Posté le: Jeu 12 Juin 2008 - 16:24 Sujet du message: Generation Kill
Generation
Kill
Tirée du récit éponyme du journaliste Evan Wright, Generation Kill est la nouvelle mini-série produite par HBO. Inspirée de faits réels, elle raconte
le quotidien de Marines au début du conflit irakien en 2003, et sera à
l'antenne sur la chaîne câblée américaine dès le 13 juillet 2008, avec, chaque
dimanche à 21h, un épisode de 60 minutes.
Outre un pitch alléchant, l'écriture des 7 épisodes a été confiée aux
scénaristes de la brillante série The
Wire. Le premier trailer, dévoilé il y'a 3 semaines par la chaîne,
confirme l'intérêt du projet, seule nouveauté de HBO avant la rentrée prochaine.
En cliquant
les liens ci-dessous, vous pourrez voir ses petites vidéos de Youtube (de
50-60 secondes environ) consacrées à des portraits des principaux
protagonistes de Generation Kill, ces
présentations sont tirées du site de HBO.
Après Over There (2005, FX), voici donc la nouvelle série sensation
sur un conflit encore en cours aujourd'hui, par la chaîne qui a diffusé Band of Brothers. Pour ma part, je regarderai
!
Liste
des épisodes :
Citation:
Épisode 1 : Get Some [diffusion le 13 juillet 2008].
Épisode 2 : The Cradle of Civilization [diffusion le 20 juillet 2008].
Épisode 3 : Screwby [diffusion le 27 juillet 2008].
Épisode 4 : Combat Jack [diffusion le 03 août 2008].
Épisode 5 : A Burning Dog [diffusion le 10 août 2008].
Épisode 6 : Stay Frosty [diffusion le 17 août 2008].
Épisode 7 : Pending [diffusion le 24 août 2008].
Dernière édition par Palmer22 le Mer 23 Juil 2008 - 15:56; édité 3 fois
J'adore déjà, avec Redacted, la guerre en Irak se porte
décidément bien du côté des adaptations. J'aime déjà beaucoup Godfather,
atypique au possible pour ma part .
Et puis les autres acteurs ont le mérite d'être, pour la plupart, des jeunes
sans être pour autant des jeunes premiers dignes des Frères Scott ou Smallville, vu qu'on ne voit majoritairement plus que ça
maintenant à la télé avec des jeunes de cette tranche d'âge là. Ce que je veux
dire, c'est qu'ils ne sont pas transparents et qu'ils ont de vraies gueules,
qu'ils sont charismatiques quoi.
Vivement le 13 juillet ...
_________________ The biggest the lie, the more they believe.
Posté le: Dim 13 Juil 2008 - 4:05 Sujet du message:
Generation Kill, ça débute ce soir aux
USA .
Making-of de la
mini-série [15 minutes].
Pour ma part, il ne fait que me confirmer que la série sera bien. Réaliste, au
plus près de la vérité, avec même des soldats jouant leur propre rôle, et puis
le budget a l'air conséquent avec les explosions que l'on peut voir.
La presse a
vu Generation Kill. Verdict ? C'est
excellent : 83/100, de loin la meilleure série de l'été (voir ici).
Je retiendrai ceci dans l'amoncellement de bonnes critiques : Generation Kill est plus puissant et sonne
plus vrai que n'importe quel film de guerre.
_________________ The biggest the lie, the more they believe.
Posté le: Mer 23 Juil 2008 - 16:21 Sujet du message:
Episode 1
Get Some
Excellent épisode.
L'écriture est vraiment formidable, on sent bien qu'on a pas à faire à un film
classique sur la guerre. Ici, c'est un film sur des hommes à la guerre.
Plein de détails sentent l'authentique et on ne doute pas de la crédibilité
des situations. Du chef strict qui veut faire chier ses officiers à ces mêmes
officiers moins intéressés par les déclarations de Bush que par la prétendue
mort de J.Lo ou leurs magazine de cul, en passant par les cargaisons de Pizza
Hut qui créent une explosion de joie, c'est loin du profil habituel dans ce
genre.
Par ailleurs, on ne tombe pas dans le pro-américanisme ou le patriotisme
exacerbé (ce qui aurait été étonnant quand même), car on ne juge pas les deux
camps, irakiens et américains, aucun n'est le méchant ou le gentil.
On trouve aussi un peu d'humour dans la série, sous forme de chambrage entre
camarades ou de critique acide de l'Occident entre autres (les chattes
empêcheraient les guerres selon un soldat, théorie intéressante ). C'est
même plus une chronique de la vie dans un camp qu'un film de guerre avec des
gunfights et des explosions (ça me rappelle Jarhead sur ce point-là), avec problèmes à hauteur
d'homme (troc de nourriture, oppositions ethniques entre les noirs, les
mexicains et les blancs, s'affrontant verbalement mais étant pourtant dans le
même camp contre un même ennemi).
Par ailleurs, on voit bien qu'il faut être sur le terrain, en position, pour
juger avec raison de la situation présente, les ordres des supérieurs ne sont
parfois pas cohérents. On ne veut pas créer de conflit inutile alors on salue
des irakiens armés dans leur voiture, alors qu'en fait, ils étaient des
Fayedins, escadrons de la mort qui tuent les déserteurs. Ils ont donc regarder
sans agir des gens qui étaient des menaces réelles.
Et puis on voit que certains ne prennent pas réellement compte de la gravité
de la situation, du bourbier dans lequel ils se trouvent, avec pour objectif
du jour de tuer quelqu'un. Et quand ce n'est pas quelqu'un, c'est quelque
chose qu'ils veulent descendre, aussi quand un chien pointe le bout de son
museau, un soldat veut l'abattre, sans motif valable, juste pour le plaisir de
voir comment ça fait de tuer avec une arme à feu.
On peut voir une critique de l'Amérique aussi, avec notamment cette lettre
d'une enfant de 8 ans qui écrit aux soldats, et qui ne se rend vraiment pas
compte de la situation. Est-ce parce que c'est une enfant ou parce qu'il y'a
une désinformation au sujet de la guerre en Irak aux USA ? En tout cas, la
réponse orale d'un officier lisant la lettre aux propos tenus par la jeune
écolière ne manque pas d'humour noir.
On ne voit pas les 68 minutes de l'épisode passer en tout cas, je vous le
garantis. _________________ The biggest the lie, the more they believe.
Inscrit le: 26 Déc 2007 Messages: 798 Localisation: Reims; la ville fantôme dévastée par une bombe nucléaire
Posté le: Jeu 24 Juil 2008 - 19:48 Sujet du message:
GENERATION
KILL
19.8/20
Excellent pilot!
Beaucoup plus recherché qu'Over There,
extrémement réaliste dans sa conception de la guerre, acteurs au poil pour des
personnages tous extrémement bien léchés!
Semblable à Jarhead (ce qui est un bon
point comme P22) avec un humour très... militaire Moi ça m'fait
marrer
La scéne avec Mister Patate qui fait son show avant de partir pour l'invasion
est énorme, les soldats tous alignés puis qui se précipitent vers les humwee
D'ailleurs en parlant de cette scéne, j'ai oublié de dire que la série était
extrémement bien filmé, rien que la scéne d'intro est énorme
Par contre un truc un peu bizar aprés les trailer qu'on avait eu sur la
musique de Black Rebel Motorcycle Club,
ici pas une note... enfin bon ça gâche pas l'plaisir (comme pour No Country For Old Men )
Bref encore un bon coup pour HBO _________________ TFA 2008:Pire forumeur, pire nouveau, pire avatar, pire contribution, inculte de 24, pire revieweur, smileyeur débile, no-life de Dallas, pire cinéphile : merci mon cul !
Posté le: Dim 27 Juil 2008 - 23:47 Sujet du message:
Voleur d'image, comICS .
Episode 2
The Cradle of Civilisation
Meilleur que le premier épisode, qui était déjà très bon. De la fusillade à la
pelle, des communications radio à profusion, des cadavres de civils qui
s'amoncellent, et toujours ces soldats blasés/pince-sans-rire qui ont un
regard amer sur cette guerre, bref, que du bon. Si avec tout ça on est pas
immergé dans le contexte, c'est très fort . Et vraiment, il
y'a qu'avec cette série que je ressens ça mais je ne vois absolument pas
passer l'épisode. Ils ont beau durer plus longtemps que la majorité des
épisodes d'autres séries pourtant.
Ici, les soldats partent en vadrouille sur les routes irakiennes (dans des
tenues anti-gaz assez inconfortables, avec, pour l'illustrer, un soldat qui,
s'il devait mourir, préférerait mourir gazé par Saddam, que sa combinaison à
la con n'ait pas servi à rien ).
Ce déplacement militaire est l'occasion de voir certains détails assez
originaux, comme le journaliste qui a prêté la photo de sa femme à un soldat
(et qui ne la reverra sûrement plus maintenant, vu qu'elle a tourné entre
plusieurs mains) ou qui prend une photo d'une jeune fille, les boyaux à l'air,
qui a eu ses deux jambes littéralement explosées. C'est trash comme on le lui
fait remarqué quand, presque abasourdi, il prend la photo. Comme si, d'un
côté, il devait être le journaliste cherchant des photos à sensation, et de
l'autre l'humain, complètement pétrifié de voir des choses pareilles.
On voit autrement que la population irakienne porte les soldats américain en
triomphe, en leur montrant des signes de majesté, comme si l'armée était un
Dieu (l'homme qui porte son bébé vers les jeeps par exemple). Par ailleurs,
les soldats sont très ironiques avec des petits commentaires plein d'acidité
envers tout ça (par exemple, quand un irakien crie : "vive l'Amérique", un soldat répond :
"votez républicain" ).
Autrement, dans les petits détails assez légers (car la série n'est pas des
plus sombres/glauques malgré son sujet, c'est un drama mais qui sait faire
apparaître quelques notes d'humour noir), comme on l'avait vu dans l'épisode
1, il y'a un soldat qui ne sait toujours pas très bien cracher avec les dents,
il crache toujours avec la bouche.
Des discussions sur la merde, ça aussi ça fait très décalé.
Et ils sont aussi très portés sur le fait que pas mal de gens sont des
tapettes selon eux. Pour affirmer que ce sont des durs devant leurs compères
probablement, pour se raffermir et s'assurer qu'ils sont supérieurs en
dénigrant d'autres personnes, que c'est pour ça que ce sont eux et personne
d'autre qui sont là à défendre les intérêts américains.
Bref, Generation Kill, dans des moments
comme ça, fait parfois penser à un road movie entre potes. Mais la pièce
maîtresse de cet épisode, c'est aussi du gunfight. Il n'y en avait pas eu dans
l'épisode 1, eh bien ici, on en a pour son argent. Par ailleurs, on voit que
les soldats s'informent par les news de CNN. Au final, malgré tout, malgré leur position, ils ne sont
pas mieux placés que nous quand on voit ce qui se passe en Irak aux
informations.
Donc, pour ce qui est des tirs en tous genres, on est servis : des têtes
explosées au sniper, des façades de maisons démolies, des civils éparpillés au
sol (forte scène quand un camion roule dans ce qui se ressemble à du sang), et
nos soldats qui ont peur quand les ordres, parfois aberrants, leur demandent
de maintenir leur position sur une zone à découvert, idéale pour une
embuscade.
Et les bastons, caméra à l'épaule, sont vraiment rondement menée, avec même
une petite frayeur pour la vie de ceux qu'on suit depuis un peu plus de 2
heures, quand un soldat placé sur une tourelle fixée à un camion, se prend la
tête dans un fil électrique, il a failli mourir bêtement alors qu'il est en
train de sauver toute la troupe de l'attaque massive venant du grand bâtiment
se trouvant face à eux.
Pas de pertes militaires, une chance, avec donc les soldats qui éclatent donc
de joie d'être sortis vivant de ces fusillades. Mais comme un soldat qui a
gardé les pieds sur Terre et la tête froide le précise, dans d'autres
circonstances, quand ils n'auront pas la chance avec eux, ça pourra tourner au
drame. Mais tout le monde se fout de ses propos pessimistes, à ce moment-là,
ils sont occupés à montrer leur satisfaction d'avoir tué de l'irakien
aujourd'hui.
Au final, pas de cliffhanger de la mort qui tue, mais tout de même une forte
envie de voir l'épisode 3 . Preuve parmi d'autre que cette série est on ne peut plus
attachante. _________________ The biggest the lie, the more they believe.
Posté le: Mer 06 Aoû 2008 - 4:20 Sujet du message:
Episode 3
Screwby
Bien bien, c'était très bien .
Plus que jamais, l'accent est mis sur les dysfonctionnements du système
militaire.
Ca commence assez posément, avec quelque chose sans réels enjeux sur
l'instant, avec la sulfateuse enrayée et il n'y a personne pour s'en inquiéter
à part un officier qui trouve, par chance, un pot de lubrifiant qui traînait.
Pas de réserve pour genre de pots bien utiles, non, il faut en trouver un au
hasard sur le site. Et pourtant ça peut causer un mort si la sulfateuse ne
peut pas tirer en haut d'un 4x4 en cas d'attaque ennemie, par l'impossibilité
de riposter et donc les chances croissantes de se prendre une balle. Tout ça a
cause du matériel qui se fait rare pour certaines catégories. "Vous voulez des moyens, entrez dans l'Armée. Les
Marines assurent". Sûrement une rengaine qu'on entend quand on les
enrôle, et rappelée avec un ton bien sarcastique.
Ensuite, les ordres à la con qui foutent la merde parce qu'ils sont très
imprécis: on bombarde un lieu rempli de civils, femmes & enfants, après
l'avoir longuement torpillé par les armes de soldats, alors qu'il ne
présentait aucun danger. Mais non, il fallait "tirer sur tout ce qui
bouge".
Autre aberration, la course à la médaille. Godfather a reçu des ordres disant
que ses hommes devraient aller prendre le contrôle d'un aérodrome dont des
parachutistes anglais devaient s'occuper, quitte à faire une longue route pour
y parvenir. Pourquoi ? Pour que ce soient eux qui l'aient fait et pas les
anglais.
Sans oublier des tirs alliés obligeant la petite troupe dans laquelle Hitman
Two-Three (je dis son nom de code dans les transmissions radio à défaut de
savoir son vrai nom) se trouve de se mettre à couvert en se recroquevillant
dans leur véhicule. Une autre compagnie américaine leur tire dessus. Bref,
l'organisation n'est pas le fort de cette guerre, comme on le souligne assz
justement.
Trombey tire sur un dromadaire. Il l'avait affiché, il voulait tuer. Il n'aime
pas les chiens, il aime les chats à la rigueur. Et là, il a voulu jouer avec
son arme en descendant un animal (alors qu'on lui avait dit de descendre
l'humain portant ce qui ressemble à une arme (ils sont tous considérés comme
hostiles dans ce cas, pas de nuance) se trouvant à côté (il lui a tiré dessus
aussi, certes)). Mais il n'a pas eu la moindre réflexion, c'était juste tuer
pour tuer ce dromadaire, sans nécessité. Car cet animal était probablement le
fruit d'un an de travail pour une famille pauvre en Irak comme on le lui fait
remarquer après coup. Et la personne qu'il a shooté était un jeune qui s'est
trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.
Les paroles de Godfather, face aux remords de ses soldats devant cet enfant
mourant, sont sans appel : si un seul des soldats était blessé, il ne sait pas
s'il pourrait l'évacuer vers un hôpital par rapport aux positions des lignes
ennemies. Et pour cet enfant, on voit que la "procédure est des plus mal
foutues : il faut leur prodiguer les mêmes soins que chez eux. Or, il n'en ont
pas, donc ils peuvent le laisser mourir sur place. Constat terrible...
aberrant c'est le mot, le mot symbole de l'épisode je pense.
Et je ne l'aime pas, lui. _________________ The biggest the lie, the more they believe.
Très bien encore une fois, le meilleur de la saison, facilement.
L'épisode tourne, dans sa première partie, autour des complications qu'ont
les soldats après avoir demandé une frappe aérienne sur une cible... qui
n'existait pas . En effet, après avoir donné l'ordre de langage de bombes sur ce qui
semblait être des tanks irakiens en mouvent vers leur position, un des soldat
s'aperçoit que ce n'est qu'une illusion, c'est une ville, et elle ne bouge pas. L'autokinésie leur fait
voir des mouvements imaginaires involontaire de leurs yeux. Bref, expliquer
une frappe massive avec aucun tank défoncé, c'est un peu dur à avaler .
Excellent le soldat qui essaye d'imaginer ce que peut être le dialogue entre
leur lieutenant et un civil irakien, dans une rue proche du lieu du
bombardement.
La petite anecdote du latino qui n'aime pas les mexicains était bien sentie
également. En général, j'aime souvent ce genre de petites histoires qui
n'apportent pas forcément grand chose au récit mais qui étoffe les personnages
en leur donnant un passé et en montrant leurs convictions. Ici, c'est la
réinvention du mythe de Pocahontas, princesse qui s'est fait troncher par un
anglais. Et si on faisait une histoire d'amour avec cette fois-ci Aushwitz en
toile de fond, avec le détenu qui tombe amoureux du garde sur fond de croix
gammées .
Il y'a un personnage qui dit, après la fusillade dont on voit des soldats à
couvert ci-dessus, qu'il aurait aimé être touché par une balle, voir ce que ça
fait. Un peu d'action, son coeur palpite plus devant un jeu TV aux USA. Il
n'imaginait donc pas la guerre comme ça, et pourtant c'est pas faute d'avoir
essayé de se prendre une balle, dans un moment d'inconscience, en restant
délibérément à portée de tir.
A noter les frasques du mec au sniper, toujours pince-sans-rire, qui est quand
même énorme avec ses envies continuelles de chier.
La compagnie fait un assaut dans un village à moitié vide. Premièrement à pied
puis par la suite en voitures. On peut voir qu'un soldat hésite prendre la
drogue des pauvres gens vivant dans une bicoque, mais un autre lui de de
laisser le sachet : ils ne sont pas venus pour ça et c'est sûrement une
importante source de revenus pour cette famille.
L'épisode se conclut avec ces barbelés installé pour empêcher les civils de
passer. S'ils ne réagissent pas, on tire dans leur direction pour leur
signaler qu'ils sont sur un mauvais chemin. Mais justement, des tirs : qu'est
ce que ça peut signifier ? On peut supposer que les hommes abattus par les
américains n'avaient pas compris la signification de ces tirs, et un soldat
s'en rend compte après qu'ils soient morts. Mais ce ne sont pas les seuls à
périr.
Quand le père d'une petite fille tuée dit être désolé, on pense à une
réinterprétation de l'interprète, ça n'aurait pas été la première fois qu'il
changeait ce que les irakiens disaient en "arrondissant les coins"
des phrases. Mais non, là apparemment le père est vraiment désolé. Et ce
regard presque dénué d'émotion qu'il a en regardant à nouveau sa petite fille
qui a la tête explosée par une balle, atroce . _________________ The biggest the lie, the more they believe.
Posté le: Mar 02 Sep 2008 - 20:41 Sujet du message:
Episode 5
A Burning Dog
Bah c'était top quoi, je ne vois pas quoi redire sur cet épisode en fait...
C'est quand même inférieur à un épisode de The
Wire, mais tout de même de haute volée, avec des scènes de combat digne
des meilleurs films de guerre récents, ici plus que jamais vu que l'épisode
est axé sur ça.
Le point qui m'a marqué, et qui, par la façon dont il est amené, ne doit pas
être connu du grand public (si Bush savait
ça... dit, en gros, un soldat), c'est indéniablement le fait qu'un
simple étudient syrien est devenu djihadiste et est venu se battre contre les
américains en Irak, étant arrivé sur cette terre 3 jours après les soldats.
Ils l'ont attiré là en somme, il ne serait pas mort l'arme à la main s'ils
n'avaient pas envahi l'Irak, ça fait réfléchir car ce n'est certainement pas
un cas isolé dans la réalité.
La photo de la femme du journaliste du Rolling Stone (dont l'avis vaut moins
que le chant des oiseaux ) tient vraiment une place dans l'histoire, elle est
récurrente (comme JLo et ses fesses) et là elle a été "prostituée"
contre des batteries. Ce serait bien ironique que le journaliste la récupère
dans le 1.07 après toutes les mains où elle est passée, ça ferait comme la
bague de la siason 4 de The Wire.
Meilleur épisode depuis le début de la série... again. _________________ The biggest the lie, the more they believe.