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24 Saison 2.5
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The Kief'
Conscience de Jack
Conscience de Jack


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 Message Posté le: Dim 25 Mai 2008 - 14:49    Sujet du message:
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La suite la suite!!! Razz
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Palmer22
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 Message Posté le: Dim 25 Mai 2008 - 19:36    Sujet du message:
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L'épisode 7 est en cours d'écriture définitive, il est arrivé à la moitié de l'heure environ.
Mais je n'aurai pas trop accès au net pour les prochains jours, donc je pense que cet épisode pourrait arriver mercredi au mieux Wink.

L'histoire ayant donné une très grande part de l'action à Jack dans l'épisode 6 avec sa stratégie pour monter dans l'avion qui a réussi, cet épisode-ci sera plus centré sur les autres pans de l'histoire, avec des aboutissements pour une certaine storyline, ce qui est nécessaire avant que Jack ne pose le pied sur le sol mexicain, pour passer du tout au tout avec ce(s) personnage(s) d'ailleurs, enfin je n'en dis pas plus.

Je poserai aussi les bases d'une intrigue charnière de la seconde partie de cette première moitié de saison, pour pas que ça tombe comme un cheveu sur la soupe quand on y passera vraiment dans quelques heures. Ce sera une intrigue assez sombre.

Et puis j'ai pensé à introduire une scène d'action assez spéciale en me demandant ce à quoi on n'avait jamais vraiment eu droit dans 24 à ce niveau là, alors j'ai repensé à une séquence fameuse de Mr. and Mrs Smith, et visuellement dans ce film ça en jette, alors j'espère qu'ici, ça rendra bien à l'écrit, avec une scène qui reprend la forme de la séquence en question de ce film Smile.

En tout cas, merci de ton soutien et de ton envie de voir la suite The Kief', ça me fait vraiment plaisir Cool !

Wink
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naossano
Conscience de Jack
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 Message Posté le: Lun 26 Mai 2008 - 13:49    Sujet du message:
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Vu les heures passés à lire ton fanfic, je pense queje vais être concis dans ma critique, quitte à y revenir plus tard ( surement ).

Trés sympa de revenir sur les Salazar, le Jacko drogué, l'Annicon pris dans les embouteillages, l'âge d'or de la série...

J'aime bien tout les petits caméos d'anciens personnages, parfaitement crédibles ( quoique Mélanie... Rolling Eyes ), j'ai surement dù en oublier ( c'est qui Rush ? )

L'idée de faire durer le plaisir au début est sympa, mais ça manque d'enjeux pour la suite. ( 6 heures pour attendre un deal de drogue, à moins que...)

Les personnages sont assez bien respectés, y compris Chapelle dans ses "bons" jours...

Par contre, je suis pas certain qu'Annicon travaille avec Warren à la prison.

D'autant que ça paraisse bizarre qu'il puisse être directeur de prison et prendre part à l'enquête, à tel point qu'une relation s'installe entre lui et Ramon ( à moins d'un passé commun ? ). D'autant qu'il devrait connaître Jeff Benson mieux que ça s'il bosse sur le site... Tu te situe où par rapport à ça ? Razz

Un peu bizarre que Michelle soit cantonnée à faire de la figuration, surtout en début de saison. Il aurait peut-être fallut l'occuper ailleur, en attendant de la mettre en scène.

J'aime bien, par contre, l'idée que les Salazar ne soient pas trop montrés, et pas trop tôt, histoire de ménager le lecteur, avant la rencontre avec Bauer.

J'aime bien tes parti-pris de départ, qui ont contribuer à placer la saison 3 au dessus des autres, mais ça fait quand même bien éloigné de 24... Rolling Eyes Je pense que pour une diffusion TV, y aurait eu le contenu de 2 ou 3 ep, dans un seul...
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Palmer22
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 Message Posté le: Lun 26 Mai 2008 - 19:31    Sujet du message:
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Ah, un autre lecteur Very
Happy !
Tout d'abord naossano, merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire, ça fait vraiment plaisir Wink !

Arrow Pour Mélanie, je peux te dire d'emblée que ce n'est pas du tout sensé être la Mélanie de la saison 1. J'ai laissé ça à la libre interprétation du lecteur, si vous vouliez la voir là ou pas, puisqu'il n'y a pas plus de précisions sur cette amie de Kim. Il y'a plein de Mélanie à LA sûrement.
Je suis le premier à reconnaître que ce serait tiré par les cheveux qu'elles déjeunent ensemble 3 ans après le Super Tuesday, surtout par rapport à ce qui s'est passé ce jour-là, ce n'est pas trop crédible, mais j'ai voulu mettre ce prénom là comme ça, en appuyant pas trop, sans vouloir trop faire référence un comeback assez peu probable Wink.

Arrow Par contre, pour le Rush dont tu parles, c'est sûrement Sterling Rush... on l'entend au tout début du 5x01, nommé par le patron de Franck Flynn.
Il y'a aussi Patrick Rhys, et ici, ils sont tous les deux des conseillers pour Milosevic.
Comme il y'a un ex-agent fédéral qui s'est fait passer pour mort et qui bosse dans une raffinerie du désert de Mojave, je me suis dit que ce serait sympa de faire des petites allusions à ces deux personnages (dont les noms sont ceux de personnes travaillant à la production de 24) en partant du fait que eux aussi ont dû refaire leur vie Mr. Green.
Je ne reste focalisé sur ce détail, qui est avant tout une petite référence & qui n'avance pas l'histoire, et puis ça permet d'imaginer un passé à ces deux figurants de 24.

Arrow Pour Warren Mitchell, il prend la tête de la prison quand Luis Annicon se fait tuer dans le 3x03, il le supplée, donc ce doit être le sous-directeur.
Et puis comme dans les premiers épisodes du Day Three, on voit Jack près de lui, à même de lui faire une confidence sur le futur sort de Ramon (libération), on peut se dire qu'ils ne se sont pas rencontrés quand Ramon a été mis en prison donc, on peut leur inventer un passé commun.
Et puis Annicon aurait la reconnaissance médiatique d'avoir mis un baron de la drogue en tôle, ça peut compter et l'influencer dans sa part de travail à l'enquête.
D'ailleurs, Tony se porte garant de lui. Comme c'est le directeur, il n'y a pas de raisons de contester la présence à la CTU de Anncion, enfin pas encore...
Et je ne parle pas de Jeff Benson (le gardien qui tue Annicon) au fait Eh?.

Arrow Michelle prendra un rôle crucial dans les évenements de la seconde partie de ma saison (qui se déroulera 6 mois plus tard), mais surtout dans les derniers épisodes de ma première moitié de saison, j'essaye de dessiner ce qui se verra encore plus dans la seconde et dans la saison 3, le fait qu'ils sont ensemble.

Arrow Pour ce qui est du fait qu'il ne se passe pas assez de choses à ton goût, et bien j'ai envie de dire que je n'ai pas envie de me perdre dans des intrigues annexes avec des minis-histoires trop détachées de l'action principale pour boucher les épisodes et faire passer le temps.

Le fait de créer entre deux saisons, que je m'engage à respecter, limite mon champ d'action, il ne faut pas faire d'incohérences avec les différentes saisons de 24. J'ai essayé de penser ça sur la longueur en planifiant les 12 premiers épisodes, aussi je ne pouvais pas montrer Jack infiltré dès l'épisode 3, sinon, qu'est ce que j'aurais bien pu mettre dans les 9 restants avant la seconde partie ? Du vent, donc là, j'essaye d'étaler les phases, et puis s'infiltrer sur seulement quelques heures (avec une préparation derrière cependant), c'est déjà assez gros en soi.

Voir les prémices, les préparatifs et les problèmes qui résultent de cette infiltration sont, je trouve, des éléments meilleurs à exploiter que des choses qui ne sont pas en rapport avec ça.
Le deal, ce ne sera pas un simple deal, et je suis assez content qu'on ne puisse pas du tout deviner ce qui va se passer dedans Razz.

En tout cas, je te remercie encore de me lire, naossano Cool !

Wink
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naossano
Conscience de Jack
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 Message Posté le: Lun 26 Mai 2008 - 20:47    Sujet du message:
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Ce qui me turlupine, c'est pas qu'Annicon soit présent, mais qu'il soit "juste" le directeur d'une prison, alors que la saison 3 me laisse entrevoir plus de choses.

Il semble être un vrai inspecteur, du genre des stups, totalement obnubilé par Ramon, et, en retour, craint par ce dernier, qui ne veut pas l'avoir dans les pattes. ( et qui agit en conséquence ) Quand il pousse sa geulante, en début de saison 3, ça a plutôt l'air d'être parce qu'il ne veut rien lâcher à Ramon, que pour qu'il soit dans sa prison. Par ailleurs, le lien avec Benson me fait dire que ses allers et retours dans la prison, bien que fréquents, ne sont que trés récents. D'où la réplique pour dire qu'il commence un peu à connaître les gardiens ( dont Benson ). Son tempérament fouineur, harneux et sans peur, suggère une certaine expérience du terrain. Rien n'indique qu'il dirige la prison, par ailleurs. Je l'aurais plutôt vu comme étant Mr l'expert en Salazar, à l'origine de l'enquête. ( son décès me fait penser à celui de Walsh, qui meurt trop tôt , mais qui en sait plus que les autres ) Cela dit, les choses n'ayant pas été officialisés non plus, c'est peut-être normal d'interpréter les choses differement.

Pour Rush, je me disais bien que ce devait être quelqu'un dont le nom avait été cité, mais qui n'avait pas été vu.

Comme tu le dis, ta démarche est loin d'être simple. Faut être prenant et original, tout en collant au concept et en étant trés fidèle à la chronologie et aux personnages. Pour cela, bravo. Si je devais m'attaquer à un fanfic, je chercherais pas à être si rigoureux. ( disons que je ferais une histoire inédite, à la suite d'une saison, mais sans coller à la suivante) En plus, tu évite la surenchère. Cela dit, ç'aurait peut-être été plus vivant avec des intrigues secondaires avec Kate, Michelle ou Kim, histoire de dire que les personnages existent autrement que pour l'infiltration de Bauer. Sinon, le tueur en série arrêté par la CTU, faut vraiment croire que les affaires sont calmes. ( doit bien avoir quelqu'un qui cherche Ben Laden...). Le calme vant la tempête... Rolling Eyes

Mine de rien, tu as quand même lâché un sacré spoil. Michelle et Tony ne sont pas encore mariés ! ! ! Razz ( je parie aussi que l'espion n'est pas un mexicain... Silenced )

Bien joué le coup de la chronologie avec le procès de Milosevic. Faut vraiment chercher les dates... Twisted
Evil

Dommage que je connaisse pas tout les hommes de Salazar, mais il me semble que tu en cite pas mal ( Tomas, Gomez, Pedro, Simon...).

Je sais pas si tu veux laisser les gens deviner, mais tu peux éventuelement mettre un lien wikia24, la première fois qu'un nom apparaît. Ce n'est qu'un suggestion... Wink

En tout cas, bonne chance pour la suite, et, peut-être, des critiques plus constructives de ma part ( ne jamais rien promettre Rolling Eyes )
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 Message Posté le: Mar 27 Mai 2008 - 22:33    Sujet du message:
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Palmer22 a écrit:
Episode 1 Saison 2.5


Très bon épisode je dois dire, on voit bien la trame qui se prépare avec les Salazar !

Les noms de Phillip Rhys et Sterling Rush me disent quelque chose mais je ne me souviens pas de quoi Confused .

Pour Jack qui tombe dans la salle, je pense que c'est du fait qui se drogue déjà, car même quand il est fatigué il ne ferait pas ça.

Bref, un plaisir de te lire, j'enchaine direct sur le deuxième épisode Smile .
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 Message Posté le: Mar 27 Mai 2008 - 23:19    Sujet du message:
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Palmer22 a écrit:
Episode 2 Saison 2.5


Excellent boulot !

J'ai adoré l'interrogatoire du début.

Je ne sais pas si dans ta saison il y aura déjà un lien avec un virus, mais si c'est le cas j'espère qu'on y verra Saunders aussi Smile .

Je vois que tu as vraiment beaucoup d'idées, comme par exemple en fesant revenir Cam à la cellule.

Je lis l'épisode 3 demain matin Wink
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Palmer22
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 Message Posté le: Jeu 29 Mai 2008 - 19:32    Sujet du message:
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Merci beaucoup de me lire VE[N]OM (et bon retour ici) Very Happy !
D'ailleurs, l'épisode 1x07 arrivera sûrement samedi, voire vendredi soir peut-être, désolé du retard, c'est pas l'envie mais plutôt le temps d'écrire qui me manque ces temps-ci Smile.

VE[N]OM a écrit:
Je ne sais pas si dans ta saison il y aura déjà un lien avec un virus, mais si c'est le cas j'espère qu'on y verra Saunders aussi Smile.

Nope, l'infiltration pour faire tomber le cartel des Salazar et le virus Cordilla sont deux choses radicalement différentes, je ne peux donc pas parler de Saunders ou encore moins du virus Cordilla, ce qui serait incohérent vu que des savants ukrainiens ont mis ce virus sur le marché 1 mois avant le Day 3, et là, ma première partie de saison se déroule 18 mois après le Day 2 Wink.

naossano a écrit:
En tout cas, bonne chance pour la suite, et, peut-être, des critiques plus constructives de ma part ( ne jamais rien promettre Rolling Eyes)

Oh, tes critiques sont déjà très constructives, merci beaucoup Wink.

Arrow Pour ce qui est d'Annicon et de son rapport avec Ramon, c'est aussi un des points qui m'intéressait dans le fait de couper ma saison en 2, avec 6 mois d'intervalle : pouvoir montrer des changements comme les personnalités, avec cette enquête qui dure 6 mois, insérer des références à des situations, montrer des changements entrevus en première moitié de saison qui ne sont pas possible à montrer dans une journée continue de 24 heures aussi.

Je garantis que Annicon ne sera pas épargné, le fait qu'il soit obnubilé par tout ça, et ce n'est pas un hasard si j'ai parlé de sa famille dans l'épisode 1. Mais je ne vais pas en dire plus, sinon je vais lâcher toutes les cartes que j'ai dans ma manche pour ma seconde partie de saison Mr. Green.

Arrow J'ai voulu montrer une journée normale à la CTU, sans crise à grande ampleur à gérer, donc oui, ils se "rabattent" sur les prises d'otages et autres affaires, qui paraissent forcément de bien moins grande envergure que ce que l'on a pu voir dans 24 c'est vrai Wink.

Arrow Je consulte Wiki24 dès que je veux insérer des personnages et que j'ai oublié leurs noms. Ca vaudra aussi pour les hommes de main, qui ont les noms de ceux que l'on voit dans la saison 3, il y'en a déjà pas mal que j'ai déjà cité, mais d'autres feront leur apparition très bientôt (Pablo, Eduardo, Emilio, entre autres), dans le but de la cohérence de l'univers que j'essaye de recréer.
Désormais, je mettrais des liens Wiki24 à la première apparition de certains nouveaux personnages dans ma fan-fiction, bonne idée Smile.

Merci de ta critique naossano Wink !

Wink
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jackbauer29
Dingue de 24-fr
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 Message Posté le: Dim 08 Juin 2008 - 18:59    Sujet du message:
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La suite Exclamation
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naossano
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 Message Posté le: Lun 09 Juin 2008 - 12:35    Sujet du message:
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Tiens, c'est vrai la suite ? Rolling Eyes

A propos de l'agence, même si elle est fictive, elle porte bien son nom de Counter Terrorist Unit, alors, je suis un peu scéptique quant à son habilitation à traquer les tueurs en série. Y a beaucoup d'agences spécialisés aux States, pour s'en charger. Comme si on envoyait l'ATF pour protéger un candidat à la présidence... Rolling Eyes J'aurais plutôt vu la CTU faire des recoupements sur Ben Laden, proposait des protocoles pour sécuriser les frontières ou les aéroports, pratiquer des écoutes téléphoniques, plein de pratiques liées de près ou de loin à la lutte contre le terrorisme, surtout dans un pays où m'ennemi est partout...
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Palmer22
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 Message Posté le: Mar 10 Juin 2008 - 0:35    Sujet du message:
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Désolé, je n'ai pas eu trop le temps d'écrire la semaine dernière, mais je vais me rattraper dès maintenant, promis. En tout cas, un soutien comme le votre est très sympathique et je ne peux que répondre présent Wink.

Et, naossano, on a pu voir, dans le 5x03, que lorsque l'aéroport Ontario a été pris en otage, la CTU a reçu un mémo sur-le-champ (et ce avant que Beresh ne donne des revendications concrètes), elle est donc concernée par ça. Et puis je trouvais ça plus terre-à-terre qu'une autre traque terroriste, montrer que ce n'est pas toujours l'état d'alerte.

Wink
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Palmer22
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 Message Posté le: Lun 23 Juin 2008 - 5:22    Sujet du message:
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Episode 7 Saison 2.5



Le plus gros deal de drogue du cartel mexicain des frères Salazar est sur le point de se faire dans moins de 2 heures, les derniers préparatifs se mettent en place, de chaque côté de l'échiquier. Kate et Kim sont désemparées par la disparition de l'homme de leur vie, Luis et Tony couvrent l'opération tant bien que mal, et Chapelle se sent lésé sur certains points sombres, tandis que Carrie se pose elle aussi des questions sur l'attitude du directeur de la Cellule. Ramon rend visite à un homme, Guerrero, qui lui devait de l'argent depuis quelques temps, tandis qu’Hector est rentré à son ranch en attendant le deal. Et Oriol, le père de Claudia et Sergio, va dire à Hector ce qu’il a sur le cœur, avec l’appui de sa fille : ils veulent partir de la propriété du trafiquant de drogue. De son côté, Basheer se rend compte que ce qu'il croyait être un honnête emploi se révèle être une affaire douteuse, il y est embarqué de force. Jack lui, après avoir réussi à déjouer le système de sécurité de l'aéroport Ontario, a réussi à prendre place dans l'avion le menant à Mexico, vers sa nouvelle vie.

Ces événements se déroulent entre 15h00 et 16h00.
Ils sont rapportés en temps réel.


15:00:01

Tony signe un document et marche dans le hall central de la Cellule. Il scrute les environs, jette un œil à chacun de ses employés, à ce qu'ils font. Tony reste fixé sur un analyste de niveau 1, lui paraissant louche à épier de tous côtés, mais Tony se ressaisit et se dit que ce n'est vraiment pas le moment devenir parano. Il monte alors vers son bureau.

Carrie : Eh bien, ça a été du rapide.
Dalton : Comment ça ?
Carrie : Le rendez-vous de Tony avec un employé du ministre de la Défense. Il est parti il y’a une heure environ, et il est déjà de retour depuis 10 minutes.
Dalton : Peut-être que le budget n’avait pas besoin d’être renégocié, et puis Tony n’est pas vraiment un bavard.
Carrie : Oh si, le budget de l’année prochaine sera très différent, avec ces deux services qu’ils comptent faire, comme à New York il y’a 4-5 mois je crois, les analystes d’un bord et les agents de terrain de l’autre. Enfin bref, ce n’est pas le genre de chose qui se négocie rapidement.
Dalton : Je devrais peut-être pas me mêler de ce qui me regarde pas, mais avec le boulot que Tony t’as confiée, tu ne devrais pas t’étendre en théories conspiratrices.
Carrie : Tu as entièrement raison Dalton. Tu ne devrais pas te mêler de ce qui ne te regarde pas.

Carrie se retourne alors vers son écran d’ordinateur. Elle a déjà fait les ¾ du boulot d’analyse des témoignages des témoins de la prise d’otage, elle aura fini dans 20 minutes environ à ce rythme-là.
Mais au lieu de poursuivre en ouvrant différents fichiers, elle ferme le dossier et en ouvre un autre, contenant différents numéros de téléphone dans une liste. Elle sélectionne celui de Paul Hendrix, jette un œil sur son écran en composant le numéro, puis s’adosse dans son fauteuil.

??? : Bureau du chef Hendrix, police de Los Angeles, j’écoute.

15:05:05

Pedro : Chargez les armes, on se casse d’ici !

Alors que les hommes des frères Salazar se plient aux directives que Pedro leur crie, ce dernier s’approche de Basheer, accroupi contre la façade du motel, pensif et le visage renfrogné.

Pedro : Tout ira bien Basheer, tu verras, on aura de quoi se défendre, tu rentreras chez toi ce soir.
Basheer : Se défendre contre qui ? Attends, laisse-moi devinez… la police, l’armée ? Une quelconque agence gouvernementale ? Ah oui, je voulais te demander : est-ce que j’aurais ma tête au journal télévisé avec indiqué la mention "terroriste" sur mon front ?
Pedro : Tu dramatises tout… d’abord, on n’aura sûrement pas à utiliser ces armes que tu vois-là, ce sont juste des mesures de précautions, si jamais l’acheteur essaie de nous piéger.
Basheer : L’acheteur ?
Pedro : Ouais, on doit lui fournir 10 kilos d’héroïne… mais t’en fais pas, personne ne pourra relier ça à toi.
Basheer : Pedro, je suis dans cette merde à cause de toi, et on dirait bien que je vais devoir y rester trempé jusqu’à la fin. Mais si jamais ma femme ou ma fille apprennent que j’ai participé à ça, je le jure sur Dieu, je te tue.
Pedro : Si tu le dis… je peux t’assurer qu’Ellen et Lila n’en sauront rien si tu suis les règles. D’ailleurs, vas aider les gars pour mettre les derniers AK-47 dans les deux camions.

15:09:49

A 15000 mètres d’altitude, dans un haut-parleur se trouvant près d’une cabine, une femme aux formes avantageuses saisit un micro, et parle dedans, le sourire aux lèvres.

Hôtesse : Mesdames messieurs, votre attention s’il vous plait. L’équipage est en mesure de vous donner l’horaire de notre arrivée, il sera 16 heures précises quand vous poserez le pied à Mexico. La compagnie Free Airlines fera tout son possible pour répondre à vos besoins durant ce vol, et…

??? : Tu répondrais à un de mes besoins en me taillant une pipe, ma petite.
Jack : Pardon ?
??? : Oh désolé monsieur, je pensais que vous dormiez, je ne voulais pas vous réveillez.
Jack : C’est rien, je somnolais juste.

A côté de Jack, dans le siège côté hublot, un vieil homme d’environ 70 ans, le Los Angeles Times à la main, râlait sur tout et n’importe quoi depuis que l’avion a décollé.

??? : C’est quoi votre nom, jeune homme ?
Jack : John Moore…
??? : Ah, parce que moi c’est Walter.
Jack : Enchanté…
Walter : Vous me dites tout de suite si je vous ennuie, d’ailleurs vous avez l’air fatigué comme pas un, vous feriez mieux de dormir.
Jack : C’est ce que j’essaye de faire depuis qu’on est dans cet avion, Walter.
Walter : Oh j’ai compris, je me tais. Vous voulez un bandeau pour mettre sur vos yeux ?
Jack : Je veux juste… le silence.

Jack se retient de dire une insulte et s’avachit dans son siège, en position allongée. Répondre au vieillard ne fera qu’étendre une conversation qui n’aurait jamais dû exister. Dans d’autres circonstances, Jack serait conciliant et parlerait volontiers avec son voisin de voyage. Mais aujourd’hui, avec ce qui va se passer dans quelques dizaines de minutes, c’est impossible, il n’a pas la tête à ça. Jack sait qu’il doit être au mieux de sa forme, et sait aussi que ce ne sera pas le cas. Le boulot qu’il a eu ces derniers jours, et le fait de ne pas avoir dormi depuis 32 heures maintenant le tuent véritablement. Si l’opération au Mexique avait été autorisée par Chapelle, il aurait pu charger quelqu’un d’autre pour la surveillance de Mitchell, la nuit dernière. Et non, Jack doit prendre tout le boulot pour lui. S’assoupir pour quelques minutes lui fera le plus grand bien, aussi, à peine avoir à nouveau fermé les yeux, Jack plonge dans un sommeil profond.

Ou presque. Car il se rend compte qu’il porte toujours le gilet de Joel, l’homme qu’il a assommé il y’a une demi-heure, l'homme dont il a pris la place pour parvenir à monter dans l’avion. Jack se lève alors et marche vers les toilettes, au fond de l’appareil. Dans le petit habitacle, il enlève le gilet, et laisse échapper un bâillement. La fatigue est de plus en plus intense. Il sort vite et jette exprès la clé du local de Joel derrière un siège pour s’accroupir, une excuse pour se débarrasser du vêtement compromettant. Accroupi, il s’approche du siège en question, et cale discrètement le gilet beige entre un fauteuil d’un passager qui lit le journal et la coque de l’appareil, cette personne ne s’est aperçue de rien, parfait. Jack se relève alors et fait un sourire de façade en montrant les clés à une personne qui l’avait vu se baisser rapidement en regardant autour de lui de manière assez suspecte, puis il retourne à sa place aux côtés de Walter.

15:14:10



15:18:31 Jack dort à bord de l’avion le menant à Mexico.
15:18:32 Mitchell dort lui aussi au fond du van où on l’a laissé, menotté.
15:18:33 Michelle lit des dossiers.
15:18:34 Carrie est toujours au téléphone.

Chapelle : Non monsieur Hertzog, il est injoignable.
Hertzog : Ryan, quand vous trouverez Bauer, dîtes-lui qu’il n’y aura pas que ce poste de directeur des agents de terrain qu’il perdra. On ne refuse pas ce genre de choses, et Washington verra d’un mauvais œil qu’après ce qu’il a fait, il ne soit pas celui qui est en charge de cette unité.
Chapelle : Je comprends bien monsieur, et je vais m’assurer qu’il ne le refuse pas.

Ryan raccroche et appuie sur l’interphone de son bureau, auquel il est assis.

Chapelle : Anna ? Est-ce que vous pourriez décaler mes rendez-vous avec le directeur de la CTU d’Atlanta et celui avec le procureur général ? Je viens d’avoir un empêchement pour tout l’après-midi.
Anna : D’accord monsieur, c’est noté. Et s’ils demandent à vous joindre ?
Chapelle : A mon portable, ce sera bon. Je vais juste à la CTU, pour une… visite de courtoisie, on va appeler ça comme ça.

15:20:19

Le soleil brille comme jamais dans le ciel de Rosarito. Malgré que l’on soit encore en hiver, la plupart des gens se baladaient en débardeur ou en T-shirt, certains avec une bouteille d’eau à la main.
Sur le chantier où se construit un complexe d’immeubles aussi, la chaleur affaiblit les organismes.
Une voiture arrive, vitre cassée, laissant donc la musique s’en échappant se diffuser dans les alentours, puis s’arrête en face d’une grue.
Ramon Salazar sort du véhicule. Il prend son arme, vérifie le chargeur et la glisse dans sa ceinture, gâchette tournée vers le ciel, puis rabat sa chemise par-dessus et marche à la recherche de Guerrero, qui travaille là aujourd’hui.

Ramon : Eh Benicio, la forme ?
Benicio : Toujours, bien que ce soit assez dur aujourd’hui on est en sous-effectif. Et toi ?
Ramon : Bien bien.
Benicio : Et la famille, ça va ?
Ramon : Pas vraiment en fait. Je me suis séparé de Clara il y’a 3 mois, ça n’allait plus.
Benicio : Désolé mon frère. On essayera de manger un morceau ensemble un de ses 4 ?
Ramon : Avec plaisir, je t’appellerai.

Ramon poursuit sa route après cette brève discussion avec un ami de longue date. Il ne doit pas s’éterniser ici. Puis il s’arrête brusquement et se retourne vers Benicio, qui marche vers un banc.

Ramon : Au fait, Benicio, c’est immense ici et je dois trouver quelqu’un… tu ne saurais pas où est Guerrero Borrego ?
Benicio : Guerrero ? Si, je viens de le voir, il est à 300 mètres d’ici, vers l’ouest, il porte une casquette de baseball verte, tu ne peux pas le louper.
Ramon : Je te revaudrai ça.

Ramon marche alors à travers le chantier, au milieu des grues et des dameuses, soulevant une poussière ocre dans un milieu déjà difficilement respirable. Au bout de 2 petites minutes de marche, Ramon voit cet homme à la casquette de baseball verte. Il souffle un peu, puis s’approche, le sourire aux lèvres.

Ramon : Guerrero, quel plaisir de te voir !
Guerrero : Monsieur Salazar ?! Qu’est ce que vous faîtes ici ?
Ramon : Tu es mon ami Guerrero, et je passais par là, alors je me suis dit que je pourrais venir te saluer.

Guerrero esquissa un sourire de façade. Il est gêné, il sait que Salazar ne se déplace pas lui-même comme ça, pour saluer quelqu’un sans contrepartie, sans autre motif que d’être amical.

Guerrero : Tu devrais repasser dans 2 ou 3 heures, là je suis occupé, tu le vois bien, et en plus on n’est pas beaucoup aujourd’hui alors…
Ramon : Ca va, ça va, je comprends bien. Moi aussi je suis pressé, j’ai d’autres choses à faire tu vois, des choses bien plus importantes que venir te voir. Seulement quand on me casse les couilles en essayant de me voler, je prends tout de suite un malin plaisir à venir en personne pour voir qui est-ce qui me les brise.
Guerrero : Ramon, tu auras ton argent la semaine prochaine, je te le jure sur la tête de mes enfants !
Ramon : Ah oui, ça me fait penser que j’ai rendu visite à ta famille il y’a quelques minutes. Ils sont adorables tu sais, surtout ta femme. Si elle a une marque sur la joue ce soir, ne sois pas étonné hein.
Guerrero : Qu’est ce que tu as fait à Andrea ?
Ramon : Rien comparé à ce que je vais te faire.
Guerrero : Tu auras ton argent lundi, je te le promets.
Ramon : Tu m’avais dit "je l’aurais demain" il y’a de ça 7 jours, j’en ai marre d’attendre.

Ramon sort alors son Beretta de sa ceinture et tire une balle perforant l'estomac de Guerrero, qui hurle puis chancelle avant de s’effondrer sur le sable couvrant le chantier.
D’un geste de la jambe, Ramon pousse l’homme à terre vers un trou, qu’il creusait lui-même jusqu’alors par ailleurs. Guerrero, se vidant de son sang, roule alors au fond de ce caveau devenu tombe. Comme il le lui à dit, peu de personnes travaillent à cette heure de l’après-midi. Ramon se dirige alors vers une grue au préalable chargée par une bétonneuse, et en trouve une, remplie. Il monte à son bord, la démarre avec les clefs laissées dans la portière, puis la dirige vers le trou où gît Guerrero.

Après l'avoir bien calée, il descend de l'appareil et va alors vers une table, trouve un portable, celui de Guerrero, éteint. Il l’allume, et constate que sa femme lui a laissé plusieurs messages disant "que Salazar arrive le voir". Il esquisse un sourire en coin et les efface. Il aurait dû prendre plus de précautions, Guerrero aurait pu garder son portable sur lui.
D’un geste, il lance le portable sur Guerrero, gisant dans son sang.

Ramon : Appelles-ta femme !
Guerrero : Quoi…
Ramon : Ne m’obliges pas à répéter…

Guerrero, dans ses dernières forces, attrape son téléphone, ouvre le clapet, et appuie sur quelques touches. Au bout de quelques secondes, une voix féminine répond.

Andrea : Allo ?
Guerrero : Chérie, je t’aime… ne l’oublies jamais…
Andrea : Guerrero ? Qu’est ce qui se passe ? Salazar est venu nous voir tu sais, fais attention, il va venir te voir !
Guerrero : C’est trop tard… Dis aux enfants… que je les aime aussi…

Ramon : Raccroche, maintenant.

Guerrero : Je t’aime ma chérie, je t’aime…

Guerrero, les larmes aux yeux, hurlant de douleur, essaye de fermer son portable pour mettre fin à l’appel, mais il n’en a pas la force. Sa femme continue à s’affoler au téléphone, pendant qu’un bruit sourd et imposant se fait entendre. Pilotée par Ramon, la grue, remplie de ciment liquide, déverse son liquide grisâtre sur Guerrero, agonisant, qui est rapidement enseveli sous une mare de béton.

Ramon s’approche de cette fosse et y lance un crachat de dégoût. Puis il entend des bruits de pas, aussi il se cache derrière la grue.

Benicio : Eh Guerrero ? T’es où ? On avait dit que seuls Batista et Angel pouvaient utiliser la grue, j’attends une explication.
Ramon : Il a dû s’absenter.
Benicio : Ah Ramon, t’es là ! Au fait, tu sais d’où venait le coup de feu, ça fait 2 minutes qu’il a retenti.
Ramon : Aucune idée.

Benicio allait repartir d’où il venait, mais son regard s’arrête sur le sable, à quelques mètres de Ramon. Il remarque alors une traînée de sang menant au béton encore coulant. Il s’apprête à repartir dans l’autre sens rapidement, prenant conscience du danger, mais Ramon ne lui en laisse pas le temps. Il lui expédie une balle dans la tête, puis, après avoir regardé autour de lui, il saisit rapidement le cadavre de Benicio et le traîne par les pieds dans le béton, qui n’a pas encore durci, et plonge le corps sans vie dans cette boue visqueuse, dans laquelle Benicio s’enfonce sans trop de difficulté.

Ramon part alors d’un pas pressé vers la voiture. Ce n’était pas pour l’argent qu’il est venu ici, non, ce n’est pas pour mendier de l’argent qu’il est venu voir Guerrero. L’argent coule à flots chez lui, il n’y a pas de problème de ce côté-là. Non, c’est pour sa réputation, et pour montrer qu’on ne se fout pas de sa gueule sans en payer les conséquences.

15:27:11



15:32:05
Jack est toujours plongé dans un profond sommeil.
15:32:06 Hector boit une bière, assis sur la terrasse de sa propriété.
15:32:07 Ramon est en route pour le point de rendez-vous avec l’acheteur.
15:32:08 Michelle fait des recherches sur son ordinateur.

Comme tous les garçons de son âge, Oliver a des préoccupations. S’acheter le nouveau Metal Gear Solid sur PS2, draguer les filles, fumer de l’herbe pour se donner un air viril devant les potes des quartiers. Enfin, des bas quartiers plutôt. Car dans les bas fonds de Ensenada, à 50 kilomètres de Mexico, Oliver Calvin survit plutôt qu’il vit. Enfin, quand il n’a pas de boulot. Car en ce moment, il a un emploi fixe et stable, pour lequel il a suffisamment d’argent pour subsister.

Oliver n’a que 15 ans mais ne vit déjà plus chez ses parents, il a eu quelques problèmes avec eux, enfin avec sa mère. Son père est mort quand il avait 5 ans, il est mort suite à un règlement de comptes. En effet, Pablo s’est fait descendre en pleine rue, par quelques individus armés dans une voiture, qui ont fait feu quand il passait. Criblé de balles, Pablo heurta le sol sous les yeux d’Oliver, qui se promenait avec lui, mais était resté à quelques dizaines de mètres derrière, pour rattraper son ballon qui avait roulé dans une petite ruelle. Ils rentraient chez eux à vrai dire, et Maria, la mère d’Oliver, retrouva ce dernier assis dans le sang de son père, lui secouant la tête et les épaules, car croyant qu’il dormait.
Oliver est resté marqué par cet événement-là.

A l’âge de 9 ans, il s’est mis à voler dans les magasins. Au début, ça n’était pas grand-chose, juste des bonbons ou des articles de faible coût. Jusqu’à un certain point où Oliver s’est mis à voler dans des sacs à main dans les quartiers huppés de la ville. Il s’est fait repérer par la police à l’âge de 13 ans, a fait 7 jours en prison. Suffisamment pour être repéré par Asa Johnson, un dealer notoire, appartenant à un gang. Ils ont échangé leurs problèmes personnels, Asa avait vécu une situation familière dans son enfance, lui aussi. Ils ont sympathisé en prison, et à la sortie d’Oliver, il s’est rendu à une adresse que lui avait communiquée Asa. L’adresse de son chef de gang. Car Asa a remarqué que sa 'famille de la rue', comme il l’appelle, aurait bien besoin d’un gamin comme lui, espiègle et rapide à la course, pour diverses tâches assez ingrates, mais bien payées. Oliver s’en fichait que ce soit malhonnête, on a bien abattu son père dans la rue sans que la police ne bouge le petit doigt pour trouver qui a fait ça, pas besoin de parler de lois ou d’équité alors, c’est chacun pour soi.

Il s’est payé un petit taudis proche du marché, et envoie régulièrement une enveloppe d’argent à sa mère dans sa boîte aux lettres. Ca va faire 8 mois qu’ils ne se sont pas vu, ça ne gène pas Oliver.

Là il a une course à faire, payée 200 $, c’est pas mal d’argent, c’est tout ce qu’il aura cette semaine, alors il a intérêt à faire le boulot correctement. Portant un sweat à capuche et fumant su shit, il monte les escaliers d’une sorte d’HLM délabré au fin fond de la misère d’Ensenada.
Arrivé au 5ème étage, face à une porte portant le numéro 107, il frappe contre le bois presque pourri de cette entrée. Il entend des cris sourds, un gros chien sûrement, puis des pas qui s’arrêtent, et enfin le loquet se tourne.

Joaquim : Oui c’est pour quoi ?
Oliver : Vous êtes bien Joaquim Moralez ?
Joaquim : C’est bien ça, et toi t’es qui ?

Oliver sort alors un pistolet et tire une balle entre les deux yeux de l’homme, qui s’effondre à l’intérieur de son vétuste appartement. Oliver range alors son arme fumante dans l'une de ses poches et court à toute allure vers l’escalier pour le descendre, puis vers la sortie, il continue à courir pour finir par arriver, 2 minutes plus tard, au milieu d’une place assez fréquentée, suffisamment pour être perdu de vue au cas où on l’aurait suivi. Il enfonce bien sa capuche sur sa tête malgré le soleil qui rayonne, et sort son portable pour envoyer un SMS à Diego, son chef de gang, pour lui dire que Moralez a été abattu, et qu’il arrive bientôt.

15:37:44

Tony : Tu peux entrer.
Michelle : Dis, Tony, tu as vu le mémo que la Division a envoyé dans l’intranet de la Cellule ? Il parait que Chapelle va venir.
Tony : Chapelle ?! Mais pourquoi ?
Michelle : C’était marqué "pour s’assurer que les effectifs fassent leur boulot", une visite de routine en bref. Enfin… je ne sais pas toi, mais personnellement je commence à en avoir un peu marre de ces travaux là, le bruit des perceuses et des marteaux commence à me sortir par les yeux.

Pendant que Michelle parlait, Tony a vérifié la présence de ce mémo, il existe, et date d’aujourd’hui à 15h24. Chapelle ne va pas tarder à arriver. Il lève alors les yeux de son écran vers Michelle.

Tony : Ouais, moi aussi, mais ce matin, le chef des travaux m’a dit que ce serait fini d’ici ce soir.
Michelle : Tant mieux, c’est dur de se concentrer dans des conditions pareilles. T’as de la chance toi, t’es assez isolé du vacarme qu’ils font ici. Euh... au fait Tony, tu n’aurais pas vu Jack, je le cherche depuis quelques heures là, j’ai un dossier à lui transmettre à propos de la demande de sa fille pour travailler ici. Et il ne répond pas à son portable.
Tony : Non, aucune idée d’où il peut bien être, mais s’il m’appelle, je lui transmettrai le message.

Michelle s’apprête à sortir du bureau, et, ayant posé sa main sur la poignée, s’apprête à descendre l’escalier menant à l’étage inférieur, mais se ravise soudainement et se retourne vers son patron.

Michelle : Ca me fait penser… je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je crois que tu avais donné pas mal de boulot à Carrie. C’est pas que ça me dérange, au contraire, mais depuis une demi-heure elle ne fait que passer des coups de fil, j’ai voulu lui demander qui elle appelait et elle m’a envoyé balader. Enfin ça, ça ne change pas de d’habitude, mais j’ai cru entendre qu’elle demandait à parler à Joseph O’Laughlin. Et c’est le chef de la Sûreté Territoriale. Elle n’a pas besoin de leurs données pour faire ce qu’elle a à faire sur la prise d’otages, non ? Tu l’y as autorisée ?

Tony se lève alors brusquement de son fauteuil et va voir à l'autre bout son bureau, surplombant ceux des analystes, et constate que Carrie est bien au téléphone. Michelle a eu sa réponse. Il retourne alors à sa station, au passage en bousculant presque Michelle, et regarde alors dans la base de données de la Cellule quand les fichiers sur la prise d’otage dirigée par Franck Rowen ont été consultés pour la dernière fois. Aujourd’hui à 15h05. Et aucune consultation n'est en cours. Tony saisit alors son téléphone.

Mara : Ici la com’, Mara à l’appareil.
Tony : Mara, c’est Tony Almeida. Je veux que vous me communiquiez tous les numéros des appels passés du poste 8 au cours des deux dernières heures, immédiatement. Envoyez ça sur ma station.

Tony est très tendu en ce moment, Michelle le voit bien. Comme Jack d’ailleurs, ce matin. Quand elle est venue le voir dans la salle de repos, elle a bien vu qu’il était en train de pleurer. Et maintenant il a disparu, et Tony se comporte bizarrement, d’habitude il n’est jamais aussi stressé, surtout un jour où il n’y a pas spécifiquement plus de boulot qu’un autre jour...

Mara : Voilà Tony, j’ai envoyé ça sur votre poste.
Tony : Merci.

Tony raccroche sèchement et vérifie aussitôt la liste des appels que Carrie a passés. 15h04 : LAPD, 15h15 : FBI, 15h21 : CIA, 15h27 : la Division et 15h32 : Sûreté Territoriale.

Tony : Euh... merci de m’avoir prévenu, Michelle.
Michelle : Qu’est ce que tu vas faire ?
Tony : Je ne sais pas, je vais lui demander pourquoi elle les a appelés. Et, Michelle, ne lui dit surtout pas que j’ai vérifié ça, je préfère faire ça moi-même.

Michelle acquiesce et sort alors du bureau. Tony se passe les mains derrière la tête en les croisant, exaspéré. Non, il n’ira pas demander à Carrie pourquoi elle a appelé toutes ces agences. C’est évident, elle cherche encore du côté de Mitchell et du mémo qu’il ne leur a pas envoyé. Là Carrie le sait, le mémo n’est pas sorti d’ici, Tony lui a menti surtout la ligne.

15:42:30



15:46:52
Carrie jette un œil vers le bureau de Tony.
15:46:53 Tony appelle le FBI pour dire qu’il ne s’agissait que d’un malentendu par rapport à l’appel de Carrie.
15:46:54 Jack dort toujours à bord de l’avion.
15:46:55 Claudia marche dans un champ de la propriété de Hector.

Oriol : Monsieur Salazar, vous êtes de retour.
Hector : Oui, ça va faire une petite heure maintenant. Comment c’était la plage ? Vous vous êtes bien amusés ?
Oriol : C’était très bien oui, Sergio n’a pas arrêté.
Hector : Bon…

Alors qu’Hector s’éloigne un joint à la main, Oriol Hernandez baisse la tête, se passe la main sur le front, prend sa respiration et rappelle son patron.

Oriol : Monsieur Salazar !
Hector : Depuis le temps que je te connais, appelles-moi Hector, c’est la moindre des choses.
Oriol : Justement, Hector, ça va faire quoi ? 3 ans, peut-être 4, que l’on vit chez toi avec ma famille. Ton père, paix à son âme, nous a offert ce foyer, on l’en remerciera éternellement.
Hector : Où est-ce que tu veux en venir ?
Oriol : Eh bien, j’ai trouvé du travail ailleurs, grâce à un ami, en tant que menuisier. J’ai… j’ai trouvé un logement là-bas aussi.
Hector : Tu veux dire que tu quitterais ce ranch ?
Oriol : C'est ça oui, et avec Claudia et Sergio. Ce boulot est disponible immédiatement, donc je me demandais si on pouvait partir demain.

Hector eu alors un rictus. Il enleva son joint de sa bouche, se rapprocha encore plus d’Oriol.

Hector : Tu crois quoi ? Tu crois que t’es en pension ici, que c’est un hôtel tous frais compris et que tu pars quand tu as fini tes vacances en disant au revoir au gérant ? C’est pas comme ça que ça marche. Après tout ce que mon père à fait pour vous, efforts que j’ai poursuivi pour vous, tu essayes de me baiser dans le dos. On vous a offert un foyer, un endroit où vivre, sans nous vous seriez à la rue en ce moment, sûrement en train de crever la dalle et faire la manche dans le centre-ville. Et toi, Oriol, tu prends tes grands airs et tu craches sur ça, mais tu n’as pas honte ?!
Oriol : C’est pas ça, on t’est reconnaissant, crois-moi, je te suis infiniment reconnaissant. Mais on s’est dit que c’était peut-être mieux qu’on prenne un peu de distance. Ne le prends pas mal, je voulais juste t’annoncer ça avant qu’on y aille…
Hector : Tu n’iras nulle part.

Hector donne alors un coup de poing dans l’épaule de Oriol, qui tombe sur le sol poussiéreux de la terrasse de la propriété de Salazar. Ce dernier sort un flingue après avoir jeté son joint près de la tête de Oriol.

Hector : Tu sais quoi ? Je pourrais te buter, là maintenant, et personne ne viendrait m’en empêcher. Oriol, je vais te confier un truc : hier soir, j’ai baisé ta fille, et je recommencerai ce soir, et le soir prochain encore. Je tiens à elle. Après tout ce qu’on a vécu, tu ne l'éloigneras pas de moi, ça non.
Oriol : Ah, tenir à quelqu'un, por toi, c'est baiser cette personne. Tu ne m'envoudras pas de ne pas m'attacher à toi alors...

Hector se retient d'appuyer sur la détente. Oriol fait preuve d'un aplomb et d'une audance assez suprenante, Salazar lui-même en est étonné.

Hector : Et je tiens à ton fils aussi. Il tient à moi aussi, ça tu ne peux pas le nier.
Oriol :On viendra te rendre visite quand on habitera dans notre nouvelle maison, Hector, toi qui est un modèle d’intégrité et de valeurs morales…

Hector donna alors un coup de pied dans les côtes de Oriol, en ayant toujours son Beretta pointé vers lui, le doigt sur la gâchette. Oriol essayait vainement de donner l’impression qu’il n’avait pas peur.

Hector : Un modèle oui, comme tu le dis. Dis donc, aujourd’hui, c’est ta journée de libre non ? Tu vas te reposer alors, et si on te le demande, tu t'es cassé une côte à cause d’un cheval qui s’est cabré devant toi, tu n’as pas su l’éviter. Tu comprends ?
Oriol : T’es vraiment qu’une enflure…
Hector : Si ça ne tenait qu’à moi, tu serais déjà mort à l’heure qu’il est. Mais je ne te tue pas, par respect pour Claudia et Sergio, ils ont de la reconnaissance envers moi, eux.
Oriol : Ils ont peur de toi surtout.
Hector : Parce que toi non, peut-être ?

Hector entend alors son téléphone portable qui sonne, regarde le numéro et décroche. Il tourne les talons et marche vers le parc. Il n’attendit pas de réponse de Oriol, ce dernier essayant tant bien que mal de s’adosser au petit muret se trouvant à quelques mètres derrière lui. Tremblotant et le front dégoulinant de sueur, Oriol réussit à s'y adosser au terme d’un effort assez intense, mais entre-temps, Claudia l’a aperçu, et a accouru à son secours.

Claudia : Papa ! Est-ce que ça va, qu’est ce qui t’es arrivé ?!

Oriol se ficha alors des "consignes" imposées par Salazar et dit la vérité à sa fille.

Oriol : J’ai parlé à Hector à propos de notre déménagement, tu sais, ce dont on a parlé ce matin à la plage.
Claudia : Je t’avais dit que tu aurais dû venir avec moi pour lui demander ça !
Oriol : Il faut croire que je n’avais pas envie que tu sois avec moi à ce moment-là, je crois que j’ai bien fais.
Claudia : C’est lui qui t’as mis dans cet état ?
Oriol :
Claudia : Je vais aller lui parler, tu vas voir.
Oriol : Non surtout pas, n’y vas pas, je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose si tu remets ça sur le tapis. On va rester là, on n’a pas le choix, je téléphonerai à Clive pour lui dire que ce n’est pas possible qu’on aille à San Ignacio la semaine prochaine... On attendra une autre opportunité pour quitter cet endroit.

15:50:39

Dans le hall d’un hôtel assez luxueux, un homme portant une veste en jean monte un escalier un sac à la main. Un sac en apparence assez volumineux par ailleurs. Arrivé devant la chambre 457, il frappe à la porte par trois coups espacés de 3 secondes, puis lâche le sac devant cette entrée et part par le couloir adjacent à la chambre d’hôtel.
Dans la chambre 457, un homme de grande taille ouvre la porte et aperçoit le sac. Il regarde alors dans le couloir si quelqu’un peut le voir, ce qui n'est pas le cas. Il faut dire qu’à cette heure de l’après-midi, et avec un beau temps pareil, peu de gens restent à l’intérieur de l’hôtel. Après avoir fini de regarder autour de lui, il attrape rapidement le sac par une poignée et ferme la porte.
Dans sa chambre, on ne pas passe à côté de la baie vitrée, donnant sur une rue grouillante du centre-ville de Mexico. Cet après-midi, Steve Goodrich a eu le temps de l’observer, de faire le vide, de se reposer : bref, d’essayer de déstresser avant le rendez-vous qui lieu dans moins d’une heure.
Son téléphone sonne alors, il marche vers la table de nuit où est l'appareil est posé et décroche.

Steve : Oui.
Tony : Steve, c’est Tony. Votre contact vient de m’envoyer un SMS comme quoi il vous a déposé le sac.
Steve : Vous êtes sûr qu’il est fiable ? Les Salazar ont la main mise sur les forces de l’ordre, il aurait pu être corrompu.
Tony : Non, je connais Sanchez depuis mes études, on les a faites ensemble à Chicago, et je peux assurer qu’il est parfaitement intègre.
Steve : Bien, mais pour plus de sécurité, j’aurais pu aller chercher l’argent moi-même à la banque.
Tony : On ne veut pas que vous preniez de risques inutiles, il ne faut pas que vous vous fassiez repérer.
Steve : "On", c’est vous et Annicon ?
Tony : C’est ça oui.
Steve : Vous vous êtes renseigné sur ce gars ?
Tony : Steve, arrêtez d'être parano ! Annicon est de notre côté, il veut démanteler le cartel des Salazar autant que nous, il n’a pas dit à sa hiérarchie les raisons précises de sa venue ici, mais eux ne poseront pas de questions là-dessus. C’est du côté de la Cellule que ça peut poser problème, avec Chapelle.
Steve : Il est au courant ?!
Tony : Non, mais il va arriver dans une vingtaine de minutes ici, et le motif est on ne peut plus flou.
Steve : Il ne faut pas qu’il soit au courant de l’opération, vous le savez bien Tony, ça peut tout faire foirer s’il l’apprend maintenant.
Tony : Je fais mon possible pour lui cacher la vérité.
Steve : Et Jack ? Comment il va ?
Tony : Pas au mieux, c’est le moins que l’on puisse dire, mais il va assurer le coup. Son avion va atterrir dans moins de 10 minutes normalement, vous devriez aller à San Quintin dès à présent.
Steve : Je ne le rencontre pas à l'aéroport pour un briefing rapide sur l’opération ?
Tony : Vous n’aurez pas le temps, et Jack sait quoi faire.
Steve : Compris. Tony, je vous recontacterai vers 18 heures après que le deal soit fait. Vous ferez affréter un avion de tourisme pour me rapatrier à Los Angeles, il ne faut pas qu'il puisse attirer l’attention.
Tony : Ce sera fait, bonne chance.

Goodrich raccroche alors, et s’avance, le portable à la main, vers la baie vitrée qu’il ouvre. Dehors, la population grouille, Mexico est telle une fourmilière. Steve jette alors son téléphone, qui atterrit une vingtaine de mètres plus bas, écrasé sur le bitume, éclatant en mille morceaux. Puis il se retourne vers son lit, sur lequel est toujours posé le sac. Pris d’un doute, il l’ouvre et vérifie le contenu. 30 bons au porteur d’une valeur de 500 000 pesos chacun, c’est bon. Les caisses des Etats-Unis d’Amérique ne verront pas la différence, et puis cet argent est réinvesti dans une "bonne cause", c’est une sorte de donnant-donnant.

Quelqu’un frappe alors à la porte. Goodrich lève les yeux vers cette dernière et saisit son arme à feu. Il s’approche alors et regarde lentement par le judas de la porte. C’est la femme de chambre. Il souffle alors, range son arme dans sa ceinture; va rapidement fermer son sac et regarder s’il ne reste plus aucune trace de sa présence dans l’hôtel. C’est bon, la chambre est nette. Il prend alors un petit sac où se trouvaient quelques affaires pour la nuit dernière, et le sac contenant la somme de 1.5 million de dollars si l’on convertit. C’est le prix pour une couverture crédible.
Il ouvre alors la porte, laissant apparaître la femme de ménage, qui s’impatientait visiblement.

Elisa : Monsieur MacBeth, ce n’est pas trop tôt.
Gregory : Désolé, j’étais au téléphone.
Elisa : Ah mais… vous partez déjà ?
Gregory : Oui, je n’avais réservé que pour la nuit dernière.
Elisa : D’habitude, les gens restent tout le week-end ici. Enfin bref, je vous souhaite une bonne continuation. Et si jamais vous avez une maison qui se libère du côté de San Diego, vous me faites signe.
Gregory : Ce sera fait, vous avez ma parole.

Steve adressa un dernier sourire à la femme de ménage et descendit l’escalier menant au hall d’entrée. Prendre une nouvelle identité, il y était obligé à cause de ce deal. La profession de promotteur immobilier, ça non, il n'y était pas forcé, mais il fallait bien répondre quelque chose hier soir, à cette Elisa qui pose beaucoup de questions en voulant se montrer chaleureuse avec les clients.

Une minute plus tard, Steve arrive dehors. Il met alors ses lunettes de soleil, et, un sac à la main ainsi qu’un autre sur l’épaule, marche à travers le jardin de l’hôtel Paradisia, vers la rue.

15:56:29

Hôtesse : Mesdames, messieurs, votre attention s‘il vous plaît. Dans environ 7 minutes, nous allons atterrir l’aéroport Benito Juarez de Mexico, aussi nous vous demandons de ne rien oublier à vos places. Merci.
Walter : John, eh John, réveillez-vous ! Une hôtesse vient de nous annoncer que l’on va bientôt arriver.
Jack : Hein ? … Ah d’accord, merci…

Jack baille alors soudainement et se rassoit convenablement dans son fauteuil, il avait un peu glissé en s’assoupissant pendant presque 45 minutes. 3/4 d'heure, ce n’est pas assez, mais c’est déjà ça de pris.
Walter ramasse les mots croisés que le personnel de l’avion lui a donnés dans une de ses poches et regarde par le hublot, on peut distinguer les formes de la capitale mexicaine maintenant.
De l’autre côté, une hôtesse en appelle une autre pour répondre au téléphone, cette dernière a une réaction d’étonnement et prend le téléphone. A l’appareil, c’est Tom Hewes, le directeur de l’aéroport Ontario.

Hôtesse : Monsieur Hewes, qu’est ce qui se passe ? Pourquoi est-ce que vous appelez, on va bientôt atterrir.
Tom : Comment est-ce que vous vous appelez ?
Hôtesse : Pardon ?
Tom : Comment est-ce que vous vous appelez, ce n’est pas trop dur comme question, non ?
Hôtesse : Sarah Letterman, monsieur.
Tom : Ecoutez-moi Sarah. Ecoutez-moi bien, et je ne veux pas que ce que je vais vous annoncer ne puisse transparaître sur votre visage au cas où les passagers peuvent vous voir à ce téléphone de leur siège.
Sarah : C’est le cas, monsieur, mais… qu’est ce qui se passe au juste ?
Tom : Ici à Los Angeles, on présume qu’il y’a un terroriste à bord de votre avion.
Sarah : Pa…pardon ?!
Tom : Un pirate de l’air si vous voulez, enfin une personne qui a embarqué clandestinement plutôt.
Sarah : Je suis désolé monsieur, mais l’avion était complet sur le registre avant le décollage, et il est complet également maintenant. Chaque passager présent ici a payé son billet, vous devez faire erreur.
Tom : Et bien, un de ces passagers a assommé deux de mes gars et les a enfermés dans un local. Il y’en a un qui vient de se réveiller il y’a une dizaine de minutes, Joel Smith. Il m’a dit que l’individu s’était présenté sous le nom de Jack Bauer. Joel n’a plus son gilet fourni par l’aéroport, on suppose que c’est ce Bauer qui l’a pris, il doit le porter sur lui.
Sarah : Mais pourtant…
Tom : Ce que je vous dis est vrai. 2 agents de sécurité étaient menotés et étendus dans un bureau fermé à clé de l’extérieur. Ma secrétaire m’a dit avoir reçu un appel de Ben lui demandant de quitter son poste vers 14h50. Un agent m’a dit que Ben l’appelé à 14h55 pour lui dire que sa voiture était emboutie, ça l’a fait quitter son poste, comme la secrétaire quelques minutes plus tôt. Vous comprenez ? Bauer les a tous distraits pour pouvoir passer.
Sarah : Vous avez un système de photographie sur votre portable, monsieur Hewes ?
Tom : Oui, pourquoi ?
Sarah : Envoyez-moi la photo de cet individu prises avec les caméras de l’aéroport, je me chargerai de donner cette photo au marshall de l’air qui agira en conséquence…
Tom : Impossible, on a retrouvé toutes nos caméras de surveillance désactivées. Bauer les a sûrement éteintes à partir du secrétariat, pour qu’on ne puisse pas avoir des angles pouvant l’identifier visuellement, il a tout prévu.
Sarah : Qu’est ce que je peux faire alors ?
Tom : Sarah, il a seule chose que vous puissiez faire c’est de dire qu’on demande Jack Bauer, vous verrez si un passager commence à se lever ou agit bizarrement. C’est la seule chose à faire, désolé, on a pas mieux vu les circonstances. Je retourne voir Joel Smith et son collègue qui va bientôt se réveiller, on va voir s’ils peuvent faire un portrait robot rapidmeent, et puis je vous recontacte éventuellement pour…
Sarah : Monsieur, on atterrit dans 5 minutes, et, pour ce que j’en sais, on ne peut pas retenir les passagers dans l’appareil sans raisons valables, je suis désolé. Il nous faut des preuves tangibles.
Tom : Vous allez laisser fuir un terroriste ?!
Sarah : Monsieur, à l’altitude où nous sommes, on est certains que personne ne tentera d’attaque, c’est impossible avec le temps de vol qui reste. Ce Jack Bauer se serait manifesté avant s’il avait l’intention de faire exploser ce Boeing.
Tom : Putain, le fils de pute, qu'est ce qu'il veut au juste… bon, faites ce que je vous ai dit Sarah, je vous recontacte aussi vite que possible si j’ai du neuf.

Sarah raccroche et se penche en avant pour appuyer sa tête contre la carlingue de l’appareil. Elle tremble, et essaye de se calmer. L’hôtesse reprend son souffle puis se retourne avec le sourire vers les passagers quelques mètres plus loin, prend un microphone et dit :

Sarah : Mesdames messieurs, je voudrais à nouveau votre attention s’il vous plait. Je souhaiterai parler à Jack Bauer. Je répète, je souhaiterai parler à Jack Bauer.

De sa place, Jack sent que quelque chose cloche, ce n’est pas normal qu’on appelle des passagers comme ça à la fin d’un vol. Qu'on l'appelle lui encore moins, il n'a rien fait d'anormal. Si on avait des choses à lui demander, on l’aurait fait avant. Et pourquoi lui demander quelque chose ? Il s’est inscrit sur le vol sous le nom de John Moore après tout. Il n’y a plus qu’une seule option : il a été repéré. Heureusement qu’on ne peut pas connaître sa place dans l’avion avec ce fameux registre.

Sarah : Monsieur Bauer, où êtes-vous ?

A côté de Jack, Walter marmonne, en regardant l'hôtesse.

Walter : Oh ma petite, toi tu as l'air bizarre... John, si vous voulez mon avis, c’est encore un de ces putains d’arabes. Tous des terroristes. Ils veulent refaire un 11 septembre en février, moi je vous le dis. Vous êtes pas d'accord avec moi ?
Jack : Ouais, Walter, d'accord avec vous. Espérons qu’on va vite trouver ce Bauer.

15:59:57
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16:00:00


Wink
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naossano
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 Message Posté le: Lun 23 Juin 2008 - 10:15    Sujet du message:
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Episode trés sympathique.

Pour l'espion, je m'attendais plus à Chase qu'à Steve Goodrich...

J'aime bien le coup du gamin, même si son intro était un peu brute.

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Jack141290
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 Message Posté le: Lun 23 Juin 2008 - 11:46    Sujet du message:
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Très bon comme épisode, que je vois plus comme un épisode de transition (sauf pour Ramon qui s'est fait un petit échauffement Mr. Green). C'est quand même fort ce qu'il a fait, mais pour une réputation, ça en vaut la peine pour certains.

Y a aussi le petit Oliver qui m'a l'air pas mal à 15 ans quand même. Tuer comme ça, en plus il a déjà fait de la prison, son expérience passée est très bien narrée. Smile

Le vieux dans l'avion lui il m'a fait marrer en engageant la conversation. Je m'imaginais la scène. Le pire c'est qu'un vieux qui cherche à parler avec toi, ça peut arriver vraiment. Et Jack qui s'efforce de rester poli... Mr. Green

Sinon, la situation à la cellule, Carrie qui appelle les autres services, Chapelle qui va débarquer : ça craint du boudin.

J'ai hâte franchement de voir comment certaines situations vont tourner, en particulier à la cellule, et du côté de Jack dans l'avion. Très bon épisode. Applause Applause Wink
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jackbauer29
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 Message Posté le: Lun 23 Juin 2008 - 13:43    Sujet du message:
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Très bon épisode encore une fois Smile.

J' ai bien aimé le passage avec Oriol et Hector. J' imagine très bien cette scène dans 24, sauf peut être Oriol tenant moins la tête à Hector. Je l' aurais plutôt vu ayant un peu plus peur d' Hector. Mais ce passage était très bon !

Donc voila, c' était très bon !
Vivement la suite rapidement !

Wink
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