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| Etes-vous satisfait de l'évolution de ma fan-fiction au fil des saisons ? |
| Oui (en partie parce que ca se rapproche plus d'un roman désormais) |
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71% |
[ 5 ] |
| Non (en partie car ça s'éloigne de la fan-fiction et de l'univers de la série) |
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0% |
[ 0 ] |
| A moitié, car certains points peuvent rebuter, comme la longueur des épisodes par ex. |
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14% |
[ 1 ] |
| Peu importe, je m'y suis habitué et je n'y prête pas attention |
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14% |
[ 1 ] |
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| Total des votes : 7 |
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| Auteur |
Message |
dr house Conscience de Jack


Inscrit le: 28 Aoû 2009 Messages: 1676
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Posté le: Sam 31 Oct 2009 - 18:16 Sujet du message: |
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| A quand le prochain épisode? |
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6679 Localisation: Living in Oblivion
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Posté le: Dim 01 Nov 2009 - 15:29 Sujet du message: |
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Ca fait pas mal de temps que j'ai pas touché à l'épisode, d'abord parce que
j'ai beaucoup de travail à côté (et dès que j'ai du temps libre je fais autre
chose qu'écrire), puis aussi parce que je me lasse un peu du procédé
"fan-fiction" peut-être.
J'ai envie de me consacrer entièrement aux recherches concernant l'écriture du
roman reprenant quelques trames de l'opération Crépuscule, toujours avec ce
même fond de la situation au Kosovo en 1999, mais de manière très approfondie
et minutieuse dans les détails. Or, j'ai l'impression que la fan-fic me
retient un peu parce que je veux l'achever avant de commencer les choses
sérieuses, mais vu le peu de lecteurs, je vois plus trop l'intérêt de perdre
encore un an à écrire douze épisodes.
Enfin, dernière raison, je misais beaucoup sur cette épisode 12, ça fait 2-3
ans que j'avais certains rebondissements en tête et je suis un peu déçu du
résultat pour le moment, d'autant plus que c'est vraiment compliqué de
"compacter" toutes les révélations qu'il reste à faire en quelques
épisodes de façon cohérente. Donc plus que de passer à la rédaction, je
préfère faire mariner tout ça dans ma tête.
A propos de ton message poster le 17 septembre je viens juste de m'en
aperçevoir donc j'y répondrais prochainement en détail  _________________ Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 17 disponible
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6679 Localisation: Living in Oblivion
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Posté le: Lun 02 Nov 2009 - 22:24 Sujet du message: |
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Tout d'abord dr. house, je tiens à te remercier pour ton commentaire, c'est
non seulement le genre de post qui encourage à continuer de publier ici, puis
ensuite, ta critique se veut constructive et je ne demande que ça
Je vais essayer de te répondre par étapes sans trop travailler mes
transitions, tu m'excuseras
| dr house a
écrit: |
- Tu nous fait une fanfiction sans la CAT de Los Angeles, ce qui doit être je
suppose un défi difficile à relever. Tu y arrives sans problêmes en nous
plongeant dans d'autres univers ( le pentagone, la CIA, la CAT de
Washington...). Je sais bien que certains de ces derniers endroits étaient
présents dans tes autres fanfictions mais pas avec la même
proportion |
Déjà, concernant la quasi-disparition de la CAT au profit de la CIA et du FBI
(que j'avais assez amorcé les saisons précédentes), je pense simplement qu'on
avait fait le tour des petites intrigues de bureaux à la cellule et je
souhaitais m'engager vers des situations à l'échelle gouvernementale plus
influencées par des faits et personnages historiques. A l'image du personnage
de Roger Slattery, qui a quelques traits (très grossiers je le concède) de
James Angleton, l'as du contre-espionnage durant la Guerre Froide.
Bien entendu, je cache pas du tout le côté très fictif et disproportionnée de
mes intrigues par rapport à la réalité (et malgré toutes les recherches que
j'ai fait dessus, il me reste un énorme boulot à poursuivre), mais j'avais
envie d'écrire des scènes/dissensions à l'intérieur de la CIA, de manière un
peu plus juste dans le traitement des dialogues et de la crise.
Tout cela en poursuivant certaines pistes soulevées dès la saison 1, 2 ou 3,
qui commencent véritablement à " éclater ". Et là ca rejoint ce que
je disais dans mon post hier, je tiens vraiment à m'assurer que l'éclatement,
le percement de toutes les intrigues que je développe depuis le début
répondent à mes attentes.
| dr house a
écrit: |
J'ai aussi pu remarquer que c'est ta première fanfiction ou Jack Bauer est sur
le sol américain. Tu donnes donc par conséquent à Danny Cain un rôle majeur en
Afghanistan, et je remarque des similitudes entre son personnage et celui de
Bauer. Tu as remarqué que ta fanfiction est paru un peu avant la médiatisation
de l'Afghanistan suite à la mort des 7 soldats français? Quel coincidence.
|
En effet, ce n'est pas un hasard si Jack est sur le sol américain cette ultime
saison, alors que le concept des précédentes était de le faire voyager à
l'étranger, rôle qui est désormais tenu par Caïn. J'en profite ainsi, sans
grande prétention, pour dénoncer certains problèmes dans la gestion de la
guerre là bas, et du conflit face aux talibans, bien que cela apparait un peu
de façon trop grossière à mon goût. Mais bon ce n'est qu'une ébauche de
l'histoire que j'écrirais dans le roman, un moyen de forger la pratique et les
connaissances historiques.
Donc effectivement, il y a quelques similitudes entre Jack et Caïn, mais en
réalité, ça relève d'une relation triangulaire qui implique aussi Matters. Il
y a des parallèles entre les trois hommes qui les unissent, mais en même
temps, leur conception du libre-arbitre, du destin et de l'identité est
radicalement différente.
Après, il faut aussi se demander comment chacun est entré dans ce grand
échiquier, comment chacun compte en sortir et en quoi ils représentent chacun
un aspect de la manipulation de la figure héroïque (si bien que j'ai voulu
détruire l'image de héros qui caractérise Jack).
| dr house a
écrit: |
On en sait plus sur le consortium Idéon à présent; je t'avoue que je prends
des notes sur qui travaille avec qui car sinon je m'y perds un peu
|
C'est une bonne initative de ta part, mais je dois tout de même te présenter
mes excuses là dessus (et autres lecteurs). Je me rends compte après coup,
mais je suis parfois trèèès confus et moi-même je m'emmêle les pinceaux sur
certaines intrigues concernant Yanaka/Karamazov et le double jeu des russes et
de la CIA. Je l'explique de deux manières:
- déja, il m'arrive de planifier une trame sur quelques épisodes, qui me
satisfait dans sa cohérence et sa dynamique. Puis une fois arrivé à la fin de
la trame, je me rend compte que j'ai fait un contresens par rapport à l'idée
globale que j'avais de l'intrigue, des explications que j'avais en tête au
début de la saison mais que je n'ai pas posé sur papier.
- ce qui m'amène au second point, lorsque je n'écris pas ou peu pendant
plusieurs jours voir semaines, il m'arrive de perdre la logique de certaines
intrigues. Et je me casse la tête à retrouver d'autres explications qui s'en
rapproche, mais parfois ça n'a pas le résultat attendu.
Quoiqu'il en soit, cela vaut pour une minorités d'intrigues, et le gros défaut
que j'ai dans mon viseur pour la rédaction du roman est justement de faciliter
la clarté du propos (quand bien même il reste bcp de révélations à fournir).
Car on peut faire un "mindfuck" sans complètement désorienter le
lecteur, puisqu'il faut toujours le laisser soulever des spéculations en
attendant les réponses à ses questions.
| dr house a
écrit: |
. Le meurtre de Dana Dern était l'un des moments les plus spectucalaires de ta
fanfiction, même mieux que la poursuite du début entre d'un côté Radford et
Bauer et de l'autre les japonais. Je n'avais pas ressenti ce suspens depuis la
saison 1 de la série ou Jack ait confronté à un dilemme : tuer Palmer pour
sauver sa famille ou ne pas le faire en risquant la vie de ses proches
(similitude avec Dana Dern bien sûr). Dans les deux cas Jack Bauer ne le fait
pas. Cependant la pauvre Dana a eu moins de chance que Palmer.
|
Content que ca a fonctionné, j'avais peur que ça fasse un peu too much, et je
suis pas à trop à l'aise dès qu'il s'agit de décrire un meurtre/une scène
d'action, donc je tacherais de m'améliorer sur ce point.
| dr house a
écrit: |
Dans ton dernier épisode, qu'on aurait pu renommer "vingt mille lieues
sous les mers" on se serait aussi cru dans "Le trésor de Rackham le
rouge" sauf qu'au lieu d'être Tintin, c'est Jack Bauer qui est à la tête
du sous-marin
. |
En réalité, c'était plutôt une référence à l'introduction de Metal Gear Solid
1, quand Snake s'introduit dans la base en Alaska à bord de son cockpit
| dr house a
écrit: |
Sinon j'avais vraiment l'impression que tu faisais un gommage du monde de 24.
Tu décris merveilleusement le personnage du président Charles Logan. Je
posterais un nouveau commentaire quand tu posteras ton prochain
épisode. |
Ce gommage est intentionnel, pour des raisons que j'ai déja évoqué. A savoir
que le concept de 24 s'essoufle très facilement (la gestion du temps réel, le
terrorisme, le cadre politique...), et j'ai préféré intégrer de nouveaux
éléments qui accentue la dimension géopolitique entre théorie du complot et
trahisons, mais en gardant une inspiration un peu plus réaliste des événements
mondiaux, et moins hollywoodisée.
Après, c'est aussi un moyen de me créer progressivement mon propre univers, ma
propre gallerie de personnage en devenant indépendant de la série. Je pense
qu'il y a bcp de points que l'équipe de 24 auraient pu exploiter pour éviter
la répétition de certains schéma scénaristiques, et cette fan-fiction est un
peu un moyen de satisfaire ma frustration par rapport à ça
| dr house a
écrit: |
Parfois j'ai du mal à savoir qui parle dans tes dialogues. Ceci dit, c'est
peut-être moi qui ait un problême car heller the killer trouve la même chose
dans ma fanfiction. |
C'est noté ! C'est à moitié voulu à vrai dire, pour la simple raison que dans
certains romans que j'ai lu, il y avait beaucoup de phases de dialogues où
délibérement, l'auteur ne voulait pas préciser qui parlait, supposant que
c'est au lecteur d'en faire l'effort, un peu pour tester son attention
Maintenant l'histoire est déjà suffisament complexe et je comprends qu'il est
important de faciliter la tâche au lecteur, d'autant que les dialogues jouent
parfois sur la métaphore ou le second degré, et qu'ils ne sont pas toujours
très visuels (lors de réunions par ex.). J'y penserais à l'avenir
Pour ce qui est de l'épisode 12, je vais essayer d'avancer au maximum cette
semaine, j'en ai rédigé quasiment les 3/4, seulement je peux pas m'empêcher de
revenir sur certaines imperfections qui me gâchent ma satisfaction. Enfin ton
message m'encourage suffisament pour reprendre un certain rythme d'écriture
 _________________ Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6679 Localisation: Living in Oblivion
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Posté le: Ven 13 Nov 2009 - 23:06 Sujet du message: |
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L'épisode 12 ne devrait plus tarder, ce week-end j'espère
Difficile de trouver le temps en ce moment, et je cherche encore un moyen
d'amener la fin de la saison le mieux possible, en toute cohérence, de manière
à ce que les enjeux dramatiques soient bien introduits et bien conclus.
D'autant que la dernière partie de la saison (épisode 18 à 24) sera très
particulière et déstabilisante...  _________________ Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
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dr house Conscience de Jack


Inscrit le: 28 Aoû 2009 Messages: 1676
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Posté le: Sam 14 Nov 2009 - 2:23 Sujet du message: |
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| J'attends ça avec impatience. |
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dr house Conscience de Jack


Inscrit le: 28 Aoû 2009 Messages: 1676
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Posté le: Dim 29 Nov 2009 - 20:11 Sujet du message: |
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| Y-a t-il un problême quant au dernier épisode? J'attends toujours ton épisode
avec impatience, en espérant pouvoir le lire bientôt. |
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6679 Localisation: Living in Oblivion
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Posté le: Mar 01 Déc 2009 - 23:30 Sujet du message: |
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Surveille ta messagerie privée  _________________ Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
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dr house Conscience de Jack


Inscrit le: 28 Aoû 2009 Messages: 1676
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Posté le: Mer 02 Déc 2009 - 1:24 Sujet du message: |
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Ah, d'accord. Désolé alors . |
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6679 Localisation: Living in Oblivion
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Posté le: Dim 21 Fév 2010 - 7:40 Sujet du message: |
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Ça fait déjà six mois qu'aucun épisode n'a été posté et je crois qu'il est
peut-être temps de donner quelques nouvelles sur l'évolution des choses...
Depuis le mois de septembre, pas mal de choses ont changé d'un point de vue
personnel et j'avais beau essayé de me concentrer de temps à autre à
l'écriture de cette fan-fic, le cœur n'y était pas, pour la simple raison que
j'étais insatisfait de ce que je faisais. Autant sur le fond que la forme. Le
problème ne se situe pas tant au niveau de l'histoire et des idées, mais plus
sur le développement d'un vrai style littéraire qui tiendrait la route dans
l'éventualité d'une publication.
Par la suite, certains événements depuis trois mois ont un peu modifié toute
ma conception de ce projet qui me tenait à cœur depuis désormais 5 ans. Pour
certaines raisons, j'avais pris la décision d'arrêter de publier ma fan-fic
après le 12ème épisode de cette saison (alors que le plus excitant allait
arriver, les révélations en masse....). Je ne voyais simplement plus l'intérêt
de continuer, d'autant que mon temps libre étant de plus en plus consacré à
l'écriture de mon mémoire de recherche.
Depuis j'ai pas mal réfléchi à tout ça, et je ne sais toujours pas ce que je
souhaite faire...ce dont je suis sur, c'est de vouloir terminer au moins
l'écriture de ce 12ème épisode. Je me suis donc attelé à la tache depuis un
peu plus d'un mois (je rappelle que depuis novembre, il ne me reste plus que
l'écriture de la dernière scène, o combien importante !).
Et je désespère un peu, j'ai beau essayer, mais je suis sans cesse déçu par ce
que j'écris. J'ai l'impression que plus le temps passe, et plus je suis
exigeant envers moi-même (exigence que je n'arrive pas à satisfaire sur le
long terme). J'essaie d'être rigoureux et de perfectionner mon travail mais
j'y vois toujours trop de défauts, surtout quand je lis des livres ou regarde
des films/séries qui me fascinent. Et je suis conscient que le problème ne se
ferait pas trop sentir ici ; je pense pouvoir affirmer que si je publiais
l'épisode tel quel maintenant,on n'y verra pas tellement de gros problème
stylistique (du moins pas en percevant tout cela comme une fan-fic). Je
continue d'apporter rebondissements sur rebondissements, de respecter le temps
réel, de mettre Jack au centre de l'histoire...
Mais la difficulté est tout simplement ailleurs. J'arrive de moins en moins à
fermer les yeux sur ce qui me plait pas, ce qui fait une sorte d'éternelle
insatisfaction sur ce que je publie. Et donc avec le recul, je suis presque
embarrassé de me relire. Cela dit, c'est en forgeant qu'on devient forgeron
(jme demande si j'ai pas déjà dit ca ici ), donc
peut-être qu'en me forçant le gout de l'écriture reviendra.
Pour l'instant je ne vais simplement pas faire de promesse que je ne tiendrais
peut-être pas. Je publierais l'épisode 12 prochainement, il n'y a pas de doute
là-dessus. Pour la suite, c'est encore très incertain, même si je me déçois un
peu à vouloir arrêter alors que j'arrive au bout du tunnel après cinq ans de
"persévérance". Là, je ressens plus tellement la dimension du
plaisir d'écrire, mais j'en suis convaincu, cela reviendra.
Donc je laisse un peu faire le temps sans trop me précipiter, et on verra bien
ce que ca donne
Je dois avouer que ce qui occupe surtout mon esprit à cet égard, c'est le
sentiment de devoir d'abord accumuler de l'expérience en regardant beaucoup de
séries et en lisant beaucoup de livres. J'ai l'impression qu'il est presque
trop tôt pour écrire, que j'ai encore tellement à apprendre que je me suis
lancé un peu trop vite dans le bain, et qu'il faut déjà m'imprégner d'une
certaine capacité d'inspiration avant de vouloir entreprendre quelque chose de
sérieux.
Cela comprend aussi le travail de recherche que j'effectue, essentiellement
sur la guerre au Kosovo pour l'écriture de l'opération Crépuscule. J'ai
d'avantage envie de me concentrer sur ce coté un peu universitaire, à passer
des heures à la bibliothèques sur des livres d'histoire ou de politique,
plutôt que d'écrire spontanément. A ce titre, mon mémoire est notamment basé
sur le problème de la désinformation au Kosovo et en Afghanistan. Je voulais
travailler sur quelque chose d'utile par rapport à ce que j'écris, c'est
pourquoi je vais pas mal traiter du contre-espionnage et de la théorie du
complot. Et donc ces derniers temps, je me complais pas mal à surligner de
vieux bouquins plus que de rester sur mon ordinateur à peaufiner certaines
scènes...
C'est un peu un nouveau cap que je franchis, mais ca prouve au moins que je ne
veux plus trop foncer tête baissé à écrire, parce que je sens que je dois
encore "faire mes armes" en étudiant d'autres auteurs, et en
travaillant corps à corps certains textes. Je suis convaincu que c'est pas
tellement une mauvaise chose au final...
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6679 Localisation: Living in Oblivion
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Posté le: Lun 22 Fév 2010 - 3:38 Sujet du message: |
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J'ai passé la journée dessus, mais c'est fait, le 12ème et dernier épisode de
la partie Le Procès est achevé. Et au
final, j'en suis plutôt content après relecture, je sais pas si c'est
forcément à la hauteur de mes attentes, puisque certains événements qui s'y
déroulent (notamment le cliffhanger) étaient prévus depuis 4 ans, mais le
résultat n'est pas mauvais à mon sens
L'épisode est un peu plus long que d'habitude, mais chose importante, je
précise qu'il s'agit d'un season
finale, la seconde partie sera sensiblement différente, et la 3ème
encore d'avantage, si publication il y a.
L'histoire a toujours été prévue telle quelle, mon hésitation à continuer ou
non de publier n'a pas influé sur le scénario
J'attends vos réactions
Précédemment dans
la fan-fiction de Mr. Jack :
Frappé de plein fouet par un missile
provenant du sous-marin mis en mer par Zan Yanaka, le complexe de la CIA fut
peu à peu inondé en prenant tout le monde de court. Jack réalisa que cela
faisait partie du plan stratégique de Serpico, visant à l’introduire à
l’intérieur de la salle contenant les documents convoités. Peu avant de s’en
emparer, l’agent fédéral fut endormi par une piqure administrée par Cassandra,
qui les subtilisa alors pour en découvrir le sens : on faisait mention à un
agent russe en mission lors de l’opération Eclipse, traqué par un enquêteur du
FBI au nom de code Capri. Elle contacta alors quelqu’un pour partir à sa
rencontre avant que la CIA ne la retrouve. Pour le secrétaire d’Etat
Rosenberg, l’attaque était d’avantage le moyen de trouver un motif et un
coupable, Yanaka et le Japon pour organiser une riposte qui personne ne
pouvait voir venir…
L’insurrection devenait incontrôlable en Afghanistan, et l’armée ne refusait
pas le soutien des pakistanais. Pour Newell, il était devenu évident que l’OIS
profitait des talibans pour mener sa guerre de l’information. Face aux preuves
que Brainer détenait sur les fraudes concernant les œuvres caritatives au
Moyen-Orient, Sorensen était interrogé avant même de pouvoir demander aux
membres d’Idéon de se retirer. Le donateur collaborait depuis plusieurs mois
avec les russes dans l’ambition de réaliser une copie conforme du projet Pluie
Noire/Sombres Soleils, ce que seuls Hendersen et Rosenberg savaient à la
Coalition. Valajdopov lui injecta donc un sérum afin de savoir la vérité sur
les réelles intentions du millionnaire.
Episode 12 : (
23h00 - 00h00 )
Ces événements se déroulent le jour de l'opération Sombres Soleils, entre 23h
et minuit, heure de Washington DC.
On aurait dit que la jetée crachait ses poumons lorsque l’horizon lui déposa
des vagues qui dispersèrent quelques grains au pied d’un homme prenant la
direction du banc planté sur le quai en hauteur. Le marchand de glace, qui
gagnait tous ses clients parce qu’il avait élu domicile à la sortie de la fête
foraine sur l’embarcadère voisine profita d’un moment de répit pour tenter de
régler l’horloge défaillante sur la toiture.
Lorsque l’homme arriva à son niveau, il remarqua que le bas du cadran était
encrassé et que la grande pendule ne parvenait à se hisser jusqu’à la première
minute de l’heure suivante, et en conséquent, ne parvenait à boucler le cycle
entamé. Il se demanda si le marchand pouvait mettre fin à l’éternité figée
promise à cette horloge. En réalité, les doigts du commerçant étaient trop
épais pour réenclencher la mécanique, et il abandonna sa tache lorsqu’un
enfant mourrait d’impatience d’empoigner sa glace à l’italienne.
- « Excusez-moi, vous avez l’heure ? », demanda l’homme aux chaussures
ensablées tout en reniflant, à celui qui était assis sur le banc le bras
déployé
- « Minuit moins cinq minutes avant la fin du monde »
- « Un plaisir de vous rencontrer enfin M. Palmer », prévenu par ses
supérieurs que la pendule déficiente était un moyen de reconnaissance idéal
- « Durant mon mandat, il restait encore huit minutes avant la fin du monde »,
le visage crispé sur l’horizon en songeant à l’horloge de l’Apocalypse
- « Les douze coups de minuit ne sonnent pas toujours le glas vous savez »,
reniflant à nouveau, tic qu’il subissait depuis son adolescence « Il y a juste
un âge où il faut admettre que le bal est terminé, où il faut savoir n’être
qu’un spectateur »
- « Vous avez reniflé quelque chose d’intéressant pour moi ? »
- « Mon informateur travaille avec un coordinateur du FBI branché sur
l’affaire Larry Edwige depuis 2004 », sniffant l’air par à-coups « La
protection des témoins est inflexible à ce sujet, personne ne sait où il se
terre. Ceci dit, j’ai eu accès à quelques informations sur le procès en
huis-clos qui a menacé l’entreprise en bâtiment, celle qui a développée les
prisons secrètes en Europe de l’Est. Putain de rhume des foins… », en se
mouchant avec le pouce et l’index comme il n’avait plus de mouchoirs « Bon,
pas de quoi en faire un foin – transition idéale si vous me permettez –, rien
qui remet en cause le gouvernement, hormis Anthony Lane »
En demandant ce service à Palmer, Cassandra espérait que le dossier Edwige
avait de quoi faire rompre la CIA à certaines exigences qu’elle et Jack
attendaient depuis longtemps : éclater les chaînes que l’Agence avait bouclé
autour d’eux, et faire définitivement disparaitre Bauer (du moins une partie
de son identité). Loin des chinois à sa poursuite, loin de son pays, comme un
perpétuel étranger perdu dans les limbes de cette identité même. De son côté,
bien qu’en ce moment, il s’était échoué comme une baleine morte aux milieux
des débris du complexe sous-marin, Jack convoitait de découvrir le nom de
l’espion de la CIA placé dans les rangs chinois, qui se chargeait d’effacer
toute vidéo prouvant que Bauer était en vie.
Cependant, Palmer redoutait que les informations sur Edwige ne parvienne
entres les mains de Radford, qui voulait faire pression sur la CIA et Charles
Logan pour une toute autre raison : s’assurer d’être gracié en échange de son
silence sur le dossier Edwige.
- « Pour ce que ca vaut », poursuivit l’homme qui faisait mine d’être enrhumé
plus qu’il ne l’était pour couvrir son tic « Vous pouvez remuer et tasser tout
ce que j’ai à vous offrir au nez de la Vinaigrerie. Votre chantage marchera
peut-être, mais Radford ne pourra rien en faire »
- « Pourquoi dites-vous ça ? »
- « Je doute qu’il soit gracié un jour, on a lancé une accusation d’homicide à
son encontre, un diplomate du Sénat spécialisé sur la Russie. Et je vois mal
comment il pourrait s’en tirer par un vice de procédure maintenant que plus
personne n’est à ses côtés… », tournant peu à peu le dos à Palmer pour essuyer
un nouveau filet nasal
- « Si le sort de Radford est déjà joué, vous devez vous demander pourquoi je
persiste à récolter des vers pour dévorer sa dépouille »
- « Vous n’avez pas de compte à me rendre. Tant que se poursuit le décompte et
que Radford est poursuivi en justice pour de bon… », se permettant un autre
jeu de mot douteux
- « En fait, si Edwige incrimine Anthony Lane, c’est tout à notre avantage. La
fille de Gabriel Radford, Linda est réticente à témoigner contre son père et
l’organisation Delta. Je crois que cette sonate à quatre mains entre Lane et
son père pourrait la convaincre définitivement de faire entendre sa voix. Je
dirais même de crier à pleins poumons »
A chaque fois que de nouvelles secousses venaient ponctuer le flot par des
lames d’eau qui imbibaient le visage de Cassandra, le bleu de ses yeux se
confondait parfois avec la couleur de l’averse, lorsqu’elle était épargnée par
le halo de lumière rouge. L’œil caméléon dans la tempête, elle continua de
tracter Jack jusqu’au niveau supérieur, moins immergé, pour partir à la
rencontre de son collaborateur. De la main gauche, elle serrait la poignée de
la mallette qui contenant un des derniers briefings codés au sujet de
l’enquête sur PN/Retreat et SS/Retreat, ainsi qu’une seringue à pointe fermée
qui contenait du sang. Elle paraissait la brandir vers le lustre aveuglant qui
n’allait pas tarder à se décrocher lorsqu’elle s’aida d’une rampe pour
remonter entièrement à la surface. Tout en empruntant une brèche de
l’élévateur qui lui permit de se hisser en utilisant les câbles du
monte-charge en étant soutenue par la pression de l’eau, elle eut un sentiment
de surdité au milieu de la révolution édifiée par le courant. Enfin, pas tout
à fait de la surdité. Plutôt ce sentiment qu’on a lorsqu’on se bouche les
oreilles et qu’en s’entendant parler, les mots semblent parfaitement enfermés
dans la tête. Coupés du monde, mais pourtant au milieu de la tourmente. Elle
ne savait rien de ce que le gouvernement préparait pour riposter à l’attaque,
si c’était véritablement un attentat terroriste, mais supposait que la CIA
veillait à maîtriser son alarmisme. Comment Langley pouvait garder la tête
froide face à ces nœuds à démêler ? Serpico, la taupe AEDUNE, le conflit
sous-marin, et par-dessus tout, s’assurer de graisser les articulations qui
faisaient fonctionner l’organe Jack Bauer. Etaient-elles encore en état de
marche ? Pas de remords songea-t-elle, sa décision allait au-delà d’un doute
de confiance, il fallait lui injecter cette seringue pour l’endormir. Pas de
remords, songea-t-elle à nouveau, les retours en arrière était une perte de
temps. Parce qu’elle se rappela que le temps est irréversible.
Une plaque de verre se décolla de la plateforme mécanique qui agençait
l’élévateur et se morcela tel un pic de glace qui se décrochait de la roche
pour se briser violemment. Le ciel leur tombait sur la tête, et par réflexe,
elle replia son bras gauche devant le visage pour ne pas lui réserver le même
avenir que la plaque : morcelé, déchiré, et lui faire perdre une partie de son
identité physique. Ou simplement son apparence.
- « Je te tiens, accroche-toi », clama la voix qui émanait d’un visage
familier au-dessus de sa tête, inversant le rôle de Cassandra lorsqu’à Minsk,
elle avait repêché Jack du lac gelé
Elle ne réalisa qu’un peu plus tard qu’il s’agissait de James Matters.
Maintenant, en l’entendant parler, elle remarqua combien le téléphone avait
déformé sa voix.
- « La CIA ne savait plus où donner de la tête…Quand le directeur a réalisé
que tu menais ton opération d’assistance envers Jack par tes propres moyens,
ils ont cru un moment que tu cherchais à doubler l’Agence », précisa-t-il
aussitôt tirés d’embuche
- « On t’a quand même envoyé ici pour s’assurer que ce n’est pas le cas… »
- « Richard Braxton s’en tient à ce que je t’ai répété : on cherche un moyen
de faire sortir les documents sans que les russes ne s’en aperçoivent,
puisqu’ils resteront persuadés que Jack est le seul à avoir pu les prendre. Et
je pourrais passer inaperçu en sortant avec »
- « Et toi, à quoi tu t’en tiens ? A quoi dois-je me raccrocher ? », demanda
Cassandra en cherchant à réanimer Jack sans adrénaline
- « On suit le plan initial, et une fois qu’on sera dehors, la CIA va
d’avantager chercher à retrouver les russes qu’à savoir de quoi il est
question dans ces papiers, la plupart du personnel n’a pas l’autorisation
nécessaire pour lire ces codes. Quand vous serez à l’abri avec ces
informations, ce sera le moment de quitter le navire fédéral… »
- « Et toi ? »
- « Je m’en sortirais. On aura encore besoin de moi au sujet de Yanaka pour me
débriefer lorsque j’étais infiltré au sein de la mafia. Mais on devra couper
les ponts »
- « Tu ne désires rien tirer de tout ça ? »
- « Je ne suis pas comme Jack, à la recherche de mon identité. Je ne crois pas
que découvrir la vérité sur Roswell m’aidera dans mon introspection et ces
conneries de quêtes initiatiques bouddhistes. Les choses ne finiront jamais
bien Cassandra »
- « Et ça te convient ? T’attends que le temps passe et fasse ses effets,
comme si ces quarante dernières années n’avaient eu aucun sens ? »
- « L’horloge ne reste jamais bloquée, le sens n’est qu’une affaire de
superstition. Nos actes n’attirent jamais chance ou malchance. Sinon j’appelle
ca de l’irrationalité, de l’irréel même »
[23:06:13]
- « Peu importe, voila son sang, il y a la séquence qui nous intéresse dans
cet échantillon »
- « Je le transmets à Ned Martins dès que je serais dehors », approuva Matters
en les menant vers une des sorties sûres « L’analyse devrait être rapide si
ses hommes sont fiables. Le plus difficile, c’est de glisser les résultats
sous la nappe de table… »
- « Je n’aime pas ça, rien ne nous garanti que Martins nous donnera l’analyse
de l’échantillon que j’ai prélevé, s’il y a quelque chose à en tirer, comme
Dern l’avait assuré »
Cassandra continuait de se démener pour que les effets de l’injection
s’estompent, commençant à sentir le poids de Jack comme un cheval mort
(lorsqu’elle chercha l’expression, elle pensa d’abord de lui qu’elle devait «
porter sa croix » mais se corrigea dans son dialogue avec elle-même). Cette
fois-ci, c’est à Matters que la scène lui remémora le moment de sa rencontre
avec Jack, lorsqu’il avait été envoyé en France par la cellule
anti-terroriste. Il y a cinq ans, si ses souvenirs étaient bons, peut-être un
peu plus. Sa gorge est sèche et ses pupilles sont encore un peu dilatées
avait-il jugé à l’instant où il avait retrouvé Bauer sur une table
d’opération, anesthésié après une série de tests sanguins.
- « Tu es sûr que tu veux le ranimer maintenant ? », en continuant de lire les
codes qu’il photographia avec un appareil miniature, puisque Cassandra avait
insisté pour garder la mallette sur elle
Elle acquiesça, en prétextant qu’il était en droit de connaître le contenu
confidentiel dans la mallette à la première heure. Matters décampa avant qu’il
ne fut réveillé, puisque c’était bien là le but de l’opération : éveillé, Jack
n’aurait jamais permis que les codes glissent de ses mains une fois encore.
Habitué des pavés de Washington, l’ancien chef de l’unité d’intervention de la
NYPD tourna le dos à ses deux alliés, mettant à l’abri l’échantillon de sang
que Cassandra lui avait légué. Il disparut aussi étrangement qu’un magicien
aurait fait disparaitre une colombe, pendant que Cassandra répéta un second
message cardiaque.
Jack emmura subitement d’une seule main ce cou qu’il avait caressé à Minsk
quatre ans plus tôt lors d’un bref moment où il s’était avoué ressentir une
réelle connexion avec quelqu’un, hormis Teri et Kim. Les cœurs comme deux
vastes flambeaux. Et là, il la plaqua contre le sol sous la vingtaine de
centimètres d’eau qui s’écoulaient d’une fuite. Sans souffle, elle griffa
intuitivement son visage, ses yeux puis sa bouche afin de se débattre.
- « Calme-toi ! On est ici pour te tirer de là ! », balbutia-t-elle à moitié
couverte par le liquide
- « En m’enfonçant une seringue dans le cou ! », s’emparant de l’arme que
Cassandra n’avait même pas cherché à lui prendre, n’en voyant pas l’intérêt
- « James vient de partir d’ici, il a ce qu’on cherchait. Je t’expliquerais
tout, comment j’ai su pour le système d’identification, pour l’échantillon de
ton sang que j’ai prélevé, comment on va se tirer d’ici…mais tu dois me faire
confiance »
- « Le temps détruit tout, et la confiance avec », approchant le canon du
Glock
- « Personne ne cherche à te trahir ici ! L’ennemi ce n’est pas nous ! Tu t’es
construit une fiction autour de toi, à un tel point que tu désirerais presque
être dupé, et te vanter enfin d’avoir anticipé quelque chose. James risque
gros, il a décidé de doubler la CIA pour toi »
- « Vous n’êtes motivés que par de la curiosité ! Il n’y a aucune sollicitude
dans ce que vous faites, ce que qui que ce soit fait ! L’amour est un égoïsme
dissimulé Cassandra », en remettant sur le tapis la courte aventure qu’il
avait eu avec elle
- « Alors tue-moi si tu n’es pas motivé par cette même raison »
Les poils d’un torse que les plus ferventes admiratrices de Sean Connery
n’auraient pas dépréciées se mirent à flotter sur la surface mousseuse du
jacuzzi. Anthony Lane profita de la pénurie de moustique, causée par sa
campagne d’extermination massive à l’insecticide pour venir se détendre
quelques minutes dans son short trop court.
- « Dans ce costume, il y en aura toujours qui courront après toi »,
avoua-t-il alors qu’un interphone était relié à une ligne téléphonique dans la
maison
- « Je préférerais qu’on m’enfonce un oreiller sur la tête plutôt que d’être
abattu d’une balle en pleine conférence et rester dans l’ombre d’un Kennedy »
- « Je ne veux pas me risquer à trop de spéculations, le FBI a mis cette ligne
sur écoute », en allumant deux bougies comme pour une soirée aux chandelles
avec lui-même « Mais s’ils ont fait évacuer le Reagan Building, c’était
peut-être pour te mettre à l’écart de la menace »
- « De la même manière que la Compagnie choisit qui grimpe sur la scène, elle
choisit qui reste dans l’ombre, cachots résidentiels compris »
- « Crache le morceau Kurt, je ne t’écoute pas par bienveillance »
- « Ton rôle se limitait à claquer des pétards sur la scène politique, pour
masquer les investissements militaires de la Défense, Irak et Afghanistan
principalement. Le Congrès ne croit pas en ma politique de reconstruction là
bas, et voila plusieurs mois que je reçois des menaces de mort. Personne à la
Maison Blanche n’a affiché un quelconque optimisme envers mes projets »
- « Tu pleurs l’infanticide de tes projets naissants, et en même temps, tu
sais que comme moi, tu n’es qu’un pantin désarticulé, pourquoi ces complaintes
? »
- « Ce n’en est pas une, je cherche juste une logique. Les désaccords que j’ai
eu avec le Sénat se sont toujours fait en douceur à cause, ou grâce plutôt, à
ce que je sais. Ce que l’émir Nazr m’a communiqué, personne ne veut que je
balance ça à la figure des médias, ça ruinerait tout ce que tu as mis en place
sur ces détournements de fonds au sein du Congrès. Mais pourtant, personne
n’ose aller au bout du geste, et me faire taire une bonne fois pour toute »
- « La seule conclusion qui s’impose, et elle est ingénieuse, c’est que
quelqu’un cherche à te transmettre ses informations dans le dos de tout
Washington. Organisé pour que personne ne sache rien au sujet de l’héritage de
Nazr, mais tout en te laissant quelques voies d’accès »
- « Un ange gardien qui cherche à faire effondrer tout le système, et qui t’as
épargné »
- « Qu’est-ce que tu supposes ? Que ma parole ne vaut plus rien ? »
- « Ca expliquerait beaucoup de choses Anthony, tu as épuisé toute ta
fonction… »
- « N’en sois pas si convaincu », affirma-t-il en sortant du bain à bulles «
Et maintenant », sarcastiquement « Tu vas me dire que la Compagnie sait
tellement bien anticiper ses coups – ou provoquer je ne sais plus – que je
vais mourir électrocuté avec le câble téléphonique afin de m’empêcher d’en
dire un peu plus ? »
- « Je te recontacte plus tard, on y est, c’est bientôt l’heure de vérité »
Brainer n’avait même pas eu besoin d’invoquer Tony Almeida pour susciter chez
l’ex-président de la Chambre Basse le désir de recracher quelques informations
scellées dans le contrat sous silence qu’il avait passé à sa sortie de prison.
Ce sentiment d’infériorité est ce qu’il y avait de pire au monde pour Lane, du
moins le sentiment de n’être qu’un futile divertissement scénarisé, qu’il
avait commencé à subir durant son séjour en pénitencier. Maintenant, il ne
restait plus qu’à l’aiguiller sur la désinformation qu’on lui avait demandé
d’instiller avant son procès. Et de prier l’ange gardien que certains
opposants n’allaient pas chercher à court-circuiter le flux d’informations. De
l’autre côté de la rive, c’étaient les mêmes pressentiments qui guettaient
Serj Valajdopov et son acolyte la barrique : qu’ils allaient obtenir ce qu’ils
souhaitaient de Sorensen, et qu’avant même de pouvoir rapporter la vérité au
Kremlin, on parasiterait leur mission en s’emparant de la bande vidéo.
[23:12:36]
Valajdopov baffa nonchalamment Sorensen, qui
s'endormait sur sa chaise.
Les afghans qui avaient été arrêtes lors des arrestations massives étaient
interrogés par l'antenne de Kaboul de la CIA.
Matters traversait un parc à proximité des locaux de l'Agence en s'assurant
que personne n'était à ses trousses.
[23:16:55]
- « Ce que je pense de lui ? », répéta Nate Sorensen, les paupières à
demi-refermées en désignant la barrique avec difficulté « Que le loup à du
bouffer les trois p’tits cochons avant de l’engrosser pour que son bide… »
- « Merci M. Sorensen », stoppa net Valajdopov « Maintenant nous poursuivre
choses sérieuses. Il y a quelques heures, homme que vous connaissez, au nom
Karamazov a été escorté dans résidence sécurisée, relâché par CIA. Nous avons
appris qu’au cours d’interrogatoire, Roger Slattery, chef département
contre-espionnage a glissé ces mots : " Ils n'y verront que fumée, mais
croyez ou non, agent infiltré est actif ". Monsieur Sorensen, agent
infiltré est actif, est-ce vous dont il est question ? »
- « Roger Slattery n’avait qu’une consigne : que les Renseignements russes
s’affolent à l’idée qu’un traître collaborait avec eux. En l’occurrence,
moi-même »
- « Vous niez être agent infiltré alors ? », affrontant quelques secondes le
silence uniquement perturbé par les bruits de voitures de police à une
demi-douzaine de kilomètres « Je reviendrais sur question là plus tard. Au
fond, intérêt pour vous va au-delà de ce point. Deux sujets perturbent
moi-même bien plus, cœur du problème, vous savoir quel est-il ? »
- « Quel est-il ce cœur du problème ? »
- « Véritables collaborateurs à vous. Cela exige de répondre à raison qui
pousse vous à faire reculer Idéon du Moyen-Orient. Cela exige de répondre à
implication dans corporations d’EuriTrans et affaires de l’énergie russe. Car
si jamais cœur du problème se vider de son sang, mon gouvernement aura
obligation de réagir »
- « L’holocauste nucléaire éclatant du ventre de votre ami », répondit
Sorensen en tout sérieux
Le barrique révéla une pointe d’indisposition dans son expression, et attendit
fermement la réponse de l’émissaire Valajdopov.
- « Tout ceci n’est que puzzle. Volant en mille morceaux plus souvent qu’il ne
se reconstitue. L’holocauste n’est pas sujet, et n’a jamais été sujet »
- « Alors de quoi est-il sujet ? »
- « De déception, comme toujours depuis début des temps »
Les cordes qui venaient d’être jetées depuis les étages en rénovation
laissèrent échapper un fin manteau de fumée lorsque les hommes de l’équipe
d’intervention firent irruption en laissant leur mains coulisser jusqu’en bas.
La barrique n’avait pas eu le temps de chercher dans quelle poche de sa lourde
veste en lin usé se trouvait son arme. L’agent qui l’avait poussé à terre
craignait que son gros corps fasse un effet boule de neige en roulant,
chassant ensuite l’amusement dans sa pensée pour lui mettre les menottes.
- « Qui vous a prévenu ? Lui ? », grommela Valajdopov en cherchant à atteindre
Sorensen du bras en le désignant, pendant qu’on le forçait à incliner son
visage contre le béton froid
- « Trois tables de tartines de caviars bas marché, et j’ai dû tout quitter
rien que pour vous. Vous pouvez en effet remercier M. Sorensen, qui m’avait
prévenu que vous l’aviez rencardé. Quand je lui ai avoué que je pouvais le
faire couler plus que votre pays n’aurait pu le concevoir, il a réalisé – au
tout dernier moment, lorsqu’il se dirigeait vers le parking du Reagan Building
− qu’il me ferait plutôt confiance à moi qu’à vous. Le choix se comprend
»
- « M. Brainer, on a récupéré une cassette dans le caméscope », signala
l’agent Ledger
Pourtant, le président de la chambre était loin de se douter qu’en plus d’être
informé sur sa rencontre avec l’émissaire du FSB pour pouvoir le mettre en
accusation, Nate Sorensen en avait peut-être dit long sur son rôle dans
l’histoire.
- « Il est sous sédatif », constata l’agent en manipulant le menton de
Sorensen
L’idée de poursuivre l’interrogatoire traversa l’esprit de Brainer, mais ce
qui le préoccupait réellement, c’était l’idée que quelqu’un au sein de la
Coalition s’assurait forcément de la protection du donateur. Et qu’avant
d’intercepter les aveux filmés et Valajdopov, l’homme chargé de sa
surveillance n’avait certainement pas eu l’ordre de tout laisser filer entre
les doigts du gouvernement. Du haut de l’observatoire qui se tenait au bout du
chantier, l’homme tissait sa toile, en se rappelant de l’objectif codé
qu’avait laissé son supérieur qu’on appelait Bakounine : ingurgiter la
pellicule.
Matters écrasa la lune voilée d’une traite lorsqu’il posa le pied sur le pavé
humide à cause du jet d’eau, allumé par le cuisinier qui nettoyait les déchets
de la ruelle à l’arrière du restaurant. Un battant de fenêtre claqua et
réfléchit la lumière provenant de l’appartement, ce qui eut pour effet
d’étendre de quelques mètres l’ombre qui suivait Matters. Aucune forme
humaine, même l’ombre semblait devenir informe lorsqu’elle traversa le rail
d’essence luisant sur le trottoir démembré. Sans même chercher à découvrir la
face de l’homme sans visage, Matters continua tout droit en direction des
manifestants qui arpentaient la rue à l’angle, à peine perceptible tellement
le passage où il s’était engouffré était étroit. Le cortège, qui avait amassé
tous les contestataires de la semaine était censé rejoindre Pennsylvania
Avenue pour une protestation en coup de grâce sur le monument Lincoln.
L’ancien agent antiterroriste se sentait fondre dans la masse, le bruit et
l’incandescence d’une foule révolutionnaire et assez vaniteuse pour croire
qu’elle pouvait relancer les dés de la politique étrangère américaine.
Le mécanisme de l’oubli qu’actionnait la mémoire s’avérait être une formidable
prédisposition pour Jack, qui enregistra avec la plus grande attention les
explications que Cassandra lui fournissait sur ses agissements et les
révélations qu’elle avait découverte. Elle lui avoua qu’elle avait rencontré
Dana Dern, qui lui donna les objectifs à accomplir pour s’emparer des
documents au cas où Jack ne pouvait entrer en contact avec elle. Il lui
fallait injecter une substance, qui, mélangée au fluide sanguin, contenait une
séquence unique à analyser. Cette séquence était censée contenir des données
codées, fruits probables d’une expérimentation scientifique qu’il fallait
décoder pour découvrir la nature du projet concernant Bauer. Elle partait donc
du principe que les russes le savaient, et qu’il fallait impliquer un
troisième agent dans la partie pour partir avec l’échantillon sans que
personne ne s’en aperçoive, ce qui correspondait avec la proposition de la CIA
d’envoyer Matters.
Elle indiqua également que Dern lui avait laissé un propulseur sous-marin du
même genre que Jack avait pris pour accéder au complexe, et qu’à partir de là
elle l’avait suivi. Quant à la mort de Dern, elle supposait qu’on l’avait mise
sur écoute, et que les russes ne voulaient pas laisser échapper plus
d’informations que les détails pratiques pour s’accaparer les documents.
- « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On ne peut pas retourner à la CIA,
surtout si Martins cherche un moyen de remonter à ce coupe-circuit »
- « Les hommes de Slattery tentent d’identifier les limiers des services
secrets russes impliqués dans l’affaire. Serpico doit tenter de te joindre
d’une manière ou d’une autre pour fixer un point de rendez-vous afin que tu
lui remettes les documents. A partir de là, la CIA mettra en route un
dispositif de traçage. D’après leurs estimations, une embuscade pourrait se
préparer », expliqua Cassandra d’après les informations de Matters
- « Une embuscade ? »
- « Les russes veulent miser le tout pour le tout pour obtenir les documents
qu’on vient de saisir. Et la CIA aussi, comme si quelque chose de plus gros se
préparait… »
[23:24:58]
- « Impossible de rétablir la liaison », déplora l’informaticien aux côtés de
Serpico « La fibre électronique n’est pas sensible à l’eau, c’est l’oreillette
qui a du recevoir un choc »
- « Ou notre fréquence qui a été interceptée. Etant donné la rapidité qu’il a
fallu pour monter cette opération, je n’en serais pas surpris »
- « La CIA aurait exigée une demande de mise en écoute pour nous retrouver.
Quel est l’intérêt de briser le contact radio ? »
- « Nous faire perdre du temps et dévier notre stratégie. On peut
difficilement renouer le contact avec Bauer sans se mettre à découvert, et de
toute manière, on savait dès le départ que leurs agents allaient être postés
discrètement à la sortie du complexe »
Le slave à la barbe noire poussa la porte bordeaux et se retrouva au coin d’un
comptoir qui faisait le contour d’une piste de striptease, au premier étage
d’un bar russe en vogue à l’extérieur de Washington. Le propriétaire du club,
un moscovite de naissance du nom de Vasily Belinski s’occupait de gérer un
réseau de transports de fonds pour les services de la mafia locale, dont les
services allaient jusqu’à assurer la surveillance de l’ambassade russe de la
capitale, au 2641 Tunlaw Road.
- « Le transfert du gaz neurotoxique a été finalisé ? »
- « En quoi ca te concerne ? », lança Belinski en russe
- « Parce que le président Logan nous a promis une équipe de mercenaires
employés par Starkwood une fois le gaz en sa possession. Et je crois que c’est
le moment de faire appel à leur service pour notre opération… »
- « Si Logan découvre qu’on se sert de ses propres paramilitaires pour
assassiner des fédéraux américains, il risque d’annuler notre marché »,
révélant une infirmité à sa jambe
- « Pas si on accorde jusqu’au bout notre contrat, et qu’on s’occupe du cas
Radford…De toute façon il est trop tard. Ils sont déjà en route. D’une minute
à l’autre ils seront postés autour de la maison, enfermant la CIA dans un
piège de sa propre jungle… »
Un bruit sourd de turbines inonda les couloirs immergés lorsqu’une unité
marine s’était déployée pour mesurer les conséquences de l’attaque. Les
survivants avaient été entièrement renvoyés chez eux tandis qu’une escorte de
pompiers dont l’intervention devait rester confidentielle se mobilisa, sans
remarquer Cassandra et Jack, cachés derrière un large écritoire en bois, qui
venaient d’explorer chaque issue potentielle du complexe.
- « Je dois me rendre Jack, on ne pourra pas franchir l’écoutille à deux. La
porte surveillé par les deux gardes a un système de reconnaissance que tu peux
désactiver, mais je dois les distraire »
- « Si tu fais ça, Braxton ne te relâchera jamais, c’est hors de question »
- « Matters n’a pas fait tout ça pour rien ! Tu ne pourras pas le retrouver
tant que les russes ne te lâcheront pas, il faut que la CIA les désarçonne.
Quand il aura prévenu Martins et qu’on aura ce que le gouvernement veut, ils
me laisseront partir !
Jack n’était convaincu qu’à moitié par le discours, mais il avait déjà laissé
une trop grande longueur d’avance à Matters et espérait secrètement, par pur
orgueil de pouvoir découvrir le sens de cette grande équation avant toute
autre personne.
- « Contacte Martins immédiatement, demande-lui de localiser le nom de Capri
dans la base de données interagence. On n’a pas le temps de trouver une ligne
sécurisée, tu dois lui parler du coupe-circuit ! »
- « Et toi ? »
- « Serpico va me contacter à la cabine la plus proche dès que ses hommes
signaleront ma présence. Il fixera un point de rendez-vous, et je ne suis pas
sûr qu’il reçoive la CIA à bras ouverts. Sûrement un piège, mais personne ne
veut prendre le risque de perdre les informations que je suis censé avoir »,
prévoyait Jack
- « Tout le monde voudra une garantie que tu les as sur toi »
- « Une garantie que je me jetterais dans le vide une fois qu’ils auront ce
qu’ils veulent ? Je ne sais pas encore qui a orchestré tout ça, mais la CIA
n’entre pas en ligne de compte…Quelqu’un s’est arrangé pour faire de moi
l’élément clé d’une série d’audiences remettant en cause le système fédéral
actuel, après le procès impliquant les Delta. On cherche désormais à me mettre
certaines preuves sous les yeux susceptibles d’écrouler le château de cartes.
Appelle ça de la manipulation, ou comme tu voudras…mais j’y trouve un intérêt
»
- « Tu poursuis toujours la même fin, sans te rendre compte qu’il ne s’agit
que d’un moyen. Tu voudras toujours plus satisfaire ton obsession pour la
réalité, si bien que tu chercheras là où il n’y en a aucune. Et le jour où tu
seras satisfait, le monde s’écroulera… »
On aurait dit que l’humeur aqueuse de Jack était de l’huile qui allait prendre
feu lorsqu’il planta Cassandra du regard, comme si sans se l’avouer, et sans
en trouver l’intérêt, il aurait aimé lui faire subir la douce brutalité de
l’injection qu’il s’était pris il y a une heure.
- « Et tu ne pourras plus revenir en arrière », acheva-t-elle
- « Crois-moi, je ne regretterais jamais l’ignorance… »
Elle ne fut pas plus convaincu que lui par sa riposte verbale, mais au moment
où elle réalisa qu’elle ne pouvait le faire changer d’avis ni par les mots, ni
par la force des sentiments, une meute d’agents s’approcha d’eux, et la força
à se rendre avant qu’ils n’aperçoivent Jack. Il s’engagea alors vers
l’écoutille, et braqua le volant rouillé qui allait le conduire vers une des
sorties auparavant condamnée, mais désobstruée par les dégâts culminants de
l’attentat.
Il se retrouva alors au milieu d’une pièce destinée à l’identification des
agents affectés aux recherches scientifiques, et attira aussitôt l’attention
des caméras. La seconde suivante, une alarme s’était déclenchée, dont le son
aigu désorienta Jack, qui ne savait comment réagir lorsque les portes se
dépressurisaient, laissant entrer deux fédéraux qui le tenait en joue.
- « Jack Bauer ? »
- « Je dois sortir d’ici tout de suite ! Contactez Carrell à Langley, dites
lui que j’ai… »
- « Nous sommes au courant. Vous serez dehors dès qu’on aura vu les preuves…
»
- « Ces informations sont confidentielles, même Carrell n’y a pas accès »,
trouvant un subterfuge pour cacher le fait qu’il ne les avait pas sur lui
Au même instant, le second agent fut alerté de l’arrestation de Cassandra par
radio, apprenant qu’elle n’avait rien sur elle.
- « Ce n’est pas votre affaire. C’est la condition qu’exige Carrell pour vous
faire sortir »
Jack souleva sa chemise blanche au niveau de l’abdomen, et saisit le
porte-document noir qu’il dissimulait, pour le présenter à l’officier, qui ne
jeta qu’un bref coup d’œil à la page de garde dont la dénomination affichait
Top Secret.
- « Ces informations pourraient nuire à la CIA d’après mes supérieurs. On ne
peut pas vous laisser partir j’en suis navré »
- « Je comprends… », attrapant le Glock de l’agent dans un moment
d’inattention pour la pointer ensuite sur l’autre homme « Lâchez votre arme ou
je tire ! »
- « Ne faites pas ça Bauer ! », répliqua l’agent « Nous n’allons pas jouer
votre jeu cette fo…aaaah », époumona-t-il en se prenant une balle dans
l’épaule
L’ancien Delta récupéra l’arme et le porte-document en enfonçant le canon du
Glock dans le dos de l’agent qui n’était pas à terre pour être guidé vers la
sortie, sans subir les dissensions internes au sein de la Compagnie, qui
tergiversait encore sur le fait de laisser partir ou non avec les évidences.
- « Carrell me remercierait plus tard, je fais ça pour nous tirer de ce
marasme ! »
[23:28:40]
Les paramilitaires américains engagés par le
FSB se déployaient à l’intérieur d’une résidence en échappant à la
surveillance relâchée.
Les talibans refusaient le cessez-le-feu et continuaient d’assaillir les
troupes aux portes du quartier général. Caïn était introuvable, alors qu’il
était convoqué par la Cour martiale.
Jack poussa l’issue de secours du bâtiment dont la couverture indiquait qu’il
s’agissait d’une banque d’épargne, puis traversa le parc qui longeait la
grande rivière.
Cassandra avait eu le droit de passer son coup de fil en toute intimité à Ned
Martins.
[23:32:28]
- « J’ai un visuel sur Bauer, mais l’angle n’est pas dégagé à cause des arbres
», attesta l’unique tireur d’élite de la CIA posté en hauteur
- « Il vient vers ma direction », ajouta l’homme qui lisait un vieux manuscrit
de la Divine Comédie sur son banc,
éclairé par le lampadaire « On procède à l’interpellation ou non ? »
- « Négatif, les russes vont entrer en contact avec lui », signala Braxton,
absorbé par l’écran mural comme tous les autres employés présents à la
conférence
Jack n’attendait que d’être séduit par un réseau de signes qui pouvait lui
indiquer où procéder à l’échange avec Serpico. A moins que les russes ne
s’intéressaient pas réellement aux informations en question, et qu’ils
visaient avant tout le naufrage de l’Agence dans cet écueil de discordes parmi
les hauts dirigeants : fallait-il sauver le navire ou suivre la tendance de la
Coalition, qui espérait faire sombrer la CIA par un procès fédéral sans
précédent ?
- « Quelqu’un s’approche de lui, mâle caucasien, 1m90 à 13h »
Les autres unités en hauteur tentèrent d’identifier le suspect, et Bauer
lui-même resta planté sur le visage de l’homme pour voir s’il y avait un signe
à saisir jusqu’à ce qu’il poursuive sa traversée vers l’autre bout du parc.
Après avoir croisé une femme métisse qui tenait la main à sa fille de sept ans
puis un retraité qui souhaitait respirer l’odeur marine, Jack arriva à
proximité d’une cabine téléphonique qui sonna au moment exact où il passa à
son niveau. Après un bref tour d’horizon sur les civils qui pouvaient
l’apercevoir et qui tenaient un portable en main, il décrocha le combiné :
- « Rentrez chez vous Jack », imposa l’homme au bout du fil
Braxton s’empressa de contacter le département du réseau d’écoute pour
parvenir à localiser l’origine de l’appel. La bande magnétique défila pour
enregistrer la conversation après quelques secondes étant donné que la cabine
était facilement triangulable.
- « Prenez le taxi qui vous attend devant le Maclaren à l’extrémité du
mémorial de l’holocauste, et rentrez chez vous. Une bonne nuit de repos vous
attend »
- « Ca n’a aucun sens ! », engageant la discussion pour gagner du temps « La
CIA va me suivre. Vous voulez les documents oui ou non ? »
- « Le lieu de rencontre est relativement proche, vous pensez réellement que
les fédéraux vont vous coller le cul jusqu’aux chiottes ? »
- « Envoyez tous nos hommes là bas », lança Braxton « Et tirez la chasse d’eau
s’il le faut »
Alerté à la seconde près de l’arrestation de Valajdopov, John Slattery avait
quitté le conseil du NIC il y a peu pour déguster la cerise sur le gâteau de
sa journée : l’interrogatoire de l’émissaire du FSB, et celui de Sorensen en
prime. Dans les couloirs de Langley, Martins était préoccupé par l’échantillon
sanguin de Jack qu’on devait lui envoyer au plus vite. Cassandra s’était
empressée de lui dérouler une synthèse de la situation avant que chaque agent
soit affecté à la coordination de la localisation des russes, et Martins
convoita promptement le chef des contre-espions pour en découvrir plus sur le
coupe-circuit.
- « Je m’en souviens en effet, c’était lors d’une de mes premières campagnes
officielles. Le secrétaire à la Défense avait exigé qu’on lance un protocole
de vérification auprès de toutes les cellules anti-terroristes du pays après
l’affaire Nina Myers. La Cour avait signé la clause avant même qu’on découvre
qu’elle était un agent infiltré à la CAT de Los Angeles. L’ensemble des agents
sont passés au polygraphe au cours des années 1998 et 1999. Il n’y avait rien
de concluant, c’est pourquoi j’ai proposé d’introduire plusieurs de mes hommes
dans chacune des grandes agences de la Division »
- « Qui était-ce à Washington ? »
- « J’oubliais, vous n’étiez pas encore des nôtres à cette époque », cherchant
le briquet dans une poche qui semblait sans fond « Alors voila de quoi vous
rassasier pendant quelques temps : mon équipe a découvert – après coup
malheureusement, en été 2002 – l’identité de la personne que nous traquions
depuis des mois, des années peut-être. Une femme encore une fois, le
coupe-circuit présumée des espions russes installés autour de Washington.
Quand les preuves ont convergé vers elle, elle était morte. Nous en avons
saisi deux éventualités »
- « Lesquelles ? » s’intéressait vivement Martins
- « Soit elle était effectivement celle que nous recherchions, et les russes
ont veillé à la supprimer en voyant qu’elle était démasquée. Soit ils
voulaient en faire un agent de désinformation sans qu’elle n’en sache rien »
- « Vous voulez dire que les russes se sont servis d’elle pour satisfaire vos
recherches ? »
- « Une fois morte, nous étions face à une voie sans issue. Notre homme a été
rappelé et l’enquête a été bouclée. Je pencherais plus sur cette option là »,
allumant enfin sa cigarette « Selon moi, il n’y a jamais eu quiconque
d’infiltré dans les rangs de nos cellules antiterroristes, sur la côte Est
tout du moins », certifia Slattery
- « Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? »
- « A l’origine, les cellules anti-terroristes avaient été crées pour nous
faciliter certaines tâches primaires. Leurs employées n’avaient même pas les
compétences qu’un mauvais officier de la Compagnie avait pu acquérir durant sa
formation. La création de ces agences était bien trop tardive – au début des
années 1980 – pour que le KGB entraîne des agents pouvant les infiltrer sur le
long terme en organisant leur plan avec cette patience d’ange qui les
caractérise. A moins qu’ils soient nés ici, ce que je redoute fort… »
Le président de la Chambre chancela lorsque le fourgon blindé passa sur un
nid-de-poule béant. Sorensen aurait presque juré avoir ressenti les vibrations
de sa tête heurtant la carcasse métallique du véhicule, qui était suivi et
précédé d’une escorte de deux voitures sur une petite route départementale.
Deux autres fourgons cellulaires avaient emprunté deux voies différentes pour
éviter les filatures
- « Il est en face de moi », proclama fièrement Brainer au téléphone, en
espérant que les menottes attachées aux chevilles et aux poignets du donateur
allaient suffire « Je sais Mike, le Congrès fera plus qu’esquisser un sourire
en apprenant qu’on l’a retrouvé avec Valajdopov … Non, il s’est montré
coopératif, c’est même lui qui nous avait parlé de son rendez-vous. Le FBI a
fait le reste en traquant le chauffeur … Il n’a pas le choix, plus aucune
négociation n’est possible, ce qui implique que même si le consulat russe
récupère Valajdopov, nous obtenons ce que nous voulons de Sorensen … Oui, plus
aucun doute, il doit désormais demander aux membres d’Idéon de se retirer
définitivement de la partie. Mais démanteler le consortium est quelque
chose...d’illusoire m’a-t-il dit »
Brainer croisa le regard livide du détenu, encore sous les effets de la
substance dérivée du thiopental. Le fourgon semblait ralentir, mais seuls les
trois fédéraux y prêtèrent attention.
- « C’est ca, tous les membres d’Idéon seront obligés de mettre un terme à
leurs contrats s’ils ne veulent pas qu’on s’attaque à chacun d’eux
individuellement. Le consortium devra reculer pour ne pas se faire avoir sur
les pots-de-vin versés aux œuvres humanitaires, après le piège que Sorensen
leur a tendu … On a essayé de le cuisiner à l’huile bouillante, et en effet,
le FSB avait de quoi s’intéresser à ses aveux vu ce qu’il révèle sur cette
bande vidéo …
Le véhicule s’était arrêté au beau milieu d’un pavillon en retrait de la
ville, le genre de rue où le passage en voiture était suffisamment rare pour
que les enfants passent une grande partie de leur temps à jouer au ballon.
Depuis son pare-brise, le conducteur apercevait une barrière de sécurité qui
partait de la forêt plongée dans l’obscurité à droite de la chaussée, et qui
s’étendait jusqu’à la résidence de l’autre côté. Il signala le contretemps aux
autres chauffeurs et demanda si un avis de travaux avait été déclaré. La
réponse fut négative, ce qui poussa le fédéral du siège passager à aller
inspecter l’allée, l’arme de poing sortie de son étui.
- « Apparemment, la fin de l’opération de désinformation au nom de code Pluie
Noire prend effet ce soir … Oui, c’était au cœur de mes recherches depuis
plusieurs années, et Caïn aussi. Le Congrès y est mêlé par de la
désinformation sur ses fonds budgétaires, Lane a fait le gros du travail. Le
plus inquiétant est que Sorensen a évoqué une seconde et ultime phase, Sombres
Soleils … », poursuivit le président de la Chambre
- « Il se passe quoi dehors ? », demanda un des fédéraux sans attendre de
réponse
- « C’est là où je voulais en venir », répliqua Brainer, impliqué dans la
conversation « Les russes se préparaient à cette opération depuis longtemps,
une riposte anticipée, peut-être un attentat. Sorensen les a aidés à leur
apporter certaines informations nécessaires pour comprendre la visée et le
mécanisme interne de Sombres Soleils. Ils cherchaient donc à s’assurer qu’il
était bien dans leur camp … Il ne nous a pas révélé ce que signifie Sombres
Soleils exactement. Mais nous savons à quoi sert Sorensen depuis le départ :
ses associés, ou qui qu’ils soient espéraient engendrer une faillite de
l’énergie russe et de leurs exportations pour soulever une révolte au
Moyen-Orient … », en levant la tête vers les petites vitres des portes
arrières après avoir remarqué qu’ils étaient immobiles depuis quelques
secondes
Epaulé par un deuxième officier, l’agent empoigna sa radio et informa son
supérieur qu’il n’y avait pas un chat dans le quartier, après que son collègue
ait retiré les trois barrières qui étaient attachées l’un de l’autre par des
chaînes.
- « Je t’expliquerais tout ça plus tard, je vais devoir en faire mon rapport à
la Commission … Bien sûr, sur la manière dont Sorensen s’est attiré les
faveurs des russes. Mais l’insurrection au Moyen-Orient devrait bientôt
prendre fin désormais. Enfin je me méfie des tempêtes arabes, le vent pourrait
bien ramener la fumée jusqu’à Washington… »
Dès que le conducteur reprit sa place dans le fourgon, une brise glaciale se
déposa sur sa nuque. Le vent se dispersa ensuite lorsqu’une balle de 9mm
silencieux brisa l’atlas de la colonne vertébrale. Le premier agent s’écroula
au moment où le second chercha la cible dans les ténèbres végétales, avant de
succomber de trois tirs furtifs au cœur en chutant contre le capot du convoi,
qu’on aurait cru abandonné depuis des jours dans la nuit déserte et polaire.
[23:40:01]
Jack entrait dans le taxi qui allait le
ramener chez lui. La CIA le prenait en filature.
Slattery feuilletait un document sur un ancien agent du FBI en service il y a
près de 10 ans.
Un employé de l’antenne afghane de l’Agence suivait de près Bergman à
Kaboul.
[23:44:31]
Le projecteur vidéo diffusait quatre images en simultané sur le tissu blanc
étendu sur la largeur du mur d’une salle de briefing à Langley. La première
montrait le déploiement des Marines sur le fleuve après la destruction du
navire par les missiles ; la seconde faisait état de la situation chaotique à
Kaboul, filmé par un opérateur de l’Agence affecté à la recherche de Bergman ;
la troisième exposait le positionnement de l’unité d’intervention autour des
résidences attribuées aux agents fédéraux de Washington ; la quatrième n’était
qu’un blizzard gris invariable à cause de l’absence d’entrée vidéo.
- « Même si on sait où était la taupe il y a quatre ans, elle devait opérer
sous une couverture assez fiable pour ne pas se faire démasquer par ces deux
agents du FBI », concéda Cassandra
- « Il faut remonter au coupe-circuit et identifier ce nom de code, Capri »,
suggéra Martins, qui s’était enfermé dans une salle de conférence avec
Slattery
- « Si Capri désigne le destinataire initial de ces documents, le code est une
simple formalité que le FBI et la CIA ont mis en place depuis le début de la
dissolution de l’URSS »
- « Une formalité ? », en s’adressant à Slattery
- « Quand il s’agit de noms courants ou d’agents qu’on ne peut pas relier
directement à nos services, nous avons un procédé très simple utilisé dans les
dossiers classifiés top secret. Il suffit d’intervertir une lettre du nom de
code pour trouver l’agent affecté à la traque de ce coupe-circuit. Ce type
d’agent recevait un code qui renvoyait à un lieu dans le monde, ici l’île de
Capri. Le procédé est simple : à chaque continent son numéro de lettre. La
première lettre du nom pour l’Amérique du Nord, la seconde pour l’Amérique du
sud, la troisième pour l’Europe, la quatrième pour l’Afrique, et la cinquième
pour l’Asie et la Russie »
Slattery s’enfonça dans le fauteuil, se grilla une cigarette puis laissa son
regard être absorbé par le quatrième cadre projeté, qui n’affichait que des
interférences. Ou peut-être un absolu.
- « Il faudrait donc remplacer le " i " à la fin de Capri »
- « C’est une voyelle qu’il faut changer quand il s’agit d’un homme, et d’une
consonne pour un femme. Ca nous laisse cinq possibilités. La liste des agents
du FBI dans la base de données affichait trois Capra, rien avec les autres
changements de voyelle sur la dernière lettre du nom. L’un spécialisé dans les
relais avec l’antenne antiterroriste d’Amérique du Sud. L’autre un simple
comptable du département des finances. Et le dernier, Frank Capra, qui a été
muté à la cellule antiterroriste de Washington pour les biens d’une enquête,
sous couverture pour le FBI là bas »
- « De quoi il s’agit ? », demanda-t-elle, préoccupée par la démonstration du
contre-espion
- « Le coupe-circuit russe a été retrouvé par ce Capra, mais l’enquête est
tombée à l’eau…On a supposé l’avoir identifié après sa mort, mais rien de
pertinent, c’est pour ça que vos documents n’en font que mention par codes
facilement décryptables. Mais autant vous prévenir, c’est un chien qui court
après sa queue »
- « Qu’est-ce tu veux dire ? Qui est ce coupe-circuit ? », l’interrogea
Martins
- « Ce n’est qu’une hypothèse invérifiée, encore infondée. On ne sait même pas
s’il s’agit à juste titre d’un coupe-circuit. Mais tout nous laissait croire
depuis longtemps que c’était une femme, et c’est ce qui avait attiré
l’attention de Capra. Jack Bauer la connaissait depuis plusieurs années, et on
pense qu’elle avait tenté une approche après la mort de sa femme. Son nom est
Ellen Riss, elle travaillait à la cellule anti-terroriste de Washington »
[23:47:49]
Bergman se fraya un passage dans la foule fiévreuse du marché de Kaboul, qui
investissait une multitude de ruelles qui étaient autant d’occasions de semer
la surveillance des services secrets afghans, en collaboration avec la CIA.
Après avoir traversé les chemins de fer d’une gare surpeuplée de trains hors
service, il courba quelques mètres d’herbes sèches et tomba au pied d’un
grillage déchiqueté pour entrer à l’arrière d’un hôtel de premier prix. Il
glissa ensuite quelques mots au gérant qui semblait l’attendre, et monta les
marches en pierre jusqu’au troisième étage. Le réceptionniste quitta le
comptoir pour saisir la pancarte qui affichait « fermé » en calligraphie
afghane.
L’homme au crane dégarni accéléra le pas et fonça tout droit vers la porte qui
désignait la chambre 23 (il manquait une partie du 2 sur l’écriteau). Il
tourna la poignée et franchit le seuil de la porte. La même pièce faisait
office de salon et de chambre à coucher, toute faite de cette matière minérale
mordorée et d’un tapis oriental qui recouvrait la superficie de l’entrée au
balcon, où un homme inspectait le marché avec ses jumelles.
- « J’ai cru que vous ne seriez pas au rendez-vous. Depuis le temps que je
vous traquais »
- « Hendersen a insisté », déclara Bergman en jetant un coup d’œil sur la vue
de la ville
- « Il fallait remettre les pendules à l’heure. Nous sommes encore surveillés,
et je suis censé me présenter pour la préliminaire devant la Cour martiale.
Avec ce que j’ai fais aujourd’hui, je ne serais jamais acquitté, mais
Hendersen sait comment me tirer de là »
La brise matinale s’immisça dans la conversation, comme un dernier moment de
répit avant la chaleur accablante et somnifère qui allait s’abattre sur
Kaboul.
- « Laissez-moi vous poser une question M. Caïn. Comment est-ce vous décririez
ce sentiment qui vous enveloppe à l’idée que je suis tout à vous, et que la
Coalition n’est plus un mystère pour vous ? »
- « Frank, si vous permettez… », se retournant vers lui « Dès le moment où
j’ai foulé la terre de ce village, Hendersen savait comment nous sortir de
cette histoire. En fait, il le savait déjà bien avant, quand je suis entré au
FBI, que j’ai mené une enquête sénatoriale sur l’agent Jack Bauer. Enquête qui
n’avait en réalité pas grand rapport avec les suspicions du gouvernement sur
l’opération au Kosovo. Après le procès médiatique qui devrait porter un coup
fatal au système fédéral actuel, Bauer sera un des derniers « survivants » à
pouvoir offrir des réponses plausibles au Sénat, et je serais là pour garantir
son témoignage »
- « Hendersen cherchait un moyen de retomber sur ses assises »
Danny Caïn traversa la chambre et confronta Bergman à quelques centimètres de
son visage. La fenêtre au second plan laissait entrevoir la tour d’un mausolée
avec le soleil qui trônait en son sommet.
- « Et quel en était le but ? Innocenter la Coalition ? Allons…il ne s’agit
que d’un détachement du gouvernement, une force politique au-delà du président
qui a la mainmise sur les activités économiques du pays. Chaque affilié à la
Coalition tombera avec Braxton, Radford et tous les autres…Vos services à leur
égard passaient régulièrement par Hendersen, qui donnait les consignes de ce
que la Coalition avait voté », clarifia Caïn
- « Je n’ai jamais cru à cette histoire de taupe à l’intérieur de la
Coalition. Pour qui travaillerait-elle ? Mon rôle à la tête de la CIA n’avait
rien à voir avec leurs chamailleries… »
- « Votre rôle à la CIA était de piéger les russes sur Pluie Noire. De faire
entrer des taupes soviétiques dès les années 1980 qui allaient être fatales à
nos agences, en gros, coucher avec l’ennemi. Une fois dans leur bonne grâce,
il suffisait d’intégrer Sorensen, et de leur faire croire que certains
dissidents de notre côté souhaitaient trahir leur patrie et détruire le
gouvernement en proposant de reconstruire PN/Retreat et SS/Retreat. La
Coalition croyait aux belles paroles d’Henderson, que ces espions dans nos
rangs allaient être arrêtés à temps, que le procès serait tué dans l’œuf, que
les investisseurs gagneraient tous les profits. Seulement autant que notre
système a commencé à réellement s’effondrer peu à peu, celui des russes était
frappé d’une paranoïa sans précédent à l’idée que Sorensen pouvait les avoir
trahi depuis le début. Une nouvelle Détente en quelque sorte. Sauf
qu’Hendersen n’a jamais fait cela pour l’idéal du capitalisme : il n’a fait
que détourner la Coalition de ses objectifs. Tout cela aux avantages d’Old
Fates »
- « Old Fates ? »
Une chance que le soldat était à l’humeur didactique, malgré la fatigue qui se
répercutait sur sa mémoire. Hendersen en avait tellement raconté que Caïn
avait l’impression que ses capacités mémorielles débordaient, arrivées à un
point de non-retour où il fallait effacer des donnes pour en préserver
d’autres.
- « C’est une organisation à visée philanthropique, qui a infiltré la
Coalition à ses débuts pour puiser dans ses ressources et détourner tout ses
fonds à ses fins. Une multinationale surpuissante qui contrôlait toutes les
autres, et capable de les parasiter au moment adéquat »
- « Je n’en crois pas un mot, la Coalition aurait fini par le découvrir… »
- « Et supposez qu’il n’y avait pas un mais trois infiltrés, tous les trois à
des postes à haute responsabilité, indispensables à toute prise de décision :
Hendersen, Sorensen, et Rosenberg »
- « Le Secrétaire à la Défense en personne. Sorensen est alors excommunié
après plusieurs années de bons et loyaux services, et…Hendersen vous demande
de prendre la relève, et de l’assister à la direction d’Old Fates…Mais
pourquoi vous ? »
Caïn arqua l’échine et essaya de se convaincre comme son ancien mentor l’en
avait persuadé.
- « Pour les mêmes raisons qui font que Bauer est si spécial. Ce choix était
fait avant même ma venue au monde. Même si je sais aujourd’hui comment
démanteler la Coalition, je ne serais pas pour autant affranchi. Là dedans
vous n’avez que peu d’importance, vous m’avez fait croire, le temps d’un songe
que j’avais le pouvoir de déterminer les choses. Désormais l’effondrement est
inévitable, il est trop tard. Hendersen m’a parlé de Sombres Soleils, et il
espère bien arrêter le mal à sa racine »
- « On vous dit que tout était prédéterminé, votre condition, vos choix, vos
motivations, mais vous vous sentiez libre n’est-ce pas, avant de venir me
traquer jusqu’ici ? Je pense que votre conception de la détermination n’est
qu’une imposture, un autre subterfuge gangrené par Donovan…Quoiqu’il compte
faire, vous pouvez encore y mettre fin »
Bergman animait ses mots comme s’il savait de quoi il était question, comme
s’il avait enfin saisi la raison de leur rencontre, à ce moment particulier,
sous cette brise qui s’évanouissait définitivement. Quelqu’un cogna à la
porte, avant que la poignée ne se tourne lentement, et que l’entrebâillement
laisse apparaitre une ombre qui fit craquer des graviers déportés.
- « Vous attendez quelqu’un ? »
La tête incurvée, Caïn sentit les gouttes de sang se déposer sur son visage.
La balle avait traversé le cerveau de Bergman si rapidement que le liquide
semblait s’imprégner dans la peau du soldat déchu, qui n’avait pas prévu une
fin si abrupte pour l’ancien responsable de la CIA, aussi volatile et
insaisissable que le vent lui-même.
A Washington, la CIA avait réussi à dépêcher en urgence une unité d’assaut qui
se dépliait dans la même résidence où les paramilitaires enrôlés par le FSB
s’étaient déployés. On entendait au loin un hélicoptère retourner dans les
airs malgré les mesures de discrétion qu’on avait exigé, et une équipe de
surveillance qui restait effacée d’après les ordres de Richard Braxton.
- « La maison de Bauer est dans cette direction », confirma l’officier leader
au pare-balle gainant, qui avait dispersé ses hommes dans un sentier reculé
menant jusqu’aux clôtures derrière les maisons des fédéraux qui y siégeaient
- « L’équipe de reconnaissance attend vos ordres Monsieur ! »
- « Bauer ne sera pas là avant quelques minutes. On se positionne autour,
derrière les buissons du secteur Est pendant qu’on éclaire le secteur. Gordon,
Stratford et Pierce, je veux une inspection de chaque pièce au cas où le
contact est déjà sur place »
Les trois agents s’introduisaient au 3788 Brighton Ave. par la porte de la
véranda qui fut déverrouillée en quelques mouvements, et ratissaient chaque
mètre du living room de Jack sans faire le moindre bruit, plongés dans le
noir. Conformément aux exercices d’entraînement, ils activèrent leur visée
laser en même temps que la vision nocturne amovible et investirent les autres
pièces au rez-de-chaussée.
- « Aucun signe de présence hostile », attesta l’homme de terrain qui
inspectait le garage
- « Ici Turner, je m’installe devant les arbustes à l’entrée principale »
Le second agent contrôla le périmètre autour de la salle de bain. Il vérifia
le placard de rangement à sa gauche, et lorsqu’il se retourna, détecta une
apparence dans le miroir fixé au dessus de l’évier à sa droite qui paraissait
le dévisager.
- « Je monte à l’étage », précisa le troisième à son supérieur posté à
l’extérieur
- « Quel est votre statut agent Stratford ? », sans recevoir de réponse après
plusieurs secondes d’attente « Agent Stratford, je répète, quel est votre
statut ?? »
Face à l’absence de signes manifestes, le leader d’équipe envoya deux renforts
à l’intérieur pour appuyer un soutien tactique pendant que les deux autres
examinaient le premier étage. Leur visée laser se croisèrent au moment où ils
franchirent le canapé noir, jusqu’à ce qu’une minuterie sourde ne s’active et
fasse détoner trois charges de C4 la seconde suivante.
- « Merde ! Ils veulent nous pousser vers l’intérieur ! A toutes les équipes,
on se déporte vers le terrain au nord en attendant la deuxième unité ! »
- « Mouvements derrière les buissons qui longent le garage ! »
Les tirs commencèrent à fuser et en l’espace d’un instant, le quartier se
transforma en champ de bataille que les paramilitaires isolés étaient en train
d’annexer. L’unité de la CIA fut atteinte par une souche de grenade MkII qui
avorta toute riposte réussie, et se replia dans la maison après que les
survivants se fasse tous encercler. L’incandescence du feu arrivait à son
paroxysme, bien que la déflagration n’ait détruit qu’une partie du salon.
- « Dans quelques minutes on sera en infériorité numérique », concéda le chef
tactique des paramilitaires à la botte du FSB « Il vaut mieux décamper
maintenant »
[23:54:28]
Les flammes vagabondes brulaient les photos de famille en traversant les
cadres brisés. Les lambeaux des souvenirs de Teri et Kim se noircissaient en
se courbant peu à peu sous l’effet de la chaleur, puis aspiraient à un avenir
de cendres éparses. L’émanation des murs soumis à la combustion s’échappait
dans tout le jardin.
Les rares officiers de l’Agence qui avaient pu s’échapper ne s’attendaient pas
à un secours immédiat des pompiers, dans l’attente d’une accalmie plus que
provisoire. Et comme la CIA allait se douter qu’on l’avait fait venir en tant
que spectatrice impuissante, tout le monde se contenta de regarder la
résidence brûler. Le feu était plus ardent à l’étage, tandis qu’une vaste
partie du rez-de-chaussée avait été épargnée par l’agent qui avait tenté de
mettre un terme à la propagation avec l’équipement anti-incendie. D’autant que
les rideaux rouges s’étaient embrasés d’emblée, et ne formaient plus qu’un
amas de charbons informe.
La porte se délabra à son tour, puis se scinda en deux lorsqu’un pied la
fendit au niveau de la poignée. L’individu traversa le couloir alors que tout
le monde avait quitté la demeure, en plaçant son bras devant le nez pour
éviter l’inhalation des gaz, le Glock effleurant sa joue. Il se fraya un
passage entre les trois cadavres à terre, et obliqua le regard vers les livres
consumés, qui s’étaient jetés de l’étagère collée aux murs. Quelques œuvres de
Shakespeare trônaient sur le tas de recueils ouverts, dont Romeo et Juliette qui était ouvert au 2ème
acte. Le bas des deux pages était illisible à cause de la flambée.
Que serait-ce si ses yeux étaient là-haut
Et les étoiles dans sa tête…
C’est bientôt l’aube ; je voudrais que tu fusses loin
Mais pas plus loin…
Le pauvre prisonnier dans ses liens enroulés
Tant il est jaloux amoureux de sa liberté…
Le genou contre la moquette, Jack n’y prêta pas vraiment attention, mais en
s’assurant que le quatrième agent avait bien rendu l’âme, il se remémora ce
passage : l’amour est une fumée formée des vapeurs de soupirs.
- « Nous savons qui tu es Jack… », proclama cette voix familière depuis la
véranda, qui prenait le ton de l’inquisiteur
Comme une troupe d’acteurs de théâtre qui s’approchait de la fosse pour saluer
le public, cinq hommes s’étaient alignés en juges devant Bauer, qui se
prosternait presque sans le vouloir. En relevant la tête, il pensa
reconnaitre celui qui avait pris la parole, même si l’humeur étuvée de la
pièce l’empêcha de discerner clairement le visage de l’homme qui était au
milieu de cette espèce de confrérie occulte, le bras tendu à l’horizon en
pointant son arme vers l’ancien Delta.
- « Toutes ces années partent en fumée…un lendemain, tu te réveilles, et tu
réalises que tout n’était qu’un songe, qu’une déception. Et je suis
sincèrement désolé si c’est par ma faute que tu en prends conscience. J’étais
infiltré depuis le début Jack…mais je n’avais jamais fait aucun coup d’éclat
jusqu’au aujourd’hui. Tu es ma première véritable mission. Je suis ce qu’on
appelle…un agent dormant »
- « Tu n’es pas James Matters… », affirma Jack sans en être sur, d’une voix
qui était méconnaissable, sans doute à cause de l’inhalation des vapeurs
- « On m’a toujours appelé comme ça depuis ma plus tendre enfance…Mes parents
m’ont mis au monde à Providence, en 1965. Je suis d’origine américaine. Comme
toi, je faisais parti d’un projet, consistant à élever des agents dormants
soviétiques durant la Guerre Froide. On était chargé de la surveillance des
Pathogènes »
- « Comme moi ? Les Pathogènes ? »
La toile qui tapissait le mur fondait comme Jack semblait fondre sous une
sueur qui emportait avec elle de la peau humaine. Tout s’écroulait, mais on
aurait dit que personne ne voulait échapper à ce chaos.
(suite dans le post suivant) _________________ Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 17 disponible

Dernière édition par Mr. Jack le Lun 22 Fév 2010 - 3:43; édité 4 fois |
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6679 Localisation: Living in Oblivion
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Posté le: Lun 22 Fév 2010 - 3:39 Sujet du message: |
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(suite et fin de
l'épisode 12)
- « Pluie Noire et Sombres Soleils, nom de code PN/RETREAT et SS/RETREAT sont
deux projets qui datent de 1962, jour où il a été décidé que la crise de Cuba
serait une couverture à la préparation du projet, en raison de journalistes
qui avaient découvert certaines informations compromettantes sur les projets
de sécurité nationale, concernant le nucléaire. Le plan a été inventé fin 1961
en réalité, il s'agissait au départ de la simple idée de gagner la course à
l'armement en entreprenant secrètement la construction d'une arme nucléaire.
Le projet marque deux étapes distinctes: la construction, qui devait s'étaler
sur plusieurs décennies, d'un satellite à vocation nucléaire contenant plus de
cent ogives, également capable de parasiter des systèmes électroniques
nationaux, mais qui est aussi à la pointe de la reconnaissance par imageries.
Je te passe les détails, mais crois-moi, le nucléaire n’est qu’une fonction
anecdotique de cette arme. Certainement à des qualités dissuasives…Pluie Noire
est alors le projet de désinformation qui consistait à créer un mouvement de
paranoïa au sein du gouvernement russe, ce qui a marché, de même que la
paranoïa dans vos services secrets »
- « Il vous fallait une arme aussi puissante pour imposer l’égalité des
superpuissances… »
- « Le KGB avait profité du désordre au sein de la CIA à cause de la défection
de Golitsyne et Nosenko pour mettre au point cette campagne d’intrusion
massive d’agents dormants, des nouveau-nés dont les parents étaient affiliés
au KGB. Avant de chercher à recréer une arme aussi puissante, il nous fallait
d’abord découvrir comment les américains pouvaient activer Sombres Soleils,
phase de lancement des ogives nucléaires depuis le ciel…C’est là
qu’interviennent les Pathogènes. Au début des années 1960, le gouvernement
américain sélectionne dans le plus grand secret un groupe d’enfants, des fils
de membres qui influaient sur le Cabinet du président. Leur code génétique
allait constituer la formule nécessaire au lancement. Kennedy et Eisenhower
n’ont jamais été au courant »
- « Vous croyez que le lancement est prévu dans les jours à venir… », conclut
Jack
- « Dans l’heure à venir. Je te passe les subtilités savantes…Il ne suffit pas
au gouvernement d’avoir un échantillon de l’ADN de ces Pathogènes pour activer
Sombres Soleils, c’est une question de temps réel…il faut coordonner la
réception des données génétiques de chaque Pathogène au même moment. Il en
résulte qu’il suffit que l’une de ces personnes soit tuée ou disparue pour
faire échouer le lancement puisqu’il manquera une partie du séquençage ADN »
- « Vous avez retrouvé les Pathogènes… »
- « Tu fais toi-même parti de cet héritage. Nous avons retrouvé les trois
autres. Il en manque un à notre connaissance mais ca n’a pas d’importance. La
Coalition ignore que nous savons tout cela, c’est pourquoi nous devons
court-circuiter maintenant le lancement de l’opération »
- « La CIA ne vous accordera jamais l’immunité diplomatique avant d’avoir
découvert ce que les russes préparent pour riposter »
- « L’Agence ne sait rien là-dessus. Et pour te dire la vérité, je ne suis pas
dans les petits papiers du FSB, je ne sais rien à propos d’une quelconque
riposte »
Le poing serré autour de la crosse du Glock, Jack pointait son arme en
direction de Matters comme si l’un et l’autre étaient deux parfaits reflets.
- « Cinq ans de bons et loyaux services en tant qu’ange gardien…Mais
désormais, pour mettre un terme à l’opération de la Coalition, nous ne pouvons
plus prendre de risque. Il faut t’éliminer avant qu’il soit trop tard »
- « Il est peut-être déjà trop tard… », souleva l’agent au service de la CIA
- « Ton petit jeu ne marchera pas…C’est la fin d’une déception pour toi, et
les consignes que j’ai reçu sont claires. Toute cette mise en scène était
nécessaire pour faire disparaitre ton corps. Bientôt, il ne restera plus que
des cendres. Et nous, nous sortirons par la grande porte »
- « Laquelle ? Celle qui débouche sur du vide ? »
- « Je sais à qui j’ai prêté allégeance. Tu penses pouvoir me retourner ? Sous
prétexte que j’ai été endoctriné par mes parents lorsqu’ils m’ont formé ? Tu
es aussi vide que moi Jack »
Le miroir imperceptible posé à la frontière entre les deux hommes donnait bien
l’impression qu’il était une surface d’absorption, comme ce qui avait causé la
mort de Narcisse. Matters espérait voir en Jack un double de lui-même, aussi
vide et désorienté que lui, et s’était toujours, en quelque sorte, laissé
séduire par lui. Comme absorbé et fasciné.
- « Il faut qu’on y aille James… », suggéra un de ceux qui se tenait à coté de
lui
- « Tu sais ce que c’est d’être à la place du condamné maintenant…et comme tu
n’as pas hésité un instant avant de buter Chapelle d’une balle dans la tête,
il n’y a rien qui puisse me détourner de mon devoir à accomplir ! »
- « Une porte…qui débouche sur vide »
Pour le dissuader, Jack voulait que Matters réalise le paradoxe dans lequel il
s’était inextricablement plongé. S’il tirait, détaché de ses affects, il
continuerait à tout jamais de sentir ce vide en lui, ce que Bauer avait connu
durant une bonne partie de sa carrière. S’il le laissait s’en sortir vivant,
sa mission sera compromise et il allait être un homme mort.
- « Les russes t’ont séduit pendant près de quarante ans, ils t’ont fait
croire que tu n’étais pas aussi volatile que du vent…L’espace vide des Limbes
», poursuivit Jack
- « Notre sort est joué depuis longtemps. Nos choix ne sont que des illusions.
Au fond, j’ai déjà appuyé sur la gâchette avant même d’être né »
Matters allongea lentement son bras droit en avant en s’apprêtant à tirer à
bout portant sur son ancien frère d’armes. Bauer tenait plutôt à temporiser
jusqu’à ce que le plafond s’affaisse ; mettre Matters hors d’état de nuire
n’allait pas pour autant le tirer de la situation face aux quatre autres
calibres. La scène ressemblait presque à un prologue de Dante, le décor
théâtral s’anéantissait, et les masques fondaient sous la chaleur du feu. Les
valeurs qu’ils avaient défendu s’effondraient comme l’escalier en spirale qui
menait à l’étage. Matters se remémora ce moment à Minsk où Jack, encore
capitaine pour les Delta Force avait motivé ses hommes en leur demandant de
garder foi en leur idéal. Que s’ils continuaient d’espérer – comme pour
démentir l’avenir −, leur mission ne pouvait que réussir. Et elle
s’était avérée être un échec sans précédent, dont Bauer et Matters étaient les
seuls survivants.
La fumée avait envahi la pièce, ce qui donnait lieu à une étrange sensation de
déjà-vu, lorsque Matters et Jack s’étaient rencontrés au milieu de bombes
lacrymogènes. Sur le moment, il parvenait mal à respirer, comme un nouveau-né
qui sortait du ventre de sa mère.
- « Ce n’est pas une question de vengeance », rectifia James Matters avec un
pli soucieux qui lui barrait le front
- « Tu as le choix ! », crachant ses poumons à cause de la fumée trop
envahissante
- « Je ne peux plus revenir en arrière Jack ! Certaines choses sont
irréversibles, et je dois aller jusqu’au bout ! Navré d’en être arrivé là »
- « Tu es encore plus manipulé que moi… »
- « Peut-être, mais c’est le moyen de me racheter de mes fautes. Et toi aussi
tu tiens là ta rédemption », toussant à son tour « Je peux t’expier de tes
crimes. Maintenant lâche ton arme, et tout ira bien. C’est ce qu’il y a de
mieux pour toi…tu fais souffrir tous ceux qui t’entoure »
Le plafond déclinait définitivement au moment où les derniers livres de
l’étagère avaient succombé. Pas de paroles obscures ni d’épilogue dramatique
au duel des reflets, qui regardaient le monde brûler et partir en poussière à
tout jamais.
Les deux agents du chaos ne cherchaient plus à fuir : l’un d’eux délogea la
balle de son cachot, au fond du canon, pour la loger dans la carcasse de son
antagoniste. Le coup de feu résonna par-dessus la fulmination des flammes.
Comme un long film parvenu à son terme, l’écran cessa de diffuser ses images
troubles et trompeuses, et n’affichait plus que du noir.
Les yeux de la victime se refermèrent définitivement et sa perception du monde
venait d’être emmurée sous les paupières dans une obscurité éternelle. Le
souffle évanescent dura un court instant avant de s’éteindre dans ce noir
complet, jusqu’à un nouveau réveil.
Le sang coulait, sous l'influence du silence
et des échos de la Guerre Froide.
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_________________ Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
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dr house Conscience de Jack


Inscrit le: 28 Aoû 2009 Messages: 1676
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Posté le: Mar 09 Mar 2010 - 3:18 Sujet du message: |
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| Le début de cet épisode est sans doute une des scènes les plus marquantes de
cette fanfiction, avec l'horloge (du marchand de glaces) qui représente à la
fois une certaine éternité figée et aussi la fin du monde(minuit moins cinq
minutes). Le dialogue entre David Palmer et l'homme aux chaussures ensablées
nous permet d'en savoir plus quant à la nature du complot. Le gouvernement est
remis en cause en la personne d'Anthony Lane. La question étant de savoir si
Larry Edwige témoignera ou non contre l'ancien président de la chambre et par
conséquent Linda Radford témoignerait elle aussi contre son père et son
organisation delta. Le dialogue entre l'ancien et l'actuel président du
congrès est tout aussi intéressant. On comprend par l'intermédiaire de Kurt
Brainer qu'Anthony Lane masquait les investissements militaires de la défense
en faisant de son mandat une politique médiatique de désinformation auprès du
grand public (comme par exemple son projet de clonage). J'ai beaucoup aimé la
transition que tu as faite entre ta fanfiction et la saison 5 de la série 24
avec le gaz neurotoxique. Ta transition va même plus loin si j'ose dire, elle
va en effet jusqu'à la saison 6 de la série. Car c'est là qu'on apprend
l'implication de l'ambassadeur russe d'Amérique Anatoly Markov. Mais encore
une fois tu ne t'arrêtes pas là, tu vas jusqu'à impliquer Starkwood dans ta
conspiration, que nous découvrons seulement à partir de la saison 7 de la
série. Bien évidemment jusqu'à présent, il n'y avait aucun lien entre les deux
dans 24 mais tu as voulu comme toujours regrouper toutes les saisons ensembles
pour nous offrir une explication logique à ta mythologie, qui regroupe
l'ensemble des saisons. Et j'avoue que cela crée un certain charme à ta
fanfiction. La fin de ta fanfiction va de rebondissements en rebondissements.
Avec d'abord la mort de Franck Bergman puis celle de James Matters. Je dois
avouer que le dialogue entre Danny Cain et Franck Bergman était assez bien
mené. C'était une bonne idée de créer ce lien innatendu entre les deux hommes
étant donné que Cain traquait l'ancien chef de la CIA depuis le début de la
fanfiction. Bergman essaye de savoir à quel point Danny Cain est au courant
des projets de la coalition et juste avant de périr Franck Bergman semble dire
à son interlocuteur qu'il peut encore mettre fin au plan de Donovan Henderson.
Pour en revenir à la mort de James Matters, ce n'est pas tant sa mort qui est
impressionnante mais plutôt son rôle dans la conspiration. Qui aurait pu
croire que ce patriote aurait pu retourner sa veste? Je dois avouer que cela
m'a fait un choc. Matters semble vouloir d'une part montrer à Jack Bauer que
sa vie est un échec et qu'il faut par conséquent le libérer de ses péchés
(cette scène m'a d'ailleurs beaucoup fait penser à une scène de la saison 6 de
la série ou James Heller tient à peu près le même discours à Jack Bauer après
que sa fille Audrey soit dans un piteux état). Il y a vraiment un parallèle
entre les deux personnages (Matters et Bauer), tous les deux à la recherche de
la quète de leur identité. Même si Matters prétend ne pas être Jack à
Cassandra, il lui ressemble beaucoup. L'incendie qui se propage dans la maison
de Jack semble être un signe d'une vie catastrophique ou tout ce que touche
Bauer meurt. J'ai beaucoup aimé ce côté un peu philosophique de ta fanfiction.
Je meurs d'impatience de savoir quel va être le sort de Brainer et de
Sorensen, qui l'air d'être plutôt mauvais pour le moment. Mais sait-on jamais?
Tu nous en dis un peu plus sur le nom de code capri et il semblerait que le
personnage Franck Capra réaparaisse, ce qui est en soit une bonne nouvelle car
si mes souvenirs sont bons, il voulait se retirer de la CTU de Washington à la
fin de l'opération crépuscule. Par contre, je n'ai absolument rien compris au
décryptage du nom de code capri qui devient capra. En résumé un épisode très
rebondissant avec la scène la plus marquante de ta fanfcition selon moi : le
piège tendu par le FSB à la CIA. |
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6679 Localisation: Living in Oblivion
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Posté le: Mer 10 Mar 2010 - 18:32 Sujet du message: |
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Merci énormément pour ton excellent commentaire, qui m'a mis de bonne humeur
pour la journée quand je l’ai lu ce matin
Non seulement tu résumes très bien les enjeux que j'ai voulu mettre en
évidence, les portes qui se sont ouvertes et celles qui se referment...mais tu
as également bien saisi les éléments plus symboliques de l'épisode, qui ne
sont clairement pas si anodins que ça !
Et surtout, ce qui me fait plaisir, c'est de voir que tu soulèves le lien avec
les saisons précédentes (notamment par rapport à Capra, la relation entre Jack
et Matters, le clonage…), et je peux pas souhaiter mieux qu'un lecteur qui
apprécie ces retours en arrière et qui comprenne la cohérence d'ensemble de
toute cette histoire dont les pièces commencent à s'assembler.
J’irais pas jusqu’à présumer que dès l’écriture de Crépuscule, j’avais tout
planifié de ce qui allait se dérouler aujourd’hui. Mais j’ai commencé à mettre
en place bon nombres d’intrigues, en disséminant quelques indices, et
constamment dans mes épisodes, surtout maintenant que la fin approche, je fais
sans cesse des références clairement visibles ou non à toute la mythologie qui
se met en place depuis 5 ans. Et autant que c’est agréable de tout connecter
et de voyager en quelque sorte dans le temps (et les saisons/journées), c’est
appréciable de voir un lecteur qui puisse apprécier la complexité et la
profondeur des relations/notions en jeu depuis le début. Aimer une saison dans
son ensemble, c’est déjà beaucoup, mais d’avoir l’avis de quelqu’un qui
connait l’histoire de A à Z, c’est que je peux espérer de plus !
Je reviendrais pas sur les tenants et aboutissants du procès, que t'as bien
expliqué, ainsi que le rôle de Lane depuis qu'il a été placé au pouvoir dès la
saison 2. Le personnage de Linda pouvait un peu faire « pot-de-fleur » en
saison 3, mais c’est essentiellement à cette fin là que je l’ai intégré à
l’histoire, afin de l’éloigner de son père (quand elle a réalisé qu’elle s’est
fait manipuler en travaillant pour les AVP Force) et d’opérer un rapprochement
avec Palmer. Tout cela pour faire pencher la balance en sa faveur lors de ce
procès massif qui ne vise pas que l’administration fédéral. Non seulement il
est question de faire sombrer les Delta Force, la CIA, la DIA, après le déclin
de l’OTAN et l’ONU dans la saison 3…Mais c’est aussi l’espoir (illusoire ?)
d’un projet consistant à ébranler ces couches de désinformation et de
manipulations des médias/de la vérité que Jack autant que Caïn visent depuis
le début. Pour Jack, le problème est plus simple : il désormais, il pense
qu’en se mettant du coté de ceux qui veulent faire plonger la CIA, il pourra
se détacher de leurs chaines. J’insiste donc sur l’importance des chinois et
de Yanaka dans cette seconde partie qui va commencer, et qui va lui permettre
de se tirer d’affaire. Il ne faut pas oublier que Jack souhaitait découvrir
l’identité d’une taupe (au service de la CIA) infiltré dans les renseignements
chinois. Et qu’avec cette information, il espérait faire chanter la CIA, et
s’assurer qu’on lui rende sa liberté.
La réflexion s’établit aussi sur d’autres niveaux mais je ne veux pas en dire
trop pour l’instant. Ce qu’il faut saisir pour le moment, maintenant que la
partie « Le procès » est terminée, c’est que l’issue de ce procès semble
écrite : le gouvernement s’est engouffré dans une spirale infernale, et il
sait qu’il ne peut pas en sortir. Or, il compte sur Jack Bauer pour témoigner
à ce procès (aux cotés de Linda et Larry Edwige donc) et renouveler totalement
l’organisation fédérale et administrative. Est-ce une utopie ? S’agit-il
simplement de construire un nouvel ordre, et de calmer les tensions
géopolitiques dans le monde ?
Concernant la transition avec la saison 5 de 24, ce n'était pas prévu
initialement, mais l'idée d'un consensus entre le FSB et le gouvernement
américain m'a fait penser à intégrer brièvement cette histoire de gaz
neurotoxique. Comment ? Charles Logan s’assure de se procurer ce gaz pour
réaliser son plan à l’œuvre durant la saison 5, tandis qu’en échange, il «
prête » au FSB ces paramilitaires indépendants américains. C’est là que je me
suis dit : autant évoquer Starkwood. En effet, (et là j’en révèle un peu sur
l’épisode 13), la CIA ne pourra pas incriminer clairement le FSB puisque les
agents qui ont mené l’attaque étaient américains. Ce qui fera soulever encore
plus de tensions au sein de la Maison Blanche…Cela dit, l’allusion à Starkwood
est vite expédiée, je ne compte pas réellement m'étaler dessus (même si je
pourrais) dans la mesure où les scénaristes de 24 ont opté pour cet aspect
toutélié/prédéterminé de ce consortium obscur évoqué à la fin de la saison 7,
et la manière dont ca a été présenté, je trouve ca un peu cliché...je préfère
imbriquer ça dans ma propre mythologie plutôt que de mettre ça sur le dos de «
méchants » que les scénaristes ont inventé à la dernière minute.
| Citation: | | Pour en revenir à la mort de James Matters, ce n'est pas tant sa
mort qui est impressionnante mais plutôt son rôle dans la conspiration. Qui
aurait pu croire que ce patriote aurait pu retourner sa veste?
|
Juste une petite précision, Matters avoue dans cette scène qu'il est né aux
USA et que dès le départ, il faisait parti d’un vaste projet soviétique
consistant à élever des agents dormants dans le pays pour les réactiver plus
tard. Il n'a donc pas tout à fait retourné sa veste. Il a été élevé en tant
que futur agent potentiel, et je ne voulais pas que ce soit le genre de
rebondissement qui sorte un peu de nulle part juste dans le but de surprendre.
C'est un rebondissement que je prévoyais de faire depuis 4 ans, j'ai donné
plein de petites pistes qui deviendront plus claires après explication ! Mais
j’ai été pas mal insatisfait par rapport à la mise en place de tout ça, donc
j’espère que le twist était bien amené et que la mise en scène convient
parfaitement.
| Citation: | | Matters semble vouloir d'une part montrer à Jack Bauer que sa
vie est un échec et qu'il faut par conséquent le libérer de ses péchés (cette
scène m'a d'ailleurs beaucoup fait penser à une scène de la saison 6 de la
série ou James Heller tient à peu près le même discours à Jack Bauer après que
sa fille Audrey soit dans un piteux état). Il y a vraiment un parallèle entre
les deux personnages (Matters et Bauer), tous les deux à la recherche de la
quête de leur identité. Même si Matters prétend ne pas être Jack à Cassandra,
il lui ressemble beaucoup. |
La parallèle va même encore plus loin puisque c’est une relation trinitaire
qui se joue sous nos yeux, entre Jack, Matters et Caïn, comme je le disais
dans un post en haut de la page : « Il y a des parallèles entre les trois
hommes qui les unissent, mais en même temps, leur conception du libre-arbitre,
du destin et de l'identité est radicalement différente ».
| Citation: | | L'incendie qui se propage dans la maison de Jack semble être un
signe d'une vie catastrophique ou tout ce que touche Bauer meurt. J'ai
beaucoup aimé ce côté un peu philosophique de ta
fan-fiction |
Je me suis surtout inspiré de l’avant-dernière scène de la saison 2 d’Alias,
lorsque Sydney se bat chez elle avec Fran avant de tomber de la coma. Et puis
je suis en pleine lecture de Dante (L’Enfer) et William Blake (Le Mariage du
Ciel et de l’Enfer), donc j’ai voulu faire une petite allusion anecdotique
avec ce monde qui part en fumée, dont il ne restera bientôt que des cendres
éparses…Et la scène a été écrite en écoutant le formidable morceau Watch the
world burn, de la BO de The Dark Knight !
| Citation: | | Tu
nous en dis un peu plus sur le nom de code capri et il semblerait que le
personnage Franck Capra réapparaisse, ce qui est en soit une bonne nouvelle
car si mes souvenirs sont bons, il voulait se retirer de la CTU de Washington
à la fin de l'opération crépuscule. Par contre, je n'ai absolument rien
compris au décryptage du nom de code capri qui devient capra. En résumé un
épisode très rebondissant avec la scène la plus marquante de ta fan-fiction
selon moi : le piège tendu par le FSB à la CIA. |
Oui Capra avait décidé de partir après Crépuscule pour s’occuper de son fils.
Là, on apprend qu’il était infiltré à la CTU pour les services du FBI.
Ceux-ci, avec l’aide de Slattery, ainsi que deux agents du FBI (qui sont en
réalité Shane Summers et Renée Walker, personnages de second plan durant
l’opération Eclipse) visaient à retrouver l’identité d’un coupe-circuit à
l’intérieur de la CTU, c’est-à-dire un agent ennemi qui faisait la liaison
entre les directives du FSB et un agent dormant infiltré aux USA. On sait
désormais qui est cet agent dormant…Quant au coupe-circuit, Slattery présume
qu’il s’agit d’Ellen Riss. Le mystère reste entier, il reste encore beaucoup
de chose à préciser là-dessus…
Pour le décryptage du nom de code, le procédé est totalement fictif. « Capri »
était le nom de code d’un agent du FBI. Chaque nom de code renvoyait à un nom
de ville, région, ou ile dans le monde. Pour découvrir le véritable nom de
l’agent, il fallait changer une lettre dans ce nom de code seulement. En
somme, chaque agent est affecté à un continent en particulier. Quelqu’un sera
chargé de travailler sur l’Europe par exemple, tandis qu’un autre s’occupe des
affaires en Amérique du Sud…En l’occurrence, ce « Capri » était spécialisé
dans les dossiers russes.
Ainsi, pour tous les agents affectés aux dossiers russes, il fallait changer
la 5ème lettre de leur nom de code pour connaitre leur véritable nom. Pour les
agents affectés à l’Amérique du Nord, il fallait changer la 1ère lettre de
leur nom de code. Pour ceux en Amérique du Sud, la 2ème lettre, etc…Ainsi,
dans le nom de code « Capri », c’était la lettre « i » qu’il fallait changer,
dans ce cas les possibilités étant restreintes à des voyelles. Le nom qui
correspondait dans les bases de données interagences était donc celui de
Capra. Et c’est ainsi que Slattery a retrouvé notre ami, dont on peut
effectivement supposer qu’il aura quelques questions à lui poser…
 _________________ Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
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dr house Conscience de Jack


Inscrit le: 28 Aoû 2009 Messages: 1676
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Posté le: Mer 10 Mar 2010 - 22:53 Sujet du message: |
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| Mr. Jack a
écrit: | | Je me suis surtout
inspiré de l’avant-dernière scène de la saison 2 d’Alias, lorsque Sydney se
bat chez elle avec Fran avant de tomber de la coma. |
Ne m'en dis pas trop sur alias s'il te plaît, je n'en suis qu'à la moitié de
la saison 1 .
ps: j'ai proposé un projet de jeu, mais étant donné que je n'ai pas eu de
réponses, je vais le proposer à plusieurs auteurs de fanfcitions dont toi.
Voici le concept:
Il s'agirait de trouver le nom de la fanfiction et le nom du personnage à
partir d'une citation d'un auteur de 24 fr. Le nom de la fanfiction
rapporterait 1 point, le nom du personnage 2 points. Un auteur d'une
fanfiction n'aurait pas le droit de se citer. Qu'en penses-tu? |
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jack USA's best Vice-président(e)


Inscrit le: 19 Mar 2009 Messages: 1021 Localisation: Baltimore
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Posté le: Mer 10 Mar 2010 - 23:32 Sujet du message: |
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Il me semble que ce jeu existe déjà dr house !  _________________ " Listen to me. All of you. I know you're not in the same room with me but you can see and hear me plainly enough. Take a good look. Do I seem scared ? Am I breaking into a nervous sweat ? Am I babbling ? At a loss for words? Is my voice shaking ? Can any one of you look me in the eye and tell me I'm disabled ?
President David Palmer, 2.21, 24 |
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