faut en Biélorussie ? "
- " Non, il y a un imprévu, tu dois tout de suite prévenir les Deltas ! "


Les hommes de Jack Bauer cherchaient désespérément une issue mais où que fusaient leurs regards, les portes étaient fermées et les gardes courraient d'un pas alerte.

- " Comment on va faire pour sortir de là ? ", se soucia Morrow
- " Pas la moindre idée, mais l'infiltration deviendra bien plus difficile que prévu "
- " Jack... ", sous entendait Matters rien qu'en prononçant son nom, en sachant que les autres ne pouvait pas comprendre
- " Récupérer les plans est essentiel, alors s'il faudra rester toute la nuit ici, on le fera ! "




- " Jack, est-ce que tu me reçois ? "

A plat sur le banc à l'arrière du char, Jack précipita sa main vers la radio dès qu'il entendit les mots de son ami.

- " Je te reçois cinq sur cinq Gabriel "
- " Je viens de parler à un contact dans l'Armée, qui fait quelques affaires en Biélorussie. Je lui avais demandé de rester vigilant sur les indications de l'armée biélorusse pour nous prévenir au cas où quelque chose bouleverserait l'ordre de la mission "
- " C'est le cas ? "
- " Je crains que oui. Linda m'a prévenu pour l'alerte. Où en êtes-vous ? "
- " On se cache dans un char en attendant que la situation se calme, et une fois que les gardes seront concentrés dans un autre secteur, on ira chercher les plans. Mais il faut compter une bonne demi-heure je pense "
- " Négatif Jack, les choses ont changées "
- " Comment ça ? Les plans de Pluie Noire sont là bas ! "
- " Je sais, mais je crains que d'autres soient au courant de l'affaire : on prépare un raid aérien sur la base. Quatre avions TU-22 vont réduire la base en poussière "
- " C'est un ordre officiel ? "
- " Je ne sais pas encore, mais en tout cas, quelqu'un ne veut pas qu'on récupère les plans ! Ecoute-moi bien : la base sera entièrement détruite à 7h, je répète la base sera détruite à 7h !!! "






[5:59:57]
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 Message Posté le: Sam 18 Aoû 2007 - 15:21    Sujet du message:
Répondre en citant

Précédemment dans la fan-fiction " Opération Eclipse " :

Tant bien que mal, les Deltas ont pu entrer dans la base militaire afin de subtiliser les plans de Pluie Noire. Mais une fois dedans, leur position est compromise et l'alerte est déclenchée : toutes les issues de la base se ferment une à une. Grace à un ami dans l'armée, Radford les prévint qu'un raid aérien se prépare et que la base sera entièrement détruite à 7h.

Radford découvrait que le gouvernement biélorusse faisait affaire avec Avnar pour avoir des pièces des nanotechnologies. En ce sens, il entame une enquête dans le but de déterminer qui a exactement commandé ces pièces.

Pendant que Tony est emmené à la CIA par l'agent Krauss, la CAT trouva les appels entre Palmer et Tony, révelant que le meurtre de Myian est un coup monté pour rendre coupable Anthony Lane. Ne croyant pas à ces enregistrements, Michelle contacte Palmer et lui explique qu'elle va enquêter seule dessus, tandis que Chase semble agir dans le sens inverse, en collaborant secrètement avec la CIA pour rendre coupable Tony.

Eve Thompson fit affaire avec un grand journaliste dans le but de diffuser le plus vite possible les documents de Sampton sur le clonage afin que l'affaire se propage rapidement.



Episode 5 : ( 6h00 - 7h00 )

Ces événements se déroulent le jour de l'opération Eclipse, entre 6h et 7h, heure biélorusse.



Dans une atmosphère un peu tendue et incertaine, Tony Almeida se décidait à suivre de son plein gré Donald King, le directeur de la CIA qui l'avait menacé de mort il y a quelques mois. Malgré les menottes qui retenaient les mains de l'analyste de la CAT, son désir de découvrir la vérité était bien plus fort qu'une rancoeur silencieuse.

- " Asseyez-vous donc M. Almeida ", sur le canapé en cuir dans le bureau de King
- " Retirez moi d'abord les menottes "

King accorda la requête, puis demanda à rester seul avec lui.

- " Vous avez l'air peu rassuré. Qu'y a t-il ? "
- " C'est un peu normal étant donné qu'il y a 6 mois vous vouliez me tuer car j'avais des informations secrètes que vous cachez "
- " Ah oui, au sujet du directeur de la Division, Frank Bergman c'est ça ? "
- " Je suis étonné de votre facilité à en parler... "
- " Les choses ont changés M. Almeida. Il n'est pas question de jouer au chat et à la souris "
- " Pourquoi suis-je venu alors ? Un marché ? "
- " Appelons ça ainsi "
- " C'est une blague j'espère ? J'ai accepté de ne rien réveler au gouvernement sur les infos que j'ai obtenu et en échange vous tentez de me rendre coupable du meurtre de Lias Myian ? "
- " Allons donc. Réfléchissez un instant, avec ce qu'il s'est passé il y a 6 mois, vous êtes aussi coupable que Michelle Dessler ou que Chase Edmunds. Dans ce cas, si nous avions voulu vous rendre coupable, pourquoi ne l'avions-nous pas fait pour Melle Dessler ? Nous ne sommes malheureusement pas coupable de cela "
- " Je n'en crois pas un mot, pourquoi êtes venu à la CAT et m'arrêter dans la continuité de l'enquête ? "
- " Vous vous apprétiez à réveler notre petite histoire sur Bergman je me trompe ? Je veux m'assurer que vous ne le ferez pas "

Almeida était très sensible et attentioné aux mots de King, cherchant à mettre au point un doute méthodique afin d'écarter les thèses comfortant la culpabilité de la CIA dans l'affaire. Aucun sourire ne se dégageait dans son visage, mais l'affront paraissait presque résolu entre eux.


L'alarme de la base militaire était toujours en boucle, grouillant de tous les haut-parleurs de l'aile ouest où demeuraient les Deltas, baissés dans un char de transport ouvert, qui mettait sérieusement en question la position des hommes de Jack Bauer, recherchés par tous les biélorusses de la base.

- " Qu'est-ce qu'on fait Jack ? ", demanda Matters, peu rassuré par la situation " Jack ! "
- " J'en sais rien... ", en se reprenant alors qu'il tentait de trouver une solution autour de lui
- " Morrow est peut-être en danger, et d'après ce qu'a dit Radford, on a moins d'une heure pour prendre les plans et sortir d'ici "
- " Ils n'ouvriront pas les portes tant qu'ils ne nous auront pas attrapés ! ", réaliste
- " Tu ne penses tout de même pas... "
- " C'est la seule façon : je suis obligé de me rendre "
- " Ils vont te dénoncer aux autorités, tu ne peux pas le faire ! "
- " J'ai pas le choix, toutes les issues sont condamnés et l'accès aux plans est impossible. Morrow risque lui aussi de se faire dénoncer. Je dois y aller ! "
- " Je crois avoir un plan pour éviter que les militaires n'entrent en contact avec leur gouvernement... ", proposa Kao-San Lee


[6:05:16]


Linda Radford posa le téléphone fixe et replaça son oreillette. Elle souffla un bon coup, comme rassurée d'avoir passé ce coup de fil, et se remit au travail. Outre son devoir de rester en liaison avec les Deltas, elle avait toute une pile de dossier adminstratif à remplir, pour finaliser son dossier d'insertion chez les Deltas, et entre deux communications, elle pensa faire semblant de s'en occuper pour ne pas créer de soupçons sur les recherches qu'elle fait sur son père pendant ce temps.

- " Delta Com vous me recevez ? ", dit Jack en interrompant sa lecture des dossiers
- " Affirmatif ! "
- " Est-ce que vous pouvez localiser la position de l'agent Morrow à partir de sa radio "
- " Attendez que je trouve la fréquence... ", en cherchant sur son ordi " Ah voila. Je lance la recherche...Il se trouve...dans le bâtiment adminstratif, qui se trouve tout à l'est. Mais vous ne pouvez pas y accéder non ? "
- " Je vais me rendre, c'est le meilleur moyen d'accéder rapidement à ce bâtiment "
- " Et les autres ? Vous ne pourrez pas stopper le raid aérien, il y a lieu dans moins d'une heure ! Même les militaires ne doivent pas le savoir "
- " C'est pour ça que j'ai besoin de parler à votre père immédiatement ! "
- " Je vais l'appeler ... "

Elle se leva, et à peine était-elle sortie de son bureau qu'elle se retrouva nez à nez avec lui, alors qu'il chercha à la dévier :

- " Attends ! "
- " Dépeche toi je suis très pressé ! J'ai une réunion de la plus haute importance ! "
- " Jack Bauer est en ligne "

Radford attacha le micro posé sur la table à son oreille pendant que Linda lui transmettait la communication :

- " Jack "
- " Gabriel, j'ai besoin de toi ! "
- " Qu'y a t-il ? Tu veux une couverture satellite ? ", en se dirigeant vers l'ascenseur, alors que Linda écoutait tout depuis son bureau
- " Non, c'est à cause du raid, il faut à tout prix l'empêcher "
- " Je vais contacter le gouvernement biélorusse dans quelques minutes. Les TU-22 sont des avions produits en Biélorussie, il n'y a quasiment aucun doute sur le fait que l'ordre vienne d'eux "
- " Merde... "
- " Quoi ? "
- " Je pensais me servir des photographies qu'on a fait de Yuri Drakov "
- " Les paramilitaires ? Tu voulais montrer les photos au gouvernement pour faire croire que ce sont eux qui sont impliqués dans l'affaire ? "
- " Ouais ", baissant la tête
- " Aucune chance. Le gouvernement a connaissance de ces paramilitaires, et justement, les généraux de la base savent que des américains ont infiltrés leur base "
- " Quoi ? C'est pas possible... "
- " Morrow a du leur dire, je suis désolé. Ou ils l'ont simplement découvert, en tout cas ils le savent.Je ne sais pas s'ils ont déja avertis les chefs d'Etat, mais ca pourrait expliqué le lancement des missiles "
- " Pourtant Morrow n'a pas été capturé quand tu as eu l'information, donc je ne pense pas que ca vienne de là. Kao-San Lee a prévu quelque chose pour éviter qu'ils communiquent... "
- " Jai une réunion en ce moment pour en débattre. Il vaut mieux que le gouvernement ne soit pas au courant sinon ça ira mal pour nous... Ecoute, envoie-moi les photos que tu as et je vais les transmettre anonymement au gouvernement biélorusse. Avec un peu de chance, ils vont croire que leur propres hommes sont impliqués et ils vont cesser le lancement des missiles "
- " Je dis à Kao-San de te les envoyer... "

Jack expliqua en même temps la situation à ses hommes : que le raid était probablement un ordre du gouvernement biélorusse, qui se doutait qu'il se passait quelque chose d'étrange à la base, mais qui ne semblait pas savoir que des américains recherchaient les plans. Avec son ordinateur portable, Kao-San Lee, réel expert en informatique, s'occupa de brouiller la communication entre la base et le quartier politique biélorusse pour éviter que le gouvernement apprenne avec certitude que des américains sont derrière tout ça. C'est pourquoi en envoyant les photos des paramilitaires, les biélorusses pourraient plutôt penser que les paramilitaires est une élite secrete qui a été envoyé pour récupérer ces plans. Selon Jack, c'était leur seule chance d'éviter de peu le conflit avec la Biélorussie.


[6:08:21]


Sur fond du sublime Ave Maria interpreté par Maria Callas, Anthony Lane prenait un instant de repos, derrière les portes vitrées qui donnaient accès au balcon, depuis le 9ème étage de l'immeuble où il séjournait.
Il observait la pluie s'abattre goutte par goutte sur la rembarde orné d'anges, d'une monotonie accompagné d'un désarroi frappant. Un conseiller entra brusquement dans la pièce, ce qui provoqua une fureur silencieuse du président du Conseil, demandant à l'homme d'attendre la fin de l'oeuvre. Puis il alla le voir :

- " Ne venez plus jamais de cette manière "
- " J'en suis désolé Monsieur, mais vous devriez venir voir la télévision "
- " Pourquoi donc ? "
- " Un flash spécial est annoncé, ils vont parler des recherches du Dr. Sampton "
- " Eve a du leur communiquer les données ", dit de façon anodine
- " Vous ne paraissez pas très...perturbé "
- " Ces informations ne valent rien. Elle va bientôt m'appeler je suppose, pour me demander une rançon "
- " Une rançon ? Allez-vous accepter ? "
- " Bien sûr que non "
- " Mais qu'allez-vous faire alors ? On pourra en profiter pour l'arrêter "
- " Je ne veux pas de ça, il faut que ce soit discret. Personne ne doit être au courant d'une trahison de mon camp. Cela dit, elle pourrait être un témoin essentiel contre moi, et je ne veux pas que ça arrive "
- " Dois-je en déduire qu'il faut contacter Harvey ? "
- " Ce sera bref et efficace. Une balle dans la tête. On va encore croire à un coup monté des démocrates et du camp de Palmer. Elle sait trop de choses compromettantes "
- " B...bien, je vais le prévenir... "
- " J'attends qu'elle m'appelle. Dites à Harvey de se tenir près "

En même temps, la chant de la diva atteignit des sommets de grace et de beauté, alors que Lane ferma les yeux pour savourer le moment à sa juste valeure.


Une limousine s'avanca doucement vers la masse de journaliste en imperméable, qui se tenaient debout avec leurs micros juste devant la grille de la Maison Blanche.

- " Monsieur Palmer... ", disaient-ils, alors qu'avec les vitres teintées, ils n'avaient aucune preuve que c'était lui

La voiture continua jusqu'au bout de l'allée. Deux hommes descendaient les marches avec des parapluies et l'un d'eux ouvrit la porte de la limousine :
David Palmer sortit le premier, suivi de son frère Wayne.
Quand le président entra à l'intérieur, il se dépecha d'enlever sa veste comme s'il se sentait dépassé par les évenements.

- " David, je sais que tu n'as pas envi d'en parler mais... "
- " J'ai les choses en main Wayne. Quand j'ai accédé à la présidence, je savais que ca n'allait pas être simple et qu'il y aurait des tourments "
- " Et tu dois y faire face. Avec tout ce qui se passe, Myian, le Dr. Sampton, et les appels avec Tony Almeida, tu prends tout sur le dos "
- " J'ai promis de faire un discours dans peu de temps et je le ferais. Mais pour l'instant nous ne pouvons pas prouver clairement que nous ne sommes pas derrière tout ça "
- " Ecoute, je sais que tu respectes tes ennemis, mais si tu veux gagner cette lutte, tu dois vraiment t'acharner sur Lane car lui ne vas pas hésiter... "

David Palmer tourna le dos à son frère.

- " Le scandale cet été ne t'a pas suffit ? ", continua Wayne dans sa lancée
- " Je ne vais pas virer Lane du pouvoir, ca me couterait aussi cher qu'à lui "
- " Alors touche à son point faible : le clonage. J'ai entendu une petite conversation avant... "
- " Tu écoutes aux portes maintenant ? "
- " Oh arrête David, de tels occasions il faut les saisir. Tout n'est pas toujours rose tu sais... "
- " Et que disaient-ils ? "
- " La conseillère de Lane, Eve Thompson lui aurait volé des notes sur le clonage, des notes de Sampton "
- " Tu es certain de ce que tu avances ? "
- " Parfaitement oui. Mais on a rien pour le prouver... "
- " Ca pourrait faire un mobile pour le meurtre du chercheur non ? "
- " Sauf qu'il est certain que Lane n'est pas dans son camp "
- " Il avait peut-être prévu de voler ces notes mais sa conseillère l'a devancé ", réfléchit David Palmer
- " Dans ce cas on doit chercher un moyen de la rencontrer... "


[6:12:39]


Matters releva à peine la tête, laissant dépasser sa chevelure brune pour regarder si des militaires occupaient encore le parking :

- " J'en dénombre 7 en tout, dont 2 sont postés sur les toits. On est pas dans la meilleure cachette... "
- " Je sais, mais vous allez devoir attendre que j'ouvre les portes ", expliqua Jack
- " Tu n'es pas obligé d'y aller "
- " C'est le seul moyen pour accéder aux plans, et je ne laisserais pas Jason tout seul là bas. Je suis un soldat américain, et ils vont chercher à savoir pourquoi je suis ici, donc ils ne me tueront pas et vont m'amener à leur Général "
- " Et pour la radio, ils vont la détruire... "
- " Je sais quoi faire...Restez ici, ne vous faites pas voir. Je trouverais un point de rendez-vous quand j'aurais les plans "
- " Fais attention... "

Jack Bauer écarta ses bras sur les bords du char, accroupi le temps de déterminer la position des ennemis, qui ne devaient pas voir d'où il venait, puis quand la voie fut libre, il sauta à terre et tout en restant caché derrière les camions, il progressa le long du parking, jusqu'à l'entrée de l'aile où se trouvait le bâtiment administratif.
Il marcha lentement à niveau des caisses en bois stockées contre le mur vers l'entrée, où il s'arrêta et appela le garde quelques mètres plus loin :

- " Je me rends ! ", bien fort en levant les bras, avec son arme dans la main droite

Le soldat lui hurla dessus, prêt à tirer sur le Delta au moindre mouvement brusque. Jack posa doucement son arme à terre, ainsi que le silencieux qu'il cachait dans le dos, pour faire comprendre qu'il coopérait.

- " C'est bon, je me rends ! ", toujours les mains en l'air

L'homme face à lui prit sa radio et avertit ses compatriotes par radio, alors que d'autres gardes alertés par les hommes sur le toit s'approchait de Bauer. Il fut frappé dans le dos par un biélorusse, qui pointait son arme automatique sur lui. Jack ne comprenait pas un mot de ce qu'ils disaient et continuait à leur parler dans sa langue natale :

- " Je suis américain, je ne vous veux aucun mal "

Un des soldats, manquant probablement d'expérience, était prêt à lui tirer dessus, mais un autre lui demanda de baisser son arme et dialogua avec Jack :

- " Vous êtes américain vous dites ? "
- " Dieu merci vous me comprenez... "
- " Que faites-vous ici ? "
- " J'ai été envoyé par mon gouvernement pour rencontrer votre Général, je devais lui soutirer des informations secrètes "
- " Quelles genre d'informations ? "
- " Au sujet d'une mission passée, nommée Feu d'Hiver. Il détient plusieurs informations qu'il nous as caché. S'il vous plait, ne me tuez pas, je vous en prie... "
- " Je vais vous emmener le voir. Votre sort dépendra de lui "
- " Je...je comprends... "
- " Détruisez sa radio ! ", dit le biélorusse à ses hommes, qui le comprenait par le geste qu'il venait de faire
- " Non attendez ! Je maintiens une liaison avec mes supérieurs. Votre Général voudra sûrement les contacter. Je pense que nous pouvons trouver une terrain d'entente "
- " Sûrement pas... ", en le frappant au visage


[6:15:56]


Palmer allumait sa télé : la chaine Fox News annonçait un flash spécial dans quelques minutes.
King discutait tranquillement avec Tony, qui semblait un peu calmé.
Jack était escorté par une dizaine de soldats autour de lui. Un biélorusse tenait son arme contre son dos pour le faire avancer.
Matters constatait que le parking s'était vidé depuis que Jack avait attiré l'attention.


[6:21:09]


Le ventre rebondissant de sa démarche pressé, Gabriel Radford ouvrit brusquement la porte de la petite salle de conférence où il devait s'entretenir avec quelques collègues de la Défense.

- " Excusez mon retard, j'ai fait aussi vite que j'ai pu ! "

Il s'assit à sa place, puis constata que tous les regards étaient tournés vers lui.

- " Je vais être clair Gabriel. Vous avez perdu le contrôle de l'opération "
- " Perdu le contrôle ? Vous rigolez, mes hommes viennent d'entrer dans la base de Tcherven ! Ils vont récupérer les plans d'un instant à l'autre ! "
- " Et ils ont été découvert ! "
- " Je ne vois pas comment c'est possible, ils auraient jamais crachés le morceau et les biélorusses mettraient des heures avant de découvrir qu'ils sont américains "
- " Pourtant nous venons de reçevoir un message de notre homme là bas. La base a été vérouillé et les biélorusses savent que nous avons pénétrés dans leur camp ! "
- " Je veux parler à cet homme ! "
- " L'information est certaine, il a des preuves audibles "
- " Dans ce cas il ne faut pas s'attarder à parler de mes hommes, mais plutôt chercher un plan B. La Maison Blanche est au courant ? ", réagit Radford
- " Pas encore. Vous savez à quel point cette mission est secrète "
- " Le meilleur moyen est de laisser faire les choses. La base va être détruite dans peu de temps ", rajouta un collègue
- " Je ne vous permetterait pas de laisser mourrir mes hommes ! "
- " Ils sont formés pour ce genre de situation... "
- " J'ai peut-être une idée. J'ai avec moi des preuves compromettantes pour un groupe d'élite biélorusse. Je peux tout leur mettre sur le dos. Je n'ai qu'à envoyer les images au gouvernement biélorusse, et ils arrêteront peut-être le bombardement pour poursuivre l'enquête "
- " Vous croyez vraiment qu'ils sont si stupides ? "
- " Ils sont admiratifs envers nous, et de toute évidence, ils n'oseront jamais être offensifs face à notre pays "
- " Il faut donc s'arranger pour tourner les choses à notre manière ? "
- " C'est ça. Ca nous permetterait de sauver mes hommes. Ces plans sont capitaux, nous devons en savoir plus sur Pluie Noire "
- " Nous allons en discuter avec la Maison Blanche. Tenez-vous prêt "


[6:23:52]


Un haut gradé de l'armée faisait les cents pas dans son bureau, décoré de médailles et autres pièces à valeur témoignant de sa digne carrière chez les militaire. Quelqu'un frappa à la porte :

- " Entrez "

Deux hommes portaient Jack, inconscient, par les épaules, suivi d'un troisième, celui qui avait dialogué avec lui auparavant.

- " Voila l'homme que nous avons attrapé Général ", en se tenant droit
- " C'est donc lui qui s'est infiltré "
- " Nous n'avons trouvé que lui Général "
- " Ils ne sont peut-être que deux... "
- " Il a dit qu'il voulait vous soutirer des informations à propos de la Mission Feu d'Hiver "
- " Intéressant..."
- " Est-ce que vous connaissez leur identité ? Celui là m'a dit qu'il était américain "
- " Non, l'autre n'a pas voulu parler. Réveillez-le "

Un biélorusse le gifla, puis Jack secoua la tête. Le général le regardait de haut.

- " Je suis le Général Sandreveï. Et vous êtes entrés dans ma base sans autorisation. Vous me devez des comptes désormais "
- " Général, j'espère entrer en contact avec vous ", reprenant ses esprits " Est-ce qu'on pourrait parler seul à seul ? "
- " Vous n'espériez pas m'avoir si facilement "
- " Mon gouvernement m'envoie pour vous rencontrer. Ca doit rester entre nous. Postez un homme devant si vous voulez, mais c'est très important "

D'un mouvement de la tête, le Général ordonna qu'ils soient seul.

- " Vous dites être américain ? Ca s'entend à votre accent... "
- " Oui, mon gouvernement m'envoie, mais cela doit rester confidentiel "
- " Confidentiel ? "
- " Il y a 3 semaines, nous avons interceptés un message d'un terroriste nommé Soileytjian, il tente de faire exporter une bombe en Europe occidentale. Il espérait passer par la Biélorussie, et votre base est sur sa trajectoire ", en mettant au point une stratégie pour berner le Général
- " Je ne connais pas ce nom. Comment vous dites déja ? "
- " Soileytjian. Il n'est actif que depuis 3 ans, depuis qu'il a reçu un héritage, il négocie avec des terroristes et veille au développement nucléaire "
- " Et que veut-il faire ? "
- " Très certainement détruire la base, et peut-même, s'en prendre à vous, pour chambouler la hiérarchie. L'attaque est prévu aujourd'hui "
- " Une attaque sur la base ? Par quels moyens ? "
- " Un bombardement par avion ", en faisant coïncider avec ce qui allait réellement se passer
- " Quand précisement ? "
- " D'ici 3 à 5h. Dans la nuit "
- " Les conditions météorologiques ne lui permettent bien de bien avancer jusqu'ici "
- " Ce n'est pas la neige qui va les arrêter. Ils sont déterminés, et d'après nos estimations, plus d'une trentaine. Il faut agir tout de suite ! "
- " Je vais voir ça... "
- " Mais je vous dis que... "
- " Taisez-vous. Ce n'est pas votre affaire. Relevez-vous "

Jack, qui était genou à terre, se leva et regarda le Général droit dans les yeux, avec un visage complaintif.

- " J'attends de la visite. En réalité, quelqu'un est venu pour vous "
- " Q...qui ? "
- " Vous le découvrirez bientôt "
- " Mais pour la base, vous n'allez pas me laisser là. Les Etas-Unis n'accepteraient pas un tel acte, surtout que nous sommes venus pour vous aider "
- " Je vais déja vérifier la véracité de vos informations. Quand je serais de retour, je vous dirais le sort que je vous réserve "

Le Général ouvrit la porte et demanda à ses deux subalternes qu'ils escortent Jack jusqu'à la salle d'à côté, où était déja détenu Morrow.


[6:28:04]


- " Alors qu'en dites-vous agent Almeida ? ", s'intéressa King
- " Ais-je vraiment le choix ... "
- " Bien évidemment "
- " Et Krauss ? Je veux savoir qui il est exactement "
- " L'homme que vous avez tué ce soir n'était pas Krauss. Tout était préparé. Si vous ne l'auriez pas tué, nous l'aurions fait, en faisant croire que vous étiez le meurtrier, donc les conséquences auraient été les mêmes"
- " Mais pourquoi ? "
- " Pour plusieurs raisons. D'abord pour impliquer vous et Chase dans le meurtre d'un présumé agent fédéral, ensuite pour que la CAT se renseigne, et fasse appel au vrai Krauss. Krauss devait vérifier l'état des lieux à la CAT, il devait voir si vous étiez prêt à cracher l'information sur ce qu'il s'est passé il y a 6 mois "
- " Je comprends mieux...C'était un moyen plausible de vous impliquer dans l'affaire en vous attaquant à moi "
- " C'est ça, nous nous sommes attirés dans l'histoire pour mieux être en contact avec vous "
- " Notre rencontre était donc inévitable "
- " Je ne voulais pas attirer les soupçons, et la Division pourrait bien découvrir qu'il y a quelque chose d'étrange "
- " Alors vous m'avez tout mis sur le dos, espèce d'ordure ! "
- " Calmez-vous Almeida. Ca n'a plus aucun importance maintenant, et vous le savez aussi bien que moi après ce que nous venons de nous dire "
- " Quand est-ce que je serais relaché ? "
- " Dans quelques minutes. Vous serez de retour à la cellule à la fin de l'heure "

Tony Almeida avait cet air insatisfait, pris de remord et de scrupule, mais sans pouvoir en témoigner véritablement, tout en contenant sa frustration en lui.


[6:30:21]


Jack était dos à dos avec Morrow, tous les deux ligotés sur une chaise, et se parlait pour s'échanger leur plan.
En traversant la cellule, Chase affronta le regard de Mack.
Michelle travaillait avec Chloé sur les enregistrements audio.
Rosenberg marchait le long de l'étendue d'eau devant le Federal Hall.


[6:35:33]


Alors que les employés étaient un peu inquiets du sort de leur directeur, aux prises avec la CIA, Mack continua son tour de garde et s'approcha de Michelle, les bras posés sur le bureau de Chloé, concentrée sur son écran d'ordinateur.

- " M. Mack ... ", interrompu Adam Kaufmann " Vous avez des nouvelles de Tony ? "
- " Non, je suppose qu'il est toujours avec la CIA "
- " Très bien ", un peu insatisfait

- " Alors Chloé, où en sont les recherches ? "
- " J'ai extrait le code source audio de départ afin d'éliminer les parasites et détecter des potentiels fonds sonores "
- " Et il y en a ? "
- " Aucun ", dit Michelle, prenant la relève " Et c'est trop calme, ca pourrait bien être un enregistrement monté "
- " Voyons Michelle c'est absurde. Il est bien possible que chez Palmer ce soit le calme "
- " Et la pluie ? "
- " Il ne pleuvait pas il y a quelques jours "
- " Vous rigolez ? ", rajouta Chloé " Il n'a que fait de pleuvoir depuis trois semaines, avec un peu de neige même "

Mack prit la pose pendant un instant de silence.

- " On ne peut pas inculper la CIA comme ça "
- " Ils ont fait exactement ce qu'il fallait...Ils n'ont pas mis de bruits de fonds comme ça on ne peut pas être certain que les enregistrements sont faux "
- " Mais il n'y a pas que cette manière pour détecter la falsiafibilité d'un enregistrement si ? "
- " On peut également le déterminer à partir de la qualité vocale, mais il n'y a rien à dire de ce côté là, elles correspondent ", repris l'analyste
- " Ce qui veut dire que ceux qui ont trafiqués l'enregistrement connaissaient et Palmer, et Tony ", conclu Michelle, en regardant qui dans la cellule pouvait être coupable


Coincé entre les deux murs d'un couloir peu large, Chase Edmunds décrocha son portable quand la sonnerie retentit :

- " Je vous ai déja dit de ne pas m'appeler à la cellule. Si ca continue ils vont avoir des soupçons ! ", dit-il avec ferveur
- " C'est important. Nous sommes connecté au réseau de la cellule grace à votre aide, et nous constatons que les analystes avancent sur les appels téléphoniques "
- " Et que voulez-vous que je fasse ? "
- " Arrangez-vous pour écarter Michelle Dessler "
- " Je n'ai pas l'autorité nécéssaire, je viens à peine d'arriver ! Ils ne me font pas encore tout à fait confiance ! "
- " Agent Edmunds, vous savez aussi bien que moi que Michelle est impliquée comme vous dans l'affaire. Nous tenons à la contacter, et pour cela, elle ne doit être ratachée à aucune directivité de la Division "
- " Jusqu'où dois-je aller ? "
- " Aussi loin qu'il le faudra. Tant que vous restez discret "
- " Très bien ", en raccrochant net


[6:39:16]


Malgré l'averse qui sévissait à Washington, comme partout dans le pays, Rosenberg ne craignait pas l'humidité. Avec son imperméable cachant son smoking à 1500$ et son parapluie, il tracait le contour de l'étendue d'eau devant lui, jusqu'au moment où il reçu la visite d'un homme, un confrère à lui :

- " Bonsoir Jim "
- " George, comment te portes-tu ? "
- " Parfaitement bien. L'affaire avec l'OTAN marche à merveille. Les vidéos ont été envoyés "
- " Donc pour le moment, seul l'OTAN a connaissance de la mission en Biélorussie ? "
- " Oui, nous gardons l'affaire secrète. Mais avec les vidéos, nous avons la preuve que la mission aurait été autorisée sans l'accord de l'OTAN "
- " Tu parles de preuves...l'OTAN a tout manigancée à la perfection hein ? Ils ont mis en place cette mission, et ils vont se servir de la vidéo pour les déculpabiliser de l'affaire "
- " En effet. Personne ne se douterait qu'une organisation qui dénonce une affaire en est à l'origine. Et puis c'était aussi le moyen de veiller à ce que personne ne s'empare directement de la vidéo, car là, on aurait vite compris qui était derrière tout ça... "
- " Et qu'est-ce qui est prévu pour la suite ? "
- " Il ne faut pas que les vidéos tombent entre de mauvaises mains, on doit garder le contrôle "
- " C'est compliqué cette histoire...l'OTAN a organisée la mission mais elle fait croire que ce n'est pas le cas pour brouiller les pistes. Nous courons à la catastrophe si l'opération Eclipse devient médiatisée "
- " Ouais... ", prononca Rosenberg, contrairement à ses habitudes
- " Eclaire-moi : pourquoi est-ce que l'OTAN tient à garder l'opération secrète ? "
- " Disons que la mission n'a pas été approuvée officiellement par l'OTAN, mais juste par un petit comité. Jamais ils auraient eu la permission de mette au point officiellement la mission, les diverses organisations de paix s'y seraient vite opposés "

Un peu apathique mais d'un air experimenté, Rosenberg alluma sa cigarette, fermant les yeux pour mieux saisir les bruits perçant des gouttes de pluies s'achevant sur son parapluie.


Un garde armé avec un beret noir entra dans la pièce où étaient détenu Jack et Morrow, salissant le tapis verni de rouge avec ses bottes enneigés. Il détacha les deux hommes et les escorta au bureau du Général. Jack lanca un court regard lucide et malicieux à Morrow.
Quand les Deltas entrèrent dans la pièce, la Général patientait les mains dans le dos, à côté d'un homme qui ne se montra pas tout de suite :

- " Mon invité est enfin là ! ", confirma le chef militaire avec fierté

L'invinté se tourna vers eux, surprenant de plus belle les deux soldats américains : c'était Yuri Drakov.

- " Vous avez l'air surpris de me voir ", dit-il
- " Vous pouvez rompre ", au garde
- " Qu'est-ce que vous nous voulez Drakov ? "
- " Jason Morrow je suppose ... "
- " Comment connaissez-vous mon nom ? "
- " Je sais beaucoup de choses, y compris votre objectif "
- " Vous les connaisssez ? ", s'étonna le Général
- " Bien sûr que oui. Je les attendais même "
- " Qui sont-ils ? Le gouvernement est au courant ? "
- " Général, vous ne pensez tout de même pas qu'on vous informerait de telles informations ? "

Il se senta offensé.

- " Et vous, comment pouvez-vous savoir qui ils sont alors que vous faites parti de l'opposition à notre gouvernement. D'où viennent vos infos "
- " Vous posez beaucoup de questions... ", très calmement, ne prenant même pas la peine de le regarder
- " Quoi ? Ici vous êtes dans ma base M. Drakov ! Déja, pourquoi êtes-vous venu ? J'ai accepté de vous laisser passer pour vos prétendues informations à leur sujet.
Quelles sont ces informations ? "

Drakov ne bougeait pas d'un poil, peaufinant un léger sourire hautain, le regard rivé sur Jack, on ne peut plus sérieux.

- " En réalité, ces soldats tout comme moi sommes là pour ces fameux plans, de Pluie Noire bien entendue "
- " Qu'est-ce que vous dites ? Mes plans ? Vous n'y aurez jamais accès ! "
- " Général, vous êtes fatiguant... "

Il dégaina son arme à canon silencieux et tira impitoyablement deux balles sur le Général.

- " Pourquoi avez-vous fait ça ? ", s'interrogea Jack
- " C'était un frein à nos ambitions "
- " Nos ambitions ? On ne travaille pas ensemble ! "
- " C'est exact, mais vous voulez bien les plans non ? "
- " Vous vous êtes servis d'Avnar pour qu'il vous dévoile l'emplacement des plans ! Et ensuite, le marché noir c'est ça ? "
- " Non, je ne suis pas un terroriste, juste un mercenaire "
- " Vous ne savez pas dans quoi vous mettez les pieds ", confia Jack en relevant les sourcils
- " Vous non plus, vous croyez savoir qui sont vos chefs, mais vous n'avez pas idée de qui ils sont ! "
- " Et qui sont-ils ? ", rajouta Morrow
- " Vous n'êtes pas en mesure de le savoir. Vous n'êtes que des pions "
- " Alors quoi, on est censé ramener les plans à notre gouvernement ? "
- " Ce n'est pas pour ça que je dis ça. Vous le découvrirez au moment venu. De toute facon pour l'instant, vous le savez aussi bien que moi, vous ne pouvez pas stopper la mission "
- " Et si on le fais ? "
- " Vous n'en aurez pas l'occasion "

Drakov tendit son arme au niveau du front de Morrow :

- " On est formé, te fais pas de souci ", tutoya subitement Morrow
- " Formé à mourrir ? "
- " Non, à survivre ", rectifia Jack, dégageant ses mains de la corde et en jetant l'arme du Drakov à terre

Morrow, qui avait du lui aussi détacher la corde pendant qu'ils étaient dans l'autre pièce sauta sur le paramilitaire. Jack récupéra l'arme à la première occasion mais Drakov attrapa son couteau au mollet et Morrow fut obligé de se dégager pour l'éviter. Sauf qu'en voyant qu'on le menaçait avec l'arme, le biélorusse rattrapa Morrow, se relevant en même temps, et se positiona derrière lui pour éviter les tirs. Il lanca ensuite son couteau sur la jambe de Jack, qui s'écroula lentement, renversant toutes les coupes et médailles d'honneur du Général.
Morrow lui releva la main, sur le point de briser l'os, mais Drakov réagit en donnant un coup horizontal de la main au niveau du ventre puis lui couper le souffle, et profita pour sortir de la pièce. Le garde fut étonné de la tournure des choses et ne put réagir quand il lui piqua son arme en tirant à travers la porte, en même temps que Jack, à terre, qui avait repris le silencieux.

- " Jack on doit partir ! Les bombardements ont lieu dans moins de 20mn !!! "

Il avait rapidement extrait le couteau de sa jambe. Morrow l'aida à se relever et retournèrent dans la pièce où ils étaient détenus auparavant, en bloquant l'entrée magnétiquement.

- " Fais voir ta blessure ! ", en déchirant le pantalon là où il y avait la plaie

Par chance, grace à son équipement épais, elle n'était que superficielle.

- " C'est bon, la blessure n'est pas profonde, je peux marcher "


[6:44:24]


Linda Radford pénétrait secrètement dans le bureau de son père.
Jack appliqua un spray sur sa jambe pour cicatriser rapidement, alors que Morrow cherchait une issue.
Davies profita de l'absence des gardes pour emmener le reste de l'équipe vers la sortie la plus proche.
Gabriel Radford, en pleine conférence, regardaient le photos que Jack lui avait envoyé.
Les TU-22 Blinder se dirigeaient à pleine vitesse vers la base.


[6:49:53]


Dans le bureau sombre du Directeur des Opérations Etrangères Deltas, les stores fermés, les meubles bien disposés, Linda ferma sans la porte sans faire de bruit, baissée à niveau du bas des vitres pour éviter de se faire repérer. Elle s'approcha de l'ordinateur, en veille, où était évidemment recquis un mot de passe. Mais son père ne savait pas que pendant l'adolescende de sa fille, elle avait une fois découverte par mégarde le mot qu'il conservait toujours depuis des années : Leseptièmesceau, son film préféré probablement.
Elle accéda aussitôt à toute ses données, rassurée de la chance qu'elle avait, et commenca à parcourir ses dossiers. Ce n'était qu'un disque dur sur la centaine qu'il possédait, mais il devait tout demême y avoir quelques réponses à ses questions. Elle cliqua sur un dossier juridique où s'affichait une centaines de fichiers, dont plusieurs sur l'OTAN, des accords écrits, signés et confidentiels.


Allongé sur son fauteuil roulant, les bras écartés posés sur la table, Gabriel Radford se lassait un peu de ces discours longs et ennuyeux, toutes ces formalités trop conventientionelles où les ministres usaient de leur éloquence pour communiquer avec les stratèges biélorusses. Tout ce qu'il voulait savoir, c'est ce que la Biélorussie comptait faire vis à vis des américains qui ont pénétrés dans leur base, donc les Deltas.
Il hésitait à leur faire part des photos que Jack lui avait communiqué.

- " Venez-en au fait M. Koliestyev ", abréga Radford " Que pensez-vous faire des américains ? "

Tout le monde se tourna vers lui, et le biélorusse ne comprenait pas bien sa question.

- " Les américains ? "

Surpris, Radford se redressa et repris un air sérieux, cherchant vite un mensonge.

- " Vis à vis du pacte que vous avez avec les délégués américains à propos du pacte, sur la charte militaire ? "
- " Etant donné que l'ordre de détruire la base, je ne peux pas vous dire si les règles ont été violées "
- " Mais vous savez bien pourquoi veut-on détruire la base ? "
- " Tout ce que je sais, c'est que l'ordre ne vient pas du président "
- " Vous croyez que quelqu'un a infiltré la base ces derniers jours ? "
- " Je n'en vois pas vraiment les raisons. Mais mon gouvernement est confus, nous ne savons pas ce qui se passe et il est impossible d'annuler l'ordre du raid "
- " Que voulez-vous dire par là ? Ce sont bien des avions biélorusses non ? "
- " Oui, mais nous pensons que l'OTAN est peut-être mêlé à ça. Ils le nient, mais quelqu'un haut placé se charge de faire en sorte que le raid ait bien lieu "
- " Hummm ", lacha sobrement Radford
- " Pourquoi M. Radford, avez-vous des informations que vous pouvez nous soumettre "

Il regarda furtivement les photos sur son écran d'ordinateur.

- " Pas le moins du monde, je suis désolé. Je suis aussi curieux que vous pour découvrir qui est derrière tout ça "
- " Dans ce cas, j'ai une faveur à vous demander. La situation est critique, le raid débutera dans 10mn et nous n'arrivons pas à établir une liaison avec la base, les communications sont brouillés "
- " Vous voulez des analystes pour la rétablir ? "
- " Je sais que vos hommes sont extrêmement compétents et rapides dans ce domaine. Je ne sais même pas si il y a eu une ordre d'évacuation, mais la base parait vérouillée, donc il se peut qu'ils soient au courant"
- " Mike prévenez immédiatement Stevenson et dites-lui de s'occuper de ça sur le champ "
- " Oui Monsieur "
- " Je vous remercie M. Radford "
- " C'est bien normal M. Koliestyev. Si vous voulez bien m'excuser, j'ai un appel important à passer ", sortant de la pièce

Il ferma la porte et cria d'un ton enragé :

- " Merde !!! Je me suis fais avoir ! "


[6:52:26]


Dans l'ambiance détendu du bureau de Lane, ayant viré au smooth jazz, il se tenait nonchalement assis sur son canapé, buvant son scotch d'une traite, le téléphone près du verre, comme s'il attendait un appel depuis une éternité. Puis le téléphona sonna, et calmement, il décrocha. Son assistante transféra l'appel privée :

- " Ici Anthony Lane "
- " Vous êtes en train de boire Anthony ? "
- " Ah Eve, je m'impatientait de votre appel "
- " Si vous regardez les infos, ce que vous ne faites pas, vous comprenderiez pourquoi "
- " Je comprends...Vous n'avez même pas besoin de prononcer la moindre demande de rançon "
- " Que dites-vous ? "
- " Je ne vous donnerais pas un sous Eve "
- " Vous n'avez pas le choix ! Vous tenez bien plus que quiconque aux recherches de Sampton !!! ", folle furieuse
- " Ces informations ne me sont d'aucunes valeurs, vous le devriez le savoir "
- " Elles...elles sont fausses ? "
- " Oui, une partie. Mais fausse ou pas, je m'en souci peu. Sampton ne m'a jamais intéressé le moins du monde... "

Elle décolla lentement le combiné de son oreille, comme si elle ne pouvait y croire.


Jack Bauer releva la fenêtre de la pièce où ils étaient barricadés et fit signe à Morrow de le rejoindre. La cour d'entrainement en contrebas était relativement bien gardée et très éclairée, mais les Deltas avaient l'avantage de l'ombre.

- " Il nous reste plus que 7mn...On arrivera jamais à sortir de là ! "
- " Bien sûr que si ! ", répondit Bauer
- " Même si on longe le mur et qu'on descend, on se fera tirer dessus ! "

Jack enjamba le bord de la fenêtre et mis les pieds sur le rebord extérieur.

- " Quasiment toutes les bases de l'Europe de l'Est ont des fondations souterraines, les premières installations de refuges nucléaires datant de la fin des années 1960. J'ai consulté les plans pendant que le Général me parlait. On n'a qu'à prendre la première grille au sol et on devrait y arriver ! On retrouvera le reste de l'équipe dans les canalisations ! "
- " Et les plans de Pluie Noire "
- " Ils sont dans la pièce d'à côté. Elle est silencieuse mais j'entends des bruits de pas sur 2-3 mètres. C'est un homme qui garde l'entrée "

Morrow se colla contre le rebord à son tour, suivant Jack se rapprocha de la pièce à leur droite.

- " Les plans sont peut-être dans un coffre fort ! ", chuchota Morrow
- " Non, ils appartenaient au Général, pas à la base. Je l'ai fouillé mais il n'a rien. Je pense que les plans sont cachés dans les livres. Pour lui ils n'avaient pas une importance considérable "
- " Ca ne tient pas...On lui a peut-être menti sur ces plans... "

Le capitaine se courba de côté en regardant à l'intérieur puis se repositionna, droit comme un pic, contre le mur.

- " Un homme armé juste devant la porte, au fond de la pièce "
- " La balle sera ralentit par l'épaisseur du vitrage "

Il se pencha à nouveau, et quand le garde fut de dos, il cassa une partie de la vitre avec la crosse de son arme. Le garde se précipita vers la fenêtre, pensant qu'un projectile venait d'être balancé de l'extérieur, et l'ouvrit : Morrow lui attrapa le col et Jack expédia deux balles de son silencieux vers les côtes. Ils entrèrent à l'intérieur, et Bauer menaca l'homme, sur le point de mourrir, avec son arme.

- " Où sont les plans ? "
- " Je ne...vois pas de quoi... ", perdant son sang
- " On est le groupe de soutien du Général. Des hommes armés ont lancés un assaut sur la base, on est dans votre camp ! "
- " Je n'ai aucune preuve..."
- " Si vous connaissez bien le Général, vous avez surement entendu parler de Steven Cloud. C'est moi "
- " J...", sur le point de lacher
- " Dites-moi, je vous en prie ! "
- " Les plans sont cachés dans le tiroir du bureau. Le code est 9834 "

Morrow acouru jusqu'au bureau, et entra le code : plusieurs manuscrits d'un 1m de longueur et de largeur chacun étaient entreposés. Il était inscrit Pluie Noire sur deux d'entre eux.

- " C'est ça ! ", en les pliant en 2 pour les mettre sous sa veste.
- " On va devoir descendre par la gouttière. Je préviens le reste de l'équipe de prendre la grille la plus proche ! ", expliqua Jack, qui récupérait la radio de l'homme


[6:56:41]


Linda sauvegardait le plus de fichiers possible de l'ordinateur de son père, pour avoir des preuves de ce qu'il faisait secrètement. Elle ne prenait pas le temps de lire ou de voir de quoi il s'agissait, car elle savait que d'un instant à l'autre, son père allait comprendre qu'elle avait mentie sur le fait que les biélorusses savaient que les Deltas ont infiltrés leur base, et que c'était une ruse pour qu'elle puisse accéder à son ordinateur pendant qu'il n'était pas là.
Elle entendit des traces de pas, quelqu'un s'approchait du bureau, alors elle s'empressa de retirer la carte et la clé usb et les dissimula dans la poche intérieur dans son tailleur. Elle marcha d'un pas cadencé jusqu'à la sortie mais en regardant entre les stores, elle voyait que le dessein d'une ombre prenait forme et elle ne pouvait sortir de la pièce sans se faire voir. En réalité, elle n'eut même pas le temps de se cacher, la porte s'ouvrit et Linda demeurait impassible. L'homme, au crane rasé, assez jeune, ne fut pas si surpris que ça en la voyant.

- " Que faites-vous ici Melle Radford ? ", repressif

Elle ne trouvait pas les mots pour se justifier, et elle se disait que ça n'aurait servi à rien d'inventer en mensonge qu'il n'aurait pas cru.


Michelle prenait très à coeur son rôle de directrice adjointe et malgré son peu d'année d'expérience à la cellule, il parvenait efficacement à rétablir l'ordre et à remettre vite les gens au travail. L'écran géant collé au mur était allumé, projettant un reportage sur la cérémonie, où un policier plaçait sa main devant la caméra pour ne pas diffuser des images du corps ensanglantés du Dr. Sampton.

- " Michelle ! ", l'appelait Mack depuis son bureau à l'étage

Elle tourna la tête vers le couloir d'entrée de la CAT : Tony y faisait une apparition qui inquiéta tout le monde, un peu hésitant et apathique.

- " Tony, est-ce que ça va ? ", se précipitant vers lui

Mack arrivait en courrant, demandant lui aussi des nouvelles au directeur.

- " Je vais bien...J'ai quelque chose d'important à vous avouer "

Il voulait que cette conversation reste secrète, mais en fait, quasiment tous les analystes avaient une oreille sur ce qu'il disait. Il n'y preta pas attention longtemps.

- " Dites voir "
- " Je...C'est moi qui..." , embarassé " C'est moi qui a tué Lias Myian... "
- " Quoi ? "

Michelle trouvait ça tellement incompréhensible qu'elle ne put sortir un son de sa bouche.

- " Je suis coupable, je l'avoue... "


Davies ouvrait la grille au sol et un par un, les Deltas descendaient vers les égouts.
Toute la cellule savait désormais que Tony Almeida était bien coupable du meurtre de Myian.
Morrow et Jack avaient réussis à descendre la gouttière sans se faire repérer.
Linda restait calme, mais elle savait qu'il ne la pensait pas innocente.
Lane consultait un dossier sur les muscles du corps humain.
Les avions militaires entraient aux abords de la zone militarisée biélorusse.


[6:58:38]


- " Ici Red Alpha 1, j'ai un visuel sur la base ! ", transmis le pilote d'un des avions aux autres
- " Bien reçu Red Alpha 1. Préparez les missiles au lancement "
- " A vos ordres "


Au moment où Bauer posa le pied par terre, il leva le tête au ciel et remarqua le groupe des quatre bombardiers stratégiques à long rayon d'action.

- " Il faut qu'on se tire tout de suite ! "
- " Jack, il y a une quinzaine de soldats à 20m devant nous ! On a pas la moindre chance de passer ! "
- " Je vois deux plaques sur le terrain ", observant autour de lui " Une grille là bas au nord, contre le mur Est du bâtiment, et une autre juste à ma droite près du garde qui fait sa ronde "
- " On peut le distraire tu crois ? "
- " Nan, on a plus le temps ! ", commençant à suer sérieusement " Je fais attirer l'attention, toi tu prends la grille à droite "
- " C'est du suicide Jack ! Ils vont tous te tirer dessus ! "
- " C'est le seul moyen ! Tu as les plans, c'est le plus important. Une fois en bas on pourra tous se rejoindre "
- " Tu pourrais les prendre à ma place... "
- " Je ne sacrifierais pas à nouveau un de mes hommes !!! ", dit-il comme un code d'honneur " Tiens-toi prêt ! "

Les jambes repliées, Jack trottina activement vers le nord, arme en main, et se planqua derrière une camion à l'arrêt. Morrow connaissait Jack, il n'allait pas rebrousser chemin, un ordre restait un ordre. Il attendait le signal de son supérieur avant de partir vers le garde à une dizaine de mètres.
Jack Bauer secoua la tête de bas en haut, puis dégoupilla une grenade à grosse déflagration et l'envoya vers le paquet de soldats, tous regroupés près des bâtiments de ravitaillements en demi-cercle.

Morrow attrapa le soldat par derrière et lui trancha la gorge, en s'emparant de son arme par la même occcasion, mais à son tour il fut prit et poussé à terre, roué de coup par deux hommes impitoyables.

Davies fut le dernier à descendre, refermant la plaque derrière lui.

- " Allez go go ! ", motivant ses troupes
- " Et pour Morrow et Bauer ? ", s'inquiéta Matters en descendant " On va pas les laisser là ! "
- " Ils empruntent une autre grille ! "
- " Ce n'est pas sûr qu'ils y arriveront ! "
- " J'ai confiance en eux ! "

L'explosion avait fait périr près de la moitié des hommes, et les tirs fusaient déja. Bauer se précipita vers la grille, mais il fut obligé de sauter derrière un pile de coffres en bois. Quand il se redressa, un homme situé à l'opposé des autres relevait son arme, et aussitôt, il reçu le poignard, que Jack avait subtilisé au garde auparavant, en pleine tête, d'une précision redoutable. Il n'avait plus le choix maintenant, et s'exposa aux tirs, en répliquant, abbatant sur le tas trois hommes, puis éliminant celui sur la tour de garde. Il pouvait désormais accéder à la grille. Il inséra sa main dans le trou et tira un grand coup pour la dégager. Aussitôt, il sauta à l'intérieur, évitant de peu une balle adverse, et avant de la refermer, il regarda une dernière fois les TU-22 planer au dessus d'eux, sans pouvoir déterminer la situation de Morrow.

- " Missiles parés au lancement "
- " Missiles parés au lancement "
- " Missiles parés au lancement "
- " Confirmation de la cible ? "
- " Confirmée ", répété par chacun des trois pilotes

- " Jason est-ce que tu me reçois ? Jason ??? "
- " Ja...ck ", avec peine

Il comprit qu'il n'était pas dans la situation idéale et que s'il le laissait là, ils n'auraient pas les plans.


- " Envoyez les missiles ! "

Chacun des bombardiers détacha leurs missiles de croisière Kh-22.
Bauer ne fut que plus impuissant à voir le spectacle.

- " Merde... ", dit-il les yeux grossis, désemparé et secoué

Il ferma la plaque et se laissa glisser pour parvenir plus rapidement au sol.

Les deux soldats qui frappaient Morrow arretaient subitement de le faire et furent tous aussi bouleversés que Jack à voir ces missiles se diriger vers eux. Morrow approcha lentement sa main de son mollet.


Kao-San Lee posa pieds sur la flaque qui les accueillaient dans les fondations souterraines, suivi par Matters puis Davies.

- " Courrez !!! "

Les missiles n'étaient plus qu'à 100 mètres de la base.

Jack Bauer lacha l'échelle et traça aussi vite que possible, déterminé à sauver sa peau. Il courru jusqu'à la première intersection à sa droite, et se laissa glisser sur la pente en feraille qui l'emmenait vers l'incertain.


Les missiles pénétrèrent dans l'enceinte de la base de Tcherven, détruisant tous les bâtiments administratifs et le centre d'entrainement en premier lieu, puis tout le reste ensuite.
Le souffle prenait posséssion de toute la zone, décimant une à une les fondations et ne laissant que poussière et pierres brisés.





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 Message Posté le: Sam 18 Aoû 2007 - 15:24    Sujet du message:
Répondre en citant

Précédemment dans la fan-fiction " Opération Eclipse " :


En se livrant aux militaires biélorusses, Jack Bauer fit la rencontre du Général, accompagné de Yuri Drakov, le chef des paramilitaires. Comme le delta, ce dernier était là pour voler les plans de Pluie Noire au Général. Après une altercation avec lui, Jack et Morrow réussirent à s'enfuir et à voler les plans. Mais en cherchant à partir de la base par les fondations souterraines afin d'éviter les missiles aériens, les deux deltas se séparèrent et Morrow, qui avait les plans sur lui, fut tabassé par des soldats. La base explosa sans que Jack ne puisse rien faire.

Linda Radford prévenait son père que le gouvernement biélorusse savait que les Deltas avaient infiltrés leur base. Mais en pleine réunion, Gabriel Radford comprit qu'il s'agissait d'une ruse pour le déplacer hors des bureaux Deltas afin qu'elle puisse accéder aux données de son ordinateur. Sauf qu'un associé de son père entra dans la pièce au même moment, réalisant ce qu'elle faisait vraiment.

Après une longue discussion avec le directeur de la CIA de Los Angeles, Tony Almeida rentra à la cellule, et avoua, à l'écoute de tous, qu'il était responsable du meurtre de Lias Myian.

Détendu, Anthony Lane attendait le coup de fil d'Eve Thompson. Sans surprise, cette dernière s'apprêtait à lui demander une rançon. Mais Lane lui expliqua vite fait que les recherches de Sampton n'avaient aucune valeur pour lui et qu'elle pouvait en faire ce qu'elle voulait, ça lui était égal.



Episode 6 : ( 7h00 - 8h00 )

Ces événements se déroulent le jour de l'opération Eclipse, entre 7h et 8h, heure biélorusse.



Atterri dans une cave sombre et lugubre, Jack Bauer cherchait désespérément à trouver une sortie afin de rejoindre le reste de l'équipe, qui, à part Morrow, devaient tous être dans les fondations souterraines.
Il avait beau tourner le volant de la porte rouillée, il ne parvenait pas à la faire bouger d'un cheveu. Il retenta donc de joindre les autres par l'intermédiaire de sa radio :

- " Ici Bauer vous me recevez ? "

La radio grésillait insupportablement.

- " Ici Bauer, vous me recevez ?? ", plus fort
- " J... ", entre deux grésillements
- " Lyle, est-ce que tu m'entends ? "
- " Ou...j....ends... "
- " Je ne te reçois pas. Je suis coincé en dessous du secteur nord-ouest de la base, la porte qui me donne accès au reste des fondations est verrouillée "
- " N... "
- " Je continue d'émettre, dis à Kao-San de localiser l'appel, et retrouvez-moi "

Par précaution, il inspecta encore une fois les divers recoins de la pièce pour s'échapper, mais il comprit qu'il devait se résoudre à attendre les autres.


[7:03:25]


Mack avait beau essayer, il n'arrivait pas à comprendre le sens du retour de Tony à la cellule, pour le moins étrange.

- " Venez, on va parler de ça en salle de crise "

Il plaça sa main amicalement sur le dos de Tony, feignant une amitié entre eux, mais ce dernier était tellement préoccupé qu'il n'y prêta pas attention. C'est à peine s'il osait regarder Michelle dans les yeux.
Loin de là, en recul, Chase observait la scène, mélangeant incertitude et appréhension dans son visage. Il espérait que sa collaboration avec la CIA ne soit pas remarquée par Tony.

Michelle referma la porte de la mezzanine en verre du rez-de-chaussée, évitant les oreilles indiscrètes.

- " Ca ne vous dérange pas si j'enregistre la scène ? ", sans gène
- " Mack...", souffla Michelle, insinuant que ce n'était pas correcte
- " Faites-le "
- " Tony ? T...tu es sur ? ", dti-elle
- " Oui. J'en suis sur "
- " Parfait ", dit Mack en appuyant sur le bouton rouge de la caméra

Il la centra vers Tony, filmé en gros plan.

- " Nous sommes mardi le 19 décembre 2002, il est...7h05, depuis la cellule anti-terroriste de Los Angeles "
- " Je suis l'Agent Spécial Tony Almeida, directeur de la cellule anti-terroriste "
- " Tout d'abord Agent Almeida, expliquez-nous ce qu'il s'est passé il y a quelques jours chez Brian Krauss "
- " J'étais accompagné de l'agent de terrain Chase Edmunds. D'habitude, je ne suis pas chargé des opérations de terrain, mais ce jour là, le niveau d'alerte était bas, il n'y avait pas beaucoup de boulot ici et les autres agents de terrain avaient un entraînement à San Antonio. Après avoir analysé des informations que l'agent Edmunds avait reçu certifiant que Krauss comptait organiser une vente illégale d'armes électromagnétiques, il s'est rendu chez lui. Il était prévu que je vienne, mais j'ai reçu un appel anonyme peu de temps avant, qui disait que Lias Myian était en déplacement à Los Angeles et qu'il avait sur lui des informations mettant en danger la sécurité nationale "
- " Quelles genres d'informations ? "
- " Cela concernait le président du Congrès, Anthony Lane, ainsi que son programme sur le clonage et la recherche génétique "
- " En quoi était-ce un danger ? "
- " Ce n'est pas tout. L'informateur a également indiqué que dans la valise que transportait Myian, il y avait des listes et des contacts au sujet de l'opération Eclipse "
- " Vous voulez dire que Lias Myian est lié à l'opération des Deltas en Biélorussie ? "
- " Sûrement oui "
- " Sûrement ? "
- " L'homme au téléphone m'a signalé sa position afin de le retrouver et de l'interroger. Mais ce n'était pas ce qui était prévu, alors j'ai fais croire que j'étais avec l'agent Edmunds, puis je suis allé le trouver "
- " Et il était dans la rue où nous l'avons retrouvé mort "
- " Oui "
- " Etrangement, la caméra de la compagnie qui vous a filmé a changée d'angle quand Lias Myian était déjà mort. Que s'est-il passé agent Almeida ? "
- " J'ai discuté calmement avec lui, mais il n'a rien voulu savoir. Quand j'ai compris qu'il mentait, il a senti que ça n'allait pas, et a sorti son arme, un P228. J'ai donc pris la mienne et je lui ai demandé de la poser. Mais dans la panique, il a tiré...et j'ai répliqué "
- " Et l'arme ? Et le témoin ? "

Tony resta silencieux quelques secondes, puis reprit :

- " J'ai cru qu'il était associé à Myian et il me semblait avoir vu une arme. Je voulais juste assurer ma défense ", en baissant la tête
- " D'accord...on va faire une pause ", arrêtant la caméra " Michelle, j'ai à vous parler "

Ils sortirent de la salle et s'isolèrent dans le couloir d'à côté.

- " Il ment, les éléments ne coïncide pas avec la mort de Myian "
- " Je le connais ", répondit Michelle " On le force à mentir. Il veut nous faire comprendre que ça ne s'est pas passé comme ça "
- " C'est la preuve qu'il ment mais pas qu'il n'est pas coupable "
- " Ca crève les yeux, la CIA l'oblige à faire croire qu'il est coupable ! "
- " Ne vous avancez pas trop... On a du pain sur la planche. Je veux déjà que vous vérifiez la fiabilité des informations de Myian "
- " Je demande à Chloé de se pencher sur la CIA "
- " Pas question ! Je ne veux pas qu'on me mette tout sur le dos ! "
- " Elle a fini d'isoler les enregistrements entre Tony et Palmer. Si on envoie notre rapport à la CIA, ils vont avancer les preuves "
- " Ils ont été fabriqués ? "
- " Peut-être. On a retrouvé une signature auditive, on tente de retrouver celui qui a fait l'enregistrement "
- " Je ne peux pas me permettre de défier la CIA ! "

Mack avait toujours été conventionnel et obéissant, à un tel point que plus rien ne devenait désagréable, puisque selon sa logique, ça ne pouvait que l'amener à gravir les échelons et à être apprécié par tous.

- " Soyez plus mature bon sang ! Votre travail ne consiste pas à obéir aux grands bureaucrates qui ne cherchent que la grâce du président, c'est de contrer les menaces terroristes, et aujourd'hui, vous avez l'occasion de faire votre boulot mieux que jamais, alors faites le !!! "

Michelle laissa Mack en plan, espérant que pour une fois, il pouvait prendre conscience de ce qu'était réellement son travail.


[7:08:13]


Un homme sur son 31 maintenait droit son parapluie, dans une ville où il pleuvait encore plus qu'à Los Angeles, en marchant vers un bâtiment d'une belle architecture. Le garde dans la loge à l'entrée demanda à voir son autorisation.

- " Très bien, vous pouvez y aller "

Quand il gravit les marches en pierre, il ferma son parapluie puis se secoua bestialement sa chevelure blonde, laissant découvrir une barbe de trois jours avec les premiers poils gris.
Il pénétra dans l'enceinte du bâtiment et aborda la première personne qu'il croisa :

- " Bonsoir, je vois que je ne suis pas le seul à travailler tard ! "
- " Quand on travaille pour la ville qui ne dort jamais c'est normal ! ", répondit la jeune femme en souriant
- " Ah, vous aussi vous travailler à l'... "
- " Oui, j'ai vu votre carte au moment où vous l'avez rangée. Vous êtes en voyage d'affaires en Europe ? "
- " Oui, New York m'a envoyé pour trois jours "
- " Bien... ", intimidée
- " Euh, est-ce que vous savez où se trouve la salle des archives vidéo "
- " Montez jusqu'au 3ème étage, puis prenez le couloir de gauche. Je ne sais plus où c'est exactement mais c'est marqué sur la porte "
- " Merci ! Oh, et vous savez à partir de quel moment sont archivés les vidéos ? "
- " Dès qu'on les reçoit, on fait une copie et elles sont classés. Mais généralement, personne n'en cherche "
- " Toutes les vidéos y sont ? "
- " Oui, les règles sont assez strictes et ne pas présenter et archiver une vidéo à l'OTAN peut être passible de trahison "
- " Très bien, merci beaucoup ! "
- " Bon séjour à vous "
- " Pareillement "

L'homme s'en alla dans la direction de l'ascenseur, puis appuya sur le bouton du 3ème étage.


Chase entra dans les toilettes pour hommes, et se regarda dans la vitre, impassiblement, en pénétrant la profondeur de son regard, puis la chasse d'eau qu'un analyste tira le secoua. Il s'isola et tourna le verrou, puis il ouvrit le clapet de son portable :

- " Je vous ai déjà dit de ne plus me contacter "
- " Je sais ", d'un ton élevé pour se mettre à la hauteur de son interlocuteur " Mais il y a peut-être un problème. Tony Almeida est revenu, il a été emmené en salle de débriefing "
- " C'est normal. Dans peu de temps, il devrait essayer de joindre le président Palmer "
- " Et qu'est-ce que je fais ? "
- " Rien pour l'instant "
- " Alors pourquoi je travaille pour vous ?? "
- " Pour récupérer ce que nous vous avons demandé "
- " Tony ne me le dira jamais, je suis encore nouveau, vous le savez bien "
- " C'est pourquoi vous devez gagner sa confiance. Pour le moment, rapprochez-vous de lui. Proposez lui de l'aider secrètement, même si c'est illégal "
- " Je ne peux pas, je risque d'être renvoyé de l'agence "
- " Agent Edmunds, c'est n'est pas notre problème. Tout ce que nous voulons, c'est Almeida "
- " Vous en êtes sur ?...Je sais ce que vous planifiez ", d'un ton menaçant
- " Est-ce une menace ? "
- " Je vous retourne la question "
- " Vous n'êtes pas en mesure de négocier quoi que ce soit avec nous, et vous savez ce que nous pouvons faire. Tony Almeida va bientôt contacter Palmer. Où qu'il aille, suivez-le ! "

L'homme raccrocha net. Edmunds n'avait pas d'autre choix que de suivre les ordres.


[7:12:54]


Jack s'impatientait de pouvoir sortir de ce trou à rat, trouvant pour seule distraction de suivre le gainage des câbles qui traversait la pièce. A ce moment là, il cru entendre un bruit de l'extérieur. Il se releva et couru vers la porte complètement rouillée, en tendant son oreille.

- " Jack...tu es là ?? ", pouvait-il entendre

- " Lyle ? Je suis là ! ", en tapant contre la porte pour l'aider

Il se recula aussitôt.

- " Je place les explosifs "

Au même instant, la terre trembla à nouveau. Jack comprit rapidement de quoi il était question.

- " Qu'est-ce que c'est ? ", demanda Kao-San Lee
- " Surement une escorte d'avions qui vient d'envoyer les derniers missiles pour achever les survivants, s'il y en a... ", répondit Matters, pendant que Davies mettait le C4 en triangle
- " Attention, détonation ! "

Les trois deltas se mirent à couvert derrière un mur à l'intersection. Jack se servit d'une vielle table dont il manquait un pied pour la retourner verticalement afin d'éviter les projectiles.

- " J'y vais ! "

Davies enclencha le C4 et la porte fut aussitôt démontée, laissant apparaître un tas des pierres poussiéreux.

- " Jack, ça va ? ", s'inquiéta Matters en lui tenant l'épaule
- " Ouais, moi ça va, mais...on a pas les plans "
- " Comment ça ? "
- " Il n'a pas pu descendre lorsque les missiles ont été envoyés... ", solennellement

Soudain, Jack et les trois soldats tournèrent la tête vers le couloir d'où ils venaient et à leur plus grande surprise, Jason Morrow se tenait là, debout, avec quelques blessures au visage sans importance.

- " Jason ! ", s'écria Jack
- " Comment t'a fais ? ", s'interrogea Matters
- " Au moment où les missiles arrivaient, le lieutenant caporal des deux hommes qui me tabassaient leur a crié quelque chose. Je n'ai pas bien entendu, mais ils ont tout de suite arrêté et m'ont laissé partir "
- " Pourquoi ils feraient ça alors qu'ils allaient mourir dans la seconde... "
- " Aucune idée, mais ce qui compte, c'est que je sois là, et...que j'ai les plans ", en sortant le papier enroulé sous sa veste

Kao-San remit la table en l'inclinant contre le mur diagonal, pour qu'elle soit à peu près stable, et Morrow posa les plans.

- " L'échelle n'est pas marqué dessus, mais puisque Avnar a parlé de nanotechnologie, ça doit être de l'ordre du nanomètre "
- " A l'heure qu'il est, Avnar doit être en soinq intensifs à la base. Je vais les contacter pour voir s'ils peuvent établir une liaison avec lui ", confia Jack
- " Ses blessures n'étaient que superficielles, il va s'en sortir "
- " Il vaut mieux, je compte bien décrypter ses plans ", dit-il avec assurance


[7:15:29]


Radford était bloqué dans les bouchons à cause des fortes tombées de neige de la semaine dernière.
Un médecin de l'armée donnait de l'insuline au Dr. Avnar.
Jack étudiait les plans avec grande précision.
Yuri et ses hommes se déplaçaient à pied en pleine tempête de neige. Ils abordaient le village situé près de la base détruite.


[7:20:43]


- " Allez dans les paramètres "

L'homme qui avait surpris Linda Radford dans le bureau de son père l'aidait à rechercher ce qu'elle voulait. Elle avait du lui raconter que son père lui avait donné l'autorisation.

- " Vous avez l'air de bien connaitre ses dossiers ", dit-elle
- " Je m'occupe de son réseau, et je dois faire en sorte que son ordinateur soit clean "
- " D'accord "
- " Vous cherchez quoi exactement ? "
- " Des précisions sur des missions antérieures qu'il avait dirigé "
- " Quels missions ? "
- " Je ne me souviens plus des noms. C'est pour un rapport de presse. Sans être impolie, les dossiers sont classés confidentiels, donc j'aimerais rester seule "
- " Je comprends mademoiselle, mais je dois m'assurer que vous ayez bien l'autorisation nécessaire, la plupart des fichiers sont cryptés "

Linda fit mine de cacher son embarras, elle ne savait comment lui dire de s'en aller, et elle ne pouvait le faire clairement car il l'aurait tout de suite trouvé suspecte.


Eve Thompson se retrouvait prise à son propre jeu, Lane ne voulait pas discuter de sa rançon, et visiblement, il ne donnait pas grande importance aux informations du Dr. Sampton.
Les journalistes étaient assez mécontents de l'accord qu'ils avaient passé avec elle, et elle ne savait comment se sortir de là.

- " Je suis sur que nous pouvons trouver un arrangement "

Le rédacteur en chef prit la parole. Il était grand, barbu et maigre, avec des lunettes. Le genre d'homme qui en avait bavé et qui se vengeait désormais en faisant croire au monde qu'il apportait la vérité alors qu'il savait pertinemment que son travail n'était qu'une déchetterie de mensonges.

- " De quel genre ? "
- " Les informations ont été suffisamment diffusées. Je vous laisse la possibilité de mener les recherches comme bon vous semble "
- " Certains informations se sont avérés fausses "
- " Mais pas toutes. Je me doutais bien que tout n'était pas vrai, Lane a du me devancer "
- " Vous savez, ce n'est plus vraiment ces informations qui m'intéressent. Mais plutôt pourquoi Lane a refusé de négocier avec vous, et pourquoi il se fout de tout ça "
- " Lane ne s'en moque pas, c'est juste une façade "
- " Je comprends votre réticence mais je connais les conseillères de votre genre. Vous êtes foutue, le président peut vous mettre au arrêt. C'est pourquoi je vais passer un marché avec vous "
- " Dites voir "
- " Je vous propose de retourner à la Maison Blanche et de découvrir ce que Lane cache "
- " Et s'il me renvoi ? "
- " Non, car je pourrais diffuser l'affaire publiquement, et je sais qu'il ne veut pas faire de bruit. Ca ne lui serait pas bénéfique "
- " Et en échange ? "
- " En échange ? Vous retrouvez votre statut, votre salaire bien arrondi chaque fin de mois. C'est une bonne porte de sortie pour vous "
- " Qu'est-ce qui vous dis qu'une fois que j'aurais accepté, je ne vous laisserais pas tomber et je retournerais du côté de Lane ? "
- " Lane ne vous le pardonnera jamais. Et puis je pourrais lui parler de cet arrangement. Ca sera ma parole contre la vôtre "
- " Je n'ai donc pas le choix ? "
- " Ce n'est pas question de choix mais d'opportunité. Acceptez ma requête et vous y gagnerez ", droit dans les yeux
- " Comment se contacte-on ? "

Le rédacteur esquissa un sourire en comprenant qu'elle acceptait.

- " Comme vous préférez "
- " Par e-mail. Le président pensera que vous êtes un journaliste comme un autre "
- " Ce n'est pas le cas ? ", ironiquement

La femme quitta la pièce la bouche serrée, sans montrer le moindre remerciement et entra dans l'ascenseur pour sortir de l'immeuble de la rédaction.


[7:24:01]


Yuri se présentait devant la grille du manoir qui se trouvait au fond du village. Le garde à l'entrée l'ouvrit immédiatement et vérifia que personne ne les avait suivis.

- " Ne cherches pas, il n'y a personne ", l'aida Yuri en continuant sa route

Ils entrèrent à l'intérieur par une porte de plus de 3m de haut, et Yuri demanda à ses hommes de ne pas salir la demeure et d'attendre dans le salon.
Il se dévêtit en monta jusqu'à la première pièce à l'étage. Il prononça quelques mots dès qu'il toucha la poigné :

- " Crozer, vous allez bien ? "

Un vieil homme bien habillé, aux cernes et aux joues tombantes attendait sagement dans l'immense bureau privé.

- " Yuri, comment saviez-vous ? "
- " J'ai senti l'odeur de votre pipe depuis l'entrée et j'ai vu les traces de vos chaussures en bas des escaliers. Je sais pourquoi vous êtes là "
- " Tiens donc ? "
- " C'est à propos de la base n'est-ce pas ? "
- " Oui. On a commencé à demander des comptes à la Biélorussie "
- " Ce n'est pas grave si on croit qu'ils sont à l'origine du raid "
- " C'est vous qui le dites. Et pour les plans ? "
- " Ils ne sont pas en ma possession "
- " Vous êtes sur que les documents sont en sécurité ?
- " C'est un test ? Vous devriez en savoir plus que moi "
- " Vous savez qui m'a envoyé ici M. Drakov ? "
- " Appelez-moi Yuri voyons, pourquoi changer de vieilles habitudes ? "

Le vieil homme se leva et replaça le bas de sa veste.

- " C'est la commission d'enquête. Il vous en parlé ? "
- " Voyons donc ça...Depuis le premier jour j'ai flairé que vous étiez avec eux. Dites moi, vos méthodes sont-elles efficaces ? ", en le provoquant
- " Ne croyez pas si bien dire. Nous sommes au courant de tout au sujet de Pluie Noire désormais ", orgueilleusement
- " Une commission d'enquête secrète composée de quoi, quatre personnes je dirais, toutes de l'Europe de l'est, fils d'immigrés. Vous ne savez rien. Vous n'imaginez pas qui est impliqué dans cette histoire. Ca dépasse bien plus que notre pays. C'est une très complexe conspiration mondiale, dont vous ne verrez jamais le bout "
- " J'ai le pouvoir de vous envoyer au trou pendant le restant de vos jours ", perdant son sang froid " Dites-moi tout de suite la vérité et je vous laisse tranquille "
- " Crozer, vous n'êtes même pas un pion ", comme à un chien

Crozer sortit immédiatement son arme et avant qu'il ne puisse parfaitement tendre son bras, Yuri tira le couteau de sa poche arrière et l'envoya impitoyablement dans le coeur du vieil homme, qui s'écroula comme un poids insoutenable.

- " Ne vous mêlez pas de nos affaires où je vous tuerais tous jusqu'au dernier ", en regardant de haut l'homme qui suffoquait, vivant ses dernières secondes



Tony conservaient son faux air inquiété de la situation, du moins, une inquiétude mensongère. Cela faisait maintenant 15mn qu'il patientait seul dans la salle de briefing. Mack s'approchait de lui, Michelle était en retrait, attendant le bon moment pour discuter à sa dernière conquête.

- " Vous pouvez passer le coup de fil que vous avez demandé Almeida ", permit Mack en se tenant derrière la porte vitrée
- " Merci ", en basculant la tête

Il sortit de la mezzanine et s'approcha du premier poste libre, en regardant autour de lui qui pouvait le surveiller. Chase, à côté de Chloé détourna le regard.
Tony prit un billet de sa veste et composa le numéro. Il se doutait que la CAT avait mis l'appel sur écoute mais il n'avait pas d'autres choix.


Dans une chambre présidentielle de la Maison Blanche, le téléphone sonna. Une main de couleur noire décrocha.

- " Wayne Palmer j'écoute...oui très bien, je vous le passe "

Le frère du président s'éloigna du combiné et appela son aîné :

- " C'est Tony Almeida, de la CAT "
- " Que me veut-il ? "
- " Aucune idée "

- " M. Almeida ? "
- " Monsieur le président, je n'ai que très peu de temps. Je suis actuellement sur écoute. Toute cette opération est un coup monté Monsieur "
- " Qu'entendez-vous par " cette opération " ? "
- " Vous avez sûrement eu vent de l'opération Eclipse, en Biélorussie "
- " Oui j'en ai entendu parler. Cette mission n'a jamais été confirmée par quiconque "
- " Je pense que c'est lié aux faux enregistrements et aux menaces de la CIA ", dit-il en regardant Mack qui le dévisageait
- " En quoi est-ce lié ? "
- " Car Lias Myian était lié à cette opération. Je...je ne peux pas vraiment vous dire par quels moyens je l'ai découvert "

Mack se tourna suspicieusement vers Michelle. Tony poursuivit :

- " Pour tout vous dire, je ne connaissais Myian que de nom. Mais je sais qu'il était en bons termes avec les chefs d'Etats biélorusses "
- " Que veulent les biélorusses ? "
- " Rien à ce qu'on sait. Mais ils détiennent quelque chose qu'on veut visiblement. Les Deltas nous cachent des choses "
- " Je vais me renseigner auprès d'eux "
- " Joignez leur agent de liaison. Je ne ferais pas confiance aux dirigeants ", confia Tony

Mack se rapprocha pour lui demander de mettre un terme à la conversation.

- " Je dois raccrocher "

- " Il y a une chose que je ne vous ai pas encore dit Tony ", expliqua Mack
- " Quoi ? "
- " Les Affaires Internes ont ouverts une enquête sur vous. Ils veulent tout de suite vous emmener dans leurs bureaux "
- " Leurs bureaux ? Mais ils se trouvent à Washington ! "
- " Je sais. Mais vous n'avez pas le choix. Chapelle a été clair "
- " Laissez-moi jusqu'à demain "
- " Hors de question. Vous partirez dans la minute. Je vous aime bien Tony mais là, ça ne dépend pas de moi "

Le directeur de la CAT ne s'attendait pas à ce que ce soit aussi rapide.
Deux hommes arrivèrent à l'entrée du grand bureau de travail de la cellule, attendant que Tony Almeida ne tombe entre leurs mains.


[7:29:19]


Les Deltas repliaient leurs affaires et reprenaient la marche.
En partant, Tony lança un regard complice à Michelle.
Chase descendit au sous-sol par les escaliers pour suivre les hommes des Affaires Internes.
Radford, toujours dans les bouchons, décida de sortir de la voiture et d'y aller à pied.


[7:34:40]


Linda reconnaissait à la sonnerie que le téléphone qui sonnait était celui de son bureau, à trois rangés à gauche en sortant du bureau de son père. Elle devait répondre, mais elle paniquait à l'idée de laisser son collègue seul ici.

- " Ec...euh, je dois, décrocher "
- " Allez-y ", comme si l'idée le ravit

Elle laissa la porte ouverte et couru jusqu'à son poste :

- " Delta Co... "
- " Linda, établie moi une liaison avec les deltas, je suis sur le portable ", en la coupant
- " Tout de suite ", en pianotant sur le clavier " Tu as l'air pressé "
- " Oui, je suis toujours à la réunion, ils ont besoin de moi alors dépêche toi ! "
- " C'est ce que je fais...Ils ont dit quoi ? "
- " Je t'expliquerais quand je serais là. On en a encore pour une bonne heure, les choses se sont compliquées "
- " La liaison est prête. Mercure, ici Delta Com vous me recevez ? "

Jack décrocha la radio de sa ceinture.

- " Delta Com je vous reçois "
- " Une communication pour vous... "
- " La ligne est sûre ? ", demanda Gabriel Radford
- " Là où ils sont oui, pour l'instant "
- " Jack c'est moi "
- " Gabriel, la base a été détruite ! "
- " Je sais ! Et pour les plans ? "
- " On les a récupérés, plusieurs feuilles qui montrent la fabrication de plusieurs pièces. Mais ce sont des plans codés "
- " Codés ? "
- " Oui, transposés d'une certaine manière. Nous ne pouvons pas savoir ce que c'est précisément à moins de l'analyser par des professionnels, et encore... "
- " Il faut que tu me les envoies dès que possible "
- " Tout ce que nous avons réussi à trouver sont plusieurs adresses mobiles "
- " Plusieurs adresses ? "
- " Gabriel, tout porte à croire qu'il s'agit de l'emplacement de Pluie Noire : c'est le bateau qui est parti de Monaco il y a 6 mois "
- " Attends un instant. Linda, tu peux mettre en place une ligne privée entre Jack et moi ? "
- " Un instant...188,75 "
- " Jack, change de fréquence. J'ai à te dire quelque chose. C'est 188,75 "

Il tourna discrètement le bouton.

- " Qu'est-ce qu'il y a ? "
- " Il y a de nouveaux ordres. Je ne peux pas t'en dire plus pour l'instant, mais tu es la seule personne en qui j'ai réellement confiance. Jack, j'ai besoin que tu te débrouilles pour aller seul à cette adresse. Invente un mensonge aux autres. Ils ne doivent pas savoir que tu vas à l'adresse indiquée "
- " Qu'est-ce qu'il se passe ? ", soupçonnant un complot au sein du gouvernement
- " Je te dirais plus tard. Mais d'après nos dernières informations, il se pourrait bien que tu ais raison. Les pièces nano technologiques dont parlait Avnar sont sûrement dans ce bateau. Est-ce que c'est loin ? "
- " Au niveau de la berge nord du lac Narach qui mène vers le Niémen "
- " Consulte ton GPS. Il y a sûrement une voie ferrée dans les environs. Prend le premier train, tu devrais y être en 30mn si c'est un convoi de matériel "
- " Je peux pas faire ça "
- " Jack c'est un ordre ! Il faut aller là bas, c'est une question de sécurité nationale ! "
- " Et je dis quoi aux autres ? "
- " Que vous suivez la forêt par le nord pour rejoindre le tanker qui contient les pièces. Ce qui compte, c'est que tu arrives là bas avant eux "
- " C'est quoi ton plan ? "
- " Je te rappelle en chemin. Il faut que j'en parle à mes contacts "
- " Tes contacts ? "
- " Ils sont de notre côté. Excuse moi de ne pas tout dire mais je crois que je suis surveillé ", pas convaincant de ce qu'il disait dans son expression faciale
- " Par qui ? "
- " Je ne sais pas encore "

A priori, c'était une excuse de plus pour ne pas dire la vérité à Jack. Radford savait très bien quand il était sur écoute, et ce n'était pas le cas actuellement.

- " Je te recontacte "

Une fois la conversation terminée, Linda retourna dans le bureau de son père, afin de continuer sa recherche. Elle en profita pour tenter de virer l'analyste :

- " C'était Radford. Il aimerait que vous mettiez à jour les rapports en Europe "
- " Ca ne peut pas attendre ? "
- " Il avait l'air très pressé ... "
- " Bon... ", en sortant de la pièce

Linda referma la porte et s'installa devant l'écran, en continuant d'enregistrer chaque donnée qu'elle pouvait apercevoir.


[7:38:32]


L'homme qui était venu dans les bureaux de l'OTAN entra dans la salle des archives. A cause du niveau de sécurité, ça avait du lui demander un certain temps d'arriver jusqu'ici sans se faire voir. Une fois à l'intérieur, des milliers de vidéos étaient stockées en rangés, mais l'homme n'eu pas de peine à trouver ce qu'il cherchait. Il glissa la vidéo dans sa veste et pris le soin d'éviter l'angle de la caméra en restant de la zone ombrée.


Lane avait mis son long manteau gris et s'apprêta à sortir malgré la pluie torrentielle qui s'abattait sur la ville enneigée et boueuse. Le chef des gardes demanda s'il était bien sûr de sortir par un temps pareil. Il répondit à l'affirmatif.
Quand soudain, une femme fit irruption dans la pièce :

- " Monsieur Lane, Eve Thompson est là ! "
- " Très bien, faites la venir ", en remettant son manteau à sa place " Laissez-nous seul Colin "
- " Oui Monsieur ", en s'écartant

Eve Thompson se présenta face au président du Congrès, un garde à ses côtés au cas où elle aurait de mauvaises intentions.

- " Monsieur... "
- " Eve, que me vaut ce plaisir ? "
- " J'ai à vous parler. C'est au sujet du Washington Post "
- " Vous allez me menacer de dévoiler vos précieuses informations c'est ça ? ", moqueur
- " Non, je n'ai rien révélé, et je ne le ferais pas. Je viens ici pour vous proposer un marché "
- " Je vous écoute "
- " Comme vous le savez, le Washington Post est le journal le plus influent de la ville. Il a de nombreux contacts dans tous les pays et la moindre information devient vite un best-seller "
- " Venez-en au fait "
- " Le journal veut savoir certaines choses sur vous. lls m'ont embauché pour que je vous soutire certaines informations. Voila ce que je vous propose : vous me réintégrez officiellement. Ca me permettra de prouver au Washington Post que je suis toujours dans vos papiers. Sauf que je ne leur donnerais pas ce qu'ils veulent. Vous me direz précisément ce que j'ai à leur expliquer, des informations erronées "
- " Que veulent-ils exactement ? "
- " Savoir pourquoi vous ne vous intéressez pas aux recherches de Sampton, et quel est votre but exactement "

Lane savait parfaitement qu'Eve Thompson pouvait jouer un double jeu intelligent. Elle pouvait autant dire la vérité que faire semblant d'être honnête avec lui afin de gagner sa confiance et d'avoir les informations qu'elle désirait pour les redonner au journal.

- " Comment les contactez-vous ? "
- " Par e-mail. Comme la procédure habituelle "
- " Très bien. Vous êtes à nouveau engagé "
- " C'est tout ? "
- " Oui, c'est tout. Vous pourrez leur faire votre premier rapport dans l'heure. Ils doivent savoir que vous êtes une femme compétente et parfaitement manipulatrice, et que vous parvenez rapidement à vos fins "

Elle ne savait pas si elle devait y voir une provocation, comme s'il insinuait qu'elle effectuait un double jeu ou un simple compliment sans arrière-pensée.


[7:42:29]


Dans le parking de la CAT, Tony baissa la tête pour entrer dans la Lexus grise de l'agent des Affaires Internes. Ils n'étaient pas habitués à emmener des prisonniers fédéraux jusqu'à chez eux, mais visiblement, l'affaire concernant le président Palmer alors l'enquête était faite avec des mesures draconiennes.

- " Vous voulez faire tout le voyage en voiture ? "
- " Non, on va jusqu'à l'aéroport et on prend un vol traditionnel. Il y avait encore de la place à cette heure "

L'agent démarra la voiture.

Chase Edmunds, qui se cachait derrière un pilier appuya sur la clé électronique afin d'ouvrir le 4x4 que lui prêtait l'agence. Il commença à suivre la Lexus. A la sortie, le garde lui demanda s'il avait une autorisation. Depuis les infiltrations au sein de l'agence au cours de l'année, la CAT avait mis en place de nouvelles directives. Chase était pressé et sa voix montrait qu'il n'était pas rassuré.

- " Mack m'a dit que je devais suivre l'agent Almeida jusqu'à l'aéroport au cas où il y avait un problème "
- " Je vérifie ça "
- " On a pas le temps ! Je ne sais pas si l'agent Rosfeld vous a dit mais l'avion va bientôt décoller et les Affaires Internes veulent immédiatement Almeida !!! "
- " Bien...allez-y "

La barrière se leva et Chase vira à droite pour regagner la Lexus.


C'est avec difficulté que les Deltas arpentaient la montée raide, où les bottes cherchaient sans arrêt à se défaire des 50cm de neige au sol. A bientôt 8h du matin, le soleil n'était toujours pas apparu et le ciel préservait son bleu sombre de la nuit, laissant tomber de fortes rafales de neige en direction de l'ouest. A la fin de la pente, les soldats pouvaient apercevoir un chemin de fer, et de l'autre côté, le début d'une forêt blanche.

Jack consulta sa montre. Puis il traversa le premier le chemin de fer.

- " Jack ! ", criait Davies " On ferait pas mieux d'attendre le prochain train ? "
- " Non, la voie est bloquée et il y a trop de neige, on peut encore attendre longtemps comme ça "
- " Mais on risque de mettre beaucoup plus de temps à traverser la forêt "
- " Je sais, mais la voie ferrée est soumise à un contrôle des autorités, alors qu'en forêt, il n'y aura personne "
- " Il a raison Lyle, on sera plus tranquille par la forêt ", ajouta Matters

Le capitaine pris son GPS de sa poche et se baissa pour faire ses lacets au moment où Davies le regardait. Il fit semblant d'oublier son GPS et le déposa par terre.


[7:45:51]


Linda ouvrait un dossier lié à l'OTAN.
Eve Thompson rédigeait les mots qui lui soufflait Lane.
Les Deltas s'enfonçait dans la forêt.
Jack consultait sa montre.


[7:50:11]


- " Pourquoi est-ce qu'il stocke des dossiers de l'OTAN dans son propre ordinateur ", dit Linda, perturbée

Elle décrocha le téléphone et appela un collègue à elle à l'étage d'en dessous :

- " Mike, salut c'est Linda. Dis-moi, est-ce que tu peux m'ouvrit le serveur 120.34.22.1 en libre accès ? "
- " Attends, je te dis ça tout de suite...Hmm...non, ça me semble impossible, l'accès est refusé "
- " Quelles peuvent être les raisons ? "
- " L'accès a été fermée de l'intérieur. Ca me semble interdit. Si Radford le découvre, il sera fou de rage "
- " Ok merci "

Elle entra dans le dossier, notamment dans un des rapports d'avant-mission. Elle fut stupéfaite quand elle constata qu'il était question de l'opération Eclipse. Cette mission était censée être secrète.
Plus loin, elle remarqua que l'opération avait été lancée secrètement par quelques membres de l'OTAN. Sauf que ça ne tenait pas debout, Linda savait que même si les Deltas étaient alliés avec eux, l'OTAN n'aurait jamais mentionné aux Forces Spéciales une telle décision aussi peu officielle.
Une fois enregistré sur sa clé, elle ouvrit un autre dossier, avec des ébauches de plans, semblables à ceux récupérés par les Deltas en Biélorussie, un peu comme une partie manquante. Elle pouvait lire qu'il s'agissait de l'objectif principal de la mission établie par l'OTAN. Puis à la fin de la douzaine de pages était spécifié qu'il fallait à tout prix détruire l'endroit où se situait les plans de Pluie Noire.

Son téléphone portable vibra soudainement :

- " Oui allo "
- " Linda c'est moi "
- " Papa, tu es encore à la réunion ? "
- " Oui. Est-ce que tu pourrais aller au 3ème étage pour moi, Greg Miller à un dossier dont j'ai besoin "
- " Maintenant ? "
- " C'est très important "

Elle entendait qu'il était encore plus essoufflé qu'avant, et elle patienta quelques instants sans rien dire. Elle entendit alors le bruit d'une porte d'ascenseur qui s'ouvrait, comprenant alors qu'il voulait gagner du temps.

- " Linda, tu es là ? "

Elle remit son téléphone dans sa poche et ferma les fenêtres ouvertes. Puis elle retira la clé USB et s'apprêta à sortir de la pièce, quand subitement, son père apparu au pallier de la porte, les mains quasiment collées au corps, la cravate de travers.

- " Que faisais-tu ? "
- " J'avais besoin de dossier que j'ai perdu sur mon ordinateur "
- " Lesquels ? "

Gabriel Radford regarda son clavier d'ordinateur. La carte qu'il lui avait donnée était insérée dedans.

- " Je croyais que je pouvais te faire confiance ", continua t-il
- " Bien sur, pourquoi ? "
- " Tu n'étais pas sensé te servir de cette carte ici. Inutile de me cacher des choses, je sais ce que tu as vu "
- " Et toi tu n'étais pas censé comploter avec l'OTAN ! "
- " Je ne complote pas avec eux. On se sert d'eux "
- " Et détruire la base militaire en Biélorussie, c'était aussi prévu, tout comme tuer tes hommes ? "
- " Oui c'était prévu et je n'aurais jamais sacrifié mes hommes !!! ", en gueulant " Je les connais mieux que personne, je savais qu'ils pourrait s'en sortir. C'était indispensable de supprimer cette base. Je me suis arrangé pour qu'ils laissent partir les deltas. Tout était prévu ! "
- " Pourquoi ? "
- " Il fallait faire croire à tout le monde que les plans étaient détruits. On a donc décidé d'éliminer tous les biélorusses qui connaissait l'existence de ces plans et jai donc donné l'ordre de bombarder la base. "
- " Tu es un monstre ! Et puis dans quel but auraient-ils stockés les plans là-bas alors, si c'était pour se mettre en danger ? "
- " Cette base nous a été utile car elle était le parfait endroit pour stocker ces plans. Les biélorusses étaient impressionés et ils ont acceptés se s'imaginer les conséquences. De toute facon, Avnar tenait à ce qu’ils soient préservés en Biélorussie. "
- " Pourquoi ne pas avoir contacté Avnar pour qu'ils nous les donne immédiatement ? "
- " Ca ne l'intéressait pas. Tu commences à poser beaucoup de questions "

Linda sentait dans sa narration qu'il ne disait pas tout.

- " Tu as peur que j'en fasse part à tes supérieurs ? "
- " Ils le savent. Et si je te l'ai dis, ce n'est pas parce que je te fais confiance mais parce que tu nous a mis en danger "
- " Quoi ? ", ne comprenant pas pourquoi


Le président du Congrès bougea jusqu'au fond de l'appartement où il venait d'entrer. Il n'y avait presque pas de murs, que des vitres qui laissaient s'éclater la pluie dessus. Le genre d'appartement qui donnait une vue sur toute la ville en temps normal. Lane mit le téléphone l'oreille en scrutant cette horizon qu'il ne pouvait réellement apercevoir.

- " Monsieur ? "
- " Eve Thompson est revenue ", confia Lane
- " Vous lui faites confiance ? "
- " Oui "
- " Est-ce qu'elle sait à propos de votre campagne sur le clonage ? "
- " Non, je ne lui ai pas encore dit mon réel intérêt à avoir mis tout ça en place "
- " Je pense que ce sujet est une excellente couverture pour ce que vous faites vraiment. Personne ne se doute que vous vous contrefichez du clonage "
- " Je sais. C'est pour ça que le laboratoire du Dr. Sampton est une parfaite couverture pour mes recherches secrètes "


[7:55:45]


En cours de route, Jack décida de s'arrêter, faisant signe aux autres de continuer :

- " Allez-y ! J'ai oublié mon GPS là-bas ! Je vous rejoindrais ! "
- " Tu es sûr Jack ? ", s'inquiéta Matters
- " T'en fais pas, ça ira ", esquissant un sourire en rebroussant chemin


L'agent des Affaires Internes stoppa sa voiture lorsqu'il arriva au feu rouge.
La pluie abondante l'empêchait presque de voir le feu. Le bruit des essuie-glaces en marche depuis le départ commençait à devenir pénible.

- " Bon sang si ça continue on aura jamais cet avion ! "
- " Ca serait dommage... ", ironisa Tony
- " Ne croyez pas que nous cherchons à vous balancer en prison le plus vite possible . Nous restons très distants des méthodes de la CIA. A vrai dire, mon directeur n'est pas en bons termes avec eux "
- " Si vous le dites "

Le feu passa au vert. Le conducteur démarra.

Tony bascula la tête vers la droite.

Un camion percuta l'arrière droit de la voiture, en la projetant jusqu'à la borne à incendie de l'autre côté de la voie, laissant s'échapper une fontaine d'eau qui éclaboussait encore plus la voiture d'escorte.
Le chauffeur des Affaires Internes ouvrit un oeil, mais l'eau sur son pare-brise l'empêchait de se situer dans l'espace. Soudain, la portière fut tirée par une personne de l'extérieur.
Un homme avec une casquette rouge tendit son silencieux vers le chauffeur et l'abattit froidement, alors que Tony n'était en rien impressionné et surpris par la situation.
Il échangea un regard avec le tueur pendant quelques instants, puis ce dernier lui ouvrit la portière en le laissant partir avec lui.


Fatigué à cause de la difficulté qu'il avait d'avancer dans la neige, Jack avait réussi à rejoindre la voie ferrée pour attendre le train. Il regarda une nouvelle fois sa montre, puis récupéra le GPS là où il l'avait laissé.
Il fut interrompu par le bruit du train qui s'approchait vers lui, maintenant une vitesse d'environ 150km. Lorsqu'il fut assez proche, le Delta enfila ses gants et commença à courir.
Il s'agissait d'un train de convoi. Habituellement, il transportait des containers mais là il était vide. Il n'y avait pas de mur sur le wagon, juste une plateforme, sur laquelle Jack sauta dès qu'il en eut l'occasion, et se maintenant à une petite rambarde à l'extrémité.


Anthony Lane essayait d'apercevoir le bâtiment de recherches sur le clonage depuis l'appartement.
Jack se reposa quelques secondes, essouffla à cause des conditions météorologiques.
L'homme à la casquette rouge mettait de l'essence sur la voiture et le camion.
Radford vérifia les dossiers de son ordinateur pour voir s'il ne manquait rien.
Un homme dont on apercevait que l'ombre se battait contre la tempête pour parvenir jusqu'à l'abri à quelques mètres.


[7:58:39]


L'homme qui avait volé la vidéo de l'OTAN s'abrita sous un petit tunnel souterrain pour les piétons. Il composa un numéro de téléphone avec son portable dernier cri :

- " C'est moi. J'ai la vidéo "
- " Tu es sur que c'est la bonne ? ", répondit l'interlocuteur
- " Oui, j'ai vérifié "
- " Qu'est-ce que tu y vois ? "
- " Ce que vous m'avez dit : les Deltas qui entrent dans la base militaire pour récupérer le Dr. Avnar. Elle est datée d'il y a 6h environ. Visiblement, l'OTAN ne prend pas beaucoup de précautions pour cacher leurs secrets "
- " Ils voulaient éviter les soupçons. A part nous, personne n'aurait jamais été au courant que les USA ont complotés avec l'OTAN pour mettre en place cette mission secrète "
- " Qu'est-ce que nous allons faire désormais ? "
- " Ce qui est prévu depuis le début, nous allons dénoncer les violations de Etas-Unis à effectuer des opérations illégales et non autorisées dans des pays étrangers "
- " Vous croyez vraiment que notre condamnation peut prendre autant d'ampleur que vous le désiriez ? "
- " Bien évidemment, nous ne sommes pas n'importe qui, nous sommes tout de même les plus grands représentants de l'ONU "




[7:59:57]
[7:59:58]
[7:59:59]
[8:00]

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Mr. Jack
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 Message Posté le: Sam 18 Aoû 2007 - 15:31    Sujet du message:
Répondre en citant

Précédemment dans la fan-fiction " Opération Eclipse " :


Les Deltas réussirent à retrouver Jason Morrow, qui pu s'échapper de la base avec les plans, sur lesquels figuraient l'emplacement de Pluie Noire : dans un tanker, le même qui était parti de Monaco 6 mois auparavant. Mais Radford indiqua à Jack qu'il y avait peut-être des fuites, et qu'il devait se rendre seul là bas. Le capitaine abandonna alors ses hommes sans leur dire un mot.

En écoutant le rapport de Tony Almeida, la CAT comprit qu'il ne disait pas la vérité et qu'il avait les mains liées, sûrement par la CIA. Il appela David Palmer en lui disant que Lias Myian avait un lien avec l'opération Eclipse et qu'il devait faire des recherches à son sujet. Mais les Affaires Internes étaient là pour enquêter sur Tony, et lors de son transfert chez eux, un camion percuta sa voiture. Le chauffard tua le conducteur et emmena l'agent de la CAT avec lui.

Un homme s'était infiltré à l'OTAN afin d'y voler les enregistrements des Deltas en Biélorussie. Au cours d'un appel, son supérieur expliqua qu'ils recherchaient, par le biais de la vidéo, à dénoncer les violations des Etas-Unis en pays étrangers.

Voyant que les informations de Sampton n'avaient plus grande valeur, le rédacteur en chef du Washington Post passa un marché avec Eve Thompson : elle retournait auprès de Lane afin de découvrir pourquoi il ne s'intéressait pas à sa campagne sur le clonage. Elle lui expliqua alors que le Washington Post voulait ces informations pour retourner de son côté. Sentant son honnêteté, Lane accepta de la reprendre.

Linda Radford entra dans le bureau de son père pour y chercher certaines informations secrètes. Elle remarqua que c'était lui qui avait donné l'ordre de détruire la base en Biélorussie, et qu'il complotait avec l'OTAN.
Mais il la surprit, et lui expliqua pourquoi : il savait que ses soldats récupéreraient les plans, et son objectif était de faire croire à ceux qui soupçonnaient son existence qu'ils étaient détruits. Il confia à sa fille qu'ils étaient désormais en danger.


Episode 7 : ( 8h00 - 9h00 )

Ces événements se déroulent le jour de l'opération Eclipse, entre 8h et 9h, heure biélorusse.



Sous la grisaille intempestive de Los Angeles tourbillonnaient les gyrophares de l'ambulance rouge et blanche du 911. L'alarme en effrayait presque les passants qui venaient d'arriver, tous sous leur parapluie à contempler la scène avec stupeur : une énorme camion ainsi que la voiture où se trouvait Tony Almeida brûlaient au beau milieu de la route, malgré les litres d'eau déversés du ciel.
Les pompiers tentèrent d'éteindre les flammes avec le jet mais de toute évidence, il était trop tard pour sauver des vies.

La police arriva peu de temps après, questionna aussitôt tous les témoins, qui n'étaient pas présents sur sa place lorsque l'accident s'était produit :

- " Vous ne savez vraiment pas si le chauffeur était encore dans le camion lorsqu'il a explosé ? "
- " Non, je viens d'arriver, je suis sorti de ma voiture dès que j'ai vu le feu. En tout cas je n'ai vu personne sortir... "

- " Brad ! ", hurla un jeune officier tout trempé, pour prévenir son chef
- " Quoi ? "
- " La personne là bas dit avoir été juste en face de la voiture avant qu'elle ne prenne feu. Il dit qu'il ne voyait pas bien à cause de la pluie mais il semble avoir vu un homme dans le camion.
- " Qu'on relève son identité ! Et trouvez-moi à qui appartient cette voiture abandonnée !!! "

Les bras sur la taille, l'inspecteur regardait avec tourment les décombres de la voiture.


[8:04:46]


Maintenant que son père l'avait surprise fouiller dans son bureau, Linda Radford se disait qu'elle n'avait plus besoin de toquer à la porte. Elle entra alors qu'il cherchait tranquillement un dossier sur son étagère.

- " L'expert que j'ai appelé aimerait t'expliquer ce qu'il a vu "
- " D'accord. J'arrive ", sans se préoccuper d'elle
- " Tu...tu n'a pas l'air très soucieux... "
- " Soucieux de quoi ? "
- " C'est toi qui m'a dis qu'on étais en danger "
- " Pas pour l'instant. Je maîtrise les choses "
- " Quelles choses ? "
- " J'ai des engagements à tenir avec des contacts. Tu sais très bien que cette histoire est un gros coup "
- " Et si j'allais le raconter ? "
- " Linda, depuis ta plus tendre enfance je t'observe. Jamais tu balancerais de telles informations "
- " Tu en est sûr ? "
- " Ne me dis pas que... "
- " Linda, je t'aime, mais il y a des choses que je ne pourrais pas empêcher. Tu parles de cette histoire à une seule personne, et tu n'existera plus ", dit-il sans remords
- " Je...vas te faire voir... "

La conversation semblait intimement lié à quelque chose qu'ils avaient vécu, et Linda, en claquant la porte, ne paraissait pas très bien digérer l'histoire.


Tony Almeida, accompagné de l'homme qui l'avait aidé à s'en tirer, venaient de retourner en centre ville. Ils étaient trempés de la tête aux pieds. L'homme lui fit signe de tourner à droite et de descendre dans le parking.

A une dizaine de mètres derrière, Chase Edmunds arrêta le moteur de sa voiture et entra dans le bâtiment qui possédait le parking souterrain pour passer par l'autre entrée.


Depuis son poste, Chloé observait la dispute qui avait lieu entre Michelle et Mack. Ce dernier, comme à son habitude, restait relativement courtois usant de son regard charmeur pour calmer le jeu. Michelle était plus
expressive, jusqu'au moment où elle claqua la porte du bureau de Tony pour rejoindre l'analyste, qui faisait mine de faire son travail.

- " Est-ce que ça avance pour la signature de l'enregistrement ? "
- " Euh oui, je crois avoir trouvé quelque chose. Nadia m'a envoyé la mise à jour de tous les enregistrements audio qu'on a. On a trouvé une correspondance entre celui là, et un autre, datant d'une rançon demandée au gouverneur de Virginie "
- " Je me souviens de cette histoire. Ca avait fait beaucoup de bruit. On accusait la CIA d'être derrière tout ça pour qu'elle puisse récolter les fonds nécessaire afin d'étendre leur siège "
- " Vous pensez que c'est la CIA qui a fait l'enregistrement ? "
- " Non, mais un contact sous couverture. Tu peux le retrouver ? "
- " Je peux retrouver le signal original de l'appel. Mais il y a 90% de chance que le signal ait été modifié "
- " Fais-le ! "
- " Mais ça ne va... "
- " Ne discute pas Chloé ! "
- " Très bien... ", mécontente

Lorsqu'elle fut assez éloigné, Chloé se tourna vers Adam :

- " Qu'est-ce qui lui arrive ? "
- " Elle veut juste du personnel compétent. Tony est entre les mains des Affaires Internes et la CIA semble mêlée à tout ça. C'est normal non ? "
- " Pas besoin de le dire comme ça "
- " T'as pas l'air de comprendre, que Tony se soit fait piéger ou pas, ça change rien: on est embarqué au beau milieu d'une affaire d'Etat "


Au même instant, Michelle attira l'attention de tout le monde :

- " Quelqu'un peut me dire où se trouve l'agent Chase Edmunds ? "
- " Je l'ai vu il y a 15mn descendre par la sortie de secours ", exliqua une jeune analyste

Tourmentée, Michelle empoigna le téléphone et contacta le garde posté à la sortie du parking :

- " Ici, Michelle Dessler. Est-ce que vous avez vu sortir Chase Edmunds ? "
- " Oui, il a dit qu'il était chargé de suivre l'agent des Affaires Internes "
- " Merde ! Adam et Kery, retrouvez sa position, il a du prendre une voiture de l'agence ! "

Mack se pencha contre la rambarde à l'étage, heureux que ses doutes étaient fondés et que Chase Edmunds n'était pas clair dans son comportement.


[8:08:26]


- " Monsieur Radford, un appel pour vous "
- " Je vais le prendre ", en fermant la porte de son bureau

Il mit le haut parleur sur le téléphone posé sur la table :

- " Ici Gabriel Radford "
- " C'est moi. L'ONU vient de voler la vidéo "
- " Ils pourront faire le lien avec l'opération Eclipse ? "
- " Je ne pense pas. Cependant, l'OTAN est au courant pour votre manège. Ils savent que vous faites croire que les plans sont détruits "
- " Oui, c'est ce que nous avions prévus depuis le début. L'OTAN savait qu'ils allaient prendre cette responsabilité... "
- " Il faut dire qu'ils n'ont pas eu le choix "
- " C'est exact. C'est un projet bien trop ambitieux pour laisser l'alternative ", en faisant les cents pas, une main dans la poche, l'autre se frottant le menton
- " La suite du plan est-elle en place ? "
- " Oui, je viens d'envoyer Jack Bauer "
- " Jack Bauer ? Vous auriez du choisir un autre homme, il est au courant de trop de choses "
- " Question de circonstances, je n'ai pas pu faire autrement. Je vais l'appeler pour lui dire ce qu'il doit faire "
- " Tenez-moi au courant "

Radford appuya sur la touche pour raccrocher. Puis il pressa sur une autre :

- " Linda, mets-moi en liaison avec Jack. Je veux que personne ne puisse entendre "
- " Ok... c'est bon, tu peux parler "

- " Jack, tu me reçois ? "
- " Je te reçois Gabriel !!! ", en hurlant à cause du vent fort
- " Quelle est ta situation ? "
- " Je viens de dépasser les marécages. Je dois me situer à environ 20km au sud-est de la zone "
- " Je ne t'entends pas bien... "
- " Il y a d'énormes rafales de vent ici, tout le paysage est enneigé. Ca ne sera pas facile de m'infiltrer sur le bateau sans laisser de traces "
- " Je sais...Dis-moi, tu as toujours ton Semtex sur toi ? "
- " Oui, j'ai récupéré 150 grammes de Semtex H, pourquoi ? "
- " Tu en auras sûrement besoin "
- " Pour faire exploser quoi ? "
- " J'attends confirmation de certaines informations dans les derniers rapports de l'armée, nous analysons les images satellites. Je te redirais ça quand tu y seras "
- " Je devrais arriver d'ici une dizaine de minutes "
- " D'accord. Fais attention "

Jack était toujours allongé contre le pic au coin du wagon, qui avait pris la neige. Il n'avait même pas de quoi se couvrir le visage des retombées. Il rangea sa radio puis se replia pour conserver la chaleur.
Ce n'était pas une info pour lui, mais il savait que cette journée allait s'avérer éprouvante, et que par dessus toutes les autres opérations qu'il avait fait, c'était l'aboutissement des épreuves physiques et mentales qu'il avait du subir.


Tony Almeida discutait au coin du parking avec l'homme qui l'avait aidé, cachés entre une voiture et une camionnette noire. Le dialogue semblait tendu et l'agent de la CAT ne parvenait pas à rester calme.

- " Vous m'avez dit que je vous pouvez appeler Michelle ! "
- " Oui, et je tiendrais ma promesse, mais pas maintenant "
- " Mais j'ai besoin de lui parler tout de suite ! Elle va s'inquiéter "
- " Elle est forte. Nous ne voulons pas faire croire à votre mort M. Almeida "
- " Vraiment ? "
- " Personne n'y aurait cru, vous le savez. Nos intérêts vont bien plus loin que tout cela. Organiser cet accident était juste un moyen de vous extraire, c'était la 1ère étape comme nous l'avons convenu "
- " Ce n'était pas vraiment un arrangement. J'ai été presque obligé d'avouer à la CAT un meurtre que je n'ai pas commis juste pour que la CIA puisse m'extraire "
- " Je sais le prix que ça vous a couté. Mais ça n'est que temporaire. Tout ça était indispensable "
- " Ecoutez, je veux bien négocier avec vous, je n'ai pas vraiment le choix. Mais laissez-moi parler à Michelle "
- " Plus tard, je vous le promets "
- " Et qu'est-ce que vous comptez faire maintenant ? "
- " Passer à la seconde étape, c'est-à-dire... "

Une porte grinça. L'homme marcha silencieusement jusqu'au pilier en béton en se cachant derrière. Tony le suivit.

Chase jeta un coup d'oeil à l'intérieur du parking. Il avait appris il y a bien longtemps qu'un silence était toujours à considérer comme anormal, alors il empoigna son arme, et se mit sur la pointe des pieds.

L'homme mis sa casquette dans la poche pour ne pas être trop visible, et enleva la sécurité de l'arme :

- " Cet homme travaille avec moi ! Baissez votre arme ! "
- " Vous lui avez dit où on se trouve ? "
- " Bien sur que non ! Il a du nous suivre "
- " Attention ! ", pour qu'il se baisse, alors que Chase regardait vers eux

Il s'approcha dans leur direction et leva son 9mm, de plus en plus sûr qu'il n'était pas seul.

Puis un homme d'affaire ouvrit la portière de sa voiture plus loin. Un cours instant, Edmunds pensait qu'il n'y avait que cet homme, mais lorsqu'il s'avança, il remarqua une partie du bras de Tony, qui avait probablement fait exprès de le laisser traîner.

Chase réfléchit à une méthode pour l'aborder, mais l'autre homme ne lui laissa guère le temps d'y penser : il se mit en face de lui et pressa sur la détente, juste quand Tony lui sauta dessus pour l'empêcher de l'atteindre. Bien que le réflexe fût tardif, Chase s'écarta vers le devant d'un pick-up, alors que la balle brisa le pare-brise d'une Ford de luxe.

- " Stop ! ", hurla Tony " Vous êtes malade ou quoi ? "
- " Personne ne doit être au courant pour notre alliance ", chuchota l'homme
- " Quelle alliance ? "

Chase Edmunds pointa sur l'homme à terre, déterminé à ne pas l'épargner s'il ne lui révélait rien après sa question.


[8:14:11]


Davies regardait l'heure sur son GPS.
Depuis le train, Jack apercevait le rivage qui menait au Lac Niémen.
Radford entra dans le système de Linda pour consulter ses recherches.
Un haut membre de l'ONU montra la vidéo de l'OTAN à quelque uns de ses collèges.



[8:19:30]


- " Cette vidéo a été filmée dans le cadre d'une opération illégale, et jusqu'à preuve du contraire, organisée par l'OTAN, en Biélorussie. Les hommes que vous voyez sont des Delta Force "
- " De quand date l'enregistrement ? "
- " Ce matin, à 3h en Biélorussie, donc environ 23h ici "
- " Vous n'avez aucune idée du but de cette mission ? Et puis d'abord, comment cette vidéo vous est parvenue ? "
- " Peu importe, un contact me l'a envoyée. Officiellement, cette mission n'a pas été confirmée ni même discutée. Sûrement que les USA ont une idée derrière la tête et qu'ils veulent être les seuls à en tirer profit "

Le débat prit de l'ampleur :

- " Si cela s'avérait exact, je crois qu'on fonçerait en plein dans une crise diplomatique. Nous avons la question de l'Irak qui est difficile à régler, alors si en plus, on doit ajouter cette opération... "
- " Je sais que c'est risqué, mais rendez-vous compte de la gravité des faits ! Visiblement, les USA n'en ont pas touchés un mot à l'OTAN, et pourtant, ils ont une vidéo "
- " Ils nous cachent forcément quelque chose. Si on en croit la logique, les USA auraient secrètement demandés à l'OTAN d'organiser cette mission, et quelques membres de l'OTAN auraient approuvés "
- " Pas nécessairement. L'OTAN peut avoir tout manigancé, ça ne serait pas la première fois. Et elle se serait servie des forces américaines pour son propre intérêt "
- " Ils ne nous aideront jamais sur une telle affaire... Chers collègues, je ne vois qu'une seule issue : il est temps de déclarer un procès à l'OTAN, et à plus long terme, aux Etas-Unis pour haute trahison à l'égard de la Cour Internationale. Ca ne peut plus continuer ainsi. C'est pourquoi je vous propose à tous, et dès maintenant, un vote, pour décider, si oui ou non, ce procès doit avoir lieu. Il prendra bien évidemment effet sur le champ "
- " Un vote ??? "
- " Là, maintenant ? "
- " C'est ça. Il faut décider vite avant que les conséquences ne soient désastreuses. Nous pourrions tous le payer très cher vis à vis de la communauté internationale. William, je commence par vous si vous vous voulez bien "
- " L'idée n'est pas mauvaise. Il faudrait d'abord s'assurer des réels enjeux politiques et économiques, et nous devons disposer dès aujourd'hui de preuves qui impliquent l'OTAN dans l'affaire. Du moins, nous avons là une preuve, mais il nous faut plus. Comprendre pourquoi, et même quoi d'ailleurs. Je pense qu'il serait bénéfique d'appeler les Delta Force, ainsi que M. David Palmer "
- " Nous le ferons dès la fin de ce vote. Brian, à vous... "
- " Je suis du même avis. Ces images m'ont réellement choqués, et les évidences ne trompent pas. Mais cela dit, je serais plus d'avis à mettre sur le devant de la scène l'OTAN. Je ne crois pas que les USA ont la force de s'impliquer aujourd'hui dans de telles actions. Ils en ont les ressources, certes, mais ils misent leur énergie ailleurs. Je crois tout simplement qu'ils ont été manipulés. Et vous savez que nous sommes dépendants d'eux, ils pourraient nous le faire payer. Alors il faut s'assurer qu'ils soient bien impliqués. Alors que l'OTAN, on ne peut rien nier... "
- " C'est vrai, mais imaginons que les USA soit derrière tout ceci : ne croyez vous pas qu'ils vont tout faire pour effacer les preuves et assurer leur propre défense ? Ils sont quasiment intouchables sur ce coup là, et si ils sont à l'origine de cette mission, c'est très bien pensé "
- " Raison de plus pour penser qu'ils sont coupables "
- " Raison, peut-être, mais ce n'est pas une preuve. Et si nous voulons les condamner, ils nous en faut ! "
- " Alors il faut faire passer l'OTAN aux aveux, et tout de suite ! Même si ça ne passe pas par la procédure habituelle, on doit le faire avant que l'affaire ne s'ébruite ! "

Chacun semblait d'avis à ce discours, et personne n'avait l'air en désaccord. Le vote était quasiment inutile maintenant, alors que le débat s'intensifiait de plus en plus.


A la CAT, Chloé ouvrait le mail qu'elle venait de recevoir de la LAPD :

- " Oh mon dieu, Tony...Michelle! Venez-voir ! "
- " Chloé je n'ai pas le temps là ", en train d'aider Adam sur son poste
- " Ca concerne Tony... "

Elle vint la voir et lu le mail :

- " Quoi ? Mais...je ne comprends pas "
- " Le chauffeur du camion est mort. Mais Tony n'était pas dans la voiture au moment de l'explosion "
- " Il est sûrement en fuite, je vais essayer de le joindre sur le portable! "


[8:23:51]


Jack s'agrippa solidement à la barre verticale du wagon et prit les petites jumelles de sa poche, observant le contour de lac pour chercher le tanker. Mais l'horizon était trop brumeux, et il était impossible de déterminer ce qu'il y avait 100m plus loin. Il les rangea, puis attendit le bon moment pour sauter du train, avant qu'il n'arrive au pont un peu plus loin. Lorsque le terrain fut suffisamment plat pour qu'il ne roule pas dangereusement dans la neige, il prit de l'élan et se lança, en atterrissant sur une épaisse couche de neige où il glissa un peu, avant de se retourner à terre.
Il se releva rapidement, au cours de ses entraînements de survie il avait appris à chuter de haut et de loin, même depuis des appareils en marche, en évitant de se blesser. Cela lui était familier.

Il se retrouvait sur une zone en haut qui surplombait le lac, le pont passant au dessus. Il dévala alors une pente en prenant garde de glisser sur le dos, en faisant frein avec son pied gauche, puis tomba sur une route qui traversait la circonférence du lac Niémen.


Bien plus loin, les autres Deltas continuaient de marcher, à la limite du pas de course. Enfoncer ses pieds trempés sur 50cm de neige, par flocons battants n'était guère appréciable, mais les soldats de leur type savaient s'y faire. Même le défunt McBride, toujours à se plaindre se serait tut. Ca faisait partie du métier, et ça restait leur passion.

- " Tu as l'heure James ? ", demanda Morrow
- " Bientôt 8h30 ", en trottinant avec son arme en main, attachée par une sangle
- " Dire que demain à la même heure je serais à une conférence "
- " Une conférence ? "

En temps normal, il n'était pas conseillé de parler lorsqu'on est en activité physique, mais là encore, les Deltas étaient habitués à faire les deux en même temps, et ils savaient tous deux qu'un peu de parlotte pouvait calmer l'atmosphère, relativement tendue et froide à cause des imprévus qui faisait face.

- " Oui, j'ai une conférence à Londres en stratégie de terrain et progression géopolitique. C'est mon domaine, les Deltas sont venus après "
- " Intéressant "
- " Tu connais James Baker, de l'administration Bush de 89 à 92 ? J'étais son bras droit pour les conférences "
- " C'est assez éloigné du terrain "
- " C’est pour ça que j'ai été confronté au désir d'y arriver, et de venir chez les Deltas. Après le départ de Baker, je suis allé à l'US Army. En un an, j'ai eu les distinctions de Bush, et Radford m'a proposé un poste ici"
- " C'était quand ? "
- " 93, j'avais 30 ans? "
- " 93 ? C'était mon année d'essai à la NYPD, j'ai été premier de l'Etat au concours l'année précédente. Moi aussi j'ai rencontré Bush, j'ai eu les honneurs après avoir gagné le championnat de tir! "
- " Le début d'une bonne carrière ... "
- " Ouais...mais au cours d'une opération, Nightsmoker, deux de mes supérieurs sont morts. J'ai eu pas mal de problèmes avec les Affaires Internes, ils croyaient que j'étais...que j'étais mêlé à ça ", en montant une pente difficile
- " Pourquoi ? "
- " Avant de m'inscrire à la police, j'étais avec un gang de New York, des dealers en grande partie. Quand j'ai commencé à les éviter, ils voulaient me tuer. Je n’avais personne à l'époque, donc je suis allé m'inscrire
chez les flics, et on a bouclé l'affaire. Mais les Affaires Internes étaient convaincus que j'étais toujours de leur côté au moment de l'opération. J'ai pu leur prouver le contraire et j'ai été nommé chef de l'équipe d'intervention en 1995, a à peine 24 ans... C'était pas facile à assumer "
- " Pas facile ? "
- " C'est...c'est compliqué. Je ne veux pas parler de ça maintenant "
- " Ok... "

- " Attendez les gars ! ", ordonna Davies, qui s'arrêta " Jack est toujours pas revenu, c'est pas normal "
- " Il est peut-être à la traîne, t'as vu les conditions, c'est quasiment impossible de courir ", proposa Morrow
- " Je sais, mais il nous aurait prévenu. Il a peut-être des ennuis ", en reprenant son souffle
- " J'essaie de le joindre "

Matters prit sa radio et l'alluma :

- " Jack, est-ce que tu me reçois ? "

Jack releva l'appareil et répondit avant qu'ils n'aient de pires soupçons :

- " Ouais...je te reçois "
- " Quel est ton statut ? "
- " Je ne t'entends pas bien...où êtes-vous ? ", en mentant
- " Hum, on est à 1h de marche encore, voir plus de la zone. Et toi ? "
- " J'ai rencontré une escorte de soldats biélorusses sur le retour. J'ai été obligé de monter sur un train, ils m'auraient repérés sinon "
- " Un train ? ", dit-il fort en intriguant les autres
- " Oui, je suis déjà arrivé au lac. La voie est libre pour l'instant, mais dès qu'il fera plus clair, les ennemis vont se déployer "
- " Tu veux agir en soldat ? "
- " Je n'ai pas le choix, Radford l'a exigé. Après, il sera trop tard "
- " Et nous ? "
- " Rejoignez-moi le plus vite possible. Je ferais une partie du travail histoire de gagner du temps "
- " On arrive bientôt sur une route. Il y a peut-être des voitures. Si on saisit l'une d'elle, on sera là avant là fin de l'heure ! "
- " Il ne faut pas se faire remarquer ! Restez prudent, c'est tout ce que je vous demande. On a de la chance de tomber sur un ciel sombre, mais s'il avait déjà fait jour, on n’aurait pas pu le faire! "
- " On y va doucement. Ne te fais pas repérer toi non plus "

Jack coupa la fréquence.

- " Nan, ça ira... "


[8:28:23]


Décidemment, Radford n'était jamais tranquille, son téléphone ne cessait de sonner depuis qu'il était rentré :

- " Quoi encore ? "
- " Vous nous avez demandé d'appeler dès qu'Avnar irait mieux. Il est réveillé "
- " Quel est son état ? "
- " Stable "
- " Alors dites à l'inspecteur chargé de son interrogatoire d'y aller franchement ! "
- " Je ne comprends pas, il n'est pas coupable pourtant... "
- " Non, mais il sait beaucoup de choses que nous ne savons pas alors faites-le parler ! "

Il alluma l'écran plasma collé devant la vitre à la droite de son bureau et fit quelques réglages sur son ordinateur. Il fut aussitôt connecté à la caméra d'une chambre de repos, où Avnar était allongé sur un lit.
Un jeune inspecteur s'approcha de lui, en lui montrant sa plaque :

- " Quelle heure est-il... ", s'inquiéta Avnar, à moitié endormi
- " Vous êtes fatigué ? "
- " Epuisé oui, alors rentrez chez vous "
- " Je promets de vous laisser dormir bien sagement si vous me dites ce que je veux savoir ? "
- " Qu'est-ce qui est si important? "
- " Pluie Noire. Pourquoi avoir fabriqué des nanotechnologies ? "
- " C'est un défi pour n'importe quel chercheur. J'ai ensuite proposé mes pièces au gouvernement biélorusse "
- " Je pense que vos ambitions allaient bien au delà de tout ça... "
- " Pluie Noire n'était pas une commande à l'origine, le gouvernement ne s'y intéressait pas au début "
- " Si je comprends bien, vous avez eu l'idée de les fabriquer, la Biélorussie a voulu vous acheter des pièces, vous avez cachés les plans en sûreté et maintenant, grâce au système d'écoute de la NSA, les américains les veulent "
- " Voila "
- " Dans ce cas, pourquoi est-ce que les pièces se trouvaient à Monaco ? "
- " Je...je ne sais pas "
- " Et pourquoi les américains s'intéressent autant à vos productions ? "
- " Vous les connaissez, ils veulent la paix dans le monde "
- " Donc vous avez volontairement créé une arme de guerre ? "
- " Non je... "
- " Ne dites rien de plus : Pluie Noire est peut-être le masque d'une arme, mais je sais que vos créations cachent autre chose, et si vous ne me dites pas quoi, vous ne sortirez pas d'ici en meilleur état... "


[8:31:05]


Jack s'approchait de l'embarcadère brumeux du tanker abandonné.
Chase discutait avec Tony en gardant un oeil sur l'autre homme.
Palmer lisait des renseignements sur Lias Myian et son lien avec la CIA.
Depuis ses jumelles, Davies voyait les phares d'un camion qui s'approchait.
Michelle ne parvenait pas à joindre Tony sur le portable.



[8:36:33]


- " David, pourquoi tu t'obstine à chercher quelque chose sur Myian ? Sa mort n'avait aucun rapport avec l'opération dont Tony Almeida a fait mention ", expliqua Wayne, assis sur le canapé
- " Parce que je ne crois pas Almeida coupable, et on essaie de me mettre à l'origine de ce meurtre ! Une chance que les faux appels n'aient pas encore été communiqués à la presse. Je ne comprends pas pourquoi on veut m'évincer... "
- " C'est encore plus incompréhensible que cette affaire n'est pas publique... A quoi tu penses ? ", voyant son frère réfléchir
- " Cette opération n'a pas été approuvée officiellement pas vrai ? "
- " L'OTAN serait derrière tout ça. Mais Felsted m'a dit qu'il ne savait pas. Et ils n'ont pas le droit de prendre nos hommes là dessus. A croire que les Deltas sont mêlés à
ça et qu'ils en savent beaucoup "
- " Ce n'est pas un hasard si cette mission a aussi été tenue secrète ! Je veux contacter le responsable de la mission ! "
- " Je crois que c'est...Gabriel Radford, il a des contacts assez importants dans le monde, notamment avec les derniers présidents du pays "
- " Alors il sait forcément quelque chose ! "

David Palmer tentait de garder le contrôle des choses, mais il ne pouvait nier qu'on cherchait à le rendre coupable d'actes qu'il n'avait pas commis, après le meurtre de
Sampton, et il devait se préparer à affronter la vague des médias.


En Biélorussie, le camion qui traversait le chemin au coeur de la forêt peinait à avancer, le conducteur ne dépassait pas les 30km puisque la route était glissante.
Grâce à la puissance des phares, le passager put remarquer un corps allongé au milieu de la route.

- " что это-? "
- " Сказали бы мертвого человека ", répondit le passager, pour dire qu'il s'agit sûrement d'un homme mort

Le chauffeur se mit au point mort, et sortit du camion en prenant la précaution d'emmener son fusil. Il s'approcha lentement du corps, qui était en fait Davies.
Lorsqu'il toucha son pouls, il reçu une fléchette dans le coup et tomba aussi tôt. Matters posa le pied sur la marche du camion et tira sur le passager. Sa tête bascula net contre la vitre. Pendant que Kao-San Lee traînait le corps dans les bois, Matters ouvrit la portière droite et poussa l'homme sur la route, que Morrow déplaça ensuite.

Les Deltas montèrent dans le camion, Matters tourna la clé et fit demi-tour pour pouvoir rejoindre le lac Niémen l'heure suivante.


[8:40:27]


A force de parler avec Tony, Chase en oubliait qu'il devait garder un oeil sur l'homme à la casquette, adossé à la roue d'une voiture. Lorsqu'il tenta de s'échapper, Chase pointa l'arme sur lui :

- " Je te le conseille pas... "
- " Chase, tout ça est vraiment inutile! ", expliqua Tony " C'est bien gentil de vouloir m'aider mais maintenant retourne à la cellule ! "
- " Vous ne comprenez rien, je le fais pour vous et Michelle !
- " La CAT n'est au courant de rien, et toi non plus ! "
- " J'en sais beaucoup plus que vous ne le pensez, vous croyez être le seul que la CIA a abordé ? ", en chuchotant
- " Quoi ? "
- " La CIA ne vous fait pas confiance, je suis avec eux Tony "

Almeida regarda craintivement l'arme que Chase tenait.

- " Ah, ne vous inquiétez pas, je suis dans votre camp. Mais pour l'instant je dois leur faire croire que je continue de leur obéir "
- " Ils t'ont demandé quoi ? "
- " De me rapprocher de vous et de vous suivre "
- " Ils veulent les informations ? "
- " Oui. Michelle n'est pas a l'abri à la cellule "
- " Alors retourne là-bas et emmène-là dans un endroit sûr "
- " Pas question ! Je sais que vous ne me faites pas encore confiance et que vous cherchez à me mettre hors circuit, mais si vous ne m'intégrez pas à l'histoire, la CIA va avoir des doutes, et ils se serviront de Michelle ! "
- " Je sais que tu as toutes les raisons de le croire, mais pour le moment je dois partir seul avec lui ! "

Chase n'avait ni le temps ni la force de contredire son supérieur, et pour se faire sa place au sein de la CAT, il savait qu'il devait se plier à certaines exigences.
Il recula, un peu hésitant, puis trotta, en tournant le dos aux deux hommes, jusqu'à la sortie, et retourna sous la pluie battante.


Anthony Lane pénétra dans le bureau personnel d'Eve, lui demandant si elle avait eu une réponse du journaliste du Washington Post :

- " Tout marche parfaitement, il est persuadé que je suis une traître "
- " Très bien, l'affaire va s'éteindre "
- " Bien entendu, il ne faudrait pas qu'il y ait de fuites à la Maison Blanche, si il découvre que je lui ai tendu un piège "
- " Non, bien entendu... "

La conseillère ouvrit un fichier Word, en écrivant quelques mots, et fit signe à Lane, sans dire un mot de venir voir . Il s'approcha, et lu ce qui était marqué :

" Sommes-nous obligés de céder à la pression ? "

Lane répondit à l'affirmative.

" Ils contrôlent chacun de nos mots, nous ne pouvons plus être dépendants ", écriva t-elle ensuite

- " Eve, vous savez, pour gagner à l'échiquier politique, nous sommes souvent obligés de faire des concessions, et de perdre quelques pièces pour réussir un bon coup ", savant qu'on ne pouvait pas comprendre sa métaphore hors contexte
- " Mais êtes-vous sûr que ce handicap ne va pas vous faire perdre ? "
- " J'ai plus d'une bonne pièce en ma possession... "


Gabriel Radford donnait quelques directives à un officier militaire aux nombreuses décorations, lorsqu'un assistant se présenta et lui tendit un portable :

- " Monsieur Palmer pour vous "
- " David Palmer ? ", en prenant le combiné
- " Oui Monsieur ", répondit l'officier

- " Ici Gabriel Radford à l'appareil "
- " M. Radford, excusez mon appel tardif, j'espère que je ne vous ai pas dérangé ", s'excusa Palmer
- " Non non tout va bien ! J'avais encore beaucoup à faire "
- " Est-ce en raison de l'opération de vos hommes en Biélorussie ? "
- " Qui vous a parlé de ça ? ", sur un ton méfiant, en courant jusqu'à son bureau
- " Dois-je vous rappeler que je suis le président de ce pays ? "
- " Non Monsieur, mais ne pensez pas que nous vous cachons la vérité. On m'a donné des ordres et j'obéis. Pour être honnête, je ne savais absolument pas que cette mission était confidentielle au point de ne pas vous mettre au courant de la situation "

Il entra dans son bureau et se connecta à son ordinateur.

- " Dans ce cas, j'aimerais savoir qui vous a demandé de mettre en place cette opération ? "

Radford envoya un message à un récepteur anonyme, où il était uniquement noté Plan B.

- " C'est l'OTAN qui m'a contacté il y a environ 3 mois, ils ont dit que l'opération était une priorité, que je devais y mettre mes meilleurs hommes, et que le gouvernement
en était informé "
- " Et vous n'avez pas cherché à en être sûr ? "
- " J'ai habitude de faire confiance à mes collègues M. Palmer ! Je n'avais aucune raison de croire le contraire, je n'en voyais pas l'intérêt. Et puis mon rôle n'est pas du tout de surveiller les affaires administratives "
- " Je suis rassuré de l'entendre...mais dites-moi, qui précisément vous a parlé de cette mission ? "
- " Les secrétaires Perrington et Bailey, qui disaient avoir eu l'accord du comité militaire "
- " Je peux donc les appeler ? "
- " Si vous le souhaitez oui. Que recherchez-vous exactement ? "
- " La vérité "


Le vote des membres de l'ONU était désormais terminé, chacun attendait les résultats :

- " Mesdames et messieurs, il est désormais temps de compter le résultat des voies ", en mettant ses lunettes

Le volume sonore diminua soudainement, mais pourtant, le résultat n'allait sûrement pas être si inattendu que ça.

- " Je ne vais pas attendre le roulement de tambours, le résultat est de 10 votes pour, et 2 contre ! Comme promis, je préviens immédiatement le président Junger, qui va entretenir une conversation avec les autres présidents de l'assemblée "
- " Junger vous a donné son accord ? "
- " Totalement, il me soutient sur l'affaire ", dit-il avec fierté


[8:46:25]


Eve et Lane agissaient comme s'ils étaient écoutés.
Jack entrait dans les docks.
Avnar gagnait du temps pour éviter l'interrogatoire jusqu'à l'arrivé de son avocat.
Les Deltas furent obligés d'abandonner le camion lorsqu'ils se retrouvèrent face à un pont peu solide.



[8:51:41]


Jack marchait à pas légers sur le port en bois du lac Niémen. En réalité, c'était plus un embarcadère qu'un port, mais autrefois, le commerce y était relativement présent pour ravitailler les familles privilégiées russes.
La zone était elle aussi recouverte de neige, et en l'empiétant, le Delta se devait d'avancer doucement afin de ne pas glisser sur la fine mais solide couche de neige.

Il y avait une longue allée qu'il suivait, quasiment fantôme, aucun soldat et aucun bateau de ravitaillement, encore moins de plaisance. Seuls deux bateaux y résidaient, un bateau pilote sur la droite de Jack, amarré au bout d'un pont parallèle à cinq autres, et puis un cargo polyvalent spécialisé dans le transport de conteneurs, à l'arrêt tout au bout de l'allée, allongé sur une bonne centaine de mètres
Tout le long étaient stockées, un peu hasardement, des caisses d'une grosseur presque ridicule, entourées de filets, dont certaines menaçaient de tomber à l'eau. Jack se couvra derrière l'une d'elle, observant la situation, quand soudain sa radio grésilla un court instant :

- " Jack ! "
- " Gabriel, je suis arrivé devant le bateau, il s'agit d'un cargo mixte, la zone a l'air déserte, mais le vent fort m'empêche d'entendre quelconques activités ! "
- " Tu n'a pas le temps de faire de la reconnaissance ! "
- " Et si quelqu'un est déjà sur les lieux ? "
- " Peu importe "

Jack entendait à son ton qu'il s'apprêtait à lui demander une faveur.

- " Qu'est-ce que tu attends de moi ? ", s'attendant au pire
- " Jack, j'ai besoin que tu détruise le cargo, tout de suite ! "
- " Quoi ? De qui viennent les ordres ?? "
- " Tu sais bien que je ne p... "
- " Ne m'oblige pas à trouver par moi-même ! "

Radford demeurait sans voix.

- " J'ai raison si je dis que ce n'est pas officiel ? "
- " Bien sûr que ça ne l'est pas, tu t'attendais à quoi ? Un bon signé par le président ? ", ironisa Radford
- " Alors d'où vient la demande ? La NSA ? "
- " Ne sois pas stupide...je ne peux rien te dire pour l'instant, je suis désolé "
- " Alors je ne le ferais pas "
- " C'est vraiment toi ? Où est le patriote que j'ai connu ? "
- " Détruire un bateau étranger dont je n'ai pas connaissance de ce qu'il contient, ce n'est pas du patriotisme "
- " Et c'est quoi alors ? "
- " De la vanité ", froidement, comme il ne lui avait peut-être jamais parlé

Il sentait au fond que quelque chose commençait à se briser entre eux depuis qu'il avait la certitude qu'il lui cachait des informations.

- " Tu sais ce qu'il peut t'arriver si tu désobéis... "
- " Je n'ai pas peur de ça. D'autres hommes sont là, prêts à sauver ce qu'il reste de juste. Mais toi... "
- " Tu veux savoir de qui vient l'ordre ? Très bien, de l'OTAN ! ", dit-il pour se couvrir
- " Pourquoi feraient-ils ça ? "
- " Je n'en ai aucune idée !!! "
- " Ne me mens pas ! Tu caches les intérêts de qui ? "
- " Crois-moi ou pas, ce sont eux "
- " Pourquoi voudraient-ils détruire ce que nous recherchons depuis le début ? "
- " Je sais ce que tu penses, ça ressemble à une couverture, tu crois que nous voulons effacer des preuves compromettantes pour nous, mais ce n'est pas le cas ! "
- " Alors pourquoi m'implique-tu uniquement moi ? "
- " Parce que tu es la seule personne en qui j'ai confiance. D'autres gros bonnets sont impliqués Jack, ils dépassent largement mon niveau hiérarchique "
- " Des USA ? "
- " Du monde entier. Je ne peux pas t'en dire plus par radio, mais je te promets que je le ferais ! J'ai...NOUS avons besoin de toi, Jack "

Il s'accroupit, adossé contre un caisson, basculant sa tête contre la plaque de bois, et éloigna la radio en baissant le poignet. Il était né pour servir, mais pas obéir sans réfléchir, et il se demandait quel choix était le meilleur. Au fond, quel était la cause à servir, et celle de qui ?


[8:56:08]


L'agent spécial qui interrogeait Avnar ouvrait lentement la porte pour revenir à l'assaut et obtenir les informations que le scientifique cachait. La lourdeur de ses pas se faisait vivement sentir, Avnar n'était pas tranquille, il savait qu'il n'était pas en position confortable. L'agent dégaina son arme et vissa l'embout qui allait rendre le tir silencieux.

- " Qu'est-ce... "


Une visioconférence de cinq écrans séparés se tenait dans le bureau d'un des président de l'assemblée générale de l'ONU, le président Ernst Junger, membre important de l'ONU, face à tous les président de chaque grandes commissions.

- " Jim, Vesna, Alexandre, Mme. Deleria, M. Soualeg, merci d'avoir bien voulu vous rassemblez tous aujourd'hui, et mes sincères excuses à vous Jim et Alexandre, je sais qu'il est tard chez vous, mais cette réunion ne pouvait pas attendre plus longtemps "
- " Nous nous sommes vu il y a une semaine pour la fin de la session ordinaire, ne pouvais t-on pas en parler auparavant ? "
- " Je crains bien que non, la nouvelle m'est parvenue aujourd'hui "
- " Doit-on considérer cette réunion comme officielle ? "
- " Non, pas pour l'instant, j'aimerais mieux vous faire part du problème d'abord. Comme vous le savez, cela concerne l'engagement de soldats américains en Biélorussie "
- " Une mission des Delta Force c'est ça ? "
- " C'est bien ça Vesna, une mission qui n'a pas été autorisée et qui n'est que dans leurs intérêts "
- " Nous voyons ça tous les ans depuis 1999, je ne vois pas ce qu'il y a de plus urgent que les autres fois "
- " L'OTAN est derrière cette mission. Ils veulent s'approprier secrètement des pièces nanotechnologiques, sur le marché noir apparemment "
- " Des pièces nanotechnologiques ? "
- " Ca me fait penser à une enquête en cours en Europe, un scientifique dénommé Avnar, recherché par l'Union d'ailleurs... ", intervient un autre
- " Et où en est la mission ? ", s'interrogea un des deux femmes
- " Les américains ne coopèrent pas sur cette histoire. Mais j'ai réussi à m'arranger pour obtenir un mandat, dans l'heure prochaine, les fédéraux vont investir le bâtiment des Delta Force "


L'agent fermait la porte de la chambre hospitalière d'Avnar à clé.
Jack étudiait les lieux aux jumelles.
Linda était retournée à son travail en attendant de nouvelles directives. Son père l'observait.
L'affaire au sujet de l'OTAN commençait à sérieusement s'ébruiter dans les couloirs de l'ONU.


[8:58:23]


Avnar hésitait encore à enlever son tube endotrachéal du nez, mais il devait se résoudre à l'évidence que dans une pièce close et sans fenêtre, il ne pouvait échapper à l'agent armé.

- " Il est précisément...8h58 et 27 secondes. A 9h00, vous êtes morts si vous ne me dites pas ce que je veux savoir "
- " Vous serez arrêté par la police ! "
- " Vous perdez du temps M. Avnar. J'ai changé les registres, l'identité, ma photo, et le personnel ne m'a pas vu "

Radford continuait de regarder la scène.

- " C'est quoi ça, du bluff ? ", se demandait-il tout seul

- " Mais je...je ne sais rien de plus ? "
- " Vous me le jurez ? "
- " Oui !!! ", s'écria Avnar
- " Premier mensonge ", en rapprochant son arme de la tête d'Avnar " Au deuxième, je tire. Expliquez-moi pourquoi avoir commencé à produire ces pièces ? "
- " J... "

Avnar se rendait compte qu'il ne pouvait mentir une fois de plus.

- " L'idée n'est pas de moi, encore moins du gouvernement biélorusse, je n'ai que fais d'exécuter leur demande. Je ne sais même pas pourquoi ils ont voulu faire ça !!! "
- " La demande de qui ? "
- " Ils ne sont pas les seuls intéressés il me semble, d'autres pays entrent en jeu, ou du moins d'autres organisations "
- " Qui ça ??? ", haussant le ton
- " Je vais vous le dire, je vais le dire !!! ", dégoulinant de sueur à cause de la peur
- " 24 secondes "
- " Je ne sais pas ce qu'ils cherchaient à faire, mais leur demande sur Pluie Noire a tout de suite intéressée la Biélorussie. Ils m'ont dit de garder le secret "
- " Parfait... ", sur le point de tirer
- " Non attendez !!! Ecoutez, la Biélorussie croit que l'idée vient de moi. Ils m'ont aidé à financer le projet dès qu'ils en ont entendus parler, mais en réalité, j'ai été contacté il y a plus d'un an pour fabriquer ces pièces par un autre gouvernement, qui parait avoir des ambitions assez étranges et effrayantes... Il...il s'agit...de la Corée du Nord "





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