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The Kief' Conscience de Jack


Inscrit le: 24 Fév 2006 Messages: 1600
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Posté le: Dim 25 Mai 2008 - 14:49 Sujet du message: |
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La suite la suite!!!  _________________
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Palmer22 Dingue de 24-fr


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4790
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Posté le: Dim 25 Mai 2008 - 19:36 Sujet du message: |
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L'épisode 7 est en cours d'écriture définitive, il est arrivé à la moitié de
l'heure environ.
Mais je n'aurai pas trop accès au net pour les prochains jours, donc je pense
que cet épisode pourrait arriver mercredi au mieux .
L'histoire ayant donné une très grande part de l'action à Jack dans l'épisode
6 avec sa stratégie pour monter dans l'avion qui a réussi, cet épisode-ci sera
plus centré sur les autres pans de l'histoire, avec des aboutissements pour
une certaine storyline, ce qui est nécessaire avant que Jack ne pose le pied
sur le sol mexicain, pour passer du tout au tout avec ce(s) personnage(s)
d'ailleurs, enfin je n'en dis pas plus.
Je poserai aussi les bases d'une intrigue charnière de la seconde partie de
cette première moitié de saison, pour pas que ça tombe comme un cheveu sur la
soupe quand on y passera vraiment dans quelques heures. Ce sera une intrigue
assez sombre.
Et puis j'ai pensé à introduire une scène d'action assez spéciale en me
demandant ce à quoi on n'avait jamais vraiment eu droit dans 24 à ce niveau là, alors j'ai repensé à une
séquence fameuse de Mr. and Mrs Smith, et visuellement
dans ce film ça en jette, alors j'espère qu'ici, ça rendra bien à l'écrit,
avec une scène qui reprend la forme de la séquence en question de ce film .
En tout cas, merci de ton soutien et de ton envie de voir la suite The Kief',
ça me fait vraiment plaisir !
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naossano Cougar déchaîné


Inscrit le: 15 Sep 2007 Messages: 826 Localisation: 93-77-13
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Posté le: Lun 26 Mai 2008 - 13:49 Sujet du message: |
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Vu les heures passés à lire ton fanfic, je pense queje vais être concis dans
ma critique, quitte à y revenir plus tard ( surement ).
Trés sympa de revenir sur les Salazar, le Jacko drogué, l'Annicon pris dans
les embouteillages, l'âge d'or de la série...
J'aime bien tout les petits caméos d'anciens personnages, parfaitement
crédibles ( quoique Mélanie... ), j'ai surement dù en oublier ( c'est qui
Rush ? )
L'idée de faire durer le plaisir au début est sympa, mais ça manque d'enjeux
pour la suite. ( 6 heures pour attendre un deal de drogue, à moins que...)
Les personnages sont assez bien respectés, y compris Chapelle dans ses
"bons" jours...
Par contre, je suis pas certain qu'Annicon travaille avec Warren à la prison.
D'autant que ça paraisse bizarre qu'il puisse être directeur de prison et
prendre part à l'enquête, à tel point qu'une relation s'installe entre lui et
Ramon ( à moins d'un passé commun ? ). D'autant qu'il devrait connaître Jeff
Benson mieux que ça s'il bosse sur le site... Tu te situe où par rapport à ça
?
Un peu bizarre que Michelle soit cantonnée à faire de la figuration, surtout
en début de saison. Il aurait peut-être fallut l'occuper ailleur, en attendant
de la mettre en scène.
J'aime bien, par contre, l'idée que les Salazar ne soient pas trop montrés, et
pas trop tôt, histoire de ménager le lecteur, avant la rencontre avec Bauer.
J'aime bien tes parti-pris de départ, qui ont contribuer à placer la saison 3
au dessus des autres, mais ça fait quand même bien éloigné de 24... Je
pense que pour une diffusion TV, y aurait eu le contenu de 2 ou 3 ep, dans un
seul... _________________
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Palmer22 Dingue de 24-fr


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4790
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Posté le: Lun 26 Mai 2008 - 19:31 Sujet du message: |
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Ah, un autre lecteur !
Tout d'abord naossano, merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire, ça
fait vraiment plaisir !
Pour
Mélanie, je peux te dire d'emblée que ce n'est pas du tout sensé être la
Mélanie de la saison 1. J'ai laissé ça à la libre interprétation du lecteur,
si vous vouliez la voir là ou pas, puisqu'il n'y a pas plus de précisions sur
cette amie de Kim. Il y'a plein de Mélanie à LA sûrement.
Je suis le premier à reconnaître que ce serait tiré par les cheveux qu'elles
déjeunent ensemble 3 ans après le Super Tuesday, surtout par rapport à ce qui
s'est passé ce jour-là, ce n'est pas trop crédible, mais j'ai voulu mettre ce
prénom là comme ça, en appuyant pas trop, sans vouloir trop faire référence un
comeback assez peu probable .
Par contre,
pour le Rush dont tu parles, c'est sûrement Sterling Rush... on l'entend au
tout début du 5x01, nommé par le patron de Franck Flynn.
Il y'a aussi Patrick Rhys, et ici, ils sont tous les deux des conseillers pour
Milosevic.
Comme il y'a un ex-agent fédéral qui s'est fait passer pour mort et qui bosse
dans une raffinerie du désert de Mojave, je me suis dit que ce serait sympa de
faire des petites allusions à ces deux personnages (dont les noms sont ceux de
personnes travaillant à la production de 24) en partant du fait que eux aussi ont dû refaire leur vie .
Je ne reste focalisé sur ce détail, qui est avant tout une petite référence
& qui n'avance pas l'histoire, et puis ça permet d'imaginer un passé à ces
deux figurants de 24.
Pour Warren
Mitchell, il prend la tête de la prison quand Luis Annicon se fait tuer dans
le 3x03, il le supplée, donc ce doit être le sous-directeur.
Et puis comme dans les premiers épisodes du Day Three, on voit Jack près de lui, à même de lui faire une
confidence sur le futur sort de Ramon (libération), on peut se dire qu'ils ne
se sont pas rencontrés quand Ramon a été mis en prison donc, on peut leur
inventer un passé commun.
Et puis Annicon aurait la reconnaissance médiatique d'avoir mis un baron de la
drogue en tôle, ça peut compter et l'influencer dans sa part de travail à
l'enquête.
D'ailleurs, Tony se porte garant de lui. Comme c'est le directeur, il n'y a
pas de raisons de contester la présence à la CTU de Anncion, enfin pas
encore...
Et je ne parle pas de Jeff Benson (le gardien qui tue Annicon) au fait .
Michelle
prendra un rôle crucial dans les évenements de la seconde partie de ma saison
(qui se déroulera 6 mois plus tard), mais surtout dans les derniers épisodes
de ma première moitié de saison, j'essaye de dessiner ce qui se verra encore
plus dans la seconde et dans la saison 3, le fait qu'ils sont ensemble.
Pour ce qui
est du fait qu'il ne se passe pas assez de choses à ton goût, et bien j'ai
envie de dire que je n'ai pas envie de me perdre dans des intrigues annexes
avec des minis-histoires trop détachées de l'action principale pour boucher
les épisodes et faire passer le temps.
Le fait de créer entre deux saisons, que je m'engage à respecter, limite mon
champ d'action, il ne faut pas faire d'incohérences avec les différentes
saisons de 24. J'ai essayé de penser ça
sur la longueur en planifiant les 12 premiers épisodes, aussi je ne pouvais
pas montrer Jack infiltré dès l'épisode 3, sinon, qu'est ce que j'aurais bien
pu mettre dans les 9 restants avant la seconde partie ? Du vent, donc là,
j'essaye d'étaler les phases, et puis s'infiltrer sur seulement quelques
heures (avec une préparation derrière cependant), c'est déjà assez gros en
soi.
Voir les prémices, les préparatifs et les problèmes qui résultent de cette
infiltration sont, je trouve, des éléments meilleurs à exploiter que des
choses qui ne sont pas en rapport avec ça.
Le deal, ce ne sera pas un simple deal, et je suis assez content qu'on ne
puisse pas du tout deviner ce qui va se passer dedans .
En tout cas, je te remercie encore de me lire, naossano !
 _________________
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naossano Cougar déchaîné


Inscrit le: 15 Sep 2007 Messages: 826 Localisation: 93-77-13
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Posté le: Lun 26 Mai 2008 - 20:47 Sujet du message: |
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Ce qui me turlupine, c'est pas qu'Annicon soit présent, mais qu'il soit
"juste" le directeur d'une prison, alors que la saison 3 me laisse
entrevoir plus de choses.
Il semble être un vrai inspecteur, du genre des stups, totalement obnubilé par
Ramon, et, en retour, craint par ce dernier, qui ne veut pas l'avoir dans les
pattes. ( et qui agit en conséquence ) Quand il pousse sa geulante, en début
de saison 3, ça a plutôt l'air d'être parce qu'il ne veut rien lâcher à Ramon,
que pour qu'il soit dans sa prison. Par ailleurs, le lien avec Benson me fait
dire que ses allers et retours dans la prison, bien que fréquents, ne sont que
trés récents. D'où la réplique pour dire qu'il commence un peu à connaître les
gardiens ( dont Benson ). Son tempérament fouineur, harneux et sans peur,
suggère une certaine expérience du terrain. Rien n'indique qu'il dirige la
prison, par ailleurs. Je l'aurais plutôt vu comme étant Mr l'expert en
Salazar, à l'origine de l'enquête. ( son décès me fait penser à celui de
Walsh, qui meurt trop tôt , mais qui en sait plus que les autres ) Cela dit,
les choses n'ayant pas été officialisés non plus, c'est peut-être normal
d'interpréter les choses differement.
Pour Rush, je me disais bien que ce devait être quelqu'un dont le nom avait
été cité, mais qui n'avait pas été vu.
Comme tu le dis, ta démarche est loin d'être simple. Faut être prenant et
original, tout en collant au concept et en étant trés fidèle à la chronologie
et aux personnages. Pour cela, bravo. Si je devais m'attaquer à un fanfic, je
chercherais pas à être si rigoureux. ( disons que je ferais une histoire
inédite, à la suite d'une saison, mais sans coller à la suivante) En plus, tu
évite la surenchère. Cela dit, ç'aurait peut-être été plus vivant avec des
intrigues secondaires avec Kate, Michelle ou Kim, histoire de dire que les
personnages existent autrement que pour l'infiltration de Bauer. Sinon, le
tueur en série arrêté par la CTU, faut vraiment croire que les affaires sont
calmes. ( doit bien avoir quelqu'un qui cherche Ben Laden...). Le calme vant
la tempête...
Mine de rien, tu as quand même lâché un sacré spoil. Michelle et Tony ne sont
pas encore mariés ! ! ! ( je parie aussi que l'espion n'est pas un mexicain... )
Bien joué le coup de la chronologie avec le procès de Milosevic. Faut vraiment
chercher les dates...
Dommage que je connaisse pas tout les hommes de Salazar, mais il me semble que
tu en cite pas mal ( Tomas, Gomez, Pedro, Simon...).
Je sais pas si tu veux laisser les gens deviner, mais tu peux éventuelement
mettre un lien wikia24, la première fois qu'un nom apparaît. Ce n'est qu'un
suggestion...
En tout cas, bonne chance pour la suite, et, peut-être, des critiques plus
constructives de ma part ( ne jamais rien promettre ) _________________
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VE[N]OM Président(e) des Etats-Unis


Inscrit le: 05 Aoû 2007 Messages: 1764 Localisation: Sangala
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Posté le: Mar 27 Mai 2008 - 22:33 Sujet du message: |
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| Palmer22 a
écrit: | | Episode 1 Saison
2.5 |
Très bon épisode je dois dire, on voit bien la trame qui se prépare avec les
Salazar !
Les noms de Phillip Rhys et Sterling Rush me disent quelque chose mais je ne
me souviens pas de quoi .
Pour Jack qui tombe dans la salle, je pense que c'est du fait qui se drogue
déjà, car même quand il est fatigué il ne ferait pas ça.
Bref, un plaisir de te lire, j'enchaine direct sur le deuxième épisode . |
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 |
VE[N]OM Président(e) des Etats-Unis


Inscrit le: 05 Aoû 2007 Messages: 1764 Localisation: Sangala
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Posté le: Mar 27 Mai 2008 - 23:19 Sujet du message: |
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| Palmer22 a
écrit: | | Episode 2 Saison
2.5 |
Excellent boulot !
J'ai adoré l'interrogatoire du début.
Je ne sais pas si dans ta saison il y aura déjà un lien avec un virus, mais si
c'est le cas j'espère qu'on y verra Saunders aussi .
Je vois que tu as vraiment beaucoup d'idées, comme par exemple en fesant
revenir Cam à la cellule.
Je lis l'épisode 3 demain matin  |
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Palmer22 Dingue de 24-fr


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4790
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Posté le: Jeu 29 Mai 2008 - 19:32 Sujet du message: |
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Merci beaucoup de me lire VE[N]OM (et bon retour ici) !
D'ailleurs, l'épisode 1x07 arrivera sûrement samedi, voire vendredi soir
peut-être, désolé du retard, c'est pas l'envie mais plutôt le temps d'écrire
qui me manque ces temps-ci .
| VE[N]OM a
écrit: | Je ne sais pas si dans
ta saison il y aura déjà un lien avec un virus, mais si c'est le cas j'espère
qu'on y verra Saunders aussi . |
Nope, l'infiltration pour faire tomber le cartel des Salazar et le virus
Cordilla sont deux choses radicalement différentes, je ne peux donc pas parler
de Saunders ou encore moins du virus Cordilla, ce qui serait incohérent vu que
des savants ukrainiens ont mis ce virus sur le marché 1 mois avant le Day 3,
et là, ma première partie de saison se déroule 18 mois après le Day 2 .
| naossano a
écrit: | En tout cas, bonne
chance pour la suite, et, peut-être, des critiques plus constructives de ma
part ( ne jamais rien promettre ) |
Oh, tes critiques sont déjà très constructives, merci beaucoup .
Pour ce qui
est d'Annicon et de son rapport avec Ramon, c'est aussi un des points qui
m'intéressait dans le fait de couper ma saison en 2, avec 6 mois d'intervalle
: pouvoir montrer des changements comme les personnalités, avec cette enquête
qui dure 6 mois, insérer des références à des situations, montrer des
changements entrevus en première moitié de saison qui ne sont pas possible à
montrer dans une journée continue de 24 heures aussi.
Je garantis que Annicon ne sera pas épargné, le fait qu'il soit obnubilé par
tout ça, et ce n'est pas un hasard si j'ai parlé de sa famille dans l'épisode
1. Mais je ne vais pas en dire plus, sinon je vais lâcher toutes les cartes
que j'ai dans ma manche pour ma seconde partie de saison .
J'ai voulu
montrer une journée normale à la CTU, sans crise à grande ampleur à gérer,
donc oui, ils se "rabattent" sur les prises d'otages et autres
affaires, qui paraissent forcément de bien moins grande envergure que ce que
l'on a pu voir dans 24 c'est vrai .
Je consulte
Wiki24 dès que je veux insérer des personnages et que j'ai oublié leurs noms.
Ca vaudra aussi pour les hommes de main, qui ont les noms de ceux que l'on
voit dans la saison 3, il y'en a déjà pas mal que j'ai déjà cité, mais
d'autres feront leur apparition très bientôt (Pablo,
Eduardo, Emilio, entre autres), dans le but de
la cohérence de l'univers que j'essaye de recréer.
Désormais, je mettrais des liens Wiki24 à la première apparition de certains
nouveaux personnages dans ma fan-fiction, bonne idée .
Merci de ta critique naossano !
 _________________
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jackbauer29 Dingue de 24-fr


Inscrit le: 11 Nov 2007 Messages: 2607 Localisation: At Princeton-Plainsboro
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Posté le: Dim 08 Juin 2008 - 18:59 Sujet du message: |
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naossano Cougar déchaîné


Inscrit le: 15 Sep 2007 Messages: 826 Localisation: 93-77-13
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Posté le: Lun 09 Juin 2008 - 12:35 Sujet du message: |
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Tiens, c'est vrai la suite ?
A propos de l'agence, même si elle est fictive, elle porte bien son nom de
Counter Terrorist Unit, alors, je suis un peu scéptique quant à son
habilitation à traquer les tueurs en série. Y a beaucoup d'agences spécialisés
aux States, pour s'en charger. Comme si on envoyait l'ATF pour protéger un
candidat à la présidence... J'aurais plutôt vu la CTU faire des
recoupements sur Ben Laden, proposait des protocoles pour sécuriser les
frontières ou les aéroports, pratiquer des écoutes téléphoniques, plein de
pratiques liées de près ou de loin à la lutte contre le terrorisme, surtout
dans un pays où m'ennemi est partout... _________________
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Palmer22 Dingue de 24-fr


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4790
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Posté le: Mar 10 Juin 2008 - 0:35 Sujet du message: |
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Désolé, je n'ai pas eu trop le temps d'écrire la semaine dernière, mais je
vais me rattraper dès maintenant, promis. En tout cas, un soutien comme le
votre est très sympathique et je ne peux que répondre présent .
Et, naossano, on a pu voir, dans le 5x03, que lorsque l'aéroport Ontario a été
pris en otage, la CTU a reçu un mémo sur-le-champ (et ce avant que Beresh ne
donne des revendications concrètes), elle est donc concernée par ça. Et puis
je trouvais ça plus terre-à-terre qu'une autre traque terroriste, montrer que
ce n'est pas toujours l'état d'alerte.
 _________________
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Palmer22 Dingue de 24-fr


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4790
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Posté le: Lun 23 Juin 2008 - 5:22 Sujet du message: |
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Episode 7 Saison
2.5
Le plus gros deal de drogue du cartel
mexicain des frères Salazar est sur le point de se faire dans moins de 2
heures, les derniers préparatifs se mettent en place, de chaque côté de
l'échiquier. Kate et Kim sont désemparées par la disparition de l'homme de
leur vie, Luis et Tony couvrent l'opération tant bien que mal, et Chapelle se
sent lésé sur certains points sombres, tandis que Carrie se pose elle aussi
des questions sur l'attitude du directeur de la Cellule. Ramon rend visite à
un homme, Guerrero, qui lui devait de l'argent depuis quelques temps, tandis
qu’Hector est rentré à son ranch en attendant le deal. Et Oriol, le père de
Claudia et Sergio, va dire à Hector ce qu’il a sur le cœur, avec l’appui de sa
fille : ils veulent partir de la propriété du trafiquant de drogue. De son
côté, Basheer se rend compte que ce qu'il croyait être un honnête emploi se
révèle être une affaire douteuse, il y est embarqué de force. Jack lui, après
avoir réussi à déjouer le système de sécurité de l'aéroport Ontario, a réussi
à prendre place dans l'avion le menant à Mexico, vers sa nouvelle vie.
Ces événements se déroulent entre 15h00 et 16h00.
Ils sont rapportés en temps réel.
15:00:01
Tony signe un document et marche dans le hall central de la Cellule. Il scrute
les environs, jette un œil à chacun de ses employés, à ce qu'ils font. Tony
reste fixé sur un analyste de niveau 1, lui paraissant louche à épier de tous
côtés, mais Tony se ressaisit et se dit que ce n'est vraiment pas le moment
devenir parano. Il monte alors vers son bureau.
Carrie : Eh bien, ça a été du rapide.
Dalton : Comment ça ?
Carrie : Le rendez-vous de Tony avec un
employé du ministre de la Défense. Il est parti il y’a une heure environ, et
il est déjà de retour depuis 10 minutes.
Dalton : Peut-être que le budget n’avait pas
besoin d’être renégocié, et puis Tony n’est pas vraiment un bavard.
Carrie : Oh si, le budget de l’année
prochaine sera très différent, avec ces deux services qu’ils comptent faire,
comme à New York il y’a 4-5 mois je crois, les analystes d’un bord et les
agents de terrain de l’autre. Enfin bref, ce n’est pas le genre de chose qui
se négocie rapidement.
Dalton : Je devrais peut-être pas me mêler
de ce qui me regarde pas, mais avec le boulot que Tony t’as confiée, tu ne
devrais pas t’étendre en théories conspiratrices.
Carrie : Tu as entièrement raison Dalton. Tu ne devrais pas te mêler de ce qui ne te
regarde pas.
Carrie se retourne alors vers son écran d’ordinateur. Elle a déjà fait les ¾
du boulot d’analyse des témoignages des témoins de la prise d’otage, elle aura
fini dans 20 minutes environ à ce rythme-là.
Mais au lieu de poursuivre en ouvrant différents fichiers, elle ferme le
dossier et en ouvre un autre, contenant différents numéros de téléphone dans
une liste. Elle sélectionne celui de Paul Hendrix, jette un œil sur son écran
en composant le numéro, puis s’adosse dans son fauteuil.
??? : Bureau du chef
Hendrix, police de Los Angeles, j’écoute.
15:05:05
Pedro : Chargez les armes, on se casse d’ici
!
Alors que les hommes des frères Salazar se plient aux directives que Pedro
leur crie, ce dernier s’approche de Basheer, accroupi contre la façade du
motel, pensif et le visage renfrogné.
Pedro : Tout ira bien Basheer, tu verras, on
aura de quoi se défendre, tu rentreras chez toi ce soir.
Basheer : Se défendre contre qui ? Attends,
laisse-moi devinez… la police, l’armée ? Une quelconque agence gouvernementale
? Ah oui, je voulais te demander : est-ce que j’aurais ma tête au journal
télévisé avec indiqué la mention "terroriste" sur mon front ?
Pedro : Tu dramatises tout… d’abord, on
n’aura sûrement pas à utiliser ces armes que tu vois-là, ce sont juste des
mesures de précautions, si jamais l’acheteur essaie de nous piéger.
Basheer : L’acheteur ?
Pedro : Ouais, on doit lui fournir 10 kilos
d’héroïne… mais t’en fais pas, personne ne pourra relier ça à toi.
Basheer : Pedro, je suis dans cette merde à
cause de toi, et on dirait bien que je vais devoir y rester trempé jusqu’à la
fin. Mais si jamais ma femme ou ma fille apprennent que j’ai participé à ça,
je le jure sur Dieu, je te tue.
Pedro : Si tu le dis… je peux t’assurer
qu’Ellen et Lila n’en sauront rien si tu suis les règles. D’ailleurs, vas
aider les gars pour mettre les derniers AK-47 dans les deux camions.
15:09:49
A 15000 mètres d’altitude, dans un haut-parleur se trouvant près d’une cabine,
une femme aux formes avantageuses saisit un micro, et parle dedans, le sourire
aux lèvres.
Hôtesse : Mesdames messieurs, votre
attention s’il vous plait. L’équipage est en mesure de vous donner l’horaire
de notre arrivée, il sera 16 heures précises quand vous poserez le pied à
Mexico. La compagnie Free Airlines fera tout son possible pour répondre à vos
besoins durant ce vol, et…
??? : Tu répondrais à un de mes besoins en
me taillant une pipe, ma petite.
Jack : Pardon ?
??? : Oh désolé monsieur, je pensais que
vous dormiez, je ne voulais pas vous réveillez.
Jack : C’est rien, je somnolais juste.
A côté de Jack, dans le siège côté hublot, un vieil homme d’environ 70 ans, le
Los Angeles Times à la main, râlait
sur tout et n’importe quoi depuis que l’avion a décollé.
??? : C’est quoi votre nom, jeune homme ?
Jack : John Moore…
??? : Ah, parce que moi c’est Walter.
Jack : Enchanté…
Walter : Vous me dites tout de suite si je
vous ennuie, d’ailleurs vous avez l’air fatigué comme pas un, vous feriez
mieux de dormir.
Jack : C’est ce que j’essaye de faire depuis
qu’on est dans cet avion, Walter.
Walter : Oh j’ai compris, je me tais. Vous
voulez un bandeau pour mettre sur vos yeux ?
Jack : Je veux juste… le silence.
Jack se retient de dire une insulte et s’avachit dans son siège, en position
allongée. Répondre au vieillard ne fera qu’étendre une conversation qui
n’aurait jamais dû exister. Dans d’autres circonstances, Jack serait
conciliant et parlerait volontiers avec son voisin de voyage. Mais
aujourd’hui, avec ce qui va se passer dans quelques dizaines de minutes, c’est
impossible, il n’a pas la tête à ça. Jack sait qu’il doit être au mieux de sa
forme, et sait aussi que ce ne sera pas le cas. Le boulot qu’il a eu ces
derniers jours, et le fait de ne pas avoir dormi depuis 32 heures maintenant
le tuent véritablement. Si l’opération au Mexique avait été autorisée par
Chapelle, il aurait pu charger quelqu’un d’autre pour la surveillance de
Mitchell, la nuit dernière. Et non, Jack doit prendre tout le boulot pour lui.
S’assoupir pour quelques minutes lui fera le plus grand bien, aussi, à peine
avoir à nouveau fermé les yeux, Jack plonge dans un sommeil profond.
Ou presque. Car il se rend compte qu’il porte toujours le gilet de Joel,
l’homme qu’il a assommé il y’a une demi-heure, l'homme dont il a pris la place
pour parvenir à monter dans l’avion. Jack se lève alors et marche vers les
toilettes, au fond de l’appareil. Dans le petit habitacle, il enlève le gilet,
et laisse échapper un bâillement. La fatigue est de plus en plus intense. Il
sort vite et jette exprès la clé du local de Joel derrière un siège pour
s’accroupir, une excuse pour se débarrasser du vêtement compromettant.
Accroupi, il s’approche du siège en question, et cale discrètement le gilet
beige entre un fauteuil d’un passager qui lit le journal et la coque de
l’appareil, cette personne ne s’est aperçue de rien, parfait. Jack se relève
alors et fait un sourire de façade en montrant les clés à une personne qui
l’avait vu se baisser rapidement en regardant autour de lui de manière assez
suspecte, puis il retourne à sa place aux côtés de Walter.
15:14:10
…
15:18:31 – Jack dort à
bord de l’avion le menant à Mexico.
15:18:32 – Mitchell dort
lui aussi au fond du van où on l’a laissé, menotté.
15:18:33 – Michelle lit
des dossiers.
15:18:34 – Carrie est
toujours au téléphone.
Chapelle : Non monsieur Hertzog,
il est injoignable.
Hertzog : Ryan, quand vous trouverez Bauer,
dîtes-lui qu’il n’y aura pas que ce poste de directeur des agents de terrain
qu’il perdra. On ne refuse pas ce genre de choses, et Washington verra d’un
mauvais œil qu’après ce qu’il a fait, il ne soit pas celui qui est en charge
de cette unité.
Chapelle : Je comprends bien monsieur, et je
vais m’assurer qu’il ne le refuse pas.
Ryan raccroche et appuie sur l’interphone de son bureau, auquel il est assis.
Chapelle : Anna ? Est-ce que vous pourriez
décaler mes rendez-vous avec le directeur de la CTU d’Atlanta et celui avec le
procureur général ? Je viens d’avoir un empêchement pour tout l’après-midi.
Anna : D’accord monsieur, c’est noté. Et
s’ils demandent à vous joindre ?
Chapelle : A mon portable, ce sera bon. Je
vais juste à la CTU, pour une… visite de courtoisie, on va appeler ça comme
ça.
15:20:19
Le soleil brille comme jamais dans le ciel de Rosarito. Malgré que l’on soit
encore en hiver, la plupart des gens se baladaient en débardeur ou en T-shirt,
certains avec une bouteille d’eau à la main.
Sur le chantier où se construit un complexe d’immeubles aussi, la chaleur
affaiblit les organismes.
Une voiture arrive, vitre cassée, laissant donc la musique s’en échappant se
diffuser dans les alentours, puis s’arrête en face d’une grue.
Ramon Salazar sort du véhicule. Il prend son arme, vérifie le chargeur et la
glisse dans sa ceinture, gâchette tournée vers le ciel, puis rabat sa chemise
par-dessus et marche à la recherche de Guerrero, qui travaille là
aujourd’hui.
Ramon : Eh Benicio, la forme ?
Benicio : Toujours, bien que ce soit assez
dur aujourd’hui on est en sous-effectif. Et toi ?
Ramon : Bien bien.
Benicio : Et la famille, ça va ?
Ramon : Pas vraiment en fait. Je me suis
séparé de Clara il y’a 3 mois, ça n’allait plus.
Benicio : Désolé mon frère. On essayera de
manger un morceau ensemble un de ses 4 ?
Ramon : Avec plaisir, je t’appellerai.
Ramon poursuit sa route après cette brève discussion avec un ami de longue
date. Il ne doit pas s’éterniser ici. Puis il s’arrête brusquement et se
retourne vers Benicio, qui marche vers un banc.
Ramon : Au fait, Benicio, c’est immense ici
et je dois trouver quelqu’un… tu ne saurais pas où est Guerrero Borrego ?
Benicio : Guerrero ? Si, je viens de le
voir, il est à 300 mètres d’ici, vers l’ouest, il porte une casquette de
baseball verte, tu ne peux pas le louper.
Ramon : Je te revaudrai ça.
Ramon marche alors à travers le chantier, au milieu des grues et des dameuses,
soulevant une poussière ocre dans un milieu déjà difficilement respirable. Au
bout de 2 petites minutes de marche, Ramon voit cet homme à la casquette de
baseball verte. Il souffle un peu, puis s’approche, le sourire aux lèvres.
Ramon : Guerrero, quel plaisir de te voir !
Guerrero : Monsieur Salazar ?! Qu’est ce que
vous faîtes ici ?
Ramon : Tu es mon ami Guerrero, et je
passais par là, alors je me suis dit que je pourrais venir te saluer.
Guerrero esquissa un sourire de façade. Il est gêné, il sait que Salazar ne se
déplace pas lui-même comme ça, pour saluer quelqu’un sans contrepartie, sans
autre motif que d’être amical.
Guerrero : Tu devrais repasser dans 2 ou 3
heures, là je suis occupé, tu le vois bien, et en plus on n’est pas beaucoup
aujourd’hui alors…
Ramon : Ca va, ça va, je comprends bien. Moi
aussi je suis pressé, j’ai d’autres choses à faire tu vois, des choses bien
plus importantes que venir te voir. Seulement quand on me casse les couilles
en essayant de me voler, je prends tout de suite un malin plaisir à venir en
personne pour voir qui est-ce qui me les brise.
Guerrero : Ramon, tu auras ton argent la
semaine prochaine, je te le jure sur la tête de mes enfants !
Ramon : Ah oui, ça me fait penser que j’ai
rendu visite à ta famille il y’a quelques minutes. Ils sont adorables tu sais,
surtout ta femme. Si elle a une marque sur la joue ce soir, ne sois pas étonné
hein.
Guerrero : Qu’est ce que tu as fait à Andrea
?
Ramon : Rien comparé à ce que je vais te
faire.
Guerrero : Tu auras ton argent lundi, je te
le promets.
Ramon : Tu m’avais dit "je l’aurais demain" il y’a de ça 7
jours, j’en ai marre d’attendre.
Ramon sort alors son Beretta de sa ceinture et tire une balle perforant
l'estomac de Guerrero, qui hurle puis chancelle avant de s’effondrer sur le
sable couvrant le chantier.
D’un geste de la jambe, Ramon pousse l’homme à terre vers un trou, qu’il
creusait lui-même jusqu’alors par ailleurs. Guerrero, se vidant de son sang,
roule alors au fond de ce caveau devenu tombe. Comme il le lui à dit, peu de
personnes travaillent à cette heure de l’après-midi. Ramon se dirige alors
vers une grue au préalable chargée par une bétonneuse, et en trouve une,
remplie. Il monte à son bord, la démarre avec les clefs laissées dans la
portière, puis la dirige vers le trou où gît Guerrero.
Après l'avoir bien calée, il descend de l'appareil et va alors vers une table,
trouve un portable, celui de Guerrero, éteint. Il l’allume, et constate que sa
femme lui a laissé plusieurs messages disant "que Salazar arrive le voir". Il esquisse un sourire en
coin et les efface. Il aurait dû prendre plus de précautions, Guerrero aurait
pu garder son portable sur lui.
D’un geste, il lance le portable sur Guerrero, gisant dans son sang.
Ramon : Appelles-ta femme !
Guerrero : Quoi…
Ramon : Ne m’obliges pas à répéter…
Guerrero, dans ses dernières forces, attrape son téléphone, ouvre le clapet,
et appuie sur quelques touches. Au bout de quelques secondes, une voix
féminine répond.
Andrea : Allo ?
Guerrero : Chérie, je t’aime… ne l’oublies
jamais…
Andrea : Guerrero ? Qu’est ce qui se passe ?
Salazar est venu nous voir tu sais, fais attention, il va venir te voir !
Guerrero : C’est trop tard… Dis aux enfants…
que je les aime aussi…
Ramon : Raccroche, maintenant.
Guerrero : Je t’aime ma chérie, je t’aime…
Guerrero, les larmes aux yeux, hurlant de douleur, essaye de fermer son
portable pour mettre fin à l’appel, mais il n’en a pas la force. Sa femme
continue à s’affoler au téléphone, pendant qu’un bruit sourd et imposant se
fait entendre. Pilotée par Ramon, la grue, remplie de ciment liquide, déverse
son liquide grisâtre sur Guerrero, agonisant, qui est rapidement enseveli sous
une mare de béton.
Ramon s’approche de cette fosse et y lance un crachat de dégoût. Puis il
entend des bruits de pas, aussi il se cache derrière la grue.
Benicio : Eh Guerrero ? T’es où ? On avait
dit que seuls Batista et Angel pouvaient utiliser la grue, j’attends une
explication.
Ramon : Il a dû s’absenter.
Benicio : Ah Ramon, t’es là ! Au fait, tu
sais d’où venait le coup de feu, ça fait 2 minutes qu’il a retenti.
Ramon : Aucune idée.
Benicio allait repartir d’où il venait, mais son regard s’arrête sur le sable,
à quelques mètres de Ramon. Il remarque alors une traînée de sang menant au
béton encore coulant. Il s’apprête à repartir dans l’autre sens rapidement,
prenant conscience du danger, mais Ramon ne lui en laisse pas le temps. Il lui
expédie une balle dans la tête, puis, après avoir regardé autour de lui, il
saisit rapidement le cadavre de Benicio et le traîne par les pieds dans le
béton, qui n’a pas encore durci, et plonge le corps sans vie dans cette boue
visqueuse, dans laquelle Benicio s’enfonce sans trop de difficulté.
Ramon part alors d’un pas pressé vers la voiture. Ce n’était pas pour l’argent
qu’il est venu ici, non, ce n’est pas pour mendier de l’argent qu’il est venu
voir Guerrero. L’argent coule à flots chez lui, il n’y a pas de problème de ce
côté-là. Non, c’est pour sa réputation, et pour montrer qu’on ne se fout pas
de sa gueule sans en payer les conséquences.
15:27:11
…
15:32:05 – Jack est toujours
plongé dans un profond sommeil.
15:32:06 – Hector boit
une bière, assis sur la terrasse de sa propriété.
15:32:07 – Ramon est en
route pour le point de rendez-vous avec l’acheteur.
15:32:08 – Michelle fait
des recherches sur son ordinateur.
Comme tous les garçons de son âge, Oliver a des préoccupations. S’acheter le
nouveau Metal Gear Solid sur PS2, draguer
les filles, fumer de l’herbe pour se donner un air viril devant les potes des
quartiers. Enfin, des bas quartiers plutôt. Car dans les bas fonds de
Ensenada, à 50 kilomètres de Mexico, Oliver Calvin survit plutôt qu’il vit.
Enfin, quand il n’a pas de boulot. Car en ce moment, il a un emploi fixe et
stable, pour lequel il a suffisamment d’argent pour subsister.
Oliver n’a que 15 ans mais ne vit déjà plus chez ses parents, il a eu quelques
problèmes avec eux, enfin avec sa mère. Son père est mort quand il avait 5
ans, il est mort suite à un règlement de comptes. En effet, Pablo s’est fait
descendre en pleine rue, par quelques individus armés dans une voiture, qui
ont fait feu quand il passait. Criblé de balles, Pablo heurta le sol sous les
yeux d’Oliver, qui se promenait avec lui, mais était resté à quelques dizaines
de mètres derrière, pour rattraper son ballon qui avait roulé dans une petite
ruelle. Ils rentraient chez eux à vrai dire, et Maria, la mère d’Oliver,
retrouva ce dernier assis dans le sang de son père, lui secouant la tête et
les épaules, car croyant qu’il dormait.
Oliver est resté marqué par cet événement-là.
A l’âge de 9 ans, il s’est mis à voler dans les magasins. Au début, ça n’était
pas grand-chose, juste des bonbons ou des articles de faible coût. Jusqu’à un
certain point où Oliver s’est mis à voler dans des sacs à main dans les
quartiers huppés de la ville. Il s’est fait repérer par la police à l’âge de
13 ans, a fait 7 jours en prison. Suffisamment pour être repéré par Asa
Johnson, un dealer notoire, appartenant à un gang. Ils ont échangé leurs
problèmes personnels, Asa avait vécu une situation familière dans son enfance,
lui aussi. Ils ont sympathisé en prison, et à la sortie d’Oliver, il s’est
rendu à une adresse que lui avait communiquée Asa. L’adresse de son chef de
gang. Car Asa a remarqué que sa 'famille de la rue', comme il l’appelle,
aurait bien besoin d’un gamin comme lui, espiègle et rapide à la course, pour
diverses tâches assez ingrates, mais bien payées. Oliver s’en fichait que ce
soit malhonnête, on a bien abattu son père dans la rue sans que la police ne
bouge le petit doigt pour trouver qui a fait ça, pas besoin de parler de lois
ou d’équité alors, c’est chacun pour soi.
Il s’est payé un petit taudis proche du marché, et envoie régulièrement une
enveloppe d’argent à sa mère dans sa boîte aux lettres. Ca va faire 8 mois
qu’ils ne se sont pas vu, ça ne gène pas Oliver.
Là il a une course à faire, payée 200 $, c’est pas mal d’argent, c’est tout ce
qu’il aura cette semaine, alors il a intérêt à faire le boulot correctement.
Portant un sweat à capuche et fumant su shit, il monte les escaliers d’une
sorte d’HLM délabré au fin fond de la misère d’Ensenada.
Arrivé au 5ème étage, face à une porte portant le numéro 107, il frappe contre
le bois presque pourri de cette entrée. Il entend des cris sourds, un gros
chien sûrement, puis des pas qui s’arrêtent, et enfin le loquet se tourne.
Joaquim : Oui c’est pour quoi ?
Oliver : Vous êtes bien Joaquim Moralez ?
Joaquim : C’est bien ça, et toi t’es qui ?
Oliver sort alors un pistolet et tire une balle entre les deux yeux de
l’homme, qui s’effondre à l’intérieur de son vétuste appartement. Oliver range
alors son arme fumante dans l'une de ses poches et court à toute allure vers
l’escalier pour le descendre, puis vers la sortie, il continue à courir pour
finir par arriver, 2 minutes plus tard, au milieu d’une place assez
fréquentée, suffisamment pour être perdu de vue au cas où on l’aurait suivi.
Il enfonce bien sa capuche sur sa tête malgré le soleil qui rayonne, et sort
son portable pour envoyer un SMS à Diego, son chef de gang, pour lui dire que
Moralez a été abattu, et qu’il arrive bientôt.
15:37:44
Tony : Tu peux entrer.
Michelle : Dis, Tony, tu as vu le mémo que
la Division a envoyé dans l’intranet de la Cellule ? Il parait que Chapelle va
venir.
Tony : Chapelle ?! Mais pourquoi ?
Michelle : C’était marqué "pour
s’assurer que les effectifs fassent leur boulot", une visite de routine
en bref. Enfin… je ne sais pas toi, mais personnellement je commence à en
avoir un peu marre de ces travaux là, le bruit des perceuses et des marteaux
commence à me sortir par les yeux.
Pendant que Michelle parlait, Tony a vérifié la présence de ce mémo, il
existe, et date d’aujourd’hui à 15h24. Chapelle ne va pas tarder à arriver. Il
lève alors les yeux de son écran vers Michelle.
Tony : Ouais, moi aussi, mais ce matin, le
chef des travaux m’a dit que ce serait fini d’ici ce soir.
Michelle : Tant mieux, c’est dur de se
concentrer dans des conditions pareilles. T’as de la chance toi, t’es assez
isolé du vacarme qu’ils font ici. Euh... au fait Tony, tu n’aurais pas vu
Jack, je le cherche depuis quelques heures là, j’ai un dossier à lui
transmettre à propos de la demande de sa fille pour travailler ici. Et il ne
répond pas à son portable.
Tony : Non, aucune idée d’où il peut bien
être, mais s’il m’appelle, je lui transmettrai le message.
Michelle s’apprête à sortir du bureau, et, ayant posé sa main sur la poignée,
s’apprête à descendre l’escalier menant à l’étage inférieur, mais se ravise
soudainement et se retourne vers son patron.
Michelle : Ca me fait penser… je ne veux pas
me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je crois que tu avais donné pas mal
de boulot à Carrie. C’est pas que ça me dérange, au contraire, mais depuis une
demi-heure elle ne fait que passer des coups de fil, j’ai voulu lui demander
qui elle appelait et elle m’a envoyé balader. Enfin ça, ça ne change pas de
d’habitude, mais j’ai cru entendre qu’elle demandait à parler à Joseph O’Laughlin.
Et c’est le chef de la Sûreté Territoriale. Elle n’a pas besoin de leurs
données pour faire ce qu’elle a à faire sur la prise d’otages, non ? Tu l’y as
autorisée ?
Tony se lève alors brusquement de son fauteuil et va voir à l'autre bout son
bureau, surplombant ceux des analystes, et constate que Carrie est bien au
téléphone. Michelle a eu sa réponse. Il retourne alors à sa station, au
passage en bousculant presque Michelle, et regarde alors dans la base de
données de la Cellule quand les fichiers sur la prise d’otage dirigée par
Franck Rowen ont été consultés pour la dernière fois. Aujourd’hui à 15h05. Et
aucune consultation n'est en cours. Tony saisit alors son téléphone.
Mara : Ici la com’, Mara à l’appareil.
Tony : Mara, c’est Tony Almeida. Je veux que
vous me communiquiez tous les numéros des appels passés du poste 8 au cours
des deux dernières heures, immédiatement. Envoyez ça sur ma station.
Tony est très tendu en ce moment, Michelle le voit bien. Comme Jack
d’ailleurs, ce matin. Quand elle est venue le voir dans la salle de repos,
elle a bien vu qu’il était en train de pleurer. Et maintenant il a disparu, et
Tony se comporte bizarrement, d’habitude il n’est jamais aussi stressé,
surtout un jour où il n’y a pas spécifiquement plus de boulot qu’un autre
jour...
Mara : Voilà Tony, j’ai envoyé ça sur votre
poste.
Tony : Merci.
Tony raccroche sèchement et vérifie aussitôt la liste des appels que Carrie a
passés. 15h04 : LAPD, 15h15 : FBI, 15h21 : CIA, 15h27 : la Division et 15h32 :
Sûreté Territoriale.
Tony : Euh... merci de m’avoir prévenu,
Michelle.
Michelle : Qu’est ce que tu vas faire ?
Tony : Je ne sais pas, je vais lui demander
pourquoi elle les a appelés. Et, Michelle, ne lui dit surtout pas que j’ai
vérifié ça, je préfère faire ça moi-même.
Michelle acquiesce et sort alors du bureau. Tony se passe les mains derrière
la tête en les croisant, exaspéré. Non, il n’ira pas demander à Carrie
pourquoi elle a appelé toutes ces agences. C’est évident, elle cherche encore
du côté de Mitchell et du mémo qu’il ne leur a pas envoyé. Là Carrie le sait,
le mémo n’est pas sorti d’ici, Tony lui a menti surtout la ligne.
15:42:30
…
15:46:52 – Carrie jette un œil
vers le bureau de Tony.
15:46:53 – Tony appelle
le FBI pour dire qu’il ne s’agissait que d’un malentendu par rapport à l’appel
de Carrie.
15:46:54 – Jack dort
toujours à bord de l’avion.
15:46:55 – Claudia
marche dans un champ de la propriété de Hector.
Oriol : Monsieur Salazar, vous êtes de
retour.
Hector : Oui, ça va faire une petite heure
maintenant. Comment c’était la plage ? Vous vous êtes bien amusés ?
Oriol : C’était très bien oui, Sergio n’a
pas arrêté.
Hector : Bon…
Alors qu’Hector s’éloigne un joint à la main, Oriol
Hernandez baisse la tête, se passe la main sur le front,
prend sa respiration et rappelle son patron.
Oriol : Monsieur Salazar !
Hector : Depuis le temps que je te connais,
appelles-moi Hector, c’est la moindre des choses.
Oriol : Justement, Hector, ça va faire quoi
? 3 ans, peut-être 4, que l’on vit chez toi avec ma famille. Ton père, paix à
son âme, nous a offert ce foyer, on l’en remerciera éternellement.
Hector : Où est-ce que tu veux en venir ?
Oriol : Eh bien, j’ai trouvé du travail
ailleurs, grâce à un ami, en tant que menuisier. J’ai… j’ai trouvé un logement
là-bas aussi.
Hector : Tu veux dire que tu quitterais ce
ranch ?
Oriol : C'est ça oui, et avec Claudia et
Sergio. Ce boulot est disponible immédiatement, donc je me demandais si on
pouvait partir demain.
Hector eu alors un rictus. Il enleva son joint de sa bouche, se rapprocha
encore plus d’Oriol.
Hector : Tu crois quoi ? Tu crois que t’es
en pension ici, que c’est un hôtel tous frais compris et que tu pars quand tu
as fini tes vacances en disant au revoir au gérant ? C’est pas comme ça que ça
marche. Après tout ce que mon père à fait pour vous, efforts que j’ai
poursuivi pour vous, tu essayes de me baiser dans le dos. On vous a offert un
foyer, un endroit où vivre, sans nous vous seriez à la rue en ce moment,
sûrement en train de crever la dalle et faire la manche dans le centre-ville.
Et toi, Oriol, tu prends tes grands airs et tu craches sur ça, mais tu n’as
pas honte ?!
Oriol : C’est pas ça, on t’est
reconnaissant, crois-moi, je te suis infiniment reconnaissant. Mais on s’est
dit que c’était peut-être mieux qu’on prenne un peu de distance. Ne le prends
pas mal, je voulais juste t’annoncer ça avant qu’on y aille…
Hector : Tu n’iras nulle part.
Hector donne alors un coup de poing dans l’épaule de Oriol, qui tombe sur le
sol poussiéreux de la terrasse de la propriété de Salazar. Ce dernier sort un
flingue après avoir jeté son joint près de la tête de Oriol.
Hector : Tu sais quoi ? Je pourrais te
buter, là maintenant, et personne ne viendrait m’en empêcher. Oriol, je vais
te confier un truc : hier soir, j’ai baisé ta fille, et je recommencerai ce
soir, et le soir prochain encore. Je tiens à elle. Après tout ce qu’on a vécu,
tu ne l'éloigneras pas de moi, ça non.
Oriol : Ah, tenir à quelqu'un, por toi,
c'est baiser cette personne. Tu ne m'envoudras pas de ne pas m'attacher à toi
alors...
Hector se retient d'appuyer sur la détente. Oriol fait preuve d'un aplomb et
d'une audance assez suprenante, Salazar lui-même en est étonné.
Hector : Et je tiens à ton fils aussi. Il
tient à moi aussi, ça tu ne peux pas le nier.
Oriol :On viendra te rendre visite quand on
habitera dans notre nouvelle maison, Hector, toi qui est un modèle d’intégrité
et de valeurs morales…
Hector donna alors un coup de pied dans les côtes de Oriol, en ayant toujours
son Beretta pointé vers lui, le doigt sur la gâchette. Oriol essayait
vainement de donner l’impression qu’il n’avait pas peur.
Hector : Un modèle oui, comme tu le dis. Dis
donc, aujourd’hui, c’est ta journée de libre non ? Tu vas te reposer alors, et
si on te le demande, tu t'es cassé une côte à cause d’un cheval qui s’est
cabré devant toi, tu n’as pas su l’éviter. Tu comprends ?
Oriol : T’es vraiment qu’une enflure…
Hector : Si ça ne tenait qu’à moi, tu serais
déjà mort à l’heure qu’il est. Mais je ne te tue pas, par respect pour Claudia
et Sergio, ils ont de la reconnaissance envers moi, eux.
Oriol : Ils ont peur de toi surtout.
Hector : Parce que toi non, peut-être ?
Hector entend alors son téléphone portable qui sonne, regarde le numéro et
décroche. Il tourne les talons et marche vers le parc. Il n’attendit pas de
réponse de Oriol, ce dernier essayant tant bien que mal de s’adosser au petit
muret se trouvant à quelques mètres derrière lui. Tremblotant et le front
dégoulinant de sueur, Oriol réussit à s'y adosser au terme d’un effort assez
intense, mais entre-temps, Claudia l’a aperçu, et a accouru à son secours.
Claudia : Papa ! Est-ce que ça va, qu’est ce
qui t’es arrivé ?!
Oriol se ficha alors des "consignes" imposées par Salazar et dit la
vérité à sa fille.
Oriol : J’ai parlé à Hector à propos de
notre déménagement, tu sais, ce dont on a parlé ce matin à la plage.
Claudia : Je t’avais dit que tu aurais dû
venir avec moi pour lui demander ça !
Oriol : Il faut croire que je n’avais pas
envie que tu sois avec moi à ce moment-là, je crois que j’ai bien fais.
Claudia : C’est lui qui t’as mis dans cet
état ?
Oriol : …
Claudia : Je vais aller lui parler, tu vas
voir.
Oriol : Non surtout pas, n’y vas pas, je ne
veux pas qu’il t’arrive quelque chose si tu remets ça sur le tapis. On va
rester là, on n’a pas le choix, je téléphonerai à Clive pour lui dire que ce
n’est pas possible qu’on aille à San Ignacio la semaine prochaine... On
attendra une autre opportunité pour quitter cet endroit.
15:50:39
Dans le hall d’un hôtel assez luxueux, un homme portant une veste en jean
monte un escalier un sac à la main. Un sac en apparence assez volumineux par
ailleurs. Arrivé devant la chambre 457, il frappe à la porte par trois coups
espacés de 3 secondes, puis lâche le sac devant cette entrée et part par le
couloir adjacent à la chambre d’hôtel.
Dans la chambre 457, un homme de grande taille ouvre la porte et aperçoit le
sac. Il regarde alors dans le couloir si quelqu’un peut le voir, ce qui n'est
pas le cas. Il faut dire qu’à cette heure de l’après-midi, et avec un beau
temps pareil, peu de gens restent à l’intérieur de l’hôtel. Après avoir fini
de regarder autour de lui, il attrape rapidement le sac par une poignée et
ferme la porte.
Dans sa chambre, on ne pas passe à côté de la baie vitrée, donnant sur une rue
grouillante du centre-ville de Mexico. Cet après-midi, Steve Goodrich a
eu le temps de l’observer, de faire le vide, de se reposer : bref, d’essayer
de déstresser avant le rendez-vous qui lieu dans moins d’une heure.
Son téléphone sonne alors, il marche vers la table de nuit où est l'appareil
est posé et décroche.
Steve : Oui.
Tony : Steve, c’est Tony. Votre contact
vient de m’envoyer un SMS comme quoi il vous a déposé le sac.
Steve : Vous êtes sûr qu’il est fiable ? Les
Salazar ont la main mise sur les forces de l’ordre, il aurait pu être
corrompu.
Tony : Non, je connais Sanchez depuis mes
études, on les a faites ensemble à Chicago, et je peux assurer qu’il est
parfaitement intègre.
Steve : Bien, mais pour plus de sécurité,
j’aurais pu aller chercher l’argent moi-même à la banque.
Tony : On ne veut pas que vous preniez de
risques inutiles, il ne faut pas que vous vous fassiez repérer.
Steve : "On", c’est vous et
Annicon ?
Tony : C’est ça oui.
Steve : Vous vous êtes renseigné sur ce gars
?
Tony : Steve, arrêtez d'être parano !
Annicon est de notre côté, il veut démanteler le cartel des Salazar autant que
nous, il n’a pas dit à sa hiérarchie les raisons précises de sa venue ici,
mais eux ne poseront pas de questions là-dessus. C’est du côté de la Cellule
que ça peut poser problème, avec Chapelle.
Steve : Il est au courant ?!
Tony : Non, mais il va arriver dans une
vingtaine de minutes ici, et le motif est on ne peut plus flou.
Steve : Il ne faut pas qu’il soit au courant
de l’opération, vous le savez bien Tony, ça peut tout faire foirer s’il
l’apprend maintenant.
Tony : Je fais mon possible pour lui cacher
la vérité.
Steve : Et Jack ? Comment il va ?
Tony : Pas au mieux, c’est le moins que l’on
puisse dire, mais il va assurer le coup. Son avion va atterrir dans moins de
10 minutes normalement, vous devriez aller à San Quintin dès à présent.
Steve : Je ne le rencontre pas à l'aéroport
pour un briefing rapide sur l’opération ?
Tony : Vous n’aurez pas le temps, et Jack
sait quoi faire.
Steve : Compris. Tony, je vous recontacterai
vers 18 heures après que le deal soit fait. Vous ferez affréter un avion de
tourisme pour me rapatrier à Los Angeles, il ne faut pas qu'il puisse attirer
l’attention.
Tony : Ce sera fait, bonne chance.
Goodrich raccroche alors, et s’avance, le portable à la main, vers la baie
vitrée qu’il ouvre. Dehors, la population grouille, Mexico est telle une
fourmilière. Steve jette alors son téléphone, qui atterrit une vingtaine de
mètres plus bas, écrasé sur le bitume, éclatant en mille morceaux. Puis il se
retourne vers son lit, sur lequel est toujours posé le sac. Pris d’un doute,
il l’ouvre et vérifie le contenu. 30 bons au porteur d’une valeur de 500 000
pesos chacun, c’est bon. Les caisses des Etats-Unis d’Amérique ne verront pas
la différence, et puis cet argent est réinvesti dans une "bonne
cause", c’est une sorte de donnant-donnant.
Quelqu’un frappe alors à la porte. Goodrich lève les yeux vers cette dernière
et saisit son arme à feu. Il s’approche alors et regarde lentement par le
judas de la porte. C’est la femme de chambre. Il souffle alors, range son arme
dans sa ceinture; va rapidement fermer son sac et regarder s’il ne reste plus
aucune trace de sa présence dans l’hôtel. C’est bon, la chambre est nette. Il
prend alors un petit sac où se trouvaient quelques affaires pour la nuit
dernière, et le sac contenant la somme de 1.5 million de dollars si l’on
convertit. C’est le prix pour une couverture crédible.
Il ouvre alors la porte, laissant apparaître la femme de ménage, qui
s’impatientait visiblement.
Elisa : Monsieur MacBeth, ce n’est pas trop
tôt.
Gregory : Désolé, j’étais au téléphone.
Elisa : Ah mais… vous partez déjà ?
Gregory : Oui, je n’avais réservé que pour
la nuit dernière.
Elisa : D’habitude, les gens restent tout le
week-end ici. Enfin bref, je vous souhaite une bonne continuation. Et si
jamais vous avez une maison qui se libère du côté de San Diego, vous me faites
signe.
Gregory : Ce sera fait, vous avez ma
parole.
Steve adressa un dernier sourire à la femme de ménage et descendit l’escalier
menant au hall d’entrée. Prendre une nouvelle identité, il y était obligé à
cause de ce deal. La profession de promotteur immobilier, ça non, il n'y était
pas forcé, mais il fallait bien répondre quelque chose hier soir, à cette
Elisa qui pose beaucoup de questions en voulant se montrer chaleureuse avec
les clients.
Une minute plus tard, Steve arrive dehors. Il met alors ses lunettes de
soleil, et, un sac à la main ainsi qu’un autre sur l’épaule, marche à travers
le jardin de l’hôtel Paradisia, vers la rue.
15:56:29
Hôtesse : Mesdames, messieurs, votre
attention s‘il vous plaît. Dans environ 7 minutes, nous allons atterrir
l’aéroport Benito Juarez de Mexico, aussi nous vous demandons de ne rien
oublier à vos places. Merci.
Walter : John, eh John, réveillez-vous ! Une
hôtesse vient de nous annoncer que l’on va bientôt arriver.
Jack : Hein ? … Ah d’accord, merci…
Jack baille alors soudainement et se rassoit convenablement dans son fauteuil,
il avait un peu glissé en s’assoupissant pendant presque 45 minutes. 3/4
d'heure, ce n’est pas assez, mais c’est déjà ça de pris.
Walter ramasse les mots croisés que le personnel de l’avion lui a donnés dans
une de ses poches et regarde par le hublot, on peut distinguer les formes de
la capitale mexicaine maintenant.
De l’autre côté, une hôtesse en appelle une autre pour répondre au téléphone,
cette dernière a une réaction d’étonnement et prend le téléphone. A
l’appareil, c’est Tom Hewes, le directeur de l’aéroport Ontario.
Hôtesse : Monsieur Hewes, qu’est ce qui se
passe ? Pourquoi est-ce que vous appelez, on va bientôt atterrir.
Tom : Comment est-ce que vous vous appelez
?
Hôtesse : Pardon ?
Tom : Comment est-ce que vous vous appelez,
ce n’est pas trop dur comme question, non ?
Hôtesse : Sarah Letterman, monsieur.
Tom : Ecoutez-moi Sarah. Ecoutez-moi bien,
et je ne veux pas que ce que je vais vous annoncer ne puisse transparaître sur
votre visage au cas où les passagers peuvent vous voir à ce téléphone de leur
siège.
Sarah : C’est le cas, monsieur, mais… qu’est
ce qui se passe au juste ?
Tom : Ici à Los Angeles, on présume qu’il
y’a un terroriste à bord de votre avion.
Sarah : Pa…pardon ?!
Tom : Un pirate de l’air si vous voulez,
enfin une personne qui a embarqué clandestinement plutôt.
Sarah : Je suis désolé monsieur, mais
l’avion était complet sur le registre avant le décollage, et il est complet
également maintenant. Chaque passager présent ici a payé son billet, vous
devez faire erreur.
Tom : Et bien, un de ces passagers a assommé
deux de mes gars et les a enfermés dans un local. Il y’en a un qui vient de se
réveiller il y’a une dizaine de minutes, Joel Smith. Il m’a dit que l’individu
s’était présenté sous le nom de Jack Bauer. Joel n’a plus son gilet fourni par
l’aéroport, on suppose que c’est ce Bauer qui l’a pris, il doit le porter sur
lui.
Sarah : Mais pourtant…
Tom : Ce que je vous dis est vrai. 2 agents
de sécurité étaient menotés et étendus dans un bureau fermé à clé de
l’extérieur. Ma secrétaire m’a dit avoir reçu un appel de Ben lui demandant de
quitter son poste vers 14h50. Un agent m’a dit que Ben l’appelé à 14h55 pour
lui dire que sa voiture était emboutie, ça l’a fait quitter son poste, comme
la secrétaire quelques minutes plus tôt. Vous comprenez ? Bauer les a tous
distraits pour pouvoir passer.
Sarah : Vous avez un système de photographie
sur votre portable, monsieur Hewes ?
Tom : Oui, pourquoi ?
Sarah : Envoyez-moi la photo de cet individu
prises avec les caméras de l’aéroport, je me chargerai de donner cette photo
au marshall de l’air qui agira en conséquence…
Tom : Impossible, on a retrouvé toutes nos
caméras de surveillance désactivées. Bauer les a sûrement éteintes à partir du
secrétariat, pour qu’on ne puisse pas avoir des angles pouvant l’identifier
visuellement, il a tout prévu.
Sarah : Qu’est ce que je peux faire alors ?
Tom : Sarah, il a seule chose que vous
puissiez faire c’est de dire qu’on demande Jack Bauer, vous verrez si un
passager commence à se lever ou agit bizarrement. C’est la seule chose à
faire, désolé, on a pas mieux vu les circonstances. Je retourne voir Joel
Smith et son collègue qui va bientôt se réveiller, on va voir s’ils peuvent
faire un portrait robot rapidmeent, et puis je vous recontacte éventuellement
pour…
Sarah : Monsieur, on atterrit dans 5
minutes, et, pour ce que j’en sais, on ne peut pas retenir les passagers dans
l’appareil sans raisons valables, je suis désolé. Il nous faut des preuves
tangibles.
Tom : Vous allez laisser fuir un terroriste
?!
Sarah : Monsieur, à l’altitude où nous
sommes, on est certains que personne ne tentera d’attaque, c’est impossible
avec le temps de vol qui reste. Ce Jack Bauer se serait manifesté avant s’il
avait l’intention de faire exploser ce Boeing.
Tom : Putain, le fils de pute, qu'est ce
qu'il veut au juste… bon, faites ce que je vous ai dit Sarah, je vous
recontacte aussi vite que possible si j’ai du neuf.
Sarah raccroche et se penche en avant pour appuyer sa tête contre la carlingue
de l’appareil. Elle tremble, et essaye de se calmer. L’hôtesse reprend son
souffle puis se retourne avec le sourire vers les passagers quelques mètres
plus loin, prend un microphone et dit :
Sarah : Mesdames messieurs, je voudrais à
nouveau votre attention s’il vous plait. Je souhaiterai parler à Jack Bauer.
Je répète, je souhaiterai parler à Jack Bauer.
De sa place, Jack sent que quelque chose cloche, ce n’est pas normal qu’on
appelle des passagers comme ça à la fin d’un vol. Qu'on l'appelle lui encore
moins, il n'a rien fait d'anormal. Si on avait des choses à lui demander, on
l’aurait fait avant. Et pourquoi lui demander quelque chose ? Il s’est inscrit
sur le vol sous le nom de John Moore après tout. Il n’y a plus qu’une seule
option : il a été repéré. Heureusement qu’on ne peut pas connaître sa place
dans l’avion avec ce fameux registre.
Sarah : Monsieur Bauer, où êtes-vous ?
A côté de Jack, Walter marmonne, en regardant l'hôtesse.
Walter : Oh ma petite, toi tu as l'air
bizarre... John, si vous voulez mon avis, c’est encore un de ces putains
d’arabes. Tous des terroristes. Ils veulent refaire un 11 septembre en
février, moi je vous le dis. Vous êtes pas d'accord avec moi ?
Jack : Ouais, Walter, d'accord avec vous.
Espérons qu’on va vite trouver ce Bauer.
15:59:57
15:59:58
15:59:59
16:00:00
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naossano Cougar déchaîné


Inscrit le: 15 Sep 2007 Messages: 826 Localisation: 93-77-13
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Posté le: Lun 23 Juin 2008 - 10:15 Sujet du message: |
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Episode trés sympathique.
Pour l'espion, je m'attendais plus à Chase qu'à Steve Goodrich...
J'aime bien le coup du gamin, même si son intro était un peu brute.
Pauvre Benicio...  _________________
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Jack141290 Public enemy #1


Inscrit le: 22 Avr 2007 Messages: 1287 Localisation: Sous la pluie... ça mouille et j'ai froid !!!
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Posté le: Lun 23 Juin 2008 - 11:46 Sujet du message: |
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Très bon comme épisode, que je vois plus comme un épisode de transition (sauf
pour Ramon qui s'est fait un petit échauffement ). C'est
quand même fort ce qu'il a fait, mais pour une réputation, ça en vaut la peine
pour certains.
Y a aussi le petit Oliver qui m'a l'air pas mal à 15 ans quand même. Tuer
comme ça, en plus il a déjà fait de la prison, son expérience passée est très
bien narrée.
Le vieux dans l'avion lui il m'a fait marrer en engageant la conversation. Je
m'imaginais la scène. Le pire c'est qu'un vieux qui cherche à parler avec toi,
ça peut arriver vraiment. Et Jack qui s'efforce de rester poli...
Sinon, la situation à la cellule, Carrie qui appelle les autres services,
Chapelle qui va débarquer : ça craint du boudin.
J'ai hâte franchement de voir comment certaines situations vont tourner, en
particulier à la cellule, et du côté de Jack dans l'avion. Très bon épisode.
 _________________
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jackbauer29 Dingue de 24-fr


Inscrit le: 11 Nov 2007 Messages: 2607 Localisation: At Princeton-Plainsboro
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Posté le: Lun 23 Juin 2008 - 13:43 Sujet du message: |
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Très bon épisode encore une fois ![]() | | | |