24-FR Site des fans de la série 24 heures chrono Boutique 24!
Connexion S'enregistrer Rechercher Galerie Photos :: 24-fr :: Forum 24 heures chrono Index du Forum
Fan-fiction de Mr. Jack S3: Opération Eclipse
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 13, 14, 15  Suivante
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
:: 24-fr :: Forum 24 heures chrono Index du Forum » Fan-fictions 24-fr » Fan-fiction de Mr. Jack S3: Opération Eclipse
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  

Seriez-vous interessé par le concept de mettre des images s'inspirant du réçit ( forêts, rues, champ de bataille... ) ?
Oui
67%
 67%  [ 52 ]
Non
12%
 12%  [ 10 ]
Peu importe
19%
 19%  [ 15 ]
Total des votes : 77

Auteur Message
Mr. Jack
Disciple de Kant
Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004
Messages: 6445
Localisation: A l'intérieur de mon sac

 Message Posté le: Mar 30 Oct 2007 - 18:18    Sujet du message:
Répondre en citant

Je suis actuellement à la moitié de l'épisode 14.
Un épisode un peu particulier car peu de scènes, mais la plupart sont longues.
Il est très centré sur le fameux bad guy dont je tairais le nom, vous aurez un descriptif en long et en large de sa vie, sous fond de réalisme historique, et j'ai pris pas mal de temps pour faire ça donc j'espère que vous apprécierez Wink

L'épisode bouge assez ( plus que le 13 en tout cas ), il se passe pas mal de choses autant niveau politique que sur le terrain, et vous n'en avez pas fini avec les complots Laughing
_________________
Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 2 disponible
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mr. Jack
Disciple de Kant
Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004
Messages: 6445
Localisation: A l'intérieur de mon sac

 Message Posté le: Dim 04 Nov 2007 - 1:55    Sujet du message:
Répondre en citant

Il me reste actuellement les 10 dernières minutes, où ca risque de bouger pas mal.
Pour l'instant, l'épisode fait 13 pages, et vu tout ce qu'il va se passer encore, on peut en espérer 2-3 autres, ce qui fera un total de 16. J'ai tenté d'écourter un maximum, et j'essaierais désormais de me fixer à cette marge. Seulement le problème c'est que je n'ai pas le temps de faire tout ce que je prévoyais ( scène d'action plus longue par exemple ).

Après à vous de choisir, je ne peux savoir vos attentes si vous ne me dites pas Wink
Un épisode plus long ( 17-20 pages ), et donc plus riche, mais peut-être plus difficile à lire, ou un épisode plus court ( 14-17 pages, ce qui est déja pas mal Laughing ) mais aussi plus condensé, donc avec des détails ( autant dans les dialogues que descriptions ) moins précis?

Dites moi ce que vous en pensez svp ( pourquoi j'ai le sentiment que dans 1 mois personne n'aura répondu ? Mr. Green ).
_________________
Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 2 disponible
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
jackf24bauer
Dingue de 24-fr
Dingue de 24-fr


Inscrit le: 06 Aoû 2005
Messages: 2603
Localisation: j'espère un jour très très pres d'elisha cuthbert

 Message Posté le: Dim 04 Nov 2007 - 4:30    Sujet du message:
Répondre en citant

Moi je suis pour les episodes plus rcihes, donc plus longs...

Une reponse au bout de meme pas 3h, tu vois... Mr. Green
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé MSN Messenger
darkunt
Psychologue de Chloé
Psychologue de Chloé


Inscrit le: 18 Nov 2007
Messages: 88
Localisation: A Bristol avec les Skins'er

 Message Posté le: Lun 19 Nov 2007 - 18:23    Sujet du message:
Répondre en citant

XD,t'as de l'humour Jackf24bauuer,
moi pur toi Mr.Jack je n'ai qu'un truc à dire,à quand la suite??
C'est super bien fait et j'espère que la mienne sera aussi bien qe la tienne (je me souhaite bonne chance àmi tout seul parc'que je pens vraiment pas faire mieux que toi!)
++
_________________
Opération World Trade Center:En Ecriture
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Mr. Jack
Disciple de Kant
Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004
Messages: 6445
Localisation: A l'intérieur de mon sac

 Message Posté le: Sam 01 Déc 2007 - 19:56    Sujet du message:
Répondre en citant

Episode 14 chaud devant...

Longueur habituel ( 20 pages, ok c'est plutôt long Mr. Green ), mais on en apprend beaucoup...de nouvelles ramifications politiques, l'opération qui se met en place, l'approfondissement sur Drakov...bref, j'en suis plutôt satisfait Smile

Le prochain épisode sera dans la même lignée, mais en plus intense, avec quelques rebondissements et révélations majeures!

L'histoire prend vraiment une tournure déterminante, ainsi que la fonction de chaque personnage et j'amorçe peu à peu la fin de saison. La seconde partie va enfin commencer à éclater Very
Happy

Alez, bonne lectur à tous Wink




Précédemment dans la fan-fiction " Opération Eclipse " :

Après sa chute au fond d'un lac gelé, Jack Bauer fut récupéré par un membre de l'unité d'assistance envoyé par Radford, Cassandra, avec qui il semblait avoir entretenu un passé tumultueux. Une fois remis en forme, ils prirent le chemin pour retrouver Drakov et ses hommes, prêt à embarquer pour Minsk afin de récupérer les nanotechnologies. Radford et le gouvernement attendaient beaucoup de cette mission, comptant mettre le grappin sur Mikhael Drakov, mais avec l'OTAN qui s'apprêtait à traîner les USA en justice, et Palmer qui se montrait réticent face à cette mission, l'opération se retrouvait compromise. Une fois en ville, Jack planifiait de retrouver les contacts politique de Lane afin de saisir son implication dans l'affaire et d'avoir plus d'informations au sujet de ce qu'est Pluie Noire.
A Washington, Caïn plaçait des dossiers secrets de la CIA dans le coffre d'une banque. Avant même de pouvoir en sortir, il comprit que Morello l'avait mené en bateau pour le compte de la CIA. Caïn se retrouva pris au piège, un agent fédéral n'avait pas hésité à intervenir au beau milieu de la banque pour avoir ce qu'il souhaitait, ces fameuses informations impliquant Lane dans les événements d'aujourd'hui.

A la CAT, Chase parvint à convaincre Mack de sortir de la cellule de crise pour localiser un faux suspect, qu'il avait spécifiquement choisi afin de le livrer au gouvernement à cause de sa violation de procédure. De la sorte, il savait que le terrain allait se brouiller entre les politiciens non impliqués de la Maison Blanche et la face cachée de la CIA qui avait rendu suspect Tony Almeida.
Ce dernier se laissait peu à peu convaincre, lui aussi, des offres de Bergman. Il lui proposa d'échapper à la condamnation et de lui refaire un casier vierge, en échange d'un travail important au sein d'une unité du gouvernement, lui donnant accès à de nombreux dossiers top secrets.



Episode 14 : ( 15h00 - 16h00 )

Ces événements se déroulent le jour de l'opération Eclipse, entre 15h et 16h, heure biélorusse.



Sous la grisaille funeste du jour, le Parlement biélorusse était plongé dans une obscurité terrifiante qui mettait les principaux représentants diplomatiques du pays dans un climat d'anxiété. Le ministre, ainsi que trois grosses huiles de l'Etat s'étaient regroupés dans la salle de débat, munie d'une grande toile pour les projections ainsi qu'un tableau pour les annotations des délégués militaires. Il était surprenant qu'aucun d'eux ne songea à allumer la lumière, à croire qu'ils appréciaient être dans dans les ténèbres.

- "Nous avons fini par rassembler toutes les pièces du puzzle à propos d'Avnar ", dit le ministre d'un prestigieux accent de l'est "La Corée du Nord l'aurait employé pour construire les nanotechnologies, en lui donnant une part des fonds qu'il souhaitait. Son projet s'est étalé dans tout l'Europe. En réalité, ils tenaient Avnar par la gorge"
- "Cela justifierait l'explosion du cargo en France, c'était le seul moyen de ramener les pièces jusqu'en Biélorussie, en faisant diversion"
- "C'est la version officielle de l'ONU je suppose ?"
- "C'est ce qu'ils nous ont dit oui, mais je ne vois pas pourquoi ils ne nous diraient pas la vérité, ils soutiennent beaucoup cette affaire comme nous", assura le ministre, ne savant pas qu'il tombait non seulement dans les mensonges de l'OTAN, mais aussi de ceux des américains
- "Et ces nanotechnologies, existent-elles toujours ?"
- "Une grande partie a été détruite avec l'incident au lac Niémen. En temps normal, je n'aurais pas pensé que la Corée serait capable de violer nos terres, mais nous avons la preuve qu'un de leurs hommes, un dénommé Kao-San Lee est en fuite. Nous le recherchons activement"
- "Dites-moi, en quoi l'OTAN et les USA sont mêlés à ça ?"
- "Je n'en suis pas sur. L'ONU reste vague à ce sujet. Mais il est probable que les USA et l'OTAN ont coopérés pour reprendre le contrôle des nanotechnologies"
- "Comment justifient-ils ça sur la scène internationale ?"
- "lls ont agit...en solo, comme on dit. Mais visiblement, leurs intentions étaient de nous les rendre"
- "Ca n'excuse pas le raid aérien de l'OTAN..."
- "J'ai reçu un coup de fil d'un de leur responsable, M. Leemore. Il explique que Kao-San Lee et son équipe s'étaient introduits dans la base afin d'y subtiliser certaines informations secrètes. Enfin ça ne justifie en rien leurs actes. J'attends de plus amples informations de la part de M. Lane. Vous comprendrez bien que nous nous allions entièrement à l'ONU pour régler cette affaire, il y aura de lourdes sanctions contre les fautifs"
- "Nous avons donc les cartes en main...", désireux de rétablir la justice, alors que tout était fondé sur des mensonges
- "Oui", répondit le ministre "La Corée du Nord sera prochainement exclue du conseil de l'ONU et devrait avoir de lourdes sanctions financières. Je pense que le plus gros du travail est d'avoir la version des faits de l'OTAN. Et les USA coopèrent, du moins M. Lane. Ils m'ont avoués qu'ils recherchaient les Drakov, mais cela n'est pas nouveau vu le grabuge que Mikhael Drakov a fait il y a quelques années..."
- "C'est échec médiatico-politique retentissant...les nanotechnologies sont détruites, et ni l'OTAN, ni la Corée y ont gagnés quelque chose. Drakov semble être notre dernier espoir, et cela renforcerait nos relations avec les USA et l'ONU si nous parvenons à l'attraper"
- "En effet. C'est pourquoi une opération se monte en ce moment au port de Liznar. Les américains y ont implantés une fausse cargaison de nanotechnologies, en espérant que Drakov morde à l'appât. Ce serait un gros coup pour tout le monde, et ils corrigeraient les erreurs de la Corée..."

Le ministre ignorait totalement que Radford avait volontairement fait venir les vraies pièces - qui n'avaient pas été détruites au lac Niémen comme il avait voulu le faire croire -, afin d'attirer Drakov dans le piège à rat.
Si Yuri Drakov avait cru à un moment que le port leur servirait à envoyer les puces à l'étranger, il savait désormais qu'il s'agissait d'un piège, mais qu'ils pouvaient les avoir à leur propre jeu : non seulement il doublerait Radford et récupérerait les pièces, mais en plus, son père serait hors de danger. Pendant ce temps, la scène internationale et les biélorusses seraient persuadés qu'il n'aurait en sa possession que de fausses pièces. Un stratagème minutieusement préparé par tous les grands rôles du jeu. Et la partie était encore loin de se deviner.



En pleins pourparlers au Congrès, Anthony Lane s'apprêta à prendre lentement le chemin vers la sortie, semblant préoccupé par d'autres affaires plus officielles que ce qui se tramait avec Rosenberg :

- "Eve, demandez à Connors de se garer devant, nous partons pour le siège du FBI"
- "Très bien"

De retour d'un coup de fil téléphonique, l'homme que Lane appelait Gerard poursuivit la conversation :

- "La Biélorussie soutient totalement nos actions, ils ont donnés leur total accord à l'opération au port. Le président entrera très prochainement en contact avec Palmer"
- "Je veux savoir exactement ce qu'ils ont dit, même si nous ne sommes plus menacés par quelconques représailles. Ni de la Corée, ni de l'ONU, ni de la Biélorussie. Toute cette explosion médiatique à l'ONU, l'explosion du raid aérien, la fausse violation de terres de la Corée...ça les a mis sur le devant de la scène, ils sont si éblouis par les projecteurs que nous sommes tapis dans l'ombre"
- "Je te l'accorde, les questions suscitées par le débat et les fortes interrogations de la Biélorussie ont fait que nous ne sommes plus au centre du sujet, à vrai dire, ils voient les USA comme un précieux allié qui coopère pleinement sur le meurtre de Myian et celui d'Avnar. Tu as merveilleusement bien joué nos cartes"
- "Merci. Mais tu en omets mon principal objectif. Drakov a été disposé sur le damier de telle sorte que c'est lui qui est au centre des regards, et nous sommes parvenus à faire croire à tout le monde qu'il était la priorité dans cette histoire. Maintenant, il se retrouve cerné, et je suis convaincu qu'il ne l'avait pas vu venir. Je vois mal comment il pourrait échapper à notre plan..."
- "Et s'il ne venait pas ?"
- "Drakov est coincé. Il sait que s'il ne sort pas par les airs, il se fera nécessairement attraper, ce qu'il souhaite éviter par dessus tout. Or, son père mise beaucoup sur les nanotechnologies. Ca lui permettra de s'assurer une retraite paisible, et son fils ne peut donc pas laisser filer les pièces. Il tentera le tout pour le tout. Honnêtement, je vois mal comment il pourrait échapper aux mailles du filet"
- "Un plan infaillible, quel cliché...",dit-il en plaisantant
- "Si nous réussissons à le piéger, les biélorusses et l'ONU laisseront tomber l'affaire à notre sujet. Ils oublieront totalement les nanotechnologies, qu'ils croient détruites, et penseront que cette opération est une victoire pour eux. Ca nous permettra alors de vendre nos pièces comme prévu initialement sans que personne n'imagine encore leur existence. Autrement dit, l'échec n'est pas une option, ça ne l'a jamais été. Maintenant si vous me permettez, je vais me rendre aux bureaux du FBI pour assister à l'intervention en direct"
- "Ils sont aussi sur l'affaire?"
- "Ils suivent Drakov de près depuis plusieurs années, je ne connais pas tout à fait les détails. Quoiqu'il en soit, ils vont se coordonner avec les Delta Force, nous aurons un visuel sur toute l'opération"
- "Vous me donnerez des nouvelles"
- "C'est ça", d'un sourire béat, en s'en allant rejoindre sa limousine.


[15:09:38]


L'alarme de la banque se répétait à en devenir fou. L'agent ordonna qu'on l'arrête, et maintint son arme face à Caïn. Morello était resté en retrait, ne voulant être remarqué par la foule.

- "Calmez-vous, on ne veut pas que tout cela prenne des proportions démesurés"
- "Agent Caïn, je suis un homme qualifié, il n'y a pas de négociation avec moi"
- "Ce n'est pas ce que je voulais dire. Vous voulez réellement que tout cela devienne publique ?"

Le fédéral, esquissant un sourire, n'étant pas sans rappeler l'emblématique Agent Smith de la trilogie Matrix. Difficile de faire plus tape à l'oeil que ça ne l'était.

- "Je sais que vous travaillez au compte du président Palmer..."
- "Ecoutez, ramenez-moi dans vos bureaux pour un interrogatoire, je vous avouerais tout", d'une voix posée
- "Ce ne serait pas nécessaire. Avez-vous peur que le pays découvre la vérité? Que vous cherchez à couler le président du Congrès Anthony Lane au profit du président Palmer par des dossiers montés de toute pièce ?"
- "Q...quoi ? Qu'est-ce que vous dites?", reprit Caïn, baissant machinalement son arme de quelques centimètres
- "Nous avons découvert les intentions du président à vouloir dissoudre le projet de M. Lane. Vous savez de quoi je parle", disant ça en sachant qu'il savait qu'il mentait
- "Vous vous méprenez..."

L'agent tentait visiblement de faire croire aux gens que Palmer avait engagé Caïn afin de mettre à bas Lane et le Sénat.

- "Fermez là ! ", en s'approchant pour le mettre en état d'arrestation
- "Je travaille pour M. Lane lui-même, vérifiez auprès de ses...", déséquilibré par le coup de poing qu'il venait de reçevoir, lui faisant cracher du sang

Caïn joua le jeu, en disant à son tour que Lane l'avait engagé afin de le décrédibiliser.

- "Encore un mot..."
- "Excusez-moi, je vous laisse poursuivre votre baratin"
- "Je vous ai dit de la fermer!"
- "Lane veut inverser les rôles et rendre ce mensonge public je me trompe?"

L'agent, n'ayant pas reçu l'ordre d'assassiner Caïn devant tout ce monde, eu l'intention de le frapper à nouveau, mais ce dernier stoppa le mouvement par son bras droit, et posa son autre main sur l'épaule gauche du fédéral pour lui tordre son bras en le poussant vers le haut. Il lâcha aussitôt son arme mais parvint à donner un coup de tête en arrière pour se débattre. Il poussa Caïn par dessus la rambarde qui marquait la file d'attente, et le traîna contre le mur. Même au sol, Caïn parvint à esquiver ses mouvements et le frappa d'un coup sec au ventre, ce qui lui permit de se relever. Il le poussa vers la rambarde en jetant sa tête contre la barre métallique, et balaya ses jambes pour le mettre à genou :

- "Qu'est-ce que cherche Lane?", chuchoteur
- "A vous de me le dire..."
- "Une procédure d'empeachment ?"
- "Vous pensez me faire parler, ici?"

Du genou, il le frappa au ventre pour le déstabiliser, et le traîna jusqu'au milieu de la banque pour récupérer l'arme.

- "Je suis agent fédéral, tout va bien se passer", dit-il à la foule "Vous pouvez arrêter l'alarme et ouvrir les portes?", à un employé
- "Il faut attendre que le cycle soit terminé"

Caïn dévisagea Morello du regard, en savant qu'il ne pourrait probablement s'occuper de lui tout de suite. Il frappa brusquement l'agent vers les tendons de l'épaule pour l'endormir, puis appela Brainer à la cellule pour remédier à la situation :

- "C'est Danny", en s'isolant derrière le comptoir pour ne pas être entendu
- "Que s'est-il passé?"
- "Morello a eu le temps d'avertir les fédéraux. Je suis sur la liste de Lane, ils ne me laisseront pas sortir d'ici vivant"
- "Ca ne sert à rien si je t'envoie des hommes. Le seul moyen d'arranger ça, c'est de rassembler la presse, il faut que ça devienne un gros événement médiatique, et de toute manière, on ne pourra pas le contrôler"
- "Ca nous amène à deux options: soit Lane vient à nous, et on pourra le traquer au moment venu. Soit il ne vient pas, et ça l'incrimine"
- "Dans tous les cas, tu dois trouver un moyen d'échapper aux fédéraux quand tu sortiras. Je ne peux pas venir sur place, la Division est partout..."
- "J'ai une idée, ce n'est pas pour moi que je m'inquiète. C'est pour ces dossiers"
- "Qu'est-ce que ça dit?"
- "Je ne peux pas en parler ici...Est-ce que tu peux m'envoyer un plan du bâtiment?"
- "Je peux faire ça oui, tu cherches une sortie par derrière?"
- "Mieux que ça..."


Dans les forêts de l'est, Jack et Cassandra semblaient être arrivé au terme de leur expédition: à une centaine de mètres devant eux, un avion-cargo était en train de chauffer. Deux paramilitaires surveillaient la zone, jusqu'à ce que Drakov apparaisse dans le champ de vision des jumelles de Jack:

- "Drakov est là. Ils s'apprêtent à partir, on doit vite embarquer!"
- "Ils gardent l'entrée de la soute à bagages, et les traces de pas seront visibles..."
- "On peut pas non plus s'occuper des gardes, Drakov le remarquerait"
- "Je vais essayer de contact Radford, on a pris de l'altitude maintenant. Il faut qu'il avance l'heure d'envoi des nanotechnologies pour lui faire peur"
- "Tu veux ensuite les retarder et monter à bord au dernier moment, comme ça, même s'ils nous repèrent, ils n'auront pas le temps d'arrêter le moteur, car ils rateraient l'envoi à Minsk"
- "C'est notre seule chance"

Jack tourna le signal de sa radio et après quelques secondes, arriva sur la fréquence des bureaux Deltas :

- "Agent Bauer vous me recevez?"
- "Ici l'agent McConaughey, je vous reçois cinq sur cinq, à vous"
- "Je dois immédiatement contacter Gabriel Radford, c'est une question de vie ou de mort!"
- "Je vous le passe"

Radford n'était pas trop loin, discutant avec Palmer, et s'empressa de prendre l'appel dès qu'il appris que Jack était au bout du fil :

- "Jack ? Ca fait plus d'une heure que j'essaie de te joindre!"
- "La liaison a été coupée. Je suis avec Cassandra, nous sommes près de la piste où Drakov compte décoller"
- "Quel est ta position?"
- "53 29 25 84 N, 27 27 28 31 03 E, à environ 20km d'Uzda"
- "Nous venons te récupérer dès le départ de l'avion, et nous allons suivre Drakov de près"
- "On vous attend, de toute manière les hommes de Drakov sont bien trop nombreux pour espérer quelque chose", en lui cachant qu'ils allaient monter dedans
- "Ecoute il s'est passé pas mal de choses ici cette dernière heure..."
- "Qu'est-ce que tu sais pour Pluie Noire?"
- "Rien de plus, mais je vais me renseigner du côté de la NSA. Fais vite Jack, le temps t'es compté"
- "Je fais comme je peux! Maintenant écoute-moi: tu dois t'arranger pour avancer le départ des nanotechnologies. Contacte Drakov si tu peux. Dis-lui que le gouvernement commence à avoir des soupçons et qu'ils sont de plus en plus indécis au sujet de cette intervention"
- "Que veux-tu faire?"
- "Forcer Drakov à faire un départ rapide pour qu'on puisse embarquer dans son avion"
- "Pourquoi, quel est ton plan?"
- "Je t'en parlerais plus tard..."
- "Hors de question que tu montes à bord Jack!"
- "Ce n'est pas ce que je compte faire. Je t'expliquerais plus tard, pour l'instant, appelle-le"
- "Bien, mais j'ai quelque chose à te dire avant..."
- "On a pas assez de temps!"

Bauer sortait de la tête des buissons blancs pour chercher à anticiper les pas des tours de gardes.

- "J'espère que Radford n'a pas perdu toute la confiance de Drakov...", remarqua t-elle
- "Je l'espère aussi. Dès qu'on sera à bord, je vais me charger de contacter la cellule"
- "Pour Pluie Noire ? C'est une affaire d'Etat, c'est risqué de leur en parler ", alors que Drakov décrochait sa radio
- "Je fais confiance à Tony. Les Delta nous ne donneront jamais d'informations et on a moins de 4h avant de procéder à l'extraction. Et je pense que la Maison Blanche fait pression sur Radford, Pluie Noire leur semble bien plus précieux que les nanotechnologies"
- "Alors qu'est-ce qui te dit que les contacts biélorusses de Lane connaissent quelque chose?"
- "Rien, mais on peut se servir d'eux pour faire pression contre Lane"
- "Mais pourquoi Lane cacherait son jeu à Radford ? Il est son meilleur soldat pour cette opération..."
- "Je ne vois qu'une option : Radford sait ce qu'est Pluie Noire"
- "Ca n'a aucun sens...A moins que Radford joue à nouveau la carte de la victime. Si le gouvernement découvre les manipulations de Lane, Radford pourra toujours se mettre à l'abri à prétendant qu'il ne savait rien"
- "Il faut récupérer le message de la NSA, et savoir ce qu'ils ont entendus exactement sur Pluie Noire"

Le capitaine restait aux aguets silencieusement, jusqu'à que la conversation entre Drakov et Radford ne soit terminée.


- "Serj, on va partir ! ", cria Drakov par dessus le bruit du moteur


- "Bon sang, le soldat de gauche couvre un angle suffisant pour nous remarquer", précisa Jack

Après avoir regardé furtivement autour de lui, Drakov embarqua dans l'avion-cargo. En même temps, la large porte de la soute commença à se refermer.

- "Merde, ils ferment la porte!"
- "On doit y aller tout de suite Jack! "
- "Reste là, je vais faire diversion", déterminé
- "Quoi ? Mais on n'a pas le temps!"

Trop tard, il était déjà parti à l'autre bout du champ en longeant les buissons pour distraire le garde. Arrivé à une centaine de mètres à gauche de Cassandra, Jack fit bruisser un gros coup les branches.
Mais avec le bruit, le soldat n'attendait rien, tandis que la porte était déjà à moitié fermée.
Cassandra saisit sa radio et contacta Jack :

- "Le deuxième soldat vient de rentrer"

Voyant que la porte était presque trop haute pour qu'ils puissent monter, Jack attrapa son silencieux et tira deux balles dans la poitrine du biélorusse, alors qu'au même moment, Cassandra entama un sprint jusqu'à l'arrière de l'avion, suivie d'une trentaine de mètres par Jack. Elle parvint à grimper à bord en s'aidant des bras.

Le moteur chauffait de plus en plus et Drakov sentait que quelque chose n'allait pas. Il pencha la tête, et constata le cadavre de son homme, dans une marre de sang sur la neige.

- "Bauer est là"
- "Je m'arrête ?"
- "Non, il est trop tard. Ca fera une raison de moins pour que les forces de l'air ne nous tirent dessus"

L'avion démarra et pris peu à peu de la vitesse, alors que Jack n'était qu'à quelques mètres de la porte quasiment close. Il redoubla de vitesse, pris de l'élan, et sauta d'une détente remarquable pour pouvoir s'accrocher au bout de la porte, encore couverte de neige quand elle fut posée à terre. L'ouverture pour pénétrer à l'intérieur était très mince, mais Jack parvint à se hisser entre, et glissa le long de la porte, qui se ferma en biais.

- "Tout va bien ?", s'inquiéta Cassandra
- "Ouais..."

- "Cass...andra", d'une voix faiblarde

Elle se retourna, et constata avec stupeur que le bleu était allongé mourant au fond de la soute, avec un homme à ses soins. Ce visage était familier à Jack, se rapprochant pour avoir la certitude que c'était bien lui : James Matters, en chair et en os, faisant pression sur le bassin droit du jeune homme.


[15:15:02]


Les hélicoptères de Deltas survolaient la zone.
Palmer exigea un briefing sur l'opération.
Dans sa limousine, Lane était coincé dans les bouchons à cause des inondations.
Sullivan Mack et Chase se munirent de leur gilet pare-balle.



[15:20:17]


- "Donc nous n'avons aucune certitude que ces nanotechnologies sont détruites ?", questionnant Radford
- "Nous avons lancés des analyses récemment. Quelques pièces abîmées seraient au fond du lac Niémen. Je vois mal comment le reste a pu être récupéré", mentant littéralement
- "J'ai moi-même veillé à mettre en place une enquête. ll est possible qu'un bateau ait récupéré la marchandise"
- "Détruite comme elle l'était ? Et nos satellites n'ont rien vu"

Par chance, les arbres et le nuage de l'explosion couvraient l'arrivé des hommes de Radford et de leur petit sous-marin pour récupérer les pièces, Palmer n'aurait rien pu voir sur les images.

- "Et qu'est-ce que contient le container du port?"
- "Des lentilles, placées dans des boites fermés. Drakov n'aura pas le temps de bien vérifier"
- "Tout est déjà prêt sur place? "
- "Oui Monsieur. Depuis quasiment une heure, car nous pensons que les hommes de Drakov surveillent activement les lieux. Nos équipes ne doivent pas être repérées"
- "Donc l'opération a été organisée avant que le président ne donne son accord ?", intervint Novick
- "Nous ne pouvions pas plus tarder, et vous sembliez déjà débordés par toutes ces affaires administratives..."
- "Je suis le président des Etas-Unis M. Radford! Une telle décision pourrait soulever une crise diplomatique grave si jamais ça tournait mal et le droit de décider me revient"
- "Mais Monsieur, la Biélorussie a donnée son accord, le pire scénario serait que les Drakov ne pointent pas le bout de leur nez"
- "Je ne veux pas plus en savoir, vous avez été négligeant, et si jamais l'opération tourne mal, les responsabilités retomberont sur vous et vous serez démis de vos fonctions, suis-je clair? "
- "Oui Monsieur"
- "C'est Monsieur le Président", ajouta un peu puérilement Novick "Désormais, nous serons briefé de chaque nouveaux éléments dans cette histoire, à commencer par l'historique des recherches au sujet de Mikhael Drakov"
- "Que voulez-vous savoir sur lui ?"
- "Tout, je veux connaitre celui que vous considérez comme notre ennemi et notre cible prioritaire", ajouta Palmer
- "Très bien...Fernando, mettez l'ordinateur 5 sur rétroprojecteur"

Tous les ordinateurs, numérotés de 1 à 15, étaient chacun occupés par un agent de liaison, comme l'était Linda. Ils se trouvaient tous accolés à la façade sud de l'étage. A droite, se trouvait l'ascenseur, et à gauche, un tissu blanc pour les projections, ainsi qu'un tableau noir. Tout l'espace central de la pièce était occupée par les différents bureaux des agents de communication et les responsables d'opérations : cinq bureaux à gauche, et cinq à droite. L'allée au milieu menait au bureau personnel de Radford, ainsi qu'à la passerelle menant au bâtiment E, à gauche du bureau. A droite de l'espace central, donc derrière le mur où étaient collés les bureaux de droite, se trouvait une petite salle de briefing, mais personne ne l'utilisait jamais, souvent considérée comme trop petite. Les principales réunions de départements avaient lieu au 10ème étage.

Le projecteur envoya l'image de l'ordinateur sur le tissu blanc, avec un long dossier sur la vie de Mikhael Drakov.

- "Le mythe est devant vous"
- "Le mythe ? Ce n'est qu'un homme"
- "Certains hommes n'incarnent pas des mythes? Sisyphe? "
- "Je ne crois pas, ils ne sont que l'image d'un phénomène social que bien d'autres ont vécus"
- "Je vois, Drakov est victime de sa société...",
- "Cet homme a vécu sous le règne de Staline, il a vu son pays être détruit par les allemands. Il n'est pas le seul à avoir fait des compromis pour espérer s'en sortir", explique Palmer "Néanmoins, n'allez pas croire que je l'excuse pour ses actions"
- "Mieux vaut subir l'injustice plutôt que de la commettre non? "
- "Et c'est vous qui dites ça ?"
- "Si vous me permettez, ne nous éloignons pas du sujet, qu'avez-vous donc à nous dire sur cet homme? ", dit Novick en calmant le jeu
- "Février 1982, naissance à Briansk, de Mikhael Alexendreï Drakov, fils d’Alexandreï Drakov, un important chercheur sur la fusion atomique, et de Lynia Drakov, mère au foyer, morte de la tuberculose en 1937. Après avoir passé toute son enfance dans sa famille pauvre, son père refusa de le prendre en main après la mort de sa femme, et le renia. Peu de temps après, en 1939, sous ordre de Viatcheslav Molotov, Alexendreï Drakov fut exécuté par des fonctionnaires sovétiques sous refus de créer pour les allemands un nouveau fonctionnement de fusion nucléaire"
- "Qu'est-ce je disais...", se vanta Palmer
- "Breknikov, un ami de son père, pris en charge l'enfant à 7 ans. C'est à cet age là qu'il intégra le monde du marché noir. A 17 ans, il fut témoin d'un meurtre à cause d'une transaction ratée. Etant donné que les coupables connaissaient personnellement Breknikov, ils refusèrent de tuer l’adolescent, et décidèrent de s’occuper de lui. Sa nouvelle éducation fut relativement violente et sombre, afin de le former à devenir un homme mûr. Le pire est à venir...En 1952, Gabriel Rodotesky, le vendeur le plus recherché du marché noir, propose à Drakov sa première vente, celles de 4000 mines antipersonnelles Claymore, qui lui apportera un bénéfice de 160 millions de rouble russe. Mais l’acheteur, un certain Clarence Letopiano s’obstinait à ne pas faire confiance à Drakov, trop méconnu pour une si importante vente. Alors que ce dernier était sur le point de supprimer le novice, Greg Anavenko, considéré comme le mentor de Drakov, et le conseiller de Rodotesky, sauva sa vie. Afin de ne pas laisser de traces, Drakov mit en place plusieurs charges explosives autour de l’entrepôt de la transaction, et détruit tout le complexe, pour ne pas laisser de preuves, et repartit d’une part, avec l’argent, et d’autre part avec les mines. Avec cet argent, il investit dans un sous-marin U-359, puis avec l'argent gagné, acheta en trois fois une douzaine de missiles balistiques. Drakov a peu à peu intégré le domaine du nucléaire et s'est forgé de précieux contacts au gouvernement de Nikita Khrouchtchev "
- "Drakov avait des contacts avec les russes ?"
- "Il ne pouvait pas les supporter...Drakov était quelqu'un de très patriotique et rejettait les maux de son pays sur les russes. Mais ils ont été plus que déterminants de ses affaires"
- "Donc à des fins économiques..."
- "Oui, et de prestige. Une nuit de 1960, alors que Drakov est tranquillement chez lui, un assaut s'organisait autour de sa maison pour voler tous ses biens. Voyant qu'il ne pouvait pas sortir, Drakov libéra un gaz probablement trouvé sur le marché, et tua tout le monde. Il apprend alors qu'ils sont envoyés par Khrouchtchev, et c'est à ce moment qu'il devient vraiment brillant à ses yeux, qui prend désormais Mikhael Drakov avec considération. De décembre 1960 à août 1961, il travaille pour Khrouchtchev. Drakov organise plusieurs ventes importantes : tout d'abord il s'occupe d'expatrier des chercheurs sur le nucléaires pour augmenter la production et les recherches soviétiques le plus rapidement possible. Ensuite, il était responsable de faire les achats à bas prix de matériel nucléaire pour que le pays améliore ses missiles intercontinentaux. Puis enfin, il renoue avec les vendeurs de pièces de sous-marins et parvient à rentabiliser la production de sous-marins à propulsion nucléaire. Sa renommé devient alors international. 4 ans plus tard, il va rencontrer sa future femme lors d'un gala de charité, Veronica Dajic, une scientifique biélorusse travaillant essentiellement sur les importantes retombées chimiques, toxiques et nucléaires. En 1966, il fait connaissance avec un ami à elle, Aliaksendr Romanenko, un partisan de Khrouchtchev. En novembre 1967, délaissant presque totalement Rodotevsky, Drakov collabore maintenant avec Romanenko. Mais lors d'une transaction personnelle à Berlin de 500 fusils AK-47 qui tourne mal, ils sont arrêtés par les américains, et sont envoyés aux USA, où ils seront longtemps torturés. Khrouchtchev va entièrement nier être au courant des affaires de Drakov. Pourtant, il ne fait pas de doutes que c'est Anavenko qui a les a balancé aux USA. Etant arrêté en début d'année, il a sûrement dû donner les noms de grands investisseur dans le marché noir afin d'espérer être libéré, et potentiellement, pour y supprimer ses concurrents. Je vous passe les détails, mais ils réussiront à s'enfuir de Washington en 1968 à cause des émeutes. En juillet, Veronica lui annonce qu'elle est enceinte d'un garçon, qui va naître en décembre, sous le nom de Yuri en honneur à son ancien tuteur. En 1971, Mikhael Drakov arriva à revendre tous ses anciens achats du marché noir, et afin d'avoir une plus grande flexibilité internationale, convertit son argent en dollars. Les estimations de sa fortune à ce moment là sont de l'ordre de 700 millions de dollars. Pendant ce temps, les USA continuaient les recherches à son sujet, mais étant caché dans une ancienne mine à l'ouest de l'URSS, Drakov était intouchable"
- "Je vois, il s'est servi du poids de l'URSS comme bouclier pour se protéger du capitalisme...C'est donc là qu'il a commencé à être recherché par le gouvernement"
- "Les années suivantes sont très floues. On pense qu'il a formé son fils à l'art de la guerre. En 1986, sans qu'il ne s'y attende, Drakov fut repéré par les USA. Il versa alors des pots-de-vin au gouvernement, mais ils refusèrent de le laisser tranquille. Il retourna donc en URSS pour prévenir son fils et sa femme, mais elle avait disparue. Il donna une part de l'argent qui lui restait à Yuri pour qu'il puisse s'enfuir et vivre ailleurs, et consacra l'autre partie à rechercher Veronica, mais sans résultats. Parallèllement, pour se faire plus discret, ses principaux exporteurs n'étant pas content, il fut obligé de les payer pour mettre un terme à ses ventes, et se retira presque totalement du marché noir. Face à l'absence d'argent, en gardant ses derniers billets pour pouvoir se cacher à l'est de l'URSS et pour retrouver Romanenko, il décida quand même, quelques mois plus tard, de reprendre ses ventes dans le marché noir pour regagner de l'argent, malgré la surveillance des USA, et profita du prix du plutonium avant qu'il ne baisse. A partir de 1988, il a commencé à se tourner vers le bactériologique. Après la dissolution de 1991, il arrêta presque son travail, bénéficiant de suffisamment d'argent pour se cacher tranquillement en Biélorussie. Vous voulez toujours savoir la suite? "
- "J'ai tout mon temps..."
- "Ses efforts aboutirent en 1992 : il retrouva sa femme à New-York. Elle lui avoua qu'elle travaillait avec les USA, et qu'elle l'avait dénoncé en 1986 dans le but de recevoir 15% des pots-de-vin versés au gouvernement américain. Lors de l'incident de Tchernobyl, son père tomba gravement malade, et elle confessa à Drakov que tout ce qu'elle voulait, c'était chercher par tous les moyens de le guérir. Malgré cela, son père décéda en 1989. Au moment de lui raconter, alors que Drakov était sur le point de la tuer, la police arriva et l'empêcha de commettre le meurtre. Sous la panique, il tua les policiers pour s'échapper, et retourna en Biélorussie auprès de Romanenko. en 1998, Yuri retrouva son père, et fut heureux de lui annoncer qu'il dirigeait sa propre formation paramilitaire. Romanenko lui noua des contacts en Biélorussie, où il monta une seconde équipe. A l'heure actuelle, personne ne sait où il se trouve. Il dispose de plus de moyens, de plus d'hommes, et travaille avec son fils et Romanenko dans un but encore trop peu clair pour en expliquer les raisons. Fin de l'histoire"
- "Ce Romanenko, je n'en ai jamais entendu parler, qu'en est-il ?"
- "Nous n'avons jamais eu de confirmation de son existence. Papiers, images...rien. Juste le témoignage de Drakov aux autorités. Et les seuls suspects, dont les gardiens de prison, sont morts"
- "Je veux absolument qu'on en fasse une priorité, on doit savoir si Drakov est seul ou pas sur cette affaire. Et il faut partir du principe qu'il se trouve actuellement en Biélorussie. Il a été trahi par la Russie, par sa femme, rejeté par notre pays...tout ça pour le profit matériel"
- "Drakov ne semble pas s'identifier à quelconque idéologie, bien qu'il s'est toujours éloigné du capitalisme, et n'a jamais tout à fait adhéré au communisme, bien que son mode de vie rejoint certains points"
- "Et pas qu'un peu j'ose croire ", rajouta le conseiller " Possession commune des moyens de production, importance des biens matériaux... rien n'est aussi juste que la morale "l'argent ne fait pas le bonheur"
- "Pourtant croyez-moi, il est loin d'être ce genre de fanatique haineux voulant faire payer les USA pour ses erreurs. Il sait que nous ne sommes pas dignes de confiance, mais je ne pense pas que nous sommes sa cible"
- "Alors pourquoi veut-il ces nanotechnologies ? Ne sont-elles pas un symbole de l'asservissement ?"
- "Je ne sais pas...la seule chose de sûre, c'est que Drakov est profondément blessé par les mutations qu'a subi son pays, et je pense que son dessein premier, c'est de changer l'ordre de choses..."


[15:26:43]


L'hélicoptère qui transportait Davies et Morrow changea subitement de direction :

- "Qu'est-ce qui se passe ?", demanda Davies
- "L'avion de Drakov a été aperçu à quelques kilomètres d'ici, il se dirige vers la ville", répondit le pilote
- "Vers la ville? J'espère que Radford a réussi à joindre Jack..."
- "Cette mission ne tourne pas rond...D'abord Matters qui disparaît, et qui préviens Radford que tout se passe bien en rompant le contact, maintenant Jack qui est abandonné...", conclut Morrow
- "On devrait continuer les recherches, Matters a pu être capturé par les hommes de Drakov et nous dire ce qu'on voulait entendre "
- "Radford a besoin de nous pour cette opération, ça ne peut pas attendre"
- "Vous devriez vous déstresser...", lança une voix inconnue qui témoignant la confiance du personnage
- "Ce n'est pas une équipe d'assistance de 3 personnes qui va nous aider...", rengaina Davies
- "Une équipe d'assistance? Ecoute mon vieux, je suis l'homme le plus distingué de mon pays et j'ai tout abandonné pour combattre aux cotés des Etas-Unis plutôt que d'adhérer à ces fanatiques à la morale absurde"

Cet homme, c'était Sander Kahn, le 3ème et dernier soldat de la seconde unité envoyé par Radford. Assez présomptueux, mais qui disait toujours que sa fierté ne surgissait que lorsqu'il était persuadé d'avoir raison d'être le meilleur. Il ne cessait de vanter ses exploits de la guerre du Golfe, qui au fond, demandaient un certain mérite.

- "Alors explique-moi pour quelles bonnes raisons on devrait pas s'en faire ?"
- "Je connais bien Cassandra, elle a retrouvée votre homme peu de temps après qu'on vous a retrouvé. Scott a été relâché près de l'avion, il a donné sa position et ils les ont rejoints. Votre homme, à l'heure qu'il est, devrait se trouver dans l'avion de Drakov. Et pour ce Matters, je doute qu'il a contacté Radford pour lui dire qu'il fera une bonne sieste au milieu des bois gelés. Il est avec les autres à bord, mais ils ne voulaient pas en discuter avec Radford car il sait qu'il n'aurait pas été d'accord"
Morrow alluma sa radio et tenta d'entrer en contact avec Jack.

- "Je ne le reçois pas", dit-il
- "Normal, même s'il est en hauteur, il a sûrement coupé sa radio pour ne pas avoir d'emmerdes avec Radford. Il le préviendra de la situation lorsqu'ils seront à terre"
- "C'est pas logique, Jack ne se jetterait pas dans la gueule du loup..."
- "Justement si ", s'opposa Davies, qui le connaissait mieux "Il sait que dans le cas contraire, Radford continuerait de sortir ses salades et Jack n'est pas du genre à faire ce qu'on lui demande à contrecoeur. Il trouvera un moyen de sortir de là, et si ce que dit Sander est vrai, à 4, armés, ils pourront rivaliser avec les hommes de Drakov"
- "Espérons juste que le gouvernement a bien calculé le coup pour les nanotechnologies. Si on attrape pas Drakov, Radford va annuler la mission et on sera marqué au fer rouge par un tel échec..."


A Zuma Beach en Californie, le vent faisait rage, accompagné de fortes précipitations. Le protégé de la Division et Chase Edmunds s'apprêtaient à partir à l'assaut chez Van Nylen, le faux suspect que Chase avait mentionné à son supérieur pour le tirer hors de la cellule.

- "Van Nylen est notre seule chance de résoudre le meurtre de Myian, on doit le faire parler! ", en criant pour se faire entendre
- "C'est une décision risqué Sullivan, si la hiérarchie le découvre..."
- "Ne vous inquiétez pas, Chapelle couvrira l'affaire si je lui apporte des résultats. J'espère que votre informateur est fiable...", alors que la nature se déchaînait, tordant littéralement les palmiers
- "Entièrement, c'est un bon ami à Jack. Van Nylen a été vu récemment avec un dealer réputé de la côte, on a forcément de quoi le coffrer"
- "Pour l'instant il n'est pas question de le ramener à la CAT. Il fera ses aveux à la Division, et vous rentrerez à la cellule comme si de rien n'était"
- "Mais Michelle se posera des questions! Si on se fait avoir ce sera la fin de ma carrière!", alors qu'il savait pertinemment que si Mack se faisait prendre, lui était hors de danger
- "J'en prendrais la responsabilité, après tout, c'était mon choix, vous avez bien fait de m'en faire part "

Sur ce coup là, l'ambition de Mack à gravir les échelons lui avait fait perdre sa lucidité et son tact.

- "J'apprécie cela. Si vous permettez, je vais partir devant, restez à couvert"
- "Je vous suis"

Chase s'avança jusqu'au portillon de la villa, entourée de longs barreaux pointus en leur sommet, que l'agent de terrain n'eut de mal à contourner en s'appuyant sur la colonne de marbre à droite du portique. D'une poignée tendue, il aida Mack à passer par dessus.
Edmunds jouait un parfait rôle : il savait très bien que des caméras étaient disposées tout autour, et pouvaient les repérer, mais ce n'était pas un problème : il avait mis en évidence son badge d'agent fédéral et les gardes du corps de Van Nylen n'allaient jamais tenter une attaque armée. Il continua de progresser, à moitié accroupi pour donner à Mack l'impression d'être pleinement dans son travail, jusqu'à la terrasse qui offrait une superbe vue sur l'océan. Piscine, transats, bars, tout y était. Chase brisait la glace de la véranda de la crosse de son arme, n'y allant pas de main morte, et pénétra à l'intérieur de la demeure, paraissant vide au premier abord.


[15:31:29]


Linda était au soin du bleu, tandis que Matters expliquait à Jack comme il s'était retrouvé là.
Les équipes d'assaut se tenaient prêtes au port de Liznar, à Minsk.
Les avions de l'armée poursuivaient celui de Drakov.
David Palmer, autant que Mike Novick et Radford semblaient relativement tendus.
Les fédéraux et la presse se tenaient devant les escaliers de la banque. Caïn récupérait les dossiers placés dans le coffre.


[15:36:04]


- "Mais il n'y aucun doute sur le fait que Lane est derrière cela", assura Caïn à Brainer, au téléphone "Le fait même qu'ils aient voulu rendre coupable Palmer le prouve"
- "Tu ne peux pas risquer d'être au devant de la scène médiatique, tu mets ta carrière en jeu..."
- "Essaie de contacter Palmer, qu'il empêche toute diffusion d'information et contrôle les fédéraux. Le seul moyen de repousser l'empeachment, et que Lane mette Palmer hors jeu, c'est de dire clairement aux médias qu'il est à la tête de cette histoire"
- "Tu pourrais mettre Palmer dans une situation délicate..."
- "Il l'est déjà, et je fais tout mon possible pour le sortir de cette affaire. Dans environ 15mn, les SWAT tenteront une intrusion dans le bâtiment "

Le téléphone de la banque sonna.

- "Je dois prendre l'appel", poursuivit-il, en décrochant l'autre téléphone "Je vous écoute"
- "Danny Caïn, ici le lieutenant Dirk"
- "Je ne connais pas de Caïn. Que voulez-vous?"
- "Que vous relâchiez les otages"
- "Je n'ai pas d'otages, vous le savez autant que moi. Un fédéral s'est pointé ici et m'a menacé de son arme, trente témoins sont là pour l'assurer"
- "Qui que ce soit pour vous, laissez-les sortir. Vous avez une carrière très brillante, vous ne voudriez pas que..."
- "C'est bon, je les laisserais sortir, je ne les retiens pas vous savez! Je veux juste avoir l'assurance qu'il ne m'arrivera rien dehors"
- "Très bien, que voulez-vous?"
- "Passez-moi un responsable de la presse, Channel 5 si possible"

Le négociateur posa le téléphone. Depuis l'intérieur, on pouvait l'entendre hurler:

- "Je veux le responsable de Channel 5, où est-il ?"

Caïn patienta quelques secondes, l'air perplexe mais optimiste.

- "Allô, à qui ai-je l'honneur?"
- "Je m'appelle John Madigan", en regardant la carte d'identité de l'agent fédéral "Vous devez savoir en premier lieu que je ne veux de mal à personne, je ne fais que mon boulot"
- "Je le conçois. Et en quoi consiste t-il ?"
- "Ca doit rester entre vous et moi", sachant que ça ne serait pas le cas "Je hais ces vermines de flics qui se croient tout permis avec leur 9 ans d'ancienneté. Je pense que la presse est un bon moyen de rétablir la vérité, mais je ne veux pas que ça parte en rumeurs, c'est pourquoi je vous livre cette exclusivité"
- "Je vous écoute"
- "J'ai été envoyé par le président du Congrès, Anthony Lane, pour récupérer un dossier placé dans un coffre. Dossier qui stipulait qu'il est à l'origine du meurtre de Lias Myian et du Dr. Sampton. Je devais discrètement le remettre à un innocent, quelqu'un travaillant pour l'administration Palmer, afin de les rendre coupable. Mais visiblement, il y a eu une fuite, et Palmer a eu vent de l'opération chez un des hommes de M. Lane. Cet homme est celui qui est entré dans la banque et m'a menacé de
son arme"

Caïn savait que l'agent en question, le vrai John Madigan, ne dévoilera jamais son identité, par précaution, et qu'expliquer la vérité sur son identité pourrait le compromettre.

- "Vous admettez donc avoir mis en place un coup monté pour évincer Palmer du pouvoir ?"
- "Oui et non. Je ne connais pas bien les objectifs de mission, mais je sais que M. Lane espère appauvrir le pouvoir exécutif de Palmer, en prenant non seulement le contrôle du Sénat mais aussi des relations internationales du pays"
- "Vous saisissez la gravité de vos accusations?"
- "Bien entendus, mais je risque la peine de mort pour quelque chose que je n'ai pas commis! Je suis victime d'une manipulation de Lane, et je ne pensais pas que cela prendrait de telles proportions!", mentant avec brio
- "Vous vous doutez bien que ces information seront très vite révélés au grand jour..."
- "Mais...je croyais avoir été clair...Ec...écoutez, je ne veux pas que...si Lane le découvre, je suis mort, vous avez compris ???"
- "Du calme, si ce que vous dites est vrai, Lane sera probablement mis à l'écart par le président. Cette affaire lui enlèvera toute sa côte. Mais bien entendu, vous comprendrez qu'il me faut des preuves avant de publier tout cela..."
- "Qu...quel genre de preuves?"
- "Un alibi, ou quoi que ce soit...", en sachant que le journaliste poserait cette question
- "J'ai été aidé par un homme appelé Morello"

Etant donné que Morello avait été utile à la CIA pour surveiller Caïn, la CIA n'avait rien révélée à son sujet à la presse au sujet de son arrestation il y a quelques heures. De plus, Caïn savait que Morello ne pouvait pas contredire cette information car cela impliquerait qu'il était de mèche avec la CIA, et se retrouverait ainsi sans aucun allié, soumis à la perpétuité. La meilleure chose à faire pour Morello était de se taire et de rester discret.

- "Morello vous dites..."
- "C'est tout ce que je peux vous donner pour l'instant. Dites au lieutenant que je ferais sortir tout le monde dans 10mn s'il cesse de rameuter plus de monde"
- "Je lui dirais"

Caïn coupa la ligne du téléphone et s'adressa au responsable sur place de la banque :

- "Je veux que dans 10mn, vous fassiez sortir tout le monde"
- "Oui Monsieur"
- "Ecoutez-moi tous! J'ai réussi à parler au FBI. Ils envoient une équipe pour venir chercher notre homme", parlant du fédéral évanoui "En attendant, ne paniquez pas, il ne vous arrivera rien, et personne ne vous veut aucun mal"


Dans l'avion-cargo, Jack finissait de se concerter avec Matters :

- "T'es sûr que Drakov va nous prendre en otage?", se demandait Matters
- "Il avait pas prévu qu'on soit tous là, rien n'est sûr..."
- "Je suis désolé, je n'ai pas eu d'autres solutions que de le suivre lorsque j'ai repris mes esprits...Ma radio ne marchait pas et je voyais mal comment retourner à l'entrée
de la mine..."
- "Tu as bien fait. Drakov se servira de nous pour que l'armée le lâche jusqu'au port. On sera donc emmené aux nanotechnologies"
- "Qu'est-ce qui te dit qu'il ne va pas nous abattre? Il sait que personne ne va intervenir pour le laisser poursuivre la transaction"
- "Radford m'a tout expliqué, les pièces sont fausses et même si Drakov sait qu'il sera surveillé, il ne pense pas que c'est un coup monté, sinon il ne se serait jamais rendu là bas, pris au piège"
- "C'est pas faux...Mais comment faire partir les nanotechnologies s'il sait qu'elles sont sous surveillance et que Radford contrôle tout? Je ne vois pas comment il pense se les approprier"
- "J'en sais rien...quelque chose ne va pas


Après avoir fait le tour des bâtiments, Bergman avait convié Tony à boire tranquillement un thé au chaud, surpris de voir que le mystérieux homme disposait de logements personnels sur son lieu de travail. Feu de bois, décor du style baroque, Bergman était un homme raffiné à ne pas en douter :

- "Je dois admettre que votre offre me parait tentant, si c'est la seule manière d'effacer tout ça et de repartir à zéro"
- "Tout à fait, il faut saisir le kairos, le moment opportun comme disaient les grecs. Je sais que vous n'avez jamais été attaché à la cellule. Bauer et Chapelle vous ont toujours mis des bâtons dans les roues, Nina se jouait de vous...c'était loin d'être comme vous l'imaginiez. Et finalement, vous n'avez pas vraiment eu les commandes depuis l'arrivé de Mack"
- "Depuis le début vous nous avez surveillé alors"
- "Il me fallait quelqu'un de l'intérieur oui. Nina était notre première tentative"
- "Vous...vous êtes son employeur?", à deux doigts de s'énerver lunatiquement
- "Non, pas du tout. Mais nous étions en contact avec elle"
- "Ne cherchez pas à me mentir, si je suis là, c'est uniquement car j'en ai découvert trop il y a 6 mois"
- "Oui, c'est exact, mais après coup, nous nous sommes rendus compte que vous étiez l'homme qu'il nous fallait"
- "Vous?"
- "Vous gardez de bons contacts avec Jack Bauer n'est-ce pas?"
- "Nos relations sont parfois tumultueuses, mais je le respecte. Enfin, que vient-il faire là?"
- "Je ne pourrais vous le dire que si vous acceptez le travail, sinon, ce serait prendre trop de risques, et vous mettre une nouvelle fois en danger, ce que je ne voudrais pas", d'un ton honnête
- "Qu'est-ce que je peux faire d'autre de toute façon...", rhétoriquement "J'accepte votre offre, à condition de pouvoir parler à Michelle. Je vous promets qu'elle n'en saura rien pour l'instant"
- "Je vous fais confiance. Signons les papiers administratifs, et vous pourrez l'appeler ", d'un grand sourire béat à la Tony

Almeida bu lentement sa tasse, et ne quittait pas Bergman du regard froid qu'il lui jetait, ne couvrant par l'insatisfaction du choix par défaut qu'il venait de faire.


A Minsk, les équipes d'interventions se mettaient bien en place et couvraient chaque sortie du port, y compris l'embarcadère et particulièrement le cargo qui prenait une place considérable, probablement celui qui contenait les fausses nanotechnologies. Les snipers avaient posés leur fusil d'assaut, des micros avaient été disposés un peu partout, et les différents groupes d'attaques se tenaient prêts.
Près de la seconde équipe, celle placée derrière les containers de la zone nord-est, un homme en costard, petit, de fines lunettes et le crâne dégarni patientait jusqu'à qu'ils aient visuel sur Drakov, prêt à confirmer le marché dès que Radford lui donnera l'autorisation.



[15:45:41]


Mack et Chase n'avaient toujours pas croisés la moindre personne.
Radford, Palmer et le reste de l'unité se tenaient devant l'écran géant qui diffusait les images du port.
Caïn montait au premier étage de la banque. Un hélicoptère survolait le toit, avec plusieurs hommes d'interventions à l'intérieur.
L'avion-cargo préparait sa descente. Matterrs, Jack et Cassandra sentaient ce qu'il se passait.



[15:49:59]


En Biélorussie, l'avion amorçait sa descente. Drakov et le pilote avaient déjà un visuel sur le grand port de commerce situé au nord-est de Minsk. Une petite dizaine de gros bateaux et cargos susceptibles de transporter les nanotechnologies s'y trouvaient amarrés. A l'intérieur de la soute, Jack était en train de négocier pour pouvoir appeler la CAT. Les agents de liaison de la CIA se montraient réticents, mais Radford gardait toujours les rennes :

- "Vous connaissez le passé de Bauer avec nous, il est normal qu'il ne fasse pas confiance à des inconnus comme vous"
- "J'en suis conscient M. Radford, mais la CAT n'est largement pas aussi qualifiée que nous pour obtenir quelconque information, cela ne lui sera d'aucune utilité"
- "Transférez cet appel tout de suite, c'est un ordre. Et je ne vous veut pas sur écoute"
- "Nous n'avons aucun ordre à reç..."
- "Le président est juste à côté, vous tenez vraiment à ce que je m'en réfère à lui? Bauer lui a sauvé la mise plus d'une fois..."

L'agent de liaison composa aussitôt la Division et fit transférer l'appel à la CAT de L.A. Radford prévint Jack par radio qu'il sera bientôt en contact avec eux.

- "Adam Kaufmann"
- "C'est bon Jack, tu peux parler", en coupant le contact pour ne pas que la CIA puisse entendre
- "Adam, j'ai besoin que tu me passes Tony au plus vite"
- "On ne vous a pas expliqué la situation?"
- "De quoi tu parles ?"
- "Tony est porté disparu. Michelle fait de son possible pour le retrouver mais la Division lui pose des bâtons dans les roues", veillant à ne pas être entendu par les collègues de Mack
- "Alors, passe-moi Michelle", à court de temps

Quelques secondes plus tard, elle fut au bout du fil :

- "Jack, est-ce que tout va bien? ", très interrogative
- "Tout va bien. Je viens d'apprendre pour Tony, je suis désolé. Mais j'ai absolument besoin de ton aide"
- "Tout ce que tu voudras..."
- "D'abord, dis-moi si on est sur écoute? "

Après une manipulation informatique à l'aide d'Adam, elle eut la certitude que personne ne les surveillait.

- "Non, tout est ok"
- "J'ai besoin que tu me cherches la liste des contacts politiques d'Anthony Lane en Biélorussie, les hommes avec qui il a fait le pacte. Ensuite, regarde depuis quand remonte ses premières collaborations avec Radford, il a un rôle dans cette histoire"
- "Je suis un peu perdue...Qu'est-ce qu'il fait là dedans?"
- "Je t'expliquerais plus tard. Enfin, cherche-moi un maximum d'infos sur les écoutes de la NSA ces six derniers mois au sujet de Pluie Noire. Et regarde si Palmer sait quelque chose dessus, il est possible que Radford ment au gouvernement"
- "Mais comment je te donne tout ça?"
- "Je me débrouillerais pour te recontacter dans l'heure"
- "Fais au plus vite, on est en cellule de crise et la Division nous surveille"
- "Qu'est-ce qu'il se passe là bas? "
- "Je ne sais pas trop, la CIA agit étrangement. Ils y sont pour quelque chose dans la disparition de Tony. Et Lane aussi"
- "Je vais voir si je peux découvrir quelque chose, mais je te promets rien. Je vais bientôt atterrir à Minsk, on reste en contact", mettant un terme à la conversation

L'état de Scott Lohan s'améliorait, mais il ne pourra sans doute pas continuer la partie. Cassandra restait à ses côtés, s'accrochant au filet de maintenance des bagages. A cause de l'altitude que l'avion perdait, les deltas avaient du mal à se stabiliser.

- "Je ne sens pas cette opération...", lança Matters "Ce jeu entre Drakov et Radford ne me plait pas, ils préparent quelque chose l'un contre l'autre. Si en plus Lane tente d'évincer Palmer..."
- "Je sais qu'on a beaucoup de choses à s'occuper, mais aujourd'hui, c'est notre seule occasion de saisir le lien entre Drakov, Radford et Lane et leurs motivations. Et à notre retour au pays on fera comme si Pluie Noire n'avait jamais existée. On doit découvrir ce dont il s'agit, et dans l'heure"
- "Je lâcherais pas l'affaire Jack, pas maintenant. Si on ne le trouve pas aujourd'hui, dès notre retour je poursuivrais ceux qui ont organisés ça. Ellen n'est pas morte pour rien"
- "Alors on fera ça ensemble"
- "Je suis quelqu'un de simple Jack. Je vis au jour le jour, et je ne crains rien de ce que nous pouvons affronter"
- "Tu es de ceux qui se présenteront toujours serein face à la mort...", ajouta Cassandra qui intervint dans la conversation
- "Je n'ai rien à perdre..."
- "Tu n'as aucun but? Sans vouloir t'offenser, je sens que tu n'es pas quelqu'un de très patriotique, alors pourquoi fais-tu tout ça?"
- "Le combat est la seule chose qui me rend vivant, je ne saurais l'expliquer. "
- "C'est comme une passion n'est-ce pas..."
- "En un sens oui. Mais je le sentiment qu'on ne sait jamais pourquoi on fait ça. Toi même tu pourrais expliquer pourquoi tu t'es engagé chez les Deltas? Et toi Jack?"
- "Les voyages gratuits...", dit-elle pour détendre l'atmosphère de cette tension

Soudain, l'avion se posa d'un coup sec et fit tomber tout le monde. Jack savait que l'atterrissage se préparait mais il ne se doutait pas qu'il serait si brutal :

- "Même pas 3mn pour amorcer la descente de 10000 pieds...", en conclut-il
- "On s'est posé de force, ce qui signifie...", précisa Matters
- "Qu'on a atterri sur un terrain à longueur restreinte...", termina Cassandra


20mn qu'ils avaient inspectés la maison et la villa de Zuma Beach se révélait déserte. Mack et Edmunds se tenaient dans le grand hall d'entrée qui comptait quelques vases antiques ainsi qu'une grande armoire de sabres japonais authentiques.

- "On dirait que votre suspect a pris la malle Edmunds...", râla Mack, mécontent
- "C'était prévisible je vous l'avais dit! Ne mettez pas la faute sur moi, c'est vous qui m'avez ordonné de sortir de la cellule de crise! "
- "Maintenant on a intérêt de trouver une bonne excuse à la Division..."

Subitement, un gros choc heurta la porte. Edmunds leva son arme, et l'instant suivant, la porte fut ouverte, forcée par un escadron de terrain laissant ensuite apparaître une poignée de bureaucrates sous leur parapluie. Edmunds lâcha son arme sans rien dire, alors que Mack fut plus étonné par cette intervention surprise :

- "Du calme, Sullivan Mack, je suis de la Division. Nous sommes à la recherche du suspect qui vit ici, vous pouvez vérifier auprès de la Division"
- "En êtes-vous sûr M. Mack?", demanda à un des hommes en costard


La porte de la soute de l'avion s'abaissa lentement, laissant apparaître la sombre et froide lumière du jour. La neige et le vent avaient cessés depuis une petite demi-heure, ce qui avait facilité le vol.
Les deltas levaient leur arme, au cas où Drakov tenterait une vaine action. La tension se faisait sentir dans leur visage, ils savaient pertinemment que sur le terrain, on ne pouvait jamais imaginer à quoi s'attendre, et tout pouvait se jouer sur l'effet de surprise.
Les cheveux soyeux de Drakov apparaissaient, et son corps au fur et à mesure que la porte descendait. Il se montrait son arme, et sans la moindre intention d'hostilité :

- "Calmons-nous les amis. Pour le bien de cette opération, autant pour votre pays que pour moi, je vais avoir besoin de votre aide..."


Aux bureaux du FBI, on sentait l'appréhension quand au déroulement de l'opération en Biélorussie. Tous les oeils étaient tournés vers l'écran géant qui diffusait les images de la micro caméra fixée sur le casque d'un homme d'assaut, y compris Lane, qui ne manquait pas de montrer sa présence :

- "Toutes les équipes sont-elles prêtes?"
- "Oui M. Lane, je viens d'en avoir la confirmation. Drakov vient tout juste de poser son avion à 200m du point de rencontre"
- "Et les deltas?"
- "Toujours à l'intérieur. Il y a des chances pour que Drakov s'en serve pour s'assurer sa sécurité"
- "Mais rien ne nous dit qu'il nous mènera à son père..."
- "Alors à qui sont destinés ces nanotechnologies? Le cargo sera suivit en permanence par nos équipes, nous avons un escadron à l'intérieur et des caméras un peu partout. Drakov n'a pas été vigilant sur ce coup"
- "C'est à notre avantage...mais il n'est pas stupide. Il ne se contentera pas de faire le marché et de repartir. Il attend quelque chose de nous", déduit Lane
- "C'est certain Monsieur ", ajouta le lieutenant du bureau "Et c'est justement ce que nous voulons découvrir. C'est le seul moyen de communiquer avec Drakov, et si jamais nous n'avons pas ce que nous voulons


Le cycle de l'alarme de la banque s'arrêta soudainement, tout le monde fut pris d'un vif soulagement et se dirigeaient lentement vers les portes coulissantes, laissant apparaître la foule inquiète, les médias, et les forces de l'ordre. Le SWAT ainsi que quelques hommes de la police pénétrèrent à l'intérieur. L'un d'eux aborda le premier employé qu'il croisa :

- "Où est le suspect???"
- "A terre, il est inconscient. Un autre l'est aussi, je ne sais pas qui il est..."

L'officier se dirigea vers l'homme évanoui, et constatant qu'il ne s'agissait pas de Caïn, se retourna vers l'employé:

- "Pas lui, l'autre!"
- "Celui qui nous a sauvé? Il a pris l'escalier, et on ne l'a plus revu depuis..."

- "A toute les unités: le suspect se dirige vers le toit de la banque, je répète, le suspect se dirige vers le toit!", par radio

A l'extérieur, le SWAT se coordonna avec la seconde équipe :

- "Ici Alpha 1, vous me reçevez Delta Leader?"
- "Positif, nous venons de descendre sur le toit. Personne en visuel"
- "Ne le laissez pas s'échapper. Le suspect doit être pris vivant!"
- "Bien reçu!"

Le chef de l'équipe sur le toit, un afro-américain de 100kg de muscle à la moustache pointu donna les directives à ses hommes :

- "Ok, on a deux endroits pour accéder aux deux façades du bâtiment: celles administrative, et celle publique. Je veux deux groupes: Morgan et Spencer prenez la porte de droite, moi et Devon on couvre l'autre entrée! "

Les hommes exécutèrent.

Caïn se trouvait actuellement vers la façade publique, montant l'escalier de secours à toute vitesse. Il entendait les hélices de l'hélicoptère battrent au dessus de lui, et savait qu'il aurait à faire à quelques hommes bien entraînés.


- "Je prends l'escalier du secteur sud, je laisse Spencer couvrir l'étage", expliqua l'agent Morgan par oreillette
- "Bien reçu. Je viens d'avoir confirmation que la seconde équipe investissait le bâtiment. Le suspect est cerné"
- "Vous êtes sûr qu'il n'y a pas d'autre issu", demandant l'agent en descendant les escaliers armé de son M-16
- "Affirmatif, notre homme est pris au piège"


De là où il était, Caïn avait tout entendu à la conversation, malgré les chuchotements. Il se trouvait dans les escaliers de l'étage d'en dessous. Pourtant, l'hélicoptère envoyé par Brainer était prêt à l'extraire à tout moment, du moment que la voie était libre, ce qui n'était pas le cas. Caïn n'avait pas le choix, il allait devoir affronter les hommes d'élites qui barraient sa route.


La tension était palpable aux docks. Les équipes attendaient le premier contact visuel, tandis que l'homme d'affaire représentant Radford s'avançait vers le quai où était amarré le bateau qui contenait les pièces, placé selon les ordres du directeur des opérations étrangères.

Radford disposait d'une vue d'ensemble sur la scène, depuis la caméra portative disposée sur un container bordeau. Palmer et Novick fixaient attentivement l'écran, de même que Lane et tout le bureau du FBI.

(suite et fin dans
_________________
Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 2 disponible


Dernière édition par Mr. Jack le Dim 02 Déc 2007 - 3:25; édité 1 fois
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mr. Jack
Disciple de Kant
Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004
Messages: 6445
Localisation: A l'intérieur de mon sac

 Message Posté le: Sam 01 Déc 2007 - 20:01    Sujet du message:
Répondre en citant

- "Ici Red Alpha 1, nous semblons avoir un visuel, le suspect se déplace dans l'allée 16 accompagné de ses hommes. Tango Bravo 2, pouvez-vous confirmer?"

Le chef de l'équipe TB2, placé sur le bateau du quai d'à côté prit sa jumelle et observa l'allée en question :

- "Confirmation, la cible bouge vers le nord, suivie de six autres personnes, dont une femme"
- "Ici Radford, pouvez-vous établir l'identité des cibles?"
- "Drakov semble accompagné de trois de ses hommes, ainsi que de Bauer, Matters, et...Cassandra Evans"

- "Bob, retrouve-moi Lohan! Je veux savoir où ce môme est passé!", exigea Radford " Et qu'on m'établisse la liaison avec Bauer!"
- "Bien Monsieur... "

Drakov avançait jusqu'à son contact sans la moindre inquiétude, en toute décontraction. Ses hommes restaient derrière les deltas au cas où ceux-çi voudraient faire faux bond. Bauer gardait le sourcil relevé, comme à son habitude :

- "On maintient toujours ce qu'on a dit Yuri?", demanda un de ses sbires
- "Evidemment. J'ai la situation en main ", se rapprochant du contact

- "Drakov est à 10m de notre homme. 7...5...4...2... ", précisa un agent de terrain

Radford replaça son oreillette pour bien entendre chaque mot.

- "Etonnez-moi, les nanotechnologies sont dans ce bateau?"
- "Le compte est bon, comme vous l'avez demandé ", se demandant ce que les deltas faisaient là
- "Je vous confiance. Radford sait qu'il a plus à y perdre que moi..."

Palmer lui demanda en conséquent ce qu'il avait à perdre de si cher :

- "Il a les moyens de décrédibiliser notre organisation et votre administration en évoquant nos recherches sur les nanotechnologies. Et il sait ce qui s'est tramé avec la Corée du Nord"
- "Que voulez-vous dire?"
- "Il a une position neutre sur le sujet. En racontant comment nous avons tenté de les doubler pour prendre les pièces, cela arrangerait la Corée, notre réputation aux yeux du monde serait sévèrement salie, même avec les pays capitalistes"
- "On est donc entièrement dépendant de Drakov?"
- "D'un certain côté oui"
- "Et il se pourrait que la Biélorussie n'apprécient pas non plus ", poursuivit Novick " En menant une opération sur leur terre sans leur permission, le traité entre Lane et les pays de l'est n'aura pas été respecté, et nous pourrions nous retrouver dans une situation économique instable, impossible de renouer le contact avec certains de nos importateurs"


- "Appel à toutes les unités, tenez-vous prêt à intervenir", signala le leader de l'opération, juste à côté de Davies, qui était arrivé sur place il y a peu


- "Monsieur, si je peux me permettre, vous devez prendre une décision importante...", fit remarquer Radford
- "Diable, pourquoi ne m'avez-vous pas averti plus tôt ?"
- "Parce que le plan de Drakov n'était pas clair. Soit vous l'arrêtez maintenant, mais je doute que les interrogatoires mènent à quelque chose, soit on le laisse el liberté et on le traque jusqu'à trouver sa destination et celle des pièces"
- "Vous voulez le laisser filer avec les pièces ?"
- "Bauer est avec lui, il aura le contrôle de la situation. Ce n'est pas pour rien que j'ai fait infiltrer mon meilleur homme..."
- "Je connais les compétences de Bauer"

Sur le quai, Drakov s'apprêtait à conclure le marché.

- "Il faut décider vite Monsieur..."
- "Tout ça ne serait pas arrivé si vous aviez été plus communiquant. La sécurité nationale est en jeu, et cela par votre faute "
- "Monsieur le Président, je n'avais aucun moyen de découvrir les intentions de Drakov..."
- "En êtes-vous certain? Qui me dit que vous ne menez pas un double jeu avec moi et que vous ne cherchez pas à l'aider? "
- "Car nous sommes plus près du but que jamais! Drakov est sur le point de tomber dans le piège. Une fois qu'il sera à bord du bateau, il ne pourra pas nous échapper"
- "Qui vous dit que ces pièces parviendront à son père? "
- "Pour qui voulez-vous qu'il travaille? Il n'a jamais été fidèle qu'à lui. Croyez-moi, c'est une occasion à ne pas rater "



A l'opposé du port, à quelques kilomètres de l'action, un cargo prenait le voile.
Drakov tendait sa main au représentant.
Bauer et Cassandra avaient repérés la présence des unités d'élite. Drakov savait pertinemment qu'ils étaient là à l'observer.
Palmer était confronté à cette cruelle hésitation. La rigueur sur son visage se dissipait peu à peu.



[15:59:10]


- "Unité 3 à unité 5, nous attendons les ordres"
- "Ici Unité 5, que devons-nous faire M. Radford ?"

Ce dernier attendait la réponse de Palmer. Ce n'était sans doute pas un hasard s'il l'avait poussé à ce choix au dernier moment. Radford avait une idée derrière la tête, et Palmer le savait. S'il arrêtait Drakov sur le champ, le succès de l'opération serait mis sur son compte, et il pourrait regagner son prestige en arrêtant un individu tel que lui.
Mais Drakov n'était pas du genre à parler, et d'un autre côté, peut-être était-il plus important de le laisser lui montrer ses réelles ambitions.

- "Monsieur... ", rappelle Novick à Palmer, sous le regard de Radford

Palmer avait délibéré. Le rôle exigeait une rapidité de réflexion qui se révélait souvent intuitive, que le président ne parvenait à bien considérer. Mais il n'avait pas le choix, il fallait trancher :

- "Laissez-les monter à bord", jugea t-il
- "A toutes les unités, ne faites aucun mouvement! Laissez Drakov et les deltas monter dans le bateau !"


- "Bien, marché conclu donc...", souligna Drakov à son interlocuteur
- "En effet, les pièces sont à vous désormais", d'un regard qui impliquait quelque chose de plus mystérieux, "Et que comptez-vous faire de ces hommes ?"
- "Au cas où Radford compte me tendre un piège..."

Le capitaine des paramilitaires monta le premier sur la passerelle du cargo, suivi de l'autre capitaine, Jack Bauer, puis Cassandra, Matters, et enfin les trois sbires.

Le goût de l'inconnu, telle était une des principales qualités à avoir dans ce métier, dont en découlait bien évidemment le talent d'improvisation. Au final, les bureaucrates et les hommes de terrain agissaient sur un même front, celui de ne pas chercher à prévoir l'imprévisible tout de suite en se laissant guider par les manipulations du jeu. Tout l'intérêt était de saisir ce kairos, ce moment opportun, où l’on pouvait anticiper la pensée de l'autre, et le battre à son propre jeu.

Après le signalement qui marquait le départ du cargo, la passerelle se referma peu à peu, laissant disparaître les visages perfides de chacun des protagonistes.
Le bateau avait levé l'encre, avec les fausses nanotechnologies et les deltas à bord.






[15:59:57]
[15:59:58]
[15:59:59]
[16:00]

_________________
Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 2 disponible
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mr. Jack
Disciple de Kant
Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004
Messages: 6445
Localisation: A l'intérieur de mon sac

 Message Posté le: Ven 07 Déc 2007 - 0:25    Sujet du message:
Répondre en citant

Le tiers de l'épisode 15 a été écrit, et tout ce que je peux vous dire, c'est que ça va partir dans tous les sens! Mais au bon sens du terme! Tout va commencer à se recouper ( notamment certains liens avec Crépuscule...), et les ambitions de Lane, les réels objectis de la mission, le passé de Caïn...

Il va se passer énormément de choses, tant niveau politique que niveau action, donc à priori ça devrait beaucoup vous plaire Smile
_________________
Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 2 disponible
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mr. Jack
Disciple de Kant
Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004
Messages: 6445
Localisation: A l'intérieur de mon sac

 Message Posté le: Dim 16 Déc 2007 - 21:01    Sujet du message:
Répondre en citant

L'épisode 15 est quasiment bouclé. Il me reste à modifier un peu une scène et à écrire le cliffhanger, puis c'est dans la boite. Je commencerais donc la correction demain si j'ai le temps.
En tout cas ce sera disponible dans la semaine Wink
_________________
Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 2 disponible
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mr. Jack
Disciple de Kant
Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004
Messages: 6445
Localisation: A l'intérieur de mon sac

 Message Posté le: Jeu 20 Déc 2007 - 0:47    Sujet du message:
Répondre en citant

Je mets en ligne l'épisode 15, également disponible en téléchargement à la première page Wink

Et comme prévu, je fais également une mise à jour pour le visage des personnages suivants:
- Cassandra Evans
- Danny Caïn
- Mikhael Drakov
- Frank Bergman
- Morello


Bon sinon, rien de nouveau, mais si vous avez des critiques à faire, je reste à l'écoute. Incohérences, promesses non tenues, attentes etc...j'aimerais bien un peu savoir ce que vous attendez, je peux pas tout deviner non plus Wink

Bonne lecture à tous Smile




Précédemment dans la fan-fiction " Opération Eclipse " :

Alors que Drakov se préparait à partir en avion pour le port de Minsk afin de récuperer la cargaison de nanotechnologies, Jack, Cassandra et Matters parvinrent à monter à bord. Radford avait rempli le cargo de fausses pièces afin d'attirer Drakov dans le piège et voir où il allait les mener, sous la surveillance de Palmer, qui prit la décision de le laisser monter accompagné des deltas, pour retrouver la trace de son père, Mikhael Drakov, un grand vendeur du marché noir mondial. Si l'opération réussissait, c'était l'occasion pour Palmer de regagner du crédit.
Tandis que Lane, de son côté, allait en perdre: Caïn, confronté à un de ses hommes, aspirait à rendre les trahisons de Lane publique. Il savait qu'il préparait une procédure d'empeachment pour mettre hors jeu Palmer, mais avant de pouvoir le réveler, une équipe du SWAT, pensant qu'il agissait contre le gouvernement, bloqua les accès de la banque où il était retenu.

A la CAT, les recherches sur Tony n'avançaient pas d'un centimètre. Chase prit alors l'initiative d'exclure Mack en cherchant à lui faire enfreindre la cellule de crise. A l'extérieur, les fédéraux, qui avaient connaissance de la situation s'occupèrent de mettre Mack aux arrêts. Michelle pouvait enfin reprendre les rennes de la cellule temporairement.
De son côté, Tony ne parvint à refuser à la proposition alléchante de Frank Bergman, travailler pour sa propre cellule à la CIA et avoir accès à toutes les informations qu'il souhaitait.



Episode 15 : ( 16h00 - 17h00 )

Ces événements se déroulent le jour de l'opération Eclipse, entre 16h et 17h, heure biélorusse.




Derrière Anthony Lane, le personnel du FBI s'agitait de plus en plus, une nouvelle semblait les avoir ébranlés :

- "Todd et Melvin, je veux établir une liaison avec nos agents sur place! Et contactez le témoin, il ne faut pas perdre sa trace! ", exigea la femme qui dirigeait l'unité de recherche


En Caroline chez les Deltas, Palmer, au téléphone, regardait fixement l'écran, qui filmait le cargo s'éloigner peu à peu.


Le président du Congrès interrogea la femme sur cette palpitation :

- "Que se passe t-il au juste?"
- "On a retrouvé la trace du coréen en fuite, Kao-San Lee. Il a été vu il y a quelques minutes au port de Liznar, il devait surveiller la transaction!"
- "La Corée sait pour le marché...il ne faut pas qu'ils tentent un assaut déséspéré sur le cargo. Nos hommes sont en danger n'est-ce pas?"
- "Je ne sais pas et ce n'est pas mon problème! A l'heure actuelle, notre objectif est d'intercepter Lee! Il est encore dans le port"

La directrice, une belle femme, rousse et encore très jeune reconnecta son kit main libre pour être en contact avec les équipes à Minsk :

- "Shane, tu me reçois?"
- "Je te reçois Renée. L'hélicoptère survole la zone, Lee longe l'embarcadère, nos hommes à la sortie ne l'arrêteront pas à temps!", en démarrant une moto
- "Le suspect est-il armé?"
- "Affirmatif. Je vais tenter de le rattraper à moto"
- "Je le veux vivant!"

L'agent du FBI, Shane, avec ses cheveux courts, son bouc et son air insolent enclencha la première vitesse, puis la seconde, puis la troisième. Il passa à côté de tous les containers en roulant le long de l'allée qui donnait accès aux embarcadères, jusqu'à avoir un visuel sur Lee.
Le coréen se retourna et se cacha derrière plusieurs containers, tour à tour pour perdre l'agent dans le labyrinthe portuaire, jusqu'à que ce dernier ne l'aperçoive entre une tour de containers et le poste de contrôle. Les deux hommes dégainèrent leurs armes et tirèrent avec une synchronisation parfaite. Les balles ricochaient sur les carcasses métallique, sans pouvoir inquiéter l'un ou l'autre.

- "Où sont les renforts??", s'écria la jeune femme

Alors qu'il était adossé à un container, l'homme vit apparaitre un de ses coequipiers à ses 4h en tournant la tête vers la droite, c'est-à-dire droit dans la ligne de mir de Lee.
Il s'approcha doucement de lui, tandis que l'agent du FBI tira à tout va pour concentrer le regard de Lee vers lui.
L'autre agent pointa lentement son arme, et au moment exact où Lee l'aperçu, lui tira sur la cuisse. Il éloigna l'arme au sol et braqua son Group P18 sur lui.


- "M. Radford, on me signale que Lee vient d'être arrêté aux docks!", expliqua un officier Delta au directeur
- "Je crois qu'on y arrive...", soupira Palmer, venant tout juste de raccrocher
- "Quoi donc?"
- "Aux négociations musclées avec la Corée..."


[16:04:10]


- "Les coréens ne devraient pas être trop difficiles. Ils savent qu'ils ont l'ONU sur le dos, je ne vois pas pourquoi ils nous embêteraient...", conclu Radford

Novick lança un regard au président :

- "Il se peut que nous sommes dans la même situation qu'eux...", dit-il
- "Que voulez-vous dire?"
- "Un de mes représentants à l'ONU vient de m'avertir de la décision qu'ils ont prise. Ils veulent nous mener en justice"
- "Quoi ? A cause de l'opération? "
- "En partie oui"
- "Ils savent qu'une telle décision ne peut pas rester confidentielle, donc ils veulent jouer la carte de la franchise avec nous, pour qu'en contrepartie nous en faisons de même", analysa Novick
- "Tout cela ne serait pas arrivé si vous n'aviez pas tout préparé dans mon dos sans me mettre au parfum de vos décisions! "
- "Mais Monsieur, je me plie aux exigences de Washington, je ne suis qu'un fonctionnaire qui obéit aux ordres qu'on lui donne! Tout ce que j'ai fais aujourd'hui, c'est pour le bien de mon pays, et parce qu'on me l'a demandé! "
- "Ne vous cachez pas derrière le gouvernement, je connais mon administration, je vous rappelle que je suis toujours aux commandes du pays"
- "M. le président, si vous me permettez, j'aimerais vous conseiller de rester concentré sur Lee et Drakov. Nous allons très probablement en apprendre un peu plus sur ses intentions", rappella Novick
- "Quelque soit sa destination, le cargo ne devrait pas s'arrêter avant 5-6h. Bauer aura le temps d'en apprendre suffisament"
- "Nous allons tenter de retrouver le contact avec lui et Drakov. De toute manière nous avons des hélicoptères CH-47 à portée de main, Drakov ne peut pas nous échapper"
- "Hmm...", pas convaincu
- "Maintenant si vous le permettez, je dois m'entretenir avec la Maison Blanche. Je vous tiendrais au courant"
- "Je veux participer à la discussion avec vous", fermement
- "Vous ne croyez pas en mes compétences?"
- "Je ne crois pas en votre discours"
- "Alors laissez-moi préciser cela: la Maison Blanche m'a personnellement demandée à ne rien vous réveler, ils se méfient de vous et de votre politique étrangère, mais ce n'est plus un secret..."
- "Comment osez-vous..."
- "Sauf votre respect, vous ne semblez pas avoir beaucoup appris de l'échec de Chypre, et il..."
- "M. Radford...", stoppa Novick pour le calmer
- "Ecoutez, je ne connais pas la nature du conflit entre vous et eux m..."
- "Qui eux? De qui parlez-vous? Donnez-moi des noms"
- "Mais je ne p..."
- "Des noms où je vous assure que je vous relève de vos fonctions", d'un sérieux effrayant

Radford était hésitant, il y avait de quoi. Il ne pouvait pas donner de faux noms, Palmer connaissait son staff, mais il aurait été suicidaire de parler de Rosenberg, la Maison Blanche le mettrait tout de suite sur la touche.

- &q