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| Que pensez-vous de Mad Men ? |
| Une très bonne première saison. |
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| Prometteur pour ce que j'en ai vu. |
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| Je n'ai pas trop aimé la saison 1. |
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| Total des votes : 2 |
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| Auteur |
Message |
Palmer22 Maître du temps


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4818 Localisation: In trouble.
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Posté le: Mar 01 Avr 2008 - 17:54 Sujet du message: Mad Men |
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Mad Men
La série phare de la chaîne AMC (avec
Breaking Bad) méritait bien un topic à
son nom, voilà qui est fait. D'ailleurs, Mad
Men est le premier drama de cette chaîne câblée, tout simplement.
Cette série créée par Matthew Weiner (scénariste des les Sopranos) suit le quotidien de plusieurs
publicistes new yorkais dans les années 60. A la tête de Sterling Cooper
Advertising Agency, le cynique Don Draper (interprété par Jon Hamm) apparaît
comme un véritable requin dans ce milieu où la concurrence est rude. Les
agences de pub ont un rôle déterminant : le pouvoir d'influencer les
consommateurs. Chaque épisode de la série dure 46-48 minutes et il y'a 13
épisodes par saison.
"Petite perle dans la lignée de Brotherhood ou des Sopranos" selon les critiques, toutes unanime sur la qualité
du show, Mad Men a connu 13 épisodes
pour sa première saison, qui a été diffusée durant l'été 2007. Une saison 2 a
connu autant de succès, et la saison 3 démarré le dimanche 16 août 2009. A
noter que l'audience fut bonne pour la série, malgré qu'elle fut
continuellement en baisse (elle a commencé à 1.6 millions de téléspectateurs
pour le pilote à un peu plus de 900 000 téléspectateurs pour le 1x13).
Pour information, Mad Men a été la
grande série gagnante des Golden Globes 2008. En effet, cette série a remporté
les 2 récompenses les plus prestigieuses : meilleure série dramatique et meilleur acteur dans une série dramatique (pour John Hamm (qui
interprète Don Draper)). La série a aussi glané le prix de la meilleure réalisation pour une série
dramatique aux DGA Awards (le syndicat des réalisateurs). Et des
dizaines d'autres prix, c'est vraiment impressionnant de les voir quasiment
tout glaner comme ça.
Casting principal :
Liste
des épisodes :
Saison 1 :
| Citation: | Épisode 1 : Smoke Gets in Your
Eyes [diffusé le jeudi 19 juillet 2007].
Épisode 2 : Ladies Room [diffusé le
jeudi 26 juillet 2007].
Épisode 3 : Marriage of Figaro
[diffusé le jeudi 02 août 2007].
Épisode 4 : New Amsterdam [diffusé le
jeudi 09 août 2007].
Épisode 5 : Five G [diffusé le jeudi
16 août 2007].
Épisode 6 : Babylon [diffusé le jeudi
23 août 2007].
Épisode 7 : Red in the Face [diffusé
le jeudi 30 août 2007].
Épisode 8 : The Hobo Code [diffusé le
jeudi 6 septembre 2007].
Épisode 9 : Shoot [diffusé le jeudi 13
septembre 2007].
Épisode 10 : Long Weekend [diffusé le
jeudi 27 septembre 2007].
Épisode 11 : Indian Summer [diffusé le
jeudi 4 octobre 2007].
Épisode 12 : Nixon vs Kennedy [diffusé
le jeudi 11 octobre 2007].
Épisode 13 : The Wheel [diffusé le
jeudi 18 octobre 2007]. |
Saison 2 :
| Citation: | Épisode 1 : Those Who Think
Young [diffusé le dimanche 27 juillet 2008].
Épisode 2 : Flight One [diffusé le
dimanche 03 août 2008].
Épisode 3 : The Benefactor [diffusé le
dimanche 10 août 2008].
Épisode 4 : Three Sundays [diffusé le
dimanche 17 août 2008].
Épisode 5 : The New Girl [diffusé le
dimanche 24 août 2008].
Épisode 6 : Maidenform [diffusé le
dimanche 31 août 2008].
Épisode 7 : The Gold Violin [diffusé
le dimanche 07 septembre 2008].
Épisode 8 : A Night to Remember
[diffusé le dimanche 14 septembre 2008].
Épisode 9 : Six Month Leave [diffusé
le dimanche 28 septembre 2008].
Épisode 10 : The Inheritance [diffusé
le dimanche 05 octobre 2008].
Épisode 11 : The Jet Set [diffusé le
dimanche 12 octobre 2008].
Épisode 12 : The Mountain King
[diffusé le dimanche 18 octobre 2008].
Épisode 13 : Meditations in an
Emergency [diffusé le dimanche 25 octobre
2008]. |
Saison 3 :
| Citation: | Épisode 1 : And Now with More
Commercials [diffusion le dimanche 16 août 2009].
Épisode 2 : Love Among the Ruins
[diffusion le dimanche 23 août 2009].
Épisode 3 : [diffusion le dimanche 30 août 2009].
Épisode 4 : [diffusion le dimanche 6 septembre 2009].
Épisode 5 : [diffusion le dimanche 13 septembre 2009].
Épisode 6 : [diffusion le dimanche 27 septembre 2009].
Épisode 7 : [diffusion le dimanche 04 octobre 2009].
Épisode 8 : [diffusion le dimanche 11 octobre 2009].
Épisode 9 : [diffusion le dimanche 18 octobre 2009].
Épisode 10 : [diffusion le dimanche 25 octobre 2009].
Épisode 11 : [diffusion le dimanche 1 novembre 2009].
Épisode 12 : [diffusion le dimanche 8 novembre 2009].
Épisode 13 : [diffusion le dimanche 15 novembre 2009]. |
Dernière édition par Palmer22 le Mar 30 Juin 2009 - 14:20; édité 6 fois |
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GP_@lex Vice-président(e)


Inscrit le: 01 Mar 2007 Messages: 1022 Localisation: Poitiers
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Posté le: Mar 01 Avr 2008 - 18:27 Sujet du message: |
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Ayant vu breaking bad, seulement le
deuxième show de cette chaîne, je peux juste dire qu'ils ont l'air vraiment
prometteurs
!
Pas encore vu Mad men mais je compte
bien m'y mettre, je voulais créer un topic sur cette série en plus après le
visionnage du premier épisode ! _________________
"Wilson: La beauté nous détourne souvent de la vérité.
House: Et la banalité nous frappe dans les couilles. " Dr House 1x03 |
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6625 Localisation: A l'intérieur de mon sac
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Posté le: Mer 09 Avr 2008 - 23:19 Sujet du message: |
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T'as déja vu Mad Men en entier P22 ? _________________ Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 13 disponible
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yelena Psychologue de Chloé


Inscrit le: 20 Juin 2003 Messages: 68 Localisation: Paris
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Posté le: Lun 14 Avr 2008 - 1:14 Sujet du message: |
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mad men excellentissime _________________ Ich bin allein .. und fragt warum ? |
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Palmer22 Maître du temps


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4818 Localisation: In trouble.
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Posté le: Dim 06 Juil 2008 - 0:46 Sujet du message: |
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La diffusion de la saison 2 de Mad Men
commence le 27 juillet prochain sur AMC. Et l'épisode 2x01 est déjà visible sur le net, et
légalement puisqu'il a été mis en ligne en streaming sur le site de la chaîne
câblée. Pour voir cet épisode inédit, cliquez ici.
Pour ma part, je commence cette série très bientôt.
La saison 1 est disponible en coffret 4 DVD et Blu-Ray depuis le 1er juillet
dernier, aux prix respectifs de 32$ chacun ((étrange ), soit 22€
environ) [import USA], pour 13 épisodes.
 _________________
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Palmer22 Maître du temps


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4818 Localisation: In trouble.
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Posté le: Mar 29 Juil 2008 - 3:12 Sujet du message: |
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1er post
édité (comme pour tous les topics de séries que j'ai ouvert par
ailleurs) avec le nom de tous les épisodes, et leur date de diffusion
(plausible pour la fin de saison 2 ici, mais ça a de fortes chances de
correspondre).
________________________________
Démarrage en fanfare pour la saison 2 de Mad Men
!
| Citation: | A
force de recevoir de multiples récompenses (dont le Golden Globe du meilleur drama) et d’excellentes critiques de
la part des observateurs, il fallait bien que ça arrive : Mad Men a attiré la curiosité du public
américain pour le lancement de sa 2ème saison ce dimanche soir sur AMC au point de doubler son audience moyenne
recueillie lors de la première saison au cours du second semestre 2007. Et de
réaliser la meilleure audience pour une série de AMC.
D’après les premiers chiffres, 1.95 million de téléspectateurs ont visionné le
Season Premiere alors qu’ils n’étaient
qu’environ 915 000 a suivre régulièrement les épisodes de la saison 1. Rien
que sur les 25/54 ans, l’épisode 2x01 de Mad
Men a attiré 996 000 téléspectateurs contre 731 000 pour le pilote. 955
000 téléspectateurs âgés de 18 à 49 ans ont regardé l’épisode.
La série a toute les chances de remporter l’Emmy Award de la meilleure série dramatique en septembre
prochain. |
Pour ma part, dès que j'ai fini The
Wire, j'attaque cette série (tout comme Breaking Bad, autant me faire une session AMC). _________________
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Mr. Jack Disciple de Kant


Inscrit le: 18 Avr 2004 Messages: 6625 Localisation: A l'intérieur de mon sac
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Posté le: Mar 29 Juil 2008 - 4:04 Sujet du message: |
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| Palmer22 a
écrit: | | Pour ma part, dès que
j'ai fini The Wire, j'attaque cette série (tout comme Breaking Bad, autant me
faire une session AMC). |
Ca me rassure que tu dis ça, avec toutes les séries que t'as sur le feu en ce
moment...
'fin je sais pas, chacun le voit comme il veut, je comprends aisément la
période où on a envie de dévorer toutes les séries en un rien de temps (il
m'arrive la même chose en ce moment avec la littérature russe ), mais j'ai
plutôt l'impression que certains peuvent voir ça comme une sorte de course
contre la montre.
Ce qui dans certains cas, pose pas trop de problème (comedy et short shows),
mais quand on amasse beaucoup de genres différents, et surtout des séries avec
un large éventeil de persos comme The Wire, le plaisir devient probablement
moindre du fait qu'on jongle entre différents univers et qu'il est pas évident
de se rappeler aussi bien de certains détails.
A mon sens, des séries il y en aura toujours beaucoup à découvrir, même dans
le cas d'une grève prolongée de 2 ans...
Notamment parce que les séries existent avant les années 1990 (d'ailleurs
excellente idée que ce remake du Prisonnier), et qu'il est assez intéressant
au bout d'un moment de voir où les séries ont puisés le schéma qu'elles
défendent aujourd'hui.
Bref, les médias s'en rendent à peine compte, mais l'univers des séries
s'élargit de façon considérable, et sa portée n'est pas encore tout à fait
mesurée à sa juste valeur, mais les magazines comme Génériques contribuent à
cette popularisation, ce qui est une bonne chose, et j'apprécie bien
l'ouverture d'esprit qui ne vante pas seulement les séries qui fonctionnent le
mieux, en cherchant à élargir vers divers horizons.
C'est peut-être dans ce mouvement de prise de conscience qu'on est portée à
tout s'enfiler en quelques mois, voyant l'étendue des expériences qu'on peut
avoir...
Pour reprendre l'exemple de la littérature russe, il m'arrive de découvrir des
nouveaux genre littéraires, d'aller à la Fnac et de me demander comment je
vais faire pour lire ces centaines de bouquins qui me prendraient des années
(en ayant conscience qu'entre temps, il est possible de découvrir encore
d'autres genres).
Pour les séries c'est un peu pareil donc. Ce qui n'est pas mauvais en soi,
mais je pense qu'il faut savoir modérer son rythme, ça évitera certains
confusions et on ne peut que s'immerger d'avantage avec un nombre réduit de
shows sur la liste.
Après c'est mon point de vue, je conçois totalement qu'à un moment donné ou un
autre, tu vas réduire ton allure et probablement explorer de nouveaux genres
petit à petit, tout en poursuivant l'actualité  _________________ Fan-fiction Operation Crepuscule:Terminée
Fan-fiction Operation Aurore Boréale:Terminée
Fan-fiction Opération Eclipse : Terminée
Fan-fiction Opération Sombres Soleils: Episode 13 disponible
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Palmer22 Maître du temps


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4818 Localisation: In trouble.
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Posté le: Mar 30 Juin 2009 - 14:43 Sujet du message: [Mad Men] 1.01/1.02/1.03. |
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Je m'y mets enfin .
1.01 : Smoke
Gets in Your Eyes.
J'ai adoré . Depuis le temps que je voulais me mettre à la série, qui croule sous les
récompenses (elle vient encore d'en recevoir à Monte-Carlo il y'a 2 semaines
d'ailleurs) et les éloges de la critique et du public, donc voilà maintenant
c'est fait.
Niveau ambiance des 60's c'était parfait, on s'y croirait, ambiance appuyée
par une reconstitution des rapports hommes/femmes, du contexte politique, des
manières, de l'habillement, de l'environnement (même si je remarque qu'il y'a
peu d'extérieurs), reconstitution qu'on n'a pas envie de contester car le sens
du détail est là, on y croit, enfin personnellement j'y ai cru, happé dans le
New-York des sixties. La réalisation est bien aussi, sobre et classe (certains
plans comme la plongée sur la rue vue du toit du bâtiment où travaille Don,
c'était énorme, avec les gens qui s'agitent en bas telles des fourmis), puis
Jon Hamm a un putain de charisme .
Puis enfin, au niveau idées mises en place dans l'épisode et au niveau
dialogues, c'était également un bonheur. A vrai dire je savais que le tabac
prenait une part importante dans le récit, ce qui est très compréhensible de
part l'époque où cela se passe (on commence à peine à démontrer que le tabac
peut être potentiellement nuisible à la santé, point brillamment appuyé durant
l'épisode, un régal de voir les stratégies des publicitaires face à ce constat
scientifique qui peut nuire à leurs ventes). Mais je ne savais pas que ça se
passait carrément dans le milieu des publicitaires (sur le tabac entre autres
visiblement), cool (oui j'étais très peu informé sur la série avant de
commencer le 1.01) ! Il y'a moyen à amener encore plein d'autres débats
intéressants à voir de notre point de vue actuel face à cette société des
années 60, le décalage risque d'être intéressant, parler du passé pour mieux
évoquer notre société contemporaine.
A un moment, une réplique m'a intrigué : le docteur qui met la pilule à Peggy
(encore un truc qu'on ne voit plus de nos jours, ça m'a surpris au premier
abord) dit qu'il espère que ce n'est pas pour aller faire le trottoir qu'il
lui met cette pilule (en réponse au fait qu'elle dit qu'elle n'a aucun homme
dans sa vie), puis ensuite il ajoute 'excuse
my french' (pour s'excuser d'être aussi rude). Je ne savais pas que la
langue française = langage grossier .
Je ne sais pas trop quoi dire d'autre, si ce n'est que c'était excellent, pas
passionnant mais juste très intéressant. Le meilleur pilote que j'ai vu depuis
un bon bout de temps en tout cas !
_________________________________
1.02 : Ladies
Room.
Très bon encore une fois . Ca ne passe pas à la vitesse de la lumière certes, mais ça
reste intéressant.
On a un nouveau genre de produit pour les publicitaires : le déodorant en
bombe spray, symbole de modernité, du futur. Et il faut trouver les techniques
pour le présenter à la ménagère comme le produit du futur pour son homme, mais
le futur peut rebuter comme on dit. Marrant qu'on pense à faire un parallèle
avec les fusées pour les sprays.
La femme de Don, on la voit beaucoup plus que dans le 1.01 (pilote qui nous
avait fait la surprise à la dernière minute que Don avait une femme si je ne
m'abuse, vu qu'on avait vu Don auparavant avec sa maitresse sans mention de sa
famille je crois (une autre série a usé de ce même procédé à l'identique il
y'a quelques jours d'ailleurs)), ça fait plaisir (January Jones ).
C'est mieux de ne pas se concentrer que sur les affaires se passant avec les
publicitaires. Comme dans le pilote, on voit que les noirs n'ont pas du tout
les mêmes droits que les autres et œuvrent dans des travaux inférieurs, ce
sont de bons détails, et ça ne fait que me conformer dans l'idée que c'est une
excellente idée d'avoir installé le cadre de la série dans cette période des
60's, si riche en changements aux USA, à voir si la série avance vite ou
s'étale sur quelques semaines seulement.
Déçu qu'on ne voie pas Campbell par rapport à sa scène avec Peggy à la fin du
1.01, sa lune de miel avec sa femme n'est pas finie. Enfin, il va bien finir
par revenir sous peu et ce sera intéressant de voir comment il se comportera
avec Peggy. On voit que tout le monde veut se la taper d'ailleurs, et quand il
y'a un geste gentil (genre la visite des locaux) c'est avec une arrière pensée
de cul derrière . Et Joan, blasée peut-être, qui dit à Peggy de profiter de ces
attentions que lui portent les hommes car elle est nouvelle...
Et là je dis merci à tv.com pour ses informations complémentaires car quand
Peggy dit qu'elle gagne 35$ par semaine, j'ai été quelque peu perplexe et je
me suis dit qu'il y'a du avoir une inflation quelconque depuis les années 60
par rapport à aujourd'hui sinon ce serait très bizarre... effectivement, 35$
de 1960 = 268$ de 2008. Ah oui, j'adore le générique, la
grande classe cette musique et ce style (personnage en noir et blanc), ainsi
que ce que ça sous-entend (la chute du publicitaire mais qui arrive finalement
à retomber sur ses pieds au final). Par ailleurs, il y'en a une intéressante
analyse dans le n°18 (septembre/octobre 2008) de l'excellent magazine
Generique[s] .
_________________________________
1.03 :
Marriage of Figaro.
Non mais c'est vraiment une série à montrer dans les cours de Sciences
Sociales ça . Les relations hommes/femmes, la vie en banlieue (certains
passages de cet épisode, en plus de l'ambiance et l'époque me rappellent
furieusement Revolutionnary Road d'ailleurs), et même Don qui erre
comme un étranger dans sa maison j'ai l'impression. La scène où il filme tout
le monde à la fête m'a fait cet effet-là, comme s'il était un fantôme
malheureux, et à la fin il s'échappe pendant quelques heures. Ca se voit bien
que les mœurs étaient différentes, il part chercher un gâteau mais ne revient
pas, sa femme le voit revenir tard et se contient en ne le blâmant pas du
tout.
Peu de scènes au boulot, c'est pas un mal, ça montre que la série ne tombe pas
dans la routine de trouver un nouvel objet que les publicitaires doivent
promouvoir à chaque épisode. Un épisode centré sur le couple Don-Betty donc,
couple qui chavire vu que Don va voir ailleurs, en plus de sa maitresse il a
embrassé Rachel Menken ici. Je me demande quelle pourrait être la réaction de
sa femme si elle apprenait ça, se manifesterait-elle au moins ou
resterait-elle silencieuse et dévouée à son mari comme si de rien ne s'était
passé.
Encore un bon épisode donc, lent mais riche . _________________
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Shazam! Agent de la NSA


Inscrit le: 26 Nov 2006 Messages: 585 Localisation: En train de taffer mon Droit :s
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Posté le: Mar 30 Juin 2009 - 18:15 Sujet du message: |
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Mad Men est une série lente par défaut.
J'en suis au 209, il ne faut pas s'attendre à des cliffs ahurissant dans cette
série, c'est sûr, mais c'est tellement bien écrit, bien joué (oui, Hamm à un
charisme de fou, et Pete Campbell est mon modèle), que chaque épisode met une
claque.
C'est une série mature, pas à la portée de tous (tu vas voir l'épisode sur
Israël bientôt Palmer22, démonstratif des moeurs de l'époque), mais une des
meilleures du moment.
La saison 3 arrive aux US début août, alors je sens que tu vas te faire un été
Mad Men Palmer22 (comme moi)  _________________ Blog Actu >> http://toutestdit.blogspirit.com/ |
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Noëlle Dingue de 24-fr


Inscrit le: 07 Nov 2004 Messages: 3383 Localisation: Derrière mes lunettes
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Posté le: Mar 30 Juin 2009 - 22:16 Sujet du message: |
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| Shazam! a
écrit: | C'est une série mature,
pas à la portée de tous (tu vas voir l'épisode sur Israël bientôt Palmer22,
démonstratif des moeurs de l'époque), mais une des meilleures du moment.
|
J'aime beaucoup aussi. J'ai vu la 1 et suis en train de regarder la 2 sur
canal le dimanche soir.
En plus de tout ce qui fait la qualité des séries US, le fait que ce soit à
une époque peu connue rajoute au charme.
On sent que le pays est en train de basculer dans la modernité avec l'élection
de Kennedy (contre toute attente), l'émancipation des femmes, la place des
noirs...
Le héros est à la fois un mari légèrement macho tout en se démarquant de ses
collègues carrément moyen-âgeux dans leur façon de penser.
Il incarne bien cette Amérique qui bouge et qui sort de ses années 50 qui
furent des années de plomb, en particulier au niveau des moeurs. |
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 |
Heller The Killer Président(e) des Etats-Unis


Inscrit le: 11 Nov 2007 Messages: 1866 Localisation: Devant la porte du paradis. Je frappe.....
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Posté le: Mar 30 Juin 2009 - 23:03 Sujet du message: Re: [Mad Men] 1.01/1.02/1.03. |
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| Palmer22 a
écrit: | il ajoute 'excuse my french' (pour s'excuser d'être
aussi rude). Je ne savais pas que la langue française = langage grossier . |
Et pourtant, avec tout ce que tu as déjà maté, tu as dû tomber plusieurs fois
sur l'expression je pense.
Bien sûr, il ne faut pas le prendre au pied de la lettre, ce genre
d'expressions n'est pas forcément porteur d'une vraie signification. _________________
Thin line between heaven and here... |
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Palmer22 Maître du temps


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4818 Localisation: In trouble.
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Posté le: Mer 01 Juil 2009 - 11:40 Sujet du message: [Mad Men] 1.04/1.05/1.06 |
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Je ne connaissais pas, ça ne doit plus tellement être une expression employée
par les américains couramment je pense, assez ancienne et employée par les
'nobles' ou plutôt haut placés peut-être.
1.04 : New
Amsterdam.
Encore mieux que le précédent épisode .
Ici, c'est un entrepreneur dans l'acier qui demande des publicités,
personnellement je trouvais l'idée de Don meilleure (représenter 3 villes de
la côte Est (je crois) en montrant leur nom, une vue de la ville façon
peinture et le nom de l'entreprise pour dire quand sans acier il n'y a pas de
ville) que celle de Campbell plus tard, donnée au café.
Ce dernier veut réussir par lui-même et se sent gêné de demander aux autres
(ici aux parents de Trudy qui donnent de bon cœur pour leur appartement).
Alors quand sa femme lui dit qu'il souhaitait pourtant emprunter à ses
parents, il lui répond que de toute manière cet argent lui appartiendra un
jour de toute façon (=quand ils mourront), une logique sinistre mais véridique
.
Les scènes où Betty garde le gosse de sa voisine (joué par le fils de Weiner
d'ailleurs) étaient bien, on ne peut pas le contredire quand il dit à Betty
qu'elle ressemble à une princesse, que c'est ce que c'était dit naïvement
(puis quand il demande son âge aussi et que Betty, embarrassée et voulant
couper court à cette discussion qui n'a pas lieu d'être, répond "le même
âge que ta mère", booom comme
dirait Ari ), adorable. On remarque aussi, encore une fois, que dans ses
mots Betty fait très vieux jeu, lorsqu'elle s'aperçoit que le petit est rentré
dans les chiottes pendant qu'elle y était, tout le processus verbal jusqu'aux
excuses demandées sont bien empruntées des 60's.
A la fin, Sterling qui dit fermement à Campbell que c'est grâce à Don (qui lui
aurait donné une seconde chance) qu'il reste chez Sterling Cooper alors que Don voulait l'évincer à tout prix (au
delà des règles non respectées avec le client, il y'a comme une chaîne
alimentaire dans l'entreprise et il ne veut pas se sentir inutile,
court-circuité et redevable à quelqu'un d'autre que lui) mais s'ils viraient
Campbell, ils perdaient certains privilèges en ville, ils voulaient le virer
mais ne pouvaient pas se le permettre donc ils le gardent et font croire que
c'est pour lui donner un nouveau départ, énorme .
Bref, pas trop le temps de dire autre chose à part , je
cours voir le 1.05.
____________________
1.05 :
5G.
Simplement génial, je comprends pourquoi la série est si cotée devant un
épisode pareil. Moi qui pensait que cette réplique du 1.03 était simplement
anodine, ce mec dans le train qui reconnaissait Don mais l'appellait sous un
autre nom (je trouvais bizarre que Don ne dise pas "vous faites erreur" ou quelque chose du
genre, par ailleurs, mais qu'à la place il soit resté silencieux), ici cela
prend son sens, il est mystérieux comme on le dit au bureau, "personne ne
sait grand chose de Don Draper", même sa femme concède que son assistante
doit le connaitre mieux qu'elle ne le connait, etc...
Tout ça mélangé et ça donne cette histoire de frère qui reconnait Don à
travers un journal et débarque dans sa vie. Mais si Don avait coupé les ponts
de son ancienne vie c'est qu'il y'avait une raison, et c'est presque attristé
que je voyais qu'il parlait de sa mère comme d'une vulgaire étrangère, morte
d'une infection, à peine un bronchement. Il ne veut pas renouer, il cherche à
se couper de son passé, et là on le lui ramène en pleine face, il n'aime pas
ça, il cherche à se débarrasser au plus vite de son frère. Si on se met dans
la peau de ce dernier, la désillusion doit être immense quand même.
Puis à la fin, quand on croit que Don recouvre une part de son humanité qu'il
avait enfoui, il vient en fait voir son frère pour non pas ré-entretenir des
liens avec lui mais pour le payer afin qu'il disparaisse une bonne fois pour
toute de sa vie ,
ça fait mal au cœur de voir ça, je voulais croire que Don accepte son erreur
passée et accepte que son frère reste dans son entourage. Non, il ne laisse
pas son passé le rattraper aujourd'hui, et est venu donner des liasses de
billets pour un équivalent de 5000 $ (= 40 000 $ contemporains) pour s'assurer
qu'il ne revoie plus jamais son frère et là, la phrase bâteau, cliché, tout ce
qu'on veut mais plus que jamais applicable, arrive en filigrane : l'argent ne
peut pas tout acheter, et ça inclus un frère retrouvé. Jon Hamm était
excellent sous toute la ligne, tout en retenue, il en impose vraiment
sérieux.
Bref, un régal sur toute la ligne quoi .
____________________
1.06 :
Babylon.
Encore une réussite .
Ici on peut remarquer que l'épisode est centré sur 'la femme'. Les hommes les
traitent presque comme du bétail docile, la séquence où ils les regardent
essayer des rouge à lèvres à travers la vitre teintée est éloquente à ce sujet
, ils
se moquent d'elles, rient à leurs dépends, parlent de cet essayage que font
les secrétaires comme d'un spectacle, et ensuite quand l'une d'entre elle
(Peggy) fait preuve d'intelligence (elle a dit des mots 'compliqués' en
somme), ils sont presque comme surpris et veulent la démarquer du troupeau, la
vantent comme si c'était un exploit qu'elle soit en mesure d'user de mots de
la sorte (elle a pourtant été tout comme eux à l'école)... bref, c'est limite
trop démonstratif sur ce sujet mais ça montre bien à quel point les mentalités
ont évolué en 49 ans.
Parmi ces femmes il y'en a néanmoins une qui s'est émancipée et s'affiche au
dessus des autres dans l'entreprise, c'est Joan, elle couche avec Sterling
aussi. Voilà pourquoi personne ne tournait autour d'elle durant les 5 premiers
épisodes (car bon, beaucoup tournaient autour de Peggy et, entre elle et Joan,
personnellement je n'hésite pas ),
on ne touche pas à la femelle du lion, en gros (je me mets au niveau des Mad
Men) .
Le reste était sympa aussi, avec notamment le rêve éveillé de Don qui se
revoit enfant l'espace de quelques secondes, au moment de l'arrivée de son
nouveau frère, celui qu'il repoussé dans l'épisode précédent, le dernier
membre de sa famille (hormis sa femme et ses enfants évidemment), de son
'ancienne vie', avec qui il pouvait encore avoir une attache. Déjà gosse, Dick
disait que ce n'était pas son frère. Autrement, l'intrigue avec Maggie Siff ne
me passionne pas des masses mais c'est peu proéminent donc ça va.
Bref, j'ai beaucoup aimé. C'est dommage que la série passe si inaperçue car
elle vaut largement d'être parmi les plus vues à mon avis. _________________
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Palmer22 Maître du temps


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4818 Localisation: In trouble.
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Posté le: Mer 01 Juil 2009 - 23:35 Sujet du message: [Mad Men] 1.07/1.08 |
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1.07 : Red in
the Face.
C'est juste génial .
Le dîner chez les Draper avec Sterling était formidable, on approfondit
vraiment le personnage, ses anecdotes sur la seconde guerre mondiale étaient
un régal, la scène est plutôt longue mais richement remplie de la sorte, je ne
l'ai pas vu passée. Ils savent écrire impeccablement quand même sur cette
série. Puis après Sterling qui se rapproche de Betty en prétextant qu'elle lui
a fait de l'œil, à mon avis c'est qu'il est un peu trop imbibé là. Je me suis
demandé si Don allait revenir de la cave avec la bouteille, aurait vu les
mains de Sterling sur les hanches de Betty et lui aurait jette la bouteille à
la gueule avant de lui foncer dessus, histoire de dynamiter la soirée .
D'ailleurs j'étais très surpris que Sterling parte de la maison des Draper
avec un verre à la main, mais après je me suis souvenu que ce genre de choses
était une coutume à une certaine époque (pour les forcer à venir diner chez
lui en retour de l'invitation de ce soir-là je crois), voilà le détail qu'ils
nous sortent quoi, génial. Don a bien évidemment fait une référence à ce verre
à Sterling par la suite, pour bien signifier à ceux qui n'ont pas pigé
l'anecdote que oui, les Draper ont bien vu que Sterling est parti avec un
verre.
De plus, je me demande comment Betty peut se faire gronder de la sorte par son
mari, qui la traite de gamine d'ailleurs, sans rien dire, en encaissant tout.
Pareil, elle s'offusque gentiment quand Sterling dit une grossièreté à haute
voix, pour ses enfants, alors qu'elle enfile les paquets de clopes à longueur
de journée (et un cendrier sur ce diner-là entre eux-trois). Enfin, autres
temps autres mœurs comme on dit. On peut voir la claque que fiche Betty à sa
voisine (dont elle avait gardé le fils un soir) comme un exutoire, ne pouvant
plus encaisser de remarques sans rien dire, elle s'est défoulée là.
Le truc du double plat était énorme également, avec Campbell qui l'échange
contre un faux fusil de chasse, 22$ également, il ne pouvait pas avoir
l'argent alors il s'est payé ça, grâce à ce cadeau de mariage auquel sa femme
tenait mine de rien, et pour le rendre il a dit qu'il l'a eu en deux
exemplaires, belle répartie à chaque fois qu'on l'a questionné dessus (elle
est un peu toquée la vendeuse d'ailleurs, à demander chaque chose 2 fois),
Campbell a le mensonge facile et sans sourciller. Au final il se retrouve avec
la queue entre les jambes quand il s'aperçoit que ça a des proportions au delà
du double plat disparu vis-à-vis de sa femme, là il l'a dans le cul .
Et enfin, si on m'avait dit que je serai passionné par une montée d'escaliers,
je ne l'aurais pas cru, et pourtant ils ont réussi à en faire un truc énorme
ici avec Don et Sterling qui montent à l'étage pour la conférence qu'ils ont
par ce moyen d'accès car l'ascenseur est en panne. Il y'a une fort belle
musique derrière tout ça en plus, et cette montée se voit presque comme un
défi entre Draper et Sterling, pour voir lequel va tenir le plus longtemps.
Aucun ne veut s'abaisser devant l'autre, il y'a toujours de la compétition
dans l'entreprise (ça me rappelle une scène du 1.05 de Better Off Ted, mais c'est pas le sujet (d'ailleurs
maintenant que je regarde Mad Men je
trouve qu'au delà d'une entreprise en quête de modernité comme cadre de
travail, Better Off Ted a pour
ressemblance d'avoir un héros qui ressemble pas mal à Jon Hamm, coïncidence
?).
Sterling, à mi-parcours, quand il voit que Don a l'air moins fatigué que lui,
lui rappelle ceci : "mon nom est écrit
sur la façade de ce bâtiment, ils peuvent attendre ", un peu pour
rappeler qui est le boss, malgré que ce soit lui le plus fatigué. Ensuite,
pour ne pas avouer qu'il n'en peut plus, il invente le prétexte peu inspiré de
la perte d'un bouton comme excuse pour être tombé à terre dans l'escalier. Don
le regarde de haut et continue de monter allègrement, et quand il est parti de
son champ de vision, Sterling dit qu'il a trouvé son bouton, comme ça cette
longue marche vers le sommet se fera dans la douleur mais au moins il n'a plus
à se retenir de l'exprimer car Don est à ses côtés.
Don arrive au bon étage, suivi quelques secondes après par Sterling. Les deux
sont ben arrivés au bout du compte mais Sterling gerbe alors devant Cooper les
huitres que lui et Don avaient malgré précédemment (très bonne séquence
encore, c'est dingue comment ils peuvent susciter de l'intérêt avec des
séquences anodines). Don a gagné, Sterling a perdu, et pour appuyer ça, Dona
donne une tape sur l'épaule à Sterling, assis avec une serviette à la bouche,
en signe de soumission de sa part, et ensuite part pour la réunion avec un
sourire aux lèvres, fin de l'épisode (et une musique triviale pour clore dans
les crédits). Pfff, je suis
encore dans l'oral du bac de français à analyser une scène moi . Bref, au
delà d'une simple montée d'escaliers, c'est vraiment une scène clé de
l'épisode et vraiment riche, mine de rien.
____________________
1.08 : The
Hobo Code.
Intriguant, mais pas autant que le précédent.
Il faut dire que je ne suis pas le 1er fan des storylines qu'on a pu avoir
entre Don, Midge Daniels et les connaissances de cette dernière. Et je pense
qu'on a eu la dernière prestation de ces personnes dans cet épisode vu comment
Don s'en va. L'affrontement verbal entre les mecs présents dans la pièce et
Don était génial par contre, et Don qui finit par répondre au fait que vu que
la police est là il n'y a pas le droit de sortir : lui, la police le laissera
passer, il prend son chapeau et part, la grosse classe quoi, il ne manquait
plus qu'il fasse exploser un étage complet avec un truc qui n'est pas de la
meth' pour parachever la séquence .
Et du coup, même pas de Betty dans cet épisode d'ailleurs (ah oui, le truc
d'offrir un voyage à Venise avec sa maitresse pendant plusieurs jours, c'est
un truc que je comprends pas, comment peut-il se casser très simplement à
Paris avec sa maitresse -grâce à son revenu pécuniaire qui a connu un bon-
tandis que sa femme est sagement à l'attendre chez lui, non mais . Surtout
que January Jones est bien plus zolie que Rosemarie DeWitt, d'abord.
Peggy a agit comme une mad girl là, elle a carrément couché avec Campbell au
bureau, une paire de jambes en l'air qu'a pu observer un employé de service à
travers la vitre teintée évidemment, marrant de voir ça quand les deux
croyaient que personne ne les verrait à cette heure de la journée . C'était génial
de voir Peggy prend un verre avec Don & co (par rapport à son travaille
sur 'Belle Jolie'), décontractés, elle agissait comme l'une d'entre eux là,
une sacré montée dans l'échelle sociale, Joan en serait presque jalouse. Le
truc de la fille des communications qui a un crush sur Romano, c'était sympa
aussi.
Les flashbacks dans le passé de Don était très bons aussi (décidément, je vois
Paul Schultze partout ces derniers temps, avec Oz et Nurse Jackie, en
plus de son rôle de Chapelle). Sa conversation avec Don et son code qu'il
indique sur du bois pour alter les gens comme lui, qui sillonnent les
campagnes, du travail contre un gîte, et il avertit que la maison n'est pas
accueillante avec le symbole de la faucille, lié au fait que le père de Don
avait refusé de lui donner sa pièce d'argent promise pour le travail fourni
(alors que la mère de Don la lui donnait volontiers avant le travail la
veille, en plus). Sympa cette ambiance champêtre, loin de l'urbanisation du
New-York des 60's.
Bref, c'est bien Mad Men . _________________
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Palmer22 Maître du temps


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4818 Localisation: In trouble.
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Posté le: Jeu 02 Juil 2009 - 19:28 Sujet du message: |
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1.09 :
Shoot.
Génial .
Un autre thème est brassé par la série ici, c'est un peu dans le prolongement
du 1.03, c'est celui de la banalité du quotidien en banlieue, l'envie de
s'échapper de ce moule, de ce carcan habituel pour vivre sa vie et sa passion,
en l'occurrence ici Betty pour la mode. Retomber dans ce milieu, dans lequel
elle a exercé, lui donne l'impression de revenir des années en arrière, elle
n'est plus la femme au foyer rangée qui reste derrière ses fourneaux toute la
journée, tout du moins pendant quelques jours elle s'imaginait à autre chose
que ça.
Je dis comme Jim Hobart quand Betty lui dit qu'elle a été mannequin quelques
années avant, "c'est pas étonnant" .
Mais la réalité vient la rattraper, on ne l'a pas choisie par hasard, on l'a
choisie car elle est la femme de Don et insidieusement, pour l'avoir, lui,
dans une autre compagnie que Sterling Cooper, mieux payé et dans une agence
plus ambitieuse. Il décline l'offre et, coup du sort, d'un coup, les exécutifs
de Coca Cola recherchaient autre chose comme style pour leur pub, "plus
Catherine Hephburn que Grace Kelly". Pendant un temps Betty a pu penser
que c'était vraiment pour elle qu'Hobart lui a réouvert les portes de la mode,
pas pour inciter Don à venir travailler chez lui. La désillusion finale doit
forcément lui faire penser au fait qu'elle n'était qu'un pion et qu'elle doit
revenir à plein temps à sa vie rangée de housewive, qui sera là à préparer des
plats quand son mari rentrera. Si jeune (même pas 30 ans) et pourtant déjà
condamnée à agir de la sorte chaque jour le restant de sa vie. Il y'a de quoi
se tirer une balle rien de penser à cette destinée à laquelle elle n'échappe
pas.
Et cette idée d'échappatoire à la monotonie de son quotidien est exploitée
dans la dernière séquence où, après avoir cuisiné le petit déjeuner pour ses
enfants, elle sort la clope au bec et tire sur des oiseaux à la carabine,
oiseaux que le voisin d'à côté chérit par dessus tout (d'ailleurs, mal fichu
l'effet de synthèse où, précédemment dans l'épisode, le chien des Draper saute
pour prend un oiseau dans sa gueule). Voilà la décharge d'adrénaline qui égaye
sa journée probablement, faire quelque chose d'interdit, d'outrepasser les
barrières juste pour voir quel effet ça fait, just for a thrill comme dirait la chanson.
Autrement, l'éclair de génie de Campbell qui a l'idée à laquelle personne
n'avait pensé, j'ai trouvé ça un peu lourd mais comme ça ne prend pas trop de
temps, ça n'entâche pas la qualité générale de l'épisode. Le mini-affrontement
Joan-Peggy était sympa aussi.
Bref, globalement c'est la grande classe cet épisode .
____________________
1.10 : Long
Weekend.
Arf, bizarrement cet épisode était plutôt moyen, rien de transcendant, rien
d'important n'a l'air de véritablement se passer, même si cet épisode est sous
le signe de l'infidélité et de la coucherie avec le rendez-vous de Joan et le
double date avec des jumelles pour Don et Roger. C'était assez marrant quand
Roger parle de sa fille et qu'il dit à la femme avec qui il est sur le point
de coucher qu'elle a à peu près le même âge qu'elle . Peggy est
de plus en plus antipathique et mal appréciée (par Joan, par Pete), de
nouvelle coqueluche dans les premiers épisodes, elle a fait son ascension qui
a culminé au 1.08 et là le déclin dans l'entreprise commence, comme le
générique en gros, elle est arrivée au sommet et chute maintenant. Mais
autrement, j'avoue que j'ai bien vu le temps passer durant cet épisode...
On attend la fameuse élection Kennedy-Nixon qui semble imminente (il y'a
d'ailleurs une phrase superbement vraie dite par Campbell, applicable pour
Nixon comme pour Obama : 'The president is a
product. Don’t forget that' ), et en plus la fin sort de nulle part, je
m'attendais à un plus long monologue de Don. Bref, cet épisode n'était qu'une
petite erreur de parcours je suis sûr et pas l'annonce d'un déclin en qualité
sur la fin de saison, et je parie que ça va repartir de plus belle pour les 3
derniers épisodes !
____________________
1.11 : Indian
Summer.
Ah, un meilleur épisode que le précédent.
Quand dans le previously, ils ont montré Adam, le petit frère de Don, que ce
dernier a payé pour disparaitre de sa vie dans le 1.05, je pensais qu'il
n'aurait pas suivi les conseils de son frère et qu'il serait venu le voir. Or
quand il est apparu à l'écran en donnant on paquet et 'au moins' 40 cents pour
poster son paquet adressé à Don, j'avais du mal à le reconnaitre, je ne l'ai
reconnu que lorsqu'il a levé la tête, juste avant de se pendre, c'est con . Don n'a
pas vent de cela dans cet épisode, le paquet arrive bien (avec Campbell qui se
rêve en Don, les pieds sur le bureau du premier) mis Don découvrira son
contenu, la lettre expliquant son geste notamment à n'en pas douter, dans le
prochain épisode. Maintenant, comme Don est la seule famille qui lui restait :
que va-t-il faire ? Lui organiser de funérailles dignes de ce nom, et ainsi
faire donc part à Betty qu'il avait un frère et qu'il a changé son nom, ou
alors il ne dira rien et le laissera sans le réclamer. On verra .
Le sujet de cet épisode est assez explicite : c'est la libération de femmes.
Même une secrétaire envoie presque promener Campbell quand elle dit qu'elle
n'a que fixer une porte à faire à ce moment-là (et la femme de Sterling
sermonne Cooper sur combien vaut la vie d'un homme à ses yeux quand Sterling a
de nouveau un malaise en revenant trop tôt au boulot). Betty prend
l'initiative, alors que Don le lui interdit, de faire rentrer un inconnu chez
eux, et malgré qu'elle le vire quand il se dirigeait avec elle vers la chambre
à coucher (elle a du réaliser là le danger hypothétique après l'avoir laissé
franchir la première barrière qui est le seuil de la porte), elle a quand même
accompli cet acte d'elle-même, ce qui énerve Don d'ailleurs.
Don, en téléphonant au psy de sa femme, croit qu'il peut tout acheter avec de
l'argent, symbole de son pouvoir, qu'en payant une fortune pour sa thérapie il
l'apaiserait et déplore qu'elle soit toujours 'déprimée'. En tout, cas Betty
se rêve à d'autres horizons, elle se laisse même divaguer à se faire prendre
par le représentant en ventilation avec la machine à laver qui vibre .
En parlant de vibreur, si l'appareil qui fait perdre du poids sans faire
d'effort se vend si bien auprès des femmes, c'est parce que ça fait la
sensation d'un gode . Comme Peggy, aucune n'avouera cette 'vertu' cachée de
l'appareil sans détours, forcément. Et ensuite, quand un mad man dit à un
autre "tu m'as bien dit que ta femme
adore ce truc hein ?", énorme. Et c'est moi ou Peggy est moins
belle d'épisode en épisode, car elle est carrément moche là . _________________
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Palmer22 Maître du temps


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 4818 Localisation: In trouble.
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Posté le: Ven 03 Juil 2009 - 9:29 Sujet du message: [Mad Men] 1.12/1.13 |
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1.12 : Nixon
vs Kennedy.
"You've got your whole life ahead of you. Forget about this boy
in a box."

Énorme épisode, l'accomplissement d'un travail maitrisé sur la durée et d'une
intrigue crédible qui se tient, ça se voit qu'ils savaient où ils allaient
quand ils ont fait dire la réplique de l'homme dans le train, dans le 1.03 qui
reconnaissait "Dick Whitman" en voyant Don. Et, coïncidence (ou
pas), cette intrigue du pourquoi du comment de Dick Whitman finit à nouveau
dans un train, avec une inconnue qui lui offre ce qui sera un code de sa
'nouvelle' vie : un verre d'alcool, symbolique. Les scènes en Corée étaient
franchement excellentes (d'ailleurs, racoleur le screen, hein, pour une fois
qu'il y'a de l'esbroufe dans la série ), elles
expliquent tout, le mystère sur Don est levé.
Que charisme qu'il a ce Jon Hamm, quand il se lève de son bureau pour aller en
face de Campbell qui lui faisait des menaces en disant qu'il irait dire qu'il
n'est pas qui il prétend être, si jamais il n'était pas promu Directeur
Régional et non Duck Phlllips), Don lui aurait donné un coup de poing que ça
ne m'aurait pas étonné, il semblait bouillir sur place. D'ailleurs à la base,
j'aurais d'emblée pensé que Don aurait frappé Campbell quand il aurait
remarqué que le paquet était ouvert.
Et quand Cooper (il faut enlever ses souliers pour rentrer dans son bureau
d'ailleurs, détail sympathique) qui reçoit la nouvelle par Campbell que
l'homme qui se tient face à lui est un déserteur de la guerre de Corée, ce
"Who cares ?" est simplement
jouissif quoi ! Haha, Campbell l'a dans le cul, Cooper se fiche royalement de l'homme
qu'à pu être Don, ce qui compte c'est qu'il est qualifié et qu'il est efficace
maintenant. Lui qui croyait tenir un moyen de pression intéressant, il se
retrouve avec l'air ridicule devant le boss, ce dernier soufflant même à Don
de le virer si jamais il en avait envie. Campbell est acculé là, après le coup
bas qu'il a fait à Don, ce dernier serait bien clément de le garder. On verra
ça dans le 1.13 (à moins qu'il garde Campbell à son même poste pour lui
rappeler chaque jour qu'il a le pouvoir sur lui et qu'il reste sous ses
ordres, ce qui est aussi une punition dans un sens, plutôt que de le mettre à
la porte où il retrouverait du travail ailleurs).
Bref... pas grand chose à dire à part que c'est un putain d'épisode, je tire
mon chapeau .
____________________
1.13 : The
Wheel [Season Finale].
"Nostalgia... it's delicate, but potent. Teddy told me that in
Greek, "nostalgia" literally means "the pain from an old
wound". It's a twinge in your heart far more powerful than memory alone.
This device isn't a spaceship, it's a time machine. It goes backwards, and
forwards... it takes us to a place where we ache to go again. It's not called
the wheel, it's called the carousel. It let us travel the way a child travels,
around and around, and back home again, to a place where we know are
loved."
C'était... juste magnifique. J'avoue que j'ai même versé ma larme pendant que
Don fait défiler ses anciennes photos de famille sur le 'carrousel' et qu'il
dit son monologue à ses collègues en même temps . Ce
que je n'ai pas pigé, c'est pourquoi Betty ne réagit que maintenant au fait
que Don est infidèle : elle ne volt que la lettre avec les relevés
téléphoniques où elle s'aperçoit que Don a appelé le docteur Wayne, qu'elle
était supposée de voir sans qu'il ne fasse de rapport de séance au mari. Au
pire, c'était ça qu'elle apprenait, que le docteur brisait probablement le
secret professionnel. Mais par rapport au fait qu'il la trompe, pourquoi
réagir à ça maintenant ? C'est voir sa voisine Francine trompée par son mari
qui lui fait réaliser à quel point elle se laisse berner par Don qui ramène
des odeurs d'autres femmes sur lui et elle ne dit rien face à cela.
En tout cas, il n'y a aucun véritable déclencheur dans cet épisode à part ça,
si encore elle avait appelé et qu'elle avait eu la pute que Don voyait du 1.01
au 1.08 je crois, là tout de suite ça aurait été plus explicite. Mais c'est
vrai que l'ensemble est parfaitement maitrisé car depuis le début Betty
encaisse, ne dit rien par rapport au fait que Don ne rentre pas le soir
parfois. Je vois donc ça plutôt comme une accumulation qui a fait qu'à un
moment, là, elle n'en pouvait plus, et elle a exprimé ça en partant de chez
elle et en laissant Don, seul, assis sur l'escalier, il laisse sa famille lui
échapper. Formidable idée de nous faire croire qu'il va parti en weekend avec
sa femme et ses enfants puis ensuite de remontrer la même scène mais quand il
trouve la maison déjà vide cette fois (d'ailleurs c'est la 3ème fois que le
vois une série dramatique qui termine sa 1ère saison par le héros qui trouve
sa femme absente de chez lui quand il revient). Puis une musique de Bob Dylan
et un fondu noir, classe .
J'ai hâte de voir les répercussions de ce que Betty a appris, j'ai hâte de
voir comment Peggy va gérer cet enfant qu'elle a eu de Pete (voilà pourquoi
elle grossissait, moi qui me demandais, après avoir vu le 1.11, si elle ne
devenait pas plus grosse d'épisode en épisode, là j'ai une réponse ), si
Sterling va revenir ou pas, etc... j'ai hâte de regarder la saison 2 en gros.
Bilan de la saison 1, en un mot : magnifique . _________________
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