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Et vos films culte???
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nina sawyer
Conscience de Jack
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 Message Posté le: Sam 04 Juin 2011 - 16:07    Sujet du message:
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Je suis assez d'accord avec toi, le dernier tome m'a aussi déçue, je pense surtout parce qu'après avoir vu A fistful of dynamite et la première scène d'il était une fois dans l'Ouest où il fait d'Henri Fonda un méchant, il aurait été difficile à Sergio Leone de faire mieux Wink
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Sudena
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 Message Posté le: Dim 05 Juin 2011 - 2:00    Sujet du message:
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D'accord avec toi, mais ausi, en comparant les deux, parce que le personnage de Noodles (Robert de Niro) est en fait je trouve le même en à peine plus développé (ce qui enlève du fantasme) que celui d'el Indio (Gian Maria Volonte)... C'est un avis, pas une vérité. Confused
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Sudena
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 Message Posté le: Jeu 22 Sep 2011 - 0:18    Sujet du message:
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La collaboration entre les deux figures du cinéma que sont Tim Burton et Johnny Depp a été longue et fructueuse: que de films inoubliables nous ont donnés ces géants, controversés (surtoût le réalisateur), un peu rebelles sur les bords! Ici j'aimerais revenir sur les six films dans lesquels ils ont collaboré (j'exclus l'anime Les Noces Funèbres qui ne fut qu'un prêt de visage de la part de Depp et qui me semble une sorte de copie un rien revencharde du réalisateur sur Mr Jack qu'il n'avait pas pu réaliser)...


-Edward aux mains d'argent: Il n'y a rien qui égale, dans la carrière du réalisateur, l'humanité de ce comte fantastique et l'ode à la tolérance que ça peut être... Dans une ambiance de comte de fée, entre le pastel de cette petite ville étasunienne et le cristallin à la fois de la glace et des mains-ciseaux du personnage principal, nous voyons défiler ces gens ordinaires et leur réaction au contact de cette créature inachevée, merveilleuse et monstrueuse, leur racisme banal et leurs préjugés encrés profondément qui vont se manifester violemment. Johnny Depp nous campe un Edward dont on est sous le charme dès le premier regard: émouvant, pur comme cette glace qu'il taille dans un ballet divin (la scène est mondialement connue), et si fragile. Au-dela de lui, on pourrait parler des artistes maudits, qui ne savent pas vivre dans la communauté des hommes (mais est-ce vraiment leur faute?..) et qui pourtant apportent la beauté partoût où ils vont... et dont l'amour est peut-être le plus pur qui soit... Ce film a révélé le réalisateur et l'acteur, il est d'une beauté inouïe (ah! la musique de Danny Elfman...) et il devrait être montré à tout esprit naissant...

-Ed Wood: Un peu un ovni dans la carrière du réalisateur, ce film est une biographie sur le "pire réalisateur de tous les temps" selon les journaux américains, qui est pourtant si semblable à Tim Burton... Pour traiter d'un sujet aussi épineux, aussi difficile (la biographie filmée, c'est souvent redondant et ça laisse peu de place à l'imagination) et aussi complexe, les deux extrèmes doivent être impérativement évités (la larmoyance et la méchanceté), et Burton fait montre d'une parfaite maîtrise du sujet: ce qui nous donne une comédie tendre, parfois très émouvante et souvent très drôle. Ce faisant il exploite un côté qui fait sa réputation et qui manquait un peu à Edward: l'humour! Mais quel numéro et quelle justesse que celles de Johnny Depp dans ce film: il campe un personnage dramatiquement, affreusement et merveilleusement ordinaire et nous montre toutes ses facettes ce qui provoque des réactions qui vont du "oh le con!" au "super, mec!": les deux, décidément, s'entendent et se trouvent très bien (pour tous ceux qui, pour X ou X raisons, n'aiment pas les films "burtoniens" [de genre fantastique j'entends], je conseille instament celui-ci)...

-Sleepy Hollow: Le chef d'oeuvre! La merveille absolue, tant de l'un que de l'autre! Après l'échec commercial (en partie) et artistique de Mars Attacks, Tim Burton nous livre son film le plus personnel: une somptueuse fresque gothique dont l'image est à couper le souffle tant elle est belle, une intrigue mêlant le rationnel au fantastique, mais cette fois Burton s'assume: décapitations, sang giclant en gerbes écarlates, course folle contre des mort-vivants, massacres en règle et images effrayantes: la panoplie du film d'horreur est déployée! Mais derrière est sous-tendu le pouvoir de l'amour, la recherche de la vérité (mais est-elle totale?..) et la complexité de l'être humain... Et au service de cela (outre la musique de Danny Elfman) il y a la prestation la plus complète de Johnny Depp: inquiétant parfois, émouvant, limite burlesque des fois, profond et complexe, torturé par on ne sais bien quoi... Ne trouve-t-il pas finalement une image "aboutie" de lui dans cet horrible et étrangement émouvant cavalier sans tête (ses doutes, finalement, font la différence et le rendent humain [dans le meilleur sens du terme]). Jamais je n'ai vu l'acteur exploiter autant de facettes de son talent en même temps, et jamais je n'ai senti un tel plaisir à filmer de la part du réalisateur... Absolument sublime! Et à voir absolument, ne serait-ce que pour l'image!..

-Charlie et la chocolaterie: Une explosion de couleurs! Un film pour enfants à pemière vue... mais dont les multiples références et hommages font rapidement changer d'avis... en grande partie, encore!, grâce à Depp qui interprête un Willy Wonka aussi génial que fragile, parfois inquiétant, parfois émouvant, dandy jusqu'au boût, désopilant, mais qui a d'étranges ressemblances avec l'Alex d'Orange Mécanique... Burton évite très intelligemment d'en rester à la moralisation "classique" du roman grâce précisément à ce personnage de Willy Wonka, beaucoup plus complexe (on y retrouve des relents d'Edward, plus le cynisme) et infiniment plus intéressant que tous les autres (un esprit enfant dans un corps d'adulte doé d'un cerveau de génie). Les musiques sont tout à fait dans le ton et les couleurs vives, sucrées et belles (c'est une caractéristique de Burton de toutes façons) font de ce film une formidable réussite artistique, ce qui est rare dans les films "commerciaux"...

-Sweeney Todd: Une comédie musicale, eh oui! Et Johnny Depp se tape la chansonette avec une totale réussite!.. Voilà pour la forme très particulière qui peut en rebuter certains. Mais ne vous y fiez pas: Burton reste Burton et ce film est de loin à la fois son plus violent et son plus noir, et de loin!.. Oui: Sleepy Hollow n'est pas loin... mais si quand même! Car si la forme est bien gothique, le noir est ici le dominant absolu; et si Sleepy Hollow a un fond indiscutablement positif et optimiste, Sweeney Todd est radicalement différent dans ce sens: l'amour y tue au sens propre! La vengeance du "diabolique barbier de Fleet Street" de ceux qui l'ont injustement condamné va le conduire à se venger de l'humanité et à vider cette vengeance de son sens... Rien n'est épargné au spectateur: l'illustration d'un proverbe populaire est excessivement gênante et les personnages sont tous plus ignobles les une que les autres. Pourtant on n'arrive pas à condamner totalement le personnage principal et la dernière image, parfaite illustration de l'esthétique gothique dans son sens le plus beau et le plus macabre, est émouvante au plus haut point. Johnny Depp est ici dans un rôle démoniaque et il flanque une de ces peurs (ce regard à faire froid dans le dos, ces lames de rasoir qui ne le quittent jamais...)! Un film complètement atypique, chtarbé, à l'humour ultra-noir mais très présent, très personnel, incroyablement beau et génial! A ne pas mettre néanmoins entre toutes les mains...

-Alice au Pays des Merveilles: Mais qui hurle au scandale quand Burton fait un film commercial??! Qu'il se montre s'il ose! Ce film porte bien son nom: le pays des merveilles! L'esthétisme fantastique (dans les deux sens du terme), l'accaparation totale de ce mythe par le réalisateur, les personnages d'une telle profondeur, une fin aussi ouverte où toutes les spéculations sont possibles: cela devrait suffire à faire taire les plus réticents! Eh bien non pourtant, et cela me sidère! Car l'histoire est belle, baucoup plus originale qu'l n'y semble au premier abord, illustre les questions ambigües de folie et de raison qui hante tous les films du réalisateur à plus ou moins haut degré, et nous offre un planel de personnages curieux, où le plus émouvant est sans nul doute le chapelier fou interprèté par ce cher et fabuleux Johnny Depp, parfaitement reconnaissable malgré son maquillage: un personnage fou mais si gentil, si tendre, si fidèle et courageux, si amoureux, qu'on lui pardonne _voire qu'on approuve_ la haine qui peut parfois l'habiter... Des couleurs fabuleuses, un côté macabre certain, un humour désopilant et très divers, une musique délicieuse (cher, si cher Danny Elfman...), un Johnny Depp _comme à chaque fois_ impliqué à mort dans son personnage: c'est du Burton comme je l'aime et comme je ne cesserai jamais de l'aimer!

Quel dommage que ces deux-là ne soient ni l'un ni l'autre dans les "Harry Potter" (Depp ferait un Voldemort fabuleux j'en mettrais ma tête à couper!): on aurait autre chose que les bouses commerciales qu'on se farcit et qui font honte au cinéma fantastique!..
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Sudena
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 Message Posté le: Mer 11 Jan 2012 - 20:04    Sujet du message:
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L'année 1975 est je pense l'une des plus grandes _sinon LA plus grande_ de l'histoire du cinéma: plusieurs films cultes datent d'elle...



-Vol au-dessus d'un nid de coucou: Recompensé par l'Oscar du meilleur film _entre autres récompenses_, ce chef-d'oeuvre est signé Milos Forman et a pour acteur principal Jack Nicholson. Il nous emmène dans l'univers de l'hôpital psychiatrique avec un synopsis terrible et une mise en scène "en condition" (pas en studio): un criminel tente d'échapper à la prison en se faisant passer pour fou et est emmené dans un établissement spécialisé. Il découvre alors des gens profonds, touchants, mais dominés par une infirmière toute puissante et tyranne. Simplement révolté, il va aider merveilleusement ces "fous" simplement à se faire confiance. Mais le système le rattrapera et pour lui la fin sera tragique...mais il remportera néanmoins une magnifique victoire!.. Forman montre magnifiquement ces couloirs froids et ces gens merveilleux (pour moi qui ai travaillé avec des handicappés mentaux, je peux affirmer que TOUT est juste dans ce film), la vilénie de cette infirmière et l'humanité de cet homme... Forman avant "Amadeus", Nicholson avant "Shining": ça suffit à mon avis pour savoir ce que vaut ce film...





-Les Dents de la Mer: Premier coup d'éclat de Steven Spielberg, ce film a _certes_ un peu vieilli mais il n'en demeure pas moins une référence dans le suspense horrifique, maintes fois imité, parodié, mais jamais égalé!.. La musique de John Williams est restée dans les annales, tant elle est angoissante, savamment simple, et horrifiante au-possible... La traque de ce requin, sa lente révélation, le sang mêlé à l'océan: toutes ces recettes ultra-connues fonctionnent toujours et si Spielberg a été autrement plus brillant plus tard ce film l'a révélé au grand public. Un clute, quoi qu'on en dise, restera toujours un culte...





-Sacré Graal: S'il y a UN film qui m'a fait m'écrouler de rire, c'est bien celui-là! Les Monty Python ont, avec un budget misérable _dont ils se sont servis pour certains gags_, réussi la plus extraordianire parodie de la quête du Graal qui m'ait jamais été donné de voir. Je retiens absolument tout de ce film aux enchainements merveilleux, aux parties animées désopilantes, au rythme très travaillé, à la musique inoubliable... Le ménestrel de sir Robin, les chevaliers du "Ni", le lapin de Troie, la saint-grenade, les châteaux d'Anthrax et de Aaaaaaaaaargh: ces scènes sont toutes cultissimes et ce sont loin d'êtres les seules. La drôlerie est permanente, le fou-rire inarrêtable: la seule condition étant d'aimer l'humour anglais... Un coup à avoir mal à la tête!..





-Barry Lyndon: Selon Kubryck, ce film est son meilleur. On peut faire confiance au réalisateur légendaire pour ce genre de jugement que je partage pleinment... C'est bien simple: pour moi ce film est la Beauté du cinéma. Une exposition de tableaux de maître où chaque image mériterait une critique, un commentaire, un éloge, une dissertation: pour la première fois, la lumière est naturelle, même dans les scènes éclairées à la bougie... Le drame historique n'en est que plus exalté: encore plus pessimiste que le terrifiant "Orange Mécanique" (dont il descend au niveau de l'image), ce film raconte l'histoire d'un jeune irlandais de la deuxième moitié du XVIIIème siècle, nomme Redmond barry. Fleur-bleue, il vivra des épreuves qui le feront grandir...et le transformeront peu à peu en fripouille ambitieuse et sans scrupules...mais néanmoins humaine, ce qui le perdra. La logique de ce film long de presque trois heures est implaccable et d'une froideur effroyable: l'ascencion de cet homme est lente, difficile et donc absolument irrésistible; sa chute sera du même accabit: ce n'est pas un événement qui le fera plonger mais une suite inéluctable et impleccable. Ryan O'Neal excelle dans ce rôle d'un homme qu'on peut haïr mais pas condamner totalement. A se côtés, Marisa Berenson est aussi belle que fragile et sa destinée est tout aussi tragique qui la fait finalement tomber de Charybde en Sylla... Pour orchestrer ce drame, outre les images et le rythme, il y a les musiques! Ces musiques sublimes toutes (ou presque) contemporaines des personnages principaux qui font de ce film une tragique symphonie tant traditionnelle (beaucoup de folklore irlandais au début), militaire et classique; avec pour "repère" la Grande Sarabande de Haendell et sa mélodie implaccable, mineure, violente... Je m'ennivrerais de ce film comme du château de Versailles: pour moi il est le plus grand de tous; mais je conçois que si le charme n'opère pas d'emblée, certains puissent le détester...





-Salo ou les 120 jours de Sodome: Attention: choc! la ville de Salo a donné son nom à la dernière période du fascisme dans une Italie en grande partie reconquise: cette période est la plus sanglante du fascisme italien (le plus grand massacre de la Deuxième Guerre Mondiale a eu lieu dans cette région, à Marzabotto); "Les 120 journées de Sodome" est le livre à la fois le plus brillant et le plus "osé" du marquis de Sade... Pour marier les deux, un génie ambigü et torturé: Pier Paolo Pasolini! Pour résultat: le film le plus terrible de l'histoire du cinéma; il est interdit aux moins de seize ans mais faites bien attention avant d'oser le regarder: il montre l'horreur de façon crue, glacée, et le voir tranforme en facho (littéralement et c'est montré explicitement!). Physiquement, il m'a souillé! L'histoire est simple et horrifiante: des dirigeants fascistes cherchent des jeunes à se mettre sous la dent et les tuent officiellement dès le début: pour eux il n'y a de toutes façons aucun espoir... Ensuite ils les emmènent dans une villa et les soummettent à leu plaisir selon trois "cercles" successifs qui forment un creshendo implaccable: le plaisir, la merde et le sang. Dans une musique simple et monocorde, sans émotions, nous vyons défiler des êtres rangés au rang d'animaux, des festins d'excréments, des tortures à nu. Montrer la laideur d'une telle façon, je trouve ça absolument génial! Car c'est aussi ça le rôle de l'art... Pasolini a réalisé son film jusqu'au boût mais, avant même sa sortie, il a été assassiné. ATTENTION A VOUS si vous voulez voir ce film, mais pour autant je le recommande au moins une fois dans sa vie. On mesure son efficacité au vomi qu'il fait verser...
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Sudena
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 Message Posté le: Ven 13 Jan 2012 - 4:15    Sujet du message:
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Scarface



Entrez mes amis... Ouvrez la porte sur la réalité du rêve américain selon Brian de Palma et soyez les bienvenus à Miami... Ici vous allez voir le destin d'un homme auquel vous allez de gré ou de force réussir à vous attacher: il est joué par Al Pacino et il s'appelle Tony Montana.

Voici pour le décor général: maintenant je vais préciser. Au début des années '80, Fidel Castro, pour désengorger les prisons, renvoie les opposants politiques aux Etats Unis. Sauf qu'il n'y a pas seulement des opposants qui embarquent pour la Floride à ce moment-là: il y a aussi les pires crapules: voleurs, petits trafiquants, hommes de main, etc... Et eux-aussi sont bien décidés à vivre leur rêve américain! Tont Montana est l'un de ceux-là et certainement pas le moins ambitieux!.. Avec son ami Mani, il va rapidement monter en grades dans le monde de la drogue, au milieu d'une ville pourrie jusqu'à la moëlle par les trafiquants où à quelques mètres des plages bondées on tue et on torture sans sentiment ni vergogne. Et il va réussir à atteindre le pinacle. Mais après le sommet il y a toujours la chute, et la sienne sera méchante!..


Brian de Palma livre avec ce film et à-travers ce personnage illettré, frustre, violent et extrèmement déterminé qu'est Tony Montana la vision la plus implaccable et cynique de la chute du rêve américain. Dans des décors et des costumes ultra bling-bling, sur des musiques typiques de ces années "fric", il nous dépeint sans aucune concession le monde de la drogue, des flics pourris et des parrains en passant par les hommes de main, sans oublier les femmes...et la famille (qui donne sa fragilité et son humanité au personnage principal). Après "Le Parrain", Al Pacino revient dans ce rôle de gangster qui lui colle à la peau avec une virtuosité sans pareille, mais cette fois-ci c'est une leçon qu'il s'agit de donner au capitalisme sauvage et à la corruption du système: le héros monte sur le sang des autres et sa devise "The world is yours" au milieu de cette entrée rouge comme le sang qu'il a sur les mains (et qu'on sent bien qu'il finira par verser), alors même qu'il est en train de se détruire avec sa propre came est d'un cynisme je trouve sans égal...

D'une certaine manière, "Scarface" ressemble au "Il était une fois en Amérique" de Sergio Leone, réalisé un an plus tard: histoire de gangsterisme, de régime pollué par la corruption, d'amitié tragique.... Mais alors que Leone a un ton infiniment triste et mélancolique, de Palma tape tout à fait à l'inverse: dans la violence, les images choc, l'ironie mordante... Mesdames et messieurs, je vous souhaite la bienvenue à Miami, ses stations balnéaires, ses boites de nuit branchées, ses bagnoles pas possibles, ses fringues ultra-classes: le luxe, les mecs friqués et les nanas sont à vous, il n'y a qu'à se baisser!.. Mais faites attention en sniffant votre coke: une rafale de mitraillette, une balle dans le front ou un coup de tronçonneuse sont si vite arrivés...
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Mr. Jack
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 Message Posté le: Dim 22 Jan 2012 - 14:52    Sujet du message:
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Marrant de voir ton message sur ce film culte qui a réinventé les stéréotypes comme le Parrain moins de dix ans plus tôt, j'ai justement une amie qui a commencé à le regarder chez elle, quand là, c'est le drame...c'était de la VF, donc t'imagine bien que Scarface en VF, c'est comme si Paris Hilton rasait les poils de Chewbaccca. Après toute la force de persuasion que j'ai pu tirer de Star Wars, j'ai pu la convaincre de tout arrêter pour lui prêter plus tard la version originale. Ouf, l'honneur est sauf.

A noter qu'on parle de plus en plus d'un (re)remake de Scarface, de la même manière que De Palma prenait pas mal de liberté par rapport à Hawks pour l'adapter à son temps. Enfin que ce soit la guerre de la coke au milieu du L.A. moderne ou Miami des 80s filmé en 2012, l'idée reste regrettable.
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Sudena
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 Message Posté le: Sam 29 Déc 2012 - 12:53    Sujet du message:
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Amadeus




Fondu au noir, et un "la" sonore déchire le silence, ouvrant sur une rue enneigée la nuit, manifestement au carrefour des XVIIIème et XIXème siècles... Telle est l'introduction de ce film et certains ont déjà compris... Car ce "la" terrible, de cordes, de cuivres et de timbales, il n'en existe qu'un seul au monde: c'est le première note de "Don Giovanni", qui orchestre aussi l'arrivée du Commandeur dans la dernière scène de ce que les musicologues ont toujours qualifié de "plus grand opéra de tous les temps"... Un spectre hante manifestement Antonio Salieri, ancien rival de Wolfgang Amadeus Mozart: ce spectre sera révélé progressivement alors que le film avance via la confession de Salieri...

En 1781, un jeune compositeur est arrivé à Vienne, précédé d'une réputation extraordinaire. Salieri, compositeur de la cour, voit avec effarement un petit homme puéril composer la plus belle musique qu'il ait jamais entendu... Se sentant trahi par Dieu, il va mener contre ce grand enfant (au rire désormais légendaire...) un combat sans merci. Le génie de Mozart, vulnérable, se heurtera à la médiocrité intrigante de son rival. Le résultat est couru d'avance: même si le génial compositeur va remporter des victoires éclatantes, il se heurtera à ses démons et aux intrigues des jaloux...et il y laissera sa vie.

Ce film a été critiqué sévèrement par les "mozartiens" qui l'ont jugé inexact historiquement parlant, trop humoristique sur le personnage de Mozart...en fait ils n'ont jamais encaissé que Milos Forman ait pu, par un coup de génie à la mise en scène sublime (à Prague, dans des décors souvent naturels), aux costumes magnifiques, à la dramaturgie inéglable, servi par des acteurs absolument sensationnels (F. Murray-Abraham et Tom Hulce) populariser la musique de Mozart: l'étroitesse d'esprit de ces gens montre bien la différence entre érudition et intelligence... Car c'est un chef d'oeuvre absolu que Forman nous présente ici, et un cours de musicologie extaordinaire: les explicaions de la "Sérénade en ré" et du "Requiem" (en particulier) sont tout simplement un sans faute, et parfaitement accessibles qui plus est!.. Mon seul regret a été de voir "La Flûte Enchantée" chantée pour partie en anglais: c'est la seule vraie faute du film à mon sens (car l'allemand a été employé et est même l'objet d'une conversation entre les personnages)...



Les musiques et la dramaturgie, parlons-en! La perfection de ce film est là, car rien n'est fait au hasard: après un début glauque, le récit de Salieri commence par évoquer un Mozart léger, heureux: cela se traduit par nombre de musiques en majeur comme la "Sérénade en ré", le "Concerto pour piano n°24", ainsi qu'une marche légère qu'on retrouve dans plusieurs de ses oeuvres. Les points d'orgue sont les deux opéras en majeur dont les répétitions et représentations rythment le film: "L'Enlèvement au Sérail" et "Le Mariage de Figaro"... L'ombre du père de Mozart revient néanmoins, ainsi que quelques autres détails, rappeler aux spectateurs que la chute se rapproche pour le génial compositeur...

La partie centrale est assez courte: l'échec du "Mariage de Figaro" précède de peu l'anoce à Mozart de la mort de son père, et immédiatement "Don Giovanni" retentit, laissant sa dernière scène nous emporter par sa terrible splendeur. Les rues de Vienne désertes et la neige, d'inquiétants masques, et le "Concerto pour piano n°20" (en mineur) annonce le terrible plan de Salieri: Mozart croit que son père vient le damner et les premières notes de "Requiem" retentissent: tout est joué et chacun le sait: je défie quiconque de n'avoir pas à ce moment frissonné...

La dernière partie est terrible et grandiose au-delà de l'imaginable: Mozart, qui se détruit lentement, fuit dans la troupe populaire de Shickanneder mais il est trop tard... Quelle splendeur et quel déchirement que d'entendre en parallèle raisonner "La Flute Enchantée" (qui symbolise la vie que Mozart dévore au lieu de la savourer) et le "Requiem" aux accents de mort, cette mort qui se rapproche du compositeur que Salieri finit par tuer au travail dans uns scène mondialement célèbre... La mort et l'enterrement de Mozart est orchestrée par le "Lacrimosa": dernier mouvement que Mozart ait réellement composé...



Film dantesque, génial, sublimissime, "Amadeus" fait partie des cultes absolus du cinéma: je devrais ici parler tout autant des décors et des costumes ou du jeu des acteurs, car ils sont tout aussi remarquables; mais j'espère que ce film aura encore de belles années devant lui, car plus que tout, il est digne du personnage duquel il parle: et c'est pour moi le plus beau des compliments que je puisse lui faire...
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Noëlle
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 Message Posté le: Sam 29 Déc 2012 - 13:14    Sujet du message:
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C'est aussi en 1975 qu'est sorti ce film qui est pour moi un des plus beaux films d'amour.

Et le plus beau de Romy Schneider !!

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27564.html
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Sudena
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 Message Posté le: Sam 29 Déc 2012 - 16:18    Sujet du message:
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Effectivement, je l'avais oublié _honte à moi!_. Romy était une actrice sublime: toujours juste, profonde et émouvante dans ses rôles. J'ai même appris une anecdote récemment: à l'origine la scène du viol dans "Le Vieux Fusil" devait être montée telle quelle, sans musique au-dessus, mais elle avait été tellement réaliste dans des gestes, ses cris, etc... que l'équipe de tournage s'était sentie mal à l'aise sur le moment et que pour éviter de faire fuir trop de public on a finalement décidé de supprimer ce passage et mettre de la musique au-dessus (c'est déjà suffisamment choquant comme ça je trouve mais c'était je pense aussi pour que dramatiquement parlant le viol ne prenne pas plus de place que le lance-flammes...).
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 Message Posté le: Jeu 04 Juin 2015 - 16:27    Sujet du message:
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pour moi, mon film culte : Orange Mécanique !
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 Message Posté le: Jeu 08 Oct 2015 - 6:01    Sujet du message:
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La Rumeur


C'est en 1961 que William Wyler, sortant du succès phénoménal de Ben Hur, réalise ce film aux sujets si délicats dont le traitement, s'il peut paraître vieillot aujourd'hui, pas assez "osé", est à mon avis et au-contraire une merveille car il cache son audace derrière sa pudeur et son classicisme maîtrisé à la perfection dans le plus grand et le plus "classe" des majors: la MGM.

La progression dramatique de ce film est d'une efficacité diabolique, d'autant plus que le début est d'une banalité absolue qui pourrait facilement rebuter si elle n'était pas accompagnée par une mise en scène parfaite, une photographie sublime et des actrices à la fois magnifiques et totalement imprégnées de leurs personnages (j'y reviendrai). L'histoire, la voici: dans l'Amérique profonde, Martha et Karen, deux amies de longue date, ont ouvert depuis un an une école pour filles et elles commencent doucement à voir le bout de leurs ennuis financiers. Appréciées des élèves et des parents, elles sont les enseignantes modèles et bienveillantes qu'on aurait aimé avoir eues tout le temps dans notre enfance... Bien sûr ce n'est pas totalement parfait: Karen vient de se fiancer au docteur Joe Cardin ce qui inquiète et énerve Martha qui, malgré la sympathie qu'elle éprouve pour le bon docteur, a peur de perdre sa meilleure amie et de voir l'école s'arrêter (bien que Karen la rassure sur ces deux points); et surtout la tante de Martha, qui les aide certes un peu dans le quotidien, vit à leurs crochets et ne pense qu'à relancer sa carrière d'actrice. Mais le vrai problème va venir d'une élève infernale, mythomane et menteuse, pourrie-gâtée par sa grand-mère qui, pour se venger d'une punition tout à fait méritée, va faire courir une rumeur impardonnable dans cette Amérique puritaine: les deux jeunes femmes entretiendraient une relation homosexuelle...
A-partir de là le film s'emballe et change du tout au tout: l'école se vide d'un coup sans que les deux héroïnes n'y comprennent rien, l'horrible gamine, reconvertie maîtresse-chanteuse, maintient ses accusations et malgré le soutient du docteur Cardin (le seul à ne pas croire la rumeur), la rumeur fait son chemin, l'école est ruinée et les deux amies vivent en parias, ne sachant plus à quel saint se vouer. Car au bout d'un moment même Joe, qui aura perdu son travail pour oser être fiancé à une lesbienne (même si ce mot n'est jamais utilisé dans le film, pas plus qu'"homosexuel") finira par douter malgré lui ce qui terminera sa relation avec Karen: la rumeur a détruit deux vies: ces jeunes femmes ne peuvent plus compter sur personne. Heureusement la vérité finira par éclater: l'horrible menteuse sera démasquée et les deux héroïnes seront "réhabilitées"...

Mais tout se complique alors: car en même temps que cette heureuse fin point à l'horizon la question du fondement de cette rumeur s'insinue comme un poison dans l'esprit même des deux héroïnes. La question n'est pas de savoir si elles ont eu une relation sexuelle: en 1961 le code Hays sévit encore à Hollywood et on sait avec certitude qu'elles ne se sont jamais touchées. Non: la question est plus intime, plus profonde, repose sur les non-dits et le pouvoir de suggestion que Wyler réussit à insuffler dans son film, ce qui permet des interprétations bien différentes selon les ressentis. Dans la dernière demi-heure l'émotion devient paroxystique: les sombres et somptueux noirs et blanc de cette école abandonnée font écho à la culpabilité de Martha qui avoue son amour à Karen dans une scène déchirante d'une intensité exceptionnelle. Rongée par le chagrin, dévorée par le remords, sa réhabilitation aux yeux de la société ne la sauvera pas...
Mais si les sentiments de Martha sont à peu près clairs, ceux de Karen le sont beaucoup moins et prêtent à beaucoup d'exégèses (si vous permettez un mot aussi religieux pour désigner une relation que la Bible qualifie d'"abomination"...). Peut-être notre regard d'aujourd'hui est-il plus ouvert à ce genre de choses que celui de jadis mais des scènes existent qui délicatement suggèrent que l'amour de Martha n'est peut-être pas à sens unique (scènes dont à mon avis la délicatesse et la pudeur exaltent l'intensité, comme si, en nous cachant les épines, seuls les pétales de la rose nous caressaient l'esprit, permettant de mieux savourer son parfum)... D'abord il y a la manière dont Karen romp d'avec Joe: elle semble vraiment le forcer à reconnaître ses doutes et le pauvre homme semble complètement perdu et avouer contraint et forcé. De plus, une scène finale typiquement hollywoodienne est suggérée par le cadrage, qui verrait le couple se remettre ensemble...or Wyler refuse délibérément cet écueil et ne fait même pas tourner la tête à Karen qui s'en va sans un regard pour personne, la tête haute... Ensuite il y a la réaction de Karen aux aveux de Martha: derrière une négation apparente, jamais elle n'envisage de se séparer de son amie et lui demande de venir avec elle pour recommencer leur vie. C'st directement après ces aveux que la grand-mère de la petite morveuse (aussi détestable qu'elle) vient s'excuser et annoncer que l'honneur des deux institutrices sera lavé avec dommages et intérêts, or Karen ne va pas l'annoncer en courant à Martha ni n'esquisse le plus petit signe de joie ni même de soulagement, au-contraire: elle la congédie séance tenante et reste dans l'entrée, sans mot dire, aussi perturbée qu'avant...

Ces scènes, bien sûr, ne seraient pas mémorables si elles n'étaient servies par un jeu et une réalisation phénoménales: aussi reconnaît-on parfaitement l'élégance typique de la MGM dans les costumes, les décors et certains mouvements de caméra. La puissance des images est au service de l'émotion: la grand-mère et la petite peste sont prises en pleine lumière les rendant particulièrement têtes à claques, impression renforcée par les nombreux gros plans sur leurs têtes blanches aux yeux bleus, où ne transpire aucune nuance ni pitié... Les deux héroïnes en-revanche sont construites sur des contrastes permanents de lumière que ce soit dans le décor où elles évoluent que dans leurs visages. Le paroxysme à ce niveau est probablement cette terrible scène où Karen découvre le cadavre de Martha: l'ombre géante des pieds de Martha pendue d'un côté, la silhouette gracile de Karen recroquevillée et sanglotant de l'autre: c'est très court mais ça en jette comme pas autorisé: quand on le voit une fois on ne l'oublie pas...
Parlons maintenant des acteurs: Fay Bainter, Miriam Hopkins et James Garner sont parfaits en personnages secondaires, les gamines principales sont magnifiques l'une de vilénie l'autre d'effroi "vrai" et brut, mais comme de bien entendu ce sont les deux actrices principales qui éclaboussent l'écran: Shirley MacLaine interprète une Martha toute de passion et d'amour, à la fois la plus "engagée" mais aussi la plus fragile des deux. Sa sincérité est déchirante et elle brûle comme le feu du volcan: trop ardente pour ne pas s'éteindre prématurément... A-côté d'elle Audrey Hepburn est une Karen très douce, très sobre, qui s'abandonne plus facilement mais qui dégage une très grande force au service d'une sensibilité bouleversante. L'actrice donne à son personnage toute sa grâce, sa beauté et sa classe inégalable...

Merveilleux film qui ensorcelle aussi lentement que sûrement, il se voit et se revoit sans lassitude aucune: on a beau parfaitement savoir ce qui va se passer et quand ça va se passer on a toujours autant envie de boxer cette affreuse gamine, d'arracher la tête de cette immonde grand-mère et de hurler aux héroïnes qu'on est avec elles... Son classicisme et sa quasi-austérité apparente cachent un double propos extrêmement osé tant sur les ravages de la rumeur que sur l'homosexualité, propos que sa pudeur décuple et empêche paradoxalement de mal vieillir (reproche que j'ai tendance à faire à Ben Hur du même réalisateur): un joyau pur comme un diamant, fragile comme une rose, émouvant comme une larme...
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"Si dans la République la justice ne règne pas avec un empire absolu, la liberté n'est qu'un vain nom" Maximilien Robespierre, 8 thermidor an II...
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