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Fan-fiction de Palmer22 : Day 10 - The Final Countdown
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Palmer22
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 Message Posté le: Ven 07 Nov 2014 - 23:20    Sujet du message:
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Elena Bauer a écrit:
palmer, tu m'as abandonné Sad


Pas du tout, j'ai juste été très très occupé ces derniers temps, et à chaque fois que je voulais vraiment m'y mettre, c'est pas l'envie qui manquait, c'est juste que d'autres choses devaient venir en priorité Wink (qui plus est, l'épisode est assez long). J'ai quelques jours de repos là, donc je vais essayer de bien avancer sur le 10.06, mais en attendant, voilà le 10.05, désolé du délai Smile.
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Palmer22
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Messages: 4967

 Message Posté le: Ven 07 Nov 2014 - 23:44    Sujet du message:
Répondre en citant



DAY 10 — THE FINAL COUNTDOWN


Ces événements se déroulent entre 16h et 17 h, le jour des élections Présidentielles.
Ils sont rapportés en temps réel.



04:00:01 PM — Los Angeles

Mendoza : J'ai un problème, Mme Murphy.
Mandy : Oui. En général, on ne requiert pas mes services pour le plaisir de ma compagnie.

Assise à son bureau, Mandy actionne un pendule de Newton et le regarde passivement, le téléphone à l'oreille. Plus personne ne la connait sous le nom de Mandy, depuis 10 ans elle s'appelle Bridget Murphy. Et cela fait déjà bien longtemps qu'elle n'est plus en contact avec quiconque connaissant son véritable nom.

Mendoza : Mon fils est ici, à Los Angeles, et il a une petite armée avec lui.
Mandy : C'était pas prévu.
Mendoza : Non, en effet.

À la suite de l'attentat sur David Palmer, tous ceux impliqués ont été pourchassés par toutes les agences fédérales des États-Unis. Mandy avait prévu sa fuite dès qu'elle a accepté de serrer la main du Président. Qu'il vive ou meure, elle ne pouvait plus rester dans ce pays. Son butin transféré sur un compte offshore, elle s'est enfuie au Maroc, où elle s'est cachée quelques mois avant d'être introduite à Carlos Mendoza par un ami commun. Elle a fait le voyage retour au Venezuela. Mendoza ne fait pas confiance facilement, aussi elle a du passer quelques épreuves, effectuer quelques contrats pro-bono afin d'être acceptée dans son cercle proche. Mandy ne traitait jamais directement avec Mendoza, elle prenait ses ordres de Miguel Valverde. Être dans les petits papiers de Mendoza a ses avantages : le Venezuela ne fait pas d'extradition, la police n'enquête pas trop quand les crimes sont reliés au pouvoir... de quoi pouvoir prospérer tranquillement. Mais quand le régime de Mendoza est tombé en 2006, ses partisans ont été traqués, Mandy a du fuir le Venezuela. Elle apprécie d'être aujourd'hui en position de tirer les ficelles.

Mandy : Les infos parlent d'une fusillade dans un lycée du centre. C'est vous ?
Mendoza : Les nouvelles vont vite.
Mandy : Difficile de passer outre. C'est à se demander si vous voulez avoir toutes les caméras du pays braquées sur vous. Vous deviez m'attendre.
Mendoza : J'ai... cru que je pouvais m'occuper...
Mandy : Vous vous êtes emportés, voilà ce que vous avez fait.

Depuis l'obtention de son immunité dans sa coopération pour la localisation d'Habib Marwan, Mandy a gardé un profil bas pendant plusieurs années. N'étant pas exactement 'employable', au bout de quelques années elle a recommencé à louer ses services aux plus offrants, agissant uniquement dans les hautes sphères, généralement à la solde de dictateurs du Moyen-Orient. S'il y a bien une chose qu'elle a su conserver, c'est sa capacité d'adaptation. Elle a retenu la leçon : ne pas travailler avec des terroristes fanatiques. Le meilleur moyen de rester incognito est d'effectuer de simples contrats dans des affaires de chantages, pressions politiques ou de rendre des sanctions expéditives envers des pauvres malheureux. Mandy a cessé d'avoir des remords à leur sujet depuis longtemps : si ce n'est pas elle qui le fait, ce sera quelqu'un d'autre.

Mendoza : On est à 10 minutes du point de rendez-vous.
Mandy : Vous conduisez quoi, comme voiture ?
Mendoza : Une Impala grise.
Mandy : Garez-vous dans la ruelle derrière la blanchisserie, à côté du camion de livraison. Un de mes hommes viendra vous accueillir.
Mendoza : Parfait. À ce propos... la voiture n'est pas vraiment à nous. Y a de bonnes chances pour qu'elle soit recherchée, il va falloir en changer.
Mandy : On a ce qu'il faut.


07:03:39 PM – Washington, DC

Président Rowland : … Ces 12 hommes sont des héros, tombés en défendant les valeurs de ce pays. Et ce que je peux vous dire, à cet instant, c'est que tous nos efforts sont concentrés sur la capture d'Al-Sayeed. Nos frontières sont fermées jusqu'à nouvel ordre, et toutes les agences fédérales sont mobilisées afin d'appréhender cet individu. Il devait finir ses jours en prison, et nous mettons tout en oeuvre pour s'assurer qu'il y retourne le plus rapidement possible. Son portrait sera diffusé sur chacune des grandes chaines d'information, ainsi que sur leur site internet, et sur celui de la Maison Blanche, accompagné d'un numéro que je vous demande d'appeler si vous pensez avoir des informations sur la localisation de cet individu. Mes chers compatriotes, nous avons besoin de votre vigilance afin de l'appréhender dans les meilleurs délais...


04:05:54 PM – Los Angeles

Stephen : Neuvième... ça y est.
Tony : Ça devrait être illégal de ne pas avoir d'ascenseur dans des immeubles comme ça.

Stephen et Tony sont enfin arrivés au 9ème étage. Chloe habite au 912. Les deux hommes, tout en reprenant leur souffle, sortent de la cage d'escalier et s'avancent dans le couloir. Tony appuie sur un interrupteur, une faible ampoule se met à éclairer le passage. L'immeuble est aussi vétuste que sa façade le laissait paraître. Stephen et Tony arrivent alors devant la porte 12, disposant d'un judas. Stephen frappe. Après quelques secondes, la porte s'entrouvre. Chloe regarde dans l'entrebâillure.

Chloe : Vous êtes armés ?
Stephen : Pas moi.
Tony : Je vais enlever les cartouches et poser mon arme sur une table, ça va ?

Toujours tapie dans l'ombre de son appartement, Chloe regarde Tony désassembler son arme. Une fois fini, tenant dans une main le chargeur et dans l'autre le pistolet, il attend que Chloe se décide à ouvrir la porte.

Chloe : Ok, entrez.

Chloe entrouvre un peu plus la porte et retourne à l'intérieur. Stephen entre le premier, Tony le suit. L'appartement est sombre et étroit. Les stores sont tirés, et ce deux pièces n'est éclairé que par une ampoule fixée au dessus d'un canapé qui sert aussi visiblement de lit. Tony et Stephen passent devant le frigidaire, sur lequel se trouve un dessin d'enfant et une photo de Chloe, Morris et Prescott.

Alors que Tony pose son arme sur une table, il lève la tête et voit une femme assise dans la cuisine, le regardant suspicieusement, une arme posée à côté de la main.

Tony : Vous êtes qui ?
Kate : Je suis là pour la protéger.
Tony : Ça tombe bien, moi aussi. Tony, enchanté.
Kate : Je sais qui vous êtes.

Stephen regarde Tony et Kate se dévisageant, avant que Chloe ne prenne la parole.

Chloe : Bon, arrêtez, vous deux.

Chloe se tourne alors vers Stephen.

Chloe : Vous voulez quelque chose à boire ?
Stephen : De l'eau, ça ira.
Chloe : Et toi, Tony ?
Tony : De l'eau, c'est très bien.

Chloe regarde toujours Tony d'un air suspicieux. Elle essaye de s'y faire, mais elle n'arrive pas à ne pas ressentir d'appréhension. Elle a travaillé avec lui et Bill Buchanan pendant des semaines à Washington, et à aucun moment elle ne s'est doutée qu'il jouait un double-jeu. Qui sait ce dont il est encore capable ? Alors que Tony la remercie du verre d'eau qu'elle lui tend sous le regard attentif d'une Kate silencieuse, elle tente malgré tout de dédramatiser la situation.

Chloe : Ça te va mieux d'avoir des cheveux.

Tony esquisse un sourire, cette remarque lui rappelant le ton décalé de Chloe auquel il s'était habitué par le passé.

Tony : Je dois être sorti de ma phase « méchant ».

Kate, fixant toujours Tony du regard, ne peut alors plus se contenir.

Kate : Vous avez tué le directeur du FBI de Washington. Il avait une femme et deux enfants, si je me souviens bien. Vous avez tué deux autres agents du FBI pour couvrir vos traces. Vous avez envoyé un innocent avec un pathogène bactériologique dans une station de métro. Votre place est au fond d'un trou, que ce soit en prison ou sous terre, mais certainement pas ici.
Tony : J'ai passé les 7 dernières années à être hanté par les évènements de ce jour-là... Je ne peux pas changer ce qui s'est passé, mais croyez-moi que je le veux tellement. Là, tout ce que je peux faire, c'est essayer de me racheter... C'est impossible de réparer le mal que j'ai pu causer, mais si je peux, d'une façon ou d'une autre, aider à protéger des innocents aujourd'hui, alors je pourrais peut-être me regarder dans un miroir un peu plus facilement.
Kate : Vous êtes un traitre, c'est tout ce que vous êtes.

Pendant que Kate et Tony s'expliquent, Chloe se tourne vers Stephen.

Chloe : Vous lui faites confiance ? Il ne va pas encore nous trahir ? Il était devenu assez doué à ce jeu-là.
Stephen : Il m'a déjà assommé deux fois depuis qu'on s'est rencontrés, mais je crois qu'il est honnête sur ce coup-ci, oui.

Chloe s'adresse alors à Kate et Tony.

Chloe : Eh ! C'est vraiment pas le moment de s'engueuler. Tony est là et il est avec nous, c'est ce qui compte.

Kate hoche de la tête, se lève de sa chaise et se dirige vers l'autre bout de la pièce sans un regard vers Tony.

Tony : On ne devrait pas tarder à partir, Chloe.
Chloe : Avant ça, j'ai peut-être découvert quelque chose d'utile. Viens voir.

Alors que Tony et Chloe se dirigent vers son bureau où trône un ordinateur entouré de divers disques durs externes, Stephen regarde Kate et se dirige vers elle.

Kate : Mon mari... s'est suicidé, accusé d'être un traitre. Il a été piégé par une ordure de la trempe d'Almeida.
Stephen : Je ne porte pas Tony très haut dans mon coeur non plus, mais on a besoin de toute l'aide possible.
Kate : Quand ce sera fini, quand ce Carlos Mendoza sera hors d'état de nuire... je me charge de remettre Almeida derrière les barreaux.

Stephen reste d'abord sans réaction, puis jette rapidement un regard vers Tony et Chloe, penchés sur l'ordinateur de cette dernière, de l'autre côté de la pièce.

Chloe : Tu vois, on reporte une fusillade au lycée Partridge, il y a une heure. Deux morts.
Tony : C'est lié à Mendoza ?
Chloe : Ça pourrait. J'ai regardé la liste des élèves. Tu vas reconnaître un nom : Angela Edmunds.
Tony : Edmunds... La fille de Chase ?
Chloe : Ça doit forcément être elle.
Tony : Chase était sur le terrain pour la capture de Mendoza.
Chloe : C'est pas tout. Sur CNN ils diffusent des images d'une caméra de surveillance du parking du lycée. L'image est floue, mais on les voit voler une voiture.

Chloe fait arrêt sur image sur le site de CNN, et Tony fixe attentivement l'écran. On ne peut pas distinguer de visages, mais l'un d'entre eux a la main en sang.

Tony : Angela Edmunds n'est pas avec eux, visiblement.
Chloe : Tu crois qu'ils l'ont tuée ?
Tony : Ça ne ressemblerait pas à Mendoza. Il l'aurait utilisée pour atteindre Chase. Tu ne peux pas voir où ils sont allés ensuite ?
Chloe : Ici, c'est pas la CTU. Juste moi et le streaming de CNN, je ne peux rien de plus.
Tony : Pas faux.
Chloe : Tu crois que les autorités vont l'attraper ?
Tony : Ils peuvent avoir la plaque d'immatriculation de la voiture, mais c'est tout.
Chloe : Ils parlent d'un Darwyn Al-Sayeed à la télé.
Tony : Voilà... Ils ne savent pas qui chercher. Parce qu'on a bien fait notre boulot, à l'époque.
Chloe : Comment ça ?
Tony : Jack est le mieux placé pour t'expliquer.
Chloe : Tony... tu crois pas que ce serait mieux de laisser les autorités s'en occuper ? De leur dire que c'est Mendoza, qu'il est à Los Angeles et pour quelle raison ?
Tony : Je suis un meurtrier, comme ton amie l'a justement rappelé. Et Jack vient de s'évader de Moscou. On a couvert la détention illégale du président du Venezuela. Le Président Palmer a autorisé ça officieusement. Si cette histoire sort, ça pourrait créer une crise diplomatique majeure... Il vaut mieux régler ça en interne. Mendoza nous veut, nous. C'est personnel, impliquer les flics nous mettrait moi et Jack sur la touche, et ça nous rendrait tous vulnérables : Mendoza avait des contacts dans notre gouvernement à l'époque. Et pour avoir réussi une telle évasion, il a forcément eu de l'aide.
Chloe : Ok. On va où ?
Tony : À la Cellule.
Chloe : C'est sûr ? Je suis passée devant il y a quelques semaines et ça avait l'air...
Tony : Abandonné et délabré, oui. Au calme. Et on sait qu'on sera tranquilles.
Chloe : Ça va faire drôle.

Alors que Chloe attrape un sac et y fourre son ordinateur ainsi qu'un classeur et deux disques durs, Tony reprend la parole, à faible volume.

Tony : Je suis désolé pour Morris et ton fils.
Chloe : Tu n'as pas à être désolé, c'est pas de ta faute. Mais merci.

Tony se dirige alors vers Kate et Stephen.

Tony : Ok, Stephen, on part, et... vous allez devoir me dire votre nom, autrement on va pas y arriver.
Kate : Kate Morgan.
Tony : Très bien, Kate, on y va.


04:12:58
04:12:59
04:13:00

04:17:31 PM


À l'extérieur de la blanchisserie, Miguel roule lentement avant de tourner dans l'impasse et se garer. Mendoza sort de la voiture, ferme la portière et regarde sa main. Les anti-douleurs ont fait leur effet, il ne ressent presque plus rien. Alors qu'il observe de haut en bas la façade décrépie de la blanchisserie, le LAPD se fait entendre. Il a à peine le temps de mettre la main à sa ceinture que la voiture de police passe devant l'impasse et continue son chemin à toute vitesse. Mendoza souffle. Il ne veut pas se l'avouer, mais il ne pourra pas faire ça tout seul. Il remarque une caméra située au dessus d'une porte. Alors qu'il s'en approche, la porte s'ouvre et un homme chauve apparaît. Il regarde la voiture puis Mendoza, Miguel et Tomas.

Michael : Elle vous attend, venez.

Alors que Mendoza pose le pied dans l'arrière boutique de la blanchisserie, une odeur de lessive embaume l'atmosphère. Lavande. Il ne sait plus depuis combien de temps il n'a pas senti une odeur aussi agréable. Mendoza est alors pris de doutes. Il vient à peine de retrouver l'air libre, est-ce que ça vaut le coup d'aller jusqu'au bout ? À quelques centimètres près, sa volonté de vengeance aurait pu l'envoyer six pieds sous terre. Perdu dans ses pensées, Mendoza traverse un couloir qui mène à un bureau. Le garde ouvre la porte. Mandy est assise à son bureau, en train de regarder des papiers administratifs.

Mendoza : Ça a l'air compliqué.
Mandy : C'est pas ma partie préférée du boulot, mais ça doit être fait.
Mendoza : [i]Vous êtes différente de mes souvenirs.

Mandy : Je pourrais vous dire la même chose. Le poids des années, c'est pareil pour tout le monde.
Mendoza : Oh, pourtant je vous assure que la notion du temps est très différente quand vous êtes enfermé en prison.
Mandy : J'imagine.
Mendoza : Justement, vous n'imaginez pas. Vous n'avez jamais été prise, non ? C'est pour ça que vous êtes si réputée.
Mandy : Non, j'ai été prise. Je suis juste douée pour m'échapper et disparaître.

Mendoza regarde autour de lui.

Mendoza : Ça ressemble vraiment à une entreprise légale.
Mandy : Ça l'est, techniquement.
Mendoza : Oui, enfin si je suis ici, c'est pas pour me faire laver la chemise... quoique j'en aurais besoin.
Mandy : Là, je pense qu'elle est foutue. Allez parler à Jeff en bas, il vous en donnera une propre.

Mandy se lève et se dirige vers un coffre-fort. Mendoza remarque que son allure est étrange. Elle ne boite pas, mais presque. Alors qu'elle tape la combinaison, Mandy sent qu'elle est observée.

Mandy : Je me suis pris une balle dans la jambe droite il y a 10 ans. Une opération à Lisbonne mal préparée qui a mal tourné. J'ai été imprudente, on m'a tiré dessus et ma cible s'est échappée. La balle a traversé, mais comme vous le voyez, je n'ai pas pu récupérer totalement.

Depuis cet incident, Mandy ne va plus sur le terrain. Elle emploie désormais des tueurs à sa solde, recrutés au fil des années. Elle en a aujourd'hui une quinzaine à travers le monde, dont dix à Los Angeles aujourd'hui, la plupart ex-militaires. Mandy a accès aux bons contacts, elle leur fourni le matériel nécessaire, et en échange elle obtient une part conséquence de chacun de leurs contrats. La reconversion était nécessaire afin de survivre. Elle saisit alors le contenu du coffre-fort et ferme la porte.

Mandy : Vous auriez vraiment du m'attendre.
Mendoza : On a été surpris.
Mandy : Je n'aime pas les surprises.
Mendoza : Ne vous inquiétez pas, votre gouvernement n'a aucune idée de qui était le prisonnier 224.
Mandy : Je ne vous aurai pas laissé venir jusqu'ici si c'était le cas. Et ce n'est pas mon gouvernement.
Mendoza : Oh. Vous voulez en parler ?

Mendoza ironise sur sa situation, mais il est dans un cas similaire. Il n'a plus de patrie, il ne pourra jamais remontrer sa face en public au Venezuela. Mandy lui adresse un faux sourire puis continue.

Mandy : Cela fait déjà un certain nombre d'années que je ne vais plus sur le terrain, et je suis assez sélective dans mes choix de clients. Mais si j'ai accepté la demande de votre homme, Miguel, c'est que votre affaire a attiré ma curiosité.
Mendoza : Ça veut dire quoi ?
Mandy : Ça veut dire que je vais faire une exception aujourd'hui.

Mendoza regarde la table. Des photos de Kim Bauer, Adam Kaufman, Chase Edmunds, Tom Baker, visiblement prises en catimini, datant des 21 derniers jours, et accompagnées de plans indiquant des itinéraires.

Mendoza : Vous avez bien fait votre boulot.
Mandy : Je fais ce pour quoi vos hommes m'ont payé.
Mendoza : Oui, enfin ça reste mon argent. Le gouvernement de ce pays a essayé de me priver de mes fonds, mais j'étais un homme prudent. On ne garde pas tous ses oeufs dans le même panier.
Mandy : En effet.
Mendoza : Les frontières ont été fermées.
Mandy : On pouvait s'y attendre.
Mendoza : Je pourrai quitter le pays ce soir ?
Mandy : J'ai tout arrangé.

Mendoza pointe alors du doigt la table où se trouve les dossiers.

Mendoza : Vous dites que vous allez "faire une exception"... pourquoi ? Vous les connaissez ?

Mandy feuillette un dossier sur la table, celui de Jack. Comme pour Tony, elle n'a pas de photo actuelle, ses hommes n'ont pas réussi à les repérer. Sa photo d'identité est le portrait officiel de son dossier de la CTU, tandis que le seul visuel de Tony est sa photo d'identité judiciaire.

Mandy : Nos chemins se sont croisés, oui. Allez vous changer. On discutera de notre stratégie en voiture. Je vais devoir changer mes plans à cause de votre petite péripétie au lycée.

Mendoza ne prend pas la peine de répondre et sort du bureau. On le dirige vers une pièce où deux hommes repassent des chemises. À nouveau, une forte odeur de lavande se fait sentir. Il arrive devant un employé qui constate la chemise tâchée de sang.

Mendoza : Ma chemise est sale.
Jeff : On va s'occuper de ça. Je suppose que vous n'avez pas d'adresse à laquelle on peut la renvoyer ?
Mendoza : Vous pouvez la renvoyer au 39, Woodrow Avenue à Century City, mais je ne pense pas qu'elle soit encore d'une grande utilité.
Jeff : Servez-vous dans la pile qui se trouve à droite.

Mendoza se dirige vers un tas de chemises repassées et fait sa sélection, tandis que Jeff regarde la chemise. Elle est fichue, clairement. Alors que Mendoza se fixe sur une chemise mauve, Jeff met la chemise de Teller en boule et la jette dans une poubelle.


04:22:22 PM

Au California Plaza, l'activité se concentre autour d'une table. Peu de clients en ce milieu d'après-midi, mais il y a Will Florrick et Bryan Lee, deux des plus grosses fortunes de l'État de Californie, se rencontrant autour d'un verre en territoire neutre.

Will : N'écoutez pas ces rumeurs.
Bryan : Arrêtez, tout le monde sait que vous avez financé la campagne de Rivera. Vous savez ce qu'il a promis de faire aux compagnies pétrolières ?
Will : S'il est élu.
Bryan : Vous et moi savons que ce sera le cas.
Will : Vous étiez au diner organisé chez Lieberstein ? Rivera nous a dit que cette idée de taxe était une promesse en l'air. Je vous garantis que personne n'en parlera plus dans un an.

Des hommes en costumes noirs et lunettes teintées observent la situation, à bonne distance mais prêts à intervenir en cas de problèmes. Tom Baker est parmi eux. À la suite du départ de Jack et Chase, sa position à la CTU a été fragilisée et Erin Driscoll lui a montré la porte quand elle a recruté Ronnie Lobell qui arrivait avec son équipe. Il a été muté sur recommandation de la Division à l'antenne de la NSA à Hawaii pendant 12 ans. Là, il a rencontré sa femme, Moon. Ils sont revenus ensemble à LA il y a 3 ans quand il s'est vu offrir le poste de chef de la sécurité de Will Florrick, patron d'une banque cotée en bourse. Tom Baker regarde sa montre puis parle dans son système de communication interne, au poignet.

Tom : Jim, tu peux me couvrir ?
Jim : Pas de problème.

Jim Faxon arrive de la rue et se place prêt d'un pilier. Tom passe à côté de lui et s'avance vers la rue, près de la voiture de son patron. Il jette un regard autour de lui puis voit Chase se rapprocher. Il s'avance vers lui.

Tom : Qu'est-ce qui est si urgent que tu devais me le dire en personne ?
Chase : Tu dois venir avec nous, c'est important.
Tom : Comment ça ? Et c'est qui, « nous »

Chase pointe du doigt les deux voitures garées de l'autre côté de la rue. Sur le siège passager droit, on peut voir Mauricio fumer une cigarette, le bras posé à travers la vitre.

Tom : C'est qui ?
Chase : Tu as entendu parler de l'évasion à Guantanamo ?
Tom : Les infos ne parlent que de ça.
Chase : C'est lié à une opération qu'on a mené au Venezuela en 2006, opération Terre Brûlée.
Tom : Terre Brûlée ? C'est pas là qu'on a...
Chase : Capturé le président du Venezuela. Son fils nous avait aidé à l'époque, c'est lui dans la voiture.
Tom : On peut lui faire confiance ?
Chase : Il vient de sauver la vie d'Angela, donc pour l'instant j'ai tendance à le croire, oui.
Tom : Merde. Qu'est-ce qui se passe ?
Chase : Carlos Mendoza est à Los Angeles, et il veut se venger. Il sait qui a participé dans l'opération, il a trouvé ma fille, donc qui sait de quoi il est capable. Tu dois venir avec nous.

Tom est sur le point de répondre lorsqu'il aperçoit du coin de l'oeil son patron serrant la main de Bryan Lee. Ils s'apprêtent à partir.

Tom : Je ne peux pas juste partir comme ça.
Chase : Tu vas devoir. Je ne serais pas là si ce n'était pas une question de vie ou de mort.

Tom hésite. Puis après quelques secondes de réflexion, il fait un signe de tête à Chase et les deux hommes se dirigent vers les deux voitures. Mauricio Mendoza jette sa cigarette par terre et remonte la vitre. Dans son système de com', Tom lance une annonce.

Tom : Jim, ma femme a eu un accident et est à l'hôpital, je dois y aller. Présente mes excuses à Florrick.
Jim : Tu déconnes ? Il n'a pas voulu me laisser aller à l'enterrement de mon père, et...
Tom : Alors qu'il aille se faire foutre.

Tom prend alors le système de com' et le jette par terre avant de monter sur le siège passager avant de la voiture de Chase. Il sait qu'il y a peu de chances pour qu'il retrouve son travail en partant comme ça, et commence déjà à regretter ce qu'il est en train de faire. Il met sa ceinture et aperçoit Angela et Natalie à l'arrière. Il les salue brièvement et remarque la peur dans leurs visages. Elles sont inquiètes, et Chase aussi. Tom se dit qu'il prend la bonne décision, la sécurité de Moon est son seul souci, et il n'aimait pas travailler pour Florrick de toute façon.


04:26:56 PM

Tony, Stephen, Kate et Chloe sont en route vers la CTU. Un silence de plomb règne dans le véhicule. Chloe regarde pensivement par la fenêtre quand soudain, elle remarque à ses pieds le sac plastique contenant les anti-douleurs. Elle le prend et regarde son contenu. Kate est également intriguée par ce sac.

Chloe : Pourquoi vous avez ça ?
Stephen : C'est pour Jack.
Chloe : Il est vraiment mal en point, alors.
Stephen : Il faut essayer de comprendre, la Russie a du être épouvantable. Hier il était encore là-bas. Ça va prendre du temps pour qu'il se remette complètement, et ça devra attendre, donc on a été chercher ça pour l'aider à surmonter cette journée.

Stephen essaye d'être rassurant et d'avoir l'air convaincant, mais il a vu Jack, et comme Tony il sait que le mal est plus profond. Tony lui jette un regard approbateur. Chloe est déjà assez stressée, pas besoin d'en rajouter. Il regarde alors dans le rétroviseur et voit que Kate le fixe du regard. Il soupire, puis tente d'entamer la conversation.

Tony : Kate, vous avez enquêté sur moi, on dirait. Quand ça ?
Kate : Pas sur vous. Sur Jack, y a 3 ans. Votre nom revenait souvent dans ses dossiers.
Tony : Vous le connaissez bien ?
Kate : Jack ? Je l'ai juste côtoyé quelques heures, c'est tout.
Tony : Oui, c'est souvent comme ça, avec lui. Depuis 15 ans, j'ai du le voir à trois reprises, pas plus.

Tony essaie de sympathiser, car c'est mieux d'être certain que vos alliés sont réellement de votre côté, mais il sait que ce sera dur. Il jette un regard dans son rétroviseur gauche pour vérifier qu'ils ne sont pas suivis, cela ne semble pas être le cas. Par mesure de prudence, il va effectuer quelques détours avant de se diriger vers la CTU.


04:29:44 PM

Adam Kaufman, perdu au milieu d'anciens dossiers éparpillés dans son bureau, est en pleine lecture. La CTU n'autorise évidemment pas ses employés à garder des informations importantes, mais ça n'est pas un problème par rapport à l'objet de ses recherches. Dans un coin du bureau se trouve un livre arborant le sigle de la CTU et dont un passage vient d'être souligné en rouge par Adam : le code de conduite par rapport aux prisonniers suspectés de terrorisme.

« La Cellule Anti-Terroristes peut mettre en garde à vue tout individu suspecté de terrorisme pendant une période de 72 heures. Si son implication dans des actes terroristes est prouvée durant ce laps de temps, le prisonnier devra être transféré au centre de détention de la Division dans l'attente d'un jugement et d'une condamnation ».

Darwyn Al-Sayeed était coupable, la vidéo du Staples Center le prouve, il était armé d'un gilet explosif et a essayé de l'activer avant d'être appréhendé. 23 avril 2006, 23h10... impossible qu'Al-Sayeed soit resté à la Cellule au delà du 27 avril. Ça faisait presque 3 mois qu'Adam était arrivé à la CTU, c'était la première tentative d'attentat sur le sol américain qu'il a aidé à empêcher. Il se prend la tête entre ses mains en essayant de se souvenir de plus de choses, mais c'est impossible, ça remonte à trop loin. Alors qu'il se met à fixer le plafond, Adam a une idée. Saul Whitman vient de lui dire que l'opération a été menée sur le terrain par Tom Baker, il doit savoir ce qui est arrivé à Al-Sayeed.

Adam : Mais comment je vais le trouver ?

Adam ouvre son ordinateur, et le contemple quelques secondes, avant de cliquer sur un dossier contenant un logiciel, Spiderweb. Utilisé à l'époque à la CTU, Adam avait réussi à le subtiliser avant son transfert forcé quelques semaines après la mort de sa soeur. Il se connecte une session fantôme, ne permettant à personne de voir qu'il est en ligne via cette sorte de session admin indétectable. Il y a une raison pour laquelle Adam connait bien ce logiciel : il a aidé à sa conception pour la CTU et la CIA en collaboration avec McLennan-Forster, et c'est en théorie la propriété du gouvernement américain. Cela fait des années qu'il n'a pas touché au logiciel, aussi la mise à jour de la base de données prend du temps. Spiderweb permet de localiser chaque citoyen grâce à un accès à toutes leurs données personnelles rentrées sur internet : nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, carte de crédit, ces informations sont repérées et triées par le logiciel. Le nombre de personnes n'entrant aucune donnée personnelle sur internet étant très faible, la base de données couvrait 86% des internautes à l'époque, aujourd'hui cela doit être plus près de 99%. Il tape le nom « Thomas Samuel Baker » dans la barre de recherche. Deux résultats : l'un à Boston et l'autre à Los Angeles. Adam serre le poing, voyant que le logiciel est toujours aussi performant. Il clique, regarde le numéro de téléphone, sort son portable de sa poche et compose le numéro. La ligne est occupée.

Adam : Merde.


04:33:14 PM

Moon : Comment ça, ''en danger'' ?

Tom Baker est en ligne avec sa femme. Moon se préparait pour aller travailler au St. Vincent Medical Center, où elle a pris un emploi d'aide-soignante il y a 3 ans. Tom lui a répété que son nouveau boulot payait suffisamment pour qu'elle n'ait pas besoin de faire ça, mais Moon insistait pour reprendre son ancien travail.

Tom : C'est lié à l'évasion de Guantanamo. C'est peut-être rien, mais je ne veux prendre aucun risque. Je viens te chercher. En attendant, ferme tout à clé. Est-ce que tu vois des véhicules suspects dans la rue ?

Moon se rapproche de la fenêtre de la cuisine, jette un regard inquiet à travers les rideaux, et ne constate rien d'extraordinaire. La voiture des Agos est garée en face de leur domicile, le fils de Mme Brody joue dans leur jardin... rien d'anormal.

Moon : Y a rien de suspect. Tom, tu me fais peur. C'est grave ?
Tom : Reste calme, tout va bien se passer.
Moon : Tu arrives dans combien de temps ?
Tom : Dans 20-25 minutes. Je t'aime.

Tom donne des conseils qu'il est incapable de suivre. Il bout intérieurement, et sait pertinemment que ce n'est pas « peut-être rien ». Mais ça ne servirait à rien de faire paniquer sa femme. Ils arrivent à un feu rouge. Il voudrait tellement que Chase continue sa route et se dépêche, mais il se doute bien que leurs associés d'un jour dans l'autre voiture ne peuvent pas se permettre d'être stoppés par le LAPD, et eux non plus. Tom ronge son frein, Chase le remarque et lui pose la main sur l'épaule.

Chase : Tout va bien se passer, il ne va rien lui arriver.

Tom acquiesce, mais il sait que Carlos Mendoza est dans la nature, incontrôlable, et revanchard. Il n'y a pas de temps à perdre.


04:35:00 PM

Moon continue de regarder par la fenêtre, puis jette un regard sur le combiné et remarque un appel manqué. Elle hésite à consulter sa messagerie, peut-être que Tom voudrait rappeler. Puis elle se décide à écouter, tout en scrutant le quartier.

« Tom, c'est Adam Kaufman. Je sais pas si tu te souviens, on a travaillé à la CTU ensemble en 2005 et 2006. Ça va te paraître étrange, mais les infos parlent de l'évasion de Darwyn Al-Sayeed, un terroriste que tu avais attrapé à l'époque. Mais les dates ne collent pas, ça ne pouvait pas être lui à Guantanamo. Il y a quelque chose d'étrange là-dessous. J'habite au 10, Riverside Road à Torrance, rappelle-moi à ce numéro. »

Cet individu semble savoir quelque chose sur ce dont Tom vient de lui parler. Moon réécoute le message tout en attrapant un bloc-notes et un crayon pour noter le nom et l'adresse d'Adam. Dehors, une BMW grise est garée sous un arbre, à 200 m du domicile des Baker. Dedans, deux hommes regardent attentivement la maison de Tom et Moon. L'un d'eux a des jumelles posées sur ses genoux. L'autre saisit son téléphone.

Eric : C'est Eric. On pourrait y avoir un problème, madame.
Mandy : Tom Baker vous a repéré ?
Mandy : Non, il n'est pas là, mais sa femme agit de manière suspecte. Elle a regardé par la fenêtre de sa cuisine, deux fois. Bill a cru voir un téléphone à son oreille. Ça ne peut pas être une coïncidence.
Mandy : Elle semble partir de chez elle ?
Eric : Non, ça fait 2 minutes, et elle est toujours là. Elle ne nous a pas vu, mais elle doit être au courant.
Mandy : Tant qu'elle ne bouge pas, restez en place. Je vous recontacte quand il sera l'heure de passer à l'action.
Eric : Et si elle essaye de partir ?
Mandy : Alors vous faites en sorte qu'elle ne le fasse pas.


04:37:58 PM

04:41:29
04:41:30
04:41:31 PM



Kate : Alors c'est ça, la fameuse CTU de Los Angeles.
Chloe : Elle a eu meilleure mine. Si on était pas tous dans le viseur d'un dictateur vengeur, je crois que je pourrais être nostalgique.

La lumière du soleil traversant les vitres teintées éclaire l'ancien bureau de Tony, et met en exergue l'état de délabrement du bâtiment. Alors que Kate observe de la poussière flotter en l'air, un cri d'enfant se fait entendre. Teri court vers l'entrée et se précipite vers son père, qui la prend dans ses bras. Kate les observe, puis son regard se porte sur Kim et Richard, qui arrivent derrière.

Kim : Vous devez être Kate, bonjour, je suis Kim.
Kate : Contente de faire ta connaissance, Kim. J'aurais aimé que ce soit dans de meilleures circonstances.
Kim : Oui, moi aussi.

Jack observe la scène puis sort de l'ombre. Le front rempli de sueur, le teint malade, il se rapproche. Il croise alors le regard de Kate, choquée et remplie de pitié de le voir dans cet état. Jack note bien sa réaction, mais essaye d'en faire abstraction.

Jack : Kate. Content de vous voir. Ça va ?
Kate : Je vais bien, oui. On n'a pas eu de problèmes jusque là.

Kate ne prend pas la peine de renvoyer la question à Jack, la réponse n'apporterait rien que son état physique ne traduise pas déjà. Après quelques instants de silence, Kate prend la parole, ne pouvait plus contenir son émotion.

Kate : Jack, je suis tellement désolée...
Jack : C'est pas de votre faute.
Kate : J'aurais dû la protéger, j'aurai dû les entendre venir.
Jack : Kate, arrêtez ! Ça ne changera rien. Ce sont des choses qui nous dépassent. Tout ce qu'on peut faire, c'est continuer à avancer. Je vous en prie, arrêtez de culpabiliser, ça n'aidera personne.

Kate hoche de la tête, puis reprend la parole.

Kate : Qu'est-ce qu'ils vous ont fait ?
Jack : Ils ont essayé de me faire parler. Mais même si j'avais des choses à dire, je n'ai pas travaillé activement pour ce gouvernement depuis... plus de 13 ans. Quoique je dise, il y a de fortes chances pour que ça soit obsolète. Ils n'ont pas accepté ça au début, mais sur la fin ils ont fini par comprendre que j'appartiens au passé.

Tony, voyant que Jack reste pensif, interrompt les retrouvailles.

Tony : Jack, je peux te parler ?
Jack : Oui, bien sûr.
Stephen : Kate, Chloe, venez en salle de crise.
Tony : On vous rejoint dans quelques minutes.

Jack et Tony se dirigent vers l'entrée principale condamnée, quand Tony sort un petit sac plastique de sa veste.

Tony : Prends ça.

Jack regarde le sac contenant un flacon d'antidouleurs et des bandages, puis regarde Tony.

Tony : Tu ne vas clairement pas bien. Je vois que tu ne veux pas en parler, et tu fais comme tu veux, mais sache que ça se voit, et qu'on s'inquiète. Kim s'inquiète aussi, forcément. Mais si tu ne veux pas nous dire ce qu'il t'arrive, prends au moins ça pour te requinquer. Car on va avoir besoin de toi au maximum de tes forces aujourd'hui.

Jack hoche de la tête et prend le sac. Alors qu'il s'apprête à prendre quelques gellules, Tony lui demande.

Tony : Si tu as quelque chose à dire à ta famille, tu devrais le faire maintenant avant qu'il soit trop tard.
Jack : C'est pas le moment.
Tony : Tu fais ce que tu veux, mais les laisser se faire du souci sur toi, en plus de tout se qui se passe, c'est pas idéal.
Jack : Merci pour les médocs.

Alors que Jack se dirige vers un bureau où est posée une bouteille d'eau, Tony reprend la parole :

Tony : À propos de cette Kate Morgan, on pourrait avoir un problème.
Jack : Comment ça ?
Tony : Elle ne se fait pas à l'idée que je suis ici à vous aider.
Jack : Si ça peut te rassurer, quand je l'ai rencontrée je n'étais pas non plus dans ses petits papiers.
Tony : Si tu constates quelque chose... je ne dis pas ça pour moi, mais là, on a besoin de tous tirer dans le même sens, si je puis dire.
Jack : Oui, je lui parlerai si je vois qu'elle a des doutes sur ta présence. Même si tu comprends qu'elle a raison d'être prudente.
Tony : Ouais. On me l'a bien fait comprendre.


07:45:49 PM – Washington DC

Mike : Vous tenez ça de source sûre ?
??? : Affirmatif, monsieur.
Mike : Je le transmets au Président.

Mike Novick raccroche son téléphone, l'air choqué. Il reste pensif dans les couloirs de la Maison Blanche pendant quelques secondes, puis se met à sourire en secouant la tête. Il regarde le Bureau Ovale, la porte fermée, puis se dirige vers l'ascenseur. Il traverse les couloirs d'un pas pressé lorsqu'il aperçoit la personne qu'il recherche.

Mike : Agent Pierce !

Aaron Pierce fait signe à son service qu'il arrivera dans quelques minutes, puis se rapproche de Mike. Ce dernier a insisté pour qu'il reprenne du service cette année, et plus particulièrement pour cette période électorale, avec Rowland en tournée dans tout le pays et à l'étranger. Une terroriste a bien failli mettre fin à la vie du Président Heller à Londres. Il est impensable que son remplaçant se trouve dans une situation de danger pareil. Pour son expérience et pour leur passé commun, Mike a souhaité faire revenir Aaron comme chef de la sécurité du Président.

Mike : Aaron, je viens d'avoir une excellente nouvelle : Jack Bauer s'est évadé.
Aaron : Jack ? Il était pas aux mains du gouvernement russe ?
Mike : Jusqu'à tôt ce matin, il était retenu enfermé par une frange fidèle à Suvarov dans une résidence dans la banlieue de Moscou, mais il a fait faux bond à ses geôliers.
Aaron : Une résidence ?
Mike : Ça me semble étrange aussi, mon contact ne savait pas pourquoi il a été déplacé. Le Kremlin n'a pas communiqué là-dessus, et ne compte pas le faire. La côte de popularité de Suvarov est en chute libre, continuer à s'en prendre à un ancien agent de la CTU retenu sur son sol n'arrangerait rien. Il n'a pas lâché les chiens à sa poursuite. Si Jack a réussi à sortir de Russie... je crois que tout se passera bien pour lui.
Aaron : La source est fiable ?
Mike : Il est analyste au FSB, il a fourni des informations crédibles par le passé. Je le crois à 100%.
Aaron : Le Président est au courant ?
Mike : Ça peut attendre demain.

Mike et Aaron sourient de satisfaction. Ce n'est pas le moment d'en informer Rowland, les élections et Al-Sayeed occupent ses pensées, et il sait que le Président n'est pas le plus grand admirateur de Jack Bauer. Il n'a rien fait pour récupérer Jack, mais cependant il ne fera rien non plus pour le capturer. Il semble que pour la première fois depuis longtemps, Jack Bauer est un homme libre. Quoiqu'il décide de faire, il n'a plus de comptes à rendre aux gouvernements russe et américain.


04:48:44 PM – Los Angeles

Tout le monde est réuni dans la salle de crise. Teri et Richard jouent à un jeu sur le portable de leur père tandis que Chloe, Kate, Kim, Stephen, Tony et Jack sont assis autour de la table.

Chloe : Jack, tu dois m'expliquer pour Al-Sayeed.
Jack : Quoi ?
Tony : Darwyn Al-Sayeed, l'homme accusé par CNN et le Président d'être l'évadé de Guantanamo.
Jack : Oui... À l'époque, il a essayé de se faire exploser au Staples Center. On a empêché ça, et on l'a capturé vivant. Quand il est revenu à la CTU, il devait être minuit. On l'a interrogé et... on a poussé les choses un peu loin. Al-Sayeed a fait une overdose, il est mort cette nuit-là avant qu'on puisse tenter de le réanimer. J'étais seul dans la pièce, Tony observait derrière la vitre. On a demandé à un analyste, je ne sais plus lequel...
Tony : Adam Kaufman.
Jack : On a demandé à Adam de supprimer des archives la vidéo de la salle d'interrogatoire. Il n'a pas pu la regarder, on a fait attention à ça.
Tony : C'était le 23 avril 2006, 10 jours avant l'opération Terre Brûlée pour Carlos Mendoza à Caracas. Ça faisait déjà des mois que l'opération était en préparation...
Jack : Alors on a eu l'idée d'utiliser la mort d'Al-Sayeed pour faciliter la détention de Mendoza, si on arrivait à accomplir notre objectif principal, le ramener vivant. On a fait croire qu'Al-Sayeed était le prisonnier amené à Gitmo, après avoir été longuement interrogé par nos soins. La CTU l'aurait donc gardé 12 jours au lieu de 72 h, nos contacts à la Division ont fait disparaître son dossier de la pile des arrivants. Si on avait été attrapés, ça aurait été une erreur de protocole et personne ne serait allé chercher plus loin, mais ça nous laissait encore moins de marge d'erreur pour l'opération au Venezuela. Aux yeux du gouvernement, on a emmené Darwyn Al-Sayeed à Guantanamo le 5 mai 2006.
Tony : Mais on arrivait avec Carlos Mendoza.
Chloe : Qu'est-ce que vous avez fait du corps d'Al-Sayeed ?

Tony et Jack se regardent, puis Tony se tourne vers Chloe.

Tony : Tu n'as pas besoin de savoir ça.

Kim baisse la tête et passe la main dans son cou en imaginant la réponse, tandis que Kate regarde Jack. Elle imagine bien ce qu'on peut leur demander de faire dans de telles situations, et elle sait de quoi Jack est capable.

Kim : Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Tony : On pourrait avoir une piste. Il y a 2 heures, un lycée dans le centre a été attaqué, il y a eu une fusillade et on pense que c'est lié à Mendoza.
Jack : On a une confirmation visuelle ?
Chloe : Non, mais j'ai la liste des élèves qui vont à cette école. Angela Edmunds est parmi eux.

Kim se redresse sur sa chaise en entendant ce nom. Elle a élevé Angela pendant plus de 2 ans quand elle vivait avec Chase.

Kim : Il lui est arrivé quelque chose ?
Chloe : Non, selon les infos, les deux seules victimes font partie du personnel du lycée.
Tony : Et les images montrent des individus voler une voiture et s'enfuir. 3 hommes.
Jack : Ça ne peut pas être une coïncidence. Si Angela était visée, c'est que Mendoza sait pour l'implication de Chase dans l'opération. Et si elle n'est pas morte et qu'ils ne l'ont pas amenée avec eux, alors Chase doit être au courant. On doit le trouver. Si on le trouve, peut-être qu'on arrivera jusqu'à Mendoza.
Stephen : Et comment vous suggérez qu'on fasse ça ? On n'a rien.
Chloe : Peut-être pas. J'ai réussi à me connecter au réseau du lycée en tant qu'administrateur. Dans les fiches sur les élèves, il y a des champs obligatoires : le numéro de téléphone d'un parent en est un.
Jack : On a un numéro ?
Chloe : 310-597-3781.

Alors que Jack se lève pour regarder le numéro et l'enregistrer sur son téléphone, Stephen est interloqué.

Stephen : Comment vous avez fait ça ?
Chloe : J'ai déjà piraté des choses ridiculement complexes. Le système du lycée Partridge, c'est comme une promenade au parc.
Stephen : Vous êtes douée.
Jack : Tu as pas idée.

Alors que Jack regarde le numéro sur l'ordinateur de Chloe, cette dernière lui lance un regard ému.

Chloe : C'est bon de te voir, Jack.

Jack pose la main sur l'épaule de Chloe et sourit.

Jack : Je savais que c'était pas la fin, à Londres.

Il se met alors à composer le numéro et met son portable sur haut-parleur.


04:53:35 PM

Natalie Edmunds caresse la tête d'Angela quand son portable sonne. Chase, au volant, jette un oeil à sa femme, qui observe le numéro.

Natalie : Je ne connais pas.
Chase : Réponds pas.

Natalie laisse sonner, puis 30 secondes plus tard, son téléphone sonne à nouveau. Elle décide de prendre l'appel.

Natalie : Allo ?
Jack : Mme Edmunds ? Je voudrais parler à votre mari.
Natalie : Nous sommes vraiment très occupés.
Jack : C'est une urgence, madame.
Natalie : Qui est-ce qui appelle ?
Jack : C'est Jack Bauer.

Natalie tend alors le téléphone à Chase.

Chase : On n'a pas le temps pour ça.
Natalie : Il dit que c'est urgent. C'est un certain Jack Bauer.

Chase reste surpris pendant quelques secondes, puis regarde Tom Baker à ses côtés, également stupéfait. Il prend le téléphone, et après un moment d'hésitation, se met à parler.

Chase : Jack ?
Jack : Chase, je vais aller droit au but : vous êtes en danger. Arrêtez tout ce que vous faites et rejoignez-nous.
Chase : On est au courant. Mendoza veut se venger des responsables de sa capture.
Jack : Tu es avec qui ?
Chase : Tom Baker, ma famille, et le fils Mendoza.
Jack : Il est fiable ?
Chase : Il nous a aidé à l'époque, il nous aide maintenant... c'est l'opposé de son père.
Jack : Très bien, vous êtes où ?
Chase : Sur Sepulveda Boulevard, on va chercher la femme de Tom.
Jack : Quand ce sera fait, venez à la CTU. Tu te souviens toujours de l'adresse ?
Chase : Je saurai trouver, oui.

Chase raccroche, se retourne et fait signe à sa femme qu'il va garder le téléphone, au cas où Jack rappelle.

Tom : Je croyais que Jack était mort.
Chase : C'est possible, mais visiblement il est revenu.


04:55:10 PM

Dans un van affublé du logo de la blanchisserie « Murphy's », Carlos Mendoza, Miguel et Tomas regardent avec attention les 4 mercenaires à la solde de Mandy, assis sur la banquette en face d'eux. Mendoza murmure :

Mendoza : Ils n'ont pas l'air de déconner.
Miguel : Je vous l'avais dit, elle est douée. Elle vous a rendu bien des services à l'époque.

Sur le siège avant, Mandy regarde sa montre, prend son téléphone et envoie un SMS à plusieurs destinataires. « C'EST PARTI. »

Split-screen final :

- L'équipe #1 s'approche de la maison de Kim et Stephen. Les deux mercenaires détruisent discrètement la serrure et entrent.
- L'équipe #2 est bloquée, des voisins se trouvent dehors et discutent à 50 m de la maison des Kaufman.
- Jack raconte à Kate tout ce dont il se souvient de l'opération Terre Brûlée.
- Eric et Bill, les deux mercenaires de l'équipe #3, sortent de leur voiture et se rapprochent lentement de la maison des Baker.


04:56:02 PM

Moon Baker fait les cent pas en attendant son mari lorsqu'elle aperçoit un homme avec une casquette noire s'approcher de leur maison. Elle le fixe du regard avec angoisse, va dans la cuisine et s'empare d'un couteau, puis tente fébrilement d'appuyer sur les touches du téléphone.

Moon : Tom, ils sont là !
Tom : Quoi ? Non ! Tu peux sortir ?
Moon : Non, il se dirige vers la porte d'entrée.
Tom : Va dans la cave, enferme-toi à clé, je suis là dans 5 minutes.
Moon : Dépêche-toi !

Chase a entendu la conversation et grille un feu rouge, causant presque un carambolage. Moon, elle, se dirige vers la cave de l'autre côté de la maison lorsqu'elle aperçoit une ombre par terre, qui la fait sursauter et lâcher le combiné. Son regard se dirige vers la porte-fenêtre de la salle à manger : un homme se tient devant. Elle hurle alors qu'il se prépare tranquillement à tirer des balles de silencieux dans le double-vitrage. Le mercenaire essaye de se frayer un chemin à travers le verre brisé, et Moon, pétrifiée de peur, ne sait que faire entre se défendre et se cacher. Elle se resaisit et commence à courir vers la cave, lorsque le deuxième homme la saisit par le bras puis lui met la main sur la bouche.

Bill : C'est votre mari qu'on veut, pas vous. Calmez-vous.

Moon se débat vigoureusement et réussit à donner un coup de crâne à Bill, qui, étourdi, lâche prise. Moon saisit alors le couteau qu'elle avait posé sur la table en face d'elle et d'un mouvement bref, le plante dans l'épaule de Bill. Alors que ce dernier hurle de douleur, Moon ne sait que faire. À genoux, tremblotante, elle commence à retirer le couteau de son agresseur tout en adressant un regard vers la porte-fenêtre quand Eric lui assène un coup de pied dans la tête. La tête de Moon atterrit brutalement sur le carrelage marbré.

Tandis qu'Eric enlève les éclats de verre de sa veste, il jette un coup d'oeil à son collègue. La blessure est profonde, il ne va pas s'en sortir s'il ne reçoit pas des soins immédiats. Et il ne peut pas le faire sortir de la maison dans cet état, et Bill le sait. Eric s'accroupit et pose sa main sur l'épaule ''valable'' de son compère.

Bill : J'ai été en Irak pendant 4 ans. Quatre ans à me battre contre les talibans. Et je me fais avoir par une femme au foyer de Los Angeles.
Eric : Je suis désolé, mon vieux.
Bill : Moi aussi.

Eric lui tape sur l'épaule, se relève et lui tire une balle à bout portant près de la trachée, juste au dessus du gilet pare-balles. Il entend alors des bruits de moteurs à l'approche.


04:58:35 PM

La voiture de Mauricio et celle de Chase arrivent en trombe dans l'allée de la maison des Baker. La voiture n'est pas encore à l'arrêt que Tom est le premier à sortir, dégainant son arme de service tout en se précipitant vers la porte d'entrée, qui a été forcée. Il s'avance lentement, regarde la cuisine et à travers la fenêtre voit Chase se précipiter de faire le tour. Il s'appuie contre un mur et jette un oeil à l'angle. Du verre brisé par terre. Il prend alors sa respiration et continuer d'avancer lorsqu'il voit deux corps par terre.

Tom ressent un profond malaise qui le secoue de l'intérieur alors qu'il s'approche lentement. Il ne fait plus attention aux alentours, il est concentré sur le corps de sa femme, par terre. À peine jette-t-il un regard au mercenaire mort à quelques mètres de là. Il se met accroupi près de Moon alors que Chase entre par la porte-fenêtre brisée et, rempli d'effroi, constate la scène.

Tom : Non...

Tom touche le visage de Moon, et constate une petite mare de sang alors qu'il essaye de lentement lui soulever la tête. Tom caresse le bras de sa femme puis lui tient la main avant de s'effondrer en larmes sur son corps encore chaud mais sans vie.

04:59:57
04:59:58
04:59:59
05:00:00 PM

_________________


Dernière édition par Palmer22 le Sam 08 Nov 2014 - 13:33; édité 4 fois
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Elena Bauer
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 Message Posté le: Sam 08 Nov 2014 - 10:14    Sujet du message:
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Shocked Shocked oh mais je te pardonne, vu cette qualité d'écriture !
j'ai adoré les répliques de chloé, c'est tout à fait elle Laughing

continue encore et encore, je veux la fin moi ! merci Embarassed
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Shazam!
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 Message Posté le: Lun 17 Nov 2014 - 20:57    Sujet du message:
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Encore du très bon boulot Palmer22 !

J'apprécie particulièrement que tu prennes le temps de rendre compte des sentiments des personnages, notamment lorsque Mendoza sent l'odeur de lavande et remet en question son action. La psychologie des persos doit être soignée, tu l'as bien compris et ça apporte de l'épaisseur à l'histoire.

Bien vu aussi de remettre les choses dans leur contexte, de rappeler d'anciens souvenir (Ronnie Lobell, bordel !). Quant à la manip' Al-Sayeed/Mendoza, tu as évité le casse-tête impossible à résoudre. On lit les explications de Jack et Tony, et c'est très bien pensé !

Aaron Pierce, tout simplement Smile

Parfait, avec une fin triste "comme il faut". Je ne peux que t'encourager à maintenir cette qualité, c'est très bon. Et la composition de la dream team Jack/Tony/Chase/Kate/Chloé, que tu construis sans te presser, fait rêver ! Ça à de la gueule !

Bon courage pour la suite Wink
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Palmer22
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 Message Posté le: Lun 19 Jan 2015 - 6:11    Sujet du message:
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Merci beaucoup à vous deux !

Shazam! a écrit:
Encore du très bon boulot Palmer22 !

J'apprécie particulièrement que tu prennes le temps de rendre compte des sentiments des personnages, notamment lorsque Mendoza sent l'odeur de lavande et remet en question son action. La psychologie des persos doit être soignée, tu l'as bien compris et ça apporte de l'épaisseur à l'histoire.

Bien vu aussi de remettre les choses dans leur contexte, de rappeler d'anciens souvenir (Ronnie Lobell, bordel !). Quant à la manip' Al-Sayeed/Mendoza, tu as évité le casse-tête impossible à résoudre. On lit les explications de Jack et Tony, et c'est très bien pensé !

Aaron Pierce, tout simplement Smile

Parfait, avec une fin triste "comme il faut". Je ne peux que t'encourager à maintenir cette qualité, c'est très bon. Et la composition de la dream team Jack/Tony/Chase/Kate/Chloé, que tu construis sans te presser, fait rêver ! Ça à de la gueule !

Bon courage pour la suite Wink


Les références comme ça, à Ronnie Lobell ou le mari de Margot, qui ne sont pas nécessaires mais appréciées, c'est tellement quelque chose que je voudrais plus voir dans la série que j'en mets dès que ça semble approprié.

J'aime bien les bons méchants, donc j'évite de le faire manichéen/robotique, je trouve ça nécessaire de montrer que Mendoza en arrive à douter de ce qu'il fait, et un simple détail comme une odeur peut déclencher ce genre de pensées amha. C'est aussi pour ça que j'essaye de lui donner un côté sarcastique mais en même temps capable de violence sadique (la mort de John Teller et de sa femme dans le 10.03). C'est pas quelqu'un de fréquentable, mais j'essaye de lui donner plusieurs facettes.

Pour Al Sayeed, ça me semblait une bonne manière d'expliquer comment un dictateur pouvait être enfermé à Guantanamo comme Mendoza l'a été. Ça me semblait crédible que Tony et Jack saisissent l'opportunité de faire littéralement disparaitre Mendoza de la circulation : en faisant croire à sa mort et en l'enfermant sous un faux nom. Et comme ils sont les seuls au courant de cet écran de fumée, lors de ce Day 10 ça leur donne de l'avance notamment sur le gouvernement, qui recherche le mauvais homme. Ça m'aide aussi car au vu de la situation de Jack et Tony, il est impossible d'impliquer les autorités. Ils sont vraiment "on their own" Mr. Green.

Et la dream team a mis du temps mais c'était nécessaire que les petits groupes s'assemblent au fur et à mesure. Je ne suis pas "running out of time" Mr. Green, c'est mieux comme ça et ça donnera une dynamique intéressante sur les prochains épisodes, avec des duos/trios parfois nouveaux et je l'espère intéressants.

Elena Bauer a écrit:
Shocked Shocked oh mais je te pardonne, vu cette qualité d'écriture !
j'ai adoré les répliques de chloé, c'est tout à fait elle Laughing

continue encore et encore, je veux la fin moi ! merci Embarassed


Je continue, je continue Mr.
Green.

On aime Chloe ou on l'aime pas (je suis loin d'être le plus grand fan du personnage mais elle me n'a pas du tout énervé en saison 9 là où je ne la supportais pas vraiment en saison 6 par exemple), mais elle vraiment a un style à elle, assez unique, et je suis content que tu trouves que je m'en approche. À chaque fois, j'imagine les personnages dire ces répliques, pour essayer de voir si le ton que j'emploie est cohérent avec ce qu'on sait d'eux.

Je suis désolé d'avoir pris tant de temps à finir le 6ème épisode que je vais poster dans quelques minutes. Y a plusieurs raisons, la première étant que j'ai été débordé comme rarement durant novembre/décembre, mais aussi quelques scènes parfois problématiques : j'ai un point A et un point B et trouver la manière la plus efficace et cohérente d'y arriver n'est pas toujours évident, ça prend un peu de temps. Mais aujourd'hui j'ai fini tout ça et je suis assez satisfait du résultat.

Si vous continuez à me lire, déjà un grand merci, mais aussi désolé de l'attente, ça ne doit pas être évident de tout suivre (j'ai écrit une longue intro/récap pour le prochain épisode, en m'inspirant de l'intro des épisodes 1.07 à 1.24 avec le monologue de Jack sur la journée la plus longue de sa vie).

Même moi j'ai du revenir en arrière par rapport à certains détails, m'assurer que j'avais bien mentionné telle ou telle chose (en particulier par rapport à un certain twist prévu dès le 2e épisode), ou justement éviter de répéter deux fois les mêmes infos quand ce n'est pas nécessaire ou naturel pour les personnages de le faire.

Mais une chose est sûre, les 6 prochains épisodes viendront, je me sens trop impliqué dans cette histoire pour ne pas la finir (et j'ai déjà noté tellement de pages de points à aborder que ça serait dommage de ne pas les insérer dans leur contexte). Car même si ça prend du temps, ça me fait plaisir quand je peux m'y mettre. Je ne promets pas de date précise pour le prochain épisode, mais je suis dessus actuellement et il ne prendra pas aussi longtemps à venir, garanti Wink.
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Palmer22
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 Message Posté le: Lun 19 Jan 2015 - 6:13    Sujet du message:
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DAY 10 — THE FINAL COUNTDOWN


Ces événements se déroulent entre 17h et 18 h, le jour des élections Présidentielles.
Ils sont rapportés en temps réel.



05:00:01 PM

Tom : Appelle une ambulance, Chase, vite !

Chase reste silencieux, observant son ami tenant le cadavre de sa femme dans ses bras. Il pourrait essayer de raisonner Tom, mais là, c'est impossible. Moon est morte, et Tom ne peut pas l'accepter.

Tom : Qu'est-ce que tu attends ?!
Chase : Tom...

Tom, les yeux embués de larmes, se précipite alors vers le téléphone et compose le 911. Chase le laisse faire, tandis que Mauricio Mendoza et ses hommes restent à l'écart.

??? : 911, quelle est votre urgence ?
Tom : C'est ma femme, elle se vide de son sang. Elle est...
??? : Monsieur, où est-ce que vous vous trouvez ?

Tom réalise qu'il n'y a plus rien à faire. Il est arrivé trop tard, c'est fini. Il pose lentement le combiné sans le raccrocher, puis s'effondre en pleurant dans sa cuisine. Chase n'ose pas encore l'approcher, Tom a besoin d'être seul. Il n'y a rien qu'il puisse dire ou faire qui n'ait aucune importance.

Chase se dirige vers Mauricio Mendoza.

Mauricio : C'est terrible.
Chase : Oui... Oui, c'est terrible. Vous avez une idée de son identité ?

Chase pointe le doigt vers le cadavre du mercenaire, un couteau à moitié enfoncé dans l'épaule droite et deux balles dans le cou.

Mauricio : Il n'a pas de papiers sur lui.
Chase : Forcément.
Mauricio : Mes hommes non plus n'ont aucune idée. Il ne doit pas travailler pour mon père.
Chase : Vous êtes sûr ?
Mauricio : Je vais devoir contacter ma source. Il est injoignable depuis 1 heure.

Chase ne peut s'empêcher d'être bouleversé de voir le cadavre de la femme au sol.

Chase : Faites... faites ce que vous avez à faire. On dirait que votre père s'est payé une équipe de mercenaires pour nous avoir.
Mauricio : C'est un homme déterminé.

Chase s'accroupit vers Moon Baker, et regarde fixement son corps sans vie. Il pense au fait que sa fille aurait pu se retrouver dans une situation identique deux heures plus tôt. Il faut vraiment arrêter Mendoza.

Tom : Adam Kaufman est en danger.

Dans la cuisine, Tom Baker, les yeux rougis de larmes, écoute la messagerie. Alors que Chase se rapproche, Tom lui montre le bloc-notes avec les quelques mots griffonés par Moon, concernant le message d'Adam.

Tom : Il a appelé il y a une demi-heure. Il voulait me parler à propos de l'évasion de Guantanamo. Il ne sait pas que c'est Carlos Mendoza.
Chase : Et il ne sait pas qu'il est en danger, il faut l'avertir.

Chase sort son portable, compose le numéro d'Adam et angoisse : trois personnes sont déjà mortes à cause de Mendoza, il faut que ça s'arrête là. C'est peut-être déjà trop tard. Après quelques secondes, une voix se fait entendre.

Adam : Allô ?
Chase : Dieu merci... Adam, c'est Chase Edmunds. Je suis avec Tom Baker.
Adam : Ah, je voulais vous joindre. Comment allez-vous ?

Chase regarde Tom, dont le regard est à nouveau plongé vers la dépouille de sa femme, tandis que les hommes de Mendoza examinent le cadavre du mercenaire.

Chase : Ça pourrait aller mieux. Adam, tu es chez toi ?
Adam : Oui.
Chase : Tu as remarqué des choses étranges dans les alentours ?
Adam : Non, tout est calme par ici. Pourquoi ?
Chase : Sors de chez toi, et va à la CTU, tout de suite.
Adam : À la CTU... qu'est-ce qu'il se passe ? C'est lié à l'évasion ?
Chase : C'est ça. Tu es en danger, on est tous pris pour cible, tous ceux qui ont participé à l'opération Terre Brûlée.
Adam : Terre Brûlée ?
Chase : On t'expliquera tout quand tu arriveras à la CTU, on y va nous aussi.
Adam : Oh... ok. Je t'appelle quand on est en route.


05:04:59 PM

Adam raccroche immédiatement et se précipite vers la chambre d'Eve. Personne. Il commence à s'inquiéter puis descend quatre à quatre les marches de l'escalier, pour trouver sa femme en train de se préparer un goûter.

Eve : J'ai bien dormi. Tu aurais bien besoin d'une sieste, toi aussi.
Adam : On doit partir d'ici, maintenant.

Alors qu'Adam se dépêche d'aller prendre les clefs de la voiture et d'actionner l'ouverture de la porte du garage, Eve, interloquée, pose sa tasse de thé et se lève de sa chaise.

Eve : Qu'est-ce qu'il t'arrive ? On doit aller où ?
Adam : À la CTU... enfin, on ne peut pas rester ici, c'est pas sûr. On part maintenant.
Eve : La CTU ? C'est pas abandonné...
Adam : Eve, fais ce que je dis, va dans la voiture, de suite !

Adam s'énerve. Il sait que ça n'avance à rien, mais il sait aussi qu'il ne peut pas se permettre de tout expliquer à sa femme. Et au vu du ton de Chase, lui-même est loin d'être au courant de tout ce qui se trame. Les réponses se trouvent à la CTU.

Adam : S'il te plait, c'est important.

Eve acquiesce, puis se lève tout en se touchant le ventre. Adam sait que le stress n'est pas bon pour le bébé, mais là, il n'a juste pas le choix.


05:06:28 PM

Dehors, à 100 m du domicile des Kaufman, l'équipe #3 envoyée par Mandy est toujours en stand-by. Deux voisins discutent à proximité, impossible d'attaquer la maison d'Adam et Eve sans se faire repérer.

Christopher : Il nous a grillé.
Ian : Mais non, autrement la police serait déjà là.

Ian sort de la voiture pour avoir un meilleur angle de vue. Il prétend être au téléphone tout en inspectant les alentours de la maison, puis remarque la porte du garage ouverte. Adam et sa femme embarquent dans la voiture, et ils semblent pressés.

Ian : Merde.

L'ancien SEAL retourne au volant, puis compose un numéro.

Mandy : C'est fait ?
Ian : Kaufman quitte son domicile, sa femme est avec lui. Qu'est-ce qu'on fait ?
Mandy : Vous ne pouvez pas risquer de vous faire prendre... Prenez-le en filature. S'il a été averti, il y a des chances pour qu'il retrouve ses anciens compères de la CTU. S'il vous remarque, vous les capturez sans les tuer, mais en attendant, gardez une bonne distance.
Ian : Bien reçu.

Mandy raccroche et réfléchit à sa prochaine action. Elle regarde le GPS de la voiture et active la localisation du véhicule de Ian.

Mandy : Changement de plan, on les rejoint. Kaufman pourrait bien nous mener jusqu'aux autres. Ian et Christopher auront bien besoin de renforts si c'est le cas.

Mandy se tourne vers l'un des mercenaires au fond du SUV, assis en face de Mendoza.

Mandy : Toujours aucun contact avec Eric et Bill chez les Baker ?
Brendan : Toujours rien.

Mandy jette un regard à Mendoza, puis se rasseoit convenablement et soupire.

Mandy : Il leur est arrivé quelque chose.


05:07:55 PM

Chase : Jack, c'est Chase. On a eu un problème.

À la CTU, tout le monde est assis autour de la table de la salle de crise, à l'écoute de la conversation. Alors que Chase sort de la maison et constate la serrure forcée, il fait attention à s'éloigner suffisamment de Tom Baker, qui marche derrière lui. Tom remarque bien que Chase est en ligne avec Jack pour l'informer de ce qui vient de se passer.

Jack : Quel genre de problème ?
Chase : On n'est pas arrivés à temps, Jack... Moon Baker est morte.

Kim, Stephen et Chloe sont sous le choc. La menace de Mendoza plane sur eux depuis quelques heures, mais elle ne semblait étrangement pas concrète avant cet instant. La réaction de Kate et Tony est plus mesurée, tandis que Jack, après avoir murmuré quelques jurons, reprend.

Jack : Ils ont laissé des indices ?
Chase : La porte-fenêtre et la porte d'entrée ont été fracturées, donc on pense qu'ils étaient au moins deux. Il y a un mort. On dirait que Moon Baker a réussi à le blesser, et vu l'impact des balles, on pense que son co-équipier l'a achevé. Il n'a pas l'air d'être un fidèle à Mendoza. Ex-militaire, à mon avis.
Jack : Si c'est un mercenaire, vous n'avez rien trouvé sur lui.
Chase : Non, mais on a une piste : Adam Kaufman.

Perdue dans ses pensées, Chloe sèche ses yeux embués et se reconcentre sur l'appel en cours à la mention du nom d'Adam.

Jack : Adam ?
Tony : Il fournissait du soutien technique aux agents de terrain sur l'opération Terre Brûlée.
Chase : Il venait d'appeler Moon Baker. Tom m'a dit qu'Adam a fait le lien avec lui par rapport à l'évasion d'un Darwyn Al-Sayeed.
Jack : C'était une diversion. C'était pas Al-Sayeed, c'était Mendoza.
Chase : J'avais compris ça, oui. J'ai dit à Adam d'aller à la Cellule.
Jack : Tu as son numéro ?
Chase : Je te l'envoie par SMS.
Jack : OK. Dans combien de temps vous arrivez à la Cellule ?
Chase : Dans... 30 minutes.
Jack : Et Tom... il tient le coup ?

Chase se retourne et regarde Tom. Natalie était restée dans la voiture avec Angela. On dirait que Tom lui apprend la nouvelle. Ou peut-être qu'il n'a rien eu à dire. En tout cas, Natalie fond en larmes et le prend dans ses bras.

Chase : Comment est-ce qu'on peut tenir le coup dans une telle situation ?
Jack : Non... On peut pas. Ok, à tout à l'heure.

Chase raccroche et se rapproche de Tom, qui reste pensif près du SUV.

Chase : Ça va aller ?

Tom le regarde, fait un léger mouvement de tête, puis rentre vers la voiture sans dire un mot.


05:10:10
05:10:11
05:10:12
...
05:13:56 PM


Mandy : Vous êtes sûr ?
Hugh : Absolument. Des affaires ont été sorties de placards, les lumières sont allumées à l'étage... les Beaumont sont partis en vitesse, certainement cette nuit.
Mandy : D'accord. Sortez de là sans laisser de traces, et retournez à la blanchisserie. Je vous recontacte si j'ai besoin de vous.

Alors que Mandy cogite sur la façon dont Kim et Stephen ont pu se douter de leur plan, à l'arrière, Mendoza, la tête bougeant au gré des aléas de la route et de la conduite de Michael, est également en pleine réflexion.

Mendoza : Une chose me turlupine : comment est-ce que mon fils a su que j'étais à Los Angeles ?
Miguel : Pardon ?
Mendoza : Aux dernières nouvelles, il est ministre au gouvernement vénézuelien. Et pourtant, c'était lui et ses hommes qui nous ont attaqué au lycée. Comment ils ont eu l'idée de venir ici, dans cette ville, et d'aller trouver Edmunds ?
Miguel : On dirait que Kim Bauer et son mari ont fui, ils savaient qu'on venait.... Peut-être qu'ils ont alerté votre fils. Vous dites qu'Almeida et Jack Bauer vous avaient conduit dans votre cellule, peut-être qu'ils ont fait le rapprochement avec l'évasion.
Mendoza : Oui... ça doit être ça.

Mendoza regarde avec attention Miguel et Tomas.

Mendoza : Je te connais depuis combien de temps, Miguel ?
Miguel : Ça doit bien faire... 22 ans. Depuis la tentative de coup d'État de Gael Perez en 2000.
Mendoza : Oui, ça fait longtemps. Tu as fait quoi, pendant que j'étais en prison ?
Miguel : Des petits boulots, au début. Là, depuis 10 ans, je suis chef de chantier à Santa Rosalía. C'est situé...
Mendoza : Dans le nord-est de Caracas. J'ai été enfermé pendant longtemps, mais je me souviens de ma ville, quand même. Tu es marié ? Des enfants ?
Miguel : Elle s'appelle Sara, on est mariés depuis 2014. Pas encore d'enfant à l'horizon, par contre.
Mendoza : Difficile de croire que j'ai été 15 ans dans cette prison... le temps est déformé quand on est à l'intérieur. Pas de Noël, pas de calendrier, rien ni personne pour te dire le temps qui passe à part le soleil et la lune. Et quand on est en isolation comme moi, difficile de les apercevoir.
Miguel : Vous êtes sorti maintenant, c'est ce qu'il compte.
Mendoza : Et pourtant je n'arrive pas à me débarasser de ce mauvais présage... dis-moi, Miguel, tu ne me trahirais pas, hein ?
Miguel : Quoi ? Ça sort d'où, ça ?
Mendoza : 15 ans d'emprisonnement pour moi, 15 ans en liberté pour toi... ça laisse du temps à un homme pour réorienter ses priorités, ses alliances. Là, avec mon fils qui a failli me détruire la main en guise de retrouvailles, je me pose des questions, c'est tout.
Miguel : Tu n'as pas à te poser de questions à mon sujet. Je t'ai toujours été fidèle, je le suis resté.
Mendoza : Je te crois, Miguel, je te crois. Je dois sûrement être fatigué, j'imagine des choses.

Mandy : Ils ont tourné sur la San Diego Freeway.

Michael, au volant, braque à gauche sur Ventura Boulevard.

Michael : Si on continue à cette allure, on arrivera sur eux dans 10 minutes.
Mandy : Bien. Ian et Christopher les filent, on arrive par devant et on reste à proximité.
Michael : Vous ne croyez pas qu'il nous mène en bâteau, qu'il les a repéré ? Là, il les emmène sur la 405, et c'est bientôt l'heure de pointe...
Mandy : Non. Kaufman était un analyste, pas un agent de terrain. Depuis 10 ans, il dirige une boite informatique. Il n'a aucune notion des protocoles à suivre lors de filatures. Et même si c'est le cas, il serait trop flippé pour continuer à conduire normalement. Ian me dit qu'ils ne sont pas compromis, je lui fais confiance. Il a déjà fait quelques filatures par le passé.

À l'arrière, un des hommes de Mandy, tout en vérifiant son fusil d'assaut, prend la parole.

Brendan : Quand on arrivera à leur niveau... quelle est la directive à suivre ?
Mandy : Vivants. On les veut vivants. Il faut partir de l'idée qu'ils peuvent savoir qu'on les cherche, mais ils ne savent pas qu'on les suit. On a l'élément de surprise avec nous.
Brendan : Et s'ils nous repèrent ? Quel est le plan B ?
Mandy : S'ils ne nous mènent pas aux autres... alors ça devient une embuscade. On les attrape, on aura peu de temps, mais en aucun cas vous ne devez les tuer, c'est clair ?


05:16:12 PM

À la CTU, tout le monde attend l'arrivée de Chase, Tom et les autres, ainsi que les Kaufman. Jack se sent mieux, les antidouleurs commencent à faire effet. Il s'étire le bras gauche. Tony le regarde, Jack lui fait un signe d'approbation de la tête. Il se sent mieux, même si c'est temporaire. Soudain, un portable posé sur la grande table de la salle de crise vibre. C'est celui de Kim.

Kim : Je peux répondre ?
Jack : Tu connais le numéro ?
Kim : C'est ma voisine. Elle a déjà essayé d'appeler il y a un quart d'heure.
Jack : Réponds. Surtout ne dis pas où nous sommes ou ce qu'il nous arrive.
Kim : Je sais.

Kim accepte l'appel.

Kim : Oui, Jennifer ?
Jennifer : Oh, tu vas bien... Dieu merci.
Kim : Oui, bien sûr que je vais bien... pourquoi ça ne serait pas le cas ?
Jennifer : J'étais à ma fenêtre et j'ai cru voir des secours qui rentraient chez vous.
Kim : Des secours ?
Jennifer : Oui, deux hommes, habillés de manière identique. Ils sont rentrés chez vous, ils ont l'air d'avoir forcé la serrure... vous n'êtes pas chez vous, alors ?
Kim : Non... non, on est pas chez nous.
Jennifer : Mon Dieu, alors c'était des cambrioleurs ? Tu veux que j'appelle la police ?

Kim regarde tout le monde. Il y a assez de problèmes comme ça, pas la peine d'y mêler la police locale. Ces hommes qui ont fait irruption chez eux doivent être liés à Mendoza, forcément.

Kim : Non, pas la peine. Stephen... vient juste de me dire que c'était des gens de l'hôpital qui sont passés pour voir où il était. Il avait placé un jour de congé aujourd'hui, et ça n'était pas rentré dans le système. C'est encore les vacances scolaires pour Teri, donc on a décidé de passer une journée loin de la ville, au parc de Redwood. La réception cellulaire est très mauvaise ici, l'hôpital n'a pas pu le joindre donc ils ont du décider de passer chez nous. Tout est rentré dans l'ordre, on rentre demain.
Jennifer : Ils ont forcé la porte quand même...
Kim : Tu regardais de ta fenêtre, non ? La porte devait être mal fermée, tu as du mal voir.
Jennifer : Sûrement... bon, je voulais te prévenir.
Kim : Merci, c'est gentil, il ne fallait pas s'inquiéter. On se parle demain.

Kim raccroche, puis souffle un coup. Elle s'est empêtrée dans son mensonge, mais ça doit avoir suffit.

Chloe : C'était pas très convaincant.
Kim : Désolée, Chloe, c'était le mieux que je pouvais faire, sur le moment.
Kate : Ça suffira pour la dissuader d'appeller la police, c'est ce qui compte.

Tony est assis, les bras croisés, pensif. Il regarde Jack, Chloe, Kim, tous affairés autour de la table, et des souvenirs d'un temps lointain lui reviennent. Michelle s'asseyait là où se trouve Kate. Il observe la pièce, mélancolique, quand il aperçoit un impact de balle, sur un panneau au mur.

Tony : C'est quoi, ça ?

Chloe se retourne et constate l'endroit endommagé.

Chloe : C'est quand on a été attaqués par Cheng. Je crois que je t'en avais parlé à Washington.
Tony : Oui, ça me revient.
Chloe : La Cellule a été demantelée quelques mois après l'attaque. Ils ont réparé la plupart des choses, mais il y avait déjà des rumeurs que le Sénat allait s'en prendre à nous. Ils n'ont visiblement pas pris la peine de remettre tout en état.
Stephen : Comment une agence gouvernementale a pu être prise d'assaut ?
Chloe : Oh, c'est assez...
Jack : On doit appeler Adam !

Jack interrompt la conversation et se lève sa chaise, réalisant ce qu'il se passe.

Jack : Ils ont attaqué la maison de Tom, et ils ont attaqué la vôtre, Kim et Stephen. Ils savent que Chase est au courant de leur présence. Mais qui d'autre ayant participé à l'opération Terre Brûlée habite à Los Angeles ?
Tony : Adam.
Jack : Ils doivent savoir où il est. Ils peuvent être en train de le suivre.
Tony : Et il est en train de les mener jusqu'à nous.
Jack : Peut-être. Mais que ce soit le cas ou pas, on ne peut pas prendre le risque.

Jack compose le numéro que Chase lui a fourni.


05:19:32 PM

Adam : Oui ?
Jack : Adam, c'est Jack Bauer.
Adam : Quoi... Jack ?! Je croyais que vous étiez mort !
Jack : Pas encore. Écoute, on est à la CTU, Chase va nous rejoindre, et toi aussi. Tu es à quelle distance ?
Adam : À 7-8 minutes, on est sur la San Diego Freeway.
Jack : Ok. Regarde dans le rétroviseur et ne te retourne surtout pas. Est-ce que c'est possible que tu sois suivi ?

Adam jette un oeil dans le rétroviseur et aperçoit un motard derrière sa voiture, ainsi qu'une camionnette noire, à 300 m derrière eux.

Adam : On ne dirait pas.
Jack : On va s'assurer de ça. Quelle est la marque et le numéro de série de ton GPS ?
Adam : C'est un "Garmin", numéro... 345 583 23.
Jack : Chloe, note ça. On va t'indiquer un itinéraire à suivre.

Chloe va sur le site du constructeur du GPS et entre le numéro. La position d'Adam s'affiche sur son ordinateur.

Chloe : Y a une sortie à 300 m à droite vers Wilshere Boulevard.
Jack : Wilshere Boulevard, Adam.

Adam regarde Eve, et regarde à nouveau dans son rétroviseur. Le motard et la camionnette noire sont toujours là. Il tourne calmement vers Wilshere Boulevard. Le motard continue tout droit. Adam se sent soulagé de voir qu'il n'est plus suivi. Soudain, la camionnette noire réapparait dans son rétroviseur, elle s'engage également dans cette rue.

Adam : Je crois que la camionnette nous suit. Je n'ai pas fait très attention au début, mais je crois qu'elle est derrière nous depuis un moment.

Jack regarde Tony et Kate.

Jack : Adam, on va venir à ta rencontre. Pour l'instant tu vas suivre les instructions de Chloe. Chloe, tu utiliseras le portable de Kim pour rester en contact avec nous.
Adam : Chloe ? Kim ?
Chloe : Oui, Adam, toute l'équipe est là. Continue sur Wilshere Boulevard pendant encore 4 km.

Alors que Kim tend son téléphone à Chloe, Jack se dirige vers la sortie. Tony a les clefs de sa voiture dans sa poche, il les prend en main. Kate les suit. Jack regarde à nouveau en direction de la salle de crise où Kim et Teri le regardent partir. En arrivant vers un bureau où sont posées les armes récupérées le matin même par Tony, il saisit un Glock 26 et trois chargeurs qu'il fourre dans les poche de sa veste puis se rapproche de la sortie.


05:21:59 PM

Dans le van, Mandy et ses acolytes se rapprochent d'Adam. Son téléphone se met à vibrer.

Mandy : Enfin.
Eric : C'est moi, Eric, équipe #1...
Mandy : Je sais. Tom Baker et sa femme sont avec vous ?
Eric : Non, on a eu un problème. Bill est mort, et la femme de Baker aussi, je crois. Baker, Chase Edmunds et les vénézuéliens dont vous nous avez parlé bloquaient totalement la rue, j'ai du me cacher en attendant qu'ils partent.
Mandy : Merde. Ils ont vu les cadavres ?
Eric : Forcément, oui.
Mandy : Ils ne t'ont pas repéré, tu es sûr ?
Eric : Non, ils sont tous partis depuis quelques minutes. La police est arrivée sur les lieux, mais j'ai réussi à partir avant qu'ils établissent un périmètre. Je me dirige vers Bel Air.
Mandy : Va à la casse auto sur Fulton Avenue, dis au gérant que tu es là de la part de Bridget Murphy, il te laissera entrer. On est occupés sur autre chose, j'essayerai de passer d'ici ce soir.
Eric : Merci, madame.

Mandy raccroche, passablement énervée mais souhaitant ne rien laisser paraître.

Mandy : Kaufman semble être notre seul espoir.


05:23:46 PM

Chloe : Adam, à 400 m, tourne sur Ventura Boulevard. On vient de la CTU, il va être sur Fountain Avenue, vous vous rapprochez.
Adam : Si je tourne encore, ils vont forcément savoir que je tourne en rond depuis 5 minutes.
Chloe : On a pas le choix. Kate, vous avez entendu ?

Dans la voiture conduite par Tony, Jack et Kate se trouvent à l'arrière, Kate avec un téléphone à l'oreille. Ils sortent du parking de la Cellule et s'engagent sur Fountain Avenue.

Kate : Tony, Adam va tourner sur Ventura Boulevard.
Tony : Ok.

Tony regarde son GPS et essaye d'anticiper la prochaine direction à prendre.

Tony : Si je prends à droite vers Magnolia Boulevard et qu'il prend la sortie sur Barnham Boulevard, on sera dans le même périmètre.

Chloe : J'ai entendu. Adam, tu vas devoir prendre à gauche à 500 m sur Barnham Boulevard.

Adam commence à transpirer à grosses gouttes.

Adam : Ça va aller, tout va bien se passer.

Il prononce cette phrase pour rassurer sa femme, tout aussi stressée sur le siège passager, mais ce n'est pas très convaincant. Soudain, la camionette noire, à l'allure régulière depuis qu'Adam l'a repérée, se met soudain à accélérer.

Adam : Ils savent ! Ils savent qu'on les a vus et ils se rapprochent, Chloe !
Chloe : Ça ne change rien, allez sur Barnham Boulevard maintenant !

Adam braque son volant et tourne brusquement, manquant de rentrer en collision avec une voiture circulant dans le sens inverse.

Adam : Et maintenant ?
Chloe : Continue pour l'instant.
Adam : Ils nous suivent toujours.
Chloe : Attends un peu.

Chloe passe sur l'autre téléphone. Tony saisit le téléphone des mains de Kate.

Tony : Chloe, des infos, maintenant !
Chloe : Ça arrive ! Vous êtes au niveau de Moorepark Street ?
Tony : Dans... 250 mètres, oui.
Chloe : Prenez cette rue, et allez tout de suite à droite sur Huston Street. Ils pourchassent Adam maintenant.
Tony : On fait du mieux qu'on peut, Chloe, dis lui de tenir bon.

Chloe : Adam, dans 400 mètres tu devras tourner à gauche sur Camarillo Street.
Adam : Et après ? Je vais pas ten--

Une balle atterrit dans le rétroviseur droit de la voiture d'Adam, l'explosant littéralement. Eve laisse échapper un cri.

Adam : Ils nous tirent dessus !
Chloe : Camarillo Street ! Tiens bon !

Adam regarde dans son rétroviseur, l'un des hommes se trouve pistolet à la main et se prépare à viser à nouveau dans leur direction. Adam voit Camarillo Street, et accélère. Soudain, un bruit sourd se fait entendre. Les assaillants ont tiré dans un pneu arrière. La voiture perd un peu d'équilibre, mais Adam réussit à s'engager dans la rue indiquée par Chloe.

Chloe : Tony, il est sur Camarillo Street ! Vous y êtes dans 30 secondes.

Tony zigzague entre les quelques voitures présentes dans son chemin. Il pense au fait qu'il ne peut pas se permettre de se faire arrêter par la police, mais c'est une question de vie ou de mort pour Adam.

Tony : On est sur Camarillo Street !
Chloe : Adam, ils sont là !

Adam cherche du regard les voitures arrivant dans le sens inverse puis aperçoit un grand SUV noir s'approchant à toute vitesse. Malgré le parebrise teinté, il commence à apercevoir le conducteur.

Adam : Tony ? C'est pas po--

Les mercenaires de Mandy tirent dans la deuxième roue arrière de la voiture d'Adam et Eve, qui effectue une embardée et les secoue violemment avant qu'Adam perde le contrôle de son véhicule, qui part s'encastrer dans un fossé. Tout en s'arrêtant sur le bas côté de cette rue tranquille bordée par un terrain de soccer vide, Tony, Jack et Kate observent la scène, et voient la voiture de Ian et Christopher qui s'arrête. Ces derniers sortent de leur véhicule et se rapprochent de la voiture fumante des Kaufman.

Jack et Kate sortent à leur tour et, chacun de leur côté, se mettent à tirer dans la direction des ennemis. Jack repère quelques poubelles au pied d'un immeuble. Il pourrait s'abriter derrière mais la distance est trop grande, aussi il reste à couvert derrière la portière gauche et Kate derrière la portière droite. Tony, arme au poing, contourne la zone de tirs pour aller extirper Adam et Eve de l'habitacle. Ian et Christopher tirent en direction de Jack et Kate. Cette dernière envisage ses options mais elle non plus n'a aucun autre endroit pour se mettre à l'abri sans s'exposer pendant de trop nombreuses secondes. Les impacts commencent à cribler la carrosserie de la voiture. Tony, continuant son chemin vers la voiture dans le fossé, garde le regard rivé sur Ian et Christopher, occupés par Jack et Kate. Dans un appartement en hauteur, un enfant regarde la fusillade, fasciné. Sa mère arrive derrière lui et l'emmène loin de la fenêtre, un téléphone à l'oreille.

Tony arrive au niveau de la portière passager, et l'ouvre. Adam est sonné et Eve semble inconsciente. Alors que Tony essaye de détacher la ceinture d'Eve, il jette un coup d'oeil à travers le parebrise vers les mercenaires. Ian le remarque et se met à tirer dans sa direction, ajoutant quelques impacts de balles au parebrise déjà fêlé. Tony, couvert par la portière, réplique en tirant trois balles, dont une touche arrive dans la hanche de l'homme de main de Mandy, qui s'écroule au sol en hurlant. Tony réussit à détacher Eve lorsque Christopher tourne son attention vers lui. Tony veut protéger Eve et l'extirpe difficilement du véhicule. Jack et Kate tirent mais n'arrivent pas à atteindre leur cible à une telle distance. Christopher se rapproche de Tony, qui se dépêche de pouvoir poser Eve à terre afin de pouvoir ré-ouvrir le feu. Christopher est à 70m, 60m du véhicule, quand Tony peut enfin reprendre son arme en main. Le mercenaire tire alors une balle qui explose la vitre avant côté passager, le verre éclatant au visage de Tony, et la balle sifflant près de ses oreilles. Ce n'est pas passé loin, mais ça le désoriente. Pendant que Tony reprend ses esprits, Jack voit que l'assaillant continue d'avancer vers le véhicule. Il reste pensif quelques secondes, regarde combien de balles il lui reste, et décide de courir dans sa direction, en tirant à feu nourri. Kate ne reste pas non plus à couvert en voyant Jack s'avancer de la sorte. Alors que Christopher s'apprête à se tourner vers un Jack totalement exposé, une détonation se fait entendre, et le mercenaire s'écroule au sol, la tête transpercée. Adam, ayant péniblement réussi à sortir par sa portière, a tiré une balle à l'arrière du crâne de l'assaillant.


05:29:51 PM

Jack s'approche en courant, l'arme toujours pointée sur Christopher. Le sang commence à s'écouler sur le bitume.

Jack : Vous êtes blessés ?
Adam : Ça va aller, je crois.

Kate scrute les alentours pour voir si d'autres assaillants s'approchent. Soudain, elle remarque Ian, rampant au sol, et s'approchant de l'arme de Christopher. Elle pointe son arme sur le mercenaire blessé.

Kate : Jack !

Jack lève la tête et voit Ian, souffrant et avançant difficilement au sol. Kate s'approche de lui et repousse le pistolet automatique du pied. Tandis qu'elle se dirige vers Eve, tremblante et le front en sang, Tony se rapproche du mercenaire à terre.

Tony : Toi, tu ne vas nulle part.

Le téléphone de Tony était resté allumé dans la voiture, Chloe a tout entendu.

Jack marche vers le SUV et constate les dégâts : la voiture est parcemée d'impacts de balles. Il se rapproche et regarde le moteur. Elle semble inusable, et dans tous les cas il est impossible de rouler avec sans attirer l'attention, et c'est essentiel pour eux aujourd'hui. Chloe appelle alors Jack.

Jack : Chloe, on a récupéré Adam et sa femme, ils sont sains et saufs. L'un des ennemis est mort, l'autre est blessé... ça a l'air grave.
Chloe : Ok, vous devez partir de là, la police ne va forcément pas tarder. Je vais essayer d'avoir accès à leurs fréquences.

Jack jette alors un regard inquiet aux alentours : il entend les sirènes du LAPD se rapprocher, et voit dans une rue adjacente un enfant se précipiter dans un hall d'immeuble. Il devait être caché dans la rue durant la fusillade.

Jack : On doit partir, et on va prendre leur voiture. On n'a pas trop le choix.
Kate : C'est qui, Jack ?
Jack : On va vite le savoir.

Les sirènes de police se sont éloignées, mais ce n'est qu'une question de minutes avant qu'une autre patrouille réponde aux inévitables appels qui ont du arriver de ce quartier après cette fusillade. Tony relève Ian, qui tient difficilement debout ; la balle a complètement paralysé sa jambe gauche.

Tony : Carlos Mendoza, il est où ? Vous travaillez pour lui ?

Ian reste impassible, puis tourne la tête et jette un regard menaçant vers Eve Kaufman, qui se blottit dans les bras d'Adam. Tony donne une claque à Ian pour diriger sa tête vers lui.

Tony : Hé, ne t'occupes pas d'eux. Maintenant, je suis ta seule préoccupation, ok ?

Kate inspecte elle aussi autour d'elle quand elle remarque un homme âgé descendant du porche de sa maison et se dirigeant vers eux. Il a un fusil à la main et la tient en joue. Elle se rapproche lentement, les mains en l'air.

??? : Qu'est-ce que vous avez foutu ?
Kate : Monsieur, calmez-vous. Nous sommes les forces de l'ordre, nous avons procédé à l'arrestation d'un suspect dans une affaire à haut risque, vous pouvez retourner dans votre domicile, c'est fini.
??? : Montrez-moi votre badge !
Kate : Je... Nous ne sommes pas en mission officielle, mais les renforts arrivent et pourront tout confirmer. S'il vous plait, baissez votre arme et rentrez chez vous.
??? : Barrez-vous tout de suite ou je vous flingue sur le champ !

Kate s'éloigne, reculant toujours les mains en l'air. L'homme reste planté devant son porche, le fusil sur le bras.

Jack a inspecté la voiture des mercenaires, elle a été épargnée par les tirs. Il revient vers Kate, Adam, Eve, Tony et Ian.

Jack : Les flics seront là d'une minute à l'autre, il faut partir !

Adam finit de pousser le corps de Christopher vers le bas-côté — ce qui n'aura que peu d'effet quand la police aura quadrillé les lieux, puis prend la main d'Eve et se dirige vers le véhicule. Ils embarquent tous dans la voiture, Kate au volant, Jack à ses côtés. Tony monte en dernier, trainant avec lui Ian, dont la jambe devra certainement être amputée s'il n'est pas soigné à temps. Ils montent à l'arrière, aux côtés d'Adam et Eve. Tony s'asseoit et pointe son arme contre Ian, assis côté vitre. Ian relève la tête et décoche un rictus, tandis que Kate démarre.

Tony : T'es vraiment pas en position de faire de la provocation... tu peux bien me dire ton nom ?
Ian : Matricule #1992306, platoon Copperheads.
Tony : Militaire, hein ? Vous avez été déployé sur quel front, soldat ?
Ian : [i]« Shockwave », Damas, 2015-2017. « Frozen Winter », Kiev, 2018-2019.

Tony : Et maintenant vous êtes à la solde de Carlos Mendoza... comment vous en êtes arrivés là ?

Ian se tait à nouveau et se retourne vers la vitre, tandis que le véhicule est en route vers la Cellule. Jack, lui, est au téléphone avec Chloe sur haut-parleur.

Jack : Chloe, où sont les patrouilles les plus proches ?
Chloe : Il y en a trois qui sont à 2 minutes de votre position. Ils ne vont pas tarder à être sur les lieux.
Jack : On est partis, c'est bon. Ils n'ont pas le signalement de la voiture des mercenaires ?
Chloe : Non, juste des appels indiquant une fusillade sur Carmarillo Street, rien de plus précis.

Adam souffle en entendant cette nouvelle. Il ne peut s'empêcher d'exclamer sa joie, qui explose après la tension intense de la dernière demi-heure.

Adam : Ça fait du bien de t'entendre dire ça, Chloe !
Chloe : Contente que vous alliez bien, Adam. On vous voit dans quelques minutes.


05:34:14 PM

Brandan : Il est mort.
Mandy : Merde.

Sur les lieux de la fusillade, Mendoza, Mandy et ses hommes de main constatent les dégats.

Mandy : Aucune trace de Ian ?
Michael : Il ne répond pas à son téléphone, mais le traqueur est toujours en mouvement.
Mandy : Parfait, il doit être captif. Je crois qu'on vient de récuperer l'élément de surprise. C'est pas fini.

Tomas, Miguel et Mendoza sont également sortis du SUV. Alors que les hommes de Mandy se dépêchent de prendre le cadavre de Christopher et de placer la dépouille dans leur véhicule, les trois vénézueliens observent les alentours.

Tomas : Les flics devraient déjà être là.
Miguel : Ça n'a pas l'air d'être un quartier très riche. Si c'est comme chez nous, ils ont l'habitude des fusillades dans ce coin et ils ne vont pas se presser.
Tomas : Quand même...

Alors que ses deux acolytes discutent, Mendoza s'éloigne et se rapproche de la voiture criblée de balles. Du verre brisé jonche le sol. Il regarde à l'intérieur de l'habitacle, côté passager. Pas grand chose dans la voiture au milieu des tessons de verre. Il jette un oeil dans la boite à gants pour voir si quelques papiers permettraient d'identifier le propriétaire, mais c'est vide. Mendoza s'apprête à rejoindre le groupe lorsqu'il remarque quelque chose qui attire son attention : un téléphone est tombé sous le siège passager.

Dans la précipitation de la fusillade, Tony a laissé derrière lui le téléphone avec lequel il communiquait avec Chloe. C'est un burner, un téléphone jetable, impossible pour Mendoza d'identifier son propriétaire. Entre ça et l'absence de papiers dans la voiture, il apparaît clair que le conducteur de cette voiture est quelqu'un d'assez secret qui ne veut pas être trouvé.

Mendoza observe l'appareil. Le dernier appel date d'il y a 7 minutes. Il s'apprête à rappeller le dernier numéro avant de se raviser. Il a un avantage stratégique, il est préférable de l'utiliser au mieux. Après quelques secondes de réflexion, il entend un cri.

Michael : On se casse, maintenant ! Le LAPD arrive !

Mandy a fini d'inspecter la voiture d'Adam et Eve, elle en a extrait quelques documents indiquant les noms et adresse d'Adam et Eve. Pendant qu'elle faisait cela, Brandon et Dominic s'occupaient de détacher les plaques d'immatriculation. Cela retardera l'identification des Kaufman, et leur donnera plus de temps pour les trouver avant que la police de Los Angeles ne sache qu'ils étaient les cibles de l'attaque.

Mandy : On n'a pas le temps de s'occuper de l'autre voiture. Il faut partir. Si on va sur la quatre voies, on pourra les rattraper.
Dominic : En espérant qu'ils ne repèrent pas le traqueur avant ça.

Cinq hommes de main de Mandy embarquent à l'arrière, suivis par Mendoza et ses associés, tandis que Mandy monte à l'avant et Michael reprend le volant. Alors que Michael se dépêche de quitter la zone, Mandy se retourne.

Mandy : Vous avez trouvé quelque chose, Mendoza ?
Mendoza : Rien de très utile, Mme Murphy. Des débris et rien de plus. Ça a l'air d'être des pros.
Mandy : Qui que ce soit, ils ont réussi à maitriser Ian et ils étaient au courant qu'Adam Kaufman était visé. Ça ne nous laisse pas beaucoup de candidats potentiels.

Mendoza se passe le doigt sur sa main bandée puis vérifie bien que la poche contenant le portable des assaillants est fermée. Il regarde les hommes autour de lui puis pose sa tête lentement contre la paroi métallique du SUV.


05:36:32
05:36:33
05:36:34

05:39:59 PM


Dans un véhicule, Tom Baker, Chase Edmunds et sa famille, et dans un autre l'équipe de Mauricio Mendoza, arrivent sur le parking de la CTU. Angela Edmunds observe avec surprise les alentours, et particulièrement ce poste de garde vide, à la vitre brisée et avec la barrière cassée. Ce n'est pas la place qui manque dans ce parking. Son père se gare rapidement, Alonso immobilise son véhicule quelques places à côté. Tout le monde sort rapidement des voitures à l'exception de Tom, qui reste pensif en regardant fixement devant lui.

Chase : Allez-y, je vous rejoins.

Chase fait signe au groupe d'avancer vers le tunnel menant à l'entrée secondaire, tandis qu'il contourne la voiture pour aller voir Tom. Il ouvre la portière.

Tom : Je suis pas capable.
Chase : De quoi ?
Tom : De faire ça, de continuer. Je suis inutile dans cet état, Chase, je serais juste un poids mort... je préfère ne pas vous handicaper.
Chase : On a besoin de toi. Je sais pas si je peux faire confiance à tous nos supposés alliés : Mauricio Mendoza, Tony, Jack... j'ai besoin de quelqu'un d'exemplaire, de loyal, et y a que toi pour tenir ce rôle aujourd'hui, mon vieux.
Tom : Si on était arrivés 5 minutes plus tôt...
Chase : Ne te fais pas ça, Tom. On ne peut pas réécrire l'histoire, tu as fait tout ce qui était en ton pouvoir. La seule chose à faire, c'est de retrouver les enfoirés qui ont fait ça et leur faire payer.
Tom : Promets-moi que si on les retrouve, ils n'auront pas l'occasion d'espérer une quelconque forme de justice.
Chase : Ils vont souffrir, je te le garantis. Mais j'ai besoin de toi à 100%. Tu ne dois pas nous compromettre pour te venger. J'ai besoin de ta parole.
Tom : Tu l'as.

Chase aide Tom à sortir de la voiture, lui tape sur l'épaule et se dirige avec lui vers le tunnel.


05:42:31 PM

Mauricio et ses hommes entrent à l'intérieur de la Cellule, suivis d'Angela et Natalie. Stephen s'avance le premier, tandis qu'Alonso, Luis et les autres s'installent dans un coin où ils déposent leurs armes et des sacs remplis de munitions.

Mauricio : Qu'est-ce qui s'est passé ici ?
Stephen : Un léger manque d'entretien durant les 10 dernières années, apparemment. Merci de votre aide, on en a bien besoin.
Mauricio : C'est normal. Je ne pouvais laisser mon père s'en tirer comme ça. Est-ce que vous auriez de l'eau ?
Stephen : Sur le bureau là-bas, il y a quelques bouteilles, servez-vous.

Chloe a quitté la table de la salle de crise et rejoint le groupe devant l'entrée. Elle remarque une jeune fille visiblement un peu inquiète. Cela doit être Angela. Après l'étonnement initial, ne l'ayant pas vue depuis près de 14 ans, elle se rapproche et d'un ton amical, veut la rassurer.

Chloe : Salut Angela, je suis Chloe, j'ai travaillé avec ton père.
Angela : Bonjour. Il a parlé de vous durant le trajet. Il dit qu'il n'a jamais connu quelqu'un d'aussi doué en informatique.
Chloe : À l'époque peut-être, je suis un peu rouillée aujourd'hui ! Tu sais, je t'ai même baby-sitté quand tu étais toute petite.
Angela : Oh... merci. Où sont les toilettes ?
Chloe : Prends le couloir à droite, tourne encore à droite et tu les trouveras. C'est indiqué sur la porte.
Angela : Merci.

Alors qu'Angela s'éloigne, Chloe rumine à voix basse ce qu'elle vient de dire.

Chloe : Bravo, maintenant elle va croire que t'es bizarre... bon, au moins je ne lui ai pas dit que j'ai changé ses couches.

Chase et Tom arrivent en dernier. Ils poussent la porte à la serrure fracturée et pénètrent dans l'enceinte.

Chase : Mon Dieu...

L'état de délabrement des lieux interpelle Chase. Il savait que la CTU était abandonnée depuis des années, mais il ressent malgré tout une surprise de la voir dans cet état. Le grand hub technologique que la Cellule a été durant ses plus beaux jours n'est plus qu'un lointain souvenir.

Il regarde partout autour de lui avant de fixer son regard sur Kim, qui porte Richard dans ses bras. Il se rapproche, et tous deux arborent un regard sensiblement gêné.

Kim : Salut.
Chase : Salut. Je suis contente que vous alliez bien.
Kim : C'est grâce à Tony, c'est lui qui nous a averti de la menace, hier soir. Notre maison vient d'être attaquée, en même temps que celle de...

Kim jette un regard vers Tom, parti saluer Chloe. Cette dernière lui tombe dans les bras, sous le coup de l'émotion.

Kim : C'est terrible, ce qui lui arrive.
Chase : Affreux. Il faut vite se débarasser de Mendoza pour que nos familles soient à l'abri.

Chase regarde Stephen, qui discute avec Natalie. Kim les regarde également. Quand ils se retournent l'un vers l'autre, ayant conscience d'avoir regardé leurs époux respectifs, ils laissent échapper un sourire.

Chase : On a fait du chemin depuis.
Kim : Ça, c'est sûr. Je me souviens voir Angela à quatre pattes, essayant de se tenir debout.
Chase : Elle n'a plus de problème à ce niveau-là, maintenant ! Elle a bien grandi.
Kim : Est-ce que... tu lui as parlé de moi ? Je ne m'attends pas à ce qu'elle ait des souvenirs, ou quoique ce soit, mais...
Chase : Il y a quelques années, elle voulait savoir qui était sa mère biologique... pas pour la rencontrer, pas encore, mais on a beaucoup parlé à partir de là, pendant les semaines qui ont suivi. Je lui ai parlé de toi, longuement. Tu as été importante durant ses premières années, ça semblait être la chose à faire. Je lui ai montré un album photo, quand on avait été ensemble au parc du Yosemite.
Kim : Oh oui, je me souviens !
Chase : Elle t'a reconnu, à l'instant ?
Kim : Je ne sais pas, je n'ai pas été lui parler.
Chase : Tu sais où elle est ?
Kim : Elle est partie aux toilettes.
Chase : Ok. On lui parlera quand elle sera là.

Kim hoche de la tête. Elle est nerveuse à l'idée de revoir Chase au vu de la manière dont les choses se sont terminées entre eux, même si la menace qui plane sur leurs vies tend à mettre ces préoccupations personnelles à l'arrière-plan.

Chloe sèche ses larmes, prend son téléphone en main et appelle Jack.

Chloe : Ils viennent d'arriver, Jack.
Jack : Très bien, on est à environ 5 minutes.


05:45:14 PM

Alors qu'ils se rapprochent de la CTU à une allure moins effrenée que lors du trajet aller, Tony s'évertue à poser des questions à Ian, qui demeure impassible depuis une dizaine de minutes.

Tony : Fais comme tu veux, mais tu nous diras où est Mendoza. Je crois savoir qu'il y a quelques gars très déterminés qui attendent impatiemment ton arrivée, tu ne vas pas être déçu.

Adam, assis aux côtés de Tony, a toujours du mal à y croire à sa présence.

Adam : [i]Je croyais que vous étiez mort, Tony.

Tony : Ouais... c'est compliqué, mais je suis là maintenant.
Adam : C'est tellement surréel... J'ai été à votre enterrement, le votre et celui de Michelle.
Tony : Je sais. J'y ai assisté de loin. Surréel est le mot juste.

Kate regarde dans le rétroviseur et voit Eve Kaufman se caresser le ventre. Elle esquisse un sourire, Jack le remarque.

Kate : Vous êtes enceinte de combien de mois ?
Eve : 8 mois.
Kate : Peut-être qu'il arrivera pour Noël ?
Eve : Je ne pense pas que je tiendrai jusqu'au 25 décembre, surtout si on se retrouve dans des situations comme aujourd'hui !
Kate : On va s'occuper des responsables, tout va bien se passer.

Ian lève alors les yeux vers Kate.

Ian : Parle pas trop vite, la journée n'est pas finie. Je ne ferais pas trop de plans pour le futur si j'étais vous.

Kate regarde dans le rétroviseur et s'apprête à répliquer à cette provocation quand Tony assène un coup de crosse sur le crâne du mercenaire. Après avoir vérifié qu'ils n'étaient pas suivis, Jack ne peut s'empêcher de répondre.

Jack : Vous prétendez être un soldat, mais vous avez tourné le dos à votre pays, à vos compagnons d'armes--
Ian : Beaucoup sont morts, et les autres sont infirmes. Pas que ça intéresse qui que ce soit, surtout pas le gouvernement.
Jack : Alors c'est pour ça que vous êtes une gachette à la carte maintenant, parce que le gouvernement vous ignore ?
Ian : Vous n'avez de leçon de morale à donner à personne, Bauer. On sait ce que vous avez fait, pourquoi ce pays vous a renié. Mais on ne savait pas que vous étiez à Los Angeles, c'est une surprise. Ça facilitera la tâche à mon employeur.
Tony : Tu veux développer là-dessus ?

Ian retourne dans son silence.

Tony : Comme tu veux.

La voiture tourne à droite sur Culver Lane, puis continue tout droit. Kate, Jack, Tony, Adam, Eve et le mercenaire sont à 500 mètres de la Cellule. Ils sont bloqués à un feu rouge, au milieu des nombreux véhicules des gens rentrant chez eux. C'est l'heure de pointe. À 2 kilomètres de là, également immobilisée, Mandy suit le traceur de Ian sur le GPS de leur véhicule.

Mandy : Qu'est-ce qu'il y a dans la zone ?
Michael : Pas grand chose. Quelques petits commerces, un cabinet d'avocats, un parking et un bâtiment désaffecté.
Mandy : Quel bâtiment ?
Michael : Je cherche... C'est-- c'était la Cellule Anti-Terroristes.

Mandy esquisse un sourire.


05:48:32
05:48:33
05:48:34

05:51:41 PM


Tandis qu'Angela occupe Teri et Richard, Kim décide de se rapprocher de Natalie Edmunds.

Kim : Je suis Kim Bauer.
Natalie : Natalie Edmunds. Je sais qui vous êtes, Kim.

Elles regardent toutes deux leurs enfants respectifs.

Natalie : Vous avez une belle famille.
Kim : Merci, vous aussi.
Natalie : Je suis au courant de ce qui s'est passé entre Chase et vous.
Kim : Oh...
Natalie : Merci de vous être occupé d'Angela. Ça compte beaucoup pour Chase. Je sais que les choses se sont mal finies entre vous...
Kim : C'était de ma faute, j'ai eu quelques problèmes personnels et ça a pris le pas sur ma relation avec Chase, et avec sa fille.
Natalie : La mort de votre père, c'est ça ? J'ai cru comprendre que ça s'était arrangé.
Kim : Les choses ne s'arrangent jamais vraiment avec mon père. C'est un problème après l'autre avec lui.
Natalie : Chase ne l'admettra peut-être pas, mais il m'a bien dit qu'il avait manqué de patience avec vous à ce sujet. Ça a du être difficile.
Kim : De l'eau a coulé sous le pont depuis. Tout va bien, et quand je vous vois avec Angela, je me dis que c'est pour le mieux. Est-ce que... je pourrai lui parler, plus tard, quand tout ça sera fini ?
Natalie : Bien sûr.


05:53:49 PM

Tony : Allez, avance.
Ian : Vous m'avez logé une balle dans la hanche.
Tony : T'es pas le seul à avoir des problèmes. Allez.

Kate et Jack entrent les premiers, suivis par Adam et Eve, puis par Tony et leur prisonnier. Jack observe les forces en présence. Cela fait beaucoup de monde. Il aperçoit Chase, qui se rapproche de lui pour lui serrer la main.

Chase : Content de vous revoir, Jack.
Jack : Content que vous alliez bien. Angela se remet bien de l'attaque sur son école ?
Chase : Oui, elle est assez forte. Je crois qu'elle se sent en sécurité ici, c'est bien. Mauricio Mendoza a amené sa sécurité personnelle pour s'occuper de son père. Et vous, comment allez-vous ? Chloe m'a dit que vous avez été reçu un pardon de la Maison Blanche pour votre coup d'éclat à l'ONU.
Jack : Heller m'a donné l'immunité présidentielle le jour de l'attaque à Wembley, mais... c'est compliqué, je me soucierai de mon cas personnel quand on aura tiré tout ça au clair.
Chase : Il était seul ?
Jack : On a descendu son compère. Il doit travailler pour Mendoza mais ça ne colle pas. Pour recruter des anciens soldats comme lui, il faut des contacts chez nous, au gouvernement, ce que les alliés de Mendoza ne peuvent pas avoir.
Chase : Vous pensez que Mendoza se fait aider ?
Jack : Je ne peux pas être sûr, mais c'est ma théorie, oui.

Chase se dirige vers Ian, assis sur une table, toujours menotté, et le front rempli de sueur.

Chase : Vos employeurs ont essayé de tuer ma fille.
Ian : Non. Nos ordres sont clairs, et tuer vos familles n'a jamais fait partie du plan. Ou vous tuez non plus, d'ailleurs. Il vous veut en vie. Enfin, après, je ne garantis pas ce qu'il fera.

Tom Baker commence à s'approcher de Ian, l'arme à la main, le regard rivé sur le mercenaire. Jack le retient.

Jack : Pas maintenant.

Ian jette un oeil à Angela, tenant Richard dans ses bras.

Ian : De toute façon, je n'aurais jamais osé faire du mal à une jolie jeune fille en fleur.

Chase saisit Ian par le col et le jette par terre. Sa tête heurte violemment le sol. Mauricio se rapproche et le remet debout.

Mauricio : Où est Carlos Mendoza ?

Mauricio enfonce une arme dans la plaie ouverte sur la hanche du mercenaire, qui hurle de douleur. Le sang commence à couler sur l'extremité du calibre. Stephen regarde la scène puis se doit d'intervenir.

Stephen : Je suis un docteur.
Mauricio : Et je suis un politicien.
Stephen : Si on ne retire pas la balle maintenant, il pourrait se vider de son sang dans l'heure qui suit.
Mauricio : Et alors ?
Stephen : Et alors, c'est notre seule piste pour retrouver votre père.
Mauricio : Pas forcément.
Chase : Ça veut dire quoi, ça ?

Le téléphone de Mauricio, posé sur un bureau, se met à vibrer. Il lâche Ian et se dirige dans sa direction sous le regard de tout le groupe. Il lit le message.

« ILS SAVENT OÙ VOUS ÊTES. ILS ARRIVENT. »

Le visage de Mauricio se fige et, saisissant une arme sur un bureau, il se dirige vers l'extérieur. Interloqués, Jack, Chase et Alonso le suivent.

Split-screen final :

- Luis se met à parler à Ian sous les yeux des autres hommes de Mendoza.
- Tom Baker se met à pleurer. Kim se rapproche de lui pour le consoler.
- Mauricio court dans le tunnel, une arme à la main.
- Jack, Chase et Alonso sont derrière lui.


05:57:23 PM

Mauricio s'arrête à l'entrée, et s'appuie contre le mur, de façon à avoir un angle de vue sur les arrivées dans le parking. Alonso, Chase, puis Jack, le souffle court, arrivent auprès de lui.

Jack : Le message que vous avez reçu, il venait de qui ?
Chase : Vous avez un infiltré ?
Mauricio : Je ne pouvais pas empêcher l'évasion de se produire, mais j'ai pu retourner deux des partisans de mon père qui participaient à l'assaut. Ils devaient m'informer de sa progression. Malheureusement, l'un des deux est mort à Guantanamo, mais il y en a un qui a survécu. Il se trouve avec mon père en ce moment. Il sait que si je meurs ou si mon père s'enfuit, sa famille meurt.
Alonso : C'est comme ça qu'hier soir, vous avez su que Carlos allait à Los Angeles.
Mauricio : Oui. Depuis plusieurs heures, mon contact est toujours entouré de mon père et de mercenaires. Il a pu m'informer à temps que mon père allait s'en prendre à votre fille dans son lycée, Mr Edmunds, et il m'a dit qu'ils se sont arrêtés dans une blanchisserie, il y a 90 minutes, pour rencontrer un complice. J'ai perdu contact avec lui depuis, jusqu'à maintenant.
Alonso : Pourquoi vous ne nous avez rien dit ?
Mauricio : On ne peut faire confiance à personne, je ne voulais pas risquer de perdre notre seul vrai atout.

Un SUV noir entre alors sur le parking. Les vitres sont teintées, impossible de distinguer le conducteur ou ses passagers.

Chase : Comment ils ont su qu'on était là ? Vous les avez laissé vous suivre ?!
Jack : Non, on s'en est assurés, c'est impossible qu'ils aient pu nous repérer.
Mauricio : Peu importe comment ils ont su. Ils sont là maintenant.

Jack regarde Chase, inquiet. Il lui a dit de venir avec sa famille à la Cellule pour être en sécurité. Il ressent alors une douleur au torse, il va falloir prendre d'autres antidouleurs. Chase le remarque, la souffrance est lisible sur le visage de son ancien patron.

Alonso : Qu'est-ce qu'on fait, monsieur ?
Mauricio : Il n'y a pas le temps de fuir. On les affronte ici.

05:59:57
05:59:58
05:59:59
06:00:00 PM

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jim25
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 Message Posté le: Ven 23 Jan 2015 - 15:14    Sujet du message:
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Bravo Palmer 22, on voit que tu es un fan comme nous tous, c'est très bien écrit et imagine bien les scènes.
Je suis pressé de lire la suite.
Bonne continuation à toi and keep the pressure!
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Palmer22
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 Message Posté le: Jeu 30 Avr 2015 - 1:54    Sujet du message:
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jim25 a écrit:
Bravo Palmer 22, on voit que tu es un fan comme nous tous, c'est très bien écrit et imagine bien les scènes.
Je suis pressé de lire la suite.
Bonne continuation à toi and keep the pressure!


Merci Smile !

Bon... Mr. Green

Alors, j'ai eu un peu de retard, la faute à un petit problème de santé qui m'a immobilisé pendant 7 semaines, un déménagement/emménagement et des journées bien remplies. Mais je n'ai jamais abandonné cette histoire, et je la finirai. L'épisode 8 est bien commencé, je ne vais pas donner de date de publication, mais il arrivera, comme les épisodes 9 à 12 Wink.

S'il y a encore des gens qui me lisent, merci et j'espère que vous aimerez cet épisode, incluant un petit previously on (à la manière de l'intro de la s1) pour résumer globalement la situation vu que ça fait longtemps que j'ai commencé, quand même.

Exclamation Épisode trop long au goût du fofo, donc posté en deux parties Laughing.
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Dernière édition par Palmer22 le Jeu 30 Avr 2015 - 2:20; édité 1 fois
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Palmer22
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 Message Posté le: Jeu 30 Avr 2015 - 1:55    Sujet du message:
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DAY 10 — THE FINAL COUNTDOWN


Aujourd'hui, des terroristes menacent d'assassiner mes proches et mes anciens collègues. Le responsable est Carlos Mendoza, un ancien dictateur que le monde croit mort : une opération secrète de la CTU au Venezuela a résulté en sa capture et son enfermement à Guantanamo pendant 15 ans. Son fils Mauricio a coopéré avec nos services à l'époque et se trouve aujourd'hui ministre dans le gouvernement démocratique de son pays. Carlos Mendoza s'est évadé, et veut se venger avant de fuir les États-Unis. Il a fait appel aux services de mercenaires qui ont tenté de nous tuer. Mauricio collabore avec nous mais semble garder sa part de secrets. Je m'appelle Jack Bauer. Depuis 2 ans, j'étais retenu prisonnier en Russie par une faction d'hommes fidèles à Yuri Suvarov. Il y a 2 semaines, un interrogatoire a mal tourné et mon poumon a été touché. On me laissait mourir dans une résidence surveillée, mais j'ai réussi à m'échapper et revenir à Los Angeles pour protéger ma fille et sa famille. Je sens mes forces diminuer, et je ne sais pas si je vais tenir jusqu'à la fin de cette journée...


Ces événements se déroulent entre 18h et 19 h, le jour des élections Présidentielles.
Ils sont rapportés en temps réel.



09:00:01 PM — Washington, DC

Il fait nuit noire sur Washington DC. Un hélicoptère survole la capitale américaine, celui loué par ACN.

Jeff : Will, il est 21 heures ici sur la côte Est. Pas un nuage dans le ciel alors que le cortège du sénateur Erik Rivera vient à l'instant de quitter le siège du parti démocrate. Aucune information n'a filtré, mais on peut supposer que le sénateur se rend à son QG de campagne. Vous pouvez voir autour de lui les clameurs de ses partisans, certainement confortés par les dernières estimations qui donnent Rivera gagnant, confirmant ainsi la tendance des dernières semaines qui prédisaient que le Président Jack Rowland ne serait pas réélu pour un nouveau mandat, dans une élection qui est d'ores et déjà historique par son taux d'abstention record : seuls 35% des américains se sont rendus aux urnes aujourd'hui. Certains analystes attribuent ce résultat à l'évasion de Darwyn Al-Sayeed, un terroriste notoire qui avait tenté de commettre un attentat-suicide au Staples Center en 2005 après avoir publié sur internet une vidéo indiquant qu'il allait « mettre la démocratie américaine à genoux ». Nos sources nous indiquent que la Maison Blanche n'écarte pas l'hypothèse qu'il soit encore sur le territoire américain...


09:01:24 PM — Washington, DC

Entouré de deux gardes du corps, le Président Rowland arrive dans la Situation Room. Les chefs d'État-major présents dans la pièce se lèvent lors de l'ouverture de la porte.

Président Rowland : Asseyez-vous. Dites-moi qu'on a une piste pour retrouver Al-Sayeed.
Colonel Shaw : Nos forces à Cuba ont ratissé la région, monsieur le Président. Et suite à quelques témoignages parlant d'un avion décollant au milieu de la nuit vers minuit, nous avons mis la main sur Jorge Navedo, propriétaire d'une petite piste d'aviation à Caimanera. Il n'a pas mis longtemps à avouer avoir reçu 100 000 pesos il y a 2 semaines pour laisser sa piste ouverte aux décollages & atterissages et éteindre les caméras de sa piste hier soir, à partir de 22h, soit 1 heure après l'attaque de Guantanamo. Nous n'avons rien sur caméra, ni aucun moyen d'identifier ou retrouver l'avion.
Président Rowland : J'ose espérer que vous avez quelques bonnes nouvelles.
Colonel Masters : Oui, monsieur le Président. Le paiement a été effectué le 25 octobre en petites coupures, et Navedo vient d'établir un portrait-robot de la personne avec qui il a fait affaire.

Le Colonel Masters saisit une télécommande sur la table et appuie sur un bouton. Le portrait-robot et une photo apparaissent alors côte à côte.

Colonel Masters : Il s'agirait de Miguel Romero. 44 ans, sans enfants, marié à Sara Calderone. Par le passé il a travaillé pour Carlos Mendoza, dictateur vénézuelien mort en 2006. Romero habite à Santa Rosalia, nous avons envoyé une équipe à son domicile.
Président Rowland : Pourquoi est-ce qu'il aiderait Al-Sayeed ? On a une piste ?
Colonel Shaw : La NSA travaille actuellement pour établir un lien entre Miguel Romero et Darwyn Al-Sayeed. Alberta Green nous tiendra informés de l'avancée des recherches dans 30 minutes.
Président Rowland : Très bien. Appelez-moi dès que vous avez du niveau.


06:03:49 PM — Los Angeles

Le ciel s'assombrit sur Los Angeles. Quelques nuages font leur apparition alors que le soleil descent sur les collines. À 200 m de la Cellule, Mandy observe le bâtiment à travers une paire de jumelles, calmement. Derrière elle, dans le SUV, les mercenaires qu'elle a engagé préparent leurs armes. AK47, grenades aveuglantes, à fragmentation... ils s'équipent avec rigueur et professionnalisme sous les yeux de Mendoza, Tomas et Miguel, qui eux ne se saisissent que d'armes de poing. Mendoza se rapproche de Mandy.

Mendoza : Belle idée d'avoir planqué des traqueurs dans vos véhicules.
Mandy : J'ai du mal à faire confiance aux gens. Et j'aime bien contrôler les choses.
Mendoza : J'ai remarqué.

Mandy arrête d'observer la Cellule à travers les jumelles, regarde Mendoza, puis se dirige vers le SUV pour prendre des chargeurs. Mendoza reprend :

Mendoza : Le soleil se couche, et on a l'élement de surprise, ça nous donne l'avantage.
Mandy : Ils connaissent les lieux, pas nous. Et on ignore combien de personnes sont à l'intérieur. Restons prudents. On attaque dans 10 minutes.

Alors que Mendoza regarde Mandy charger son 9mm, il se passe le doigt sur sa main gauche, dont le bandage laisse paraître une goutte de sang frais.

Mendoza : Ne tuez pas mon fils, sous aucun prétexte.
Mandy : Il y a des chances qu'il n'hésite pas à vouloir nous tuer. Ou vous tuer, à en juger par l'état de votre main.
Mendoza : Si vous devez lui tirer dessus... dites à vos gars de faire en sorte que ce soient des tirs non mortels.

Mandy acquiesce et se dirige vers l'arrière du SUV. Mendoza souffle avant de tourner la tête pour observer l'horizon orangé. Mendoza reste immobile pendant 20 secondes, regarde passivement l'horizon puis ferme les yeux. Tomas se rapproche de lui.

Mendoza : Ça m'avait manqué... la vie grouillante, l'air frais, le soleil couchant... regarde ça, c'est magnifique.
Tomas : Ça va aller, monsieur ?
Mendoza : Tomas, les choses qu'on prend pour acquises, quand elles te sont brutalement enlevées, tu réalises à quel point elles sont essentielles. Je sais que tu risques la prison à vie pour m'avoir aidé à m'évader, et crois bien que je t'en serai éternellement reconnaissant.
Tomas : Un homme innocent a retrouvé sa liberté, c'était la chose à faire.
Mendoza : Oh, je suis loin d'être innocent. Il faut parfois faire des sacrifices pour diriger un pays, être incompris fait partie du boulot. Et, Tomas... tu sais aussi ce que ce qu'on s'apprête à faire ici est risqué. Ils sont acculés, mais ils sont dangereux. Il est possible qu'on n'en ressorte pas tous vivants.
Tomas : Il faut avoir la foi que justice sera faite.
Mendoza : Ah, la foi... je l'ai perdue au bout d'un mois, quand on m'a pendu par les pieds pendant des jours dans une pièce totalement noire, avec un traitement aux électrochocs à intervalles réguliers. J'ai prié, tellement prié que l'on m'achève, que ça me tue, que chacune de ces séances d'électrochocs soit la dernière, mais personne n'a répondu, et ils m'ont gardé en vie. Tu sais pourquoi on m'a fait ça ?
Tomas : Non.
Mendoza : On m'a fait ça car je clamais mon identité. Mendoza, mon nom, celui de mon père. Mais ils ne m'appelaient pas Mendoza. Au début je n'ai pas compris pourquoi, ensuite c'est devenu évident : aux yeux du monde, je suis mort dans cet accident de voiture. Jack Bauer et Tony Almeida m'ont dépouillé de tout, même de ça.

Tomas regarde Mendoza, à nouveau perdu dans ses pensées, puis retourne vers le SUV. Mendoza reste fasciné par le soleil couchant. Il lève les yeux quand soudain, quelques gouttes de pluie commencent à tomber sur son visage. Il laisse échapper un franc sourire.


09:07:10 PM — Washington, DC

Dans son bureau, Mike a déjà commencé à passer en revue les divers discours que le président donnera à l'issue de la journée, quand les résultats officiels seront annoncés. Mike retire ses lunettes, se passe les doigts sur les paupières. Il ne peut s'empêcher de penser que s'attarder sur le discours en cas de victoire est une perte de temps, mais jusqu'au bout, il faut rester professionnel. Il s'apprête à tourner une page lorsqu'il reçoit un appel sur son intercom.

Julia : Mr Novick, le colonel Shaw demande votre présence dans la Situation Room.
Mike : Je n'ai pas le temps.
Julia : Il dit que c'est personnel.

Mike se redresse dans son siège et remet ses lunettes.

Mike : Dites-lui que j'arrive.

Alors qu'il sort de son bureau, Mike est circonspect : pourquoi le colonel Shaw le demande, lui ? Il avait un briefing avec le président à 21h. S'il avait quelque chose à lui dire, c'était l'occasion.

Mike marche d'un pas pressé à travers les couloirs de la West Wing, qui bourdonne d'activité, comme toujours depuis ces dernières semaines, avec cette élection qui occupe les pensées de la plupart des employés ici. Mais il sait que le Président se concentre sur Al-Sayeed, et lui aussi.

Mike arrive devant la porte et l'ouvre. Le colonel Shaw est seul à la table, les yeux rivés sur son ordinateur.

Mike : Colonel.
Colonel Shaw : Merci d'être venu, Mike. J'avais quelque chose à partager avec vous avant d'en faire part au Président.
Mike : Et qu'est-ce donc ?
Colonel Shaw : À 20h58, nos analystes nous ont averti d'une fusillade s'étant déroulée à Los Angeles, à 17h25 heure locale. Une habitante d'un immeuble surplombant la rue où les coups de feu ont éclaté a filmé l'action sur son portable et l'a envoyé à une chaine d'info locale. CNN vient de la diffuser à son antenne il y a quelques minutes.
Mike : Une fusillade à Los Angeles... c'est tragique mais c'est assez fréquent. En quoi est-ce une question personnelle, Colonel ?
Colonel Shaw : Regardez ça.

Il retourne son ordinateur, où CNN.com a mis en ligne les images de la fusillade. La qualité est médiocre, mais à un moment donné, un zoom est effectué sur les tireurs. Bien que la vidéo soit brouillonne, le regard de Mike reste rivé sur les images, cet amat de pixels qui laisse deviner un visage.

Colonel Shaw : C'est Jack Bauer, n'est-ce pas ?

Mike reste perplexe devant cette vidéo. Il y a 1h30, il a appris par un contact au FSB que Jack s'était échappé de Russie durant la nuit. Il a gardé cette information secrète jusque là. Seul Aaron Pierce est dans la confidence. Et voilà que Jack semble déjà se retrouver à faire les gros titres sur les chaines d'infos du pays. Il n'a pas encore été identifié par les médias, mais ce n'est qu'une question de temps.

La vidéo tremblottante montre Jack et Kate essuyant les tirs de leurs agresseurs. La présence de Tony, rapidement sorti du véhicule pour se précipiter vers la voiture d'Adam et Eve, n'est pas révélée.

Colonel Shaw : Mike ?
Mike : C'est impossible. Jack Bauer s'est rendu aux Russes le jour de la mort d'Audrey Heller. Vous le savez, vous étiez là.
Colonel Shaw : Je le sais, Mike. Mais je sais aussi ce que je vois. Jusqu'à la prise de pouvoir de Rowland, j'ai tout essayé pour organiser le retour de Bauer au pays. C'est pour ça que je viens vers vous avec ça.
Mike : Vous savez quelle est l'opinion du Président concernant Bauer.
Colonel Shaw : Il ne veut plus en entendre parler, oui. Bauer est de l'histoire ancienne.

Mike : La vidéo est authentifiée ?
Colonel Shaw : [i]Pas encore. Et aucune chaine ou site internet n'a reporté que ce serait Bauer.

Mike : Ce sont juste ces mois de travail que vous avez fourni pour sa libération qui ont laissé leur trace ?
Colonel Shaw : Oui. La manière dont ce pays l'a traité est une honte.
Mike : Vous l'avez identifié, d'autres y arriveront. Les médias ont longement parlé de lui lors de sa tentative d'assassinat à l'ONU.
Colonel Shaw : Comment voulez-vous gérer ça, Mike ?
Mike : On garde cette information entre nous. En temps voulu, on pourra en informer le Président.
Colonel Shaw : S'il a vent de cette fusillade, il voudra des explications, et je les lui donnerai.

Mike approuve silencieusement. Il feintait la surprise, craignant la réaction du colonel, mais il voit qu'il peut lui faire confiance. Pas question cela dit d'avouer qu'il savait déjà que Jack s'est échappé de Russie. Le colonel ne va pas donner l'alerte maintenant, il respecte Jack et était l'un des seuls de l'administration Rowland à activement essayer d'organiser sa libération. Mais c'est aussi un homme loyal et la présence de Jack sur le territoire américain est quelque chose que le Président devra savoir. Mike regarde à nouveau les images : il ne faudra pas longtemps avant que quelqu'un dans les médias reconnaisse le sniper des Nations Unies.

Mike : Je vais appeler un contact que j'ai au FSB, peut-être qu'il pourra me donner des informations sur une évasion. Colonel, déterminez qui est la femme à ses côtés, peut-être qu'on pourra avoir un début d'explication, savoir si c'est bien Bauer et pourquoi il est à Los Angeles en pleine fusillade. Confiez cette tâche à quelqu'un de confiance et ne reportez les résultats qu'à moi seul.
Colonel Shaw : Il faut avertir le Président, Mike.
Mike : Attendons d'être sûrs de savoir ce qu'il se passe avant de tirer des conclusions hâtives. Voici mon numéro de portable personnel, appellez moi directement si vous avez du nouveau.

Mike sort de la pièce d'un pas pressé, tandis que le Colonel Shaw se remet à fixer l'écran.


06:10:57 PM – Los Angeles

Mandy : On y va.

Le van démarre, et se rapproche en trombe du tunnel menant à la CTU. Une fois arrivés à l'entrée du tunnel, tout le monde en descend par une porte coulissante, tandis que Michael, le conducteur, met le véhicule en position idéale si un départ rapide est nécessaire. L'attaque est le point central de l'opération, mais ne jamais négliger la fuite des lieux, primordiale. Il laisse aussi les clés sur le contact, consigne de Mandy. On ne sait jamais ce qui peut se passer à l'intérieur, mais Michael compte bien revenir vivant et reprendre le volant. Il saisit une arme, un casque, et sort à son tour.

Dans le tunnel, Mandy marche d'un pas déterminé aux côtés de Tomas, Miguel et Mendoza, qui restent en retrait et laissent les cinq mercenaires en combinaison complète passer devant. Michael les rejoint rapidement. Le temps s'assombrit, la nuit s'approche, la lumière extérieure se fait donc de plus en plus rare en s'avançant dans le tunnel. En tête de file, Dominic allume la lampe de son fusil d'assaut.

Au bout de leur progression, prudente mais professionnelle, Mandy et ses hommes arrivent devant une porte fermée. Mandy inspecte l'entrée et ses alentours, sans essayer de voir si elle est ouverte, un piège ayant pu être installé.

Mandy : Bon, vous savez ce qui reste à faire.

Les mercenaires ont parfaitement répété l'exercice, et ils ont connu des situations similaires dans des coins bien moins plaisants que Los Angeles. Brendan enlève son sac en bandouillère et en sort un dispositif explosif qu'il fixe délicatement près de la poignée de la porte, et règle la minuterie à 30 secondes. Il fait le geste de reculer, tandis que Dominic ouvre son sac et donne un masque antigaz à tout le monde. Tomas ayant du mal à fixer le sien, Miguel l'aide à le mettre correctement en place.

Le compte à rebours arrive à zéro, l'explosion retentit. La porte explose, projetée vers l'intérieur de la CTU. Immédiatement, Dennis prend position contre le mur, et balance deux grenades lacrymogènes.


06:13:36 PM

Le groupe avance à travers la fumée au milieu des décombres. Mais l'explosion n'a causé qu'une faible partie du chaos qui semble régner dans tout le bâtiment. Tout en restant vigilant, Mendoza jette un oeil autour de lui, amusé. Un néon qui pendouillait par quelques câbles éclate par terre, alertant Dennis qui se tourne dans la directon du bruit.

Miguel : Quel spectacle. C'est à croire que les Etats-Unis ont abandonné la lutte anti-terroristes...
Mendoza : Trop de torture, sûrement.
Mandy : Taisez-vous.

Mandy observe les lieux. Cela semble désert.

Mendoza : C'est possible qu'ils aient fui ?
Mandy : Le GPS nous a mené jusqu'ici, et l'entrée principale est condamnée. Non, ils sont toujours là...

Brendan et Michael marchent en tête, chacun surveillant un côté. La fumée commence à se dissiper. Toujours aucun signe d'activité. Mandy s'arrête de marcher et son regard se fige. La conclusion apparaît inévitable.

Mandy : Ils nous attendent.
Brendan : À couvert !

Alors que Brendan hurle cette directive, une balle de fusil à lunette traverse son masque à gaz et se loge dans son oeil droit.

Mauricio : FEU !

Les hommes de Mauricio sortent de leurs cachettes, des angles de tir bien choisis, et ne lésinent pas sur les munitions. Tous sont positionnés en hauteur : certains sont situés dans l'ancien bureau de Tony, d'autres équipés de snipers sont à plat ventre dans des allées plus éloignées, comme Luis. Il a retourné une table en acier et s'en sert pour rester à couvert tandis qu'il a une vue imprenable sur l'entrée secondaire, ou ce qu'il en reste.

Mendoza est trop occupé à chercher un abri pour essayer de se défendre. Il recule instinctivement puis remarque une table retournée sur le côté. Il se jette derrière et souffle en regardant aux alentours. Il souffle fort et serre son arme de poing tout en aperçevant une petite mare de sang frais, au sol, celui de Ian, le mercenaire grièvement blessé qui a été ramené à la Cellule. Quelqu'un a alerté son fils qu'ils venaient : peut-être que ce mercenaire a parlé, ou bien...

Mandy est à couvert aux côtés de Tomas, derrière une table qui encaisse efficacement les impacts de balles. Elle reste d'un calme imperturbable malgré la situation. Tomas, paniqué, la regarde avec une incompréhension totale. Alors qu'elle a vidé un chargeur et qu'elle s'apprête à en insérer un nouveau, elle le remarque, presque figé, à ses côtés.

Mandy : Tu vas te rendre utile. Tu vas tirer à 6 heures, près de la porte en verre à l'étage. Tu la vois ?

Tomas ne répond pas. Mandy avait beau parler fort, Tomas n'arrivait pas à se concentrer et n'entendait que le bruit des balles.

Mandy : Eh, t'as attaqué Guantanamo, non ? Mieux, t'en es sorti vivant ! C'est rien à côté, ça !
Tomas : On était douze, on avait des mois de préparation, et j'étais en charge de nous diriger vers la cellule de Mr Mendoza.
Mandy : Donc tu étais le mec avec le GPS ?

Tomas hoche la tête. Mandy roule les yeux, se retourne, tire une rafale de balles en direction de l'ancien bureau de Tony, puis se tourne à nouveau vers Tomas.

Mandy : Si tu veux t'en sortir vivant, maintenant tu dois m'écouter. Et je te dis : prends ton arme à deux mains, retourne-toi, vise et mobilise le plus longtemps possible les deux hommes à 6 heures, à l'étage. Tu t'en sens capable ?

Une balle siffle près des oreilles de Tomas, qui agrippe solidement son pistolet, regarde Mandy et se retourne lentement. Il vise en direction des deux hommes et se met à tirer.


06:17:38 PM

Posté dans l'ancien bureau de Tony, derrière une table qui a déjà encaissé de nombreux impacts de balles, Mauricio Mendoza, aux côtés de son chef de la sécurité Alonso, regarde attentivement les forces en présence en bas. Ils ont abattu deux mercenaires, un troisième a été touché, et les autres sont à couvert. Il compte encore 7-8 ennemis, mais ils peuvent être plus. Certains tirent souvent, d'autres peu, et cela annonce un siège assez long. Il faudra se montrer patient. Alors qu'il est en pleine réflexion, une balle se loge la table, et laisse un impact visible. Alonso et Mauricio l'observent tous deux et se disent qu'il va falloir faire quelque chose, vite. Mauricio relève la tête, le front rempli de sueur, et voit une armoire métallique par terre à l'autre bout du bureau. Il sera plus difficile de la bouger rapidement, mais elle offrira une meilleure protection. Alors qu'Alonso a repris le feu, Mauricio inspecte la zone en essayant d'établir le moment idéal pour se mettre à découvert.

Mauricio : Allons-y, Alonso !

Mendoza et Alonso se mettent à ramper sur la vingtaine de mètres qui les séparent de l'armoire. La table continue de se prendre des impacts de balles, tandis que les deux hommes progressent sur la moquette du bureau jonché de verre brisé. Mauricio arrive à côté de l'armoire, qui semble relativement robuste pour supporter des tirs prolongés. Il s'y agrippe puis s'y adosse pour la pousser. Il remarque une photo pliée en deux, coincée sous l'armoire. L'image est délavée, les couleurs presque entièrement parties, mais il peut distinguer un couple souriant, un verre à la main : Bill Buchanan & Karen Hayes. Mauricio ne s'attarde pas sur la photo. Alors qu'Alonso s'apprête à pousser de l'autre côté, l'une des nombreuses balles tirées vers le bureau arrive à destination : Alonso hurle de douleur, une balle s'est logée dans son épaule.

Mauricio : Non !

Alonso s'affaisse derrière l'armoire presque arrivée à destination, Mauricio arrête de pousser et se penche vers son chef de la sécurité. Le sang coule à flot.

Mauricio : Tu ne vas pas me lâcher maintenant, tu vas rater le meilleur !

Alonso esquisse un sourire qui se transforme en grimace, la douleur prenant à nouveau le dessus. Mauricio tire une rafale de balles vers leurs ennemis tout en cherchant une solution. Alonso, de la main, lui fait signe.

Alonso : Ma poche...

Mauricio le regarde puis plonge sa main dans la poche en question, et en retire un couteau. Il regarde à nouveau Alonso, qui approuve du regard.

Mauricio : Ça va faire mal.

Mauricio repère la balle située près de la clavicule, il approche la lame et l'enfonce rapidement. Alonso a pris soin de mettre son porte-monnaie dans sa bouche pour étouffer ses cris. Mauricio tourne la lame, ce qui a pour effet de mettre Alonso dans un état de choc. Il arrive à retirer la balle, après bien des efforts. Il l'observe, sort un mouchoir en tissu de sa veste et le donne à Alonso.

Mauricio : Appuie fort sur ton épaule, ça devrait aller.
Alonso : … Ça a intérêt... vu comment tu t'es acharné dessus.

Mauricio tape amicalement sur la joue d'Alonso, toujours presque KO, puis reprend le feu vers les ennemis en bas.

Un hurlement se fait alors entendre. À quelques dizaines de mètres de là, Arturo, à plat ventre dans une allée, se fait cribler de balles. Il avait voulu aller aider Esteban, qui a été touché à la jambe pas très loin de lui, mais le feu de couverture de Luis n'a pas suffi.

Mauricio observe cette scène tragique à travers ce qu'il reste des vitres du bureau, puis recharge lentement son arme, ferme les yeux quelques secondes, murmure une prière, et se retourne pour continuer à faire feu sur les hommes engagés par son père. Il ne l'a pas encore repéré, mais le connaissant, il sait que Carlos Mendoza ne manquerait pas ça.


06:21:47 PM

Dans des anciennes cellules de détention, Jack, Tony, Chloe, Kate, Kim, Stephen, Teri, Richard, Chase, Natalie, Angela, Tom, Adam et Eve sont attentifs, mais ne peuvent rien faire à part écouter le bruit sourd des coups de feu déchirant le coeur de la Cellule. Ils sont divisés en plusieurs groupes.

Dans la salle de détention n°4 se trouvent Chloe, Tom Baker avec Chase et sa famille. Tom ne tient pas en place.

Tom : On devrait aller les aider.
Chase : Non. On n'a pas assez d'armes pour lutter, et on ne va pas risquer nos vies inutilement.
Natalie : On va suivre les consignes de Mauricio, et attendre leur coup de fil avant de sortir.
Chase : Voilà. Je sais que c'est dur, mais si tu sors, tu nous compromets tous.

Chaque salle est disposée d'un système de sécurité, qui est évidemment inactif depuis tant d'années. Chaque petit groupe s'est donc barricadé à l'aide de toutes les chaises et tables qu'ils ont pu trouver pour bloquer l'entrée de l'intérieur.


06:23:19 PM

Dans la salle de détention n°3, Kate, Adam et Eve se sont enfermés avec Ian, le mercenaire grièvement blessé. Ils auraient pu le laisser se vider de son sang, mais la situation urgente les a poussé à prendre des décisions rapides. Kate sait au fond d'elle que c'est inutile, mais elle s'acharne sur l'ancien militaire, assis contre un mur.

Kate : Quelle est leur stratégie ?
Ian : À part tous vous tuer ? J'en sais rien.

Ian laisse échapper un rictus, Kate lui décoche un coup de pied dans les côtes qui le fait tousser et cracher du sang.

Ian sait que ses partenaires viendront à bout de la résistance qui leur est proposée. Il peut bien lui laisser le plaisir de répondre à ses questions honnêtement désormais.

Kate : Comment est-ce qu'ils nous ont trouvé ici ? La voiture avait un traqueur ?
Ian : Pas juste la voiture...

Le mercenaire, le visage marqué par la douleur de la balle présente depuis près d'une heure dans sa hanche, s'agrippe le bras droit avec la main gauche. Kate l'observe attentivement, la main posée sur son revolver, lorsqu'elle comprend de quoi il s'agit. Ian est également équipé d'un traqueur, implanté dans son avant-bras. Il lève les yeux vers Kate.

Ian : Le traqueur est basé sur nos battements de coeur. Hé... il va être hors-service dans peu de temps. On doit tous en porter un. Notre employeur... paie très bien, mais ça a quelques inconvénients.
Kate : Comment Carlos Mendoza a pu vous recruter ?
Ian : Mendoza... on s'en fout, de Mendoza. C'est pas lui qui signe les chèques.
Kate : Vous travaillez pour qui, alors ?
Ian : Quelqu'un de très... déterminé. Elle viendra à bout de votre petite résistance à côté. C'est une question de minutes.
Kate : C'est qui, « elle » ?
Ian : On l'appelle Mme Murphy. Son prénom, c'est... Bridget, je crois. Vous pouvez aller lui demander, elle n'est pas loin.
Kate : Comment elle est liée à Mendoza ?
Ian : Elle ne nous dit que ce qu'on a besoin de savoir, c'est mieux comme ça. Je sais qu'on est là pour s'occuper de Bauer, Almeida, et tous ceux qui travaillaient pour eux ici, à l'époque. On ne vous connait pas, vous. Pourquoi vous êtes là ?

Kate ne va pas lui répondre, Ian le voit. Il tourne alors lentement la tête vers Eve, toujours debout dans un coin de la pièce, près d'Adam.

Ian : Je n'ai rien contre vous, Mme Kaufman, vraiment. Félicitations pour le bébé. Garçon ou fille ?

Eve est à bouts de nerfs par la situation, et voir le mercenaire qui les a poursuivi sur la route lui faire la conversation commence à l'énerver. Adam, accroupi depuis quelques minutes, se relève, en colère.

Adam : Vous êtes un ancien Marine, c'est ça ? Vous devriez avoir honte.
Ian : J'étais payé pour tuer, je le suis toujours, ça ne change rien, monsieur Kaufman...

Ian se met à tousser. À nouveau, du sang mêlé à de la bile sort de sa bouche.

Ian : Je vais mourir aujourd'hui... j'en suis conscient. Je sais aussi que ma fille et mon ex-femme n'auront aucun souci financier pour le reste de leur vie. J'ai assuré leur futur.
Adam : En tuant des gens.
Ian : Oh, vous avez tué des gens aussi. Vous le faites derrière un ordinateur, mais... le résultat est le même.

La respiration de Ian devient difficile, le mercenaire arrête de parler. Adam reste sans réponse, tandis que Kate téléphone à Jack, enfermé avec Tony, Kim et sa famille dans la salle d'interrogation n°2.

Kate : Jack ? Vous tenez bon ?
Jack : Ça peut aller. Vous avez appris quelque chose ?
Kate : Est-ce que vous connaissez une dénommée Bridget Murphy ? Elle travaille avec Mendoza, les mercenaires ont été enrôlé par elle.

Jack réfléchit.

Jack : Bridget Murphy, Tony. Tu vois qui ça peut être ?

Ce nom ne dit rien à Tony. Chloe réfléchit également, mais hoche la tête en direction de Jack pour dire qu'elle n'est pas familière avec le nom.

Jack : Vous avez eu d'autres infos sur elle ?
Kate : Ça semble être tout ce qu'il sait.
Jack : Continuez à le pousser, il doit forcément en savoir plus.

Kate jette alors un regard vers Ian. Son regard fixe est complètement vide, et il ne gémit plus de douleur.

Kate : Il est mort, Jack.
Jack : Merde.


06:26:46 PM

Jack baisse son téléphone et réfléchit à ce qu'il faut faire désormais. Il ne sait pas. Et il voit Kim, appeurée, serrer ses enfants auprès d'elle, dans un coin de la salle d'interrogation. Jack enrage de voir qu'il n'est pas en mesure d'y remédier, et que sa famille souffre à cause de lui, encore. La douleur de son poumon percé est revenue durant la dernière demi-heure, et les antidouleurs que Stephen et Tony ont été acheter à la pharmacie sont restés dans la salle de crise, actuellement un champ de bataille qu'il n'est pas en mesure d'affronter. Il se tient la main contre son torse et serre les dents.

Tony regarde son ancien collègue affaibli. Jack croise son regard, puis se tourne vers sa famille.

Jack : Kim ?
Kim : Qu'est-ce qu'il y a ?
Jack : Mendoza me veut, moi. J'étais en charge à Caracas. Si je me rends, ça vous laisse une chance.
Kim : Non, papa ! Je peux pas te perdre, pas encore !
Stephen : On ne va pas vous lâcher comme ça, Jack. Il y a forcément un autre moyen.
Jack : Il n'y en a pas.
Tony : Je suis aussi responsable que toi. Et tu sais très bien que Mendoza n'arrêtera pas tant qu'il ne nous aura pas tous eu.
Jack : Tu proposes quoi, alors ?

Jack se rapproche de Kim. Il n'a plus le choix, il doit dire la vérité à Kim, il doit lui dire qu'il est mourant. Il s'accroupit et s'assoit à côté de sa fille.

Jack : Kim... je t'aime.
Kim : Je t'aime aussi, papa.
Jack : Il y a quelque chose que je dois te dire... C'est important.
Kim : Ça ne peut pas attendre ?
Jack : Non... non, ça ne peut pas. Régulièrement durant les deux dernières années, des soldats et anciens policiers fidèles à Suvarov m'interrogeaient. Les techniques variaient, et j'ai encaissé les coups. C'était difficile, mais j'ai été entrainé pour ça, il y a longtemps.
Kim : Chloe m'a raconté, oui. Papa, on va se sortir d'ici, et on aura le temps de parler de ça plus tard.
Jack : Non, ma chérie, non... Il y a 3 semaines, ils ont été loin, trop loin, et...

C'est à ce moment qu'une rafale de balles atterit dans la porte de la salle d'interrogatoire. Leur impact est à peine visible, la porte étant toujours sécurisée et pare-balles malgré les années, mais le bruit a retenti dans toute la pièce. Tony, surpris, recule rapidement et sort son arme de poing, tandis que Teri et Richard se mettent à pleurer.

Kim : Oh non, pitié, c'est pas vrai...

Jack se lève lentement en s'appuyant contre le mur et aggripe son Glock. Une deuxième rafale se loge dans la porte. Les balles ne traversent pas, mais la résistance semble désormais difficile. Mauricio et ses hommes ont échoué.


06:29:10 PM

La fusillade entre les hommes de Mauricio Mendoza et ceux de Mandy a fini de transformer la CTU en véritable ruine. Au delà des dégâts matériels causés par les tirs s'ajoutant à l'état vétuste de l'ancien bâtiment fédéral, quelques cadavres jonchent le sol. Les mercenaires Brendan Patterson et Dennis Colman n'ont pas survécu, tandis que Michael Phillips agonise lentement, le cou dégoulinant de sang. Mais les pertes sont plus importantes du côté de Mauricio, qui, sans assez de munitions pour continuer le combat, a du se rendre pour éviter à ses hommes encore vivants de se faire liquider. Arturo est mort en voulant aider Esteban, qui est en train de se vider de son sang et n'a aucune chance de survie. Puis Paolo, posté à l'entrée du couloir menant aux salles d'interrogation, a été achevé à bout portant peu avant que Mauricio ne s'avoue vaincu. Alonso, Luis et Roberto ont survécu, et, sous la menace des mercenaires survivants, descendent de leurs positions stratégiques. Il reste encore une carte dans la main de Mauricio : son homme infiltré dans les rangs de son père. Tout en descendant l'escalier du directeur les mains sur la tête, il vérifie que son atout est toujours vivant. En un coup d'oeil rapide, il s'aperçoit que c'est le cas.

Le regard de Mauricio se tourne alors vers son père, qui s'avance en enlevant de sa veste la poussière qui s'est accumulée durant le combat. Il lève la tête et esquisse un large sourire, ce qui, avec Carlos Mendoza, n'est jamais une garantie. Il semble néanmoins réellement heureux.

Mendoza : Content de te revoir, mon fils. Oh, pardon, Monsieur le Ministre ! Ça fait longtemps que j'attends ce moment.
Mauricio : 15 ans ?
Mendoza : Oui. C'est ça.

Carlos serre les dents, et son sourire change de signification. Il en veut profondément à son fils, mais est néanmoins content de pouvoir le revoir après tout ce temps.

Mandy observe attentivement ces retrouvailles, aux côtés de Tomas et Miguel. Elle ne sait pas ce que Mendoza va faire de son fils. Elle sait qu'il ne voulait pas que ses hommes le tuent durant l'assaut, mais au delà de toutes affiliations, il est clair pour elle qu'il ne sortira pas vivant de cette journée. Il a vu son visage, et il n'est pas question de laisser des témoins.

Mendoza : Alors, comment se porte le Vénézuela ? Tout le monde est heureux ? C'est la fête tous les jours ?
Mauricio : Je n'ai jamais voulu que ça se passe comme ça, papa.
Mendoza : Tu as aidé les Américains, je le sais ! Tu leur as donné mon itinéraire ce soir-là ! Et maintenant, quoi ? Tu te désolidarises de tes amis gringos, alors que tu leur dois tout ? Alors qu'aujourd'hui, tu es littéralement en train de risquer ta vie pour eux ?!
Mauricio : C'est pas ça que je dis. Je n'ai pas voulu que tu sois enfermé à Guantanamo... car tu as besoin de répondre de tes crimes, par un procès public. Le peuple Vénézuelien en a besoin. Il a besoin de voir le monstre qui les a terrorisé pendant tant d'années répondre de ses actes. À l'époque, c'était impossible de le faire par les voies officielles, donc oui, j'ai aidé la CTU, et je le referais encore si c'était la seule solution pour débarrasser mon pays de gens comme toi !
Mendoza : Tu n'as pas idée de ce qu'il faut faire pour diriger un pays, pour diriger notre pays ! On est là pour prendre les décisions difficiles mais nécessaires, on n'est pas élu pour faire plaisir à tous !
Mauricio : Toi, tu oses parler d'élection ? Tu ne peux plus me mentir maintenant, papa ! Tout le monde sait que l'élection de 2000 était truquée ! Tu sais très bien que Ruiz aurait gagné si tu n'avais pas fait remplacer les bulletins de Maracay !
Mendoza : Des mensonges répandus par mes opposants ! Et tu es dans leur camp, maintenant ? Pas étonnant, tu as toujours été un « juste », un idéaliste ! Bravo pour ça, fiston, mais dans le vrai monde...

Mandy : Messieurs ! Aussi touchantes que soient ces retrouvailles, il va falloir les couper court.

Mandy se rapproche de Mauricio.

Mandy : Enchantée de faire votre connaissance. Bravo pour la résistance, ça a failli marcher, mais c'est fini. Alors, gagnons du temps et dites moi où sont Adam Kaufman et tous ceux que vous protéger. On finira par les trouver, mais dans un premier temps l'idéal est d'éviter un autre bain de sang après celui que vous venez de provoquer.

Mauricio ne prend pas la peine de regarder Mandy et soutient le regard de son père.

Mandy s'apprête à nonchalement répéter sa question, quand un de ses hommes se rapproche du regroupement. Dans une main, il tient un pistolet pointé sur la nuque d'un des hommes de Mauricio, et dans l'autre il tient visiblement l'arme de ce dernier.

Dominic : Il avait un fusil à lunette.
Mendoza : Alors je crois que vous avez trouvé l'homme que je cherchais. Merci... Dominic, c'est ça ?

Dominic hoche la tête, et donne un coup de pied derrière la jambe de Luis, ce qui fait tomber l'homme à terre. À genoux, il relève la tête quand Mendoza s'approche de lui avec le sourire. Il lève sa main bandée et la lui montre.

Mendoza : Ça fait un mal de chien.

Luis reste impassible. Avec sa main valide armée d'un Glock, Mendoza lui envoie un violent coup de crosse dans la tempe. L'homme de main de Mauricio vascille sous le choc. Dominic le relève quelques secondes plus tard, et c'est alors que Mendoza assène un coup de pied dans la tête de Luis. Ce dernier, allongé à terre, est complètement sonné. C'est à ce moment que Mendoza se rapproche, met son arme dans sa ceinture et commence à trainer Luis par le bras, sous le regard surpris et intrigué de Mandy. Mendoza tient fermement Luis, presque inconscient, et se dirige vers une table non loin. Des balles et des éclats de verre jonchent le sol. Mendoza prend le bras de Luis et arrive à poser sa main sur la table.

Par précaution, Miguel et Tomas se tiennent non loin, au cas où Luis essaye de se rebeller contre Mendoza.

Mendoza : Tu dois pertinement te douter de ce que je vais faire, là, non ?

Luis lève la tête et le regarde droit dans les yeux, avec un air défieur. Il ne pourra pas échapper à ce qui va se produire, mais il ne veut pas lui donner la satisfaction d'avoir l'air appeuré. Mendoza acquiesce, prend son arme, la pointe à quelques centimètres de la main de Luis et tire.

Le hurlement se fait entendre dans toute la Cellule, d'autant plus fort qu'il fut précédé de quelques minutes de silence après la fusillade.

L'arme fumante à la main, Mendoza apprécie de voir Luis, la main en sang, se recroqueviller sur lui-même au sol. Il prend plaisir à se moquer de lui.

Mendoza : Garde un peu de dignité, nom de Dieu ! C'est pas la fin du monde, on peut vivre avec une main en moins.

Luis essaye de ravaler ses sanglots au sol, puis tente lentement de se relever. Il appuie sa main valide sur sa jambe droite, tremblante. C'est alors que Mendoza appuye à nouveau sur la gachette : une balle vient se loger dans le genou gauche de Luis, qui hurle de douleur avant de s'écrouler à terre.

Mendoza : Mais vivre aussi avec une jambe en moins... ça, par contre, c'est déjà plus difficile.
Mauricio : Monstre !

Mendoza jette un regard à Mauricio, puis se tourne à nouveau vers Luis.

Mendoza : Celle-là, c'était pour avoir aidé mon traitre de fils.
Mandy : Calmez-vous, Mendoza !

Mandy se tourne vers Dominic, furieuse.

Mandy : Tu étais au courant ?
Dominic : Il... m'avait demandé de répérer celui ou ceux avec un fusil à lunette.

Mandy regarde Dominic dans les yeux pendant quelques secondes. Elle déteste être prise au dépourvu, et qu'elle ait été court-circuitée de la sorte lui déplait fortement. Mais ce n'est pas l'endroit ou le moment pour se mettre en colère.

Mandy : La prochaine fois que tu prends une décision lors d'une mission, tu penses à me tenir au courant. Ça te semble faisable ?
Dominic : Oui, madame.

Mandy, avec un regard noir, se tourne vers Mendoza.

Mandy : Monsieur Mendoza reste un client. C'est toujours moi qui suit en charge des opérations.

Soudain, le téléphone de Mandy s'allume. Elle met son oreille près de l'appareil, tout en continuant à fixer Mendoza, qui ne sourcille pas.

Mandy : Tu les as trouvé ?

Jay : Oui, madame. Ils étaient cachés dans l'aile Est, près de l'ancienne armurerie.
Mandy : Ils sont combien ? Tu as besoin de renforts ?
Jay : Ils sont... cinq, et c'est bon, je les ai maitrisé. Ils n'étaient pas armés. Je les emmène vers vous.
Mandy : Tu as trouvé Ian ?
Jay : Ian... Ian va bien.

Jay raccroche. Mandy remet son téléphone dans la poche de sa veste noire. Elle se doute de quelque chose, c'était trop facile. Elle se tourne vers Karel, Zachary et Dominic, ses trois hommes de main encore en vie.

Mandy : On a un problème.

Dans la Cellule baignée par les derniers rayons de soleil parvenant à percer à travers le toit et les vitres sales, des bruits se font entendre. Quelques gouttes de pluie tombent et forment de petites flaques à divers endroits dans l'immeuble, mais Mandy ne se laisse pas distraire. Tout un coup, un faisceau lumineux apparaît. Il provient du couloir menant aux salles d'interrogatoires. Mendoza, Tomas, Miguel, Mandy et ses mercenaires pointent leurs armes dans cette direction. Quelqu'un se rapproche d'eux.


06:34:53 PM

Chase : Lâchez vos armes ou on le tue !
Dominic : Rendez-vous, vous n'avez aucune chance !
Tom : Ferme-la et pose ton flingue !

Jack, Chase, Stephen et Tom se tiennent côte-à-côte, chacun pointant leur arme de poing vers leurs ennemis, qui font de même, à une vingtaine de mètres. Tony se tient devant les quatre hommes, son arme sur la tempe de Jay Maddox, dont le nez ensanglanté laisse suggérer qu'il s'est pris un sacré coup. Alors que l'ancien militaire vidait un chargeur de pistolet-mitrailleur dans la porte de la salle où se trouvait la famille Bauer et Tony, Jack a contacté Kate et Chase, dans les deux autres salles d'interrogatoire. Ils se sont coordonnés pour agir au moment opportun, quand leur ennemi devrait recharger. Dès l'annonce de ce plan, Tom a pris l'initiative de déplacer les tables qui bloquaient la salle n°2 qu'il occupait avec Chloe et les Edmunds, puis s'est faufilé derrière le mercenaire concentré sur la salle n°4 et lui a asséné un violent coup de crosse sur le crâne, puis un nouveau en pleine face. Jay a commis l'erreur de s'opposer à un nombre inconnu d'ennemis, et mal lui en a pris.

Chase a hésité à venir avec Jack et les autres, et laisser sa famille derrière lui. Il sait aussi que sa fille ne serait peut-être pas encore vivante à cette heure-ci si Mauricio et ses hommes n'avaient pas intervenu à temps, il ne pouvait pas les laisser en pâture sans essayer de les sauver, d'autant plus que Mauricio leur a fait part de la présence d'un soutien dans le camp adverse. Chase s'est assuré de laisser une arme à Chloe, cette dernière lui assurant qu'elle savait s'en servir.

Seule la présence d'Adam et Eve était garantie pour les ennemis, mais personne ne pouvait leur demander de mettre leurs vies et la vie de leur futur enfant en danger. Il fallait devoir improviser, et Stephen s'est dévoué pour aider à faire le nombre face aux ennemis. Jack a tenté de demander à Jay combien d'ennemis se trouvent en face, mais la réponse importait peu, il pouvait très bien mentir et il était impossible de savoir combien de pertes ils avaient subi dans la fusillade.

Kate est restée derrière. Il était nécessaire que quelqu'un reste pour protéger les familles Bauer, Edmunds et Kaufman. Chloe sait se servir d'une arme, mais la présence rassurante d'une ancienne agent de terrain était appréciable, compte tenu des circonstances.

Karel : Vous croyez quoi ? Vous ne pouvez rien espérer ici ! Nous sommes plus nombreux, mieux armés et mieux préparés ! Vous... vous êtes acculés, et si vous ne lâchez pas vos armes tout de suite, personne ne ressortira...
Jack : Ta gueule.
Mendoza : Allons messieurs, calmez-vous.

Carlos Mendoza s'avance vers le groupe de Jack. Il se sent en sécurité, et ce sentiment de supériorité se voit. Mendoza aperçoit le stock de bouteilles d'eau posées dans la salle de crise, dont les vitres sont complètement brisées. Il s'approche en faisant attention où il met les pieds, saisit une bouteille et boit quelques gorgées. Jack ne le quitte pas du regard. Il garde la bouteille dans sa main bandée et un Glock dans l'autre, et marche dans la Cellule d'un pas étonnament calme. L'assurance de croire avoir pris l'avantage et de toucher au but. Il fixe Jack d'un regard satisfait.

Mendoza : Vous voulez de l'eau, Jack ? Vous n'avez pas l'air bien.

Mendoza repère les antidouleurs, posés sur une table non loin. Il s'approche, observe les boites et voit le sac plastique de la pharmacie. Il le prend dans sa main, puis éclate de rire, surprenant ainsi le groupe de Jack aussi bien que ses associés.

Mendoza : Sérieusement, vous êtes allés là ? Tomas, on est allés à quelle pharmarcie pour ça ?

Il lève sa main bandée en l'air.

Tomas : La pharmacie sur Chapelle Road.
Mendoza : Oui, c'est celle-là ! Alors ça... le destin. Vous imaginez si on s'était croisés là-bas, Jack ? Tony ? Ça aurait été drôle. Peut-être que tout serait réglé pour cette heure-ci. Et peut-être que vos familles seraient toutes ressorties vivantes de cette journée. À ce propos... mes condoléances, monsieur Baker.

Tom enrage et s'apprête à presser la détente de son 9mm pointé sur Mendoza, mais s'il le fait il condamne ses alliés à mort. Chase lui jette un regard et il n'a pas besoin de parler pour que Tom se rappelle ce qui est en jeu. Aussi dur que ce soit, ils ne peuvent pas se permettre d'ouvrir le feu à ce moment.


06:38:03 PM

Mandy : Très bien. On ne devrait pas tarder à arriver. Tenez-vous prêts quand je vous donnerai le signal.

Mandy s'était éloignée quelques minutes pour prendre un appel, peu après que Jack et les autres fassent irruption avec Jay. Se tenant à l'arrière et ne lâchant pas Mauricio Mendoza du regard, ils ne l'ont pas vue durant les échanges verbaux qui ont suivi.

La nuit est presque déjà complètement tombée sur Los Angeles, et la lumière naturelle commence à se rare dans la Cellule. Zachary a allumé la lampe de son fusil d'assaut, pointé vers Tony. Mandy s'approche lentement, son silencieux longeant sa jambe. Jack observe attentivement cette personne, dont la silhouette se démarque vis-à-vis des mercenaires présents sur les lieux. Elle se rapproche suffisamment pour qu'il arrive à distinguer son visage.

Jack : Vous...
Mandy : Bonjour, Jack. Tony, comment allez-vous depuis le temps ?

Tony la regarde sans répondre. Sa coupe de cheveux a changé, mais ses yeux mystérieux et son air serein mais imprévisible sont toujours là. La tueuse engagée pour la tentative d'assassinat sur David Palmer et par Habib Marwan pour connaître la localisation de James Heller se tient à nouveau devant eux, plus de 13 ans après que le gouvernement lui ait accordé l'immunité présidentielle.

Mandy : Ça faisait longtemps.

Jack et Tony sont interloqués et surpris de la retrouver à Los Angeles, et visiblement toujours en activité, même si elle semble employer des mercenaires pour ne pas se salir elle-même les mains.

Mandy : Si je suis ici, c'est à cause de vous. Je ne pouvais pas laisser l'occasion de vous revoir... Tony, j'ai appris pour Michelle. Je suis désolée. Ça a causé une sacré descente aux enfers pour vous, si j'en crois mes sources.
Tony : Tirez-vous.
Mandy : Je ne peux pas faire ça. J'ai été payée pour vous livrer à Monsieur Mendoza, et c'est ce que j'ai l'intention de faire. Après ça, le reste est entre ses mains.
Jack : Prenez moi, laissez les autres.
Mendoza : Ça ne va pas être possible, Bauer. Vous... j'ai hâte d'avoir une longue conversation avec vous, mais vous n'êtes pas le seul responsabie. Je dois avouer que c'est une heureuse surprise de vous trouver à Los Angeles. Je pensais devoir soutirer des informations à votre famille et vos amis pour savoir votre localisation, mais non, vous êtes venus jusqu'à moi. Malgré cela... j'ai eu 15 ans pour penser à ce jour. Vous êtes la pièce maitresse, mais j'ai besoin que votre entourage vous suive. Et je pense qu'on préfèrerait tous éviter une autre fusillade.
Mandy : C'est ça. Donc posez vos armes à terre. Nous savons que les Kaufman sont là, Jack. Et je pense que votre famille est là, aussi. On va avoir besoin qu'ils sortent de leur cachette.
Mendoza : C'est grand, ici. Et très sympa, dans le genre 'vestige d'un temps résolu'. Et on n'a pas toute la nuit pour les chercher. Justice sera faite ce soir.

Jack transpire à grosses gouttes. Pas tant par la situation extrême dans laquelle il se trouve que par l'effort qu'il fournit pour rester debout, le bras tendu vers les ennemis. Il jette un regard à Mauricio.

Jack : Mendoza, on n'aurait jamais pu vous avoir sans votre fils, l'opération reposait sur ses infomations !
Mauricio : Allez vous faire foutre, Bauer ! La CIA tirait toutes les ficelles, sale yankee !
Jack : C'était lui la pièce maitresse, pas nos familles, elles n'ont rien à voir là-dedans ! Votre famille vous a trahi ! Vous parlez de justice... si ça vous tient tellement à coeur, vous devez épargner des innocents.

Jack soutient le regard de Mauricio. À quelques mètres de là, Carlos Mendoza hoche la tête. Il réfléchit, souffle, puis hoche à nouveau la tête.

Mendoza : Venez sans résistance et vos familles seront sauves.

Stephen regarde Jack. Il sait qu'ils n'ont aucune assurance que Mendoza et ses sbires tiendront parole, mais ils n'ont pas le choix. Chase jette un regard vers Jack. Ils ne peuvent pas acquiescer sans son accord. Après quelques secondes de réflexion, Chase prend la parole.

Chase : C'est d'accord.
Mendoza : Vous m'en voyez ravi, Mr Edmunds. Par contre, je crains de ne pouvoir vous laisser aller dire au revoir à votre famille. C'est peut-être mieux comme ça, ce genre de situation peut être assez dur. Et c'est mieux pour eux, je vous le garantis.
Mandy : Tony, vous pouvez lâcher Jay, maintenant.

Tony relâche le col du mercenaire, qui marche lentement vers ses partenaires.

Mandy : Et vous pouvez poser vos armes à terre, on viendra les récupérer.

Jack baisse le bras, et ressent immédiatement un soulagement, relatif néanmoins, la douleur étant toujours présente. Il laisse tomber son arme par terre et se tient les côtes en serrant les dents, ce qui n'échappe pas au regard de Mendoza.

Alors que Tomas et Miguel tiennent toujours en joue Mauricio, Alonso et Roberto, les mercenaires de Mandy s'approchent de Tony, Jack, Chase, Stephen et Tom pour récupérer les armes de poing. Ils n'opposent pas de résistance. Tom tient toujours son Glock dans la main. Mandy l'aperçoit.

Mandy : Vous aussi, Monsieur Baker.

Tom ferme les yeux, met la sécurité sur son arme et tourne la crosse vers Dominic, qui s'en saisit tout en ramassant les armes des autres.

Pendant ce temps, Jay Maddox s'abaisse vers le cadavre de Brendan Patterson. Il reste pensif quelques secondes, prend le révolver dans l'étui sur la jambe de Patterson et se rapproche rapidement de Tom.

Mandy : Jay !

Tom soutient le regard du mercenaire, furieux. Jay lui pose le révolver sur le crâne, le dévisage puis lui décoche un coup de crosse dans le nez qui fait vasciller Tom. Jay regarde Chase, qui se contient pour rester immobile, et se retourne vers sa patronne.

Jay : Je me devais de faire ça.
Mandy : Ça y est, tu es soulagé ? Bon, il faut partir maintenant. Dominic, conduis nos invités à notre van. Mais on dirait qu'on aura besoin d'utiliser un autre véhicule... Jay, tu iras au volant du SUV que Bauer et les autres ont subtilisé à Ian et Christopher. Il était à droite en sortant, pas très loin du tunnel. Tu le reconnaitras. Prends Mendoza Jr et ses acolytes avec toi, et bayonne-les bien.

Les deux hommes de main acquiescent. De leur côté, Miguel et Tomas se mettent également à avancer vers la sortie, pointant leurs armes vers Mauricio, Alonso et Roberto. Le regard de Tomas se porte sur toutes les balles tombées à terre.

Jack, Tony, Chase, Tom et Stephen se dirigent vers l'entrée dont les portes explosées se trouvent au sol. Mendoza, Jay, Dominic, Zachary, fusils braqués dans leur dos, les suivent à quelques mètres.

Mauricio avance lentement, la kalashnikov de Tomas près de l'omoplate droite. Il regarde autour de lui pendant quelques instants avant d'asséner un coup de pied dans le genou de Tomas, qui tombe à terre. Mauricio se jette sur lui, et lui donne un coup de poing au ventre avant que Tomas ne riposte par un coup de boule. Mendoza, arrivé près de la sortie, lâche le groupe pour observer la scène. Mandy se rapproche de Mauricio l'arme à la main. Mendoza hurle.

Mendoza : Ne le tuez pas !

Mandy donne un coup de pied dans les côtes à Mauricio, le projettant à terre, et permettant à Tomas de se relever. Mandy le fixe, alors que Mauricio reprend son souffle.

Mandy : Vous avez de la chance que Papa soit là pour vous protéger.

Mandy le somme de se relever, puis se tourne vers Tomas, qui ramasse sa kalashnikov.

Mandy : Ne te laisse plus surprendre comme ça. Tiens-le en joue constamment, et garde quelques mètres de distance. Allez, vas-y.

Mandy observe Tomas s'éloigner avec Mauricio au bout de son fusil, puis elle regarde autour d'elle et constate l'état de Luis. Il est à terre, rampant difficilement dans son sang, la jambe explosée et la main en lambeaux. Mandy soupire devant ce spectacle d'agonie, puis marche d'un pas pressé pour se rapprocher de Luis afin de se mettre devant lui. Il a toutes les difficultés du monde à lever les yeux. Mandy le regarde, puis, sans sourciller, lui loge une balle dans le crâne. Malgré l'angle choisi, quelques gouttes de sang sont tombées sur les bottes noires de la tueuse. Elle se tourne vers Karel Sergevna.

Mandy : On ne peut pas se permettre de prendre des risques évitables. Trouve ceux qui se cachent ici, et tue-les tous. Ce sont essentiellement des femmes et des enfants... tu penses pouvoir t'en occuper ?

Karel regarde quelques secondes dans le vide, puis tourne la tête vers Mandy.

Karel : Ce sera fait, Mme Murphy.
Mandy : Appelle-moi quand c'est le cas, et rejoins-nous à la casse. J'enverrai Charlie et Frank dans la nuit pour s'occuper des cadavres.

Karel regarde vers le couloir d'où sont venus Jack et son groupe alors que Mandy se dirige vers la sortie. Elle croise le cadavre de Dennis Colman, une balle entre les deux yeux. Mandy le sait, elle ne laissera pas ses opposants du jour s'en sortir indemnes, quels que soit les plans de Carlos Mendoza.


06:45:49 PM
...


Dernière édition par Palmer22 le Jeu 30 Avr 2015 - 21:46; édité 1 fois
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 Message Posté le: Jeu 30 Avr 2015 - 2:01    Sujet du message:
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...
06:45:50 PM
06:45:51 PM

09:49:32 PM – Washington, DC


Mike Novick est dans son bureau, à lire les derniers résultats en provenance de Caroline du Nord. Le Sénateur Rivera est donné gagnant, comme dans la plupart des États clés pour accéder à la présidence. Rowland lui a demandé le matin-même à ne pas être averti des estimations État par État, clamant préférer focaliser son attention sur l'évasion de Guantanamo. Mais Mike sait très bien que Rowland n'est pas dupe, et plutôt que de se morfondre sur sa défaite imminente, il préfère exercer la fonction que le Président Heller lui a légué. Erik Rivera va être annoncé comme le 52e Président des États-Unis dans un peu plus d'une heure. Mike va pouvoir retourner à sa retraite, loin de Washington, et laisser la vie politique suivre son cours sans lui. Rivera n'est pas sans lui rappeller David Palmer : ambitieux, énergique, charismatique... il fera un bon Président. Alors que Mike est perdu dans ses pensées, on frappe à sa porte.

Mike : Aaron, entrez.

Mike se lève de sa chaise et se dirige vers Aaron. Il ferme la porte.

Mike : Le Colonel Shaw est au courant pour Jack.
Aaron : Mais... comment ?
Mike : Une station locale de télévision à Los Angeles a récupéré une vidéo montrant une fusillade. La vidéo a été diffusée sur CNN... L'image est de piètre qualité, et Jack n'a pas formellement identifié, mais le colonel Shaw est certain de lui, et il a raison de l'être : Jack est à Los Angeles.
Aaron : Le Président est au courant ?
Mike : Pas encore... Shaw n'a pas apprécié la manière dont le dossier Jack Bauer a été traité par Rowland. Il m'a averti par rapport à mon passé commun avec Jack, mais ce n'est qu'une question de minutes avant que les chaines d'info l'identifient officiellement. En ce moment ils doivent bien avoir des experts informatiques essayant de corriger l'image de la vidéo, et quand ce sera le cas... Jack sera recherché, forcément.

Aaron secoue la tête de dépit.

Aaron : Il n'a pas assez souffert ? Il faut qu'on le pourchasse, encore !
Mike : C'est un fugitif. Ces dernières 24 heures, il s'est évadé de Russie et se retrouve dans une fusillade sur le sol américain. Si nous ne faisons rien, et que le gouvernement Russe l'apprend — et ils l'apprendront forcément, nous serons dans un sacré pétrin. J'ai besoin de votre aide, Aaron.
Aaron : Qu'est-ce que je peux faire ?
Mike : Je veux que vous me trouviez le numéro de téléphone de Kimberley Bauer, discrètement. Si elle n'est pas au courant, elle mérite de l'être. Et si elle l'est déjà... qu'elle fasse en sorte de protéger son père des autorités le temps que l'inévitable problème avec les Russes soit réglé.

Aaron acquiesce, et s'apprête à sortir avant de se retourner vers Mike, qui se rassoit à son bureau.

Aaron : Jack a encore le don de se mettre dans des situations... problématiques.
Mike : À ce stade, j'ai plutôt l'impression que ce sont les problèmes qui viennent à lui. Aaron, pour être honnête... jusqu'à ce soir, je le considérais mort. Tâchons de faire en sorte qu'il ne lui arrive rien maintenant qu'il est de retour chez lui.


06:53:44 PM – Los Angeles

Mendoza : Vous êtes vraiment sûr que vous ne voulez pas d'eau, Jack ? Mourir de déshydratation, après tout ce que vous avez vécu, ce serait quand même assez triste.

Dans le van, Jack regarde Mendoza dans le blanc des yeux sans exprimer une quelconque réaction.

Mendoza : J'ai l'impression d'avoir choisi le mauvais jour pour vous demander de rendre des comptes... vous n'avez pas l'air dans votre assiette. Mais néanmoins, consolez-vous, c'est bientôt fini. Et votre petite Kim verra le soleil se lever, ne vous inquiétez pas pour elle.

Jack est assis, menotté, sur une banquette aux côtés de Chase, Tom, Tony et Stephen. En face d'eux se trouvent Dominic, Miguel, Tomas et Mendoza.

Mandy regarde dans son rétroviseur droit. Jay est toujours dans le van derrière eux, avec Mauricio, Alonso et Roberto. Il les a assommé avant de les attacher, le trajet devrait être tranquille pour lui. Mandy jette un oeil dans le rétroviseur central et regarde Jack.

Mandy : Jack... pourquoi êtes-vous revenu ici ? Peu de choses ont filtré sur vos activités ces dernières années. Vous êtes un homme très discret, je respecte ça. Mais on sait que vous n'étiez pas en contact avec votre fille ces derniers temps, et que vous n'avez plus été revu depuis un passage à Londres il y a deux ans. Aucune activité notable depuis 2020... alors pourquoi refaire surface aujourd'hui ?

Jack tourne la tête et aperçoit les yeux perçants de Mandy dans le rétroviseur, le regardant fixement.

Jack : Pourquoi vous êtes revenue ? Vous aviez l'immunité, vous étiez libre de recommencer votre vie... et pourtant vous êtes là, à faire ça.

Mandy reste silencieuse et regarde la route. Les lampadaires commencent à s'allumer.

Mandy : J'ai mes raisons.

Après cette réponse laconique, le silence règne à nouveau dans le van, avant que Carlos Mendoza ne l'interrompe.

Mendoza : On arrive bientôt ?
Mandy : Dans un quart d'heure.

Mendoza se met alors à parler à Jack.

Mendoza : Si je suis impatient, c'est qu'il y a normalement quelques petites surprises prévues pour vous et vos amis. Je ne sais pas si ça vaut 15 ans d'attente, mais ça vaut le détour. Vous allez voir.

Tony jette un regard rempli de haine à Mendoza, qui le remarque et lui adresse un sourire satisfait. À côté de Tony, Stephen, pris de tremblements, essaye de cacher sa peur.


Split-screen final :

- Les deux vans poursuivent leur route dans un Los Angeles désormais plongé dans la pénombre.
- À la casse automobile, c'est l'heure de la fermeture, les grilles sont tirées.
- Aaron Pierce passe un coup de fil sur son portable personnel, tandis que Mike regarde par les vitres de son bureau.
- Karel, armé d'un fusil d'assaut et d'une lampe torche, constate que les salles d'interrogatoires sont vides. Il poursuit ses recherches dans les sombres couloirs de la CTU.


06:58:32 PM

Emily : On est sûrs ?
Ryan : On a mis nos meilleurs gars sur le coup. La qualité pourra être affinée dans l'heure, mais c'est déjà suffisamment clair pour qu'on puisse en tirer des premières conclusions.

Après avoir écouté son producteur, Emily Carter, présentatrice de ''Factchecked with Emily Carter'', se dirige vers le studio d'enregistrement de son émission, des fiches à la main. Elle s'asseoit dans son fauteuil, les pose sur son bureau, puis regarde la caméra s'allumer et le générique de l'émission défiler.

Emily : Mesdames, messieurs, bonsoir. Avant d'aborder les titres de l'actualité dominée par l'élection présidentielle, nous sommes en mesure apporter des précisions sur la fusillade qui a éclaté dans un quartier de Los Angeles il y a un peu moins de deux heures.

À l'écran, la vidéo apparaît dans une version plus nette que celle passée à l'antenne auparavant. Au bout de quelques secondes, elle s'arrête sur une image particulièrement claire. Emily Carter reprend la parole.

Emily : CNN peut confirmer que l'homme que vous voyez sur vos écrans est un ancien directeur de la Cellule Anti-Terroristes de Los Angeles, dénommé Jack Bauer...

06:59:57
06:59:58
06:59:59
07:00:00 PM

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