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Fan-fiction de Palmer22 : Day 10 - The Final Countdown
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Palmer22
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 Message Posté le: Lun 01 Sep 2014 - 1:53    Sujet du message: Fan-fiction de Palmer22 : Day 10 - The Final Countdown
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DAY 10 — THE FINAL COUNTDOWN


À la base, je ne comptais pas me lancer dans une fan-fiction Mr. Green.

L'idée est partie du topic de Karim, Quelle suite imaginez-vous. J'avais quelques idées qui me trottaient en tête, et au moment de les organiser dans un message, je me suis mis à écrire un contexte autour, et à rajouter des personnages secondaires, et au final j'ai écris ce qui est devenu le 1er épisode de ma saison 10.

Dans ce topic, je remets l'épisode 10.01 que j'ai modifié par rapport à mon post dans le topic de la suite. J'ai rajouté des dialogues, épuré les passages trop descriptifs qui étaient présents car je n'avais pas dans l'idée de faire d'épisode 2 ou de donner un aspect "récit" à l'ensemble. Maintenant, c'est un vrai épisode, et j'ai enchainé l'écriture du deuxième dans la foulée Smile.

Mon idée pendant l'écriture est la suivante : s'il y a une saison 10, voilà ce que je voudrais y voir. J'essaye de respecter 24, ses 204 épisodes, son concept et les personnages tels qu'on les connait. Je fais abstraction des événements qui peuvent se dérouler dans des romans et autres comic-books liés à la série.

Dans mon esprit, c'est la dernière saison.

Jour : le Day 10 se déroule 26 mois après le Day 9, le mardi 8 novembre 2022.



Casting principal :

- Kiefer Sutherland (Jack Bauer).
- Carlos Bernard (Tony Almeida).
- Yvonne Strahovski (Kate Morgan).
- Elisha Cuthbert (Kim Bauer).
- Mary Lynn Rajskub (Chloe O'Brien).
- James Badge Dale (Chase Edmunds).
- Jude Ciccolella (Mike Novick).
- Ed Harris (President Jack Rowland).



Récurrents :

- Laura Innes (First Lady Jean Rowland).
- Edward James Olmos (Sénateur Erik Rivera, candidat démocrate à la Présidentielle).
- Clifton Collins Jr (Gabriel Perez, chef de cabinet du sénateur Rivera).

- Nora Zehetner (Eve Mortimer Kaufman, femme d'Adam).
- Abigail Spencer (Natalie Morton Edmunds, femme de Chase).
- Holly Taylor (Angela Edmunds, fille de Chase).
- Maggie Elizabeth Jones (Teri Beaumont, fille de Kim).
- Evan Londo (Richard Beaumont, fils de Kim).

- Andy Garcia (Carlos Mendoza, ancien dictateur vénézuélien).
- John Leguizamo (Miguel Romero, fidèle à Carlos Mendoza).
- Michael Peña (Tomas Valverde, fidèle à Carlos Mendoza).
- Edgar Ramirez (Mauricio Mendoza, fils du dictateur).
- John Ortiz (Alonso Muñoz, chef de la sécurité de Mauricio Mendoza).

- Glenn Morshover (Aaron Pierce).
- Zachary Quinto (Adam Kaufman, ancien analyste à la CTU).
- Randle Mell (Brad Hammond, ancien directeur de la Division).
- Paul Wesley (Stephen Beaumont, mari de Kim).
- Daniel Dae Kim (Tom Baker).




Titre des épisodes :

10.01 : 12:00 AM - 01:00 AM (10 août 2014).
10.02 : 01:00 AM - 02:00 AM (31 août 2014).
10.03 : 02:00 PM - 03:00 PM (17 septembre 2014).
10.04 : 03:00 PM - 04:00 PM (6 octobre 2014).
10.05 : 04:00 PM - 05:00 PM (7 novembre 2014).
10.06 : 05:00 PM - 06:00 PM (19 janvier 2015).
10.07 : 06:00 PM - 07:00 PM (30 avril 2015).
10.08 : 07:00 PM - 08:00 PM (printemps 2015).
10.09 : 08:00 PM - 09:00 PM (printemps 2015).
10.10 : 09:00 PM - 10:00 PM (printemps 2015).
10.11 : 10:00 PM - 11:00 PM (printemps 2015).
10.12 : 11:00 PM - 12:00 AM (printemps 2015) - Series Finale.


Dernière édition par Palmer22 le Jeu 30 Avr 2015 - 1:56; édité 8 fois
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Palmer22
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 Message Posté le: Lun 01 Sep 2014 - 1:54    Sujet du message:
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DAY 10 — THE FINAL COUNTDOWN


Ces événements se déroulent entre minuit et 1 h, le jour des élections Présidentielles.
Ils sont rapportés en temps réel.



12:00:01 AM — Los Angeles :

Il fait nuit noire sur Los Angeles. Dans une petite rue passante, des gens discutent autour d'un verre. Une personne se détache de la foule. Elle marche vers un parking d'un pas pressé. Elle semble se dépêcher. Puis une voiture s'arrête brusquement à son niveau, la portière passager s'ouvre.

Stephen : ''Come with me if you want to live.''
Kim : Stephen, putain ! Tu m'as fait peur !

Au volant, en train de rire, se trouve Stephen Beaumont, le mari de Kim Bauer. Elle monte dans la voiture, que son mari était allé chercher après qu'ils aient été voir une pièce de théâtre avec un couple d'amis. L'énervement de Kim se dissipe alors que le couple sort du parking tranquillement. Dix secondes plus tard, une voiture noire sort du parking et suit la même direction…


11:03:56 AM - à 50 km de Moscou :

La campagne de Moscou est gêlée. La température extérieure frise les -15°. Devant une résidence isolée, deux gardes se trouvent près d'un portail électrique. L'un d'eux regarde sa montre.

Marko : C'est ton tour ?
Alexei : On dirait bien.
Marko : Chanceux.

Alexei se dirige vers l'intérieur de la résidence. Heureux de pouvoir se réchauffer un peu, il se dirige vers un autre garde dont il prend la place après avoir échangé quelques mots.

Alexei : Allez, va te les geler dehors.
Misha : Ouais... je ne comprends toujours pas pourquoi on est là.
Alexei : On est payés à rien faire, y a rien d'autre à comprendre.

Alexei jette un oeil à l'intérieur de la chambre surveillée à travers une petite fenêtre sur la porte, puis s'installe sur la chaise posée contre le mur. À l'intérieur de la chambre, un homme, alongé sur un lit, Jack Bauer.
Jack lit un livre, pris dans la petite pile de livres mise à sa disposition. Ils sont tous en cyrillique, mais Jack a quelques notions. Pas que ce livre soit très intéressant, mais ça passe le temps. Jack ne fait que tourner les pages depuis quelques minutes, il est perdu dans ses pensées.

Il regarde alors l'horloge, puis prend quelques anti-douleurs et vérifie ses bandages. Son corps est criblé de blessures, en particulier sur son thorax : il y a 2 semaines, lors d'une séance de "questions-réponses" musclée comme ils aiment à l'appeller, les Russes ont accidentellement percé son poumon, et ils ont décidé de ne pas soigner. Après 2 ans de captivité, Jack ne leur a offert aucune infomation valable, aucuns noms d'agents infiltrés en Russie, aucune information valable sur les protocoles de la Défense des USA. Les Russes ont décidé d'abandonner et plutôt que de l'achever, par respect pour ses convictions, ils laissent Jack mourir à petit feu de cette blessure mortelle.

Cette résidence modeste mais agréable a été mise à sa disposition, et ils lui ont rendu son seul effet personnel, son porte-feuille, dans lequel se trouve une photo de lui avec Kim et Teri, sa petite-fille. Jack n'a pas dit le moindre mot depuis des jours. Il aurait préféré qu'on l'abatte dès son arrivée sur le sol russe. Mais la souffrance sera bientôt finie. Jack a laissé la télévision branchée sur CNN International pour avoir un bruit de fond dans cette résidence froide et éloignée de tout. Le volume est bas, et après avoir arrêté de regarder son livre, Jack y jette un oeil désintéressé.

Tout à coup, son regard se fige d'effroi.

News reporter : Pour ceux qui nous rejoignent, nous avons appris il y a 30 minutes que la prison de Guantanamo a été prise d'assaut il y a 6 heures, à 21 h heure locale. Selon nos premières informations, la cellule n°224 était visée par les assaillants dont beaucoup sont morts mais quelques uns ont réussi à faire évader un prisonnier encore non-identifié. Notre envoyé sur place...

Ce numéro 224 interpelle Jack, qui soudain réalise ce que cela signifie. Paniqué, il se précipite à la porte et frappe à la vitre.

Jack : J'ai besoin de passer un coup de fil !
Alexei : Hein ?
Jack : Donnez-moi un téléphone, je dois appeler quelqu'un ! Je ne dirai à personne où je suis, je ne sais même pas où on est ! Vous pourrez me surveiller pendant l'appel !

Le garde se lève alors, lui fait signe de s'éloigner de la porte, qu'il ouvre. Alors que Jack lui demande un téléphone, le garde le repousse d'une main et décoche un rictus. Jack est au sol à se tenir les côtes.

Alexei : C'est peut-être l'infection qui te fait délirer, mais il n'est pas question que tu parles à qui que ce soit en dehors de moi et mes copains. Allez, prépare-toi, c'est bientôt l'heure du déjeuner.

Alors que Jack prend appui sur son lit pour se relever, le garde sort de la chambre et la referme à double-tour.


12:09:34 AM — localisation inconnue, USA :

Alors qu'il vient d'embarquer à bord d'un petit avion privé, Carlos Mendoza se fait raser la barbe par une hôtesse. Mendoza est un ancien dictateur vénézulien dont le gouvernement américain a fait croire à la mort dans l'attaque d'un convoi. Une mise en scène nécessaire pour opérer dans l'ombre. Carlos Mendoza fut envoyé de manière totalement confidentielle à Guantanamo, avec ses lieutenants. Sa capture n'a pas été facile, et n'aurait pas été possible sans la coopération de son fils, Mauricio, qui a contribué à l'action des forces spéciales US et qui est désormais ministre au gouvernement d'un Vénézuela démocratique.

Tomas Valverde, l'un des fidèles de Mendoza qui l'a aidé à s'évader en début de soirée, semble nerveux.

Tomas : Monsieur, pourquoi on ne quitte pas ce pays ?
Mendoza : Ne t'inquiète pas, Tomas, on n'a rien à craindre. On ne nous retrouvera pas avant qu'on soit à Los Angeles et que j'ai réglé quelques affaires. Si tout se passe bien, ça ne prendra pas longtemps.


12:13:23
12:13:24
12:13:25

11:17:59 AM — à 50 km de Moscou :


Alexei : Room service, l'amérloque !

On apporte à Jack un plateau repas, mais ce dernier ne bouge pas.

Alexei : C'est déjà pas très bon, alors je te conseille de ne pas trop attendre avant de manger.

Alexei attend une réponse de Jack qui ne vient pas. Il ferme la porte puis retourne s'asseoir. 45 secondes plus tard, le plateau tombe du bureau. Alexei, alerté par le bruit, regarde par la vitre : Jack s'étouffe. Alexei rentre alors dans la chambre, remarque le couteau et la fourchette sur le plateau, qu'il pousse immédiatement du pied à l'autre bout de la pièce.

Alexei : Tu commences à avoir l'estomac fragile, hein ? C'est normal, à ce qu'il paraît. Ça ne va faire qu'empirer.

Alexei commence à relever Jack, qui, après avoir craché un morceau de viande, s'assoit sur le lit et reprend ses esprits. Alors qu'Alexei s'éloigne, Jack lui saute sur le dos avec le câble de la télévision. Alexei essaye d'agripper le câble des mains, mais Jack serre tellement fort que c'est peine perdue. Jack pousse la porte du pied pour la refermer. En se débattant, Alexei les entraine au sol. Il essaye de prendre son arme, mais Jack la saisit et la jette au bout de la pièce. Alexei finit par s'évanoir. Jack, se trouvant sous son geôlier, a du mal à respirer après cet effort, mais se relève tant bien que mal. La ronde de jour s'effectue toutes les 30 minutes, il lui reste 10 minutes pour s'enfuir.


12:21:04 AM — Los Angeles :

Kim et Stephen rentrent chez eux, une petite maison dans un quartier tranquille. Une voiture les suit toujours à distance. Après avoir renvoyé chez elle la nounou, ils vont jetter un oeil à leurs enfants qui dorment paisiblement : Teri, 9 ans, et Richard, 3 ans. À 150m de là, l'homme dans la voiture ouvre la boite à gants et en sort une arme.

Kim : Tu viens te coucher ?
Stephen : Dans quelques minutes, je regarde un peu les infos avant.


11:24:43 AM — à 50 km de Moscou :

Jack a enfilé l'uniforme du garde, a pris son téléphone, sa montre, ses clés, et s'apprête à sortir. Il attend que le garde chargé de remplacer celui qui est assommé et bayonné dans la chambre se prépare à venir vers lui pour prendre un chemin dérobé et le contourner. Ça lui laissera 90 secondes avant que l'alarme ne soit déclenchée.

Képi sur la tête, il avance tête baissée vers Misha, le garde près de la grille. Avant qu'il comprenne ce qu'il se passe, Jack lui décoche une mandale, puis une deuxième pour bien l'endormir. Jack glisse son corps dans le poste de sécurité où il actionne le bouton ouvrant la grille, puis en se tenant la main endolorie, se précipite vers le garage où les gardes rangent leurs voitures, appuie sur les clefs du garde assommé dans la chambre et trouve sa voiture, alors que l'alarme est donnée. Marko a du trouver Alexei.

Avant de s'enfuir, Jack tire une balle dans une roue de chacun des 3 autres véhicules présents. Il monte dans la voiture et part en trombe de la résidence, alors qu'il voit dans son rétroviseur Marko arriver en courant dans la cour, arme à la main. Il a à peine le temps d'essayer de viser la voiture qu'elle a déjà commencé à détaller dans la campagne russe.


12:30:45
12:30:46
12:30:47

12:35:00 AM — Los Angeles :


News reporter : Et restez avec nous pour une édition spéciale "Présidentielle 2022" avec comme invité spécial l'ancien Vice Président Jim Prescott...

Stephen commence à s'assoupir devant la télé et décide d'aller se coucher. Soudain, il entend un bruit venant de l'entrée. Il se décide d'aller voir, et tombe nez à nez avec un homme. Il a à peine le temps de réaliser ce qui se passe que l'homme l'assomme d'un coup de crosse, mais dans sa chute, Stephen fait tomber un vase.

Kim : Stephen ? Qu'est-ce que tu fous, viens au lit !

Comme aucune réponse ne se fait entendre, Kim se lève se dirige vers le salon. Elle allume la lumière et se trouve nez à nez avec Tony Almeida, se tenant à l'entrée de la pièce, arme pointée sur elle. Stephen, au sol, est inconscient. Alors qu'elle est pétrifiée de voir Tony se tenir dans sa maison, ce dernier prend la parole.

Tony : Ne fais pas de gestes bruques, Kim. Je vais baisser mon arme maintenant.

Alors qu'il s'exécute, Tony remarque Teri dans l'escalier. Kim suit le regard de Tony et remarque sa fille, qui regarde la scène entre les barreaux. Kim regarde alors avec angoisse Tony.

Tony : Dis-lui de descendre et de s'asseoir sur le canapé à côté de maman.

Kim tente de se rassurer et appelle Teri, qui descend lentement les marches et se tient derrière sa mère. Elles se dirigent vers le canapé tandis que Tony se tient en face d'elles. Teri ne peut s'empêcher de fixer l'arme dans sa main.


11:38:30 AM — à 35 km de Moscou :

Jack s'est suffisamment éloigné de la résidence, et se rapproche du centre de Moscou. Il ne semble toujours pas poursuivi, mais se hâte de retrouver la civilisation afin de pouvoir lâcher cette voiture. Il prend alors le téléphone subtilisé au garde, reste pensif quelques secondes, compose un numéro de téléphone, puis efface quelques chiffres et recompose.

Jason : Allô ? C'est qui ?
Jack : Monsieur, est-ce que Chloe O'Brien est avec vous ?
Jason : Je connais pas de Chloe O'Brien. Vous savez quelle heure il est ?
Jack : Oh... pardon monsieur, c'est une erreur.
Jason : Connard.

Jack raccroche et recompose un numéro en espérant ne pas se tromper cette fois.


12:39:46 AM — Los Angeles :

Dans un appartement de Los Angeles, une femme aux cheveux blonds sort de son lit, se rapproche de son portable et répond.

Chloe : Oui ?

Jack entend sa voix et pousse un soulagement qu'elle n'ait pas changé de téléphone depuis la dernière fois qu'ils se sont vus.

Jack : Chloe, c'est Jack !
Chloe : Jack ? Mon Dieu, mais... c'est pas possible... tu es où ?
Jack : Moscou. Je viens de m'échapper.
Chloe : Tu t'es évadé, mais comm...
Jack : Chloe, on pourra parler de ça plus tard, là on n'a pas le temps. Tu es seule chez toi ?
Chloe : Oui.
Jack : Écoute-moi bien. Barricade toi, n'ouvre à personne et reste sur tes gardes. J'arrive bientôt.
Chloe : Tu reviens à Los Angeles ?
Jack : Le plus vite possible, oui. Je t'appellerai quand j'arriverai. Tu es à quelle adresse ?
Chloe : 45, Lexington Avenue, appartement 912. Qu'est-ce qui se passe, Jack ?
Jack : Personne n'est en sécurité, Chloe. Je te reparle plus tard. Oh ! Est-ce que tu as le numéro de Kim ?
Chloe : Oui, je l'ai. J'ai fait ce que tu m'as dit, j'ai veillé sur elle.
Jack : Donne-le-moi.
Chloe : C'est le... 555-308-5710.
Jack : Merci, Chloe.
Chloe : Fais attention.


12:43:20 AM — Los Angeles :

Tony finit d'attacher Stephen, encore inconscient, à la rampe d'escalier.

Kim : Je te croyais en prison.
Tony : Je me suis évadé y a 2 mois.
Kim : Tony, je comprends pourquoi tu as fait ce que a fait à Washington. C'est honteux que les gens responsables de la mort de Michelle s'en soient sortis.
Tony : Ouais... enfin, au moins ton oncle et ton grand-père ont eu ce qu'ils méritaient.

Kim baisse la tête, et Tony sent que cette remarque était gratuite.

Tony : Pardon, j'aurais pas du dire ça.
Kim : Je suis désolée que tu aies du aller en prison pour avoir voulu rendre justice.
Tony : J'ai tué un homme honnête de sang froid pour arriver à mes fins. La vengeance... m'a aveuglé, je me suis perdu, et j'ai commis l'irréparable. J'ai amplement mérité de croupir en prison.

Alors que Teri est blottie contre elle et que Stephen commence à reprendre conscience, Kim demande alors à Tony la question qui s'imposait.

Kim : Tony, qu'est-ce que tu fais ici ?

À ce moment-là, le portable de Kim sonne dans son sac à main, posé sur une chaise de la cuisine. Tony ne quitte pas Kim des yeux et va prendre le portable. Il envoie l'appel en messagerie.

Tony : Tu connais le numéro ? Tu sais qui pourrait appeler à cette heure-ci ?
Kim : Aucune idée.
Tony : Si j'en crois l'indicatif, c'est quelqu'un à l'étranger.

Le portable sonne alors à nouveau.

Tony : On va répondre. Tu ne laisses rien paraître, tu ne dis rien de suspect, c'est dans ton intérêt.

Kim acquiesce, Tony met le téléphone en haut parleur et prend l'appel.

Jack : Kim ? Ma chérie, tu es là ? C'est moi… c'est papa.

Kim n'en revient pas, et Tony non plus.

Stephen : Au secours ! On est retenus en otage au 36, Harlan Dri...

Tony accourt alors près de Stephen et lui assène un nouveau coup de crosse.

Jack : Kim ? Kim ?! Qu'est-ce qui se passe ?
Tony : C'est moi, Jack.

Jack met quelques secondes à réaliser qu'il connait cette voix.

Jack : Tony ? Qu'est-ce que tu fous là, sale fils de pute ? Qu'est-ce que t'as fait à Kim ?!
Tony : Calme-toi, Jack.
Jack : Si tu touches à ma fille, je te préviens…
Tony : Jack, tu appelles pour la même raison que je suis ici : protéger ta famille.

Alors que Kim ne comprend pas ce qu'il se passe et que Teri sanglotte auprès d'elle, Tony continue.

Tony : Tu as vu les infos ? Le prisonnier 224 de Gitmo s'est évadé. Tu sais ce que ça veut dire.
Jack : Ouais, mais là, tu comprends que c'est dur de te faire confiance vu que la dernière fois qu'on est vus, tu as essayé de me tuer !
Tony : Je suis un fugutif, Jack. J'avais aucun intérêt à revenir à Los Angeles si je pensais qu'à ma trogne… je sais que je ne suis pas une personne de confiance, plus maintenant. Mais là, tu vas avoir besoin de toute l'aide disponible.

Jack hésite, mais se dit qu'il n'a pas trop le choix.

Jack : Emmène-les dans un endroit sécurisé. Tu m'envoies l'addresse par SMS, et vous attendez que j'arrive.
Tony : Tu seras à LA dans combien de temps ?
Jack : 11-12 heures, au mieux.
Tony : 12 heures ? Tu es où, au Pôle Nord ?
Jack : Pas loin.


12:49:21
12:49:22
12:49:23

02:54:02 AM - La Nouvelle Orléans :


Dans un petit bar du Vieux carré, un barman range ses bouteilles de whisky et salue les clients qui s'en vont. Alors qu'il va ramasser des verres sur une table, il lance à la jeune fille se trouvant au comptoir qu'il ferme dans quelques minutes.

Bill : Il va être temps de s'en aller, ma petite dame, extinction des feux.

Après quelques secondes de silence, l'intéressée répond.

Kate : Bien reçu, chef.

Kate Morgan a bu quelques verres de trop. Un client également emméché s'approche alors d'elle.

Guy : Dites, mademoiselle, je vous invite à faire une balade.

Kate l'ignore mais quand il pose sa main sur son bras, Kate l'attrape et lui retourne le sien. Après être tombé à terre, il se releve, court vers la sortie et, une fois éloigné du bar, on l'entend lancer des insultes addressées à Kate, qui ne réagit pas. C'est alors que son téléphone portable sonne.

Kate : Morgan.
Chloe : Kate, c'est Chloe O'Brien.

Les deux femmes sont restées en contact après les évènements de Londres. Kate fut dévastée d'apprendre ce qui est arrivé à Jack, et culpabilise de ne pas avoir su protéger Audrey. Les deux femmes sont revenues aux États-Unis il y a 1 an, leurs chemins se sont alors séparés, Kate préférant s'installer en Louisiane.

Kate : Chloe ? Qu'est-ce que… pourquoi tu m'appelles ?
Chloe : C'est Jack, il est vivant ! Je lui ai parlé il y a 15 minutes, il s'est échappé.
Kate : Je croyais qu'il était dans une prison russe, comment il a pu s'échapper ?
Chloe : Il a pas précisé, mais il arrive, et on est en danger.
Kate : En danger ? De quoi, pourquoi ?
Chloe : Jack avait l'air paniqué, mais il n'a pas donné plus d'explications.
Kate : Écoute, dis-moi tu es, je viens t'aider.

Chloe ne se fait pas prier pour lui donner son adresse. Elle ne savait pas vers qui d'autre se tourner.

Kate : Je pourrai être à Los Angeles dans... 5 heures.

Split-screen final :

- Kate regarde son verre pendant quelques secondes, le finit, paie le barman et sort du bar.
- Tony détache Stephen tandis que Kim est allée chercher Richard à l'étage, ils sont prêts à partir.
- Chloe se rallonge dans son lit, un pistolet posé sur la table de nuit.
- Arrivé à 5 km de Moscou, Jack crache du sang mêlé à de la mélasse noire.


12:57:34 AM

À bord de l'avion, Tomas va demander au pilote dans combien de temps ils arriveront à Los Angeles.

Pilote : Dans 9 heures.
Tomas : Quoi ? Pourquoi ça prend autant de temps ?
Pilote : Un engin comme celui-ci ne peut pas traverser le pays sans devoir se poser pour reprendre du carburant, vous vous en doutez bien. Et on ferait mieux d'être prudent cette nuit au vu des conditions climatiques. Et puis prendre son temps et respecter les régulations, c'est le meilleur moyen pour ne pas se faire repérer. C'est pas la première fois que je fais ça.

Tomas prend son mal en patience et revient auprès de Carlos Mendoza, qui lit quelques journaux, pensif.

Mendoza a été destitué de ses fonctions de président du Venezuela en mai 2006, suite à une action de la CTU agissant sous l'autorité directe du Président David Palmer, il y a plus de 15 ans. Il faut alors signe à l'un des hommes qui l'a fait évader, Miguel Romero, de prendre une malette se trouvant au fond de l'avion. Miguel va la chercher, l'ouvre et amène son contenu sur une table proche de Mendoza, qui se lève pour aller y jetter un oeil.

Les dossiers de nombreux agents de la CTU de Los Angeles sont étalés sur la table : leur nom, photo, âge, adresse, numéro de téléphone et le nom des membres de leur famille proche sont répertoriés. Miguel précise à Mendoza que ces fichiers classifiés sont anciens, que les informations peuvent ne plus être d'actualité, mais ce dernier ne semble pas affecté par cela. De fil en aiguille, il finira bien par tous les dénicher. Sur cette table, on peut notamment voir les photos de Brad Hammond, Chase Edmunds, Tony Almeida et Jack Bauer.

12:59:57
12:59:58
12:59:59
01:00:00 AM - heure de Los Angeles / 12:00:00 PM - heure de Moscou.

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Palmer22
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 Message Posté le: Lun 01 Sep 2014 - 1:54    Sujet du message:
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DAY 10 — THE FINAL COUNTDOWN


Ces événements se déroulent entre 1 h et 2 h, le jour des élections Présidentielles.
Ils sont rapportés en temps réel.



01:00:01 AM — Los Angeles :

Torrence, banlieue de Los Angeles. Dans un quartier tranquille, la pénombre règne, seuls quelques lampadaires l'extirpant de l'obscurité totale. Une petite maison au 10 Riverside Road héberge néanmoins quelques oiseaux nocturnes.

Eve : Qu'est-ce que tu fais debout à cette heure ? Reviens au lit.
Adam : Je veux juste finir de mettre ça sur pied ce soir, ça ne va pas prendre longtemps.

À la suite de la mort de sa soeur, Adam a été transféré de la CTU à la branche de la CIA de Los Angeles, mais n'arrivant pas à oublier les évènements de cette terrible journée, il n'a pas pu retrouver la confiance et l'assurance qui faisaient de lui un analyste hors-pair. Adam a rejoué les évènements de la journée un nombre inquantifiable de fois dans sa tête. Et s'il avait trouvé Michael Amador quelques minutes plus tôt, peut-être qu'ils auraient pu intercepter le virus… Et s'il avait enfreint les protocoles de la Cellule en prévenant sa soeur de quitter la ville ? Il risquait gros, mais Sara serait toujours en vie. Adam a quitté la CTU la même semaine qu'un de ses anciens patrons, Jack Bauer, a été licencié. La nouvelle direction faisait le ménage, et il savait que son rendement récent laissait à désirer. Après quelques années noires durant lesquelles il n'arrivait pas à garder un emploi, Adam a quitté le travail pour le gouvernement et a fondé sa propre boîte de programmation informatique avec une ancienne analyste de la CIA, Eve Mortimer, avec qui il s'est marié il y a 5 ans. Et aujourd'hui, ils attendent leur premier enfant, un garçon.

Eve : Tu pourras faire ça demain, ça fait un boucan pas possible.
Adam : Sur la boite, ils disent qu'on peut monter ce foutu berceau en 30 minutes… Je ne sais pas pourquoi j'y ai cru, cette fois.
Eve : Allez, demain est un autre jour, t'auras les idées plus claires.

Eve est enceinte de 8 mois. Il y a quelques jours, Adam a fermé leur boite jusqu'à la fin de l'année afin de pouvoir être là pour elle. Et comme il se rend compte qu'il n'arrivera à rien ce soir, il lâche les tournevis, fixe ce semblant de berceau de dépit pendant quelques secondes avant de se retourner vers Eve et qu'ils sortent tous les deux de la chambre en éteignant la lumière.

Adam : Demain est un autre jour, effectivement…


12:04:02 PM — Moscou :

La capitale russe est en ébulition. La ville grouille d'activité, les touristes prennent des photos, les locaux sont pris dans les embouteillages, et les restaurants sont pris d'assaut.

Toujours au volant de la voiture du garde, Jack réfléchit à la meilleure manière de se rendre à l'aéroport. Il ne peut pas continuer à avancer dans la ville avec ce véhicule, et il n'a pas d'argent. Il jette brièvement un regard à une superette dont il serait facile de subtiliser la caisse. Il a une arme, et il a eu les compétences à une époque, mais il ne peut pas prendre le risque de se faire attraper ou d'être recherché par la police. De plus, Jack se sent faible. Il crache alors à nouveau dans un mouchoir désormais gorgé de salive mêlée à du sang de la bile. Mais il doit rester debout, il doit continuer à lutter, pour Kim. Il regarde à nouveau sa photo dans son porte-monnaie. Elle est la seule chose qui lui reste, la seule chose qu'il ait fait de bien dans sa vie. Elle ne doit pas payer parce qu'elle est sa fille, pas encore.

Jack repère alors un panneau qui, si son russe rudimentaire ne le trahit pas, indique la présence d'un garage automobile à 5 minutes. Jack range la photo et se remet en route.


01:09:20 AM — Los Angeles :

Tony conduit Kim et sa famille vers un endroit en sécurité. Kim s'est installée à l'arrière avec Teri et Richard. Ce dernier dort à poings fermés tandis que Teri est toujours terrifiée par ce qui vient de se passer. Alors que Tony conduit, Stephen est sur le siège passager et se passe un sac de petits pois congelés sur le crâne.

Tony : Désolé pour ça, au fait. J'ai dû réagir sur le moment.

Sur un ton ironique, Stephen répond que ce n'est pas grave d'être trainé hors de chez lui à 1h du matin par un homme armé. Tony lui jette un regard en coin et préfère ne pas répondre autre chose qu'un "ouais" laconique. Il jette alors un regard dans le rétroviseur pour voir s'il est suivi. Ce n'est pas le cas. Son regard se porte alors sur Kim, perdue dans ses pensées aux côtés de ses enfants.

Tony : Kim… tu sais où est Jack ? Il ne l'a pas dit au téléphone.
Kim : C'était la première fois que j'entendais la voix de mon père depuis 6 ans. Je n'ai pas pu lui parler, et j'avais une arme pointée sur moi.
Tony : Pardon. Je ne pouvais juste pas prendre le risque que toi ou Stephen appeliez la police ou que vous ne me croyiez pas…
Kim : À propos de Papa… je sais où il est. Selon Chloe, il est en Russie.
Tony : Chloe… O'Brien ? Tu es en contact avec elle ?
Kim : Elle était sur le pas de ma porte il y a 2 ans, en larmes, pour me dire que Papa l'a sauvée et qu'il a du se sacrifier pour ça.
Tony : Le gouvernement russe le retient ?
Kim : Pas officiellement. Chloe m'a dit que ce sont des fidèles à Suvarov qui organisé ça eux-mêmes. Il est enfermé là-bas, et personne ne le sait ou ne veut le savoir.
Tony : Pourquoi le Président n'a rien fait pour le sortir de là ?
Kim : Papa a causé un incident diplomatique en tuant un ministre russe à l'ONU. Rowland est un lâche, il ne veut pas s'embarrasser de problèmes qui ont une solution déjà toute trouvée. Heller avait signé une immunité pour lui et Chloe, mais vu que Papa est retenu prisonnier, Rowland n'a pas daigné déployer des ressources pour le faire revenir. J'ai rencontré Mike Novick à Washington il y a 18 mois. Il a essayé, mais il n'a rien pu faire.
Tony : Heller ne pouvait rien faire ?
Kim : Novick est allé le voir après notre entretien. Il ne se souvient plus de Papa, et même si ça avait été le cas, il n'a plus de poids politique pour faire une différence. Papa est seul au monde.


01:14:14
01:14:15
01:14:16

12:18:58 PM — Moscou :


Jack : 50 000 roubles.
Vasily : Je peux vous en donner 40 000 roubles, pas plus. Vu votre uniforme, votre accent et la gueule de la voiture, y a clairement un problème et vous avez de la chance que je la prenne. C'est 40 000 ou rien.

Jack n'a d'autre choix que d'accepter. Il porte toujours l'uniforme du garde, et ne peut pas enlever la veste au risque de dévoiler une chemise ornée d'une tâche de sang au niveau du poumon. Ça fait 1100$ en poche, et ça le débarasse d'un véhicule compromettant. Jack remercie le vendeur, se fait payer et sort du garage. Malgré la douleur, il se met à trottiner pour essayer de trouver un taxi. Pas le temps d'aller acheter de nouveaux vêtements, ceux-là devront faire l'affaire. Après avoir en appelé quelques uns de la main, un taxi s'arrête enfin près de lui.

Jack : J'ai besoin d'aller au Vnukovo International Airport en moins de 20 minutes, vous pouvez faire ça ?
Anton : Si vous montez de suite, je peux vous y amener en 15 minutes.

Jack ne se fait pas prier, monte à l'arrière du taxi, qui démarre en trombe. Pour gagner du temps, Jack décide de donner l'argent immédiatement. Il demande combien la course peut coûter, le chauffeur répond 1700 roubles. Jack sort alors l'envoloppe de billets de sa poche, l'ouvre et sort 2000 roubles. Alors qu'il tend l'argent et ce généreux pourboire au chauffeur à un feu rouge, Jack remarque que son pouce a laissé une trace de sang sur quelques billets. Trop tard, le chauffeur a déjà saisi les billets. Il compte, et remarque la trace rougeâtre. Il regarde alors Jack dans son rétroviseur, qui le fixait déjà du regard, le front rempli de sueur. Le chauffeur semble songeur.

Anton : C'est pas mes affaires, mais je peux vous amener à un hôpital.
Jack : Le Vnukovo International Airport, en 15 minutes, comme convenu.
Anton : C'est votre choix. Dites, je vous ai déjà vu quelque part ?
Jack : J'ai une de ces têtes familières. Le feu est vert.

Jack sait que son portrait avait fait les gros titres dans les médias russes suite au meurtre de Mikhail Novakovitch il y a 6 ans. Le chauffeur est suspicieux, mais il semble aussi ne pas vouloir s'attirer d'ennuis. Par précaution, Jack a la main proche de son arme, rangée dans une poche intérieure de la veste.


04:22:55 AM — Washington, DC :

C'est le milieu de la nuit à Washington, et un homme ne peut pas trouver le sommeil. Jack Rowland fixe le plafond du bureau ovale, orné de détails qu'il n'avait pas remarqué jusque là. Il sera battu ce soir, tous les sondages l'indiquent. Il n'a jamais été élu, et il sait qu'il ne le sera jamais. Depuis que la démission de James Heller l'a poussé dans le grand bain il y a 2 ans, il ne s'est jamais senti Président, ce ne fut rien de plus qu'un titre pour un simple intérimaire, dont les jours étaient comptés. Rowland sait qu'il n'est qu'un nom, celui qui a contribué à faire passer le Patriot Act en 2001, en tant que ministre de la Défense du Président Barnes. Et 20 ans de carrière politique plus tard, il est là, assis dans un fauteuil que beaucoup convoitent toute leur vie, mais pas lui. Il fut Vice-Président uniquement pour s'assurer que les Républicains les plus farouches votent pour Heller en 2018. Le public fut déchiré par la démission de Heller après la mort de sa fille, et n'a jamais accepté ce remplaçant n'ayant pas l'étoffe d'un leader. Les éditorialistes et autres animateurs de talk shows comptent les jours qui lui restent avant d'être éjecté de la Maison Blanche, mais malgré la cruauté et l'injustice de ce traitement, jamais Rowland n'a réagi. Il encaisse, et la sentence tombera ce soir.

Rowland a passé les dernières heures à être briefé sur l'évasion de Guantanamo, et alors que toutes les informations préliminaires se bousculent dans sa tête, il se prend à penser que dans deux mois, encaisser ce genre de nouvelles ne sera plus de son ressort. Rowland jette un oeil sur le premier jet du discours qu'il devra livrer au peuple américain dans la matinée à ce sujet, le met dans sa poche, puis se lève du siège du Président et sort de la pièce pour rejoindre ses quartiers, accompagné par un agent du Secret Service. Il va essayer de dormir quelques heures, mais il semble parti pour faire une nuit blanche. Les bureaux de vote ouvrent dans 3h30 sur la côte Est.


03:26:40 AM — Caracas :

News reporter : C'est une évasion historique qui s'est déroulée il y a 7 heures à la prison américaine de Guantanamo. D'après nos informations, un commando armé d'au moins une douzaine d'hommes aidés par des complices à l'intérieur auraient effectué, durant un exercice de sécurité, l'extraction d'un prisonnier dont l'identité est inconnue. La plupart des assaillants n'ont pas survécu à cet assaut. Ces premières informations qui nous parviennent ne sont pas encore confirmées par la Maison Blanche, Jack Rowland n'a pas encore communiqué au sujet de cet évènement majeur alors que sa réélection se joue aujourd'hui…

Alors que la télévision tourne en boucle les mêmes informations depuis quelques heures, Mauricio Mendoza se prépare à partir. Dans un sac, il met quelques vêtements. Il va dans sa chambre pour prendre sa montre, et le fait avec discrétion, essayant de ne pas réveiller sa femme, Laura, qui était cependant déjà bien réveillée à cause du bourdonnement des gardes du corps de son mari dans l'allée de la résidence. Dans la chambre éclairée par la lumière du couloir, Mauricio s'aperçoit que sa femme a les yeux ouverts.

Mauricio : Laura… Je vais...
Laura : Je ne veux pas savoir. Dis-moi juste quand tu reviens, pour que je puisse le dire aux enfants.
Maurcio : Demain soir. Je serai là pour le diner. Laura, je t'aime.

Mauricio ne s'attend pas à une réponse, mais carresse la tête de sa femme du dos de la main et sort de la chambre. Il jette un regard vers la chambre de ses enfants au bout du couloir, puis descend l'escalier. Un de ses hommes de main l'attend.

Paolo : Tout est prêt, monsieur.
Mauricio : Aucun journaliste à proximité, aucun fouineur ?
Paolo : Personne, monsieur, la voie est libre.

L'ascension politique de Mauricio Mendoza fut proportielle à la joie du peuple vénézulien lors de la chute de son père. Officiellement, Carlos Mendoza est mort dans l'explosion de sa limousine le 5 mai 2006. Officieusement, il a été capturé par la CTU de Los Angeles avec le soutien du Président David Palmer et retenu de manière totalement confidentielle sur le sol américain. La popularité du démocrate Mauricio a plu à un peuple en quête de liberté après 24 ans d'oppression. Ses connexions personnelles ont fait le reste. Il est aujourd'hui ministre des affaires étrangères au gouvernement du Président Lamas, et jouit d'une côte de popularité qui ne faiblit pas, malgré les rumeurs de corruption et de chantage qui l'ont entouré en 2012.

Mais en ce moment, Mauricio n'agit pas en tant que ministre. Alors qu'il sort de la résidence, il pense aux raisons qu'il a du donner afin d'excuser son absence à quelques rendez-vous peu importants se déroulant le lendemain. Son homologue français peut pester de ce changement de dernière minute, mais Mauricio a des affaires plus importantes à régler. Le responsable de sa sécurité le rencontre près d'un truck.

Alonso : Monsieur, pour la dernière fois, c'est insensé de partir comme ça à l'improviste, au milieu de la nuit, je me dois de vous en empêcher !
Mauricio : Merci de ta bienveillance, Alonso, c'est pour ça que je te paye. Mais je dois régler des comptes, et ça ne peut pas attendre, crois-moi. Ma décision est prise. Et c'est toujours moi qui décide, jusqu'à preuve du contraire.
Alonso : C'est suicidaire de vouloir être à proximité de votre père…
Mauricio : C'est pas mon père, Alonso. Ce n'est plus mon père depuis bien longtemps.
Alonso : Mais qu'est-ce que vous avez à y gagner ?
Mauricio : Un peu de respect, n'oublie pas à qui tu t'addresses. Le jet est prêt ?
Alonso : Il est sur le tarmac, les pilotes font les derniers réglages, il sera prêt à partir dès qu'on arrivera.
Mauricio : Alors ne perdons pas une minute.

Mauricio siffle alors, et est rejoint par cinq de ses gardes du corps, qui montent dans le camion. Quelques uns ont cru entendre la raison pour laquelle Mendoza quitte la ville à 3h30 du matin, mais ils savent aussi qu'ils sont payés pour ne rien dire.

Alonso : Monsieur… pourquoi Los Angeles ? Qu'est-ce que votre père va faire là-bas ?
Mauricio : Il va faire ce qu'il a toujours fait : soigner son égo et faire souffrir des innocents. On va l'en empêcher. Allons-y.

Alors qu'Alonso se demande comment Mauricio Mendoza pouvait être au courant des activités de son père, ils embarquent à bord du truck, ferment les portières, et le camion sort alors de l'allée en direction de l'aérodrome privé du ministre.


03:30:49
03:30:50
03:30:51

12:34:31 PM — Moscou :


Vnukovo International Airport, en 15 minutes : le chauffeur avait raison. Alors que Jack s'apprête à sortir du taxi, il regarde le chauffeur pendant quelques secondes.

Anton : Qui que vous soyez, je n'ai rien vu.

Jack n'a d'autre choix que de lui faire confiance, et sort du taxi, qu'il regarde s'éloigner. Après tout, même si le chauffeur donne l'alerte, ce sera trop tard. Avec un 9×18mm Makarov et 1050$ en poche mais sans passeport ou titre de transport, Jack doit trouver un moyen d'embarquer sur le premier vol pour Los Angeles.

Alors que les passagers grouillent dans le hall, Jack cherche du regard le personnel. Vêtus de vestes oranges et de talkies-walkies, ils sont nombreux et pressés. Jack fixe son attention sur une employée se dirigeant vers une porte interdite au public. Il s'en rapproche discrètement, et reste posté quelques dizaines de secondes près de cette porte indiquant les vestiaires. C'est alors qu'arrive un autre employé, marchant d'un pas frénétique. Jack ne le quitte pas des yeux et se rapproche lentement de sa proie. Au moment où l'employé sort son badge et entre le code pour entrer dans la pièce, Jack arrive derrière lui et lui pointe son arme dans le dos.

Jack : Avance lentement, sinon tu meurs.

Dans un russe rudimentaire, et avec l'aide de son arme, Jack convainc l'employé de ne pas faire de gestes brusques. Dans le vestiaire, Jack scanne les lieux du regard, instinctivement. Malgré les années qui passent, la captivité et la douleur de sa blessure, les méthodes qu'il a apprises dans l'armée et à la Cellule lui restent toujours. Jack met une chaise pour bloquer la porte, pousse l'employé, un dénommé Ivan, pour qu'il avance. Ils tombent alors nez à nez avec Veronika, entrée dans la pièce il y a 2 minutes. Jack lui fait signe de ne pas élever la voix, sinon elle y passe, avec son collègue. Jack remarque qu'elle a une paire de menottes à sa ceinture, aussi il regarde à la ceinture d'Anton, prend la paire de menottes et la met à contribution sur les poignets de son propriétaire. Avec un geste de son Makarov pointé vers elle, Jack suggère à Veronika de se les enfiler de même. Par chance, il n'y a personne d'autre dans le vestiaire.

Alors que Jack fait s'assoir les deux collèges sur un banc, dans un coin du vestiaire, il inspecte les casiers. Certains sont vides, mais d'autres contiennent des uniformes. Jack n'est pas certain de son plan, mais c'est le seul qui semble valable à l'heure actuelle.


01:39:02 AM — Los Angeles :

Dans une petite maison tranquille de Glendale, dans la banlieue de Los Angeles, un homme attend. Une main posée sur la table du salon, la chaise tournée vers la porte d'entrée, il fixe la porte. Dehors, on peut entendre une voiture qui s'arrête puis repart. Quelques secondes plus tard, des pas étouffés se rapprochent de la porte d'entrée. La poignée tourne lentement, quelqu'un se glisse dans la pièce sans faire de bruit, et referme la porte avec soin.

Chase : Prends tout ton temps, surtout.
Angela : Papa ! Tu m'as fait peur !
Chase : Toi, tu m'as fait peur. Tu fais quoi dehors à cette heure-ci ? Tu devais être rentrée pour minuit ! Y a école demain, je te rappelle.
Angela : J'étais chez Janet, on a pas vu l'heure passer…
Chase : Et je suppose que ses parents pourront confirmer ça ?
Angela : Oui… papa, je suis fatiguée, je peux aller me coucher.
Chase : On en reparlera demain avec maman.

Angela se précipite alors sans sourciller vers sa chambre. À la suite de son départ de la CTU après son accident, Chase Edmunds a emmenagé à Valencia avec Kim Bauer, mais avec la mort de son père, quelque chose s'est cassé entre eux et la séparation était inévitable. Après quelques années à élever Angela seul tout en jonglant avec son boulet à l'Alcohol, Tobacco and Firearms Department, Chase a rencontré Natalie, avec qui il est en couple à ce jour. Quand Jack a comparu devant une commission sénatoriale à Washington, Chase fut surpris de voir que son ancien patron était toujours vivant. Chase s'est rendu à Washington pour le voir mais l'a trouvé dans le coma. Allongé sur son lit d'hôpital, c'est la dernière fois qu'il a vu Jack, avant les gros titres des journaux clamant que l'ancien directeur de la CTU de Los Angeles était impliqué dans une tentative d'assassinat du Président russe et considéré comme un terroriste. Chase a toujours cru que Jack avait été piégé avant de voir les preuves, irréfutables, de sa culpabilité. Chase, lui, a gravit les échelons pour aujourd'hui être directeur de l'ATF, et avoir une vie de famille stable et paisible, loin du chaos et l'imprévisibilité du travail de terrain à la Cellule.


12:41:37 PM — Moscou :

Embarquement pour le vol 1002 à destination de Los Angeles, départ à 13h10. Le vol est complet. Veuillez vous présenter à la porte 72.

Le temps presse. Jack ne peut pas se permettre de louper ce vol, le suivant pour Los Angeles est dans 5 heures. Portant la tenue d'un employé de l'aéroport, il marche d'un pas pressé dans le terminal bondé en évitant de croiser des caméras du regard, et cherche une solution. Jack se dirige vers les contrôles de sécurité, une arme à la ceinture, la radio de l'employé dans une main et un badge dans l'autre.

Mais avant ça, il remarque un autre agent se dirigeant vers lui. Il va à sa rencontre et lui rentre dedans. Après s'être excusé, Jack l'aide à se relever tandis que l'homme lui balance des insultes russes. Jack n'en a que faire. Il se retourne alors vers le contrôle des passagers. Pendant qu'ils passent sous l'oeil vigilant des agents, Jack s'avance et place nerveusement le badge sur un lecteur. Il sait que si la barrière ne s'ouvre pas, il attirera l'attention des agents à quelques mètres de là, et ce sera fini. La barrière s'ouvre alors, et après un léger soupir, Jack se remet en marche, tête baissée et à bonne cadence, alors que l'agent préposé à la fouille des passagers le regarde avancer d'un air suspicieux. C'est alors qu'un passager ayant oublié d'enlever sa montre fait sonner la machine, et l'employé distrait se reconcentre alors sur son boulot, tandis que Jack se dirige vers la porte 72.


01:45:10 AM — Los Angeles :

Dans la nuit noire de Los Angeles, Tony, Kim, Stephen, Teri et Rick se dirigent toujours vers un endroit sécurisé où ils pourront attendre Jack. Teri et Rick sont assoupis à l'arrière. Kim somnole quand soudain, elle commence à reconnaitre le chemin.

Kim : Tony, où est-ce qu'on va ?
Tony : Un endroit qu'on connait bien.

La voiture tourne à nouveau, et là, le siège de la Cellule Anti-Terroristes de Los Angeles se dresse devant eux. Alors que Stephen lui jette un regard curieux, Kim réveille ses enfants. Tony lui jette un regard et se sent obligé d'expliquer.

Kim : C'est la Cellule.
Tony : Ou ce qu'il en reste. Il y a 8 ans, une Commission Sénatoriale a fait fermer la Cellule de Los Angeles pour manquement aux droits de l'homme en attente du jugement des principaux responsables.
Kim : Je suis au courant. La Commission a acquitté la CTU depuis, l'agence a pu rester en place ailleurs dans le pays.
Tony : Oui, mais comme les employés de l'époque ont été transférés dans d'autres agences dans l'État et comme le Sénateur ne veut absolument pas faire de vagues, ils n'ont pas réouvert la Cellule depuis.
Kim : Et pourquoi elle est encore là ? Pourquoi ils ne détruisent pas le bâtiment ?
Tony : Officiellement, la CIA utilise les satellites de la Cellule à son compte. Officieusement, ils sont obsolètes et ça fait 3 ans que personne n'a foutu les pieds ici, mais la CIA reçoit une jolie subvention pour cette "annexe".

Tony arrête la voiture à 100m du parking de la CTU, en descent et ouvre le coffre, dont il sort une cisaille et une lampe torche. Kim, Stephen et leurs enfants sortent de la voiture, et Kim saisit la glacière remplie d'eau et de nourriture qu'elle a pris avant de partir, ainsi que deux couvertures.

Tony : L'entrée principale est condamnée, mais il doit y avoir moyen de rentrer par le parking du personnel, venez.

Il y a une dizaine d'années, cet endroit grouillererait de voitures, de jour comme de nuit. Il y aurait quelqu'un dans ce poste de garde abandonné, des dizaines de caméras de sécurité seraient en marche et alerteraient de la présence d'individus suspects sur le parking. Aujourd'hui, pour quelqu'un qui connait les lieux comme Tony, un peu de matériel suffit. Alors qu'ils remontent un tunnel criblé de graffitis, ils arrivent devant la porte, qui selon toute vraisemblance devrait être scellée. Ce n'est pas le cas. Tony sort alors son arme et le groupe se met sur ses gardes. Il pousse lentement la porte dont la poignée est cassée, et à peine entré, remarque quelqu'un au sol, qui commence à bouger.

??? : Cassez-vous ! C'est chez moi, ici !

Un sans-abri, alongé près de l'escalier d'un bureau que Tony a occupé par le passé, se réveille et invective aussitôt ce dernier et les autres. Il semble crécher là pour la nuit. Tony range rapidement son arme en espérant qu'il n'ait rien vu. Il semble inoffensif, mais il doit partir.

Tony : Monsieur, écoutez, vous ne pouvez pas rester là.
??? : Ah bon ? Ça va faire un mois que je dors là chaque soir et ça n'a pas posé de problème jusque-là ! Trouvez-vous un autre endroit, je sortirai pas !

Tony se gratte le front en se demandant comment gérer cette situation, et c'est alors que Stephen s'avance. Il sort son porte-feuille et se dirige vers l'homme. Tony regarde Kim, l'air circonspect, mais au bout d'une vingtaine de secondes, le SDF semble se lever et prendre ses affaires. Dans sa main gauche, une liasse de billets qu'il enfonce dans la poche de son manteau tâché. Il marche lentement vers la sortie, passe devant Tony, Kim et ses enfants.

??? : C'est pas un endroit pour une petite famille comme la vôtre.
Tony : Aujourd'hui, ça l'est. Bon courage, monsieur.

Stephen revient alors, les poches un peu plus vides, vers Kim, et après avoir attendu quelques secondes que le sans-abri s'éloigne dans le tunnel vers la sortie, Tony donne des consignes.

Tony : Stephen, allez prendre quelques bureaux et mettez-les devant la porte pour barricader tout ça. Je vais inspecter les lieux, pour être sûr de ne pas avoir d'autres visiteurs. Kim, attends ici, quand je reviens, tu pourras emmener Teri et Richard dans la salle de repos. Ça fait un moment que je n'ai pas mis les pieds ici, mais il me semble que c'est là, à droite au fond du couloir après la salle de crise.

Le groupe se sépart alors, et tandis que Stephen s'affaire avec le bureau dernièrement occupé par Milo Pressman, Tony s'engouffre dans une Cellule sombre et délabrée, mais qui fait un refuge idéal en attendant Jack.


01:50:24
01:50:25
01:50:26

12:54:17 PM — Moscou :


Jack : Bonjour monsieur, vous êtes américain ?
Joe : Oui, je suis américain… c'est quoi, le problème ?

Jack est arrivé à la porte 72. Toujours accoutré comme un employé de l'aéroport, il questione un passager assis devant la salle d'attente.

Jack : Pour quelle raison allez-vous à Los Angeles ?
Joe : Une réunion professionnelle. Pourquoi vous me posez ces questions, on m'a déjà demandé.
Jack : Simple contrôle de routine. Vous voyagez seul ?
Joe : Oui, je suis seul.
Jack : Venez avec moi, monsieur.
Joe : Quoi ? L'avion va partir là, je dois embarquer !
Jack : L'avion ne partira pas sans vous. Allez.

Pendant ce temps, les agents bayonnés dans le vestiaire ont été retrouvés. Plutôt que donner l'alerte générale, ils décident de gérer ce problème de manière interne, pour ne pas ébruiter le raté de la sécurité de l'aéroport après deux affaires peu reluisantes ayant fait les gros titres des journaux moscovites ces derniers mois. Chaque badge a une puce GPS intégrée qui permet de localiser les employés partout dans le terminal. Le point rouge s'éloigne d'eux, mais ils vont à sa rencontre. Une fois repéré, deux agents lui sautent dessus et le plaquent au sol. Au milieu des insultes russes qui volent, on peut entendre "Putain, c'est ma journée, lâchez-moi, les gars ! Arrêtez de me foutre par terre !". Ce n'est pas lui, le badge a été échangé. Fausse piste, et du temps perdu.

Au même moment, Jack, après avoir poussé le passager dans des toilettes pour handicapés vides, lui assène un violent coup de crosse derrière la nuque. Il tombe comme une feuille. Jack ouvre le porte-monnaie de l'homme, prend son billet d'avion et son téléphone, ouvre son sac et le met sur son épaule après y avoir fait un peu de place, puis ressort en vitesse des toilettes. Il se précipite alors vers la jeune hôtesse qui était sur le point de fermer la porte d'embarquement, et, toujours habillé comme un employé des lieux, lui montre le badge.

Jack : Je dois embarquer à bord de cet avion, consigne du commandant de bord.
Hanna : Je n'ai pas été informée de cette consigne.
Jack : L'avion va décoller, et s'il part sans moi, je peux vous garantir que la seule personne qui sera tenue pour responsable, c'est vous !
Hanna : Je dois vérifier avec la responsable du…
Jack : Je suis placé au siège 35B, rangée C. Pas une seule place n'est disponible sur ce vol. Alors vérifiez si elle est occupée, si vous ne me croyez pas ! 35B, rangée C.

L'hôtesse regarde sur son ordinateur, et effectivement, la seule place encore vacante dans l'avion est celle-là.

Hanna : Je vous présente mes excus--

Jack n'attend pas la fin de l'excuse de l'hôtesse, toute confuse, avant de s'avancer dans le tunnel.

Split-screen final :

- Mauricio Mendoza monte à bord de son jet privé à destination de Los Angeles.
- Tony inspecte la CTU, une lampe de poche à la main et une arme dans l'autre.
- Les agents de sécurité de l'aéroport se dépêchent de se rendre là où le badge est localisé selon leur GPS, mais ils n'arriveront pas à temps.
- Tout en marchant, Jack enlève la veste orange et verte, et la met dans le sac. Pas le temps de mettre un pull trouvé dans le sac, et encore moins de changer de pantalon. Jack, en t-shirt blanc, s'avance près de l'hôtesse à la porte de l'avion.

Mila : Merci de voler avec Delta Airlines.

Jack lui adresse un faux sourire et se dirige vers sa place, en espérant que personne ne remarque pas le pantalon de l'employé. Fort heureseument, l'hôtesse s'affaire à fermer la porte de l'appareil et les passagers ne s'occupant pas les uns des autres, aucun n'a remarqué, pas que cela fasse une différence maintenant. Jack trouve sa place, s'y installe, et la voix du commandant de bord se fait alors entendre. Jack, la peur au ventre que le départ soit décalé, écoute attentivement.

Josef : Ici votre commandant de bord, bienvenue sur le vol 1002 à destination de Los Angeles. Il est 12h58 et 49 secondes, le départ est imminent. Nous atterirons à 14h05, heure locale.

Jack pousse un soupir de soulagement. Dès que ce sera possible, il ira se changer. L'homme actuellement inconscient dans les toilettes près de la porte 71 lui a fait don d'un pantalon et de quelques pulls qu'il ira enfiler dès que possible. Alors que les moteurs commencent à rugir et que les roues de l'avion s'activent sur le tarmac, Jack jette un oeil dehors, aucune alarme n'a été donnée, sa double diversion a marché. Carlos Mendoza lui revient alors à l'esprit. Il sait qu'il est en route vers Los Angeles, s'il n'y est pas déjà, et il sait que Kim est en danger. Ça ne fait que commencer.

12:59:57
12:59:58
12:59:59
01:00:00 PM - heure de Moscou / 02:00:00 AM - heure de Los Angeles.

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 Message Posté le: Lun 01 Sep 2014 - 19:29    Sujet du message:
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Très sympa ! Les clins d’œil au passé (Prescott, la CTU de LA, Chase qui suit de loin les aventures de Bauer) sont ingénieux et l'intégration des persos, au fil des minutes, judicieuse. Ces deux premiers épisodes n'ont rien à envier à ceux d'une vraie saison de 24 ! Bravo Palmer22, vivement la suite Smile
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Elena Bauer
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 Message Posté le: Mar 02 Sep 2014 - 22:00    Sujet du message:
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OUIIIIII j'attendais la suite avec impatience !!!
je regardais tous les jours si yavait un nouvel episode ! Laughing
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Palmer22
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 Message Posté le: Jeu 11 Sep 2014 - 23:13    Sujet du message:
Répondre en citant

Merci à vous deux Very Happy !

Je vais essayer de poster l'épisode 10.03 pour dimanche Wink.

J'ai en effet essayé d'introduire les personnages centraux sur les 2 épisodes au lieu d'exposer tous les enjeux/protagonistes dans le premier (ce que beaucoup de séries/saisons ont tendances à faire, mais ça c'est la faute au système du "pilot" ou du "season premiere" choc pour accrocher de nouveaux téléspectateurs). Et entre l'exposition de ces bases, il fallait bien 2 épisodes pour que de l'autre côté du monde, Jack sorte de Russie.

Et 2 constantes dans ces épisodes, que j'ai remarqués après avoir fini le 10.02 : les déguisements (Jack se déguise 2 fois, en garde dans le 10.01 et en agent de sécurité de l'aéroport dans le 10.02) et les avions (3 groupes de personnages en prennent : Carlos Mendoza et ses hommes sont dans un avion dans le 10.01, Mauricio Mendoza et ses gardes du corps prennent un avion à la fin du 10.02, idem pour Jack) Mr.
Green.

Dans le 10.03, on rentre rapidement dans le vif du sujet avec 10 heures à se suivre Twisted Evil. Je pense avoir utilisé le saut dans le temps à bon escient, on verra !

J'ai passé un petit moment à essayer de penser à ce que je mettrais dans les épisodes 7 à 10, et j'ai trouvé une idée qui me plait et qui j'espère vous plaira. Pour moi, c'est quelque chose que les personnages mériteraient, s'il y a une 10e saison, si c'est la dernière et s'il s'avère que des personnages comme Tony ou Kim reviennent.

Merci encore !
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Elena Bauer
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 Message Posté le: Sam 13 Sep 2014 - 13:59    Sujet du message:
Répondre en citant

ok j'attends mais fait vite hein Mr. Green

je fais comme pour la série, j'imagine la suite dans ma tete et tout Cool
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Palmer22
Maître du temps
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 Message Posté le: Mer 17 Sep 2014 - 3:14    Sujet du message:
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DAY 10 — THE FINAL COUNTDOWN


Ces événements se déroulent entre 14h et 15h, le jour des élections Présidentielles.
Ils sont rapportés en temps réel.



02:00:01 PM — Los Angeles

Jenny : « Attention, monsieur le géant, tu vas tomber ! »
Jenny : « Non, jamais ! Si je tombe, tu tombes avec moi, princesse ! »
Jenny : « Tu es un méchant, tu vas perdre ! »
Mendoza : Pourquoi le géant est un méchant ?

Accroupi dans le jardin, Carlos Mendoza regarde avec amusement Jenny Teller jouer dans le jardin de la maison familiale, une petite maison cossue de Century City, un quartier riche de Los Angeles.

Jenny : Je ne sais pas. C'est juste un méchant.
Mendoza : On ne peut pas devenir un méchant comme ça, il faut une bonne raison.
Jenny : Je... ne dois pas parler aux inconnus, monsieur.
Mendoza : Et c'est très bien, c'est une bonne règle, tu as été bien éduquée. Mais je connais ton papa, donc je vais aller le voir. Très heureux de te rencontrer... quel est ton nom ?
Jenny : Jenny.
Mendoza : C'est un plaisir, Mademoiselle Jenny.

Mendoza fait signe à Tomas de rester aux côtés de Jenny, tandis que lui et Miguel se dirigent vers la porte d'entrée.

Miguel : Monsieur, on aurait pas dû tous rentrer à l'intérieur ? Ça va attirer des regards suspects...
Mendoza : On est des hispaniques dans un quartier de Blancs, on est suspects de toute façon !

Miguel frappe alors à la porte. Après quelques secondes, on peut distinguer quelqu'un s'approcher.

Ann : Oui, messieurs ?
Mendoza : Mme Teller, bonjour ! Nous souhaiterions parler avec John, s'il vous plait.
Ann : Je peux savoir qui le demande ?
Mendoza : De vieilles connaissances de passage en ville.

Ann Teller se doute que quelque chose n'est pas normal, puis aperçoit Tomas se tenant auprès de sa fille. Elle tente alors de cacher son angoisse puis appelle son mari. Carlos Mendoza l'en remercie avec un sourire.

John : Qu'est-ce que je peux faire pour vous, messieurs ?
Mendoza : Ah, John ! Je peux vous appeler John ?
John : Vous êtes qui ?
Mendoza : Vous m'avez oublié, John ? Je suis assez déçu. Je ne vous ai pas oublié, moi.

John Teller fait alors le lien entre cet individu sur le pas de la porte et ce qui passe en boucle dans les flash info : l'évasion de Guantanamo de la veille.

John : Vous...
Mendoza : Oui. C'est moi. Allons discuter dans le salon, maintenant. Tomas va rester jouer avec votre fille, on ne voudrait pas la laisser seule, quand même.

John recule avec précaution et n'a d'autre choix que de laisser Mendoza et Miguel Romero rentrer.

Mendoza : Belle maison. La lutte anti-terroriste paie bien, à ce que je vois.

Carlos Mendoza indique à John et Ann Teller d'aller s'asseoir à la table de la cuisine, puis Miguel, en gardant un œil sur eux, va baisser les stores des fenêtres. Dans une ambiance feutrée, seuls quelques rayons de soleil transpercent la pièce. Ann Teller s'efforce de ne pas montrer qu'elle tremble, tandis que John Teller transpire et fixe Mendoza.

John : J'étais un simple analyste de niveau 2. Je n'avais aucune autorité quelle qu'elle soit dans les décisions qui ont mené à votre capture. C'est la vérité.
Mendoza : Oh, mais ça, je le sais. Vous n'avez pas monté les échelons, John, effectivement. Vous n'êtes pas un carriériste. Pas très ambitieux de votre part, si je puis me permettre. Si j'en crois votre fichier, vous auriez pu prétendre à 1-2 belles promotions au vu de votre longévité. Enfin, vous avez été muté au FBI de Washington quand la CTU a été fermée ici en 2012 — une décision qui me semble tout à fait justifiée, d'ailleurs. Leurs manquements aux droits de l'Homme sont évidents, vous ne trouvez pas ? Vous savez que vous avez tué de sang-froid 8 de mes hommes pour m'attraper ? Même mon chauffeur, un père de famille totalement innocent qui ne portait même pas d'arme !
John : Vous avez commandité l'attaque d'un bus scolaire pour tuer les enfants de votre opposant.
Mendoza : Ah, oui. Vous savez comment c'est... parfois, il y a des risques qu'on doit prendre pour s'assurer du succès de la mission. J'ai eu le cœur gros pendant plusieurs jours après, croyez-moi.
John : Je suis à la retraite depuis 8 ans. Quand je travaillais à la CTU, j'analysais et recoupais les informations de nos sources officieuses et officielles, je les compilais en mémos pour mon chef de section, je n'ai eu aucune influence sur les décisions de mes dirigeants.
Mendoza : Ne vous rabaissez pas comme ça, John. Quel manque de confiance en soi ! Pour moi, vous avez une très grande importance. Alors dites-moi où...

La porte d'entrée s'ouvre alors. Tomas se trouve aux côtés de Jenny.

Tomas : La petite voulait voir ses parents. Elle commençait à pleurer, j'ai pensé que...
Mendoza : Oui, tu as eu raison. Ferme la porte à clé.

Mendoza soupire alors, et se tourne vers John et Ann.

Mendoza : Je suis désolé de faire ça comme ça, mais on n'a plus le temps. Alors épargnez-vous des misères et dites moi où est Tony Almeida ?
John : Je ne l'ai pas vu depuis Washington. Il est en prison.
Mendoza : Vous êtes sûr ? Car aux dernières nouvelles, il s'est évadé il y a 2 ans. Vous n'avez pas eu de contact avec lui ?
John : Non, je vous jure !
Mendoza : Attention John, je n'aime pas trop les réponses que vous me donnez !

Mendoza se tourne alors vers Miguel qui sort alors un 9mm silencieux de son étui et se dirige vers Ann, sanglotant. Alors que Jenny commence à pleurer, Mendoza fait signe à Tomas.

Mendoza : Emmène-là dans une autre pièce. Il vaut mieux lui épargner ça.
Ann : Par pitié, ne lui faites rien !
Mendoza : Elle a quel âge ? 3 ans ? 3 ans et demi ? Vous vous imaginez ce que ça lui ferait de grandir sans sa mère ? De grandir orpheline ? Tout ça parce que vous n'avez pas voulu me dire ce que je veux savoir ? Ça ne vaut pas la peine, n'infligez pas ça à la petite Jenny.
John : Je vous le jure sur mon honneur, je ne sais pas où est Tony Almeida.
Mendoza : Vous êtes certain ?
John : Oui !
Mendoza : Alors je crains qu'on n'ait un problème.

Mendoza se dirige alors vers Miguel, qui tient en joue Ann, pétrifiée de peur. Mendoza saisit le 9mm et tire une balle dans la jambe de John, qui tombe de sa chaise et s'écroule au sol en hurlant. Mendoza s'abaisse et lui met la main sur la bouche.

Mendoza : Je ne veux pas tuer votre femme, mais la prochaine balle est pour elle, et je ne la ferai pas souffrir comme vous en ce moment, vous m'entendez ? Alors parlez, John ! Votre fierté ou votre honneur ne valent certainement pas la vie de votre famille, non ?!
John : Je... oh non... je ne sais pas où est Tony Almeida... mais je peux vous aider à trouver l'un des hommes derrière votre capture...
Mendoza : J'écoute.
John : Un ancien collègue... Chase Edmunds.
Mendoza : J'ai entendu parler, oui, il aurait assisté celui qui m'a mis le grappin dessus. Continuez.
John : Que Dieu me pardonne... Je ne suis pas resté très proche, mais je sais que sa fille... Angela... va au lycée sur Saint Crest Road, à 40 minutes d'ici. À part ça, je ne sais pas comment le trouver.
Mendoza : C'est tout ce que vous savez ?
John : C'est tout ! J'ai totalement coupé les ponts avec ce monde, vous devez me croire.
Mendoza : Je vous crois. Merci, John.
John : Par pitié... épargnez ma femme.
Mendoza : Vous m'avez aidé, John. Vous avez mis le temps, mais vous l'avez fait. Donc non, je ne vais pas tuer Ann, ou la petite Jenny. Vous avez un sous-sol ?
John : Oui... la deuxième porte à droite au bout du couloir.
Mendoza : Parfait.

Il fait alors signe à Miguel d'emmener Ann Teller dans le sous-sol. Mendoza aide alors John à se rasseoir, puis ouvre des placards de la pièce, à la recherche de serviettes pour essuyer le sang et ne pas laisser de traces. Il espère que John a de la corde quelque part, ça pourrait s'avérer utile. Alors qu'il lui tourne le dos, John se dit qu'il ne peut laisser ce fou continuer sa virée. Son arme à feu est dans un placard dans le couloir, impossible d'y accéder. Il regarde alors le tiroir à couverts que Mendoza a ouvert. Il peut l'atteindre d'ici et neutraliser Mendoza. La question est de savoir si ce dernier peut l'en empêcher à temps. John n'a pas le choix. Il se doute que Mendoza va tous les tuer, il en est capable. C'est le moment ou jamais. Alors que Mendoza est toujours de dos, John se lève lentement, ravale sa douleur, puis se précipite vers le tiroir. Il a à peine le temps de saisir un couteau que Mendoza lui attrape le bras. Mendoza hurle à l'aide, puis donne un coup de pied dans le mollet de John où la balle est logée. La douleur envahit John qui tombe à genoux et lâche le couteau. Mendoza saisit alors une cafetière se trouvant à portée de main et la lui explose en pleine tête. John, totalement abasourdi, le visage couvert de verre et de sang, ne peut qu'essayer de ramper, avant de s'écrouler, épuisé.

Après avoir enfermé Jenny dans les toilettes du 1er étage, Tomas accourt et constate la scène. Les vêtements de Mendoza sont couverts de sang.

Mendoza : John, John, John. Pourquoi ?! Je croyais qu'on commençait à se faire confiance, merde ! J'avais aucune intention de vous tuer ! Vous pouvez ne pas me croire, mais c'est la vérité... Oh... Vous comprenez bien que vous laisser en vie est un luxe que je ne peux plus me permettre maintenant. Il n'est pas question pour vous d'aller à un hôpital, et dans cet état, vous n'iriez pas loin de toute façon. Je suis déçu, John. Et je suis énervé aussi. Je vais devoir m'occuper d'Ann.
John : Va en enfer...
Mendoza : J'y étais, pendant 15 ans. La nourriture n'est pas terrible.

Mendoza saisit alors le couteau par terre et l'enfonce dans la gorge de John. Après quelques secondes, il se relève calmement et reprend son souffle devant un Tomas silencieux.

Mendoza : On dirait que je vais devoir me changer. T'as eu le temps de faire le tour du propriétaire, on dirait. Va dans son armoire me chercher un pantalon et... un t-shirt. On dirait que ça va être une journée ensoleillée.
Tomas : Oui, monsieur.
Mendoza : La petite est enfermée ?
Tomas : Elle ne bougera pas.

Mendoza se dirige alors vers le sous-sol, où Miguel l'attendait avec Ann, à genoux, dont les mains sont attachées à une poutre par du ruban adhésif, que Miguel a également appliqué sur sa bouche.

Mendoza tourne alors en rond autour d'Ann, puis remarque des clubs de golf dans un coin de la pièce. Il s'en rapproche, en saisit un, fait quelques mouvements de balancier dans le vide, puis se tourne vers Ann et lui assène un coup violent sur la tempe qui la tue instantanément.

Miguel : Trou en un.
Mendoza : Un peu de respect.
Miguel : Pardon, monsieur.
Mendoza : Bon, Miguel, tu vas aller me chercher le numéro d'un lycée sur Saint Crest Road. On va espérer que John ait dit vrai. On nettoie la cuisine, et après on va à l'école.


02:10:34 PM

Bienvenue à Los Angeles. Pour les visiteurs, profitez de votre séjour dans la Cité des Anges. Pour les résidents, bon retour chez vous, et n'oubliez pas de vous rendre aux urnes, les bureaux de vote sont ouverts jusqu'à 20 h partout dans la ville. Tout le personnel de LAX vous souhaite une bonne journée.

Jack : Tony, c'est moi. Tout va bien ?
Tony : Rien à signaler pour l'instant. On est en sécurité. Tu es arrivé ?
Jack : Je suis à LAX, oui.
Tony : Ok, j'arrive te chercher, je serai là dans... 30 minutes.
Jack : 30 minutes ?
Tony : Vu mon statut, je ne peux pas exactement risquer de me faire arrêter par les flics, tu crois pas ?
Jack : Ok... dépêche-toi.

Jack raccroche alors, et continue à marcher vers la sortie. Deux agents de sécurité se dirigent vers lui. Son sang se glace. Il ne pourra pas s'occuper d'eux comme ça, au milieu d'un couloir. D'autres agents se rameuteraient et ce serait fini. Jack marche tête baissée sans changer d'allure ou de direction. Les deux agents se rapprochent... puis le dépassent, et continuent leur chemin. Jack continue alors quelques mètres avant de souffler de soulagement, puis tourne à gauche, passe dans une porte tambour. Ça y est, il est arrivé : Los Angeles. Sa ville. Jack n'y a plus mis les pieds depuis près de 7 ans. L'air n'a pas changé, le bruit non plus. Alors que les passagers montent dans des taxis, Jack doit prendre son mal en patience et se résoudre à attendre. Il s'asseoit alors sur un banc, aux côtés d'une vieille dame attendant qu'un taxi arrive. Jack ouvre sa veste et regarde son t-shirt : la transpiration se mêle au sang séché. Il jette un œil autour de lui, puis soulève discrètement le t-shirt et constate que sa peau a commencé à noircir à l'endroit de la cicatrice. Il n'en a plus pour longtemps.

??? : Monsieur, auriez-vous l'heure, s'il vous plait ?
Jack : Oh... il est... 14h14, madame.
??? : Merci bien. Dites, c'est une belle journée.
Jack : Une belle journée, oui.
??? : Vous êtes d'ici ?
Jack : Ça fait un certain temps que je ne suis pas revenu.
??? : Vous venez voir de la famille ?
Jack : Je vais rencontrer mon petit-fils pour la première fois, à vrai dire.
??? : Oh, quelle chance ! Ce sont des moments qui vous restent toute la vie, je vous le garantis.
Jack : Oui, je veux bien le croire...
??? : On dirait que mon chauffeur arrive. Profitez-bien de votre famille. Au final, quand on réfléchit à ce qui compte, c'est la seule chose qui importe vraiment.

Jack lui sourit alors qu'elle charge son bagage et monte dans le taxi qui s'éloigne rapidement. Il reste pensif quelques secondes, repose délicatement son bandage et continue d'attendre.


02:15:39
02:15:40
02:15:41

02:20:08 PM


Stephen : On peut partir ! Là, maintenant !

À la Cellule, Stephen et Kim sont seuls avec leurs enfants, maintenant que Tony est parti chercher Jack à l'aéroport. Ils ont difficilement dormi quelques heures pendant que Tony montait la garde. Au petit matin, ce dernier est allé chercher quelques armes de poing chez un fournisseur qui lui devait un service de longue date. Avant de partir pour l'aéroport, Tony leur a fourni une arme chacun et a expliqué le fonctionnement à Stephen.

Kim : Mon père revient de Russie où il a été prisonnier pendant presque 2 ans. Il m'attend, et crois-moi que je ne vais pas lui faire faux-bond.
Stephen : Je comprends bien, et dans d'autres circonstances, moi aussi je serais très heureux de revoir Jack, mais là, c'est pas possible ! Regarde dans quel état sont Teri et Richard, ils n'ont pas fermé l'oeil de la nuit, ils sont terrifiés et je les comprends ! Cet endroit est lugubre, ce Tony est louche, et si on en croit que ce qu'il a daigné nous dire, on est en danger de mort ! On peut aller chez mes parents à San Francisco, on sera en sécurité là-bas.
Kim : On reste, point barre. On sera plus en sécurité avec mon père.
Stephen : Tu ne t'es jamais dit que c'est lui qui attire les ennuis ?
Kim : Si, tout le temps. Mais je sais qu'il a toujours fait de son mieux pour protéger ce pays, pour me protéger... par simple respect pour tout ce qu'il a enduré, on va rester ici, l'attendre et aviser ensuite. Il mérite bien ça de ma part.


02:23:22 PM

Chloe : Allô ?
Jack : C'est moi.
Chloe : Tu as réussi à sortir ?
Jack : Oui, je suis là, à l'aéroport. Tout va bien se passer.
Chloe : Tu as besoin que quelqu'un vienne te chercher ?
Jack : Non, Tony va bientôt arriver.
Chloe : Tony... Almeida ?! Comment c'est possible ?
Jack : Il m'a pas donné les détails, mais il t'expliquera en personne. On passera chez toi dans peu de temps. 45, Lexington Avenue, appartement 912.
Chloe : Jack, Kate Morgan est ici.
Jack : Kate ? Elle est à Los Angeles ?
Kate : Chloe m'a appelé, Jack, je suis arrivée cette nuit.
Jack : Elle a eu raison, on aura besoin de vous.
Kate : Jack... Contente de vous entendre. Vous allez bien ?
Jack : … Ça va. Je vous reparle bientôt.

Jack raccroche, rassuré que Chloe soit en sécurité et que Kate soit là pour s'en assurer, même s'il ne peut s'empêcher de repenser à Audrey, que Kate avait aussi été chargée de protéger. Il sait que ce n'est pas de sa faute, mais pendant 2 ans, Jack a ruminé les évènements de cette journée à Londres... s'il avait été libérer Audrey au lieu d'aller retrouver Cheng, peut-être que tout aurait été différent, et il ne serait pas là, assis sur un banc, à sentir ses forces diminuer au fil des minutes.


02:27:58 PM

??? : C'est un plaisir de faire affaire avec vous, muchas gracias.
Alonso : C'est ça, oui.

Alonso Munoz sort d'un complexe d'appartements miteux dans le centre de Los Angeles avec deux grands sacs dans chaque main. En tant qu'homme de main de Mauricio Mendoza, c'est à lui de se salir les mains, mais il n'avait jamais dû acheter des armes à feu au marché noir jusque là. Il arrive devant les voitures de Mauricio, garées dans une allée à quelques dizaines de mètres, puis ouvre les sacs sur un capot.

Alonso : Voilà, tout est là. 14 Sig Sauer P228, 16 HK USP Compact, 10 Glock 19, des centaines de munitions... on dirait qu'il y a le compte.
Mauricio : Vu le prix que j'ai payé, il y a intérêt.

Mauricio Mendoza est arrivé il y a 3 heures à Los Angeles, dans son avion privé en provenance de Caracas. Le temps d'activer des contacts locaux pour trouver des véhicules et des armes, les voilà fins prêts pour essayer de contrecarrer les plans de Carlos Mendoza.

Alonso : Le contact que j'ai dans les services de renseignement américain m'a indiqué que le seul parmi les gens responsables de la capture de votre père qui travaille encore pour le gouvernement est Chase Edmunds, directeur de l'ATF. J'ai pu avoir son adresse privée, et j'ai l'adresse et le numéro du bureau de l'ATF où il officie.

Mauricio : Edmunds... oui, ça me dit quelque chose. Très bien. Moi, Luis, Paolo et Roberto, on va à l'ATF, il est 14h30 un mardi, il doit y être. Toi, Arturo et Esteban, vous allez chez lui, au cas où. Espérons qu'on n'arrive pas trop tard.


02:31:04 PM

Miguel : Il faut tourner à droite à la prochaine sortie.

Carlos Mendoza, Tomas et Miguel sont en route vers le lycée Partridge, où devrait se trouver Angela Edmunds, si John a dit la vérité.

Tomas : Il n'aurait pas risqué de mentir.

Mendoza : John avait l'air sincère sur le coup... après, c'était peut-être la balle dans la jambe qui faisait son petit effet, mais il pensait à sa famille, il nous aurait pas donné de fausse piste sur Edmunds sachant qu'on recherchait Almeida. Enfin, il n'y a qu'une seule manière de le savoir.

Mendoza compose alors un numéro.

Leslie : Leslie Stein, accueil du lycée Partridge, en quoi puis-je vous être utile ?
Mendoza : Bonjour Leslie, je m'appelle Sergio Robles, et je voudrais parler à ma nièce, Angela Edmunds.

Après quelques secondes de recherche dans le système, Leslie reprend la parole.

Leslie : Excusez-moi, monsieur, mais je ne peux pas la déranger, elle est actuellement en devoir sur table. Je dois lui indiquer que vous avez appelé ?
Mendoza : Non, non. Ce n'est pas grave, je lui parlerai quand elle sera sortie. Merci bien, Leslie.

Il raccroche alors, l'air satisfait.

Mendoza : Elle est bien là.


02:35:13
02:35:14
02:35:15

02:39:52


À l'aéroport, Jack fixe sa montre, ou plutôt la montre d'un des gardes qu'il a assommé avant de s'échapper de la résidence, il y a 12 h. Il sait qu'il devrait se sentir heureux d'être en liberté, mais il ne ressent rien, au delà de la nervosité de pouvoir se débarrasser de la menace qui plane sur Kim, Chloe et les autres. Soudain, une voiture s'arrête en trombe devant lui.

Tony : Tu viens ?

Jack se dépêche de monter, et ils repartent aussitôt.

Tony : Je t'ai acheté un portable jetable, il est dans la boite à gants. Je me suis dit que t'en aurait besoin.
Jack : Merci.

Jack regarde Tony d'un air suspect. Après l'avoir remarqué, au bout d'une minute, Tony se sent obligé de prendre la parole, alors qu'ils arrivent sur l'autoroute.

Tony : Ok, je mérite ça. Mais crois-moi quand je te dis que je veux me racheter... Je sais que c'est impossible d'effacer le passé, mais...
Jack : Comment tu t'es échappé de prison ?
Tony : Ça s'est passé au centre pénitencier de San Jose. Je ne t'apprends rien, là-bas plus qu'ailleurs, les clans sont légion et font loi. Ça m'a pris du temps, mais j'ai su gagner la confiance d'Emilio Alvarez, le chef du clan des latinos. J'étais devenu son bras droit depuis 6 mois, je m'étais installé, quand ce nouveau gars est arrivé, Nero Rivera. Il avait la confiance d'Alvarez qui le connaissait de dehors, mais il me semblait louche. Un jour, je l'ai vu balancer un des latinos aux néo-nazis pour obtenir des « privilèges ». J'ai gardé cette information pour moi pendant 1 semaine, 1 mois... jusqu'à ce que la bonne opportunité de l'utiliser se présente. Pendant une période où Alvarez était en froid avec August Marks, le chef du clan des Noirs, j'ai tranché la gorge de Rivera avec un couteau identique à celui de Marks, que j'ai pu obtenir grâce à un garde véreux. J'ai laissé le couteau à côté du corps, et le lendemain, pendant la pause dans la cour, à 14h, ça a pété. Une émeute a démarré, tous les gardes ont été mobilisés. Pendant ce temps, j'étais caché dans les toilettes. Le garde qui m'avait filé le couteau a coupé les caméras pendant 3 minutes et m'a amené à la morgue, où je me suis glissé dans un sac mortuaire. Quelques heures plus tard, moi, Nero Rivera, un mec qui s'est pendu pendant la nuit et un autre macchabée ont été mis dans un camion à destination du crématoire, à 30 km de là. Leurs corps sont arrivés à destination, moi j'ai profité du trajet pour revenir d'entre les morts, si je puis dire, sauter du camion et m'enfuir à travers les champs. Quelques jours plus tard, je passais au Mexique où je me suis terré dans un petit bled. Je travaillais dans un bar/restaurant où le patron ne posait pas trop de questions du moment qu'on se rende utile. C'était provisoire, en attendant d'avoir suffisamment d'argent pour me faire une nouvelle identité, et essayer de retrouver une vie à peu près normale en Argentine, Costa Rica, Uruguay, peu importe... Après 1 an, j'ai eu mes nouveaux papiers, et j'étais en train de mettre mes affaires en ordre avant de partir à Buenos Aires jusqu'à ce que j'apprenne pour Mendoza aux infos, hier.

Jack sait qu'il devrait essayer d'être conciliant avec Tony. Il n'avait aucune raison de revenir protéger Kim et il l'a fait au risque de se faire prendre. Mais Jack a du mal à mettre leur précédente rencontre à Washington de côté.

Jack : Pourquoi tu voulais sortir de prison ? Qu'est-ce qu'il y avait pour toi, dehors ? Rien, tu n'as plus rien.
Tony : Je suis pas comme toi, Jack, je suis pas un putain de martyr qui peut encaisser toute la misère du monde et en redemander. Je supportais plus de vivre enfermé, tout simplement. J'imaginais pas l'idée de mourir dans un trou comme ça. Et même si m'évader signifie vivre et mourir en cavale, c'est toujours mieux que de croupir au fond d'une cellule.

Jack connait très bien ce sentiment, il l'a eu pendant 26 mois. Il n'avait juste pas la motivation d'essayer de s'en extirper.

Tony : Je perds pas espoir d'une vie loin de tout ça. Je n'oublierais jamais Michelle... c'était l'amour de ma vie, et ça m'a pris du temps de pouvoir vivre sans elle sans qu'elle soit constamment dans mes pensées. Mais aussi dur que ce soit, il faut tourner la page et continuer à vivre.
Jack : Et tu vas réussir à tourner la page alors que les responsables de la mort de Michelle sont toujours en liberté ?
Tony : Alan Wilson a été empoisonné peu avant le début de son procès. Rien à voir avec moi, ça doit venir de son groupe, pour le faire taire. C'est leur genre. Beaucoup de ses acolytes sont toujours dehors, travaillent à DC et contrôlent la vie politique. Je le sais, et je sais qu'ils sont intouchables, je sais qu'ils resteront impunis. Je n'aurais jamais la tête de tous les responsables sur un plateau, mais Wilson n'est plus de ce monde et j'ai contribué à le faire sortir de sa tanière, c'est déjà ça.
Jack : Tu as appris pour Logan ?
Tony : Un légume, oui. C'est une petite consolation.

Jack et Tony esquissent un sourire, le premier depuis un long moment. Tony continue de se concentrer sur la route puis, après un silence, reprend la parole.

Tony : Pour Audrey, Jack... je suis désolé. C'était quelqu'un de bien.
Jack : Oui, c'était une belle personne... innocente.
Tony : Tu as eu le responsable ?
Jack : C'était Cheng Zhi. Et oui, je l'ai eu. Je l'ai regardé droit dans les yeux, et je l'ai tué. Ça n'a duré que quelques secondes. J'avais rêvé de ce moment pendant si longtemps, pendant que j'étais en Chine, de pouvoir l'avoir à ma merci, de le faire souffrir comme il m'a fait souffrir, de lui ôter la vie comme il m'a privé de la mienne. J'avais réussi à oublier, à continuer à vivre. Mais il a fallu que ce rat refasse surface.

Alors que Tony voit que Jack se perd dans des pensées sombres, il tente de le raccrocher à quelque chose de positif.

Tony : Jack... tu vas revoir Kim dans quelques minutes. Ta petite fille est là, ton petit fils aussi. Tu as encore l'opportunité d'une vie normale, avec tes proches. Raccroche-toi à ça. Kim m'a dit qu'Heller t'avait accordé l'immunité à Londres. Une fois qu'on se sera occupé de Mendoza, tu pourras mener une vie tranquille.
Jack : J'en serais pas si sûr... Je suis maudit, tu ne savais pas ?
Tony : Arrête. Dans 20 minutes, tu retrouves ta famille. On trouvera Mendoza avant qu'il nous trouve, et après, on pourra continuer nos vies chacun de notre côté, en paix. Tu mérites bien ça.

Jack lui lance un hochement de tête en signe d'approbation, puis presse discrètement sa main contre sa plaie, la douleur se faisant ressentir.


02:45:10

Gemma : Bureau de l'Alcohol, Tobacco and Firearms Department, j'écoute.
Mauricio : Mademoiselle, je voudrais parler à Mr Chase Edmunds.
Gemma : Je suis désolée, Mr Edmunds est en réunion jusqu'à 15h, veuillez rappeler dans l'après-midi.
Mauricio : Non, non, vous ne comprenez pas, c'est une urgence, je dois lui parler !
Gemma : Il est occupé, je vous prie de rappeler plus tard.

Mauricio raccroche alors, irrité par ce problème.

Mauricio : On arrive dans combien de temps ?
Luis : 10 minutes.
Mauricio : Accélère.

Mauricio est soulagé de savoir que son père n'est pas encore remonté jusqu'à Edmunds, mais il sait que ça peut n'être qu'une question de temps. Il n'y a pas une seconde à perdre.


02:48:00
02:48:01
02:48:02

05:51:36 PM – Washington DC :


À la Maison Blanche, Mike Novick est sur tous les fronts. Les bureaux de vote ferment dans 2 heures sur la côte Est. Il n'aurait jamais pensé devoir organiser une nouvelle bataille pour le bureau ovale. À la retraite, il a accepté de revenir sur le devant de la scène politique par respect pour James Heller, dont la santé défaillante l'a forcé à démissionner, mais pas avant de lui demander d'épauler son vice-président Jack Rowland. Mike a accepté, en tant que faveur pour Heller ainsi que par respect pour la fonction présidentielle. Et il s'est retrouvé à s'occuper de la campagne d'un candidat qui a perdu d'avance. Rowland a ça pour lui : c'est un réaliste. Il sait qu'il partait battu, sa côte de popularité ayant été au plus bas depuis sa prise de fonction. Il n'est certainement pas David Palmer, et même Charles Logan avait des sondages plus favorables au cœur de sa présidence. Et cette affaire de Guantanamo n'aide pas ses affaires, difficile d'avoir un plus mauvais timing pour devoir gérer cette évasion mystérieuse. Il est censé recevoir un compte rendu complet avant 19h. Qui était dans la cellule 224 ? Il a copieusement invectivé les généraux et responsables de diverses agences gouvernementales pour cette information manquante que personne ne semble avoir, mais lui-même sait que peu importe l'identité de cet individu, il devait être très dangereux pour avoir été enfermé sans qu'aucune trace de sa présence ne soit enregistrée dans les dossiers officiels.

Donna : Mike, le Président vous demande par rapport à son discours de 19h.
Mike : Merci, j'y vais.


02:53:51 PM

Natalie Edmunds se gare dans l'allée de la maison familiale, et ouvre le coffre. Alors qu'elle commence à sortir les courses, elle constate qu'un SUV noir arrive lentement et se gare pas très loin. Pas le genre de voiture qu'on voit d'habitude dans le quartier. Elle s'intéresse au véhicule, lorsque 3 hommes en sortent, tous portant des costumes. Ils se dirigent vers elle. Natalie repose alors ses sacs dans le coffre et se dirige lentement vers la porte d'entrée, tout en jetant un œil aux individus se rapprochant. Elle s'empresse de chercher les clefs de la maison dans son sac. Elle les trouve enfin, mais se fait interpeller.

Alonso : Madame Edmunds ?
Natalie : Vous êtes qui ?
Alonso : Alonso Munoz, chef de la sécurité de Mauricio Mendoza, ministre des affaires étrangères vénézuélien. Nous sommes ici pour vous protéger.
Natalie : Comment ça, me protéger ? Je suis en danger ?
Alonso : Oui madame, indirectement. On pense que des individus très dangereux pourraient s'en prendre à vous pour atteindre votre mari.
Natalie : Chase ? Pourquoi ?
Alonso : C'est lié à une affaire qu'il a traité lors de son passage à la CTU.
Natalie : Oh, mon Dieu... il faut absolument que j'aille chercher ma fille.
Alonso : Votre fille ? Où est-elle ?
Natalie : Lycée Partridge, en ville.
Alonso : Appelez-là, dites-lui de sortir immédiatement et d'aller dans un lieu public où on pourra la retrouver.

Natalie sort alors son portable et appelle Angela. Pas de réponse. Elle panique.

« Vous êtes bien sur la messagerie d'Angela Edmunds. Je ne peux pas vous parler mais laissez un message et je vous rappelerai... »

Natalie : Ma chérie, c'est maman ! Sors de l'école tout de suite et va dans la galerie marchande au bout de Crest Road. C'est très important que tu sortes du lycée, ne t'inquiète pas pour les cours ou tes affaires. Rappelle-moi, s'il te plait.

Natalie regarde alors Alonso et commence à pleurer.

Natalie : Et s'ils l'ont déjà eue ?
Alonso : Il faut espérer que non. Prévenez votre mari, madame, maintenant.

Split-screen final :

- Natalie Edmunds compose le numéro de portable de Chase, les doigts tremblants.
- Jack et Tony sont en route vers la CTU.
- Mike parle au Président, qui regarde les derniers mémos sur l'évasion de Guantanamo.
- Chase est en réunion avec les directeurs des bureaux de l'ATF de la ville.


02:56:01 PM

??? : Le trafic d'AK47 venant de Russie a drastiquement augmenté ces 3 derniers mois. On a démantelé un trafic à Highland Park, près de 150 kalashs sur les lieux...

Chase voit son téléphone vibrer. Il regarde discrètement : c'est Natalie. La réunion devrait finir dans quelques minutes, il pourra la rappeler. Soudain, du bruit se fait entendre à l'accueil. Chase jette un coup d'œil par la vitre.

Mauricio : Je dois absolument parler à Chase Edmunds, c'est une question de vie ou de mort !
Gemma : Vous êtes celui qui a appelé il y a un quart d'heure, c'est ça ? Je vous ai dit qu'il est en réunion, et calmez-vous ou j'appelle la sécurité.

Mauricio sourit alors nerveusement, puis se met à hurler :

Mauricio : Chase Edmunds ! Je suis Mauricio Mendoza, et votre famille va mourir si vous n'écoutez pas ce que j'ai à dire !

Chase se lève de sa chaise et s'approche de la porte, sous le regard interloqué de ses compères qui ont arrêté de parler et regardent cet homme à l'accueil. Chase arrive enfin face à Mauricio.

Chase : Mendoza ? Vous êtes...
Mauricio : Oui, son fils. Je vous ai aidé, à l'époque.
Chase : Vous voulez quoi ?
Mauricio : Vous sauver la vie.

Le téléphone de Chase sonne à nouveau. Il regarde le numéro, c'est encore Natalie. Il jette alors un regard à Mauricio, qui lui dit de répondre.

Chase : Chérie ?
Natalie : Chase, des hommes sont chez nous, ils disent qu'on est tous en danger ! J'arrive pas à avoir Angela, il faut aller la chercher, vite !

Chase regarde alors Mauricio, et commence à comprendre.

Chase : Le prisonnier 224, c'était lui ?
Mauricio : Mon père, oui. Il va s'en prendre à votre fille pour vous atteindre.

Chase raccroche alors, sort du bâtiment en trombe et fonce vers sa voiture. Mauricio et ses hommes le suivent. Ils se précipitent tous vers le lycée Partridge.


02:58:29 PM

??? : Jetez vos brouillons dans la corbeille et sortez en silence !

Angela Edmunds n'a pas eu le temps de bien rédiger la conclusion de sa dissertation sur le génocide bosniaque, mais le temps imparti est écoulé, elle doit rendre sa copie. Après l'avoir donnée à un professeur et signé la feuille de présence, elle ramasse son sac et sort de la pièce. Elle saisit son portable et s'apprête à l'allumer quand quelqu'un lui attrape le bras.

Megan : Alors, t'as réussi ?
Angela : Je sais pas, j'ai pas eu le temps de finir.

Angela part alors dans une conversation avec sa copine dans les couloirs du lycée.

À l'extérieur du bâtiment, un véhicule se gare dans le parking. À l'intérieur, Tomas, Miguel et Carlos Mendoza vérifient leurs armes de poing. Ensuite, ils sortent alors de la voiture, ferment les portières, regardent aux alentours, puis les trois hommes se dirigent d'un pas tranquille vers l'entrée du lycée.

02:59:57
02:59:58
02:59:59
03:00:00 PM

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Dernière édition par Palmer22 le Sam 08 Nov 2014 - 0:36; édité 2 fois
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Shazam!
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 Message Posté le: Mar 23 Sep 2014 - 15:19    Sujet du message:
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Une fois de plus, un épisode très plaisant à lire. Je ne peux m'empêcher de penser à Ramon Salazar en lisant les paragraphes sur Carlos Mendoza. Il a une sorte de folie douce que je retrouvais dans le bad guy de la saison 3. Son interrogatoire de la famille Teller, où ses propos sont à l'opposé de ses actes, est prenant. Tu sais bien jouer avec la tension, ça se voit.

J'apprécie également fortement la manière que tu as d'intégrer les personnages indirectement, sans que ce soit un gros retour lourdingue sans raison légitime. Passer par le perso de Teller pour atteindre la fille de Chase, et donc lui-même, est super bien pensé Wink

De même pour Novick, à qui tu donnes un statut légitime et crédible en le liant au passé de Heller.

Les retrouvailles Bauer-Almeida sont intéressantes car, comme je l'espérais, il n'y a pas de place pour les sentiments. Les deux anciens agents et amis, devenus ennemis, évoquent le passé plus pour rappeler ce qu'ils ont traversé. C'est comme ça que font les bons scénaristes pour accueillir les téléspectateurs qui n'ont jamais vu les saisons précédentes d'une série : planter le décor et les enjeux passés sans trop en faire.

Enfin, autre bon point, tu ne tombes pas dans l'action primaire d'emblée. Pas de fusillades, de rebondissement insensé. Après deux premiers épisodes qui permettaient d'ancrer l'importance de ce Day 10 et d'expliquer le retour de Bauer à L.A. en utilisant bien le time jump, ce 10.03 apporte beaucoup de tension sans basculer trop tôt dans le blockbuster.

Encore une fois, le scénar' d'une vraie saison 10 serait similaire à ta fan fic', je verrais ça comme une excellente nouvelle !

Continue comme ça, bon courage pour l'écriture des autres épisodes. Si tu arrives au bout avec la même qualité, c'est très fort Smile

Citation:
John : Va en enfer...
Mendoza : J'y étais, pendant 15 ans. La nourriture n'est pas terrible.

Punchline !
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Palmer22
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 Message Posté le: Mar 23 Sep 2014 - 19:43    Sujet du message:
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Merci Very Happy.

Par ailleurs, le Teller en question, c'est lui :



Joué par Dana Bunch, il a été crédité comme Agent Teller en saison 7 où il a eu quelques lignes de dialogues, dans les saisons 1 à 6 c'était simplement "CTU staffer" (je l'ai baptisé John car je venais de regarder Sons of Anarchy et le père de Jax est John Teller).

C'est l'une de ces têtes qu'on apercevait en arrière-plan ou qu'on voyait passer de temps en temps. Il était là depuis le début (première apparition dans le 1.14), c'est un visage de la CTU, et surtout un perso que je pouvais sacrifier d'emblée sans remorts Mr. Green Mr. Green.

Et effectivement, il y a un peu de Ramon Salazar dans Carlos Mendoza. Sa première scène dans le 3.01 où il plante son avocat dans la gorge après son petit speech à Jack, ce serait le style de mon Mendoza Mr. Green, un mec à l'air plutôt sympa, poli et souriant, mais qui peut complètement péter un plomb à tout instant. Un psychopathe un peu dérangé quoi Mr. Green.

Parfois, il y a la tentation de ne pas trop décrire, d'aller droit au but avec essentiellement des dialogues pour que ça ne soit pas une lecture interminable, mais je voulais vraiment prendre du temps sur cette 1ère scène de 10 minutes chez les Teller.

Et puis utiliser Angela Edmunds était l'occasion de donner une vraie importance à la storyline du bébé à la mi-saison 3 (et ce cliff de malade à la fin du 3.13 sur Kim qui apprend que c'est le bébé de Chase, best cliff ever Mr. Green).

En effet, je ne pouvais pas mettre de scènes d'action pure dans cet épisode (au delà de la conclusion de la scène chez les Teller), mais au vu de la fin de l'épisode, ça ne devrait pas tarder Smile.

En tout cas, une CTU sombre, sans lumières artificielles, à moitié en ruine, sans ordinateurs, je me l'imagine pendant l'écriture et ça serait quelque chose que j'adorerais voir. Rien que ça, ce serait fort visuellement, et bien pour les fans de voir ce lieu symbolique sous cet angle.

Novick a toujours été un personnage que j'appréciais, et là l'occasion pour son retour est idéale : sur demande d'Heller (qui a pu le côtoyer politiquement autour des saisons 4-5, et ils étaient dans le même camp pour faire tomber Logan) afin d'assister un Vice-Président qui n'était pas prêt à assumer le rôle de Président. Ce côté de l'histoire est au second plan sur la 1e moitié de saison mais je parlerai plus de Washington dans la 2nde moitié.

Shazam! a écrit:
Punchline !


Merci, j'étais assez fier de cette réplique Cool Laughing. Cette répartie, ça contribue au fait que j'ai envie de faire de Carlos Mendoza un personnage assez cool, pas un méchant sans âme. Donc il est capable de faire un peu d'humour noir même en commettant des actes horribles.

Et si c'était une comédie, Tony aurait fait un clin d'oeil à la caméra quand il dit à Jack qu'il est "revenu d'entre les morts" à propos du fait qu'il s'est caché dans un sac mortuaire pour sortir de la prison Mr. Green - c'est certainement pas très réaliste comme évasion, mais avoir Tony décrire une évasion spectaculaire à coup de trou dans le mur, d'hélico, ou une situation où il aurait été poursuivi immédiatement ne me bottait pas trop, donc le combo 'distraction + garde corrompu' m'est venu à l'esprit.

J'en suis à 15h22, donc environ 1/3 de l'épisode est rédigé, le reste est en friche mais ça devrait être fait sous peu. Je m'en vais écrire quelques scènes là, tiens. Merci encore d'avoir lu Smile !
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Elena Bauer
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 Message Posté le: Mer 24 Sep 2014 - 13:00    Sujet du message:
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je suis là moi aussi ! je lis meme si je commente pas Mr. Green
parce que moi je sais pas argumenter, je vais juste te dire "trop cool Embarassed " et c'est tout, alors autant me taire et apprecier ce que tu ecris !

mais continue hein !
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Palmer22
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 Message Posté le: Lun 06 Oct 2014 - 5:04    Sujet du message:
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DAY 10 — THE FINAL COUNTDOWN


Ces événements se déroulent entre 15h et 16 h, le jour des élections Présidentielles.
Ils sont rapportés en temps réel.



03:00:01 PM — Los Angeles :

Megan : Tu as répondu quoi à la question 3 ?
Angela : ''Qui était le « boucher de Belgrade » ?'' J'ai pas répondu.
Megan : Ouais, je sais pas, moi non plus.

Dans les couloirs du lycée Partridge, les élèves discutent en se rendant vers leur salle de cours. Angela Edmunds n'y fait pas exception : le cours de maths de Mr. Morrison va commencer. À l'entrée du bâtiment, Carlos Mendoza, Miguel Romero et Tomas Valverde la cherchent.

Mendoza : Calmez-vous. Trois adultes qui rodent dans un lycée, ça peut éveiller des soupçons, alors ayez l'air décontractés.
Tomas : Vous ne croyez pas qu'Edmunds a fait le lien entre vous et l'évasion et qu'il a fui la ville avec sa famille, monsieur ?
Mendoza : Non. Chase Edmunds n'a fait que suivre les ordres de Jack Bauer, il n'était pas parmi ceux au courant des détails de ma situation. Mais c'est lui qui m'a mis un sac sur la tête alors qu'on me faisait embarquer vers un charter pour Guantanamo. Alors moi aussi j'ai bien envie de mettre un sac sur sa tête et voir ce qui s'en suit.

L'activité commence à se dissiper, les portes sont presque toutes fermées, et le couloir se libère. C'est alors que Mendoza remarque l'accueil. Il fait signe à Miguel et Tomas de rester sur place pendant qu'il se dirige vers la cabine et parle à l'employée.

Mendoza : Excusez-moi, mademoiselle...
Leslie : Stein, Leslie Stein.
Mendoza : Ah, mademoiselle Stein, nous nous sommes parlés au téléphone il y a quelques minutes, je suis monsieur... Robles.
Leslie : Oui, effectivement. Vous vouliez parler à votre nièce en urgence ?
Mendoza : Angela Edmunds, c'est ça. Est-ce que vous pourriez m'indiquer sa salle de classe ?
Leslie : Les cours viennent de commencer, si vous pouvez attendre la pause...
Mendoza : Voyez-vous, Leslie, la grand-mère d'Angela est décédée des suites d'un cancer du poumon ce matin, et son père m'a chargé de venir l'avertir de la nouvelle.
Leslie : Oh, je suis sincèrement désolée. Attendez, je vais la faire venir ici. Patientez un instant.
Mendoza : C'est très aimable à vous.

Leslie Stein saisit alors un micro et émet une annonce :

« Angela Edmunds est priée de se présenter à l'accueil. Angela Edmunds, merci. »

Leslie : Elle ne devrait pas tarder.
Mendoza : Je vous remercie.

Angela est gênée par cette annonce, et se demande ce qu'elle a bien pu faire de mal. Ont-ils retrouvés son antisèche pour la dissertation ? Non, elle est au fond de sa poche. Après avoir traversé la classe, elle ferme la porte et se retrouve dans le couloir vide. Alors qu'elle avance, curieuse, d'un pas pressé, elle prend son téléphone en main. Cela fait plus de 2 heures qu'il est éteint, ça commence à faire beaucoup. Toujours en route vers l'accueil, elle constate 6 appels en absence : 3 de sa mère, 3 de son père. Angela commence à s'inquiéter : peut-être que c'est lié à l'appel de l'accueil. Alors qu'elle s'apprête à écouter les messages, son téléphone vibre.

Angela : Allô, papa ?
Chase : Angela, ça va ?!
Angela : Oui papa, qu'est-ce qui se passe ?
Chase : Écoute-moi ! Tu es au lycée ?
Angela : Oui, mais...
Chase : Des hommes sont à ta recherche, et ils vont vouloir te faire du mal. Il faut absolument que tu sortes et que tu ailles dans un endroit public. Il y a une galerie marchande à 800 m du lycée, tu crois que tu peux y aller ?
Angela : … Oui, oui !
Chase : Je serai bientôt là, tu me rappelleras dans 4 minutes pour me signaler ta position, d'accord ?

Alors qu'Angela s'apprête à acquiescer et raccrocher, elle tourne dans un couloir et se retrouve face à l'accueil. Trois hommes devant la cabine se retournent en la voyant arriver, et la regardent, se doutant que c'est celle qu'ils recherchent. Angela reste immobilisée, le téléphone à l'oreille, déduisant que ce sont les hommes dont parle son père. Alors qu'elle s'apprête à alerter Chase de la situation, l'employée derrière la vitre prend la parole.

Leslie : Angela ? Ton oncle veut te parler.

Angela fixe alors l'homme souriant censé être son oncle, baisse le téléphone et se met à détaler dans la direction opposée. Tandis que Chase hurle au volant, Mendoza, Tomas et Miguel se mettent à la poursuite d'Angela. Au même moment, Leslie, derrière la vitre, se doute que quelque chose n'est pas normal, et a appuyé sur un bouton à son bureau. Un garde sort d'une pièce adjacente, et Miguel lui décoche une balle en pleine tête. Mendoza se retourne alors vers Leslie et tire une balle qui transperce la vitre et se loge dans son cou.

Angela court à toute allure dans les couloirs vides, poursuivie de loin par Tomas, puis Miguel et Mendoza. Elle ne sait pas quoi faire, et recherche de l'aide. Passant devant une alerte incendie, elle appuie dessus. Une sirène se fait alors entendre dans toute l'école. Mendoza est contrarié par cette complication, mais rien n'est perdu. Il voit alors Angela, qui, paniquée, se dirige vers des laboratoires au fond du couloir du hall au lieu d'aller à l'étage se mêler à ses pairs.

Mendoza : La pauvre. Au lieu de se fondre dans la masse, elle va s'isoler. Aucun instinct de survie, ces jeunes.

Angela réalise son erreur, mais c'est trop tard, ils sont à ses trousses et elle tombera sur eux si elle retourne en arrière. Elle se réfugie dans un laboratoire de sciences et regarde les vitres : impossible de les ouvrir suffisamment pour pouvoir passer dehors. Elle prend alors un tabouret et le jette contre les fenêtres. Elle réussit à en briser une suffisamment pour avoir une ouverture. Elle entend alors les pas se rapprocher et reprend son téléphone en main.

Angela : Je suis dans le labo H12, au rez de chaussée, au bout du--

Mendoza se fait entendre à l'entrée. Elle se baisse, adossée à un bureau.

Mendoza pousse la porte du pied, suivi de Miguel. Tomas reste devant à l'entrée de la pièce à monter la garde, alors que l'alarme se fait toujours entendre et que les élèves commencent à sortir du bâtiment. Ils n'ont plus beaucoup de temps avant qu'on s'aperçoive que Leslie Stein et son compère de la sécurité sont morts et que les autorités ne soient appellées. Mendoza avance lentement dans la salle de classe.

Mendoza : Angela, tu es là ? C'est pas très malin, tu sais. La sortie de secours était à 50 m de là. Enfin je comprends, dans des situations comme ça, ça peut arriver de ne pas pouvoir réfléchir clairement. Mais c'est dommage.

Angela se met alors à sanglotter. Chase, toujours au bout du fil, entend tout.

Mendoza : Tu sais ce qui m'a surpris quand je t'ai vue ? Tu es rousse ! J'avoue que je ne m'attendais pas à ça. C'est pas une critique ; au contraire, j'adore les femmes rousses. Il y en a pas beaucoup au Venezuela. Ou à Guantanamo, d'ailleurs. Là-bas, le style c'est plutôt bazané et barbe noire. Et tu sais ce que je me disais quand j'étais là-bas ? « Comment le peuple américain peut-il supporter un gouvernement qui autorise l'existence d'un tel lieu ? C'est évident qu'un jour, on va fermer cet endroit. Ça ne va plus tarder ». Wayne Palmer avait promis de le faire s'il était élu, mais il a fallu qu'un illuminé réussisse à mettre ce pays à feu et à sang au moment où ça allait se faire. Wayne Palmer... il n'a jamais eu l'étoffe de son frère, celui-là. Certes, David Palmer m'a foutu au fond d'un trou sans procès tel un vulgaire dictateur dans un régime totalitaire, mais je reconnais qu'il avait du charisme.

Mendoza voit alors le pied d'Angela, recroquevillée sous un bureau, et jette un oeil à la fenêtre brisée à travers laquelle elle pourrait essayer de se jeter. Il esquisse un sourire, empoigne son pistolet et reprend.

Mendoza : Quoiqu'il se passe aujourd'hui, Angela, je veux que tu saches que ce n'est pas de ta faute. C'est celle de ton père. Et encore, ce n'est pas lui le plus coupable dans l'histoire. Il a juste suivi les ordres, sûrement. Mais il n'empêche que lorsqu'on commet un crime, il faut payer. Enlever le Président Vénézuélien sur le sol vénézuélien et le mettre au fond d'un trou sur une pauvre île cubaine sans procès, c'est un crime qui mérite punition. Et comme le gouvernement est impliqué, je n'ai d'autre choix que de rendre justice moi-même.

Mendoza saisit alors le pied d'Angela, puis la traine au sol sur quelques mètres. Elle a lâché son téléphone de la main, crie et se débat mais n'arrive pas à s'extirper de l'empoigne de Mendoza, qui lui prend alors les bras et la soulève.

Mendoza : Voilà ce qu'on va faire, ma chérie. Je vais te mettre ce pistolet sur la tête, et on va sortir ensemble par la sortie de secours. Si on croise du monde, je vais devoir crier et dire des choses inconsidérées, mais dans la mesure du possible, sache que je vais essayer de te garder en vie. Tu me seras assez utile.

Mendoza remarque alors le téléphone allumé. Il lâche Angela pour se baisser et l'attraper.

Mendoza : Je suppose que Papa est au téléphone ?

Après quelques secondes, une réponse se fait entendre.

Chase : Bingo.

Une balle traverse la vitre et se loge dans la main de Carlos Mendoza, qui lâche le portable en hurlant et s'écroule sur le sol du laboratoire. À 200 mètres de là, un des hommes de main de Mauricio Mendoza se tient près d'un SUV, fusil à lunette silencieux fumant à la main.

Luis : Merde, j'ai loupé la tête.

Alors que Tomas et Miguel se sont mis à couvert en essayant de débusquer le tireur, Angela n'hésite pas et saute à travers la vitre qu'elle avait brisé il y a quelques minutes.

Au sol, Carlos Mendoza essaye d'attraper son arme mais Angela est déjà dehors, sur la pelouse de l'école, détalant à toute allure.

Mendoza : Tuez-la !

Miguel se lève et essaye d'avoir Angela en joue mais une balle siffle et fait exploser un bécher se trouvant sur un bureau à proximité. Miguel ne peut pas avoir un angle de vue correct et reste à couvert.

Dehors, Angela court à toute allure en direction de son père, se trouvant aux côtés de Mauricio. Des voitures de police se font alors entendre et se dirigent vers le lycée.

Dans la salle de classe, Carlos Mendoza serre les dents, s'appuie sur un bureau avec sa main valide, se rapproche du bord de la fenêtre, puis jette un oeil dehors. Son fils est là, Mauricio. Encore une fois déterminé à causer la perte de son paternel. Carlos reste pensif quelques secondes. Il n'a pas vu son fils pendant plus de 15 ans. Tomas, accroupi près de la porte, se sent alors obligé d'intervenir.

Tomas : Monsieur, les flics sont en chemin, il faut partir de suite !
Mendoza : Oui... tout de suite.

Mendoza rampe alors vers la sortie en évitant soigneusement les débris de verre jonchant le sol, se rapproche de Miguel puis de Tomas, qui l'aident à se relever dans le couloir, et tous les trois se dirigent vers la sortie de secours. Les flics n'ont pas encore débarqué, ils ont encore une chance.

Mauricio commence à remarquer que son père et ses associés ont l'air d'avoir quitté la salle de classe. Il se doit de les prendre en chasse, mais la police arrive sur le parking. Lui et ses hommes doivent déguerpir. Des étrangers qui tirent avec des gros calibres obtenus illégalement, même s'ils ont agi pour sauver une vie, ça ne passe pas, et ils n'ont pas le luxe de pouvoir attendre en salles d'interrogatoire pour donner des explications.

Mauricio : On doit partir, maintenant ! Luis, range ce putain de fusil et va au volant !
Chase : Attendez, on va leur expliquer ce qui se passe...
Mauricio : Tant que mon père est vivant, on ne peut pas impliquer les autorités ! Croyez-moi, on doit régler ça à notre manière ou ça finira mal pour tout le monde. Suivez-nous, je vais tout vous expliquer mais il faut se casser de là !

Chase hésite, mais se dit qu'il doit tirer tout ça au clair pour pouvoir assurer la sécurité d'Angela et Natalie. Il n'a pas le choix, il embarque donc dans son véhicule, Angela à ses côtés, en état de choc. Les deux véhicules font le tour du bâtiment. Ils tombent alors sur Mendoza, Miguel et Tomas, en train de forcer l'entrée dans une Impala garée sur le parking des professeurs. Carlos Mendoza lève alors les yeux et voit son fils, sur le siège passager du premier véhicule. Les deux hommes se regardent quelques instants, puis une voiture de police arrive d'en face, et Mauricio continue sa route.

Miguel : Dépêche-toi, ou ils vont établir un périmètre et on sera cuits !
Tomas : C'est pas exactement ma spécialité, en général j'ai des clés !

Après quelques efforts, Tomas arrive à faire démarrer la voiture. Miguel se met au volant, Tomas à ses côtés, et un Mendoza silencieux se tenant la main blessée monte à l'arrière. L'Impala démarre en trombe et quitte les lieux de la fusillade.


03:11:36 PM

Tony : Nous y voilà.
Jack : La Cellule, hein ? T'avais pas plus discret comme planque ?
Tony : La nostalgie, sûrement. Et puis on sera tranquille.

Jack est familier avec cet endroit, il connait bien ce tunnel, il l'a emprunté de nombreuses fois. L'aspect vétuste des lieux en dit long sur leur abandon total : la CTU a perdu de sa superbe après tant d'années d'inactivité. De nombreux souvenirs lui reviennent à l'esprit. Et pas seulement à cause de l'environnement. Arriver à la CTU aux côtés de Tony, c'était assez fréquent, à l'époque, bien qu'il était souvent prompt à passer la nuit au bureau. Jack regrette toutes ces nuits passées au boulot. Alors qu'ils passent la porte, Tony se met à parler.

Tony : Stephen, Kim, c'est nous !
Stephen : Ok, rentrez.

Stephen dégage alors l'entrée bloquée par quelques tables, et Tony pousse la porte à la serrure rouillée, et ouvre le passage à Jack. La CTU, sombre, poussiéreuse, semble plus grande sans toutes les lumières et appareils électroniques allumés. Jack a à peine passé le pas de la porte qu'une petite voix se fait entendre.

Teri : Grand-père, c'est toi ?

Teri Bauer se tient près de la jambe de sa mère avant de commencer à avancer vers cet homme à l'air affaibli se présentant dans l'entrée et qu'elle semble reconnaitre. Jack est au bord des larmes.

Jack : Oui ma puce, c'est moi, je suis bien là.

Jack s'accroupit, prend sa petite fille dans ses bras, et ne peut s'empêcher de pleurer et de serrer fort Teri contre lui.

Jack : Si tu savais à quel point j'ai rêvé de pouvoir refaire ça un jour.
Teri : Je suis contente que tu sois là aussi.

Le regard de Jack se porte alors sur Kim, se tenant là, observant cette scène entre son père et sa fille, quelque chose qu'elle s'était résolue à ne plus jamais revoir. Jack lâche Teri, se relève, puis s'approche de sa fille et la prend lentement dans ses bras, sous le regard de Stephen et Tony.

Jack : Tu m'as manqué... tu m'as tant manqué.
Kim : Tu m'as manqué aussi, papa.
Jack : Pas un jour n'est passé sans que je pense à toi.
Kim : Ne repars plus jamais, papa, promets-le moi.
Jack : Je ne vais nulle part, ma chérie, je te le promets.

Kim sèche alors ses larmes. Jack lui prend la tête entre les mains, la regarde et la serre à nouveau dans ses bras. Pour un bref moment, il a oublié Mendoza, la menace qui pèse sur lui, son état de santé : tout ce qui compte, c'est de profiter de cet instant.

Kim : Papa, je voudrais te présenter ton petit-fils, Richard.

Jack regarde Stephen, qui tient dans ses bras le petit homme. Stephen fait un signe amical de la tête à son beau-père, puis lui tend son petit-fils. Jack le prend dans ses bras, non sans éprouver une légère douleur au torse, mais il la masque avec un sourire.

Jack : Je suis ton grand-père, Richard. Tu as quel âge ?
Richard : Trois ans et demi.
Jack : Eh bien, tu es déjà grand !
Richard : T'as pas l'air bien.
Jack : Je suis juste un peu fatigué, c'est tout.

Tout le monde dans la pièce l'a remarqué, Jack semble diminué. Et tous attribuent ça à ses conditions de détention, mais Jack ne peut pas leur dire la vérité, pas maintenant. Il faut profiter de ces quelques instants de répit et de sérénité, peut-être ses derniers.

03:17:12
03:17:13
03:17:14

03:20:58 PM


Tony a amené Jack et sa famille en salle de pause. Au petit matin, il est allé chercher quelques provisions avant d'aller chez un fournisseur d'armes.

Tony : Le café est froid, mais ça reste buvable.
Jack : C'est toujours mieux que ce que j'ai pu avoir ces dernières années.
Kim : Papa, comment est-ce qu'on va pouvoir trouver ce Carlos Mendoza avant qu'il ne nous trouve ?
Jack : Tu leur as expliqué ?
Tony : Dans les grandes lignes, oui.
Jack : À l'époque où il dirigeait le Vénézuela, Mendoza était réputé pour être quelqu'un de particulièrement sadique. Il a la façade de quelqu'un de sociable, d'ouvert sur le monde, mais s'il est resté au pouvoir aussi longtemps c'est aussi car il sait s'entourer et garder le secret sur qui il est vraiment. Son mode opératoire, c'est de s'en prendre aux familles de ses ennemis. Il repère les enfants et parents de ses opposants, et les fait souffrir pour faire souffrir ceux qu'il veut réellement atteindre. Sa capture n'a pas été facile, il avait des informateurs dans notre gouvernement, on l'a appris à nos dépends lors d'une opération qui a foiré en 2005. Pour le capturer, il a fallu agir en petit comité, sous le radar. Le Président Palmer nous a autorisé, Tony et moi, à mener une opération qui n'apparait dans aucun rapport officiel. Aux yeux des rapports d'archive, du 2 au 5 mai 2006, on était à une conférence à Miami sur le rôle des dernières technologies dans le terrorisme mondial.
Tony : On ne devait être pas plus de 10 agents à Caracas, le soir du 5 mai.
Jack : On a eu Mendoza mais on n'a jamais pu attraper ses contacts au sein du gouvernement. Si on faisait ça, on exposait le public à la vérité : qu'on a falsifié la mort du président du Vénézuela et qu'on le détenait incognito. À travers le monde, personne n'aurait laissé passer ça, le Président Palmer le savait, c'est un risque qu'il fallait courir.
Stephen : Qu'est-ce qui vous dit qu'il veut forcément se venger, qu'il va prendre ce risque ?
Jack : Mendoza... est fou. Il est tenace, il sait qui on est, et c'est ce qu'il a toujours fait. Son égo est tel qu'il ne va pas disparaître avant de vouloir se faire justice lui-même.
Tony : On s'est rendus à Guantanamo quelques semaines plus tard, et quand Mendoza a su que des visiteurs l'observaient derrière une vitre, il s'est lancé dans un monologue, la première fois qu'il parlait depuis sa capture. Il nous a dit qu'il savait que la CTU de Los Angeles était derrière l'opération. Il m'a détaillé mon parcours professionnel, celui de Michelle, et comment il nous tuerait. Il m'a promis qu'il nous ferait payer, nous tous, et tous ceux que l'on aime.
Kim : J'ai été engagée à la CTU en avril 2006, j'étais là quand ça s'est produit.
Jack : Tu n'étais pas impliquée dans l'opération, mais on pense qu'il risque de s'en prendre à toi à cause de moi.
Kim : Et Chloe ? Elle a participé ?
Tony : Elle a aidé à déterminer l'itinéraire du chauffeur de Mendoza.
Kim : Il faut aller la voir, lui dire de venir ici.
Jack : Elle est prévenue. Je lui ai parlé il y a 1 h, elle est en sécurité. On va aller la chercher, et déterminer un plan d'action ensuite. On ne peut pas rester attendre que Mendoza frappe le premier. Il est malin et prudent en règle générale, mais il faut espérer qu'il soit aveuglé par la vengeance. Quand on est enfermé et torturé pendant tant de temps, c'est impossible de ne pas vouloir se venger, croyez-moi.

Jack se lève alors de la chaise, prêt à partir, quand il est pris d'une douleur au ventre. Il retient un cri et se rattrape sur la table, mais la souffrance se lit sur son visage. Tony regarde avec circonspection Kim et Stephen, puis fait le tour de la table et se rapproche de Jack.

Tony : On dirait que t'as besoin de te reposer.
Jack : Non, il faut aller chercher Chloe maintenant, on n'a pas de temps à perdre.
Tony : D'accord, mais avec toi dans cet état, on prend un risque. Reste ici, je m'en occupe.
Jack : Sérieusement ? Je l'ai prévenue, mais tu crois vraiment que Chloe va t'ouvrir sans vouloir te tirer dessus ? Elle non plus n'a sûrement pas oublié Washington. Il faut que je sois là.
Stephen : Jack, je vais aller avec Tony. Chloe sait qui je suis, je lui dirai ce qui se passe. Elle pourra vous appeler et vous confirmerez tout.
Tony : Jack... tu peux passer un peu de temps seul avec Kim et tes petits enfants.

Jack jette alors un regard à Kim, puis Teri et Richard, tous deux assis sur un canapé au bout de la pièce, et lance un regard résigné à Tony.

Jack : Elle habite au 45, Lexington Avenue, appartement 912.
Tony : Ok, on y va. Stephen, vous venez ?

Stephen embrasse alors Kim et ses enfants puis rejoint Tony, se dirigeant vers la sortie. Jack reste assis, pensif, puis regarde Kim et esquisse un sourire. Jack ne veut pas qu'elle s'inquiète, mais il voit bien sur son visage qu'elle sait que quelque chose ne tourne pas rond.


03:25:09 PM

Adam : Allez, lâche pas maintenant...

Adam Kaufman est sur le point de finir de construire le berceau. Ça lui aura pris du temps, mais il voit enfin le bout du tunnel. Content de lui mais exténué, il s'avance en direction des escaliers pour descendre boire un coup. Il passe alors en chemin devant sa chambre et remarque sa femme dormant à poings fermés. Il sourit puis commence à descendre les marches. Arrivé en bas, il se dirige vers le frigidaire, en sort une bouteille d'eau et la boit, tout en jettant un oeil à la télévision du salon, allumée. L'élection présidentielle est sur toutes les lèvres ; il devra songer à réveiller Eve pour qu'ils aillent voter dans les prochaines heures afin d'éviter d'être pris dans le trafic de fin de soirée. Il ne voulait pas forcément, mais il sait que cela tient à coeur à Eve d'exercer son devoir civique. Et pourtant, c'est l'autre gros titre de la journée qui l'intrigue vraiment : cette évasion à Guantanamo. Voyant le bandeau "breaking news" affiché, il se rapproche de l'écran pour mieux voir, et augmente le son.

??? : Pour ceux qui nous rejoignent, nous vous rappellons l'information majeure qui nous est parvenue il y a quelques minutes : nous tenons de source sûre que le prisonnier de la cellule 224 était un dénommé Darwyn Al-Sayeed, un terroriste yéménite qui a tenté de se faire exploser lors d'un match de basketball au Staples Center de Los Angeles en avril 2006. Suspecté d'être lié avec Mahmoud Al-Harazi, Al-Sayeed avait été appréhendé par la Cellule Anti-Terroriste locale avant d'être enfermé à Guantanamo le 6 mai 2006. Nous pouvons spéculer qu'Al-Sayeed est toujours dans la nature à l'heure qu'il est. L'enquête pour déterminer l'identité de ses complices est en cours alors que le Président Rowland doit s'exprimer à ce sujet dans 40 minutes...

« Al Sayeed ». Ce nom dit quelque chose à Adam. Pourquoi le faire évader ? Pourquoi maintenant, 15 ans plus tard ? C'était un simple exécutant, juste un illuminé de bas étage ayant des liens potentiels avec un fanatique notoire. Al-Sayeed n'était pas un gros poisson, et le réseau d'Al-Harazi est aujourd'hui décimé, alors qui aurait les moyens d'organiser une opération comme ça pour lui ? Mais surtout, pourquoi son identité serait tenue secrète ? On vient d'apprendre son nom, mais la capture d'Al-Sayeed au Staples Center avait fait les gros titres à l'époque, le public savait qu'il avait été appréhendé. Adam sait qu'il n'a plus à se soucier de ce genre d'histoires désormais, mais cette information le turlupine et après quelques secondes d'hésitation, il sort son portable et compose un numéro.

Saul : Saul Whitman.
Adam : Saul ? C'est Adam Kaufman.
Saul : Adam ? Ça fait longtemps ! Tout va bien ? Tu es toujours avec Eve Mortimer ?
Adam : Oui, on s'est mariés. Et elle est enceinte, là.
Saul : Ah, formidable ! Je savais que c'était la bonne pour toi.
Adam : Oui, oui. Écoute Saul, si je t'appelle c'est que je voudrais que tu me rendes un service.
Saul : Je ne peux pas dire que ça me surprenne vraiment que ce soit pas un appel de courtoisie. Vas-y.
Adam : Tu pourrais rechercher la date exacte à laquelle un certain Darwyn Al-Sayeed a été appréhendé par la CTU ? Ça doit être en 2005.
Saul : Le mec de Guantanamo ? Ok, mais... je peux sortir vos dossiers d'il y a 15 ans ?
Adam : La CIA a accès à toutes les archives de la CTU, ça ne devrait pas poser de problèmes.
Saul : Mon identifiant et la date de connexion vont être liés au dossier. Si ça peut m'attirer des noises avec la direction, je préfère...
Adam : Si on te demande, tu répondras juste que ton intérêt a été piqué par les derniers évènements et tu voulais juste consulter les archives pour en apprendre plus sur lui. Ça fait longtemps que je suis parti mais c'est encore autorisé de lire les archives, non ?
Saul : Ouais... Tu m'en dois une. Bon, alors, attends... Darwyn Al-Sayeed... un mémo indique qu'une opération menée par Thomas Samuel Baker au Staples Center a résulté en sa capture le 23 avril 2005 à 20h21. Transféré à la CTU le 23 avril 2005 à 22h10 pour interrogatoire. Ensuite, plus rien jusqu'au 6 mai à 9h50 et son transfert à Gitmo.
Adam : Ok, merci Saul.
Saul : Tu vas faire qu...

Adam raccroche le téléphone, et se met à cogiter. La CTU ne peut pas garder un suspect pendant près de 2 semaines, c'est impossible. Mais on a annoncé que le prisonnier de la cellule 224 est arrivé le 6 mai... entre ces dates incohérentes et l'importance mineure d'Al-Sayeed, le doute envahit Adam : quelqu'un s'est donné du mal pour faire correspondre sa capture avec l'arrivée à Guantanamo, mais ça ne pouvait pas être lui. Al Sayeed n'est clairement jamais arrivé jusque là, il a du lui arriver quelque chose, mais la question la plus importante reste : qui était vraiment dans la cellule 224 ?


03:28:55 PM

Alors qu'ils sont toujours suivis par Mauricio Mendoza et ses gardes, Chase et Angela se remettent de leurs émotions. Alors qu'Angela commence à se calmer, Chase remarque du sang sur la jambe de sa fille.

Chase : Ma puce, ta jambe, ça va aller ?
Angela : Je me suis fait mal en sortant par la fenêtre, mais ça va, c'est pas profond... Papa ?
Chase : Oui ?
Angela : Tu es sûr de pouvoir faire confiance à ces gens ?
Chase : S'ils n'avaient pas été là, ce Carlos Mendoza aurait pu t'attraper et te faire Dieu sait quoi pour m'atteindre, donc pour le moment on va rester avec eux. Mais non, je ne leur fais pas confiance.

En cours de route, Chase a appellé Natalie, pour être sûr qu'elle aille bien, et a donné rendez-vous sur un terrain vague aux hommes de Mendoza qui s'étaient rendus chez lui. Natalie vient avec eux, ce n'est pas prudent pour elle de rester seule à leur domicile. Chase tourne alors à droite, et quelques centaines de mètres plus loin, entre dans cette zone désaffectée où il sera au calme pour parler avec Mauricio.

Alonso Munoz et Natalie sont déjà là. Chase a à peine stoppé la voiture qu'Angela en sort et court vers sa mère, qu'elle enlasse.

Natalie : Tu vas bien, ma chérie, tu es sûre ?
Angela : Ça peut aller, vu les circonstances.

Natalie sourit et embrasse Angela sur le front. Chase s'approche alors d'Alonso.

Alonso : Mr Edmunds, content de vous voir sain et sauf.
Chase : Comment vous avez trouvé mon adresse ?
Alonso : Je crois que Mr Mendoza voudrait vous expliquer tout ça de vive voix.

La voiture de Mauricio s'arrête alors, ce dernier en sort, met des lunettes de soleil et se rapproche de Chase.

Mauricio : Content de voir que vous allez bien, Mme Edmunds.
Natalie : Merci.
Chase : Comment votre père a pu savoir dans quel lycée va ma fille ?

Mauricio prend alors Chase à part. Alors que Natalie serre sa fille dans ses bras, les deux hommes s'éloignent du groupe, puis Mauricio répond à la question d'un Chase énervé et impatient d'en savoir plus.

Mauricio : On ne sait pas comment il a su pour votre fille, mais mon père a toujours eu des contacts dans votre gouvernement. Il lui suffit juste d'un nom, d'une adresse de quelqu'un lié à l'opération... comment s'appellait l'opération, déjà ?
Chase : Terre Brûlée. Opération Terre Brûlée.
Mauricio : Oui, c'est ça. Joli nom, d'ailleurs. Une mission de capture illégale, voilà ce que c'était. Pas que ça me déplaise, au contraire, mais j'ai toujours trouvé l'attitude de votre gouvernement très mesquine. Vous n'auriez jamais réussi sans mon aide...
Chase : Et vous avez été avez eu une belle carrière politique par la suite, non ? Vous vouliez quoi de plus, une plaque, une médaille ? C'est une opération qui n'existe pas, je vous le rappelle, l'implication du Président était nécessaire mais se devait d'être minimale. Désolé que vous ne soyez pas passé comme un héros aux yeux du monde. Moi non plus, si ça peut vous rassurer.
Mauricio : Bon, passons. Mon père a vraisemblablement du s'enfuir du lycée, et il n'abandonnera pas, il faut préparer une stratégie pour l'éliminer.
Chase : Avant ça... comment vous avez su où j'habite et où je travaille ?
Mauricio : Un ami qui travaille dans les services de renseignements. Pas très haut placé, mais suffisamment pour avoir accès à la base de données contenant les adresses et le poste des employés des agences gouvernementales. Un fichier pas vraiment sensible mais très utile.
Chase : Vous n'allez pas me dire son nom.
Mauricio : Je garde mes sources, en effet.
Chase : Mais malgré ça, cette source ne pouvait pas savoir que votre père arrivait à Los Angeles pour sa vendetta. Alors comment...
Mauricio : J'ai un contact proche de Mendoza qui me fournit des informations.
Chase : Qui ça ? Il était là au lycée ?
Mauricio : Je ne peux pas vous le dire.
Chase : Pourquoi ? Vous avez peur de quoi ? Que je me fasse capturer, que votre père me le demande et que je lui dise ?
Mauricio : Personne ici ne le souhaite... mais oui, mon père veut s'en prendre à vous et c'est une possibilité.
Chase : Ça fait un certain temps, mais j'ai été formé pour ce genre de choses. Je ne craque pas sous la torture.
Mauricio : Et c'est admirable, mais on n'a pas à prendre ce risque. Ne vous inquiétez pas des détails, inquiétez vous juste pour la sécurité de votre famille, et de comment on va faire pour mettre mon père hors d'état de nuire.
Chase : Vous avez des idées ?
Mauricio : Il va vouloir s'en prendre aux autres agents directement impliqués dans l'opération, si ce n'est pas déjà le cas. Vous avez les noms ?
Chase : C'était classifié, même moi je n'avais pas accès à tout ça. Mais je peux vous dire que Tony Almeida dirigeait les opérations, et je suivais les ordres de Jack Bauer sur le terrain.
Mauricio : Vous savez comment les trouver ? Car moi, non.
Chase : Je ne sais même pas s'ils sont vivants, et encore moins où ils sont !
Mauricio : Ok... vous savez qui était à vos côtés sur le terrain ?
Chase : Alors... Robert Reiss était avec nous, mais il est mort quelques mois plus tard pendant une opération au Mexique... Barry DeLuco a été tué par un chauffard il y a quelques années... et Tom Baker nous assistait, Jack et moi. Il travaille en tant que garde du corps d'un magnat financier, dans le centre. On est restés en contact.
Mauricio : Parfait. Il va falloir l'approcher. On aura besoin de toutes les forces disponibles si on veut venir à bout de mon père.
Chase : À ce que j'ai pu voir, ils étaient peu nombreux à l'école.
Mauricio : Mon père a de la ressource. On n'a encore rien vu. Luis aurait du mieux viser, car là, on l'a juste mis en rogne.


03:33:46 PM

Carlos Mendoza attend dans la voiture, toujours fulminant de rage. Il ne s'attendait pas à voir débarquer son fils accompagné d'une armada. Quelque chose cloche. La balle a traversé sa main gauche, qu'il serre dans une serviette. Le sang a commencé à sécher sur la chemise du pauvre John Teller — ça valait bien la peine de se changer.

Alors qu'il réfléchit à la prochaine étape, il commence à douter. Seul à l'arrière, Tomas étant dehors à prendre l'air, Mendoza se demande si ça valait le coup de risquer la liberté qu'il vient de regagner pour assouvir un besoin de vengeance. Il pourrait déjà être en Argentine à l'heure qu'il est. Miguel l'a informé que des sympathisants peuvent lui fournir un gîte et l'opportunité de finir ses jours paisibiement à l'abri. Mais il est là, à saigner dans une voiture à Los Angeles.

Mendoza : T'as eu de la chance, mais la prochaine fois, il pourrait ne pas te louper...

Miguel sort alors de la pharmacie. Tomas le voit, jette une cigarette à terre et retourne dans la voiture. Un sac plastique à la main, Miguel ouvre la porte arrière et donne le sac à Mendoza.

Miguel : Y a des compresses, des bandages, du désinfectant, des antidouleurs et une bouteille d'eau.
Mendoza : Ouais, merci pour ça, surtout les antidouleurs.

Mendoza ouvre alors la petite boite avec sa main valide, perce quelques capsules et fourre une poignée de comprimées dans sa bouche, puis saisit la bouteille d'eau qu'il vide presque en quelques gorgées. Il se sent soulagé, les antidouleurs ne devraient pas tarder à faire effet, et la balle étant ressortie, il devrait pouvoir s'en sortir sans trop de séquelles. Alors qu'il applique du désinfectant puis applique des compresses et bandages, Miguel, au volant, prend la parole.

Miguel : Monsieur, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Mendoza : Ce qu'on aurait du faire depuis le début.
Miguel : On l'appelle ? Elle avait dit 16 heures, elle doit être prête.
Mendoza : Elle est assez susceptible, donc je vais éviter de la bruquer, il ne vaut mieux pas la contrarier. On l'appellera à 16 h, et on avisera de la suite des évènements ensuite.
Tomas : Vous appelez qui ? Des renforts ?
Miguel : On va dire que c'est... une ancienne « amie ».
Mendoza : Si ce que tes informations sont correctes, Miguel, elle possède une blanchisserie sur... Sepulveda, c'est ça ? Alors rien de nous empêche de prendre de l'avance. On y va.

Miguel met alors le contact et démarre.

03:36:59
03:37:00
03:37:01
...
03:40:10 PM


La cigarette de Tomas est encore fumante au sol, à quelques dizaines de mètres de la pharmacie. Soudain, un SUV noir se gare près de là, dans le parking.

Stephen : Qu'est-ce qu'on fait là ? Je croyais qu'on allait chez Chloe O'Brien ?
Tony : Vous avez remarqué l'état de Jack, non ?
Stephen : Ouais, il est pas très bien. Mais qui le serait après 2 ans de captivité en Russie ? Les conditions de vie devaient être horribles. C'est déjà un miracle qu'il tienne à peu près debout.
Tony : Non, il y a autre chose. Quand je le ramenais de l'aéroport, il avait mal et il a ouvert sa veste. Il n'a pas vu que je jettais un oeil, mais j'ai vu sa chemise et je crois qu'elle était imbibée de sang. Je ne sais pas ce que Jack a, mais il essaye de le cacher. Quoique ce soit, on va avoir besoin qu'il soit dans ses meilleures dispositions.
Stephen : Je dois y aller, c'est ça ?
Tony : Techniquement je suis un fugitif, donc oui, j'essaye d'éviter de m'afficher en public. Prenez du désinfectant, des bandages et des antidouleurs. Voilà 70$, ça devrait être assez.
Stephen : C'est bien, je pense qu'il y a assez d'argent pour que je me prenne un pansement, au passage.
Tony : Je m'excuse encore pour vous avoir frappé hier soir...
Stephen : Oh, c'est oublié. Littéralement, ma mémoire des évènements est un peu floue.

Tony décoche un faux sourire à cette remarque sarcastique de Stephen, qui sort de la voiture et se dirige vers la pharmacie. Au passage, il marche sur le mégot de Tomas.


03:43:53 PM

Dans les toilettes de la Cellule, Jack est en train de se débarbouiller à l'aide de l'eau achetée par Tony. Deux bouteilles d'eau de source et une serviette ne suffisent pas, mais ça rafraichit, et c'est mieux que ce à quoi il a eu droit pendant 2 ans à l'autre bout du monde. Après avoir nettoyé un miroir couvert de poussière, il jette un oeil à sa blessure, qui s'aggrave d'heure en heure. Une plaque grise est présente sur le bas de son torse. Jack la touche, c'est douloureux. Mais pour l'instant, il n'a pas de problème pour respirer, ça n'impacte pas ses fonctions motrices. Il peut encore servir, il peut encore protéger sa famille. Mais il ne sait pas encore pour combien de temps. Jack tousse alors, et crache dans le lavabo. Un mélange de bile et de sang atterrit près du trou. Jack s'y est habitué depuis quelques jours. Mais maintenant, il doit le cacher. Il saisit un fond de bouteille et le verse dans le lavabo, pour faire partir dans les égouts cette preuve de sa condition physique affaiblie.

Jack : Tiens bon... pour eux. T'as pas fait tout ce chemin pour rien.

Jack remet alors son pull et sort des toilettes. Il aperçoit Kim se dirigeant vers les toilettes, Richard dans les bras.

Jack : C'est libre.
Kim : Merci. Dis, papa... tu es sûr que ça va aller ?
Jack : Oui, juste un peu fatigué par le trajet. Et aussi un peu par les deux ans à Moscou.

Jack essaye de faire de l'humour, mais il voit bien que Kim est contrariée et sait que quelque chose se trame. Mais il n'est pas près à lui dire, pas maintenant. Ça n'aiderait en rien.

Jack : Je ne suis pas dans la meilleure des formes, en effet, mais ça va aller. On en reparlera plus tard, quand tout ça sera fini, ok ?

Kim acquiesce alors silencieusement puis rentre dans les toilettes. Jack, après être resté quelques secondes immobile, souffle et retourne vers la salle de repos.


06:46:41 PM – Washington, DC

Président Rowland : Mes chers concitoyens, si je m'adresse à vous ce soir, ce n'est pas pour parler des scrutins en cours, mais pour évoquer la terrible attaque du centre de détention de Guantanamo Bay qui a coûté la vie à 11 braves hommes...
Mike : J'étais au téléphone avec notre agent à l'hôpital de Santiago. L'un des gardes vient de succomber de ses blessures.
Président Rowland : Oh, c'est pas vrai...

Le Président Rowland va passer à l'antenne dans moins d'un quart d'heure. Il peaufine son speech avec l'aide de Mike Novick.

Mike : Monsieur le Président, j'ai eu les dernières estimations...
Président Rowland : Je sais bien ce que vous allez me dire, ne vous fatiguez pas, Mike. Concentrons nous sur cette annonce. Même si le peuple américain me déteste, je veux qu'il sache qu'on fait tout pour trouver Al-Sayeed. De nouvelles pistes ?
Mike : Le général Coburn vient de me dire qu'un avis de recherche a été lancé au niveau national pour Darwyn Al-Sayeed, basé sur une photo datant de sa capture, donc potentiellement approximative. On n'a toujours pas l'identité des assailants morts durant l'attaque, au delà qu'ils soient typés sud-Américains.
Rowland : Pourquoi des latinos risqueraient leur peau pour un Yéménite ? Des mercenaires ?
Mike : C'est toujours l'hypothèse la plus probable, même si on n'exclut pas la possibilité...
Rowland : Qu'Al-Sayeed ne soit pas le prisonnier évadé ? Vous avez intérêt à me confirmer ça avant que je passe à l'antenne. C'est intolérable que personne ne puisse authentifier son identité ! Pour qu'il n'y ait aucune trace de son incarcération, ça doit forcément venir de ce bureau, non ? Incroyable... J'ai déjà perdu le respect des gens, je ne veux pas finir ma présidence couvert de ridicule.
Mike : Bien, monsieur. Je vous tiens informé.

Alors que Mike s'éloigne, Rowland gromelle dans son coin et se tourne vers un agent du Secret Service, en parlant tout seul.

Rowland : Comme si j'avais pas assez de problèmes, faut que je me coltine les cachoteries de David Palmer qui me sautent à la gueule, aujourd'hui en plus... On peut dire ce qu'on veut, moi je n'ai jamais trempé dans ce genre de magouilles.

Mike entend cette remarque, s'arrête net et s'apprête à prendre la défense de Palmer, mais se dit que ça n'apportera rien. Mike prend sur lui et sort du Bureau Ovale sans dire un mot.

06:49:59
06:50:00
06:50:01
...
03:53:14 PM PM


Tony : 45, Lexington Avenue, on y est.
Stephen : Tony ?
Tony : Oui ?
Stephen : Visiblement, Kim a décidé de vous faire confiance. Mais j'ai entendu parler de ce que vous avez fait, et si jamais vous nous trahissez, si jamais vous décidez de nous poignarder dans le dos, je n'hésiterais pas à faire ce qu'il faut pour protéger ma femme et mes enfants, vous pouvez compter là-dessus.
Tony : Ok. Vous avez fini ?

Tony voit que Stephen est visiblement tendu et protecteur de sa famille, ça peut se comprendre. Tony décide d'oublier qu'il vient de le menacer.

Tony : Écoutez, vous n'avez rien à craindre, Stephen, je n'avais rien à gagner à me jeter dans la gueule du loup, et pourtant je suis là maintenant, non ?

Stephen acquiesce et sort de la voiture. Tony sort également et regarde l'immeuble. 10 étages, assez modeste, visiblement ancien. Ce n'est pas un endroit dans lequel il imaginait que Chloe puisse vivre, mais Jack lui a dit avant de partir qu'elle aussi a souffert son lot de tragédies et a beaucoup perdu au cours des dernières années.

Stephen : Je vais l'appeler, lui dire qu'on est là.

Stephen compose alors le numéro donné par Jack. Au bout de quelques secondes, Chloe répond.

Chloe : C'est qui ?
Stephen : Mademoiselle O'Brien ? C'est Stephen Beaumont, le mari de Kim, on s'est rencontrés à plusieurs reprises à notre domicile.
Chloe : Je me souviens.
Stephen : Nous sommes devant votre immeuble.
Chloe : Jack est avec vous ?
Stephen : Non, il ne se sentait pas bien. Je suis avec Tony Almeida, il travaille avec nous, Jack a du vous prévenir.

Chloe arrête alors de tourner en rond et regarde Kate, assise dans le canapé. Elle sait qui est Tony, elle avait intensivement étudié son dossier quand elle était en charge de la traque de Jack. Chloe regarde alors entre les stores de la fenêtre du salon et voit deux hommes près d'une voiture. Elle ne peut pas distinguer leur identité de cette hauteur.

Chloe : Jack ne se sentait pas bien, comment ça ?
Stephen : Écoutez, appelez-le, il va confirmer qu'on est ici pour vous amener en sécurité et que vous nous aidiez.
Chloe : Je vais faire ça.

Kate : Si ce que j'ai lu sur Almeida est vrai, tu ne peux pas lui faire confiance !
Chloe : J'appelle Jack. S'il se porte garant, c'est bon pour moi.

Chloe regarde alors son historique d'appels, repère le numéro de Jack et l'appelle.

03:56:03 PM PM

Jack : Oui ?
Chloe : Comment tu peux lui faire confiance ?
Jack : Je ne lui fait pas confiance, pas vraiment. Mais il a l'air d'avoir changé... Tony n'avait rien à gagner à venir s'assurer de la sécurité de Kim, mais il l'a fait.
Kim : On peut le croire, Chloe. Il est dans les mêmes emmerdes que nous.
Chloe : Contente de t'entendre, Kim.
Jack : Je voulais te le dire en personne, Chloe, mais je ne pouvais pas me déplacer, là. Tony est avec Stephen car c'est pas sûr pour lui de s'aventurer dehors seul.
Chloe : Qu'est-ce qui t'arrive ?

Kim regarde alors Jack et vice-versa. Après quelques secondes, Jack reprend la parole.

Jack : Les... conditions de détention étaient difficiles, et mon échappée n'a pas non plus été de tout repos. J'ai plus l'âge de pouvoir encaisser ça sans séquelles. Mais je vais tenir, j'avais juste besoin d'un peu de repos.
Chloe : Bon... on se voit bientôt.
Jack : Oui, faites attention.

Chloe rappelle alors Stephen.

Chloe : Je suis au 9ème étage, appartement 12.
Stephen : Très bien, on arrive.
Chloe : Y a pas d'ascenseur, prenez la cage d'escalier au fond du hall à gauche.
Stephen : Parfait.

Tony regarde alors au 9ème étage et voit des stores bouger. Certainement Chloe qui les observe. Dans l'appartement, Kate enlève la sécurité sur son arme et va s'asseoir sur une chaise de la cuisine, à quelques mètres de la porte d'entrée. Pas question de prendre de risque.

Split-screen final :

- Dans son bureau, Adam Kaufman fouille dans ses anciens dossiers de la CTU.
- Jack parle à Teri. Elle sourit, sous le regard de sa mère, à l'autre bout de la pièce.
- Aux côtés de Mike, le Président Rowland se dirige vers la salle de presse pour faire sa déclaration à la nation.
- Carlos Mendoza regarde un carnet d'adresses.

03:58:01 PM

Mendoza : On doit vraiment faire tout ça ?
Miguel : Elle est très prudente, c'est pour ça que c'est la meilleure. On aurait dû l'attendre.
Mendoza : On aurait dû pouvoir s'occuper de tout ça seuls.

Mendoza compose alors un numéro.

Stan : Blanchisserie Murphy, en quoi pouvons-nous vous aider ?
Mendoza : Je voudrais vous apporter 42 polos bleus et verts à laver pour demain soir 21h, c'est possible ?
Stan : Bien sûr, patientez un instant.

L'homme au téléphone se lève de derrière son comptoir, s'excuse auprès du client en face de lui en lui disant de patienter quelques instants, et se dirige vers un bureau à l'arrière de la blanchisserie, le combiné à la main. Il pose le téléphone sur un bureau d'une femme, en train de chercher des documents dans un meuble.

Stan : C'est Mendoza.

Après quelques secondes, la femme se retourne, saisit le combiné et s'asseoit.

Mandy : Je peux faire quoi pour vous ?

03:59:57
03:59:58
03:59:59
04:00:00 PM

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 Message Posté le: Mar 14 Oct 2014 - 18:37    Sujet du message:
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Encore un épisode très agréable à lire. Peut-être même encore plus prenant que les autres car, je ne veux pas jouer les mentalistes à deux balles, mais on sent que tu es de plus en plus "habité" par ta story. Cet épisode est très long, tu prends le temps de bien décortiquer toutes les actions et, surtout, tu t'investis énormément : la fausse histoire d'Al Sayeed, son explication, ses conséquences, ça, c'est super bien pensé, car ça prouve que tu fais l'effort de ne pas te faciliter la tâche. C'est bien, t'as eu le bon réflexe. Ta fanfic est très mature, en plus d'être cohérente.

Aussi :
-Sympa le clin d’œil à la famille Al-Harazi Wink
-Le passage sur la chemise de Teller m'a bien fait marrer.
-Je voyais venir le cliff de fin d'épisode dès que Mendoza parle "d'elle" en milieu d'heure, mais ça n'enlève rien à sa qualité ou à son importance. Pour les fans comme moi, ça fait vraiment plaisir de voir Mandy être intégrée dans ce Final Countdown !

Bref, vivement la suite, mais prends ton temps. Plus tu prendras le temps de soigner chaque épisode, plus grande encore sera la qualité de ta fanfic. En tout cas, respect Smile
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 Message Posté le: Sam 18 Oct 2014 - 18:11    Sujet du message:
Répondre en citant

Effectivement je me prends vraiment au jeu, j'y pense assez souvent (en général je me dis qu'il faut vraiment que je trouve du temps pour m'y mettre), quand j'ai des idées je les note (j'ai plusieurs pages de notes pour les épisodes suivants, de points à aborder, de répliques à caser).

Ça me fait plaisir d'imaginer cette histoire et ce que feraient ces personnages, et ça me fait très plaisir que tu lises aussi et que tu apprécies Wink.

— Pour le Darwyn Al-Sayeed, c'est une référence au nom du personnage principal de Sleeper Cell (série vraiment à voir, d'ailleurs : 1ère saison excellente (prévue comme une mini-série), 2ème saison en dessous mais les 2 derniers épisodes sont magistraux), et je tenais à renforcer l'idée que Mendoza était un prisonnier secret et que même les documents officiels mentaient sur son identité.

— D'ailleurs pour la chemise de John Teller, dans ma tête c'est une chemise hawaïenne bleue Mr. Green (je parlais du changement de chemise dans l'épisode 3, je voulais y faire référence là-aussi). Juste pour donner encore plus un air cool/sympa à Carlos Mendoza, capable d'être charmant avec la fille de l'accueil du lycée puis de la tuer l'instant d'après.

— Et pour Al-Harazi, le Day 9 a établi que c'était un terroriste assez important, donc une petite référence ne fait pas de mal. D'ailleurs, à un moment donné j'ai pensé faire référence au frère de Abu Fayed mais c'était un peu trop obscur, et je crois que le 6.01 a établi que Jack l'a tué en 1999, donc ça ne collerait pas avec Al-Sayeed en avril 2006.

Concernant Mandy, effectivement le "elle" était assez révélateur (je préférais ça qu'un simple "ton contact", dans le sens où les personnages doivent parler relativement normalement sans essayer de ménager l'effet de surprise pour le lecteur Mr. Green).

Ça me fait un peu penser au retour de Sherry Palmer en saison 3, je crois me souvenir qu'on voit David Palmer dire à Wayne qu'il connait quelqu'un qui pourra s'occuper d'Alan Miliken (qui lui fait du chantage), et on savait tous de qui il s'agissait avant de voir, un peu plus tard, Sherry décrocher le téléphone.

J'ai hésité à faire revenir Mandy (c'était dans mes plans de départ cela dit), mais j'ai pensé à quelques scènes qui m'avaient l'air bien et que je voudrais voir. J'ai pensé à introduire Mandy au début du 3e épisode, mais je préférais que Mendoza Sr essaye de se faire justice seul plutôt que de devoir s'associer avec quelqu'un (j'ai dans l'idée que c'est un mec avec un sacré égo). J'essaye d'expliquer sa présence à Los Angeles de manière crédible dans l'épisode suivant, et surtout de la lier à Mendoza Sr, même si c'est évident que son retour est une belle coïncidence — pas plus grosse que l'arrivée de Nina en saison 3 par ex., ou d'ailleurs le retour de Mandy en saison 4, mais moi j'ai l'avantage de la narration pour essayer de faire le lien (Mandy ne faisait pas de monologues pour le téléspectateur, elle n'en fait pas non plus dans ma saison Mr. Green).


Elena Bauer a écrit:
je suis là moi aussi ! je lis meme si je commente pas Mr. Green
parce que moi je sais pas argumenter, je vais juste te dire "trop cool Embarassed " et c'est tout, alors autant me taire et apprecier ce que tu ecris !

mais continue hein !


Ah, mais même un simple "trop cool", je prends, hein Mr. Green. Ça fait toujours plaisir d'avoir du feedback. Merci de lire Wink !

J'ai entamé l'épisode 5 : j'en suis à 16h17, 3 scènes d'écrites, dont une longue et importante et qu'il me tardait de faire.

Merci à vous deux Smile !
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Elena Bauer
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 Message Posté le: Jeu 30 Oct 2014 - 19:39    Sujet du message:
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palmer, tu m'as abandonné Sad
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