Andy Taupe de la CTU

Inscrit le: 11 Juil 2007 Messages: 359 Localisation: Baltimore, Westside
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Posté le: Lun 25 Fév 2008 - 17:41 Sujet du message: Entre Rêves et Peurs |
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Je ne sais pas pourquoi je poste ma fic ici, pour le fun peut-être.
J'ai terminé il y a quelques mois déjà. Il y a un total de 13 chapitres, mais
je n'en posterai que le premier.
J'ai prévu de remanier l'histoire complètement et je vais beaucoup la
réduire.
L'idée est de créer par la suite une mythologie avec plusieurs morceaux de
récits se situant à diverses époques (quelques centaines d'années avant, ou
après), avec cette histoire sur Lya qui serait le premier pillier de cette
mythologie.
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CHAPITRE 1
Lya Narneca
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« J'ouvris mes yeux, le monde s'était
retourné, mis à sang, je ne pouvais plus bouger. Il y avait des voix autour de
moi, et je luttais. Je me battais pour garder mes yeux ouverts. Je ne me
souviens plus de rien, comment en suis-je arrivé là ? Que m'était-il arrivé ?
Pourquoi étais-je si fatigué, que mes paupières furent si lourdes, et que mon
corps fut inerte ? Mais... ce sang... c'est le mien ? »
La Cité de Silnai était une grande ville portuaire, située à l'embouchure du
grand fleuve descendant des montagnes du Nord et qui traversait la région. Le
pays était divisé en trois grandes régions : Silnai à l'Ouest, Taju au
Sud-Est, et Iresp au Nord-Est. Chacune de ces régions était autonome, mais il
n'y avait pas véritablement de frontières, on pouvait alors voyager de l'une à
l'autre. Elles étaient dirigées chacune par une personne, le Dirigeant,
accompagné des Conseillers. Mais tout ceci n'est pas très important pour le
début de notre histoire, celle de ce jeune homme, étudiant à la grande
Université de la Cité.
Une journée de plus s'achevait pour Lya, journée d'étude à laquelle il ne
savait pas où cela le menait. Il marchait, seul dans la rue, car il était très
solitaire et il était très pensif. Très peu de choses lui trottaient dans la
tête, mais il y pensait tellement que cela aurait été la même chose que de
penser à un million de choses différentes. Il avait son visage en tête, cette
fille, ça n'avait pas marché avec elle. Peut-être qu'elle semblait ne pas
vouloir de lui, ou bien ne pas vouloir de lui autant qu'il l'aurait voulu.
Plus jamais il n'aimera quelqu'un autant qu'il l'a aimée, se dit-il. Il en
pleurait, et elle ne le sut jamais. Elle oubliait. Et c'est ce qui fit
ressentir la douleur encore pire... ou pas forcément. Après tout, si elle
oubliait sa présence et les signes qu'il lui avait laissés, cela ne signifiait
sûrement pas qu'elle ne l'aimait pas. C'était sans doute un de ses défauts,
elle devait alors être bien malheureuse, ne pas se rendre compte de l'amour
qu'elle ignore.
Lya se rendit à la bibliothèque avant de rentrer chez lui, pour chercher
quelques livres et travailler un peu. Il les chercha dans les grandes
étagères, de nombreux livres montrant que plusieurs siècles d'histoire étaient
derrière. Après avoir trouvé ceux dont il avait besoin, il s'assit à une
table, sortit un parchemin et une plume pour prendre des notes, et ouvrit un
des livres en son beau milieu. Et là, il vit une fille magnifique, passer
devant ses yeux. Elle était splendide, plus petite que lui (il n'était déjà
pas grand... du tout !). Son cœur se mit à battre un peu plus fort. Et il fut
surpris, car elle vint à sa table. Son cœur se mit à battre encore plus
fortement. Elle lui demanda si elle pouvait prendre la place en face de lui.
Il était si intimidé qu'il répondit par un "oui" avec une voix très
faible, presque inaudible (et pourtant, c'était silencieux en ce lieu). Elle
lui sourit, pas pour se moquer, mais elle semblait trouver ça adorable.
C'était la fin du monde.
Lya sentit son corps exploser en un millier de morceaux. Il n'y avait plus
rien en lui, à part le visage de cette jeune fille dans ses pensées.
– Qu'est-ce que tu lis ? demanda-t-elle.
– Euh... c'est... un... livre.
Elle se mit à rire.
– Je m'appelle Niessa, et toi ?
– Lya.
– La-ya ?
– Oui. Mais certains le prononcent aussi Li-ya.
– Et tu préfères comment ?
– J'en accorde pas vraiment d'importance. C'est comme tu le désires.
– Alors, je vais t'appeler La-ya.
Effectivement, le monde n'existait vraiment plus.
Ils se parlèrent un peu, ils s'entendaient bien. Lya esquissa un sourire sur
son visage, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Une bouffée de chaleur
l'envahit. Ils quittèrent la bibliothèque en même temps et continuèrent de
parler une fois sur les marches du grand bâtiment.
– T'habites vers où ? demanda-t-il.
– Quartier Sud, répondit-elle. Et toi ?
– Quartier Nord.
La Cité était divisée en quatre grands quartiers, le Centre, où se trouvaient
l'Université de la Cité, ainsi que la bibliothèque, mais aussi le Siège,
grande structure de toute beauté où résidait le Dirigeant. Les quartiers Nord
et Sud se trouvaient respectivement au Nord et au Sud du quartier central. Et
enfin, il y avait le quartier Ouest, occupé par une grande partie du port le
long du littoral. C'était aussi paradoxalement le quartier le plus vert de la
ville : situé plus en hauteur, avec des falaises de plusieurs dizaines de
mètres de haut et un petit bois parcourant cette falaise.
– On va donc devoir se séparer, dit Lya en regardant au bas des marches.
Euh... On se revoie ?
– Oui, bien sûr. Demain, ici même ?
– Parfait. Je pourrai être là qu'après les cours.
Il se firent la bise, et Lya regarda Niessa partir en direction du Sud.
Lorsqu'elle disparut au coin de rue qu'elle emprunta, il reprit ses esprits et
descendit les marches. La bibliothèqe se trouvait à une grande place avec une
fontaire au milieu. Une partie du marché de la ville s'étendait sur cette
place, mais également sur les nombreuses rues se situant autour. Celles-ci
étaient assez larges pour laisser place aux étalages, mais beaucoup de
vendeurs possédaient leur propre boutique directement dans ces rues. Mais pour
la plupart, ils venaient des villages alentours pour vendre leurs légumes.
Lya prit une de ces rues pour ensuite prendre le pont et ainsi passer de
l'autre côté du fleuve qui traversait la Cité. Il atteignit le quartier où il
habitait chez ses parents. Il commençait à faire nuit et Lya arpenta des
petites rues qu'il avait l'habitude de prendre pour rentrer mais à cette
heure-là, il n'y avait pas beaucoup de monde, à part quelques individus mal
famés et malheureusement pour Lya, un groupe de trois personnes étaient sur le
point de l'attaquer.
– C'est lui, dit l'un d'entre eux.
– On a intérêt à l'avoir ce coup-ci, cette sale petite vermine, répondit un
autre.
– Je le sens pas trop, moi, dit le troisième. Vu ce qu'il s'est passé la
dernière fois...
– Ça ne se reproduira pas. Aucune inquiétude. Allons-y.
Ils se séparèrent tous les trois. Il y avait un cul-de-sac sur la droite dans
cette ruelle, avec plusieurs grosses caisses. L'un d'eux se cacha derrière le
coin, prêt à attraper Lya quand il arrivera juste au niveau du cul-de-sac, le
deuxième derrière les caisses, et le troisième un peu plus loin dans le
cul-de-sac.
Au moment où Lya arriva près du premier, un quatrième individu apparut
derrière celui qui était caché par les caisses en bois, il l'assomma, le
troisième malfrat se jetta sur le mystérieux homme. Ils se débattirent, tandis
que le premier bandit venait d'attraper Lya, qui ne se débattit pas du tout,
car il fut pris par surprise.
L'homme mystérieux, dont on ne voyait pas le visage à cause de la capuche de
sa veste noire, immobilisa le bandit, et vit alors que Lya avait un couteau
sous la gorge.
– Lâchez-le, ordonna-t-il.
– Encore toi, répondit le chef des brigands. Qui es-tu donc ? Ce n'est pas la
première fois que tu t'attaques à nous, pour le protéger.
L'homme mystérieux sortit un poignard.
– Lâchez-le, ou je tue votre compagnon.
– Je tuerai votre protégé si vous faites ça.
– Sauf qu'à la seconde suivante, vous n'aurez pas le temps de souffler que je
vous aurais déjà tranché la gorge. Vous ne faites pas le poids contre moi.
Le brigand savait qu'il ne pouvait rien faire, il lâcha Lya. Ce dernier fut
sous le choc, il n'avait jamais subi ça auparavant, alors qu'il avait traversé
de nombreuses fois ces rues.
– Partez ! Ne restez pas ici, allez-vous en, dit l'homme mystérieux à Lya.
Lya ramassa ses affaires qui étaient tombées au sol et partit en courant. Le
chef des brigands tourna la tête pour le voir s'enfuir et s'aperçut alors que
l'homme mystérieux avait déjà disparu.
Nuit. Il faisait totalement nuit. Lya était essouflé, s'arrêta de courir pour
continuer en marchant, il n'était plus très loin de chez lui. Il reprit petit
à petit une respiration normale pour que ses parents ne se doutent de rien et
ne lui posent pas de questions. Il n'aimait pas leur parler de sa journée au
dîner, puis ils ne s'intéressaient pas vraiment à lui, et les rares fois
qu'ils lui demandaient quelque chose, il les ignora complètement. Il avait
deux frères, de quelques années ses aînés. Il ne passait pas beaucoup de temps
avec eux et ils n'avaient pas grand chose en commun, ils étaient très proches
de leur père, contrairement à Lya. Et enfin, il avait une petite sœur, qui
s'appelait Evy.
Ses parents habitaient une maison très correcte, pas la plus jolie, mais tout
de même assez spacieuse pour toute la famille. Il arriva peu avant le dîner,
sa mère était en train de cuisiner, aidée par Evy. À peine rentré qu'il monta
dans sa chambre poser ses affaires. Il y avait deux lits, chacun le long des
murs qui se faisaient face. L'un était à lui, l'autre à sa petite sœur. Il
s'allongea dans le lit et prit une grosse inspiration. Il mit sa main sur son
front et le sentit brûlant, un coup de fatigue le prit et il commença à voir
des bouts de rêves apparaîtrent alors qu'il avait les yeux encore ouvert.
Une grande salle, très large. Des vitraux de couleurs filtrant la lumière,
dont les rayons était projetés sur le sol de marbre, somptueux et magnifique,
représentant un immense motif qu'on ne pouvait voir qu'en hauteur. L'entrée de
la vaste pièce était soutenue par deux grosses colonnes, taillées dans la
pierre, un long serpent partant du bas et tournant autour de la colonne, pour
une fois arrivé en haut, redescendre dans l'autre colonne. Une dizaine
d'autres colonnes soutenaient le plafond de la salle.
Il marcha lentement jusqu'au milieu. Il était vêtu d'une cape sale et déchirée
à plusieurs endroits, et tenait une épée dans la main gauche. En face se
trouvaient des marches, menant à un grand siège sculpté dans le marbre, et
derrière, une grande statue. Un homme était assis sur le siège, les mains
l'une dans l'autre, regardant tranquillement l'individu ayant réussi à venir
jusque devant lui, vivant. Il ne semblait pas avoir peur. Il se leva et tenait
quelque chose dans la main. Il se fixèrent sévèrement droit dans les yeux...
– Lya... Lya, réveille-toi. C'est l'heure du dîner.
Lya ouvrit les yeux, il était allongé dans son lit et Evy était assise,
mettant sa main sur son front.
– Tu transpires, t'as fait un cauchemar ? ... Lya ? Ça va ?
– Euh... Oui, ça va... répondit-il déboussolé.
– Allez. Viens, petit gars, dit-elle en prenant la main de son frère. Ça fait
cinq minutes qu'on t'appelle.
Lya s'essuya le visage avant de descendre se mettre à table. Il n'avait pas
vraiment appétit mais il se força à manger assez et de ne pas attirer
l'attention de ses parents. Pourtant, il manqua à quelques reprises de
s'endormir, mais c'était sans compter sur Evy juste à côté de lui, qui lui
donna des coups avec ses pieds.
Une fois le dîné fini, et la table débarrassée, il partit dans sa chambre,
suivi d'Evy, qui referma la porte.
– Alors, qu'est-ce que t'as, Lya ? demanda-t-elle en s'asseyant sur son lit,
le dos contre le mur et les jambes croisées.
Lya se mit dans la même position que sa sœur, et lui répondit :
– Tu sais bien, tout ça...
– Tu veux dire... Tu penses toujours à elle ?
– Oui... Mais, non, tu vois... Ce n'est pas ça le problème...
Evy pencha la tête et le regarda de travers.
– Je pense aucun mal d'elle, elle m'a rien fait, c'est ma faute, faut que je
l'accepte, reprit Lya.
Une larme coula sur sa joue, et ses yeux furent remplis de larmes.
– Et... j'ai rencontré cette fille, aujourd'hui. Sauf que là, il y a vraiment
quelque chose. Je ne saurais l'expliquer, c'est étrange.
Il passa sa main sur sa joue pour essuyer la larme.
– Magré tout, il tourna la tête vers la fenêtre pour regarder au dehors, j'ai
toujours ce sentiment de mal être, ici, que je ne suis pas à ma place.
Evy lui fit un sourire.
– Dans ce cas-là, pars, lui dit-elle.
– J'aimerais pouvoir servir à quelque chose, faire un truc pour le bien des
autres. Me sentir utile.
Il regarda par terre à présent. Evy regarda vers le plafond.
– Et je vois pas comment l'être en restant ici.
– On va regarder les étoiles ? demanda Evy, comme si elle ne prêtait pas
attention à ce qu'il lui disait.
Elle alla jusqu'à la fenêtre, l'ouvrit et pencha la tête dehors.
– Allez, viens Lya, ça va t'apaiser l'esprit.
Il la rejoignit, la fenêtre était juste assez large pour eux deux.
– Regarde le ciel, il est dégagé et on peut voir toutes les étoiles.
– J'ai toujours aimé cette forme de faucille.
– De casserole surtout, dit Evy, riant. Et elle a une petit sœur pas très
loin, qui regarde son grand frère, qui le surveille, et prend soin de lui.
Elle le protège.
– C'est son ange.
Lya prit la main de sa sœur.
– Mon Ange...
Evy posa sa tête contre son frère.
– Alors, Lya, quand vas-tu partir ? À moins que tu veuilles revoir cette
fille.
– On doit se revoir demain.
– Et comment s'appelle-t-elle ?
– Niessa.
– D'accord. Tu penses que tu vas continuer à la voir ?
– Oui, j'aimerais bien.
– Alors, dis-moi...
– Oui ?
– Au fond de toi, qu'est-ce que tu veux ?
Lya réfléchit, puis jeta un dernier coup d'œil au ciel. Il se retira de la
fenêtre, et s'enfouit dans son lit.
______ _________________ SAUVONS GEORGE ET DADOU
Tiray-chose : site de merde
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