kegari Meilleur(e) ami(e) de Kim

Inscrit le: 29 Mar 2007 Messages: 11
|
Posté le: Mer 04 Avr 2007 - 15:16 Sujet du message: La saga Hannibal Lecter |
|
|
Voici ma critique de Hannibal Lecter les origines du mal, sorti il y a peu au
cinéma, et qui raconte la naissance du monstre. Saga qui je trouve, est très
bien faite
La naissance d’un monstre. Voilà comment on pourrait décrire ce film. Celui-ci
se place avant ses prédécesseurs à savoir Le sixième sens réalisé en 1989 par
Michael Mann, Hannibal en 2001 réalisé par Ridley Scott et Le dragon rouge en
2002 réalisé par Brett Radner. On nous raconte enfin la naissance, les
origines de ce monstre. Pouah ! Encore un ? Après les sagas de 007, Star Wars,
Massacre à l a tronçonneuse où l’on nous présente les origines de nos héros,
Hannibal Lecter ne se différencie pas d’eux … sur ce point. Car si dans Casino
Royale, des invraisemblances et des questions subsistent, tout comme dans Star
Wars, Hannibal s’en sort assez bien. Qui a dit qu’Hannibal était un film
barbare sanguinolent, avec une violence bête et gratuite ? Eh bien toute cette
barbarie prend un sens avec Ce film, il fallait une recette spéciale car
censer expliquer le pourquoi du comment, le minimum nécessaire, eh bien il est
fait, et largement …
Le problème est que l’attrait de ce personnage réside principalement dans son
côté mystérieux, alors un problème se pose : il fallait raconter son enfance,
mais sans lever son côté mystérieux.
Hannibal est-il : un Hanimal, un KHannibal, un monstre, un humain ? Premier
mystère ? Eh bien, on ne sait pas trop, peut-être qu’il est tout à la fois,
probablement.
Comment renier le comportement animal, il est une bête sauvage, son territoire
représenté par Lady Murasaki est sien, on n’en approche pas, son premier
meurtre, est en quelque sorte une guerre de territoire, on a voulu s’en
prendre à sa tante, et il s’est battu pour elle et ce malgré que le combat
ressemblait à celui de David contre Goliath. Ne remportant qu’à moitié cette
bataille, il viendra la finir, mais qu’importe la loyauté du combat où, le
boucher se retrouve rapidement sans armes, il est un animal et son territoire
est sien. Il pourrait donc, être comparé à un lion. Comme le lion, il attend
patiemment, se cache, et agit avec une grande agilité et intelligence,
lorsqu’il pénètre dans la maison de Grentz, ou alors lorsqu’il repère
patiemment les lieux à Fontainebleau.
Le comportement cannibale est toujours lié au comportement animal, les
animaux, se mangeant entre eux. On tente de nous expliquer comment Hannibal,
est devenu un psychopathe au comportement cannibale. Eh bien, l’explication de
cette facette est médiocre, il serait cannibale car sa sœur aurait été mangée
?! Ce point est quelque peu … faiblard. Le principe serait : si je vois qu’on
mange quelqu’un que je connais, je vais manger les autres ! Certes l’Homme n’a
pas de logique, mais quand même, l’explication aurait pu être bien meilleur.
Hannibal est un monstre, mais un monstre humain. Où aurait été l’intérêt si
l’on nous avait présenté un petit Hannibal qui est né psychopathe, cannibale.
Ainsi, on nous explique que la cause serait les Lituaniens qui ont mangés sa
sœur devant ses yeux, voire, qu’il en aurait lui-même mangée. D’ailleurs cela
amène une interrogation : a-t-il prit goût, ou venge t-il sa sœur sur chacune
de ses victimes ? Quoi qu’il en soit ce comportement reste assez extrême.
Le film mets également en avant la sensibilité du personnage. Cela est dû là
la mort de sa sœur - le réalisateur le pense si fort qu’on l’a entendu-, mais
on croit lire en Hannibal une certaine culpabilité. Selon Grentz, un des
Lituaniens, Hannibal aurait lui-même mangé de sa sœur. Mais en plus, à travers
des flashs back toujours flous on nous montre qu’Hannibal, lorsqu’il n’y avait
rien à manger donner tout à sa sœur. Celle-ci étant donc plus corpulente
qu’Hannibal sera choisie pour le repas. Dans son cannibalisme on peut
discerner un autre rapport avec le passé. On dit d’un repas qu’il se mange
froid, or, Hannibal ne fait que très rarement cuire les éléments humains,
préférant les manger … froids. Jeu de mots, ou … simple coïncidence ? En tout
cas, ce jeu de mots est plusieurs fois suggérée et ne manque pas de faire
sourire.
Une autre interrogation, son masque aussi culte que celui de Scream. Sa tante
aurait une passion pour les sa mourais : l’un d’entre eux porterait un masque,
celui auquel elle voue son culte, c’est pour ca qu’Hannibal porte celui-ci.
Ouais d’accord, bah franchement, on renvoie le scénariste à sa copie, il est
vrai qu’on aurait pas fait mieux … dans la médiocrité !
La médiocrité semble s’être d’ailleurs emparée de cette chinoise, la tante
d’Hannibal, celle de l’on vient de parler. Alors que son personnage, aimant
Hannibal –pour une raison très banale, à savoir ses parents seraient eux aussi
morts, par la bombe A-, est très complexe, et que l’on ne discerne ses
sentiments envers-lui que très difficilement, celle-ci fait presque l’inverse
du sentiment qu’elle doit jouer … Le personnage d’Hannibal semble par contre
semble être taillée sur mesure à Gaspard Ulliel, un costard parfait, avec une
coupe qui l’est tout autant, des yeux qui vous percent à chaque regard, une
expression de bouche sanguinolente parfaite et une voix parfaitement placée.
Pour en revenir à ce personnage qu’est Hannibal, -peut-être allez vous me
fuir-, comment ne pas comprendre sa douleur ? Comment ne pas craquer face à
une personne de la pire espèce pour ne pas dire autre chose, qui vous insulte
alors que votre douleur est énorme. Ne voudrait-on pas tuer une personne qui
vous a fait tant de mal au point de regretter la vie ? Eh bien si tel est
votre cas, alors vous n’êtes pas loin de commettre votre premier crime. C’est
ce que cherche à nous montrer très habilement le réalisateur. Ce film remet en
cause la bonne nature même de l’Homme, on se remet en question. Ce film est
donc magnifiquement réalisé, avec une utilisation parfaite et maîtrisée du
montage inversé, des images très belles, malgré des grosses lacunes
scénaristiques explicatives. Surtout ce film nous amène à réfléchir sur
soi-même, n’est-ce pas là une excellente manière de sortir d’une salle
obscure, en réfléchissant. |
|