24-FR Site des fans de la série 24 heures chrono Boutique 24!
Connexion S'enregistrer Rechercher Galerie Photos :: 24-fr :: Forum 24 heures chrono Index du Forum
Fan-Fiction de Wadam: A cruel day (Spoiler Saison 4)
Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivante
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
:: 24-fr :: Forum 24 heures chrono Index du Forum » Fan-fictions 24-fr » Fan-Fiction de Wadam: A cruel day (Spoiler Saison 4)
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
wadam
Analyste du MI-6
Analyste du MI-6


Inscrit le: 01 Nov 2004
Messages: 282
Localisation: 91 Essonne

 Message Posté le: Lun 22 Aoû 2005 - 15:11    Sujet du message: Fan-Fiction de Wadam: A cruel day (Spoiler Saison 4)
Répondre en citant

Voici, pour patienter un peu avant la sortie du premier épisode de la saison 5 en janvier sur Fox TV, une saison 5 fictive que j'ai commencé afin de vous captiver et de vous garder en haleine jusqu'au dernier épisode.
J'espère que cette fan-fic vous plaira, en tout cas j'y ai mis de la sueur et j'ai versé quantité d'encres pour la débuter en trombe.
S'il-vous-plaît, faites-moi part de vos impressions qu'elles soient bonnes ou mauvaises, car j'ai besoin de vos avis.



Episode 1 (15h-16h)

Les événements suivants se déroulent entre 15h et 16h.
L’action se déroule en temps réel.


[15:00:06]

Base de lancement de fusée, Cap Canaveral

Une fusée est en position de décollage, et se tient encore sur sa rampe de lancement.
Les techniciens et les mécaniciens sont en train d’effectuer des réglages matériels, et s’empressent de terminer des détails techniques.
Diverses chaînes de télé sont présentes sur les lieux.
Une journaliste parle au micro de CNN.

JOURNALISTE
« Nous sommes en direct, ici, à Cap Canaveral, pour une soirée qui s’avère être un événement pour la planète entière. La NASA s’apprête à envoyer dans le ciel un satellite de télécommunication ultrasophistiqué, baptisé Millenium.
Comme vous pouvez le constater derrière moi, la fusée sur laquelle est annexée sur Millenium est en phase terminale au niveau des ajustements.
Le satellite vers qui tous les yeux de la planète sont braqués est l’engin de la modernité. Ses antennes émettent des ondes radio très puissantes, gérées par une nouvelle amorce informatique que la NASA a conçu et réalisé après des années de recherches et de persévérance pour arriver à mettre en place ce programme synonyme d’intelligence artificielle, et qui restera cependant dirigé et contrôlé par les informaticiens depuis ici, à Cap Canaveral.
Millenium a été conçu dans le but de pouvoir prendre le relais de tous les autres satellites gravitant actuellement autour de la Terre en cas de panne satellite quelconque, par le biais de son unité centrale et de ses antennes capables de relayer à une vitesse vertigineuse toute forme de communication quelle qu’elle soit.
Le lancement de la fusée est prévu pour 15h30 à l’heure locale, 14h30 à l’heure de Dallas, 11h30 à l’heure californienne, soit dans exactement 35 minutes.
Nous serons en direct pour le décollage.
Dans l’actualité du jour, également, nous évoquerons les dépenses militaires qui ne cessent d’augmenter depuis l’arrivée de Hodges au titre de président des Etats-Unis après la démission de Logan, et la réunion du Conseil de Sécurité qui va se tenir à l’ONU ce soir dans le cadre de l’affaire du consulat de Chine. Nous nous souvenons tous que l’ambassade chinoise de Los Angeles a été l’objet d’une attaque faite par des agents du gouvernement américain il y a 4 mois de cela, et que David Palmer et Charles Logan sont considérés comme responsables de cette opération qui a entraîné la mort du consul chinois…»

[15 :02 :04]

Kennedy Space Center, Cap Canaveral

Dans les bureaux de la NASA, tout le monde est en état de sur-excitation. Les employés se bousculent, toute la concentration est basée sur l’écran télé montrant la fusée en position de lancement. Les informaticiens tapotent nerveusement sur leurs claviers, vérifiant que rien n’a été laissé au hasard. Un écran affichant le compte à rebours rajoute à la tension ; les téléphones sonnent dans tous les coins, le café est bu à flots. Quelques militaires sont postés ça et là, gardant un œil sur le personnel.

Quelque part en Floride

Dans un bureau luxueux, avec une fenêtre donnant sur des immeubles d’un centre-ville, un individu d’une quarantaine d’années, costard cravate, chemisé, cheveux courts et gris et visage inquiétant, regarde son écran, soucieux.
Sur son ordinateur sont affichées des fenêtres faisant apparaître les vidéos de caméra surveillance des bureaux de la NASA. Il regarde sa montre et se dit à lui-même :
« Maintenant ! »
Il envoie alors un message électronique par Internet.
Pendant ce temps, à la NASA, un employé appelé Denis, s’occupant de l’unité centrale de l’ordinateur du satellite reçoit un e-mail avec marqué Important. Il l’ouvre, et il est marqué dessus : « Vérifiez tout de suite les mises à jour de l’unité centrale ».
L’employé vérifie alors ses mises à jour, et remarquent qu’elles datent d’il y a 10 minutes.
En tapant un code d’entrée, il tente de remettre l’ajournement des informations mais n’y arrive pas. Il tente à nouveau le coup mais toujours rien.
Le type qui surveille la NASA depuis son bureau se dit : « Parfait ».
Puis il prend son portable et envoie un texto.
A la NASA, un autre employé reçoit le texto et, faisant attention de ne pas se faire remarquer, lit sur son petit écran de portable : « Maintenant ! »
Pris soudain d’une bouffée d’angoisse, il retient son souffle, puis éteint son portable et le range soigneusement.
Le fixe de son bureau se met à sonner, il répond : « Allo ? »
« Allo, Brendon ?»
« Oui ? »
« Excuse-moi de te déranger, c’est Denis. J’ai un problème avec mon ordi, je n’arrive pas à mettre à jour les données de l’unité centrale du satellite. »
« As-tu essayer de réactiver avec la commande Diazel ? »
« J’ai essayé mais rien ne marche. »
« D’accord, ne t’inquiète pas, j’arrive ! »
« Ok, je t’attends. »
Brendon raccroche, puis se lève et traverse les rangées de bureau à coté desquels sont assis des informaticiens. Puis il se dirige vers le bureau de son collègue, sous l’œil des caméras de surveillance.
Brendon arrive à l’ordinateur de Denis et lui demande : « Alors ça ne marche toujours pas ? »
« Non, toujours rien. »
« Laisse-moi la place, s’il-te-plait. Je m’en occupe. »
Denis lui laisse la place et Brendon tapote des codes sur le clavier.
« Okay, je vois, tu as du faire une erreur dans ton système, les réglages ne s’effectuent plus automatiquement. Va vérifier au bureau d’Elsa pour voir si elle n’a pas le même problème. »
« J’y vais » répond Denis.
Denis tourne le dos à Brendon et va un peu plus loin.
Brendon suit du regard son collègue puis ouvre une fenêtre à une vitesse folle, entrant des données, et modifiant le code d’accès à l’ordinateur du satellite.
L’individu inquiétant regarde de son ordinateur Brendon effectuant ses manœuvres, et fume une cigarette tout en disant : « Plus vite, mon petit, plus vite. »
Brendon tape maintenant sur le clavier de façon frénétique, lançant des regards à droite et à gauche pour voir si personne ne l’observe. Un encadré sur l’écran annonce : « Etes-vous sur de vouloir remplacer le code ? » puis finalement Brendon clique sur Entrée et ferme la fenêtre.
A ce moment, Denis se tient devant l’ordinateur de Brendon en demandant : « Alors ? »
« C’est bon, j’ai réajourné ton système et l’ait remit en automatique. Elsa n’a pas le même problème ? »
« Bizarrement, non. »
« Alors fais attention à ce que tu fais, s’il-te-plait, tache à ne pas reproduire ce genre d’erreur. »
« Je ferais gaffe, promis. »
« Je dois retourner à mon bureau. On se retrouve tout à l’heure pour l’envoi de la fusée. Je vais aller me chercher un café, tu en veux un ?»
« Volontiers. »
Brendon se lève et part précipitamment. Il retourne à son bureau, allume de nouveau son portable, et envoie à son tour un texto : « C’est okay. »
L’individu mystérieux qui manipule Brendon depuis son bureau consulte son portable et reçoit le message. Puis il compose un numéro et attend que l’on réponde.
Quelqu’un décrocha et lui dit : « Allo ? »
« Ca y est, les codes ont été modifiés. »
« Ok, passe à la suite. »
L’individu raccroche et tape à nouveau quelque chose sur son clavier.

[15 :05 :42]

CTU, New York

A la CTU de New York, la structure et les bureaux ressemblent en tout point à ceux de Los Angeles. Dans son bureau, Michelle Dessler, nouvelle directrice de la CTU de New York, reçoit un appel.
Elle décroche :
« CTU, Dessler. »
« Madame Dessler, ici Reynolds. La CIA organise son briefing dans quelques minutes, rassemblez vos responsables dans la salle de téléconférence. L’opération va bientôt être effective. »
« Bien, je fais vite. »
Dessler raccroche et sort de son bureau, descend les escaliers et s’adresse à tout le monde :
« Bien, les responsables techniques et les agents de terrain doivent se rendre disponibles sur-le-champ. Je vous retrouve dans la salle de téléconférence immédiatement et je vous donnerai par la suite de nouvelles instructions. »
Dessler se dirige vers la salle de réunion, et quelqu’un l’interpelle :
« Madame Dessler ? »
Celle-ci se retourne et voit une jeune femme arriver vers elle.
« Qu’y a t il Diana ? »
« Je croyais que j’étais chargée d’être en contact permanent avec la NASA au cas où il y aurait un éventuel problème d’ordre sécuritaire. »
« Je vous demande juste de venir 2 minutes pour le briefing, Thomas se chargera de votre directive, puis vous retournerez à votre poste. »
Diana regarde sa directrice d’un drôle d’air, puis retourne à son bureau, sauvegarde ses précédentes données, et dit à son voisin : « Thomas, garde contact avec la NASA, je reviens dans 2 minutes. »
Sans même attendre la réponse, Diana prend le chemin de la salle de téléconférence.
Elle entre dans la grande pièce, où tous les supérieurs ont prit place autour d’une très longue table. Michelle Dessler est en bout de table, et regarde sévèrement Diana qui s’assoie discrètement.
Dessler demande à un de ses agents : « Peut-on commencer ? »
L’agent lui répond : « On attend un signal du président. »
Tout d’un coup, un homme apparaît sur un écran géant situé au milieu du mur de la salle.
« Ici Reynolds, directeur de la CIA. Nous sommes tous réunis, avec le président, le chef d’état-major Interarmes, et le ministre de la défense, pour prendre décision de cette opération qui dès la fin de la réunion, sera activée ou non. »
« Ici Dessler, nous sommes tous présents et nous sommes prêts à recevoir vos instructions. »
Sur deux écrans apparaissent à leur tour McRan, le chef d’Etat-major Interarmes, et le président Hodges.
«Le président et McRan sont en ligne », dit une voix standard.
« Bonjour, Mr Le Président » fait Dessler, sans se soucier de McRan.
« Bonjour à tous », fait Hodges.
« Comme vous savez tous, nous avons synchronisé le lancement du satellite Millénium avec la mise à feu de l’opération Riposta, afin de détourner les regards du monde sur ce qu’il va se passer, et pour étouffer toute éventuelle fuite d’une de nos instituions », commença Reynolds.
« Inutile de vous rappeler que ce qui va être dit ne doit pas sortir du siège de la CTU. Cette affaire est top secret, et nul ne doit prendre de risque. »
« Venez en au fait », s’impatiente Dessler.
« Voilà. Il y a 10 ans de ça, la Colombie a subi un coup d’état organisé par des nationalistes colombiens, désireux de réorganiser tout le système du pays, et notamment sur l’exportation de cocaïne qui, jugeaient-ils, n’était pas assez appuyée, et trop décousue.
Ils ont mis au pouvoir, un ancien chef de cartel très redouté en Colombie, José Nartinez, qui depuis sa venue au pouvoir sévit de plus en plus. »
En même temps que le directeur de la CIA explique les faits, des photos circulent sur l’un des écrans, nous montrant des photos prises lors du coup d’Etat, des massacres, des fusillades, des exécutions, et des portraits de Nartinez.
« Nous savons maintenant que Nartinez présente un danger pour la sécurité des Etats-Unis, car en plus des activités basées sur la cocaïne qui ont été renforcées, Nartinez pourrait racheter des ogives nucléaires à la Corée du Nord et constituer une nouvelle menace.
Son armée de guerillos est de plus en plus fournie en armes et en matériel, nous ne savons pas à qui il a acheté ces armes.
Le bras droit de Nartinez est le général Dos Santos, coupable d’avoir tué des milliers de civils durant le coup d’Etat, et d’avoir torturé de nombreux prisonniers politiques et des agents américains placés en Colombie qu’il a réussi à retrouver grâce à ses hommes très qualifiés. »
« Je crois que nous sommes au courant de tout ça, Monsieur » dit Dessler.

[15 :11 :16]

Cap Canaveral, Floride


Denis semble affalé sur son siège, observant attentivement son écran d’ordinateur. Tout d’un coup, quelqu’un s’approcha de lui.
« Denis ? »
Celui-ci se retourne et aperçoit Brendon, l’air visiblement soucieux.
Il lui tend un café. Denis le prend en le remerciant et dit alors :
« Qu’as-tu fait aux codes d’accès du satellite ? Tu les as modifié de mon ordinateur ? »
Brendon reste calme et posé, et ouvre la bouche pour dire :
« Je ne sais pas de quoi tu parles. »
« Pourquoi tu as fait cela ? Il m’est maintenant impossible d’accéder à l’ordinateur central de Millenium. »
Denis boit une gorgée de son café, et reprend :
« Tu as dû faire une bourde en réajournant mon ordinateur, alors. »
Brusquement, Denis s’immobilise sur son siège. Il est pris par d’étranges nausées.
Son visage vire au blanc, on aurait dit qu’il va vomir.
« Denis, tu te sens bien ? » s’inquiète Brendon.
Denis se lève aussitôt de son bureau, bouscule Brendon, et fonce vers les toilettes.
Brendon reste immobilisé devant le bureau de son collègue, le suivant du regard.
Denis entre dans les toilettes, ouvre la porte d’un cabinet, s’approche de la cuvette et vomit tout le contenu de son estomac. Puis il reprend son souffle, et revomit, crachant son propre sang, répandant ses tripes partout. Finalement, au bout de quelques instants, il s’effondre sur le sol couvert de gerbe, et ferme les yeux, inerte.
Brendon entre alors dans les toilettes, se dirige vers le cabinet d’où dépasse les pieds de Denis, et y jette un œil en demandant : « Denis ? »
Il voit alors son collègue affalé, gisant par terre, sans signe de vie.
Brendon le fixe, et dit à lui-même : « Ce poison est horrible, j’ai du forcer un peu trop sur la dose dans son café. »
L’employé de la NASA, visiblement écoeuré, se ressaisit, sort des gants de sa poche, les enfile, et attrape les pieds de Denis, pour les pousser à l’intérieur du cabinet.
Il fouille la poche du cadavre, en ressort les mains vides, puis fouille l’autre poche, et y attrape une carte d’accès.
« Désolé, mais tu n’as plus besoin de ça maintenant » lance-t-il à son ex-collègue.
Brendon sort du cabinet, et referme la porte sur le corps de Denis.
Puis il sort des toilettes, claque la porte d’entrée, introduit dans la serrure une clé, la fait tourner pour fermer le verrou, et fait casser la clé dans la serrure, discrètement, sans attirer l’attention.
Brendon se dirige ensuite vers une porte close, verrouillée par une borne d’accès magnétique. Il fait passer dans la borne la carte qu’il a prit sur le corps de Denis et la lumière rouge sur le panneau d’entrée passe au vert. Brendon ouvre la porte et entre dans la salle. La porte présente un écriteau : « Salle des générateurs de la NASA ».
Brendon passe devant des compteurs d’électricité, et au bout d’un moment, il stoppe devant l’un d’eux. Il fait jaillir de sa poche un récepteur relié à un fil conducteur, que Brendon prend soin de brancher sur le compteur. Il allume le récepteur, puis s’empresse de quitter l’endroit.
Brendon, d’un air tranquille, retourne à son poste, puis entre des données dans son ordinateur.
Sur son écran s’affiche alors : « Vous avez un nouveau message. »
Brendon l’ouvre et voit la phrase : « Ci-joint un document de dernière minute. »
La taupe télécharge alors le document sur son ordinateur. Le temps de durée de téléchargement est indiqué sur l’écran. Brendon regarde sa montre et affiche le chronomètre.
« Il me reste 15 minutes. »
Ses yeux se lèvent vers le compte à rebours de la fusée qui indique que le décollage aura lieu dans 14 minutes.

Brendon est rivé son écran affichant l’avancement du téléchargement.
Les ingénieurs sortent de la fusée et évacuent les environs.
Le boss de Brendon est à son portable.
Michelle Dessler écoute le compte-rendu de Hodges.

[15 :15 :39]

CTU, New York

Dans la salle de téléconférence, le briefing continue.
« Nous sommes là car aujourd’hui, nous allons organiser l’arrestation de Nartinez et de Dos Santos, par le biais d’une mission d’enlèvement en Colombie, faite par des commandos d’élite de Marines» dit Hodges « l’objectif étant de capturer ces 2 hommes et de les amener aux Etats-Unis.
Dos Santos est aux yeux de tous un criminel de guerre, et un assassin. Nartinez et lui seront traduits en justice devant les tribunaux internationaux. »
« Nous avons établi 3 sites d’intervention », reprit McRan, alors des plans de carte prennent place sur l’écran, « l’un à Bogota où se situe le quartier général de Nartinez, l’un dans une base militaire qui sert de repère premier au général Dos Santos, et l’une dans une prison politique situé en pleine forêt vierge où nombre d’agents américains ont été capturés et qui seront rapatriés aux Etats-Unis également.
Nos protocoles d’attaque et nos cibles sont très précis, mes hommes ont passé le moindre recoin de nos plans au peigne fin, de manière à ce que l’opération soit extrêmement rapide. »
« Nous ne devons pas échouer en aucun cas » précise Reynolds d’un ton très méprisant, visant le chef d’Etat-major, « car si nous n’atteignons pas ces 3 objectifs ensemble, notre pays pourrait le payer très cher. Vous comprenez, McRan ? »
McRan semble très anxieux, et dit face à l’écran : « Je ne risquerai pas inutilement, pour rien au monde, la vie de mes hommes. »
Dessler demande alors au président : « En quoi cette opération nous concerne-t-elle d’emblée ? »
« Vous allez jouer un rôle primordial dans cette affaire, Mme Dessler. » répond le président d’un air grave.

[15 :20 :28]

Cap Canaveral, Floride

Brendon patiente devant son ordinateur qui indique qu’il reste 7 minutes avant la fin du téléchargement.
L’étrange individu qui observe les bureaux de la NASA depuis son écran, quelque part en Floride, regarde Brendon et se dit : « Allez, plus que quelques minutes. »
A ce moment, une femme appelle Brendon qui lève les yeux :
« Oui, Elsa ? »
Celle-ci lui demande : « N’as-tu pas vu Denis ? »
« Non, je crois qu’il est allé fumer une clope. » répond Brendon, avec une voix un peu tremblante.
« Il fait ça alors qu’il reste à peine 7 minutes avant le lancement. J’ai besoin de lui maintenant ! »
Elsa court alors dans les rangées de bureaux, et ne le distingue pas.
Un haut-parleur annonce : « Le lancement a lieu dans 6 minutes. Veuillez rester à votre poste. »
Les employés observent l’écran géant qui montre la fusée sur le point de partir.
Elsa cherche Denis partout. Il n’est pas au salon fumeurs, ni à la buvette.
Ses yeux se portent vers les toilettes, et la femme se précipite vers les WC des hommes. Elle tourne la poignée, mais celle-ci est fermée. Elle donne des coups dans la porte qui ne cède pas.
Elle va voir un agent de sécurité et lui dit : « Les WC des hommes sont bloqués. J’ai le sentiment qu’il se passe quelque chose de louche. »
L’agent de sécurité suit alors la jeune femme, appelant ses collègues par radio : « Attention, restez vigilant, nous avons peut-être un problème. »
Il se présente alors devant la porte des toilettes pour hommes, essaye à son tour de l’ouvrir, puis force à coups de pied. La porte finit par céder.
L’individu mystérieux, qui aperçoit cette scène depuis son écran, prend son portable et appelle Brendon.
Celui-ci décroche et dit : « Allo ? »
« Dégage, tu vas être démasqué. »
Brendon comprend alors, et réplique : « Le téléchargement prend fin dans moins de 6 minutes. » Puis il raccroche, se lève, et se dirige vers la sortie.
Elsa s’engouffre dans les toilettes en appelant : « Denis ! Denis ! » Une odeur nauséabonde se dégage des toilettes. Elsa se pince le nez. L’agent de sécurité prend son arme, sentant l’odeur, puis ouvre les portes des cabinets un à un. Il ouvre le cabinet où gît Denis, se précipite sur le corps, et vérifie le pouls. Elsa voit le cadavre et se met à hurler. L’agent la saisit pour l’empêcher de regarder, la fait sortir des toilettes, et appelle à sa radio : « Alerte, alerte. Un homicide dans les WC ! »

[15 :24 :01]

CTU, New York

« Voyez sur l’écran le portrait de cet individu » relaye Reynolds, « il s’agit de Paul Cavara, un trafiquant de drogues tristement célèbre dans toute la Colombie.
Aujourd’hui, ses réseaux sont nombreux à travers toute l’Amérique latine jusqu’en Californie. Il a fait affaire avec de nombreux dealers, et notamment avec les Salazar.
Il a des liens très étroits avec Nartinez et avec Dos Santos, car c’est par lui principalement que la cocaïne peut s’exporter et ramener en retour de colossales sommes d’argent.
Cet homme a été localisé à Panama où il est actuellement en affaire avec d’autres trafiquants qui veulent faire rentrer sur notre territoire d’importantes quantités de cocaïne. »
« Pourquoi ne pas l’arrêter dès maintenant ? » demande Dessler.
« Nous voulons que la CTU surveille de près cet homme car nous le suspectons de faire affaire avec des membres de mafias chinoises et nord-coréenes, qui exercent une grande influence politique dans leurs pays et qui sont désireuses de lancer une guerre contre les Etats-Unis. Nous ne voulons prendre aucun risque. Cavara connaît la torture et il nous sera difficile de le faire parler. Le mieux est de l’approcher et de connaître ses activités. Il faut retrouver par le biais de cet homme la filière du complot anti-américain.»
« Ce qui me paraît difficile », réplique Dessler, « c’est d’approcher Cavara en moins de quelques heures. »
« Nous avons réussi à infiltrer l’un de vos agents dans le cartel avec qui Cavara fait le deal. » dit Reynolds. « Vous savez de qui nous voulons parler. »
« Pourquoi vous ne nous avez pas informé de ça plutôt ? » s’énerve Dessler.
« Pour éviter toute fuite », répond Reynolds. « Nous vous avons passé le relais. Au cas où il suspecte quelque chose de louche, il se débrouillera pour vous en avertir par un signal. Vous devez alors nous prévenir immédiatement. Au cas où il n’est plus repérable par nos satellites, prévenez-nous également, et nous prendrons des initiatives.
Est-ce bien clair, Mme Dessler ? »
« Oui, Monsieur, c’est clair. Comment nous contactera-t-il ? »
« Il ne vous contactera pas immédiatement. Il est en terrain dangereux. Nous l’avons isolé de tout ce qui pouvait le ramener à nous, pour sa propre sécurité. Nous avons juste placé sur la puce de son portable un traceur microscopique qui a été conçu pour n’être repéré par aucun détecteur. Ainsi, vous pourrez avoir sa position exacte de minute en minute. »
« Quant à la Colombie, nous profiterons que la Nation soit sous le choc de cette opération qui sera rendue publique dès demain pour instaurer une assemblée provisoire en attendant des élections libres dans le pays. Cette assemblée sera protégée par nos Marines. » conclut le président Hodges. « Mesdames et Messieurs, je dois assister au lancement du satellite, je vous pris donc de m’excuser. Madame Dessler, Messieurs McRan et Reynolds, je veux que vous me teniez au courant de vos mouvements et de l’avancement de l’opération. »
« Monsieur, êtes-vous sûr de vouloir activer cette opération ? Il est encore temps pour dire à mes commandos de se replier » demande McRan.
Le président a les yeux fixés sur son écran et déclare :
« J’exige que cette opération soit enclenchée dès maintenant. Je vous laisse à votre tache. »
L’écran sur lequel figurait le président s’éteint.
« McRan, où sont vos hommes en ce moment même ? »
« Le commando Raptor 44 qui s’occupe de Nartinez longe en ce moment le fleuve Meta qui prend source aux confins de Bogota, ils seront aux abords de la ville dans 1 heure et demi. Ceux qui s’occupent de Dos Santos, le commando Nocturna, ont été parachutés en Equateur il y a 2 heures. Ils sont presque arrivés à la frontière colombienne. Quand au commando Solitaire 2 qui organisera le rapatriement des prisonniers politiques de la Forteresse Santa Riviera, ils ont fait silence radio. Ils sont à quelques kilomètres du lieu en pleine forêt vierge, et ils ne rétabliront de contact avec nous qu’après avoir libéré nos agents. »
« Bon, Mme Dessler, établissez au plus vite votre liaison avec votre agent infiltré, et ayez en permanence la position de votre homme sur image satellite » finit Reynolds. « Maintenant, faisons preuve d’efficacité pour que dans 12 heures, la Colombie soit un pays neuf. »
«Au revoir, Mr le directeur », dit Dessler. Mais Reynolds coupa la liaison, ainsi que McRan.
Dessler prit alors tout de suite des initiatives :
« Curtis, établissez-moi ce contact avec le traceur de notre agent. »
« Tout de suite » fait l’agent avec sa voix caverneuse.
« Diana, retournez à votre poste et suivez la situation à Cap Canaveral. Clara, tachez d’avoir les positions minute par minute des 3 commandos, mettez-vous en contact avec le Pentagone pour obtenir les images satellite et les capteurs. Je veux tout le monde à sa tache. Nous sommes dans une situation délicate qui peut à tout moment déboucher sur une crise. »

[15 :28 :32]

NASA, Floride

Brendon sort du bâtiment où il travaille, se retournant de temps à autre pour voir si personne ne le suit. Il se dirige vers le parking où est garée sa voiture.
Il sort les clés quand 2 gardiens l’interpellent. Brendon se retourne et demande :
« Que se passe-t-il ? »
« Une alerte générale s’est produite à l’instant. Par sécurité, nous ne devons laisser entrer ou sortir personne. Veuillez nous suivre, s’il vous plaît. »
« Mais j’ai des documents importants dans la voiture ! »
« Les ordres sont les ordres. Retournez à l’intérieur du bâtiment. »
Brendon fait alors mine de les suivre, mais au bout de quelques pas, il bondit sur le premier gardien, et l’assomme d’un coup de coude sur le crâne. Le deuxième tente de sortir sa matraque, mais Brendon est plus rapide et lui envoie un coup de pied dans le ventre. Le gardien tombe à terre, essaye de se relever, tout en brandissant sa matraque qu’il abat sur la jambe du fugitif. Mais ce dernier esquive le coup, attrape le bras du gardien, et le renverse à terre, prenant du même coup sa matraque et lui fracassant le nez avec.
Puis Brendon regarde autour de lui, puis se précipite vers sa voiture.

Le compte à rebours du décollage est presque achevé.
L’agent de sécurité voit arriver 3 partenaires, et demande à la jeune femme: « Qui est dans les toilettes ? » Elsa, sous le choc, répond : « Denis, un collègue à moi. »
« Quelle était sa fonction ? »
« Il a programmé l’unité centrale du satellite. »
« Okay, les gars, déclenchez l’alerte à la rampe de lancement. La fusée ne doit pas décoller. »
Les autres agents font signe de la tête et tentent de joindre leur supérieur.
Mais il est presque trop tard.
Elsa, prit d’une intuition, court vers le bureau de Brendon, pour lui dire que Denis est mort, mais celui-ci a disparu. Elle ouvre sa fenêtre et aperçoit la fin de téléchargement. Elle dit alors : « Qu’est-ce que c’est que ça ? ». Le haut-parleur annonce : « 1 minute avant le décollage. » Elsa essaye d’analyser le document téléchargé, mais son accès est refusé. Elsa essaye encore, sans obtenir quoi que ce soit.
Elle appelle l’agent de sécurité qui arrive au bureau. Elsa lui explique la situation.
L’agent tente de contacter par radio ses partenaires, mais le compte à rebours annonce 30 secondes. L’agent court alors vers la sonnette d’alarme, la plus proche.
« 20 secondes, 19, 18, 17, 16, 15, 14, 13, 12, 11, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1….
Décollage immédiat. »
Sur l’écran géant on voit les réacteurs de la fusée s’activer, émettant une nappe de fumée.
Les propulseurs font décoller la fusée qui prend son envol.
L’agent de sécurité tire sur la sonnette d’alarme. Tout le monde est prit alors de stupeur, mais trop tard, la fusée est déjà élancée dans le ciel.
Elsa voit alors sur l’ordinateur de Brendon : « Téléchargement achevé avec succès. »
Sur l’écran apparaît une icône sur laquelle est marquée : « Risque maximal de contact avec un virus ».
Le récepteur que Brendon avait fixé sur le compteur dans la salle des générateurs reçoit un bip, et une petite explosion détruit le générateur.
Le document téléchargé s’ouvre alors automatiquement. L’écran se déforme, ainsi que les écrans voisins.
Bientôt, tous les systèmes informatiques sont brouillés dans la salle principale de la NASA.
Le brouillage est de plus en plus intensif, des employés hurlent : « Qu’est-ce qu’il se passe, bordel ? »
Puis finalement le brouillage provoque le grésillement du système informatique, et tous les ordinateurs se trouvent alors en black-out général.

[15 :34 :56]

Dans un restaurant à Panama

Le soleil tape très fort, et dégage une lumière vive sur la ville de Panama. Les bateaux naviguent tranquillement sur le canal, passant plusieurs écluses.
Dans un café vide, seuls quelques individus sont réunis autour d’une table, mangeant et buvant tout en ayant une conversation sérieuse.
« La livraison se fait dans 1 heures. La cargaison sera dans un bateau nommé Le Sa Bata. J’ai un homme qui est marin dessus. Il nous laissera entrer dans la soute. Nous aurons 10 caisses de cocaïne à décharger. Il faudra faire vite pour ne pas se faire repérer. Je le répète encore et toujours », explique un homme.
Son visage est reconnaissable. Il s’agit de Cavara, le trafiquant lié à Nartinez.
« Pourquoi ne pas assurer le transport de la marchandise par voie maritime jusqu’aux USA ? » demande alors un autre homme.
« Les bateaux ne sont que trop surveillés en ce moment. Nous transporterons la coke jusqu’à la sortie de la ville en camion. Une fois sortis de la ville, le cartel Montdragon s’occupera de la marchandise, et nous aurons notre paye à ce moment-là. »
« Peut-on leur faire vraiment confiance ? »
« Oui, on peut. Il n’y a pas de risques. Ce ne sont pas des balances. »
« Que fera-t-on pour passer inaperçus d’ici ? »
« J’ai un ami pour ça », réplique Cavara avec un sourire. « Benny, amène mon gars. »
Benny, le barman, va dans l’arrière restaurant.
« Ce gars, qui est-ce ? » interroge l’un des hommes.
« C’est un américain. Il a été un dealer important au sein de son pays. Il connaît bien les agences du gouvernement américain. Il aura pour rôle d’assurer le transport grâce à une couverture de ses contacts au sein des services américains. Il a prouvé qu’il était de bonne foi avec moi. Il est clean. »
A cet instant précis, Benny revient, accompagné d’un type que l’on ne distingue pas tout de suite.
Celui-ci s’approche de la table. Cavara se lève, lui pose la main sur l’épaule, et s’adresse à ses hommes.
« Je vous présente Armand Travis. »
Le visage de Travis est maintenant visible à tous les hommes autour de la table.
Il s’agit de… Chase Edmunds !

[15 :37 :14]

Maison Blanche, Washington

Le président, qui vient d’assister au lancement de la fusée dans sa salle de téléconférence, se dirige vers sa voiture pour aller à l’aéroport de Washington, serrant des poignets de main, recevant des congratulations pour ce grand pas vers le futur, quand un de ses gardes du corps reçoit un signal par son oreillette.
Il écoute, inquiet, et se tourne vers Hodges :
« Monsieur, il semble qu’il y est un problème à la NASA. »
Hodges fixe son garde du corps et demande :
« De quoi s’agit-il ? »
« Une panne informatique aurait déstabilisé tout leur système peu après le décollage.
Nous nous devons de renforcer votre sécurité. »
Le président s’approche de l’oreille de son protecteur et lui chuchote :
« Faites ce que vous avez à faire, et tenez-moi au courant en cas de nouvelles informations. »
« Bien, Monsieur. »
Le président lui tapote l’épaule amicalement, et pénètre dans sa voiture, suivi de 2 autres agents du service secret, de son conseiller et de son chef de cabinet.
Une fois les portes fermées, le président lance à son chauffeur :
« Nous pouvons y aller, Harrison ? »
La voiture démarra, et sort du parking. Devant la Maison-Blanche, alors qu’une foule salue le chef de l’Etat par les vitres, Hodges n’y prête qu’une légère intention, puis regarde Narfield, son chef de cabinet, anxieux :
« Il se passe quelque chose d’anormal à la NASA. »
« Je viens d’être mis au courant, Monsieur le président. J’attends un coup de fil pour en savoir plus. Nous ne savons rien pour l’instant. Mais nous nous devons d’être vigilant. »
Le portable de Narfield sonne, celui-ci décrocha et dit :
« Allo ? »
Une brève conversation s’en suit, puis le chef du cabinet raccroche en disant :
« J’en informe le président sur le champ, prévenez-moi quand vous aurez détecté la source de ce virus. »
Narfield informe alors Hodges :
« La NASA a été victime d’un virus de type Proton-4 +. C’est un mouchard qui s’infiltre dans tout serveur par courrier électronique, et qui s’adapte à la structure de l’unité centrale, déréglant toutes les données une à une, à une vitesse exponentielle, et provoquant après avoir recodé les banques de données un court-circuit généralisé sur tout le système auquel est relié l’ordinateur contaminé. Il peut même créer une panne électrique si un récepteur est placé sur l’un des compteurs reliant les ordinateurs. Apparemment, il y avait 1 taupe à la NASA, à qui on a envoyé ce ver informatique, et qui a pu le télécharger. La NASA essaye de reconfigurer son système, mais nous ne pourrons sûrement pas le reprendre en main. Mais il y a plus grave : les codes d’accès au satellite ont été perdus avec le black-out.»
Le président dévisage Narfield.
« Pourquoi ne pas essayer de réaccéder à l’unité centrale du satellite par un autre système, dans d’autres bases de la NASA ? »
« Nous y travaillons, Monsieur le Président » tente d’assurer le chef de cabinet, visiblement craintif, « mais nous ne pouvons pas pour le moment établir de contact électronique avec Millénium. »
Le président a le visage tout d’un coup troublé, son premier conseiller Peterson prend alors la parole :
« Nous devons immédiatement restaurer un signal avec ce satellite. Nous sommes en situation de vulnérabilité face à des personnes qui pourraient tirer bénéfice de cette panne pour s’emparer du contrôle du satellite. »
Peterson et Narfield se regardent les yeux dans les yeux, la panique les saisissant peu à peu.
« Monsieur le Président, je sais que ce n’est pas tellement le moment pour en parler, mais nous devons revoir également notre position de défense vis-à-vis de cette réunion qui va se tenir à l’ONU dans quelques heures sur le scandale du consulat chinois » dit Narfield.
« Bien, voyons cela » dit Hodges, visiblement éreinté par ce qui se passe.

Hodges regarde par la vitre, troublé.
Brendon est dans sa voiture.
Curtis et Sara suivent les ordres de Dessler.
Les bureaux de la NASA sont dans l’obscurité totale, éclairés par quelques lampes de torches.


[15 :42 :02]

Quelque part en Floride

L’individu à l’origine du black-out de la NASA est en train d’éteindre son ordinateur portable, et son portable à l’oreille, il fait état de la situation à un interlocuteur :
« Jusque là, tout fonctionne impeccablement. Tous les ordinateurs du quartier général de la NASA sont hors-jeu. Brendon a fait son travail correctement. Personne ne pourra déceler la source de l’e-mail contenant le virus. »
L’interlocuteur demanda :
« Ton homme n’a pas été repéré à la NASA ? »
« Non, il s’est sauvé à temps. De toute façon, même s’il se fait choper, il ne peut pas rapporter quoi que ce soit aux autorités. Il ne sait rien de nous. Rien ne pourra remonter jusqu’à notre organisation. »
« Sera-t-il au lieu du rendez-vous ? »
« Oui. »
« Okay, Rowland. Quand tu y seras, assures-toi qu’il ne dira jamais rien. »
« Ne t’en fais pas, Pen-So. »
Rowland raccroche, prend son ordinateur portable, et sort de son bureau.
De son côté, Pen-So coupe son portable. Il se retourne vers ses hommes, qui sont au nombre d’une dizaine, dont la plupart sont d’origine asiatique. L’un d’eux lui demande :
« Alors ? »
« Alors nous passons à la suite. Je compte sur toi pour procéder comme prévu. N’oublies pas, nous n’avons pas le droit à une seule erreur de parcours, ou nous sommes tous morts. »
Le bras droit de Pen-So ne répond pas, et sort du hangar dans lequel ils se tiennent, suivi de 5 autres hommes.


[15 :45 :33]

Dans le restaurant à Panama

Chase Edmunds est inspecté par les narcotrafiquants, qui sont en train de le scanner avec un détecteur métallique. Celui-ci se met à sonner lorsque l’un des hommes l’approche de la poche de la veste de Chase.
« Qu’est-ce que tu caches, sous ta poche ? » demande de façon agressive le type.
Chase lui répond : « Relax, c’est mon portable. Rien que mon portable. »
« Sors-le ! » lui lance le type, visiblement irrité.
Chase sort doucement son portable et le type lui arrache des mains.
« Qu’as-tu l’intention de faire avec ça ? Envoyer du renfort ? T’es un sale mouchard ? »
Cavara agrippe son homme de main par le bras et lui dit : « Calme-toi, je l’ai autorisé à avoir avec lui son portable. Je l’ai déjà vérifié, il n’y a pas de parasite dedans. Rends-lui s’il-te-plaît, il en a besoin pour passer des coups de fils en cas d’urgence. »
Le type fusille Cavara du regard, puis Edmunds, et déclare :
« Paul, je ne travaille pas pour toi, je travaille pour Diaz. Il fera ce qu’il juge de ce portable. Nous ne tolérons pas sur le terrain tout objet suspect. J’amène ce téléphone à Diaz. On l’examinera de près. A mon avis, tu aurais dû vérifier 2 fois avant de lui laisser. »
Le type pousse Chase et quitte la petite pièce, suivi d’un autre homme.

[15 :47 :50]

CTU, New York

Michelle Dessler est en train de surveiller les préparatifs pour l’opération Riposta.
Elle s’approche du bureau de Curtis, lequel est au téléphone :
« Je vous rappelle dans 5 minutes dès que j’ai reçu quelque chose. »
Il raccroche.
Michelle lui demande : « Où en êtes-vous avec le portable d’Edmunds ? »
« Nous n’avons aucun réseau direct. La CIA nous a passé la liaison, mais la fréquence du téléphone de Chase n’est pas compatible avec nos programmes. Nous essayons de chercher une fréquence adaptable à celle de la puce. »
Dessler lui lance : « Faites vite, chaque minute perdue met en danger nos commandos. »
« Je sais, Madame » se défend Manning.
Diana arrive en courant, visiblement paniquée :
« Madame Dessler ! »
Michelle pivota sur son employée : « Qu’y a t il, Diana ? »
« La NASA vient d’être victime d’un virus informatique très sophistiqué. Leurs serveurs informatiques sont out. »
« Et la fusée ? »
« Elle a décollé avant que cela ne se produise. »
« En a-t-on néanmoins un signal ? »
« Non, Madame. Le satellite est pour l’instant sous silence radio. »
Dessler est pris d’affolement.
« Mon dieu, alors quelqu’un va peut-être approprié si ce n’est pas déjà fait. »
Manning et Dessler se regardent avec stupeur. Le téléphone de Manning sonne.
« Manning, CTU… Oui… On vient de l’apprendre… D’accord… On arrive…»
Manning raccroche et dit à Dessler :
« Michelle, le chef de cabinet du président veut nous parler. Il faut aller dans la salle de téléconférence. »
« Okay, Diana, restez en ligne avec votre contact à la NASA. Manning, dites à Clara de prendre votre place, et qu’elle trouve la bonne fréquence pour localiser Edmunds. »
Curtis exécute les ordres et rejoint sa supérieure dans la salle.
Narfield est sur l’écran et est en train de dire à Dessler :
« La NASA fait ce qu’elle peut pour avoir une communication avec Millénium. Mais ils n’ont pas de réponse. Je vous demande de chercher de votre coté ce qui pourrait être à l’origine de ce virus. »
« Nous sommes déjà surchargés, Monsieur » dit Dessler.
« Tant pis, vous ferez avec. Le président ne veut en aucun cas annuler l’opération Riposta. Nous reprendrons contrôle du Millénium.»
« Quel danger présente la perte de ce satellite ? » interroge Curtis.
Un long silence se fait alors entendre dans la pièce. Puis Narfield annonce d’un ton grave :
« Ce que nous savons, c’est qu’en plus d’obtenir le statut le plus important dans la télécommunication mondiale, les personnes qui seraient susceptibles de s’en emparer pourraient s’en servir contre tous les autres satellites gravitant autour de la Terre. »
« Comment ça ? » s’inquiète Dessler.
« Disons que les antennes du satellite émettent des ondes radio très puissantes, tellement puissantes qu’elles seraient capables de ravager les antennes des autres satellites, par l’intermédiaire des paraboles sur le sol terrestre, en créant une saturation dans les fréquences, paralysant de cette manière tous les réseaux satellitaires. »
« Donc en gros, Millénium désintégrerait toute la télécommunication mondiale. »
« C’est cela. Et on en reviendrait à l’âge de pierre. »
Dessler est pris d’un malaise.
« Oh mon dieu » chuchote-t-elle.
« Cela n’est qu’une hypothèse, Michelle. Retrouvez qui est à l’origine de ce virus, et nous trouverons qui a voulu s’emparer du satellite. Nous continuons de notre côté à rétablir une liaison avec Millénium.»
« Nous devons annuler l’opération Riposta » remarque Curtis.
« Il en est hors de question » s’énerve Narfield. « Le président, s’il s’agit d’un chantage, ne se pliera pas. »
« Mais Monsieur, imaginez ce qui pourrait se passer si Millenium anéantissait par ses ondes toute la technologie, l’informatique, et Internet. Le monde serait plongé dans le chaos et dans l’anarchie la plus totale ! » s’indigne Michelle.
« Et si les commandos étaient à découvert ? » demande Curtis.
« McRan a préparé ses hommes à toutes les situations possibles. Il s’agit de l’élite des élites des Marines. Nos hommes sont en mesure de s’adapter à ce changement. »
« Bien, Monsieur » dit Dessler.
L’écran s’éteint. Dessler reste silencieuse. Curtis lui dit : « Nous n’avons pas le choix. Faisons ce que nous avons à faire.»
Dessler répond : « Vous avez raison. »
Et tous deux retournent à leur poste.

[15 :51 :09]

Fleuve Meta, Colombie

Dans environ 4 embarcations contenant chacune 6 soldats, les Raptors 44 attendent d’arriver aux abords de Bogota. Il pleut, et le vent souffle assez violemment.
Chaque soldat a son fusil mitrailleur à portée de main. Certains chargent leurs armes, trient leurs grenades, vérifient la quantité de munitions qu’ils possèdent, et restent silencieux.
Chacun sait qu’il risque sa vie.
Le commandant Share, qui dirige le commando, annonce à ses hommes :
« Nous devrions avoir un visuel du débouché sur la vallée de Bogota dans un peu moins d’une heure. Alors il sera temps de débarquer. Nous devrons faire preuve de prudence, de discrétion, et notre opération doit être rapide. Nous sommes déjà dans le vif de notre mission. Si l’un de vous veut se retirer, il est trop tard. Aucun de nous ne doit être prit, pour protéger l’opération et notre pays. Si l’un de vous est choppé, je serai par conséquent obligé de le tuer.
Rien ne doit être laissé filtrer. Les Etats-Unis ne doivent pas être portés responsables de cette mission, ou le monde entier se retournera contre eux. Vous avez compris ? »
Un soldat s’approche et dit :
« Commandant, un appel du Pentagone »
« Je le prends » dit Share.
Il s’empare du combiné et dit : « Allo ? »
« Ici McRan, mon commandant, comment ça se passe ? »
« Plutôt bien. Nous sommes encore sur le fleuve et nous devrions débarquer dans un peu moins d’une heure. »
« Ecoutez, il se passe des choses louches à Cap Canaveral. La fusée a été lancée, mais la NASA est en black-out. Son système a été neutralisé. »
« Comment est-ce possible ? »
« Tout ce que je sais, c’est que vous devez redoubler de vigilance. Peut-être que cet incident a un rapport avec votre opération, peut-être que vous êtes démasqués »
« Nous ne pouvons donc pas courir le risque d’être repérés »
« Le président refuse tout retrait militaire tant qu’on en est pas sûr à 100%. Je voulais vous prévenir, et je vous souhaite bonne chance. »
« Merci, Monsieur » répond Share.

[15 :53 :45]

Orlando, Floride

Brendon est en voiture avec des lunettes de soleil masquant ses yeux. Il y a sur le siège avant passager une valise. Il roule à tout allure, vérifiant dans son rétroviseur qu’il n’est pas suivi.
Il sort son portable, y branche une oreillette, et compose un numéro.
Rowland décroche.
« Monsieur, c’est moi. »
« Où es-tu ? »
« J’arrive au point de rendez-vous dans 20 minutes. »
« As-tu les codes d’accès à la navette ? »
« Oui, ils sont avec moi » répond Brendon en touchant la valise pour se rassurer.
« Couvre bien tes traces, surtout ! »
« Et vous, avez-vous ce que j’ai demandé ? »
« Oui, j’ai ce que tu veux ! Alors ne sois pas en retard ! »
« Bien ! »
Brendon enlève son oreillette, prend le volant à 2 mains, puis jetant un coup d’œil derrière lui, effectue un virage à 180° en pleine avenue, puis tourne sur un angle droit dans une ruelle, puis tourne à nouveau pour déboucher sur un boulevard, semant ainsi tout poursuivant.
« Parfait » se dit-il, regardant sa montre.
Puis sa voiture se fond dans la circulation.

[15 :55 :31]

Dans le restaurant de Panama

Chase a pris place parmi les autres gangsters, et joue son rôle.
« Travis, nous t’avons conçu une carte d’agent de la CIA, ainsi, si nous aurons un souci, si la livraison venait à mal tourner, tu pourras nous couvrir » détaille Cavara. « De plus, nous t’avons mis des antécédents sur un fichier d’identité placé sur les dossiers de la CIA. »
« Comment est-ce possible ? » demande Chase.
« Armand, mon ami, pirater la banque centrale des fichiers de la CIA n’est qu’un jeu d’enfant pour mes hackers. J’obtiens ce que je veux quand je veux. » Et Cavara se met à rire en tapant dans le dos de Chase.
« Cela me rassure de savoir que tu es derrière moi » se risque Chase.
« Mais si tu n’es pas la hauteur de ce qu’on attend de toi, je te préviens tout de suite, nous ne te ferons pas de cadeaux. Tu sais ce que le général Dos Santos fait avec les incompétents et avec les traîtres …? »
Chase fixe le colombien, mal à l’aise.
Paul reprend : « ...Il leur fait mordre un enfer comme ils n’en n’ont jamais connu. Crois-moi sur parole. »
Chase déclare : « Je ne me défilerais pas, je te jure. »
Un homme lui dit : « Il ne suffit pas de jurer. Il faut montrer sa fidélité. »
Edmunds regarde l’homme, énervé, et lui dit :
« Tu me mets au défi ? »
« Oui, je te mets au défi. »
Cavara calme Edmunds et lui chuchote :
« Calme-toi, fais ce que Diaz te dit, et tout se passera bien. »
Diaz se lève alors, et, suivi de Chase et des autres, l’emmènent dans l’arrière restaurant, puis ils pénètrent dans un escalier menant à une cave, dans laquelle se tient une porte.
Diaz prend la poignée, fixe Chase puis Paul Cavara, ouvre la porte, et pénètre à l’intérieur d’une pièce assez grande mais bas de plafond.
Une petite lampe éclaire l’endroit d’une lumière blafarde.
Au fond d’un coin, deux individus sont ligotés, mains, pieds noués.
Diaz attrapa Chase par le bras, et l’amène devant les 2 prisonniers.
Chase s’approche, puis constate avec horreur qu’il s’agit de 2 bambins. Ceux-ci se mettent à hurler. Les yeux de Diaz se portent sur les 2 enfants, qui sont des garçons de 12-14 ans, sur Paul, puis sur Chase.
« Ces 2 mioches refourguent ma came de Colombie, ici à Panama, en prenant des caissons dans les bateaux, ou en distribuant la coke. Mais ils ont commis une erreur en livrant le produit. Ils risquaient de me faire tomber s’ils se faisaient prendre par la police.
Il faut impérativement qu’ils ne parlent pas. »
Diaz sort alors un flingue de sa poche, et le charge, retirant la sécurité.
« Tu vois, une seule faute peut coûter très cher. Je te montre comment on la paye. »
Diaz pointe son gun sur l’un des enfants qui hurle et pleure, puis il appuie sur la gâchette, tuant d’une balle dans la tête le jeune garçon. L’autre hurle alors encore plus, tandis que Chase a les larmes aux yeux, étant sur le point de craquer. Paul regarde la scène d’un air un peu écoeuré. 3 des hommes de Cavara braquent Chase avec leurs flingues. Diaz tend le sien à l’agent de la CTU : « Montre-moi ce dont tu es capable. Vous les américains, ça ne devrait pas trop vous dégoûter, vu ce que vous faites subir aux autres. »
Chase sent ses larmes couler, et lève les yeux au plafond.
Paul lui prend l’épaule et lui lance : « Je sais que c’est dur, mais ni toi, ni moi n’avons le choix. Il le faut. »
Chase, d’une main tremblante, prend le flingue de Diaz. Il a des frissons. Il n’ose pas croire ce qu’il va devoir faire. Il reste immobile.
« Dépêche-toi » lui hurle Diaz, sceptique vis-à-vis de la fidélité de Chase, « sinon nous serons obligés de te descendre. »
Chase pleure à chaudes larmes, tend le flingue, ne regarde pas l’enfant, terrorisé, et attend plusieurs secondes.
« Maintenant !» crie Diaz. Alors Chase prend son inspiration, et fait feu. L’enfant est projeté en arrière, et s’écroule au sol. Un des hommes de main de Diaz va vérifier que le garçon est bien mort. Effectivement, il ne donne aucun signe de vie, touché au cœur.
Chase lâche l’arme, et s’effondre alors au sol, se couvrant le visage, honteux du geste qu’il a réalisé. Diaz récupère son gun, visiblement rassuré, puis lance à Chase :
« C’est bien. Tu as ma reconnaissance. De toute façon, il était déjà condamné. »
Chase lui aboie : « Comment oses-tu pareille chose ? »
« Tu crois quoi ? Nous devons nous assurer de ta fiabilité » réplique Diaz
Paul se baisse sur Edmunds et lui dit : « Viens, tu as fait le bon choix. Sinon tu serais mort. Je suis désolé, mais c’est comme ça que ça marche. Allez ! »
Cavara relève Chase et le soutient, l’emmenant hors de vue des cadavres. Diaz les suit, ordonnant à ses hommes de se débarrasser des 2 corps.

Curtis tente toujours de retrouver le signal du portable de Chase
Chase est effondré, victime d’un malaise
Le président est sur son siège de sa voiture, inquiet
Brendon est au volant la sienne, conduisant à toute allure

[15:58:18]

Forteresse de Santa Riviera, Colombie

Un hélicoptère atterrit sur une plate-forme aménagée sur le toit d’une vieille forteresse en pleine jungle amazonienne. Des militaires forment un cordon de sécurité autour de l’hélicoptère. Un officier va ouvrir la portière. En sort un officier très haut gradé, que l’on reconnaît comme étant le général Dos Santos. Celui-ci est salué par l’officier, qui lui dit en espagnol :
« Bienvenue mon général »
Dos Santos lui rend le salut, et rentre à l’intérieur de la forteresse avec, lui demandant :
« Comment se portent les choses ? »
« La sécurité établie au sein de la forteresse est maximale, tout comme pour les camps de surveillance tout autour. Nul ne peut tenter quoi que ce soit contre nos troupes. »
« Bien, gardez une vigilance maximale… Comment vont les prisonniers ? »
« Ils sont solidement surveillés un à un. »
« Et notre homme ? »
« Oh lui ?... Après ses multiples évasions, nous l’avons fait enfermer de manière plus sûre.
4 de mes soldats l’observent en permanence. Il est mis constamment sous sédatifs et ne peut qu’à peine bouger. Il n’y a plus de risques qu’il tente de s’échapper à nouveau. »
« Je veux lui parler maintenant ! »
« Absolument, mon général. »
Les 2 militaires descendent des escaliers jusqu’à un niveau souterrain. Puis ils arrivent dans un couloir obscur, orné ça et là de portes aux fenêtres avec des barreaux et enfin devant une lourde porte gardée par 2 militaires armés jusqu’aux dents. L’officier leur demande à entrer. L’un des 2 tape sur la porte par 5 fois. Une petite fenêtre s’ouvre, laissant voir un visage qui scrute les 2 officiers, puis se referme.
Le soldat armé ouvre la porte avec une clé. Un bruit de verrou se fait entendre, puis la porte s’ouvre. Le général Dos Santos y entre. La porte se referme sur lui.
A l’intérieur du cachot, très mal éclairé, humide, froid, 4 soldats se tiennent en position.
Un homme enchaîné gît au fond, bandé par une cagoule. Un des soldats lui retire la cagoule. L’homme est évanoui. Le général s’en approche, lui donne une gifle.
Un des soldats s’amène avec un sceau d’eau et le renverse sur le visage du prisonnier.
Celui-ci, crâne rasé, visage lacéré, bleus et cicatrices partout sur le corps, se réveille.
Ses yeux clignent, et 2 soldats le mettent debout, le tenant par ses chaînes.
Le général lui dit alors en anglais : « Est-il possible qu’un coup d’état organisé par les américains contre mon pays soit appliqué aujourd’hui ? »
Le prisonnier ouvre alors les yeux, ses yeux si familiers…
Dos Santos répète : « Est-ce donc possible que votre gouvernement organise un coup d’état contre mes compatriotes, Monsieur Bauer ? »
Jack semble alors complètement dans le gaz, et ne répond pas.

[15:59:57]
[15:59:58]
[15:59:59]
[16:00:00]

_________________
You don't like me, you hate me, you want my death
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Aclensa
Membre de Serpent Corail
Membre de Serpent Corail


Inscrit le: 12 Aoû 2005
Messages: 128

 Message Posté le: Lun 22 Aoû 2005 - 15:37    Sujet du message:
Répondre en citant

haaaa je souffre Arrow spoiler s4 . zut de zut !
moi qui n'ai pas encore vu la saison 4 (je suis la 3 avec TF1) je n'ai pas osé lire ta fic...
je vais attendre tranquillement ( Mad ) d'avoir tout vu et je m'y mettrai !
_________________
"Hey, look what I found, dead guy."

---------------------------------------------------
"Since when are you interested in beauty?
-Since I met you. "

CSI
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Mr. Jack
Disciple de Kant
Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004
Messages: 6502
Localisation: A l'intérieur de mon sac

 Message Posté le: Mar 23 Aoû 2005 - 12:08    Sujet du message:
Répondre en citant

Très interessant !!!

L'histoire est bien raconté, avec de bons mots, et on a envie de lire.
Tu as l'air de vouloir donner une certaine cohérence à ton récit et je trouve ca tres bien.

J'aime bien l'histoire en Colombie, avec un bon cliffhanger !

Par contre ce qui est dommage, c'est qu'on ne sait pas pourquoi Michelle, Curtis, et Chase en sont arrivés là: Michelle avait dit qu'elle arrêtait. Et pourquoi Curtis a changé de CAT ? Et Chase ?
Mais je te fais confiance, je suis sur que tu expliquera tout ca.

Pour la menace terroriste, je dois t'avouer que j'avais penser a ça à un moment ( pas pour les telecommunication mais le satellite ) et je trouve que tu exploite bien l'idée, et que tu peux en faire une super bonne menace.

Continue dans cette voie, c'est super je suis impatient de lire la suite !!!
_________________
Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 5 disponible
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Gauthier111
Conseiller de David Palmer
Conseiller de David Palmer


Inscrit le: 28 Juil 2005
Messages: 915
Localisation: Strasbourg SXB

 Message Posté le: Mar 23 Aoû 2005 - 12:44    Sujet du message:
Répondre en citant

J'ai bien aimé cet episode, et puis c'est qu'on retrouve des membres de la CTU de L.A Smile
Combiner La colombie la Nasa est une bonne idée, surtout que ca renforce l'intrigue!

Comme le dit Mr Jack, j'espere que tu va expliquer comment Michelle est Chase en particuliers en sont arrivés ici Wink

Pressé de savoir comment va se dérouler la suite des evenements je suis !
_________________
Que la Force soit avec toi !!

To understand and to protect our home planet
To explore the Universe and to search for life
To inspire the next generation of explorers
...As only NASA can

 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
wadam
Analyste du MI-6
Analyste du MI-6


Inscrit le: 01 Nov 2004
Messages: 282
Localisation: 91 Essonne

 Message Posté le: Jeu 25 Aoû 2005 - 14:20    Sujet du message:
Répondre en citant

Snif, je constate que seulement 2 personnes m'ont laissé une petite critique pour ce premier épisode, ce n'est pas très motivant pour continuer cette fan-fic que je prends très à coeur!!!
Pour ce qui est de la situation des personnages de Michelle, de Curtis, ou de Chase, je dis patience, les réponses vont venir, rien ne sera laissé au hasard, ne vous inquiètez pas! Il y aura une explication dans les épisodes à venir!
_________________
You don't like me, you hate me, you want my death
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Invité






 Message Posté le: Jeu 25 Aoû 2005 - 14:29    Sujet du message:
Répondre en citant

non je les lu aussi ton 1er episode et c'est vraiment trés bon.
je trouve interessant que tu fasses une fan fic qui se déroule aprés le day 4
faut que tu te dises aussi que les personnes qui vont lire ta fic sont ceux qui ont vu la saison 4 donc

ça reduit déjà le nombre et surtout ton episode est trés long et beaucoup peuvent perdre courage, en ce qui me concerne, j'ai bien accroché et j'ai hate de connaitre la suite

j'espere qu'une chose c'est que tu continue ta fan fic sinon je serais déçu de ne pas connaitre la suite
en plus j'adore ta facon d'ecrire et tu as l'air d'avoir beaucoup d'imagination

so wait & see I hope
 Revenir en haut »
PhOéNiX
Dingue de 24-fr
Dingue de 24-fr


Inscrit le: 27 Juin 2004
Messages: 2439
Localisation: Paris

 Message Posté le: Dim 28 Aoû 2005 - 23:24    Sujet du message:
Répondre en citant

J'ai adoré cette episode surtout que sa trouve beaucoup de porte pour la suite Very Happy

Et de savoir comment va s'en sortir Jack Miam Shocked

Je vais suivre ta fan fic de pres Wink
_________________
Nero :"You got a jacked up notion of fair play pal, and it's beginning to piss me off."
Devil May Cry 4
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
bnyg_bauer
Agent de la NSA
Agent de la NSA


Inscrit le: 29 Avr 2005
Messages: 621
Localisation: Top Séries

 Message Posté le: Lun 29 Aoû 2005 - 8:48    Sujet du message:
Répondre en citant

Super Episode !! Beaucoup d'intrigues, j'attends le retour d'anciens personnages ...

J'ai hate de connaitre la suite, vivement l'épisode 2 !
_________________
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
wadam
Analyste du MI-6
Analyste du MI-6


Inscrit le: 01 Nov 2004
Messages: 282
Localisation: 91 Essonne

 Message Posté le: Mar 30 Aoû 2005 - 13:19    Sujet du message:
Répondre en citant

Bon, je tenais à dire que l'épisode 2 est déja fini depuis longtemps, mais j'aimerai le relire avant de le poster, et je suis actuellement en train de boucler également l'épisode 3. J'aime avoir toujours 2 épisodes d'avance au cas où...
Je pense envoyer l'épisode 2 dans les prochains jours.
_________________
You don't like me, you hate me, you want my death
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
wadam
Analyste du MI-6
Analyste du MI-6


Inscrit le: 01 Nov 2004
Messages: 282
Localisation: 91 Essonne

 Message Posté le: Jeu 01 Sep 2005 - 17:19    Sujet du message:
Répondre en citant

Après ce premier épisode, afin que vous mémorisiez plus facilement les différents personnages, j'ai crée une galerie de photos. Les acteurs que j'ai sélectionné correspondent selon moi au rôle que je leur ai donné, à cause de leur charisme ou de leurs rôles précédents qui les illustrent dans un certain genre de personnages.

Voici la liste des nouveaux personnages:

Jill Hennessy (Clara Jesser, analyste de la CTU de New York)
http://img329.imageshack.us/my.php?image=jillhennessyclara4et .jpg

Kelly Hu (Diana Tô, programmeuse de la CTU de New York)
http://img329.imageshack.us/my.php?image=kellyhudiana4bf.jpg< /a>

Delroy Lindo (Général McRan, Chef d'Etat-Major au Pentagone)
http://img291.imageshack.us/my.php?image=delroylindognralmcra n0um.jpg

Isaiah Washington (Commandant Share des Forces Spéciales Américaines)
http://img329.imageshack.us/my.php?image=isaiahwashingtoncomm andantshar.jpg

Michael Douglas (Reynolds, directeur de la CIA)
http://img110.imageshack.us/my.php?image=michaeldouglasreynol ds3bk.jpg

Ruben Baldes (Paul Cavara, traficant de drogues)
http://img139.imageshack.us/my.php?image=rubenbladespaulcavar a3vw.jpg

Emilio Guapo (Manu Diaz, chef d'un cartel de Panama)
http://img139.imageshack.us/my.php?image=emilioguapodiaz2dg.j pg

Danny Trejo (Général Dos Santos, chef des armées colombiennes)
http://img291.imageshack.us/my.php?image=dannytrejognraldossa ntos9zw.jpg

Geno Silva (Président José Nartinez de l'Etat colombien)
http://img329.imageshack.us/my.php?image=genosilvaprsidentnar tinez0co.jpg

Bruce McGill (Narfield, chef du cabinet de la Maison Blanche)
http://img291.imageshack.us/my.php?image=brucemcgillnarfield7 yg.jpg

David Morse (Peterson, conseiller politique du Président des Etats-Unis)
http://img291.imageshack.us/my.php?image=davidmorsepeterson1q a.jpg

Rugter Hauer (Martin Hodges, Président des Etats-Unis)
http://img110.imageshack.us/my.php?image=rugterhauerprsidenth odges6pv.jpg

Russell Wong (Pen-So)
http://img183.imageshack.us/my.php?image=russellwongpenso4xr. jpg

James Bolin (Rowland)
http://img357.imageshack.us/my.php?image=jamesbolinrowland4hz .jpg

Ben Chaplin (Brendon Devalence, informaticien au Kennedy Space Center de la NASA)
http://img227.imageshack.us/my.php?image=benchaplinbrendondev alence7kq.jpg

_________________
You don't like me, you hate me, you want my death
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Mr. Jack
Disciple de Kant
Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004
Messages: 6502
Localisation: A l'intérieur de mon sac

 Message Posté le: Jeu 01 Sep 2005 - 17:34    Sujet du message:
Répondre en citant

Et ben franchement Wadam, félicitations pour ton casting, il est très bien et correspond bien au personnage.

Meme Micheal Douglas ca le fait.

Ce qui est important aussi, c'est de ne pas prendre des persos avec une " gueule" trop fictionnele.
A part Danny Trejo et David Morse ( et encore, eux ca passe ), aucun d'eux ne le sont !!!

Je sais pas par exemple Jennifer Garner, ou Ben Affleck, ou le acteurs comme ca ca le ferait pas trop dans 24, mais là c'est ok !!!!
_________________
Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 5 disponible
 Revenir en haut »
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
wadam
Analyste du MI-6
Analyste du MI-6


Inscrit le: 01 Nov 2004
Messages: 282
Localisation: 91 Essonne

 Message Posté le: Ven 02 Sep 2005 - 2:19    Sujet du message:
Répondre en citant

Et voilà l'épisode 2 de Cruel Day, pour votre plus grand plaisir, et qui donne quelques éléments de réponses aux questions de certains d'entre vous. Et si celui-ci vous déçoit, sachez que l'épisode 3, que je viens de finir de rédiger, devrait être très spectatulaire et riche en action.
J'espère que vous aimerez néanmoins cet épisode pour lequel j'ai passé quand même pas mal de temps.
Bonne lecture et faites-moi part de vos impressions!

Précédemment dans 24 heures chrono

La NASA envoie dans le ciel une fusée sur laquelle est annexé un satellite de télécommunication appelé Millenium.
Une taupe à la NASA modifie les codes d’accès à Millenium et, grâce à une aide extérieure, déclenche une panne électrique dans la base de lancement.
La fusée est donc isolée de tout contact avec la NASA.
Pendant ce temps, le président Hodges, qui doit répondre au scandale du consulat chinois dans quelques heures à l’ONU, lance l’opération Riposta qui vise à enlever le Président colombien Nartinez et son bras droit, le général Dos Santos, tous deux considérés comme dangereux pour la sécurité du peuple américain.
La CTU de New York est chargée d’aider le Pentagone à surveiller l’évolution de cette opération.
Chase Edmunds est en mission d’infiltration à Panama, et doit surveiller les activités d’un cartel dans lequel il s’est impliqué. Le cartel l’oblige à tuer un enfant pour vérifier sa crédibilité.
En Colombie, le général Dos Santos se rend dans une prison politique pour interroger un détenu qui n’est autre que Jack Bauer.



Episode 2 (16h-17h)

Les événements suivants se déroulent entre 16h et 17h.


[16 :01 :13]

CTU, Los Angeles

Michelle Dessler, dans son bureau, est en contact avec Reynolds, et lui donne son avis sur la nécessité de l’opération Riposta.
Elle ne peut que se soumettre à la décision du directeur de la CIA de vouloir poursuivre les plans habituels. Elle appelle alors Curtis.
« Allo, Curtis ? »
« Oui, Michelle ? »
« Où en est-t-on avec le signal d’Edmunds ? »
« Toujours aucune trace, Michelle, on continue à pister la fréquence par appui satellitaire. »
« Dépêchez-vous, car tout ceci ne me dit rien qui vaille. »
« Je sais, Michelle. »
« Qui avez-vous mis sur la piste du virus qui a piraté les bureaux du Kennedy Space Center ? »
« J’y ai placé Clara. Elle est actuellement en contact avec un informaticien de la NASA. »
« Diana est la meilleure dans sa branche, elle a réussi à déstabiliser plusieurs effractions électroniques qui visaient la CTU. Je veux que vous la mettiez sur le coup ? »
« Je le fais de suite. Et si nous n’arrivons pas à retrouver le signal d’Edmunds ? »
« Alors je crains qu’il ne soit en grand danger. »
Curtis, depuis son bureau, regarde vers la vitre derrière laquelle se tient Dessler, tous les deux inquiets et angoissés.

[16 :03 :05]

Dans le restaurant à Panama

Chase est toujours sous le choc, et semble complètement perdu dans ses pensées. Il est assis, ou plutôt effondré sur une chaise devant une table dans l’arrière-restaurant. Ses yeux sont un gouffre dénudé de vie. Cavara lui sert un alcool fort pour lui remonter le moral.
« Ecoute, je te fais confiance, Armand, mais nous ne pouvons rien laisser au hasard. Ce coup est très risqué tu sais. Plus risqué que tu ne l’imagines. Il fallait voir si t’avais les couilles pour ce job. Manu est peut-être une ordure intégrale, mais je ne peux pas me passer de lui. Tiens, prends ce verre, ça va te réveiller. »
Chase ne semble pas faire attention à ce que Paul lui dit. Paul l’appelle :
« Hé, mon pote, prends ce verre. » »
Chase tourne la tête, fixe le verre que lui tend Paul, et le prend d’une main tremblante.
Puis il l’avale d’un coup, et réclame :
« File-moi en un autre. »
Paul rigole et répond :
« Pour sûr. Mais reste lucide sur ce qui va se passer, car on a du taf aujourd’hui. »
Chase le regarde dans les yeux, puis fuit son regard, dégoûté de Cavara et du fait d’avoir accepté cette mission. Paul lui remplit à nouveau son verre, que Chase vide d’un seul trait.
L’agent de la CTU palpe ses poches, et s’aperçoit avec stupeur que quelque chose manque.
Chase refouille à nouveau dans ses poches et commence à paniquer.
Cavara demande alors : « Tu cherches quelque chose ? »
« Et mon téléphone portable ? »
« Quoi, ton téléphone portable?. »
« Mais quand est-ce que vous allez me le rendre ? »
« Manu avait peur que tu n’es introduit de puce sur ton mobile. J’ai été obligé de m’en débarrasser pour le rassurer, et je l’ai détérioré. »
« Mais j’en ai besoin ! »
« Ne t’inquiète pas, on va t’en filer un autre, sécurisé, par lequel tu pourras passer des appels si tu as nécessairement besoin de contacter une de tes connaissances à la CIA. »
Chase doit masquer toute forme de stupeur qui pourrait apparaître sur son visage.
« Etait-il si précieux que cela ? »
« Non, non » tente d’affirmer Chase avec un sourire forcé.
« Bien ! Maintenant, nous devons y aller. »
Les 2 hommes se lèvent et quittent la salle.

[16 :05 :21]

Forteresse de Santa Riviera, Colombie

Jack Bauer est encore dans les vapes. Deux soldats sont en train de lui préparer une injection par intraveineuse. L’un des 2 prend le bras de l’ancien agent américain et l’autre lui plante la seringue dans la veine de son avant-bras. Puis les 2 soldats se relèvent, et observent le détenu qui commence à tousser et à trembler, puis ses yeux s’ouvrent à nouveau, scrutant à droite et à gauche, ses paupières clignotent à toute vitesse.
Le général Dos Santos s’approche de Bauer et se place devant lui.
Jack gesticule, puis finalement se calme, désormais totalement lucide et éveillé.
Dos Santos prend une chaise et s’assoie devant son prisonnier.
« Mr Bauer, maintenant que vous êtes réveillé, vous allez pouvoir répondre à mes questions. »
Jack regarde dans les yeux le militaire et lui demande d’une voix écorchée :
« De quoi s’agit-il ? »
« Ecoutez attentivement. Nous avons appris, par une source sûre, qu’il est probable que votre gouvernement soit sur le point de lancer une attaque militaire sur le sol colombien.
Cela ne nous étonne d’ailleurs guère, vu la politique que mène l’administration Hodges.
Ses tentatives de coups de force dans le monde sont d’ailleurs complètement vaines.
Vous savez comme moi que vos interventions militaires de par le monde sont inutiles, car comment voulez-vous instaurer la liberté telle que vous l’entendez quand votre système capitaliste est lui-même engouffré dans une dictature économique. »
« Où voulez-vous en venir ? » demande Jack, qui fait un effort surhumain pour articuler.
« Je sais que vous avez été vous-même dans les Forces Spéciales américaines. J’ai consulté votre dossier. On ne peut pas dire qu’il ne soit pas impressionnant… Vous avez passé votre vie à défendre votre pays contre tous types de menaces extérieures, Mr Bauer.
Je ne doute pas en aucun cas que vous sacrifieriez votre vie pour protéger les intérêts nationaux des Etats-Unis.
Néanmoins, j’aimerai que vous m’expliquiez comment votre gouvernement compte procéder pour organiser un coup d’état militaire sur notre territoire. »
« Comment ça ? » questionne Bauer.
« Quel est le plan d’attaque possible qu’utiliserons les Forces Spéciales ou les Marines pour renverser l’état colombien ? »
« Je…je ne saurai pas vous dire » répond Jack.
« Allons, Monsieur Bauer, je sais que vous pouvez supposer ou deviner. Je ne sous-estime pas votre intelligence. Vous être capable d’anticiper correctement la stratégie des Américains pour envahir notre territoire. »
Jack ne répond pas, et reste de marbre.
« Ecoutez, Mr Bauer. Je sais qu’il ne sera pas aisé de vous faire parler. Depuis que vous avez été capturé au Mexique, et que vous avez été expatrié pour venir jusqu’ici, vous n’avez absolument rien dit, dévoilé aucune information qui mettrai en danger la sécurité de votre nation, malgré la torture et la pression que nous vous avons fait subir. Mais je n’ai pas encore utilisé tous les moyens pour vous faire parler, et je peux les mettre en œuvre immédiatement. »
Jack reste silencieux, et ne laisse passer aucune émotion sur son visage.
« Je vous prie de bien vouloir me donner des éventuels plans d’assaut. Je vous le demande une dernière fois. »
Le prisonnier lève la tête et regarde le général, ouvrant la bouche pour prononcer ces mots :
« Jamais ! Vous comprenez ? Jamais. »
« Sachez que si votre gouvernement entreprend de venir vous libérer, nous n’hésiterons pas à vous prendre comme bouclier et à vous tuer si nécessaire. »
« Je préfère mourir que rester ici une minute de plus, dans cet endroit, dans cette saleté, mon Général » dit Bauer sur un ton plein de provocation.
« Soit » dit alors Dos Santos en se levant de sa chaise. Il s’adresse alors à ses soldats et leur ordonne : « Occupez-vous en, le temps qu’il réfléchisse un peu. »
Les 4 soldats se mettent autour de Jack et commencent à le tabasser.

[16 :08 :14]

Orlando, Floride

Brendon circule maintenant dans la périphérie de la ville, roulant au pas, et jetant en permanence un œil dans le rétroviseur.
Il quitte le périphérique à une sortie, et se dirige vers une zone où se situent des immeubles de logements et des buildings du centre d’affaire d’Orlando.
Brendon traverse des ruelles en voiture, et finalement, pénètre dans un parking souterrain.
Il descend plusieurs niveaux avant d’arriver au plus bas sous-sol, où il n’y aucune voiture garée. Il va tout au fond, et arrive devant les 2 uniques véhicules stationnés là.
Brendon se gare à coté d’eux, et coupe le contact. Il ouvre sa vitre, et à ce moment, la vitre coté passager de la première voiture se baisse également, laissant apparaître la tête d’un homme balaise, bâtit comme un garde du corps, dont il en a vraisemblablement l’apparence.
Brendon hoche de la tête, sort de sa voiture avec son ordinateur portable à la main, et entre dans l’autre par la portière de derrière. Il y a dans la voiture un chauffeur, le garde du corps sur les sièges avant.
A coté de Brendon se trouve Rowland, à qui il serre la main.
« Avez-vous tout ce que l’on vous a demandé ? » questionne Brendon.
« J’ai tout ce dont vous avez besoin, Monsieur » répond son employeur.
Il donne l’ordinateur portable à Rowland qui ouvre celui-ci, et l’allume, après avoir pris soin de le brancher sur une prise, elle-même reliée à l’allume-cigare.
« Les codes d’accès sont dessus, dans le fichier de format Microsoft, sous le nom de Millénium. Vous avez également, inclus dans l’ordinateur, la commande Diazel qui vous permet d’être relié directement au satellite, et d’en établir le contrôle de sa position et de sa direction orbitale. »
« Parfait, mais quel est le code qui permet d’accéder au fichier Millénium ? »
« Je vous le donnerai quand j’aurai mon argent »
Rowland regarde alors Brendon, puis avec un sourire au coin des lèvres, il dit, posément :
« Evidemment. Gary, donne-lui ce qu’il demande. »
Gary, la garde du corps de Rowland, prend une mallette en dessous de son siège et la confie à Brendon. Ce dernier ouvre la mallette, et vérifie les billets, pour voir s’ils sont authentiques.
Il inspecte le contenu de la mallette, et puis la referme, satisfait.
« Le code pour accéder au fichier est 6589ZKI337. » dit-il.
Rowland tape le code et pénètre sur le fichier.
« Ok, j’ai toutes les données nécessaires et les codes d’accès. »
« Alors, l’affaire est conclue, Monsieur. Il me reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance et à vous dire Adieu. »
Brendon va sortir quand Gary braque son arme sur lui, et lui fait signe de rester en place
« Ce n’est pas tout à fait le moment de se dire Adieu. » explique Rowland, « vous savez que nous prenons énormément de risques à vous laisser vous tirer avec 5 millions de dollars vite gagnés, sachant que ce que nous entreprenons de faire aujourd’hui est d’une envergure mondiale. »
« Pour rien au monde je ne me permettrai de vous balancer à la police ou à qui que ce soit. » réplique l’employé de la NASA.
« Je pense que vous ne seriez pas assez idiot pour oser le faire, mais l’ampleur de la situation dans laquelle nous nous trouvons m’obligent à ne rien laisser au hasard. » rajoute Rowland.
Avant que Brendon n’ait le temps d’ouvrir la portière, le chauffeur, dont le visage n’est pas visible, appuie sur un bouton pour verrouiller la voiture.
Brendon tente de sortir, mais se rend compte qu’il est pris au piège.
« Que voulez-vous ? Je vous ai donné tout ce que vous souhaitiez. »
Gary se retourne et braque Brendon avec un gun.
L’employé de la NASA est alors effaré, et reste cloué sur la banquette arrière.
Rowland, qui a une corpulence imposante, envoie un crochet qui assomme Brendon, puis il sort un canif de la poche, et fait jaillir la lame.
Il prend le visage de Brendon, et en approche la lame.
« Désolé, dit-il, mais nous n’avons pas le choix. »
Gary se saisit de la bouche de Brendon et en écarte la mâchoire, alors que Rowland attrape la langue de l’homme évanoui, et la coupe avec sa lame.
Brendon se réveille immédiatement et hurle à la mort. Mais son cri est étouffé du fait de l’amputation de son muscle buccal.
Rowland met dans la poche du pantalon de Brendon une boite de comprimés, et explique :
« C’est bon, c’est bon…Calme-toi. Je te laisse des comprimés anti-douleur, et je ne touche pas à ta thune.
Tu as de la chance que je te laisse en vie. Estime-toi heureux de t’en sortir avec 5 millions de dollars. Je te conseille de te trouver vite une planque. Et n’essaye pas d’aller à l’hosto pour te faire soigner, ou d’aller à la police pour nous dénoncer. Nous saurons te retrouver tout de suite. Allez maintenant tire-toi avec l’autre voiture et laisse la tienne ici. »
Rowland fouille la poche externe de la veste de Brendon pour en sortir les clés de sa voiture et y introduit les clés de l’autre voiture.
Rowland ouvre la porte arrière du côté de Brendon et le pousse dehors.
Il referme la porte sur lui et attend que le mutilé se décide à partir.
Brendon, prit par sa douleur, ne se relève pas tout de suite. Puis finalement, il se remet debout, titube jusqu’à la voiture désignée, et après avoir posé sa mallette dans le coffre, y pénètre, allume le moteur, et sort du sous-sol.
Rowland observe la voiture s’en aller puis dit à ses gardes : « C’est une chose de faite. Gary, incendie-moi cette bagnole. » Gary fait oui de la tête, et se dirige vers la voiture que Brendon a laissé là. Il ouvre le réservoir avec les clés de Brendon, et y jette une grenade après l’avoir dégoupillé. Il revient à la caisse de Rowland, et en s’y asseyant dit au chauffeur :
« Tirons-nous !»
Le chauffeur démarre la voiture, et cette dernière quitte l’endroit. Au moment où la caisse de Rowland va sortir du sous-sol, la voiture de Brendon explose sous l’effet de la grenade, laissant échapper un vrai brasier qui consume rapidement le véhicule pour qu’on ne puisse plus l’identifier.

La voiture est réduite en cendres.
Chase est en train de se remettre de ses émotions.
Jack se fait rosser de coups par les soldats colombiens.
Michelle est dans son bureau à la CTU de New York.

[16 :12 :42]


CTU, New York


Clara toque à la porte du bureau de Michelle. Celle-ci lui fait signe d’entrer. Clara entre et informe Michelle de la situation :
« Le signal d’Edmunds n’a pu être établi. Nous avons tenté toutes les fréquences. Il faut s’attendre à ce que le portable a été détruit, ou que Cavara ait découvert le traceur.
Dans les deux cas, Edmunds est en danger. »
Michelle comprend tout de suite la gravité de la chose.
« Okay, Clara. Nous devons à tout prix retrouver sa trace par une liaison satellite. Si nous n’avons aucune piste d’où il peut être, nous devrons en avertir la CIA. »
« Je vais faire mon possible, Michelle. »
Clara sort du bureau. Michelle reçoit aussitôt un coup de fil. Elle décroche le combiné.
« C’est Curtis. Je voulais t’informer que l’on a retrouvé les images satellite de l’un des 3 commandos. Il s’agit de Raptor 44, qui s’a