Posté le: Sam 07 Avr 2007 - 12:54 Sujet du message:
j'ai lu tout depuis le début et je dois dire que ca m'emballe ton histoire !!
y'a moyen
d'avoir plus d'infos lol car serais fortement tenté de participer !!
en tout cas joli travail Obi !! _________________
Addicted to Kiefer and 24 ! En mode Soutien à la Team Cassar for B-T !
Posté le: Jeu 24 Mai 2007 - 20:33 Sujet du message:
Bon ok le calendrier prévisionnel est dans les choux, le retard accummulé est
impressionnant, le site en déconfiture presque totale et l'émulation autours
du jeu en berne...
Mais attention je
reviens...
Prochain épisode
lundi au plus tard...
Et je vous réserve beaucoup de surprises d'ici au lancement de la phase de
jeu...
Notemment la possibilité d'un cadeau pour l'équipe gagnante...
Obi-Wan,
Des projets en retard n'en sont pas moins des projets qui avancent... _________________
May the Force be with You... for ever !
Mais offrez un trefle à 4 feuilles à Kim bon sang !!!!!
" Y doit y'avoir 80 larbins au chateau et c'est vous qui tappez la tambouille ! ? ! "
Posté le: Ven 25 Mai 2007 - 17:18 Sujet du message:
-=[ EPISODE N° 4
]=-
La maison coloniale située dans la banlieue de Chicago résonnait des cris de
joie des enfants et de la bande son du Magicien d'Oz.
Sur les pelouses, dans les parterres de fleurs, aux balustrades de toutes les
fenêtres et de tous les balcons voletaient de magnifiques ballons
multicolores. Il y en avait près de mille.
Partout sous le chapiteau dressé non loin de la piscine pour l'occasion, des
feuilles de papiers cadeaux trainaient.
Sur la table principale trônait une pièce montée en forme de Tour Eiffel pas
encore entamée.
A sa droite siégeait une corne d'abondance qui déversait des fruits et des
friandises.
A sa gauche, se trouvaient les gâteaux d'anniversaires commandés spécialement
pour l'occasion chez le plus célèbre pâtissier de la ville, le framboisier et
le parfait au chocolat se battaient la vedette au niveau de la popularité des
jeunes, et les tartes aux fruits frais avaient les suffrages des mamans
conviées à rester pour l'occasion.
La cinquantaine de jeunes étaient répartis en grappes.
D'aucun batifolaient dans la piscine, d'autre se courraient après dans une
sorte de jeu de loup, d'autres encore tendaient quelques pas de danse sous le
regard bienveillant de leurs chaperons, d'autres enfin tentaient de faire une
partie de rugby avec les gardes du corps présents.
De son bureau au premier étage, Don Cinati regardaient les festivités.
Sa cinquantaine aux tempes grisonnantes renforçait le charme de ses rides
naissantes.
Ses yeux bleus se plissèrent pour correctement distinguer la reine de la
journée, son unique fille, qui commençait à s'approcher de trop près d'un
garçon…
- Nous étions pareil à son âge Elisabeth et moi… Elle lui ressemble tant…
L'homme au milieu de la pièce hocha la tête.
Il avait la trentaine et était vêtu d'un costume venant de chez Hugo Boss.
Son coté droit était déformé par le holster et on distinguait le fil de son
oreillette.
Il dégageait de sa silhouette à la fois du respect, de la crainte et un
charisme qui font la différence entre les simples mortels et les êtres
exceptionnels.
- Vous savez Brill, vous êtes certainement la personne que je respecte et que
j'admire le plus.
- Merci monsieur.
- Voilà bientôt 6 ans que vous êtes à mon service, dont 3 en tant que
responsable de ma sécurité rapprochée…
Il marqua une pause.
- En 3 ans, vous m'avez évité 3 attentats, 2 enlèvements et entamé une
formidable mutation de mes activités et de ma personne vers l'honnêteté et la
respectabilité.
- Merci monsieur.
- Suis-je aussi bon que cela au fond de moi ?
- Je le crois monsieur. Si tel n'était pas le cas, cette mutation ne serait
pas possible…
- Certes… mais qu'en pensent vos supérieurs au F.B.I. et à la N.S.A. ?
Brill sembla interloqué.
Il regarda machinalement et furtivement autours de lui. Ils étaient toujours
seuls dans la pièce.
- Ne vous affolez pas mon ami… je le sais depuis bientôt 4 ans.
Je n'ai rien dit avant car j'ai pensé que vous pourriez me servir
d'échappatoire.
Maintenant, nous savons tous les deux que notre relation n'est pas viable dans
l'état et que des choix doivent être fait.
Brill ne dit mot.
- J'ai fait un choix et j'en ai fait part à la Famille hier.
Je vais me retirer.
Mes activités légales me permettront de vivre confortablement.
- Mais vous risquez votre vie en faisant cela. Et le F.B.I. voudra vous
entendre…
- Je sais tout ceci.
C'est je pense le dernier anniversaire que je peux offrir à ma fille.
Je lui ai déjà offert beaucoup, mais je voudrais lui offrir une dernière
chose…
Il se retourna et fixa l'agent infiltré.
- Quoiqu'il se passe, quoiqu'il arrive, promettez-moi de la protéger.
Je ne veux pas qu'elle devienne comme moi et je ne veux pas que quiconque se
serve d'elle pour faire pression sur moi.
Je me tuerai s'il le faut.
L'agent fixa le baron de la pègre droit dans les yeux. La peur et l'amour s'y
reflétaient.
- Je ferai tout pour qu'il ne lui arrive rien.
- Bien.
J'ai pris certaines dispositions vous concernant et concernant Catherine.
Mon chalet dans les rocheuses ainsi que celui en Suisse vous appartiennent
désormais.
Il y a aussi un certain compte en banque…
Il lui tendit un papier sur lequel étaient écrits le nom d'une banque et un
numéro.
- Un hélicoptère va arriver d'ici 1h.
- Je dois rencontrer la Famille.
- C'est risqué vous savez…
- Plus maintenant.
Je sais que vous veillerez sur ce que j'ai de plus cher au monde.
- Bien monsieur.
- Merci… mon ami.
Descendons que je vois ma princesse...
Quand elle les vit arriver au niveau du chapiteau, la jeune Catherine courra à
la rencontre de son père et lui sauta au cou.
Du haut de ses 15 ans, elle devenait une belle jeune fille.
- Papa, cette garden party est un magnifique cadeau !
- Merci mon ange. J'ai encore un cadeau pour toi.
Il lui tendit un petit écrin de velours rouge.
Elle l'ouvrit. A l'intérieur il y avait une paire de boucles d'oreilles en
perles.
- C'était celles que j'avais offert à ta mère à notre mariage.
- Ho merci papa…
Ils s'étreignirent.
Au loin le bruit d'un hélicoptère se faisait entendre. Il semblait se
rapprocher très vite.
Brill s'écarta de son Don Cinati.
- Contrôle à tous. Au rapport.
- Maison. RAS.
- Garage. RAS.
- Jardin. RAS.
- Piscine. RAS.
- Grille ? Pas de réponse.
- Phil, tu es là ? Toujours pas de réponse.
L'hélicoptère se rapprochait de plus en plus. Brill comprit ce qui se tramait
en voyant en même temps arriver 3 4x4.
- Monsieur…
- Faites ce que vous avez à faire Brill.
- Bien monsieur.
- Quoiqu'il aarrive ma chérie, fais tout ce que Brill te demandera. N'aie
confiance qu'en lui.
Je t'aime Catherine.
Il l'embrassa tendrement sur le front.
Brill se lança, attrapa Catherine par le bras et l'entraina en direction d'un
bosquet.
Lorsqu'elle se retourna une dernière fois, elle vit son père s'effondrer au
sol, une balle l'ayant touché en pleine poitrine.
Partout dans le jardin la panique et les coups de feu résonnaient.
L'hélicoptère se mit en batterie et commença sa mélodie funeste.
Ceux qui échappaient à ses balles étaient rattrapés par les hommes au sol et
systématiquement tués.
Brill plaqua Catherine au sol en lui bloquant la bouche pour qu'elle ne crie
pas. Il sortit son téléphone et appela le Bureau.
- FBI emergency call, Quantico. Veuillez décliner votre identité.
- Agent Buchanan, matricule 609854. Priorité code rouge infiltration Cinati.
- Je vous écoute agent Buchanan.
- Envoyez immédiatement tous les moyens disponibles à la résidence de Don
Cinati à Chicago.
Il y a une trentaine d'assaillants équipés de moyens de guerre et avec support
aérien.
Et passez moi le Directeur en priorité absolue !
- Je transmets l'information et je vous passe le Directeur.
- Merci et faites vite.
…/…
- Que se passe-t-il agent Buchanan ?
Je fais simple Monsieur, la résidence a été attaquée pendant l'anniversaire de
la fille de Don Cinati.
Il a été tué.
Je pense vu les moyens déployés et les informations dont je dispose qu'il
s'agit de la Famille.
- Combien de victimes ? Des survivants ? Vous êtes en sécurité ?
- Je suis apparemment le seul survivant avec la fille de Don Cinati.
Nous ne sommes pas exposés directement, mais notre sécurité est assurée
pendant quelques minutes, le temps que la cavalerie arrive…
- Très bien.
Je préviens le Bureau de Chicago que vous et Mlle Cinati devenez notre
priorité absolue.
- Monsieur, je ne fais confiance à personne à part vous…
- Entendu. Alors sortez-vous de ce bourbier et rendez vous à Quantico demain.
- Bien Monsieur.
Lorsqu'il raccrocha, les premières sirènes des secours se faisaient entendre.
L'hélicoptère et les 4x4 commençaient déjà à partir.
Il inspecta rapidement les environs. Puis, il se pencha vers Catherine.
- Catherine écoute moi bien.
Je vais retirer ma main de sur ta bouche car je veux être sur que tu
comprennes ce que je vais te dire.
Mais il ne faudra pas que tu cries ou que tu t'affoles d'accord.
Elle fit oui de la tête. Il retira alors sa main.
- Catherine, je ne suis pas réellement un des hommes de main de ton père. En
fait je suis agent du FBI.
A partir de maintenant, nous sommes toi et moi en danger de mort, car nous
avons vu ce qui s'est passé.
Elle hocha la tête. Son visage était couvert de résidus de feuilles mortes et
de lourdes larmes embuaient ses jolis yeux.
- Nous allons partir d'ici discrètement.
On ne peut faire confiance à personne.
Ton père savait qui j'étais. Il m'a demandé de lui faire une promesse. Et je
compte bien la tenir… mais pour ca j'ai besoin que tu me fasses confiance et
que tu m'écoutes au moins le temps que l'on soit en sécurité, d'accord ?
Elle lui adressa un regard à la fois plein d'incrédulité, de tendresse, de
haine, et de gratitude.
- Oui arriva-t-elle à hoqueter.
- Bien. Maintenant, suis-moi et sois la plus discrète possible.
Ils sortirent du bosquet. Les seuls êtres vivants présents dans le jardin
étaient un couple de hérisson qui tentait une fuite loin du tumulte.
Elle parcouru des yeux tous ses amis étendus, gisant dans leurs sangs. Puis
soudain elle vit son père…
- PAPA !
- Que se passe-t-il Catherine ?
Elle tourna la tête et vit son compagnon à ses cotés. Il semblait inquiet pour
elle.
Elle secoua la tête, histoire de désembrumer ses pensées. Le réveil indiquait
6h36.
Dans leur chambre, on percevait déjà les premières agitations du jour sur
Central Park …
- Ce n'est rien… Un cauchemar surgit du passé…
- Tu veux en parler ?
- Non. Ca ne sert plus à rien…
- Viens allons déjeuner, tu veux ?
- Oui.
Elle se leva, et mit une paire de boucles d'oreilles en perle qu'elle n'avait
pas porté depuis plus de 15 ans…
Vendredi 30 mars – 14h37 GMT
Central Park – New York. _________________
May the Force be with You... for ever !
Mais offrez un trefle à 4 feuilles à Kim bon sang !!!!!
" Y doit y'avoir 80 larbins au chateau et c'est vous qui tappez la tambouille ! ? ! "
Dernière édition par Obiwan le Mar 27 Nov 2007 - 16:08; édité 2 fois
Posté le: Lun 28 Mai 2007 - 16:14 Sujet du message:
oui c est klair moi aussi je suis impatient _________________ bonjour je suis un fan de 24 heures chrono aller voir mon skyblog:
http://jack-bauer.skyblog.com
Posté le: Mar 11 Sep 2007 - 10:36 Sujet du message:
Je présente toutes
mes excuses aux participants qui auraient aimé voir ce jeu se lancer
enfin...
Je vous demande une grande patience, car j'ai encore quelques petites choses à
régler d'un point de vue perso et pro avant de finaliser le jeu.
Par contre ne croyez pas que je me suis endormi sur mes lauriers pendant ce
temps...
Des modifications sont prètes et elles seront appliquées et expliquées en
temps et en heures.
D'ici là... ben
désolé
Obi-Wan,
Se confond en excuses... _________________
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Posté le: Mar 16 Oct 2007 - 17:39 Sujet du message:
-=[ EPISODE N° 5
]=-
Lundi 15 octobre – 13h00 GMT
Siège de l’ONU – New York
- Mesdames et messieurs les journalistes, le Secrétaire Général des Nations
Unies répondra à vos questions à l’issue du discours qu’il va prononcer.
Je vous demande donc de respecter vos collègues en ne prenant la parole que
lorsqu’elle vous sera donnée.
Merci d’avance.
Elle marqua une pause et prit le temps de fixer l’ensemble de la salle afin de
s’assurer qu’aucun ne transgresserait ses directives.
Au cours des mois passés, c’est l’ensemble du système politique mondial qui
s’était retrouvé dans la tourmente.
Ce jour devenait décisif pour le monde, elle le savait.
Du coin de l’œil elle aperçu un code lui indiquant qu’il était prêt à entrer.
- Mesdames et Messieurs, le Secrétaire Général des Nations Unies.
Il fit son entrée posément. Son visage était grave. La fatigue tant physique
que morale se reflétait sur toute sa personne.
- Merci Catherine.
Il prit une gorgée d’eau, respira tranquillement en observant les journalistes
présents. Il les connaissait presque tous personnellement.
- Mes amis, l’heure est grave.
Nous devons faire face à une crise d’envergure mondiale qui si elle n’est pas
stoppée à temps risque de tous nous plonger dans le chaos.
Les événements passés laissent présager que nous sommes impuissants face au
terrorisme ou aux réseaux mafieux.
Mais Némésis n’est pas Athéna et les résultats sont là.
Certes, nous aurions pu nous attendre à mieux, mais ce sont les petits
ruisseaux qui font les grandes rivières et nous persisterons dans ce sens.
Il se tut. Son visage semblait encore plus marqué qu’avant son discours.
Déjà, la quasi-totalité des journalistes levaient la main.
Il savait qu’il allait devoir donner des explications concernant l’état de
santé du Président Américain mais aussi concernant l’avancement de l’enquête
sur l’attentat qui l’avait plongé dans le coma deux mois auparavant.
Inévitablement, on lui demanderait où étaient passées les centaines de
millions de dollars détournés dans la faillite organisée des pays de l’ancien
bloc communiste.
On lui parlerait également de la puissance mafieuse dans le monde, du trafic
de drogue international, des groupements paramilitaires, de la montée des
intégrismes religieux…
Ses yeux se brouillaient déjà. Une autre gorgée d’eau.
Il se tourna alors vers elle.
Elle comprit que quelque chose d’anormal se passait et vint délivrer son
mentor en abrégeant la série de questions/réponses.
Il n’eut pas le temps de quitter l’estrade que déjà il s’éffondrait… _________________
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Dernière édition par Obiwan le Mar 27 Nov 2007 - 16:09; édité 2 fois
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Inscrit le: 07 Nov 2004 Messages: 2713 Localisation: Derrière mes lunettes
Posté le: Jeu 18 Oct 2007 - 23:45 Sujet du message:
Ah Obiwan ( soupir langoureux...) !!!!!!!!!!!!
p.s. : envoies un mp à un modo, car je crois qu'ils ne t'ont pas entendu.
S'il faut être connecté un des jours précis que tu proposes, je vote le 15
décembre car je ne serai pas dispo. les 2 autres jours.
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Dernière édition par Obiwan le Lun 29 Oct 2007 - 14:10; édité 1 fois
Posté le: Mer 24 Oct 2007 - 18:17 Sujet du message:
-=[ EPISODE N° 6
]=-
Mardi 16 octobre –
14h30 GMT
Maison Blanche. – Washington D.C.
- Franchement j’aimerais assez qu’on m’explique un peu de quoi j’ai l’air en
ce moment !
Je me demande si ce pauvre Georges n’a pas le meilleur rôle !
- Toutes nos équipes sont en action Monsieur le Président et je...
- Encore heureux que vos équipes soient en action !
Mais on est où là bordel ?
Je suis à la tête de la première puissance du monde et tous mes services de
sécurités sont incapables d’empêcher un attentat contre le Président ou de
prévenir un malaise du Secrétaire Général des Nations Unies !
Et je passerai sur l’incompétence dont fait preuve l’organe multinational
visant à lutter contre le terrorisme dont j’ai la responsabilité !
- Croyez bien Monsieur le Président que nous faisons tout ce qui est
légalement possible afin de retrouver à la fois les terroristes, mais
également leurs commanditaires…
- Dois-je vous rappeler que j’ai un diplôme en hypocrisie politique ?
- Ce que veut-dire le Directeur Général de la W.W.C.T.U. c’est que toutes les
ressources nationales sont misent à disposition afin de faire avancer
l’enquête…
- Vous prenez sa défense maintenant ? Vous en êtes où au F.B.I. ? Vous avez
fait la lumière sur les incompétences qui ont permis l’attentat contre le
Président Leeroy ?
- Et bien en collaboration avec la C.I.A. et le Département d’Etat, nous
envisageons la possibilité d’un complot qui…
- Allez-y ! ENVISAGEZ !
J’en ai assez entendu !
Si d’ici à la fin de l’année je n’ai aucun résultat concret, des têtes vont
tomber !
Maintenant laissez moi ! J’ai un discours à préparer !
Les différents directeurs et généraux présents saluèrent le Président et
quittèrent le Bureau Ovale.
Ils se donnèrent rendez-vous 24h plus tard dans le bunker sécurisé du
Pentagone.
Mercredi 17
octobre – 09h30 GMT
Aéroport de Roissy – Charles de Gaule – Paris
Installé confortablement dans le salon V.I.P. de la Lufthansa, l’homme d’une
cinquantaine d’années parcourait l’édition parisienne de The International
Herald Tribune.
Une hôtesse s’approcha de lui.
- Désirez-vous quelque chose monsieur ?
- Oui. Je voudrais un scotch on the rocks et un téléphone pour un appel à
l’international.
- Très bien monsieur.
L’hôtesse revint moins de 5minutes à après. Il lui tendit son American
Express, attendit qu’elle revienne avec son reçu, puis composa l’indicatif de
la Suisse.
- Allo ?
- Eddy ?
- Oui. Qui est à l’appareil ?
- C’est ton oncle Alfred…
- Ha ! Oncle Alfred ! Comment vas-tu ?
- Eddy, je suis désolé de t’appeler comme ca à la dernière minute, mais je
suis à Paris là. Je vais prendre l’avion pour Lausanne. Peux-tu venir me
chercher à l’aéroport ?
- Mais mon oncle, croyez-vous raisonnable de voyager dans votre état ?
- Les soucis que j’ai rencontrés ces derniers mois me poussent à penser que je
dois voir ma famille une dernière fois.
De plus, j’ai quelques affaires à vérifier et à solder en Suisse…
- Très bien mon oncle. Alors je viendrai vous chercher à l’aéroport.
- Merci mon petit.
Je t’appellerai depuis l’avion pour te dire à quelle heure j’arrive.
- Pas de soucis mon oncle. J’attends votre appel.
- A tout à l’heure mon petit.
Il raccrocha la communication. Cet appel sans ligne sécurisée était risqué, il
le savait, mais les événements de ses derniers jours ne lui permettaient pas
de faire autrement.
Il fallait absolument qu’il se rende à Genève afin de limiter au maximum les
recherches que ce fichu inspecteur de l’I.R.S. menait sur les activités du
groupe aux Etats-Unis.
Il risquait sa couverture en s’exposant aussi ouvertement. Eddy devait être
surveillé par l’I.B.I. mais c’était aussi la seule façon de le voir.
Il savoura encore son scotch. Pas aussi bon que celui qu’il distillait dans le
nord de l’Ecosse, mais bon quand même.
Il fit signe à l’hôtesse.
Cette dernière arriva d’un pas gracile.
- Dans combien de temps est prévu l’embarquement pour Lausanne ?
- Vous avez encore une bonne heure à patienter monsieur.
- Bien.
Servez m’en un double alors !
Il lui fit un clin d’œil lourd de sens. La jeune femme s’empourpra.
S’il avait été plus jeune, il serait déjà avec elle dans un lieu plus
tranquille…
Jeudi 18 octobre –
23h30 GMT
Hôtel Hermitage – Londres.
Le badge passe-partout qu’il avait obtenu fonctionnait parfaitement.
Il entra sans le moindre bruit dans la chambre.
Il observa un peu avant de se diriger vers le lit.
Tout était parfaitement rangé. Même les dossiers sur le bureau semblaient
répondre à une logique mathématique bien rodée.
Il dormait d’un sommeil lourd, profond.
Déjà il ressentait l’excitation lui étreindre le bas du dos et remonter le
long de sa colonne vertébrale. Il sortit sa seringue remplie de GHB et
tranquillement piqua sa victime au niveau de la carotide.
L’homme sursauta, mais déjà l’effet concentré du poison faisait son effet.
Cette nuit là, il décida de s’amuser un peu. Ce n’était pas un mauvais bougre
et il ferait un bon petit esclave, mais il déviait déjà de sa mission initiale
et il devrait le tuer.
Il en avait trop vu, ou plutôt il en profitait déjà de trop et ca ne semblait
pas lui déplaire.
Après avoir profité sexuellement de sa victime pendant une petite heure, il
l’étrangla, froidement.
Il allait devoir laisser les différents accessoires qu’il avait amenés, mais
cela aussi faisait partie de son plan.
Il se dirigea alors vers le bureau et commença à faire le tour des dossiers.
Aucun ne correspondait à celui qu’il cherchait.
Il ouvrit alors la serviette au pied du bureau et le trouva.
Il salua le corps d’un petit signe de main en lui disant merci.
Il sortit discrètement de la chambre puis de l’hôtel avant de se fondre dans
la foule.
Demain il serait à Paris avant de rentrer aux Etats-Unis.
Vendredi 19
octobre – 22h30 GMT
Siège du F.B.I. – Quantico.
- Agent Delaney, désolé de vous déranger…
- Qu’y-a-t-il Margaret ?
- Le Directeur vous demande dans son bureau.
- Très bien, j’arrive de suite.
L’agent Delaney se leva. Dans son costume de coupe classique, il était
difficile de lui donner un âge quelconque.
Il semblait avoir entre 32 et 45 ans, mais sans certitudes. Ses cheveux
commençaient à peine à grisonner et ses rides d’expression ne faisaient
qu’accentuer son charme et son magnétisme naturel.
Son allure de séducteur romantique aurait fait pâlir George Clooney et son
travail sur les crimes en séries auraient rebouté n’importe qui d’autre.
En trois minutes, il fut dans le bureau du directeur.
- Bonjour Agent Delaney.
- Bonjour Monsieur le Directeur.
- Peut être connaissez vous déjà l’Agent Philibert ?
- Nous n’avions pas encore eu l’occasion d’être présenté…
- Voilà chose faire.
Je vais aller droit au but.
Avec l’attentat sur le Président Leeroy, tout le monde est à crans, notamment
le nouveau Président.
- Je comprends tout à fait…
- J’ai besoin de résultats rapide si je veux montrer l’efficacité du Bureau.
- Bien monsieur. Et en quoi puis-je vous être utile ?
- Je viens d’être informé que l’un de nos ressortissants a été assassiné la
nuit passé dans un hôtel de Londres.
Il semblerait que le mode opératoire soit identique à une affaire sur laquelle
l’agent Philibert ici présent est en train de travailler.
- Vous souhaitez donc mon concours sur cette enquête ?
- Oui. Mais n’allez pas croire que je sous estime l’agent Philibert,
simplement la personne assassinée n’est autre que le neveu du Secrétaire
d’Etat à la Défense.
Je veux donc à la fois la plus grande discrétion mais aussi des résultats les
plus rapides !
- Très bien monsieur.
- Je vous donne carte blanche, mais je veux des résultats ! Agent Delaney,
vous reprenez la responsabilité de l’enquête et l’agent Philibert vous
assistera.
Ce sera tout, messieurs.
- Merci Monsieur le Directeur.
Les deux agents quittèrent le bureau du Directeur du F.B.I. et se rendirent
dans celui de l’agent Philibert afin de faire le point.
Samedi 20 octobre
– 14h19 GMT
Un château en Bavière – Allemagne.
Assis à son bureau, le Général planifiait les derniers détails de son plan de
déstabilisation. Soudain, sur l’écran de son ordinateur, un message lui
indiqua l’arrivée d’un nouvel e-mail.
Il l’ouvrit.
« Vos hommes sont de bien piètres chasseurs. Faites attention, car la proie
peut très facilement inverser les rôles.
Je ne sais qui vous êtes, mais je ne tarderai à le découvrir, comme je viens
de le faire avec votre e-mail.
Vous avez déjà perdu le Comte Von Dorf, souhaitez vous également perdre votre
fidèle lieutenant ?
J’espère ne pas avoir à vous prévenir une nouvelle fois, car ce serait alors
la dernière.
Cordialement,
Le Chacal. »
Le général sourit. Il regarda sa montre. Il ne pourrait contacter le colonel
avant 2h…
Ce Chacal méritait donc bien sa réputation.
Il devrait donc redoubler de précautions.
Dimanche 21
octobre – 02h30 GMT
Central Park – New York.
- Quand je t’ai rencontré il y a 6 mois au Madison Square Garden, tu m’as dit
qu’il te fallait du temps pour prendre une telle décision.
Aujourd’hui j’ai besoin de ta réponse.
- Tu sais aussi bien que moi que je me dois d’accepter.
J’ai vu John Cage il y a un mois et demi a Lyon…
Nous ne sommes que deux au monde à connaître ton identité.
Personnellement j’estime que c’est déjà un de trop…
- Tu sais à quel point je te fais confiance et tu sais également que si tu
refuses, je ne ferai rien pour te nuire car je sais que tu ne diras jamais
rien.
- Ouaip…
Les choses ont beaucoup changées tu sais…
Et j’avoue qu’avec l’autre taré à la tête du pays je préfère être dans le bon
camp.
- Dois-je en déduire que tu acceptes ?
- On va dire ca comme ca… de toute façon il serait peut être bon que tu aies
enfin quelqu’un de sensé pour te dire quand tu as tord et surtout s’occuper
d’un recrutement digne de ce nom !
Je suis sur que John t’a dégoté une planque du tonnerre, mais niveau RH il a
encore un peu de travail à fournir !
- Oui tu as bien raison sur ce coup là.
Le jet est prêt à décoller et attend à JFK. Tout a été déposé à ton nom…
- Tu aurais fait quoi si j’avais refusé ?
- Je ne l’ai jamais envisagé…
Allons-y !
Les deux hommes sortirent du parc. L’un prit sa voiture tandis que l’autre
hélait un taxi.
L’I.B.I. décollait enfin…
Lundi 22 octobre –
08h30 GMT
Quelque part dans l’est de la France.
- Alors, que penses-tu de tout ca ?
- Tu as fait du bon boulot John, mais il y a quelque chose qui me chagrine :
l’aéroport le plus proche est pas à coté…
- Je le sais.
J’y ai beaucoup réfléchi. Et c’est pour ca que j’ai maintenu le site officiel
à Lyon.
Comme ca, le jet est paré à décoller dans l’heure. Et vous gardez vos
installations secrètes car justement on n’imaginera pas que nous ayons pu
installer ce site à cet endroit là.
- C’est clair tu es un « Dieu » en matière de logistique !
- Je sais…
Les trois hommes éclatèrent de rire.
- Et si on s’occupait un peu de notre équipe maintenant ? _________________
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Dernière édition par Obiwan le Mar 27 Nov 2007 - 16:11; édité 2 fois