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fan-fic de magnetik : "le parcours du fou"
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magnetik
Invité





 Message Posté le: Mar 04 Avr 2006 - 20:36    Sujet du message:
Répondre en citant

Ces évènements se déroulent entre 18 heures et 19 heures.
Ils sont rapportés en temps réel.




1


« Que se passe-t-il bon dieu ?Je n’arrive plus à joindre Jeremiah !

Michelle ne savait plus ou donnait de la tête entre la course de Jack et la prise d’otage de la banque. Un otage venait d’être liberé, et c’est à ce moment là que toutes les communications furent coupées. Chloé se leva de son bureau et héla la directrice :

-Regardez Michelle, ce sont des images de la banque !

L’analyste en chef augmenta le son d’un des écrans principaux de la cellule. Un jeune présentateur animait le JT, et commentait non sans difficultés le désastre qui venait d’avoir lieu en plein cœur de Los Angeles.

-Comme vous pouvez le voir sur ces images, la prise d’otage de la Central Bank vient de connaître une fin tragique. En effet, l’édifice qui était aux mains de terroristes a complétement explosé et n’a laissé derrière lui qu’un vaste décor de destruction. On voit en ce moment même des infirmiers et des ambulanciers sillonner l’avenue pour porter secours aux blessés. Il va sans dire que c’est l’attentat le plus meurtrier qu’est connu la ville ces cinquantes dernières années. On a toujours aucune estimation du nombre de victimes…

Kim reprit alors le contact immédiatement avec son père :
-Papa, la banque a explosé…il n’y a plus rien…

-Quoi ?Comment ça explosé ?

-On n’arrive plus à joindre Jost, je ne pense pas qu’il ait eu le temps d’appréhender le suspect. C’est dingue…tous les otages encore à l’intérieur…je n’arrive pas à le croire…

-…Il faut absolument savoir qui est cet homme, concentre toutes tes recherches sur lui. Si la banque a explosé, cela veut dire aussi que ces comparses sont morts dedans.

-Qu’est-ce-que tu vas faire ?

-Je vais essayer d’atteindre l’appartement d’en face qui a sauté avec Erwin. Je te rappelle une fois arrivé.

Jack s’arrêta net dans l’escalier, avec en face de lui le jeune blond qui avait entendu la conversation de bout en bout. Il essayait de mettre ses idées en place et ce n’était pas vraiment simple. Quel avait été le but de cette prise d’otage ?Qui est réellement ce dingue qui pose des bombes chez des particuliers ?Kate était-elle dans la banque au moment de l’explosion ?

Il se mit à ruminer devant le négociateur :

-Non, ce n’est pas possible. Elle n’y était pas, elle doit être ailleurs. Je doit la retrouver…

Jack continua alors sa marche avec derrière lui Erwin Dyer qui se posait des questions quant à ce que représentait cette Kate aux yeux de l’ex-directeur de la cellule.

-…euh, ça va Jack ?

-Oui, oui... Appelle les pompiers et dis leur de se magner le train. On ne pourra pas rentrer dans l’apartement tant qu’ils n’auront pas éteint l’incendie provoqué par l’explosion. »

[18:03:24]


2


John Pull travaillait comme chef ambulancier depuis plus de 15 ans maintenant, et il va sans dire que la catastrophe à laquelle il venait d’assister était la pire de sa carrière. A quelques dizaines de mètres prés, il aurait été pris dans le souffle de l’explosion avec toutes son équipe. Heureusement pour lui, ses hommes et lui-même étaient resté intact, ce qui n’était pas le cas de la deuxième garnison posté en face de la façade est de la banque. John appela deux de ses collègues pour qu’ils donnent les premiers soins aux blessés, et s’adressa ensuite à son second :

« Est-ce-que la deuxième équipe a tenu le choc ?

-Non, les trois ambulances sont renversés, et des hommes sont grièvement blessés, on a aucune estimation des dégâts pour le moment.

-Bon, suis-moi. Il faut sortir le plus de monde possible de là.

-…excusez-moi chef…mais je ne sais pas si c’est vraiment prudent de rester ici. L’immeuble peut s’effondrer à tout moment, enfin, vous savez…ça peut faire comme les tours jumelles.

A ce moment là, deux camions de pompiers déboulèrent sur le carrefour. Il fallait à tout prix éteindre le feu étendu sur la totalité du rez-de-chaussée, pour éviter que les fondations de l’immeuble soit fragilisées. Le chef Pull regarda dans les yeux son second pour lui répondre :

-C’est notre boulot de sauver ces gens alors aide-moi à les sortir de là !

Les deux hommes se dirigèrent ensemble vers une vieille berline cabossée dans lequel s’était encastré un homme par la vitre du conducteur.

-MONSIEUR !VOUS M’ENTENDEZ ?CE SONT LES SECOURS !VOUS M’ENTENDEZ !

Mais John ne reçut aucune réponse alors il décida de le soustraire au véhicule.

-Prends lui les jambes, on va le soulever…voilà…comme ça…

L’infirmier allongea l’homme sur une civière. Il avait la tête couverte de sang et ne donnait aucun signe de vie. En voyant son visage, le chef ambulancier fut frappé de torpeur :

-Je le reconnais…c’est le directeur de la cellule anti-terroriste, c’est lui qui supervisait l’opération…

Sur ces mots, le second posa deux doigts dans le cou de l’homme, à proximité de la carotide, puis haussa la tête pour regarder son supérieur.

-…Il est mort, chef. »

[18:06:11]


3

Michelle rentra dans la salle de réunion de la cellule pour coordonner le briefing. Tous les chefs analystes étaient présents pour écouter leur directrice qui avait fort à faire aujourd’hui. Alors que la banque avait explosé et que la question des otages n’avait plus lieu d’être, il fallait continuer à travailler d’arrache-pied afin de retrouver le terroriste qui s’était enfui ; et cela fatiguait Michelle qui n’avait plus qu’une envie :celle de rentrer chez elle le plus vite possible. Malheureusement, la cellule avait encore besoin d’elle, de son expérience, de sa rigueur et de son infini loyauté vis à vis du gouvernement américain.

« D’accord, tout le monde est là ? Marrius, vous avez trouvé quelque chose alors ?

- Les chaines de télé présentes ont filmé la libération de l’otage, et même si ce n’est pas net, on peut approximativement voir le visage de l’homme.

Malone fit repasser les images simultanément sur l’écran de vidéo-conférence et il stoppa la séquence précise ou l’on pouvait voir Adrian.

-…et je pense l’avoir identifié…

Sur les mots de l’analyste, la salle s’était soudainement tue. Comment avait-il fait pour l’identifier si rapidement ?Et pourquoi n’avait-il pas commencé par là ?Michelle brisa le silence qui régnait depuis 3 secondes dans la pièce.

-..Vous n’êtes pas sur ?

-En fait, grâce à ces images j’ai pu recoupé ces données avec celles que l’on avait déjà et le nom d’Adrian est apparu. Seulement, le dossier de cette personne était classé secret défense ; et il a fallu que je pirate des serveurs du ministère de la défense pour y accéder.

Michelle bondit alors. Encore autre chose.

-Vous avez piratez les données du ministère de la défense ? Mais qu’est-ce-qui vous a pris Marrius ?C’est pas possible !

Chloé était assise à côté de Kim, et semblait vexée de ne pas avoir été la première à identifier le terroriste :

-Pourquoi tu as piraté ces fichiers ? Il suffisait d’appeler la défense pour un laisser-passer…

-Je sais. Quand j’étais informaticien à la CIA avant, j’ai eu à formater ce genre de fichier, et je sais qu’on m’aurait jamais laisser y accéder si je les avais appeler. Ces pour cela que toutes nos études comparatives de ces dernières heures sont restées inefficaces : dans les listing des prisons, on télécharge toujours plus de données qu’il s’en affiche. En fait cela correspond à un groupement d’informations supplémentaires codés par les ingénieurs du ministère de la défense, pour cacher des prisonniers politiques ou des terroristes. J’ai forcé ces données.

Marrius, qui restait toujours plus que jamais d’un stoicisme sans limite, appuya sur une touche de son ordinateur, qui modifia l’écran principal de la salle de réunion. Le portrait d’un homme de 35 ans apparu, du nom de Adrian Weer.

- On a fait l’erreur de chercher du côté de Jack Bauer. Apparament il n’ont aucun lien.

Michelle fixait l’écran, en se demandant quelle devait être sa réaction vis à vis de son subordonné. Si il n’avait pas fait ce qu’il a fait, la cellule aurait pu continuer à chercher encore toute la nuit dans le vide, et d’un coup, Marrius Malone avait identifié le terroriste le plus recherché du pays.

-Les informations restent maigres. On apprend seulement qu’il est resté enfermé dans la prison psychiatrique de Santa Laura pendant 5 années et qu’il s’en est évadé l’année dernière. On ne sait rien d’autre sur lui. Aucun avis de recherche, aucune explication quant à son incarcération, rien.

Michelle réflechissait. Quel pouvait être le mobile de cet homme ? Pourquoi avait-il fait appel à Jack Bauer ? Adrian Weer était un prisonnier clandestin du gouvernement américain, sans identité, sans passé, un fantome dont l’existence devait rester inconnu pour l’ensemble de la population. Que pouvait-il avoir fait ?

Un informaticien entrouvra la porte de la salle de conférence et appela discrètement Kim :

-Madame Bauer, ce sont les secours, à la banque. Ils veulent vous parler, ils disent que c’est urgent.

-..euh..bon très bien…excusez-moi je m’absente 1 minute.

Kim sortit de la pièce, ce qui n’empecha Michelle d’interroger Marrius :

-La Défense…ils savent ce que vous avez fait ?

-Non, je mets toujours des balises de protection quand je fais ce genre de chose. Ils ne pourront pas remonter à moi, mais ils verront que quelqu’un à pirater ces fichiers, c’est inévitable.

Michelle n’avait aucune envie de l’engueuler. Ce qu’il avait fait était une erreur, mais une erreur acceptable, de celles qu’elle avait pu elle-même déjà faire dans le passé à la cellule.

-Bon d’accord, Chloé, vous appelez le ministère et vous leur dites que c’est l’un de leur agent nous as communiqué ces informations, esperons qu’ils ne chercheront pas plus loin. Je veux que tout le monde se mettent sur la piste de Adrian Weer. Je vais appeler la division…

A ce moment précis, Kim fit éruption dans la salle :

-Désolé de t’interrompre Michelle, mais ce que j’ai à vous dire est très important…

Kim semblait mal à l’aise, et Michelle attendait qu’elle annonce la nouvelle :

-…Jeremiah est mort…l’explosion lui a été fatale …

A part Marrius qui ne montrait aucune émotion, l’ensemble des personnes présentes dans la salle fut choquée, et reçut l’information comme un véritable coup de poing en pleine face. Le silence se fit, mais le désarroi dans lequel baignait la pièce maintenant devint rapidement insoutenable ; la plupart des gens se levèrent pour partir. Michelle ne savait pas quoi dire et se tenait à bout de bras sur la table, la tête basse. Il fallait tenir, ne pas craquer, continuer à gérer la cellule. Après tout, elle avait déjà vécu pire que ça. La directrice releva la tête, et regarda en direction des 3 personnes les plus gradées après elle, c’est-a-dire, Kim, Marrius et Chloé.

-Bon, quelqu’un doit le remplacer sur le terrain, et je vous le dis de suite, ce sera pas moi…

-Je veux bien y aller Michelle. C’est bon, j’ai suffisament d’expérience sur le terrain pour gérer la situation.

-Désolé Kim, mais ce n’est pas mon idée. Ton père est déjà sur le terrain à faire je ne sais quoi, et je ne pense pas que cette décision soit du gout de la division…J’ai trop besoin de vous Chloé, alors…ce sera vous qui allez prendre la direction des opérations là-bas Marrius. Vous pourrez amener deux analystes avec vous si vous le souhaitez. »

L’homme chauve à lunette ne dit rien, et se leva pour exécuter les ordres. Michelle se concentra, elle devait encore une fois être en pleine possession de ses moyens pour appeler la division.

[18:12:41]







4


Harry Berger était retourné au siège de la RBC pour fouiller les archives à la recherche d’indices qui pourrait expliquer pourquoi son patron n’avait pas voulut qu’il continue son investigation sur les ONG quand il était encore sur le terrain en Afrique. Mais le journaliste ne trouvait rien. Toutes les données avaient été supprimées et il ne restait rien de sa mission. Il retourna alors vers son bureau et ouvrit un tiroir pour retrouver un de ces vieux calepin. Peut-être y avait-il quelquechose d’interessant dans les notes qu’il avait prise à l’époque. Mais il ne fallut pas longtemps à Harry pour se rendre compte qu’une fois de plus, les indices n’étaient pas au rendez-vous. Quoique ?Deux noms apparaissaient. L’un correspondait à son cameraman à ce moment là : un certain Jake Marchiano ; et l’autre nom était celui du docteur qui supervisait l’antenne de secours : le Dr Hans Gerald. Voilà les deux seules pistes que pouvaient avoir Harry. Il se souvenait un peu de ce cameraman, la trentaine, plutôt costaud et sur de lui. Cette mission était la seule ou ils avaient fait équipe. Quant au docteur, c’était un vieux monsieur, petit, avec peu de cheveux et doté d’un caractère relativement irrascible. « Les toubibs ne changent pas, qu’on soit aux Etats-Unis, ou en Afrique, toujours leur égo… » s’était dit Harry à l’époque. Il fallait retrouver leur adresse et les interroger.

[18:14:05]


5

L’explosion de l’appartement avait été spectaculaire mais les flammes étaient facilement circonscrites par les pompiers. Cela se passait au sixième, juste en face de l’immeuble qui abritait le cabinet du Dr Fisk. Jack et Erwin attendait au cinquième le signal du capitaine qui leur autoriserait l’accés au lieu précis de l’accident. L’ex-agent essayait de deviner quel était l’adresse exacte :

« Bon, si on regarde ici, le chiffre paire se situe côté rue, donc à priori, l’appartement qui a explosé avait le numéro paire suivant.

Jack prit son portable pour joindre la cellule :

-Allo Chloé !C’est Jack, j’ai besoin que tu fasses une recherche pour moi.

-Oui, qu’est-ce que vous voulez ?

-Donne moi tout sur la personne qui habite au 440 Billing street !

-D’accord. Michelle veut vous parler.

-Ok, passe-la moi.

-Jack, un de nos agents a identifié l’homme qui a organisé la prise d’otage. Il s’agit d’un certain Adrian Weer, vous le connaissez ?

Il réfléchit un instant puis répondit à Michelle :

-Non je ne vois pas…vous avez trouvé des liens avec moi ?

-En fait…aucun. Cet homme est une véritable énigme, on n’a rien sur lui. On est seulement sur d’une chose, c’est que c’est le seul à être sortis de cette banque intact.

-C’est pas possible, il y a forcément un indice dans son dossier.

-C’est justement ça le problème Jack ; il n’a pas de dossier. Les informations qu’on a sur lui ont été piratées par l’un de nos analystes, Marrius Malone.Il est rentré dans les fichiers confidentiels de l’hôpital psychiatrique de Santa Laura. Et j’ai appelé la division à l’instant, ils envoient Bill Buchanan. Ils savent que je te couvre et ils n’aiment pas ça, je risque d’être ejectée à tout moment Jack…

Michelle avait ses coudes posés sur son bureau, une main avec le téléphone et l’autre tenant sa tête qui montrait toute la fatigue que la jeune femme eprouvait.

-…Buchanan n’est pas mauvais, mais le protocole et lui ne font qu’un.

-Ca ira Michelle, je ne vous obligerai pas à me couvrir plus longtemps…Les pompiers sont en train d’éteindre le feu et je ne supporte pas l’attente ; vous n’avez rien de plus ?

-Cet Adrian Weer…il est domicilié à Malcolm street, au sud-est de la ville. Si vous partez maintenant, vous arriverez sans doute avant les forces d’intervention.

-Ok, merci Michelle, je vous rappelle.

Jack raccrocha puis se tourna vers son partenaire :

-On va dans le ghetto sud-est. »

Erwin ne put répondre que l’ex-agent de la cellule amorça déjà à toute vitesse la descente des escaliers. Le négociateur n’avait aucune envie de rester ici à attendre et se convaint de suivre Jack Bauer.

[18:17:09]


6


L’obscurité de la soirée commençait à effacer l’atmosphère orangée, et peu à peu les voitures allumaient leurs phares pour se frayer un chemin dans le noir naissant au sein des rues de Los Angeles. Harry conduisait une BMW berline marron ocre qui ne trahissait en aucun cas son statut de salarié gagnant trésa bien sa vie. Il réfléchissait longuement puis prit d’un geste vif son portable. Après avoir pianoté un numéro, la tonalité se fit entendre, puis disparut pour laisser place à une vieille et faible voix :

« Allo ?

-Bonsoir madame, je suis un ancien ami de votre fils Jake, et je me demandais si vous pouviez me dire ou le joindre ?

- Ha ? Je suis désolé que personne ne vous ait prévenue mais…il est décédé il y a deux mois de ça…désolé de vous l’apprendre…

Harry fixa le néant un instant, plongé dans ses pensées. Cette nouvelle l’inquiétait mais ne le surprenait pas, comme si…comme si il avait inconsciemment admis cette probabilité affreuse avant de passer ce coup de fil.

-…euh…Est-ce que…est-ce que vous pouvez me dire…comment ?

- Il a été capturé puis exécuté en mission au Cambodge. Je savais qu’un jour ce métier aurait sa peau, ce métier tue monsieur et mon fils ne s’en ait pas rendu compte assez tôt…

Un court silence assourdissant suivit puis Harry raccrocha.

-Merci madame…au revoir… »

Le journaliste stoppa sa voiture sur la première aire de repos qui était à sa portée, et posa son visage contre le volant. Si quelque chose s’était bien passé en Afrique, le Dr. Gerald constituait maintenant sans doute son dernier espoir de le découvrir. Mais il se faisait tard, et le stress de cette journée commençait à avoir raison de lui, alors il décida de rentrer chez lui…au 440 Billing street.

[18:20:02]



7


« Maintenant que la prise d’otage est terminée, cela m’étonnerait que les féderaux approuvent vos actes. Ce n’est pas à vous de retrouver cet homme, la cellule peut y arriver toute seule.

Jack, qui conduisait vivement la fourgonette noire, se tourna un instant vers son coéquipier :

-Je ne travaille plus pour la cellule et je ne compte pas être réintégré, ni retrouver un homme que je ne connais même pas..

-Alors expliquez-moi !Que cherchez-vous ? Je sais quel genre d’homme vous êtes et…

-Par les journaux ?Ne croyez pas tout ce qu’on vous dis dans les médias, c’est toujours plus…compliqué…Je ne suis pas sur que vous sachiez réellement qui je suis, et c’est aussi bien comme ça.

L’ex-agent de la cellule regarda Dyer une nouvelle fois, puis réfléchit. Il décida de tout expliquer au jeune blond :

-Adrian Weer, l’homme qui a orchestré cette prise d’otage et qui s’est enfui ne voulait qu’une chose :attirer mon attention, et je ne sais pas dans quel but.

-C’est avec vous qu’il voulait négocier je sais, mais maintenant c’est terminé…

-Il détient une amie à moi en otage. C’est pour cette raison que j’ai accepté de faire ce qu’il me demandait.

Erwin Dyer fixait l’agent avec éttonement. Il prit alors la parole :

-…Vous avez une idée de l’endroit ou elle pourrait être sequestrée ?

-Non, mais Weer savait ce qu’il faisait. Il me manipule, et il avait tout prévu. Chaque nouvelle étape est piégée, c’est un jeu de piste très dangereux auquel on a pris part.

-Il y a surement un lien entre vous et lui qui vous a echappé.

-Non je ne l’ai jamais vu auparavant. Mais j’ai la sensation étrange qu’il m’a étudié…non, pour être franc…ce qui me géne le plus, c’est sa méthode. Faire sauter une banque après une prise d’otage c’est démesuré. Il est fou mais logique. Le profiler de la cellule pourra peut-être m’aider.

[18:23:30]


8

« Chloé, ou en sont les recherches du côté de la banque ? Je veux savoir comment Weer a pu s’échapper ? demanda Michelle.

- Sur les vidéos qu’on a, on le voit seulement pour la dernière fois accompagnés de l’inspecteur Rawls du 8ème district de Los Angeles. C’est lui qui faisait le lien entre Jeremiah et la police sur le terrain.

- Bon très bien !Vous me retrouvez cet homme, c’est notre meilleur piste, Compris ?

La directrice de la cellule doutait de ses choix ces dernières heures. Elle avait garder Kim au sein de l’agence contre l’avis de la division, envoyé Marrius Malone, un analyste, sur les lieux de l’explosion, et de plus, elle avait laissé s’enfuir le responsable de cette prise d’otage. Elle prit le chemin du bureau de la fille de Jack :

- Kim, Buchanan ne va pas tarder. Quand il va apprendre que Jack, continue d’enquêter, il se peut qu’il s’en prenne à toi.

-Je sais Michelle, ne t’inquiète pas. Je fais mon travail, c’est tout ce qui compte.

-Je voulais juste te prévenir. J’ai confiance en ton père, mais je ne suis pas sure que ça démarche soit la bonne…tu as du nouveau sur le passé de Weer ?

- J’ai appelé Santa Laura, mais leur tirer des informations a été compliqué, ils pensent que nous n’avons pas légitimité. Mais, j’ai pu avoir quelques renseignements : il a 33 ans, ex-employé ingénieur de IG-Progress, il a été licencié pour des troubles de la personnalité qui, je cite « le rendait dangereux vis à vis de ses collègues de travail ». Il quitte l’entreprise il y a 5 ans.

- Il semblait promis a un avenir fructueux… ?

- Mon contact à l’hôpital avait préparé ses réponses, j’en suis certaine. Il parlait comme si il avait lui-même travaillé avec lui auparavant. Weer avait tout pour réussir : jeune, beau, intelligent et ambitieux. Mais la maladie est apparu, et pour ses 5 années en prison, je n’ai aucune informations supplémentaires. J’espere que Buchanan ne sera pas ici seulement pour forcer des portes ouvertes.

-Je l’espere aussi.

Au moment ou Michelle pensait pouvoir souffler un peu, Chloé la héla de l’autre côté de la salle. Il fallut 5 secondes pour que la jeune femme trouve la motivation nécessaire pour se déplacer jusqu’à sa subordonnée.

-J’ai le chef des pompiers en ligne au 44O Billing street !

-Passe-le moi !

A l’autre bout du fil, la voix essoufflé d’un homme se fit entendre :

-Bonsoir, je suis Eddy Rotts des pompiers de Los Angeles. On vient d’arriver à bout du feu qui embrasait l’appartement au 440 Billing street.

-Vous avez trouvé quelque chose ?

-En fait, je vous appelle justement pour ça. On a trouvé une victime dans le salon. Rien de surprenant jusque là, mais il se trouve que cette personne semblait être attachée sur une chaise au milieu de la pièce…

-Ok, je vais envoyer une équipe d’identification sur le champs, ne touchez à rien jusqu’à son arrivée, c’est clair ? »

Michelle raccrocha immédiatement et demanda à Chloé d’appeler Marrius Malone, qui était actuellement sur le chemin de la banque, afin qu’il se rende au plus vite à l’appartement. L’identification du corps constituait une nouvelle piste, peut-être la meilleure.

[18:27:22]


9


L’inspecteur Rawls avait conduis discrètement son hôte jusqu’à une villa au bord de l’océan. Le sexagénaire transpirait au volant de sa voiture, et le soulagement l’envahit quand ils entrèrent dans le garage :

« On a eu de la chance Adrian, aucun policier ne nous a arrêté sur la route, mais ça aurait pu tourner mal. Votre plan me semble vraiment balant.

Adrian, lui, ne tremblait plus. Il se sentait même en pleine forme. Ces changements d’humeur n’aidaient pas à rassurer l’agent police, qui restait sceptique quant aux capacités du terroriste à gérer la situation.

- La cellule anti-terroriste va envoyer a tous les districts un avis de recherche à mon nom. Il ne faut pas tarder.

-C’est bon Richard, tout se passe comme prévu. Ayez confiance en moi, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Vous vous garer à deux patés de maison de l’adresse convenue, et vous appeler Bauer. Dites lui ce qui était prévu.

-…d’acord. J’espere que je ne me trompe pas de camp Adrian, je vous fais confiance mais faites attention à vous, soyez prudents. Ce « Bauer » me paraît très dangereux pour nous.

- Je le connais mieux qu’il ne se connaît lui-même et je puis vous assurer qu’il ne fera aucun faux pas…

Sur ces dernières paroles, l’homme brun sortit de la voiture, laissant la place du mort vide, et l’inspecteur seul dans la voiture. Il dirigea alors cette dernière en dehors de la résidence et la conduisit vers une nouvelle destination inconnue.

[18:29:18]



9

Erwin Dyer n’était pas marié et n’avait pas vraiment beaucoup d’amis. Sa vie professionnelle selon lui ne laissait pas assez de temps pour s’occuper de lui-même. Pourtant d’un caractère plutôt sympathique, il n’arrivait pas à s’inventer un monde ou la violence n’existerait pas, mais on ne pouvait pas dire qu’il s’y complaisait ; non, son métier ne le rendait pas heureux pour autant. Quand il a rencontré Jack Bauer une heure auparavant, il esperait voir quelquechose de surprenant, quelque chose qui confirme qu’il a choisis la bonne voie en entrant dans la police de Los Angeles. Et la déception n’était pas au rendez-vous pour l’instant, au contraire, il resterait aux côtés de l’ex-agent de la cellule côute que côute jusqu’à que la course poursuite se termine.
Il travaillait déjà comme négociateur lors de la crise de la Bombe atomique en ville, et il avait suivi de près les actions terroristes aux Etats-Unis qui avait amenées le virus Cordilla il y a 6 mois de ça. Le nom de Bauer était apparu lors de ces deux évènements, et l’opinion en avait fait un héros « à l’américaine ». Pourquoi pas encore aujourd’hui…

« Allo Jack !C’est Michelle, on a trouvé quelque chose !

- Ok transfère moi tout sur mon logiciel de bord.

- Je t’envoie ça de suite.

En 5 secondes, les données furent téléchargés dans le véhicule. Erwin Dyer lit les informations à son coéquipier.

-Alors…l’appartement au 440 Billing street est au nom d’un certain Harry Berger, journaliste de terrain de RBC. Les pompiers ont réussi à sécuriser les lieux et ont retrouvé un cadavre attaché dans le salon : on pense que c’est le type en question. Après un docteur, c’est à un journaliste que ce gars s’en prend, c’est dément.

Pendant un instant, les deux hommes réflechirent, jusqu’à que Jack reprenne la parole :

- Ca a peut-être un sens…pour vous, que représente RBC ?

-…une chaine qui s’est batie sur le sensationnel, et les reportages chocs. Je n’ai jamais vraiment apprécié leurs programmes depuis qu’ils existent.

-Oui, la précèdente victime était un chirurgien qui se prêtait à des actes très facheux, et maintenant un reporter qui sévit dans une chaine aux manières très contestables vis à vis de l’éthique. Dans les deux cas, on peut dire que la déontologie a été bafoué. Peut-être que ce type veut rétablir une justice à son image.

-Je connais ce genre de terroriste, précisa Dyer. Et ce sont vraiment les pires, la discussion est vouée à l’echec avec eux. J’espere réellement que vous vous trompez.

-Cependant, ça n’explique toujours pas ce qu’il veut obtenir de moi.
Les deux agents se turent, et le jeune blond garda ses pensées pour lui. Il tenait peut-être une explication plausible sur le lien entre Weer et Jack ; mais il était préférable d’attendre avant d’exposer un point de vue.

[18:33:16]
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Mar 04 Avr 2006 - 21:04    Sujet du message:
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Dernière édition par Mr. Jack le Mar 04 Avr 2006 - 21:05; édité 1 fois
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Mar 04 Avr 2006 - 21:05    Sujet du message:
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C'est l'épisode 3 ou 4 ca non ?

La prochain fois tu pourrais mettre un petit résumé please ? Parce que j'aime beaucoup ta fic mais je ne me souviens plus de grand chose à part quelques situations... Smile

En tout cas j'ai hate de lire ça ! Razz
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magnetik
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 Message Posté le: Mar 04 Avr 2006 - 22:02    Sujet du message:
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Mr. Jack a écrit:
C'est l'épisode 3 ou 4 ca non ?

La prochain fois tu pourrais mettre un petit résumé please ? Parce que j'aime beaucoup ta fic mais je ne me souviens plus de grand chose à part quelques situations... Smile

En tout cas j'ai hate de lire ça ! Razz


JE SUIS vraiment désolé, je mettrai un resumé pour la fin de ce TROISIEME EPISODE!! Very Happy
Franchement tu me fais plaisir, mais vu le succés de ma fic, j'ai pas vraiment cherché à me presser a poster la suite, ni a preciser les evenements precedents.

En tout cas, tu me donnes du beaume au coeur... Smile
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magnetik
Invité





 Message Posté le: Lun 26 Juin 2006 - 23:15    Sujet du message:
Répondre en citant

BON voilà, la suite et fin de la troisième heure Cool
Comme ça été demandé je vais mettre un résumé...ce résumé resumera les deux premiers episodes, donc pas cette troisième heure, ce qui veut dire qu'il vous faudra lire la première demi-heure posté juste avant.
Le resumlé traite de ce qui se passe avant, de 16 a 18 heures. Wink

Arrow Jack Bauer, qui ne travaillait plus pour la cellule se retrouve obligé de négocier avec un preneur d'otage déséquilibré. Celui- fait chanter l'ex agent de la cellule en ayant kidnappé son ex petite amie Kate Warner et pris en otage une vingtaine de personne dans une banque du centre ville de los angeles. Il lui promet de lui rendre son amie en bon état si il obéit à ses instructions. Ainsi il rentra dans un jeu ressemblant à un parcours totalement macabre.

Jack trouva sur sa route le cadavre d'un ancien chirurgien s'addonnant apparament à des actes de tortures(son nom est Anton Fisk). Une explosion a lieu en face du cabinet de ce dernier.

Parallélement, Harry Berger est un journaliste de talent travaillant pour RBC, une chaine qui joue sur le sensationnel et les images violentes. Il va emettre des doutes sur l'integrité de sa hierarchie en découvrant des fichiers de comptes ressemblant à des pots-de-vin.

Kim travaille à la cellule et Michelle Dessler en est la directrice.
Jeremiah Jost est l'agent de terrain de la cellule est couvre la prise d'otage sur place. L'inspecteur Rawls supervise les effectifs de police sur les lieux. Arrow Un peu avant 18 heures, la banque explose avec tous les otages à l'interieur, juste avant que les terroristes ait liberé un otage: le chef même des terroristes lui-même, qui avec l'aide de l'inspecteur Rawls, va pouvoir s'enfuir et continuer à manipuler Jack.

P.S:Les chef des terroristes a ,juste avant de sortir ,abbatu ses camarades preneurs d'otages.


10

Erwin Dyer n’était pas marié et n’avait pas vraiment beaucoup d’amis. Sa vie professionnelle selon lui ne laissait pas assez de temps pour s’occuper de lui-même. Pourtant d’un caractère plutôt sympathique, il n’arrivait pas à s’inventer un monde ou la violence n’existerait pas, mais on ne pouvait pas dire qu’il s’y complaisait ; non, son métier ne le rendait pas heureux pour autant. Quand il a rencontré Jack Bauer une heure auparavant, il esperait voir quelquechose de surprenant, quelque chose qui confirme qu’il a choisis la bonne voie en entrant dans la police de Los Angeles. Et la déception n’était pas au rendez-vous pour l’instant, au contraire, il resterait aux côtés de l’ex-agent de la cellule côute que côute jusqu’à que la course poursuite se termine.
Il travaillait déjà comme négociateur lors de la crise de la Bombe atomique en ville, et il avait suivi de près les actions terroristes aux Etats-Unis qui avait amenées le virus Cordilla il y a 6 mois de ça. Le nom de Bauer était apparu lors de ces deux évènements, et l’opinion en avait fait un héros « à l’américaine ». Pourquoi pas encore aujourd’hui…

« Allo Jack !C’est Michelle, on a trouvé quelque chose !

- Ok transfère moi tout sur mon logiciel de bord.

- Je t’envoie ça de suite.

En 5 secondes, les données furent téléchargés dans le véhicule. Erwin Dyer lit les informations à son coéquipier.

-Alors…l’appartement au 440 Billing street est au nom d’un certain Harry Berger, journaliste de terrain de RBC. Les pompiers ont réussi à sécuriser les lieux et ont retrouvé un cadavre attaché dans le salon : on pense que c’est le type en question. Après un docteur, c’est à un journaliste que ce gars s’en prend, c’est dément.

Pendant un instant, les deux hommes réflechirent, jusqu’à que Jack reprenne la parole :

- Ca a peut-être un sens…pour vous, que représente RBC ?

-…une chaine qui s’est batie sur le sensationnel, et les reportages chocs. Je n’ai jamais vraiment apprécié leurs programmes depuis qu’ils existent.

-Oui, la précèdente victime était un chirurgien qui se prêtait à des actes très facheux, et maintenant un reporter qui sévit dans une chaine aux manières très contestables vis à vis de l’éthique. Dans les deux cas, on peut dire que la déontologie a été bafoué. Peut-être que ce type veut rétablir une justice à son image.

-Je connais ce genre de terroriste, précisa Dyer. Et ce sont vraiment les pires, la discussion est vouée à l’echec avec eux. J’espere réellement que vous vous trompez.

-Cependant, ça n’explique toujours pas ce qu’il veut obtenir de moi. »
Les deux agents se turent, et le jeune blond garda ses pensées pour lui. Il tenait peut-être une explication plausible sur le lien entre Weer et Jack ; mais il était préférable d’attendre avant d’exposer un point de vue.

[18:35:16]


11



Harry Berger écoutait un vieux tube des Lynyrd Skynyrd à la radio. Il tourna le curseur de son poste pour écouter les informations sur une autre station. En quelques secondes, ils capta la voix d’un présentateur de JT local : ce dernier parlait des événements qui avaient eu lieu en ville en fin d’après-midi, mais à mesure que le journal avançait, le visage de Berger se fit plus perçant, et plus grave. La voix sortant de la radio commençait à énoncer des faits qui évéillèrent la peur chez le conducteur de la voiture :

« …Après les terribles événements qui ont paralysés la ville de Los Angeles pendant prés de trois heures aujourd’hui, le calme revient peu à peu dans le centre ville. Mais les enquêteurs n’auraient toujours aucune piste en ce qui concerne le mobile des preneurs d’otage. D’autant plus que deux autres attentats ont eu lieu plus tard dans la journée, avec l’explosion d’une maison en banlieue et d’un appartement dans le centre, vers Billing street… »

Le reporter qui arrivait bientôt chez lui, appuya sur l’accélérateur. Il ressentait une pression immense, et les gouttes de sueurs perlaient sur son front. Il n’avait aucune idée de ce qui avait pu se passer dans sa rue, mais il ressentait le préssentiment étrange, ou plutôt la peur féroce, de ce qu’il allait découvrir là-bas. Dans sa tête, il se convint que tout ça n’était qu’une coincidence, que son enquête personnelle n’avait aucun lien avec ces attentats. Comment il pourrait y avoir un lien ?non ce n’était pas possible.
Durant les dernières centaines de mètres qu’il parcourut à bord de sa berline marron, Harry Berger se rassura comme il put, en se persuadant que sa « simple » vie de reporter ne pouvait être lié en aucun cas avec une histoire d’attentat. Une fois à hauteur de sa rue, il mit son clignotant gauche pour s’y engager, et vit rapidement les lueurs, tantôt rouges, tantôt bleues des girophares d’une demi-douzaine de véhicule se trouvant prés de son immeuble. Les lumières prévalaient dans l’obscurité de la soirée, et se fracassaient contre les façades des édifices bordant la rue, ce qui créait une atmosphère ambiante à la fois dramatique et sollennelle, ranimant l’inquiétude sur le visage de Berger.
Il stationna à proximité de chez lui, puis descendit de sa voiture pour se diriger droit au pied de son immeuble, et plus précisément vers ce qui lui semblait être le chef des opérations : en l’occurrence un homme chauve à lunette donnant des instructions autour de lui. Au bout de quelques secondes, ce dernier finit son briefing, et se tourna vers le journaliste qui attendait, non sans stress, d’avoir toute l’attention de son interlocuteur :

« Bonjour !Vous pouvez me dire ce qui se passe, j’habite dans cet immeuble et…

Berger coupa sa phrase en plein milieu, attendant que l’homme la termine à sa place et lui donne, de son propre chef, de plus amples informations ; mais il n’en fut rien, et l’homme à lunette le dévisagea un instant, d’un air interrogatif sans ouvrir la bouche. C’est à ce moment que le reporter put lire les mots inscrits sur le badge de securité de son interlocuteur : « Marrius MALONE. CAT L.A. »

-…et…et voilà ! J’aimerais savoir se qui se passe dans mon immeuble, vous pourriez me le dire non ?

-…déclinez votre identité s’il-vous-plait monsieur.

-Je…je m’appelle Harry Berger, j’habite au 440 de cette adresse, je…vous commençez à m’inquiéter alors dites-moi ce qu’il se passe je vous en prie.

Malone fronça immédiatement les sourcils : il avait peut-être en face de lui la personne dont l’appartement avait sauté. Mais cela signifierait aussi que le cadavre retrouver calciné serait un tout autre individu. L’agent de la cellule héla un policier, et lui fit faire passer les menottes à Harry Berger, qui protestait devant l’indifférence, et l’ignorance la plus totale dont faisait preuve Malone vis à vis de ces questions.

-Verifiez l’idendité de cet homme, je veux savoir si il est vraiment celui qu’il prétend être.

L’agent de la cellule anti-terroriste regarda quelques secondes le journaliste puis saisit son téléphone pour joindre Michelle. Il venait juste d’arriver mais il fallait avant tout prévenir sa hierarchie de ce qu’il se passait ici, l’identification de la personne décédé dans l’appartement en dépendait plus que tout.

-Dessler.

-C’est Marrius. Je suis arrivé à l’adresse, mais il y a un homme qui vient d’arriver et qui prétend être Harry Berger…

L’homme chauve dirigea son regard vers le policier, qui lui confirma d’un vif hochement de tête la véritable identité du suspect.

-…qui EST Harry Berger.

-…ce qui veut dire que c’est une autre personne qui a brûlé dans cet immeuble. Si nous n’avons aucune données de base pour l’identification, vous risquez de perdre du temps. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Interrogez plutôt ce Berger et voyez ce que vous pouvez en tirer.

-Bien…il pourra sans doute nous aider, mais…il est dans le camp des Gentils.

Michelle crut avoir mal compris sur le moment ce que venait de dire son collègue :

-Comment ça « dans le camp des gentils » ?Qu’est-ce qui vous fait dire ça Marrius ?

-…le métier, c’est seulement…un ressentiment, oubliez ce que je viens de dire. »

Il raccrocha, se tourna vers le journaliste et le fixa longuement. Tandis que la directrice de l’agence se figea en ne sachant une fois de plus que penser de son nouvel agent de terrain. Savait-il plus de chose qu’il n’en laissait paraître, ou était-ce seulement le simple reflet d’une de ses particularités de caractères qui parlait ?

[18:41:01]

12

Jack de son côté était sur le point d’arriver à hauteur de Malcolm street. La résidence d’Adrian Weer ressemblait à n’importe quelle autre maisons dans le ghetto sud : c’est-à-dire petite, avec un jardinet, et une allure d’ensemble des plus étriquée. L’ex-agent de la cellule arrêta le van quelques dizaines de mètres en amont, puis descendit avec Erwin Dyer. Un groupe de jeunes badauds pas loin les regardaient.

« Bon. On a pas le choix. Il faut passer par devant, et il nous faudra donc être rapide.

Les deux hommes s’approchèrent de la grille qui longeait le jardinet face à l’entrée. Jack était en tête. L’arme au poing, il bondit dans l’allée centrale et se précipita sur le pas de la porte, tout en étant couvert par son coéquipier, qui courrut à son tour le rejoindre face à lui sur le pallier, plaqué contre le mur.
L’ex-agent de la cellule se demandait bien ce qu’il allait découvrir dérrière cette porte. Weer n’était sûrement pas ici, il ne semblait pas être du genre à faire des excès de zèle, mais plutôt à être trop prudent, et c’est justement ce qui fit penser à Jack qu’il y aurait sans nul doute un nouveau message dans cette maison. Tout n’était plus qu’une question de seconde…Et Dyer défonça la porte viollemment pour s’engouffrer vivement dans l’habitat, couvert de façon très professionnelle par l’ancien directeur de la cellule anti-terroriste.
Les deux hommes inspectèrent chaque pièce avec leurs torches, mais à première vue il n’y avait rien de spécial à trouver. Le jeune blond décida d’allumer les lumières pour mieux observer les lieux. Au bout de quelques secondes, Jack se mit à froncer les sourcils de manière curieuse :

« Qu’y-a-t-il Jack ?Vous avez trouver quelque chose ?

- Il y a une pièce qu’on a pas faite, regardez !Là !

Il lui montra du doigt le coin du salon.

- La maison est plus grande que ça !Il y a une partie manquante. Il doit y avoir un accés à une annexe, sans doute par l’extèrieur.

Il ne se trompait pas, et son partenaire comprit vite ce à quoi il voulait faire allusion : une partie de l’habitation ne communiquait pas avec l’intèrieur, mais qu’avec l’extèrieur, plus précisément via une large porte blindée qui n’était visible qu’à l’arrière du terrain. Il y avait une courte poignée metallique, sur laquelle Jack posa la main :

-Bon, vous êtes prêts Erwin ?

-…c’est bon, je vous couvre.

Les deux hommes retinrent leur respiration, puis entrèrent d’un seul coup dans la pièce qui n’avait pas été fermée à clef préalablement. Ils agitèrent les faisceaux de leurs lampes torches dans toutes les directions possibles. Les lumières se réfractaient contre la multitude de carreaux qui recouvrait les murs à l’intèrieur. Jack eut un sursaut, il y avait une chaise au milieu de la salle, avec une personne assise dessus. L’agent s’y précipita avec la peur indescriptible d’avoir déjà deviner ce qu’il allait découvrir. A genoux, il prit la tête de la personne semblant inconsciente. Oui, il s’agissait bien de Kate Warner, c’était bien elle.

-Jack !Qui-est-ce ? Elle est vivante ?

Mais ce dernier ne répondait pas, et gardait son visage fixée sur son ancienne amie.

- Allez réveille-toi !Kate, c’est moi, c’est Jack. Je t’en prie, dis-moi que tu es encore là…

Il se depêcha alors d’aller derrière elle pour lui détacher les mains, qui étaient en sang. Il l’allongea sur le sol avec l’aide de Dyer qui pointait la lumière de sorte à qu’on puisse bien la voir. Elle respirait encore, elle était bien vivante, mais toujours inconsciente. Que pouvait bien avoir fait ce malade sur Kate ?

Jack n’était encore qu’à moitié soulagé, quand dans le fond de la pièce un écran plasma fixé en haut du mur s’alluma, avec au milieu le visage fixe de Adrian Weer :

- Félicitations Jack !Tu suis les bonnes pistes et je m’en réjouis.

-…C’est Bon, c’est fini Weer ! Ton petit jeu ne me fait pas rire !

-Je suis sur que pendant quelques secondes, en rentrant dans la pièce, tu as cru qu’elle était morte…pas vrai Jack ? Tu n’es qu’un pauvre diable, comme moi. Mais rassure-toi, MES VICTIMES NE SONT JAMAIS TOTALEMENT INNOCENTES !! Je ne suis pas un de ces tueurs fou qui font ça pour le plaisir. Et c’est aussi pour cette raison que tu n’as pas à t’inquiéter pour Kate : je lui ai juste injecté un tranquilisant très puissant. Si elle est prise en charge dans un hôpital d’ici 3 heures, elle s’en sortira sans trop de problèmes, mais d’ici là, son sang est son pire ennemi, ainsi que le notre.

-…c’est pas possible, QUE LUI AS-TU FAIT ENFOIRE ???

-Je te l’ai dit : elle s’en sortira. Si elle est là, c’est seulement parcequ’il fallait que je m’assure ta coopération. Et maintenant, je remet notre salut ultime entre tes mains, je suis sur que tu ne me décevras pas.

-Je ne comprend toujours pas quel genre de dingue tu es, mais en tout cas, c’est terminé pour moi. Tu peux garder tes folies pour un autre.

Au moment ou Jack prit Kate a demi-consciente dans ses bras, Adrian rajouta quelques derniers mots :

-Jack…tu es mon champion. Je te connais comme si je t’avais fait, et rien ne marchera sans toi.

Sur ce, le kidnappeur éteignit l’écran et son visage s’effaça, laissant les deux hommes sans voix devant l’enigmatique discours du protagoniste.
Ce silence fut soudainement interrrompu par la sonnerie du téléphone de Jack. Ce dernier fut dévisagé par le grand blond qui retenait son souffle, comme si il allait arriver un nouveau malheur.
Mais au bout de trois sonneries, l’ex-agent de la cellule décida de décrocher.

-Bauer !

-Allo, ici l’inspecteur Rawls…j’ai besoin d’aide…j’ai été kidnappé par l’homme qui a organisé la prise d’otage aujourd’hui. Il m’a liberé et m’a donné un téléphone. Je devais vous joindre et il m’a menacé…s’il-vous plait monsieur Bauer, je ne sais pas qui vous êtes mais je ne sais pas quoi faire.

-Bon, écoutez je vais appeler la cellule anti-terroriste, ils vous enverront quelqu’un…

-NON !non ! Il a dit que je ne devais communiquer qu’avec vous, je vous en prie, ne me laissez pas là ! Ce type est fou !

Jack hésita quelques instants. Les éléments s’enchainaient et il se retrouvait une nouvelle fois pris au piège. Il savait ce qu’il avait à faire, mais était-ce vraiment la chose la plus prudente ?

- Bon, vous dites qu’il vous a kidnappé, comment ça s’est passé ?

-Euh…je devais…gérer la prise d’otage de la Central Bank. Il s’est fait passé pour l’un deux, et puis, tout a sauté. C’est là qu’il en a profiter pour me menacer. On est allé jusqu’à ma voiture, et..et il m’a assomé…

Devant le discours confus de l’inspecteur, Jack ne chercha pas à mieux comprendre :

-Bon très bien, ou vous trouvez-vous exactement ?

-Je suis en face du 289 Rockfeller street dans le quartier Rouge.

-J’arrive, ne vous inquiétez pas.

Jak raccrocha puis réfléchit. Pourquoi Weer aurait pris la peine de ne permettre à ce flic de n’appeler que sur le portable de Jack ? Il savait que les choses ne tournaient pas plus rond maintenant qu’il avait retrouvé Kate. Au contraire, tout restait confus et les questions sans réponses.

-Dyer !Vous allez ramener Kate à l’hopital le plus proche, je dois m’occuper de ce Rawls et le retrouver rapidement, vous pouvez faire ça pour moi ?

-Bien sur, mais si je puis me permettre, je ne suis pas sur que la voie dans laquelle vous vous engagez soit la plus prudente…

-Je sais…je sais…mais il me faut des réponses…

Jack appela une ambulance pour qu’elle puisse venir chercher Kate et Erwin, puis il se dirigea vers son van noir. En ouvrant la porte, il s’arrêta net : il y avait quelque chose d’étrange, qu’il avait sous les yeux, mais à laquelle il n’avait pas prêté encore attention. Il revint en courant alors voir son équipier :

-Attendez Erwin !

-Qu’y-a-t-il Jack ?

-Montrez moi les mains de Kate !!Vite !!

Le jeune négociateur prit les deux avant-bras de la blonde puis les orienta vers la lumière. On pouvait lire la stupéfaction sur le visage de l’ancien agent de la cellule.

-Il ne lui a pas coupé de doigt…il lui a juste enlevé sa bague…

-Elle a des plaies relativement grave à cause de la corde qui attachait ses mains. Elle a perdu du sang mais je pense que ce n’est pas plus grave que ça. Pourquoi pensiez-vous qu’elle avait été mutilée ?

-…je ne comprend pas…qu’est-ce que c’est que ce bordel… »

[18:50:47]


13

Michelle commençait à fatiguer, elle n’avait pas mangé de la journée et même si les événements s’étaient apaisées, elle n’était pas sereine. Et la silhouette de Bill Buchanan ne lui arangeait pas les choses. Il venait d’arriver et se dirigeait maintenant vers son bureau pour lui parler, et surement prendre le commandement de la cellule. En un instant , le grand homme aux cheveux courts et blanc neige se retrouva devant sa porte :

« Entrez Bill, entrez.

-Bonjour Michelle, cette journée n’est pas trop dure ?

-Non, maintenant tout va mieux, je crois…qu’on va s’en sortir sans trop d’accroc…

La jeune femme esquissa un sourrire forcé, que son interlocuteur lui renvoya brièvement, mais il était évident qu’il n’ était pas là pour un échange de politesse.

-Tant mieux. Je dois faire le point avec vous sur certaines choses pour la division et j’ai besoin de toute votre attention.

-…et quelles choses exactement ?

-Et bien la mort de Jeremiah Jost a choqué tout le monde, et nous n’avons que très peu de précision en amont, hormis que le terroriste dénommé Adrian Weer s’est enfuis au moment de l’explosion grâce à un inspecteur de police : Richard Rawls.

-En fait, nous ne savons pas si cet homme était dans le coup avec les preneurs d’otages…

-Oui !Ca c’est évident : vous ne savez pas grand chose…Michelle, ce bureau marche au ralenti et on ne peut pas se le permettre. Et cet homme !Ce Marrius Malone qui fouille dans les fichiers de la défense sans autorisation…c’est grave Michelle, pour beaucoup de mes supérieurs vous ne maitrisez pas la situation.

La directrice de la cellule regardait le sol en se tenant les hanches. Elle ne trouvait plus ses mots, mais la conversation était malheureusement pour elle loin d’être finie. Buchanan lui tourna le dos pour regarder à travers la verrière la vaste salle qui servait de lieux de travail aux analystes de la cellule.

-Pour être tout à fait franc avec vous…ce que ma hierarchie apprécie le moins, c’est de savoir Jack Bauer impliqué dans cette histoire. Et je ne suis pas fou Michelle, je sais que vous le couvrez…

Celle-ci était la seule à être au courant de l’enlèvement de Kate Warner, et tant que Jack ne lui avait pas remis la main dessus, il était hors de question qu’elle se couche devant la division.

-Jack Bauer sait parfaitement ce qu’il a à faire et je lui donne toute ma confiance…alors maintenant si vous voulez me virer, ou me remplacer, veillez à ne pas me ménager.

Ces mots ressemblaient à un risque de suicide professionnel programmée, mais c’était le pari osé indispensable pour amadouer Buchanan.

-Non, vous continuez de diriger cet établissement. Vous êtes ici le meilleur élément, et de loin. Cependant je reste avec vous durant toute la durée de l’opération…et je vous prierez de renvoyer la fille Bauer chez elle sur le champ. Elle ne peut constituer qu’un handicap pour cette cellule, je ne veux pas de gens qui travaille contre moi. Et ne discutez pas, c’est un ordre.

Sur ces derniers mots, l’homme sortit de la pièce en laissant la jeune directrice seule avec les nouvelles contraintes face auxquelles elle devait tenir tête. Elle fut sortie de force de sa torpeur quand son téléphone retentit :

- Dessler, Cellule-Anti-Terroriste.

- Bonsoir, je suis Erwin Dyer. J’étais avec Jack. On est arrivé chez Weer et il m’a dit de vous appeler.

-…Alors vous avez trouvé quelque chose ?Ou est Jack ?

-Il est parti retrouver l’inspecteur Rawls. Ce dernier dit avoir été kidnappé par Weer, puis relaché. Il a demandé à Jack de venir le chercher, et il faut que la cellule continue à le couvrir.

-Je ne pourrais pas l’aider bien longtemps. La division commande maintenant, et j’ai déjà reçu l’ordre de renvoyer la fille de Jack chez elle.

-D’accord. Il faut que vous nous envoyez une équipe médicale sur Malcolm Street, on a retrouvé Kate Warner, elle est dans un état critique et elle a besoin de soins d’urgences avec analyse toxicologique et biochimique.

- Vous avez retrouvé Kate ?Mais comment ça se fait que Jack continue alors sa course poursuite ? Il faut immédiatement qu’il arrête, c’est trop dangereux pour lui, et c’est à nous de prendre les choses en mains.

-Je crois qu’il pense être le seul à pouvoir attraper Adrian Weer, et j’ai bien peur qu’il ait raison. Il s’est adressé via une télévision directement à Jack. Apparament il est persuadé qu’il va le rejoindre dans son camp, du moins c’est son objectif, puis il est aussi persuadé que ses victimes ne sont jamais innocentes. Il est convaincu de faire le bien. Finalement, la seule chose que nous connaissons de cet homme, c’est son obsession pour Jack…

Le négociateur n’avait pas tord, en effet. Mais cette obsession qu’éprouvait le terroriste vis à vis de Jack semblait exclure comme cause une eventuelle rencontre dans le passé de l’ex-agent. Même Marrius Malone en piratant les dossiers top secret de la défense n’avait pas trouvé de liens entre les deux hommes. Michelle réflechissait quand le jeune blond reprenait son souffle pour finir sa phrase :

-…et si vous voulez mon avis, je crois que cette affaire est loin d’être reglée. »

[18:56:51]



14


A bord du van noir metallisé, Jack se perdait dans ses pensées et prenait conscience de la route qu’il empruntait, mais la curiosité l’avait emporté sur la prudence. « Et maintenant, je remet notre salut ultime entre tes mains, je suis sur que tu ne me décevras pas. » Quel genre d’homme pouvait dire ça ?Quel genre d’homme était prêt à organiser une prise d’otage dans une banque dans le seul but d’attirer un ex-agent fédéral dans une affaire tout aussi mystérieuse ?
Tous ces hommes assassinés dans ces différents lieux, qui étaient-ce vraiment ?Pourquoi devait-il mériter la mort selon Adrian Weer ?Si il pensait faire le bien en les faisant disparaître, il le pensait tout autant en appelant Jack à se « joindre » à sa cause. Ca ne collait pas parfaitement… « MES VICTIMES NE SONT JAMAIS TOTALEMENT INNOCENTES !! Je ne suis pas un de ces tueurs fou qui font ça pour le plaisir »…non ce qu’il avait dit n’était pas totalement juste…à moins que…à moins que…

[18:57:59]



15


Il était bientôt 19 heures, et ça allait faire maintenant 1 heure que l’explosion de la Central Bank avait eu lieu. Le carrefour ressemblait à une véritable fourmillière qui déployait un flot de lumière rouge et bleue au milieu de la nuit. Des ambulances étaient restées en faction pour soigner les éventuels survivants à l’attaque que l’on retrouveraient, mais juqu’ici, les pompiers n’avaient pu ramener que trois cadavres.
John Pull était le chef ambulancier qui commandait l’integralité du personnel médical sur les lieux depuis 1 heure. Il dirigeait 4 équipes diffèrentes d’infirmiers sur place, qui pour l’instant s’occupaient de soigner les blessés aux alentours du périmètre. Mais quand il entendit la voix du capitaine des pompiers au milieu des ruines l’appeler, il n’hésita pas une seule seconde et se précipita dans ce qui était jadis le hall principal d’une des plus importantes banques de Los Angeles. Tout avait été devasté à l’intérieur et l’odeur de poussière devenait insupportable au bout de quelques secondes. Malgré ça, et le fait que l’on ne pouvait voir plus loin qu’à 5 mètres de soi, les pompiers avaient réussi à atteindre par maints efforts le sous-sol de l’établissement. L’obscurité régnait, et des bruits métalliques peu rassurants retentissaient contre les parois pour atteindre chaque oreille de chaque secouristes, comme pour leur rappeller que le bâtiment menaçait de s’effondrer à tout moment.

« Alors Capitaine !Vous avez trouvé un survivant ?

- On va avoir besoin de renforts, on a pu atteindre le sous-sol. Suivez-moi !

Juste avant de s’éxecuter, John Pull se retourna pour siffler ses brancardiers qui s’activèrent à la tache.
Le chemin juqu’en bas était laborieux, et il fallait traverser divers débris dans l’escalier pour atteindre le niveau inférieur. Quelques pompiers s’y trouvaient et attendaient l’arrivée de leur chef. Ils s’étaient agglutinés dans un coin contre un mur et semblaient s’affairés à ouvrir une porte.
Quand le capitaine arriva, il demanda à ses hommes de dégager la voie pour que le chef ambulancier puisse observer la situation par lui-même : il y avait une grande porte épaisse et arrondie, dégondée légérement par les secours. On pouvait y voir un espace, une fine ouverture entre le mur et la porte qui laissait entrevoir une vive lumière dans une pièce. John Pull s’y précipita :

-Hé !Est-ce que quelqu’un m’entend ?Y-a-t-il des survivants ici ?

On pouvait entendre des gémissements. En effet il y avait de la vie ici. Une petite voix répondit à l’ambulancier :

- …Oui, je vous entend…Vous me voyez là ?

A travers la scissure, une masse noire s’immisca.

-Oui je vous vois.Combien êtes vous et combien y-a-t-il de blessés ?

-…On est tous ici !Tous sains et sauf…

[19:00:00]
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Lun 26 Juin 2006 - 23:17    Sujet du message:
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Ah that's great ! Je vais l'imprimer et le lire demain ! Very Happy
J'espère que tu profiteras des vacances pour publier le + d'épisodes possible ! Razz
_________________
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magnetik
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 Message Posté le: Mar 27 Juin 2006 - 0:21    Sujet du message:
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ouais les vacances ça a du bon.
Franchement c'est trés dur de trouver du temps pour ça (tu dois en savoir quelquechose) donc voilà, j'abandonne pas, en esperant que tes impressions seront toujous aussi bonne!!
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