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Mattz Site Admin


Inscrit le: 31 Mai 2003 Messages: 1190
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Posté le: Jeu 25 Juin 2009 - 9:58 Sujet du message: «24 heures chrono» ou la torture banalisée ? |
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Sur son blog, le philosophe Michel Terestchenko interroge le rôle
des médias, qui par l'entremise de séries telles que 24 heures chrono,
donneraient selon lui, une audience démesurée à des débats portant sur le
thème de la justification théorique de la torture.
Extrait de l'article : "(...) Aucune production télévisuelle n’a
davantage contribué à populariser la justification de la torture en situation
d'exception que les diverses saisons de la série américaine 24 heures chrono,
qu’on ne peut regarder sans être emporté par une fascination à la fois
désarmante et terriblement perverse. Tout y est : l’imminence – les minutes et
les secondes, affichées régulièrement à l’écran, s’écoulent à une vitesse
implacable – de la menace terroriste à grande échelle, qu’elle soit biologique
ou nucléaire ; la nécessité d’extraire par tous les moyens, fut-ce ceux de la
torture physique ou psychologique, des informations vitales aux instigateurs
de ces complots, toujours promptement découverts et rapidement détenus ; les
redoutables dilemmes moraux qu’affrontent les décideurs politiques, jusqu’au
président des États-Unis, qui sont généralement des hommes « bons », soucieux
de respecter les principes éthiques qui les animent, et qui se trouvent placés
dans l’obligation d’y renoncer pour le bien du plus grand nombre – dans
plusieurs épisodes, le président est un démocrate noir (David Palmer) ; enfin
le caractère sacrificiel des décisions auxquels tous sont conduits."
Lire la suite sur http://michel-terestchenko.blogspot.com/2009/06/la-television-b
analise-la-torture.html
Vos réactions !? |
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uzin210 Taupe de la CTU


Inscrit le: 17 Mar 2009 Messages: 305 Localisation: A la CTU
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Posté le: Jeu 25 Juin 2009 - 11:24 Sujet du message: |
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| Ouai mai si on place les terroristes en garde a vue pendant 24 ou 48 heures
faudrait plus 24 heures pour resoudre la crise mais 1 semaine |
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antoine Moderateur


Inscrit le: 29 Oct 2003 Messages: 3952 Localisation: Neptune High
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Posté le: Jeu 25 Juin 2009 - 11:47 Sujet du message: |
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La meilleure réponse c'est cet extrait d'interview de Kiefer
Extrait d'une interview avec Charlie Rose, de janvier 2007 :
CHARLIE ROSE: And do you get a lot of grief from your friends because we`ve
had lots of discussions about torture in the last -- since we have been in
Iraq ...
KIEFER SUTHERLAND: Yeah.
CHARLIE ROSE: ... whether it`s Guantanamo Bay, Abu Ghraib or -- or other
places where it is the Patriot Act ...
KIEFER SUTHERLAND: No, what happened in Abu Ghraib was just absolutely
criminal. And not only was it criminal but it was as a nation it`s going to go
in and trying to tell people how to live, which is exactly what we`re doing,
and we`re going to tell you that democracy and freedom and this is the way to
go, and then go and behave like that. Inexcusable.
CHARLIE ROSE: But you get some grief for what the show does?
KIEFER SUTHERLAND: Absolutely. And it is widely known that torture - - you can
torture someone and they`ll basically tell you exactly what you want to hear,
whether it`s true or not, if you put someone in enough pain. Torture is not a
way of procuring information. The way of procuring information is actually --
is in fact quite the opposite, and, unfortunately, that takes a lot of time.
Within the context of our show, which is a fantastical show to begin with, the
torture is a dramatic device to show you how desperate a situation is.
CHARLIE ROSE: Right, right.
KIEFER SUTHERLAND: And how urgent and - and desperate these characters are to
solve this one specific thing, and time is running out. And so it is a
dramatic device. It is not to be confused with what we think is right or
wrong. And it`s a television show.
[...]
CHARLIE ROSE: I think I read somewhere that Cheney was a fan.
KIEFER SUTHERLAND: I`ve heard that as well. I`ve heard that as well.
CHARLIE ROSE: And other fans within the national security apparatus ...
KIEFER SUTHERLAND: Yeah.
CHARLIE ROSE: ... of the Bush administration.
KIEFER SUTHERLAND: I think what`s - what`s funny is that, you know, you`ve got
John McCain ...
CHARLIE ROSE: But John McCain was on the show last year.
KIEFER SUTHERLAND: Yes, and Dick Cheney and various people that are huge fans
of the show. And then you`ve got the Clintons and you`ve got Barbra Streisand,
and I think one of the great testaments of the show is that the show is
incredibly balanced as well. I don`t think you could have it embraced by
members of the right and members of the left at the same time. And if you ever
took a look at our writing staff and their politics ...
CHARLIE ROSE: It`s all over the place?
KIEFER SUTHERLAND: It`s all over the place, yeah, absolutely. There is a
representative from the right, and there is a representative from the left.
CHARLIE ROSE: It`s used by people from Barbra Streisand to Rush Limbaugh to
make a point, "24" to make a point.
KIEFER SUTHERLAND: Yeah, yeah. Who am I to tell anybody how to interpret what
we`re doing? We make it and we put it out there for you. Again, the thing that
I can look back to with pride is that it`s that balanced, that the polarity of
the audience is that diverse. Me, I kind of see things from a left
perspective, so I`m always amazed when I see it galvanized by someone on the
right. _________________ "This isn't how you thought it would end, isn't it, Jack ?
-This is not over yet."
24, Day 2. |
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Palmer22 Maître du temps


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4742 Localisation: In trouble.
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Posté le: Jeu 25 Juin 2009 - 12:03 Sujet du message: |
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C'est toute l'urgence de la série qui fait qu'ils n'ont pas le temps de faire
autrement que d'utiliser la torture. Par exemple, on aurait jamais pu avoir un
Dutch (Wagenbach, de The Shield) dans
24 : il prend une attitude très posée,
gardant son self-control, ne craquant pas face au criminel (de bien moindre
envergure que ceux à qui on a généralement à faire dans 24 aussi). Patient comme il est, il prend le
temps qu'il faudra (de plus, dans The
Shield les crimes ne sont pas à venir mais déjà passés), essaye de les
impressionner, veut les faire craquer par la parole et il en est fier (au
contraire de Vic qui est, comme Jack, ultra brutal quand il me faut), il veut
aussi comprendre les criminels parfois, les serial-killer notamment.
Dans The Shield, Dutch veut que la
justice soit faite, que le coupable d'un crime déjà commis soit accusé. Dans
24, on se soucie plus d'empêcher le
crime de se produire, le reste attendra. Pas le temps de s'y prendre de
manière soft avec les terroristes. Ca passe par la menace morale, ou par la
menace physique : la torture (ou les deux, comme lors de l'interrogatoire de
Syed Ali dans le 2.12, où il se voit arracher une pastille de cyanure dans la
dentition à main nue, tabasser à coups de poing (le poignet retourné aussi il
me semble) puis voit sa famille être menacée de mort à cause de Jack qui
donnera l'ordre de les exécuter si nécessaire). Pas par la discussion et en
essayant de mettre le criminel face à ce qu'il a fait, ça ne servirait à rien,
une perte de temps et au vu des enjeux, on ne peut pas se le permettre.
24 ne se prive pas non plus de faire
des parallèles entre les méthodes des terroristes et de la CIA. Au final ce
sont plus les 'good guy' qui torturent, qui emploient la violence pour faire
briser un 'bad guy'. Et même des parallèles sont faits certains bad guy à 3-4
occasions, mettant en rapport leurs méthodes et celles de leurs opposants.
Terroristes ou agences fédérale, le but est à chaque fois, pour les deux
camps, de faire avancer sa cause respective en obtenant de l'ennemi
l'information qui leur donnera un temps d'avance.
Mais comme le dit Antoine au dessus, Kiefer et les scénaristes savent bien que
: "You can torture someone and they'll
basically tell you exactly what you want to hear, whether it's true or not, if
you put someone in enough pain. [...] How urgent and desperate these
characters are to solve this one specific thing, and time is running out. And
so it is a dramatic device. It is not to be confused with what we think is
right or wrong. And it's a television show". Ils savent que la
torture n'est pas la méthode d'interrogatoire la plus probante, ça existe, ça
se pratique, mais ici c'est un outil dramatique dans une série télévisée en
temps réel qui n'a pas le tmeps de faire autrement, pas une apologie de cette
méthode.
D'ailleurs je trouve ça stupide de vouloir attribuer 24 aux républicains ou aux démocrates, même si la série est
diffusée sur une chaîne républicaine (FOX), ça ne l'a pas empêchée de monter le Président Logan
indirectement responsable des évenements du Day 5, ou encore de monter le Président Palmer qui résiste à la
pression qu'il subit de lancer des frappes sur le Moyen-Orient en saison 2,
sur la base d'une preuve dont il a le sentiment qu'elle a pu être fabriquée
(l'enregistrement de Chypre), et cela au moment où Bush lançait ses troupes en
Irak... Il y'a d'autres situations mais ces deux-là sont les plus éloquentes,
et comme le dit Kief', il y'a des scénaristes de tous bords politiques dans le
staff d'écriture. C'est pas parce qu'il y'a de la torture et que la torture
marche le plus souvent dans la série que ça en fait une série de droite.
Et enfin, qui mieux que la série elle-même pour répondre à ces accusations de
banalisation de la torture ? Car sans spoiler, rebondissant sur cette
actualité dont elle fait parfois la polémique, 24 avec la saison 7 exploite ce thème de la justice à tous prix,
on pointe du doigt cette notion de 'la fin justifie les moyens'. Comme si les
voix levées à l'encontre de la série sur ce point (en saison 6 notamment)
avaient la parole ici au terme d'un débat où certains personnages sont
anti-CTU sur ce point. Et il y'a des articles à ce sujet très intéressants
dans les n°1 (février 2007) et n°7 (septembre 2007) de l'excellent magazine
Generiques : la démocratie en pointillés et terreur cathodique, où ces thèmes sont évoqués avec pertinence
je trouve .
  _________________
"I regret every decision or mistake I might have made that resulted in the loss of a single innocent life.
But you know what I regret the most... is that this world even needs people like me." |
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naossano Public enemy #1


Inscrit le: 15 Sep 2007 Messages: 1206 Localisation: 93-77-13
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Posté le: Jeu 25 Juin 2009 - 14:00 Sujet du message: |
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Un très bon article de Michel Terestchenko. ( l'ensemble de l'article est très
pertinent )
Dommage que la question ne soit pas plus débattu que ça.
On peut pas se cacher éternellement derrière le crédeau "c'est de la
Télévision", quand le show est suivi par autant de personnes et qu'il
influence autant les consciences...  _________________
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antoine Moderateur


Inscrit le: 29 Oct 2003 Messages: 3952 Localisation: Neptune High
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Posté le: Jeu 25 Juin 2009 - 15:47 Sujet du message: |
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Heureusement que Dexter est pas encore si populaire alors...
24 a sûrement abusé de la torture dans sa période saison 4 - saison 6, mais de
là à faire un procès d'intention aux scénaristes et à la qualifier la série de
"perverse"... _________________ "This isn't how you thought it would end, isn't it, Jack ?
-This is not over yet."
24, Day 2. |
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Noëlle Dingue de 24-fr


Inscrit le: 07 Nov 2004 Messages: 3286 Localisation: Derrière mes lunettes
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Posté le: Ven 26 Juin 2009 - 0:27 Sujet du message: |
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C'est une srie qui se passe à l'intérieur de la CIA, donc c'est clair que la
torture y est employée.
Il serait irréaliste de montrer le contraire.
Jack Bauer est forcément un tortionnaire en puissance et il ne s'en prive pas,
il a même été formé pour l'utiliser de façon la plus eficace possible.
De même que les "méchants" font de même et sont également formés
pour.
Ce qui est génant c'est le concept du gentil et du méchant...dans un monde
aussi inégalitaire, aussi chaotique, étons sûr que les américains soient les
mieux placés pour se présenter comme les gentils ??
Et en particulier la CIA qui est à l'origine de coups d'Etat permettant à des
dictatures, amies des USA, de se maintenir.
11 septembre 1973 au Chili, pour prendre l'exemple le plus connu de
l'histoire.
"24" est une série qui glorifie le mythe de l'Amérique porteuse de
valeurs généreuses, redresseuses de torts et qui défend le mieux la démocratie
dans le monde et pour ça, faut employer les moyens qui faut.
Mais qui peut croire à de telles balivernes...
c'est pour ça que "24" n'est pas véritablement dangereuse dans son
discours, car plus personne n'y croit et on regarde cette série comme mes
parents (et vos grands-parents) regardaient "les incorruptibles"
d'Eliot Ness.
Un gentil divertissement, au suspense bien mené, à la réalisation musclée et
avec des acteurs charismatiques.
Rien de plus !!! |
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naossano Public enemy #1


Inscrit le: 15 Sep 2007 Messages: 1206 Localisation: 93-77-13
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Posté le: Ven 26 Juin 2009 - 13:09 Sujet du message: |
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| Noëlle a
écrit: |
"24" est une série qui glorifie le mythe de l'Amérique porteuse de
valeurs généreuses, redresseuses de torts et qui défend le mieux la démocratie
dans le monde et pour ça, faut employer les moyens qui faut.
Mais qui peut croire à de telles balivernes...
!! |
Les américains, les naïfs, les incultes, les non renseignés, les enfants, les
jeune, les patriotes, les pas futés, les pro-tortures, les pro-américains, les
autres...
Pas parce que t'es pas naïf que 100% des autres habitants de la planète.
Penser le contraire serait, au contraire, une preuve de naïveté.
Bref, penser qu'un programme TV n'a aucunes influences sur l'esprit d'aucuns
spectateurs, c'est nier beaucoup de réalités, et de procédés de
communications.
On aurait eu sinon aucuns films de propagandes, et aucuns benêts prêts à
foncer parce que c'était dit dans le film.
Par ailleurs, dans 24, ce qui est rejeté, dans la série, ce n'est pas la
torture, mais sa banalisation, sa systématisation, le fait que les autres
alternatives ne sont peu ou pas envisagés, paraissent ridicules, que ceux qui
ne torturent pas soient considérés comme des tapettes, des traitres, des
sous-hommes.
Pense à tout les millions d'américains ( et autres ), qui regardent ça depuis
l'enfance, qui ne sont même plus interpellés par le message, trouvent ça
normal, se disant que seul Bauer a des couilles, que si on ne les fait pas
souffrir, on obtient rien des gens, qu'on devrait tailler des pipes aux
courageux tortionnaires américains( certains exemples sont donnés dans le
texte )
Et puis se cacher derrière le terme "fiction TV", c'est quand même
éviter la question, fuir ses responsabilités, quant aux messages véhiculés.
La façon dont les scénaristes mettent en scène une situation et sa résolution,
engagent, qu'ils le veuillent ou non leur façon de penser.
C'est bien Pierre, Paul ou Albert qui écrit le scénario, pas un robot nommé
"Fiction Tv".
Par ailleurs, c'est publié, publié massivement, confronté à des tas de
sensibilités différentes. Il y une forte prise de responsabilité à avoir.
Il ne sagit pas non plus d'interdir tel ou tel message ( pas encore ), mais
bien que les scénaristes assument leur parti pris, et ne se cachent pas
derrière l'avatar "fiction TV", alors que leur concept repose bel et
bien sur des valeurs et de systêmes de penser, très peu contredits ( avec
pertinence ) au sein du show. _________________
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Noëlle Dingue de 24-fr


Inscrit le: 07 Nov 2004 Messages: 3286 Localisation: Derrière mes lunettes
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Posté le: Ven 26 Juin 2009 - 13:44 Sujet du message: |
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| naossano a
écrit: |
| Noëlle a écrit: |
"24" est une série qui glorifie le mythe de l'Amérique porteuse de
valeurs généreuses, redresseuses de torts et qui défend le mieux la démocratie
dans le monde et pour ça, faut employer les moyens qui faut.
Mais qui peut croire à de telles balivernes...
!! |
Les américains, les naïfs, les incultes, les non renseignés, les enfants, les
jeune, les patriotes, les pas futés, les pro-tortures, les pro-américains, les
autres...
Pas parce que t'es pas naïf que 100% des autres habitants de la planète.
Penser le contraire serait, au contraire, une preuve de naïveté.
Bref, penser qu'un programme TV n'a aucunes influences sur l'esprit d'aucuns
spectateurs, c'est nier beaucoup de réalités, et de procédés de
communications.
On aurait eu sinon aucuns films de propagandes, et aucuns benêts prêts à
foncer parce que c'était dit dans le film.
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Au moyen-âge où les moyens de communication étaient plus que limités, y'avait
déjà des gens prêts à croire n'importe quoi et se laisser embrigader par le
nombre et la connerie ambiante.
Je ne nie pas que le show quelqu'il soit ait de l'influence, mais il en a sur
des esprits qui, quoi qu'il arrive, seront toujours influencés par quelque
chose.
On accuse sans arrêt des films pour leur violence d'être responsables d'actes
violents dans la réalité.
De même que les ligues de vertu veulent faire interdire des expos d'art
contemporain montrant une image d'un instant qui remet en cause les tabous,
sous prétexte que les spectateurs de ces oeuvres vont se vautrer dans le vice,
dés leur sortie de la galerie d'art.
les gens normaux savent faire la différence entre la réalité qu'ils vivent et
ce qu'ils voient dans une fiction.
un exemple par une question :
Lors de la 5° saison, les scénaristes ridiculisent l'organisation
"Amnesty International" qui défend les droits humains dans le
monde.
il l'appelle "amnesty Global" et leur avocat empêche la CTU
d'arrêter un méchant.
Jack Bauer le suit à sa sortie de la CTU et le torture dans sa voiture pour le
faire avouer.
Qui pense aprés cette scène que les actions d"Amnesty International"
sont inutiles dans le monde, voire même que cette o.n.g. est nocive et empêche
le monde de bien tourner ?
Celles et ceux qui le pensaient déjà avant de voir le show...pour les autres,
leur intelligence et la distance qu'ils mettent entre la télé et eux, fera la
différence. |
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nycolas Psychologue de Chloé


Inscrit le: 29 Avr 2009 Messages: 66 Localisation: 94-Thiais
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Posté le: Ven 26 Juin 2009 - 18:59 Sujet du message: |
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Pour ma part, je pense qu'il faut arrêter cela reste de la télévision car dans
ce cas il faudrait arrêter les film d'horreur, de science fiction.....
Certes on pourrait dire qu'ils pourrait utiliser d'autre méthode que la
torture....enfin bon...
En tout cas pour ma part, je regarde la série pour me divertir et non pour me
dire "ah tiens, il aurait pu faire autrement...."bien-sur cela
n'engage que moi _________________ Nico 26 ans addict de 24 d la 1ere saison |
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uzin210 Taupe de la CTU


Inscrit le: 17 Mar 2009 Messages: 305 Localisation: A la CTU
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Posté le: Ven 26 Juin 2009 - 20:07 Sujet du message: |
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Et puis je pense que la dureté de Jack est en quelque sorte sa marque de
fabrique
Si il nous sorte un Jack tout gentil qui suit le protocole la c'est sur que
plus aucun message "pro-torture" sera vehiculé parce que les gens ne
regarderont simplement plus la série |
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naossano Public enemy #1


Inscrit le: 15 Sep 2007 Messages: 1206 Localisation: 93-77-13
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Posté le: Ven 26 Juin 2009 - 23:18 Sujet du message: |
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Bah, justement, l'intérêt d'un copshow comme The Shield, je trouve, c'est de
confronter les méthodes, les priorités, la façon de penser, de fonctionner,
des différents agents.
Le ressort de beaucoup d'intrigues de la série, c'est quand même
"jusqu'où est-on prêt à aller ?", "comment réagir face à telle
ou telle menace?". Passer à côté de ça, c'est limite passer à côté d'une
grande part l'essence de la série. ( parce que si nos perso étaient tous
d'accord, ça serait d'un ennuie...= Après plus de 100 épisodes, c'est quand
même bien de ça qu'on cause, des divergeances entre les différents
protagonistes, sur la manière de gérer la crise, entre, par exemple, un
Prescott, qui pense déjà à riposter, alors qu'il pense avoir tout les éléments
en main, ou un Palmer, qui doute, se fondant sur un seul élément, au risque de
ne paraître en aucun cas crédible, si on ne sait pas ce qu'il sait, un Tony
prêt à tout pour sauver ou venger la femme qu'il aime, y compris sacrifier des
innocents, alors que cette dernière en serait incapable, une Chloe dont la
dévotion à Jack est sans limites, tandis que son époux a ses propres réserves.
La série joue perpétuellement avec les limites de chacun des personnages.
En tout cas, un show qui me branche bien pour cet aspect là, notamment,
durant les premières saisons, où Jack était lui-même un personnage ambigü,
retord, parfois dangereux, ( effrayant pour Jane Saunders ) suffisemment
contesté par des personnages non moins charismatiques et entiers. Il
représentait une alternative, mais pas la seule.
Victime de son succès, quand je vois la saison 4, j'ai quand même bien
l'impression que le Jack super-héros qu'on nous pond, ne subit que l'illusion
de la contestation, avec une Audrey qui finit toujours par comprendre à
retardement, que tout ce que fait Jack est bien etc...
De même en début de saison 7 ( plus réservé par la suite ), on assiste à un
véritable plaidoyer pour les méthodes de Jack, qui après avoir torturé Haddad
à mort, devrait soi-disant s'en sortir avec les honneurs. Par la suite, un
agent lui annonce qu'il devrait être admiré, jamais contesté pour ces actes.
Comme l'annonce l'auteur de l'article, le personnage fictionnel de Jack Bauer
( tout comme David Palmer ) est considéré comme un héros national ( pas la
première fois que je lis un tel qualificatif pour ce perso ), au point qu'il
est cité comme exemple, à l'armée, en politique etc... ( il n'est pas le seul,
on a accusé y a quelques années les juges de trop regarder les experts, en
demandant sans arrêt des empreintes digitales, ce qui ne s'obtient pas aussi
facilement et systématiquement dans le show )
Donc, l'influence dans le monde adulte y est.
Or, la contestation ou la non-insistance sur la torture, on la retrouve quand
même dans la série, certaines saisons. C'est en dent de scié, mais le sujet
est largement présent. On peut éventuellement rétorquer qu'au lieu de proner
la torture, les scénaristes de 24 chercheraient volontairement à choquer, avec
un personnage qui aurait un peu ( beaucoup ) perdu de son humanité en se
salissant autant les mains. ( pas lu de propos dans ce sens non plus ).
Peut-être aussi que nos scénaros ne veulent pas épuiser leur fond de commerce
en livrant un point de vue tout fait, ou en donnant des indications sur la
finalité de leur personnages. Il n'en ressors pas moins que l'argument évoqué
" c'est de la Télévision", me semble irrecevable. Ce serait comme
chier dans l'assiette, se faire paraître plus con qu'ils ne sont.
Faudrait quand même naïf pour penser qu'un scénariste est dépourvu d'idées, de
conceptions du monde, de valeurs, de questionnements etc...
On ecrit pas avec "une télévision" quand même, y a des être humains
derrière la storyline.
De même, si les scénaristes ne se risquent pas à ce genre de débat, je vois
pas ce que les spectateurs risquent à en débattre, d'essayer de contester, ou
de nuancer le propos de ce cher Terestchenko.
Je ne dis en aucun cas que ce qu'il dit est taillé dans le marbre, mais de là
à rejeter tout le propos en bloc, parce qu'on ne va pas illico torturer
l'arabe du coin à la fin de l'épisode, ça me semble se focaliser sur une
échelle assez restreinte.
C'est aussi coupé court à un axe de vision ( certe sans concession dans le
texte ) qui semble très pertinent, car prenant bel et bien pied dans le
contenu du show et son traitement, et en le mettant en relation avec des faits
ou théories moins fictionnelles( ou des faits fabriqués, je vis pas en
Amérique )
Je précise que concept pervers ne signifie pas forcément à interdire, car
justement une fiction, ce n'est pas la réalité. Au contraire, la fiction ou la
simulation ( sport, jeux vidéos etc...), sert souvent de soupape pour
justement éviter de faire la même chose dans la réalité en se libérant
"virtuellement de certaines pulsion".
Et quand bien même, le programme serait reellement nocif pour la santé mentale
ou l'esprit critique, bah ça serait pas le premier dans le genre. Y a qu'à
voir nos séries ou émissions françaises, où on se fait bombarder tout les
jours de clichés et d'une image d'une France complètement débile...
Enfin, bref, là, c'est peut-être un peu bordélique, mais pour résumer en une
phrase, ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un divertissement que c'est
forcément vide de sens, ni d'influences. Tout processus de scénarisation
contient des intentions, qu'elles soient assumés ou non...
PS 1 : Pour ce qui est d'amnesty, c'est pas tellement le nom de la boîte qui
me gène, mais les coup de gueule du geek, pour lequel ce serait normal que le
Joe Prado se fasse tabasser, parce que sa mère est morte quelques heures plus
tôt... Et parce que c'est le gentil Edgar qui nous dis ça, on devrait faire fi
de l'avocat et retourner à l'âge de Pierre...
Après, on peut être pour où contre, mais là, je trouve que tout le discours de
l'épisode tends justement à un plaidoyer pour la torture. ( je précise que ce
n'est pas le cas de toute la série, ni de la saison, ni que la torture ne
pourrait fonctionner dans aucune situation. Mais là, c'est carrément une
diabolisation de la non-torture, là...)
PS 2 : Pour ce qui est de la ligue des vertueux, vade retro. C'est pas en
accumulant les frustrations que l'on devient meilleur... ( c'est comme mettre
les cancrelas sous le tapis )  _________________
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Heller The Killer Conscience de Jack


Inscrit le: 11 Nov 2007 Messages: 1546 Localisation: A Bilderberg en train de prostituer mes fesses
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Posté le: Sam 27 Juin 2009 - 0:52 Sujet du message: |
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| Palmer22 a
écrit: | | je trouve ça stupide de
vouloir attribuer 24 aux républicains
ou aux démocrates |
Ca c'est sûr, surtout depuis qu'on sait qu'en ce qui concerne la politique
étrangère, le staff d'Obamama est quasiment le même que celui de Bubush...
Mais ça fait tellement de bien de croire qu'un jeune black est forcément très
différent...  _________________
La police de Baltimore recommande le blind test 24-fr
Dernière édition par Heller The Killer le Sam 27 Juin 2009 - 1:32; édité 1 fois |
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Heller The Killer Conscience de Jack


Inscrit le: 11 Nov 2007 Messages: 1546 Localisation: A Bilderberg en train de prostituer mes fesses
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Posté le: Sam 27 Juin 2009 - 1:30 Sujet du message: |
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Les oeuvres télévisuelles en général (en tout cas celles qui sont
intéressantes) reposent sur des personnages complexes, toujours imparfaits, et
jamais comme monsieur tout le monde.
Les séries qui m'ont personnellement le plus marqué mettent en scène des
personnages principaux qui ont des caractéristiques méprisables (légiste
serial killer, chimiste baron de la drogue, agent gouvernemental porté sur la
torture, pompier égocentrique, dictateur, terroriste, mafieux, etc...).
Cependant, on nous les présente comme des gentils, des victimes de leur propre
personnalité, et ça fonctionne. On s'attache à ces gens qu'on considérerait à
coup sûr comme des gros connards si on les rencontrait dans la vie. C'est
aussi ça la magie de la TV, se positionner selon un point de vue différent que
celui auquel on aurait adhéré dans la vie de tous les jours. J'accepte que
Jack torture et emprisonne sans procès dans 24, je dirais même que je kiffe
bien ça. Ca veut pas dire que je cautionne Abu Ghraib ou Guantanamo.
On jette la pierre aux créateurs, quid des spectateurs ? Si ces derniers sont
assez stupides pour ne pas faire la différence, ce n'est pas le problème des
scénaristes. S'ils devaient respecter le "politiquement correct" de
chaque personne sur la planète, ce forum n'existerait pas, car toutes les
séries que l'on aime n'auraient jamais vu le jour. De nombreux films cultes
n'existeraient pas, comme les sublimes Godfathers, qui présentent des mafieux
pour qui la famille et l'honneur sont des valeurs primordiales ; Las Vegas
Parano serait interdit depuis longtemps, etc...
24 banalise la torture ? C'est vrai. Mais Les Sopranos banalisent la mafia,
Dexter banalise le meurtre, tout comme Oz, qui banalise aussi toutes formes
d'activités illégales et méprisables. BSG banalise les pires formes de
gouvernement, Breaking Bad aussi banalise la création, la vente et l'usage de
stupéfiants, etc... en ce sens que les gens qui font ça ne seraient pas
forcément mauvais.
Pourquoi ces séries ne font pas naître un débat sur ce qu'il faut ou ne faut
pas montrer ? Selon moi il y a autant de contenu à débattre dans Dexter (par
exemple) que dans 24.
Quand je vois Ilija Korjenic qui raconte les malheurs de sa vie dans Sleeper
Cell, j'en arrive à comprendre pourquoi il veut faire péter un stade, car
c'est une fiction (par ailleurs magnifique) qui me place dans un point de vue
que je n'aurais pas eu dans la vraie vie. Pourtant si quelqu'un fait péter le
Stade De France je ne serais pas influencé, je me dirais juste que c'est soit
un gros connard, soit un pauvre type manipulé, mais en aucun cas je ne
cautionnerai de tels actes, car c'est forcément inexcusable.
Voir le gentil Tony Soprano mener son organisation mafieuse, ça me fait trop
marrer, le pauvre il est torturé, il va chez le psy et tout... pas facile
d'être un mafieux, on le plaindrait presque. Et pourtant, c'est un salaud de
première. Oui mais voilà, c'est une fiction, et personne ne monte au créneau
pour fustiger son côté gentil, bon père de famille et tout. Mais
réveillez-vous, c'est l'apologie de la violence nom de Dieu !!
William Adama, dans BSG, est le personnage principal, militaire en chef de la
flotte. Ce n'est ni plus ni moins un dictateur sans scrupule, qui se joue des
lois si celles-ci ne lui conviennent pas. Et presque à chaque fois, il est
présenté comme le sauveur de l'humanité, comme celui qui a eu raison. Les
dangereux partisans du libre arbitre sont enfermés, exécutés. Ca ne choque
personne ?
Dexter tue par besoin, par plaisir, mais il est tellement gentil qu'on lui
pardonne. Vous trouvez ça normal ? Ca ne devrait pas être interdit ce genre
d'apologie de la violence gratuite ?
Pourtant, ceux qui connaissent un peu mes opinions savent que je ne suis pas
vraiment un fan de la politique étrangère des States. Cependant, je pense
pouvoir faire la part des choses. Et puis la torture du mari d'Audrey, 'tin
c'que c'est bon !
Bref, je trouve ce débat vraiment trop ciblé, il suffit de considérer une vue
d'ensemble du monde de la série TV pour se rendre compte que ce sont les pires
attributs de l'homme qui donnent les meilleurs séries. Si les gens se font
influencer et qu'on trouve ça gravissime, on a qu'à interdire Taxi Driver,
ainsi que la plupart des autres films du top 100 d'imdb. _________________
La police de Baltimore recommande le blind test 24-fr |
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naossano Public enemy #1


Inscrit le: 15 Sep 2007 Messages: 1206 Localisation: 93-77-13
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Posté le: Sam 27 Juin 2009 - 1:56 Sujet du message: |
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Le truc, c'est que je vois pas en quoi ce que tu dis contredit mon propos...
Tu me parle d'oeuvres télévisuelles controversés. Si elles le sont, c'est
qu'elles suscitent bien un débat, des réactions face au contenu ?
Là, c'est comme si le débat ( qui ne porte à aucun moment sur l'interdiction
de la série ) était fermé d'office, parce que cette fiction en est une ?
Or, ce qui offre une deuxième vie aux fiction, c'est quand même leur critique,
les controverses, questionnements, constatations, qu'elles suscitent ?
Ce que tu semble bien prouver en me citant les séries les plus controversées
comme des séries de qualité.
Par ailleurs, la question était ( de mon point de vue ), de savoir si le
mécanisme mis en avant était présent dans le show, autant que le prétend
Terestchenko, moins, plus, si ce mécanisme est positif, négatif...
Quant à savoir si c'est une fiction, le débat vient surtout de la réponse
évasive donnée quand on lance la première question.
Quant au texte de Terestchenko, il dévelloppe sa question au sein du show, en
dévelloppant un mécanisme, et non juste des scènes sans rapports, et porte
aussi son propos, au delà, en amont et en aval, à savoir qu'une politique déjà
en place qu'il réprouve, (à tort ou à raison ) donne du grain à moudre au
show, et qu'en retour, ses défenseurs citent le show et sa popularité comme
référence. ( sans évoquer éventuellement la question de savoir si le show
surfent sur cette vague pour attirer ce type de public, car, effectivement, on
pond pas la même fiction, selon le public qu'on a en face )
Quitte à défendre l'indépendance de la série, vis à vis de cette réalité,
autant la défendre sur le fond, plutôt que de tourner le dos, et finalement,
passer à côté d'un débat sur ce qui fait le show, à savoir les politiques et
action anti-terroristes, leur abus, justifications et réprobation, sur les
codes du genre, de cette série en particulier, pour répondre "fiction is
fiction". Tout le monde sait bien qu'un chat est un chat, ça nous empêche
pas de réagir différemment face à tel ou tel chat et savoir ou non pourquoi.
Surtout que, théoriquement, que, faute de réactions, ce débat est laissé au
soin de personnes dont on sait pas grand chose en terme d'investissement sur
le show. Monsieur Terestchenko connait-il la série aussi bien que certains
membres du forum ? A-t-on des choses à lui apprendre ?
( j'essaie surtout de susciter des réactions, pas d'imposer un point de vue.
Pour ma part, il m'est plus facile de me positionner sur un épisode, voire une
saison, mais pour ce qui est de la globalité, c'est beaucoup plus difficile.
Par ailleurs, il y a aussi la question des passions. Pour ma part, ce procédé
y est plus ou moins évoqué depuis le début. La question serait plutôt de
savoir si il y a un discours et l'apparence d'une contestation, ou l'apparence
d'un discours et la contestation de chacun des discours. Pour la question de
pour ou contre la torture, difficile de juger sans les pièce, difficile de
condamner sans nuancer. Mon intérêt pour la question est surtout de savoir si
le show nous enferme dans un mode de pensée unique ou s'il véhicule de
interrogation, laisse le champ libre aux positionnement. Propagande ou débat
par personnages interposé ? Manichéen ou réellement nuancé ? Tout ce qui me
vient à l'esprit, c'est "dunno" PS:Bref, si la série passait son
temps à condamner la torture, ce serait peut-être plus "vertueux",
mais la question serait la même) _________________
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